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- Le mot du président
LA
SOLITUDE DU PEUPLE DJIBOUTIEN LIVRE A LA DICTATURE |

Ali Coubba |
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Au sommaire
de septembre 2008
1 - Le mot du président : la solitude du peuple
djiboutien livré à la dictature
2 Les Afar et les Issa de Djibouti doivent se donner
la main
3
- J'adhère à Uguta-Toosa
4
- L'Etat djiboutien se meurt...
5.
La présence française et américaine à Djibouti
? Un soutien à la dictature. f
6. La
France et l'opposition djiboutienne
7. Nos
dirigeants sont des "fourdres de gerre"
8. Uguta
est le parti capable d'oragnsier la diaspora djiboutienne
9. Djibouti : "risque de guerre"
avec l'Erythrée
10. USAID /Djibouti
11. La Banque mondiale... Le FMI
va débourser ... Près de 17 millions de personnes...les
droits humains...
12. J'apprends
une ou deux expressions en afar
13. Contentieux Djibouti-Erythrée:
Mourir à Doumeira...pour Adaytou ?
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Le
peuple djiboutien souffre seul, privé d’allié dans
la région et dans le monde. Il essaie tant bien que mal de lutter
seul contre la dictature d’Ismail Omar Guelleh et sa clique de
Diré-Dawa - langage de mabraze qui a sa part de vérité
- qui sont soutenues par la France et l’Union européenne,
le Etats-Unis, l’Ethiopie et les pays arabes. En un certain sens
on peut soutenir qu’il est livré à l’arbitraire
d’une meute de chiens, qui bavent vautrés dans une luxure
insupportable au vu de la misère populaire.
En dépit
de tous ses efforts, l’opposition minée par des ambitions
irrationnelles ne parvient pas à susciter le sursaut salutaire
qui mobiliserait la rue ou les mécontents au nom de la démocratie
pour chasser la dictature. Le
pessimisme gagne du terrain. Victimes fantasques de l’abus du
khat, les Djiboutiens manifestent leur désarroi en mettant parfois
dans le même panier la dictature et ceux qui la combattent. Ils
nous en veulent, à juste titre, à cause de notre incapacité
de leur inspirer l’idée d’un espoir et d’un
avenir meilleurs.
La
montée des périls : le tribalisme somali se re-configure
Les
Afar sont la communauté qui souffre le plus en république
de Djibouti. Au-delà de considérations liées à
la revendication d'un Etat de droit, leur survie économique et
politique est menacée dans le pays. Ils
feraient mieux de s’occuper aussi de l’avenir de leur pays
qui est menacé par la « somalisation » menée
tambour battant par leur principal ennemi : Ismail Omar Guelleh.
En général, les Somali, tiraillés par des intérêts
tribaux et claniques, tirent leur épingle du jeu et s'en sortent
mieux. Ils sont instrumentalisés. Tandis que les Issa
djiboutiens, dans leur écrasante majorité, commencent
à baisser les bras, vaincus par la propagande du pouvoir
en place, tétanisés par la solidarité clanique.
Les Issa d’origine éthiopienne tiennent
le haut du pavé. Ils sont indifférents à l’avenir
du pays et éprouvent, à l’instar d’ismail
Omar, haine et mépris à l’égard des Afar.
Les autres tribus somali, en particulier les Issaq,
ont retrouvé une reconnaissance inattendue au sommet de l’Etat
grâce à la première dame du pays, Khadra Haid. Après
une longue éclipse politique causé par le "tribalisme
issa", les Issaq se retrouvent sur le devant de la scène.
Sur le plan diplomatique, le but est clair, Djibouti s’est rapproché
opportunément de Hargueysa et de tous les entités somaliennes
balkanisées… Il se pourrait que le dictateur djiboutien
ait besoin contre les Afar de ses frères « somaliens ».
Bientôt en république de Djibouti, des Hawiyyé et
autres clans somaliens auront droit de cité… tandis que
les Gadaboursi et les Arabes seront renvoyés dans les limbes.
Les Afar doivent lutter pour l’instauration de l’Etat
de droit
Pour
polémique qu’elle soit, cette présentation sous
forme de communautés nationales relève de l’évidence
dans notre pays. De plus en plus, le devoir de résistance incombe
aux Afar et aux Issa de Djibouti. A eux d’œuvrer pour la
démocratisation et l’instauration d’un Etat de droit
dans l’intérêt de tout le monde.
Etant les principales victimes expiatoires de ce régime, les
Afar n’ont pas le choix. En cas de nécessité, ils
disposent d’une marge de manœuvres plus importante que les
Somali de Djibouti, lesquels sont trop divisés, tiraillés
par des intérêts contradictoires, des sirènes stridentes
venues du Somaliland et autres obscurs protagonistes. Grâce
à l’importante superficie du pays qu’ils occupent,
à leur poids démographique et à leur homogénéité
ethnique, les Afar peuvent œuvrer plus efficacement contre la dictature.
IL faut que les Afar sachent que la pérennité de ce régime
signifie leur perte. 70% de leurs ressortissants sont au chômage
! Ce chômage planifié par Ismail Omar Guelleh. Il s’apparente
à une guerre économique ouverte contre les Afar, en instrumentalisant
des ministres afar auxquels le chef de l’Etat voue autant de considération
qu’à des chiens galeux.
C’est pourquoi nous affirmons que les Afar doivent livrer une
guerre sur deux fronts :
- stopper la « somalisation » en manifestant
pour le droit au travail partout dans le pays ;
- lutter davantage aux côtés de l’opposition
pour éradiquer la dictature.
La communauté issa de Djibouti est déboussolée
Elle
est la plus apte parmi les groupes somali du pays, à vouloir
la démocratie et l'instauration d'un Etat de droit aux côtés
des Afar. Or, elle se trouve totalement déboussolée sous
la pression de trois facteurs :
- L’appel démographique aux Issa d’Ethiopie
et de Somalie a marginalisé le poids des Issa du pays
;
- L’immigration de commerçants somaliens
(Issaq du Somaliland et autres ressortissants) à qui ont vend
les passeports djiboutiens diminuent le rôle des Issa dans l’ensemble
somali ;
- La solidarité clanique qui hypnotise de nombreux
opposants issa, qui ont peur de s’afficher aux côtés
des opposants afar, gadaboursi, issaq et arabe.
La
démocratie est l’affaire de tout le monde mais les
Afar et les Issa de Djibouti, visés d'une manière
discrétionnaire par la dictature, doivent contribuer plus que
les autres car ils ont tout à perdre avec la dictature d’Ismail
Omar Guelleh.
Ali
Coubba
Président de Uguta-Toosa
U.T. septembre 2008
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2
- Les Afar et les Issa de Djibouti doivent se donner la main
C'est
un langage exécrable que d'évoquer des questions aussi
basses mais la dictature djiboutienne nous impose de se dire la Vérité.
En République
de Djibouti, combien de ministres, de députés
et de hauts fonctionnaires afar vivent-ils de leurs salaires ou de leurs
émoluments ? Combien de ministres et de hauts cadres
issa, originaires de Djibouti, rencontre-t-on dans le gouvernement ?
Combien d'entre eux sont-ils venus de l'Ethiopie pour occuper des fonctions
dont on a licencié les cadres afar ? Combien y avait-il de fonctionnaires
arabes en 1977 ? Il en reste combien aujourd'hui dans la fonction publique
?
Les
précautions langagières ne riment à rien
Il faut que
tous les Djiboutiens sachent que, sous leurs yeux, la dictature se livre
à de dangereux calculs qui risquent de provoquer une guerre civile
dans le pays. Les
Afar sont à bout. Il faut que les intellectuels somali de Djibouti
le sachent. Cette vérité ne doit pas être
minimisée ou être prise pour une manœuvre purement
politique. Je répète. Ces mots auraient eu sans doute
un poids plus important sous la plume d’un Issa mais les Issa
ont peur de l’ostracisme clanique et tribal qui les frapperait
s’ils osent dénoncer la marginalisation des Afar.
Les
provocations d'Ismail Omar Guelleh
Le dictateur
Ismail Omar Guelleh a nommé un Premier ministre, Dilleyta Mohamed,
pour représenter la communauté afar. Il a désigné
des députés pour les Afar. Il vient d'annoncer
qu’il y a 20% d’Afar en République de Djibouti et
qu'en tant que minorité démographique, le nombre de leurs
députés devrait baisser en conséquence.
Qu'est-ce que cela changerait pour l'ethnie afar ? Rien. Les députés
et les ministres afar ne sont que des pions, on peut en trouver à
gogo dans la fange de la société djiboutienne.
Les Afar, une minorité à Djibouti ? Voilà
un débat à
double tranchant qui intéresse beaucoup les Afar et si j'étais
Ismail Omar Guelleh, je n'évoquerais pas la question démographique
ou le poids numérique de telle ou telle communauté nationale,
parce que celle qui va en pâtir, ce sont les Somali en général.
Dans
leur écrasante majorité, d'où viennent les Somalis
? Qui sont les vrais djiboutiens ?
70% de Somalis
de Djibouti sont venus des pays voisins. 80% d'Afar sont des autochtones.
Des vérités qui sont explosives si on commence à
les agiter ou à les défendre.
Plutôt "qui
sont ceux ne sont pas djiboutiens" ? Si la dictature veut
jouer à ce jeu dangereux, la réponse de la communauté
afar est claire :
- Tous les Issa venus à Djibouti après l'indépendance
et qui ont bénéficié arbitrairement de la naturalisation,
d'une manière ou d'une autre, ne sont pas de vrais nationaux;
- Les Somalis gadaboursi et issaq, venus après
l'indépendance ne sont pas de vrais djiboutiens ;
Si on fait ce calcul, quelle est la communauté majoritaire dans
le pays ? Certainement les Afar (même si on met de côté
les Afar venus d'Erythrée et d'Ethiopie depuis l'indépendance).
Alors sur le plan de
ces calculs qui sera perdant ? Les Somalis et les Issa en général.
De grâce, évitons ce débat dangereux. En réalité,
qui sera le vrai perdant ? Notre pays. En tant qu'opposant
au régime et à la dictature, j'affirme que cette question
mériterait d'être solutionnée par les démocrates
djiboutiens sans susciter des drames inutiles et en tenant compte des
considérations humanitaires et de l'intérêt de notre
pays.
Les
Afar et les Somali sont condamnés à se rassembler
Après
tout, y-a-t-il vraiment des différences entre le peuple afar
et somali ? Hier issus d'une même souche culturelle,
écartelés au XVIème siècle par l'invasion
ormo, séparés par les aléas de l'histoire et trompés
par les dirigeants politiques ignorants, les Afar et les Somali sont
si proches physiquement et culturellement que leurs rivalités
relèvent de querelles de famille. Mais lorsqu'on constate les
ruines de la Somalie, les Afar ont raison de ne pas trop revendiquer
le "lien familial" avec les Somali..
Dieu merci,
nous les Djiboutiens, nous n'allons pas fuir le débat aussi explosif
soit-il, mais nous ne nous laisserons pas
aveugler par des passions tribales (somali) ou
ethniques (afar).
Ismail Omar Guelleh est-il le nouveau Siad Barré somali
ou djiboutien ? Il ferait mieux de ne pas jouer avec
le feu. Ses conseillers de Diré-Dawa devraient lui dire que sa
politique, tôt ou tard, va les pousser au retour à leur
pays.
Uguta-Toosa
- septembre 2008
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3
- J'adhère à UGUTA-TOOSA
Demandez
votre carte Uguta-Tossa
Participez aux côtés
d'une équipe de vrais responsables politiques - et non de soi-disant
opposants de salon et de café - qui proposent des idées
et qui réfléchissent sur le devenir de la République
de Djibouti.
Les
responsables de Uguta-Toosa proposent à tous ceux qui le désirent
d'envoyer vos articles, vos critiques et vos suggestions à leur
journal.
Les
responsables de Uguta-Toosa expriment leurs idées sur la place
publique. Ce sont des hommes publics qui ne craignent ni la confrontation
d'idées ni la polémique quand cela peu apporter des éclaircissements
sur le positionnement de leur parti.
Vous
pouvez poser vos questions au président de notre parti, Ali Coubba.
Il vous répondra sur le site ou, exceptionnellement, sur votre
adresse électronique personnelle.
Remarques
importantes
Ceux
qui veulent assumer des responsabilités au sein de Uguta-Toosa
doivent travailler et mener une réflexion sur les choix et les
solutions politiques à mettre en place.
On n'entre pas dans un parti politique pour faire de la figuration,
tout en revendiquant des responsabilités.
Nous remercions des militants anonymes qui ont décidé
d'écrire sur notre site. Ceux qui vivent à Djibouti en
premier lieu. Quant aux Djiboutiens qui nous ont transmis des lettres
de féliciation pour le combat que mène Uguta-Toosa, qu'ils
reçoivent aussi notre chaleureux remerciment.
Uguta
-Toosa, août 2008
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4.
L'Etat
djiboutien se meurt...
L'Etat-nation
djiboutien se meurt parce qu'un de ses fondements, à savoir
l'ethnie afar - est en train d'être poussé à des
actions extrêmes pour recouvrer ses droits. l'Etat djiboutien
se meurt parce qu'un dictateur a décidé de le détruire
en exploitant la fibre tribaiste de la communauté somali et
issa de la république de Djibouti.
Dans la
société afar, un individu ne doit jamais recourir à
la violence contre une personne ou un groupe de personnes avant d'avoir
déposé une plainte ou exprimer publiquement ses doléances.
Dans le cas extrême où il passe à l'action, quelqu'un
ne manquera pas pour l'apostropher ainsi : "Pourquoi
cette violence ? Avez-vous sollicité une cour ou porté
l'affaire devant l'opinion publique". Dans cet ordre
d'idée, il est important de dire les griefs des Afar et des
Issa de Djibouti et de citoyens djiboutiens qui souffrent dans notre
pays.
Une
administration en train de devenir somali
Les
Afar qui ont un salaire et un travail s’élèvent
à combien en république de Djibouti ? On dénombre
approximativement :
- 7 ministres ;
- 31 députés ;
- 10 de hauts fonctionnaires (en y incluant les entreprises semi-publiques)
;- 6 ambassadeurs et consuls ;
- 8 officiers supérieurs ;
- environ 300 petits fonctionnaires dans la fonction publique.
A côté,
combien des hauts fonctionnaires issa, des officiers supérieurs
issa et des directeurs des services semi-publics issa, compte-t-on
? Ils sont des centaines, voir des milliers avec les autres groupes
somali. Rien que les Issa mamassane – le clan présidentiel
- ont plus de hauts fonctionnaires afar. Ce n’est pas normal.
C’est de l’injustice. Et cette injustice va conduire notre
pays à son implosion.
Les
Afar et les Issa de Djibouti doivent dire « non » à
la dictature
Dans un
pays où existe une conscience nationale, j’aurais pu
m’adresser à des intellectuels, aux partis politiques
et à l’opinion nationale, mais à Djibouti, chaque
tribu somali et l’ethnie afar sont enfermées dans leurs
propres obsessions et préjugés. L'absence d'une presse
nationale libre empêcher tout débat démocratique.
Le pire de tous : l’incroyable lâcheté des partis
d’opposition qui sont incapable de se doter d’un programme
commun et de leaders respectables. Que peut-on envisager, en matière
de lutte, lorsque chaque parti politique refuse de dialoguer avec
les autres ? Face à ce vide, je conseille les Afar et les Issa
de Djibouti de réagir. Comment ? - écrire des tracts,
des graffitis sur le mur, dénoncer le tribalisme et la marginalisation
des Afar :
- de demander à « leurs » ministres et
députés de leur donner du travail ;
- de manifester si possible aux côtés des opposants au
régime.
Si les
Afar sont marginalisés et les Issa de Djibouti poussés
à l'exil, que va-t-il rester de la République de Djibouti
?
Uguta -Toosa, septembre 200
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5.
La présence française et américaine
à Djibouti ? Un soutien à la dictature.
La
république de Djibouti abrite, comme vous le savez, plusieurs
forces militaires d’origine occidentale. Outre la base militaire
française de 2.700 personnes, héritage de notre histoire
coloniale, une base américaine de 1.500 hommes et des contingents
des forces européennes stationnent dans notre pays.
Cette présence étrangère est motivée par
des considérations et des intérêts géostratégiques,
au sein desquels chaque partenaire semble trouve son compte sauf …le
peuple djiboutien. Le dictateur, lui, ne s’en plaint pas. Il perçoit
en compensation des fonds importants qu’il gère au mieux
de ses intérêts et pour étendre l’espace vital
issa contre les Afar (En Ethiopie et à Djibouti). Pourtant, nous
acceptons d’immenses sacrifices. Notre fierté, notre souveraineté
nationales sont mises à mal par le voisinage avec des armées
dont l’une est la plus puissante du monde (Etats-Unis) et la plus
vieille démocratie.
Où est la contrepartie de cette présence ?
La
contrepartie
de la présence française et américaine devrait
se traduire par quelques avancées démocratiques dans notre
pays. Or c'est le contraire qui s'y produit. Assuré d'avoir le
parapluie de deux Etat occidentaux, généreux sur le plna
financier, le dictateur djiboutien a réduit au silence l'opposition
légale et la société civile.
Pourquoi accepterons-nous sur notre territoire des armées
étrangères qui sont objectivement contre nous,
contre notre peuple, contre le développement de notre pays ?
Les
Américains et la démocratie
Que
savons-nous au sujet des activités militaires auxquelles se livrent
les Américains et les Français dans notre pays ? Les premiers
affirment que notre pays leur sert de tête de pont à partir
duquel ils luttent contre le terrorisme islamique. Des commandos partis
de Djibouti bombardent ou mènent des opérations contre
les combattants des Tribunaux islamiques – des terroristes selon
le vocabulaire de Washington - qui sont actifs en Somalie. Il paraît
que la guerre d’Irak a été motivée par le
désir d’imposer la démocratie dans ce pays martyrisé
par Saddam Houssein.
Les Américains doivent avoir une définition bien étrange
de la démocratie s’ils ne voient pas la misère qui
sévit à Djibouti. Apparemment les Américains apportent
une aide inestimable à la dictature, à la somalisation
du pays et sont aveugles à la lente destruction de l'Etat djiboutien.
Les
Français aiment les dictateurs
Les
Français, qui nous sont beaucoup plus familiers, considèrent
Djibouti comme un mirador commode ; un observatoire idéal pour
suivre les réseaux de commerce et d’échanges du
pétrole à partir de son ancienne colonie. En dépit
de son affaiblissement, la France entend encore peser dans les enjeux
internationaux. Toutefois, les autorités françaises ont
un mot à la bouche, la démocratie. Même quand personne
ne les interroge, elles parlent de la démocratie, tout en soutenant
les dictatures les plus corrompues de l’Afrique.
Nos amis, les Français, tentent d’apporter sa contribution
à la résolution de la crise israélo-palestinienne
en effectuant un rapprochement remarqué avec la Syrie, ses militaires
sont présents en Afghanistan et au Liban, mais ils sont incapables
d’aider les démocrates africains.
La France se caractérise par une diplomatie verbeuse, un discours
nauséabond sur la « patrie des droits de l’homme
», une fidélité absurde aux dictateurs africains
les plus ignobles, des promesses savamment distillées sur le
changement de la politique France-Afrique à l’avènement
d’un nouveau chef de l’Etat. De François Mitterrand
(1981-1995) à Nicolas Sarkozy (2007,…), le discours ne
change jamais. Parmi les corps diplomatiques, les ambassadeurs français
sont les plus complaisants à tolérer l'intolérable.
Par le biais d’une presse européenne, complaisante, combien
de fois ne nous a-t-on pas annoncé que Paris serait prêt
à concilier son discours sur la démocratie et la pratique
sur le terrain diplomatique. Combien des fois, un ministre de la coopération
vient chanter les louanges d'un dictateur toute honte bue.
Non les Djiboutiens doivent cherche de nouveaux alliés autre
que les Occidentaux, hypocrites, cyniques et incapables de respecter
leurs propres valeurs et croyances.
Au
moment où la Chine et l'Inde sont en train de remettre en question
le rapport des forces entre les grands Etats du monde, notre pays pourrait
exploiter la présence des occidentaux chez nous au mieux de nos
intérêts ou leur donner congé ?
Uguta
-Toosa, Septembre 2008
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6 . La France et l'opposition djiboutienne
Les
autorités françaises boudent l’opposition djiboutienne
dont la plupart des membres, sinon la majorité est francophone.
Elles nous considèrent comme une quantité négligeable
qui ne mérite même pas d'être approchée si
ce n'est sous forme de sources d'information pour les agents de renseignements
généraux.
La
France va être surprise demain....
A
l'instar d'Ismail Omar Guelleh qui pense que les Afar sont neutralisés
définitivement, parce qu'il est habitué à voir
autour de lui un Dilleyta obéissant et d'autres ministres afar
qui lui lèchent les bottes, le gouvernement français est
dans la même situation par rapport à l'opposition djiboutienne.
Paris estime ne pas avoir à faire des efforts pour mériter
sa base militaire à Djibouti. Ce serait un acquis advitam
aternam, un héritage légitime. mais les choses vont
changer. Je suis certain.
En dépit de toute les considérations que j'ai pour un
pays qui m'a accueilli en tant qu'exilé politique, je crois que
les autorités françaises vont au devant de grandes surprises
si elles pensent que tout sera facile à Djibouti.
L'opposition
djiboutienne a intérêt à chercher d'autres alliés
que la France
La
Bruyère,
dans « Les caractères, extrait II », dit
cette sagesse que nous les Djiboutiens ferions mieux d’appliquer
par rapport à notre allié historique, la France.
« Il est plus souvent plus utile de quitter les grands que
de s’en plaindre ».
L’intérêt que porte la France à notre pays
correspond-il à notre drame, notre fardeau, notre croix (sic
!), notre péché ? Un peu de tout ça. La patrie
des droits de l’Homme, de la révolution (dans le sens le
plus profond : le bouleversement radical des fondements de la société)
et le pays qui se targue d’être le champion des démocrates
fait rempart de son corps pour perpétuer les dictatures en Afrique
francophone. Quoiqu’on dise, la dictature djiboutienne est nourrie
par la France. En paraphrasant Aimé Césaire, qui fustigeait
la civilisation européenne, nous dirons tout simplement, qu’
« Un pays qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes
les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Un pays qui ruse avec
ses principes est un pays moribond. »
En un mot, on dirait que les dirigeants français ne désirent
ni le développement économique du continent africain ni
celui de son peuple. Ils ne veulent pas que les peuples des pays en
développement jouissent des bienfaits de la démocratie.
La France « se réfugie dans une hypocrisie d’autant
plus odieuse qu’elle a de moins en moins chance de tromper ».
(Discours sur le colonialisme, Aimé Césaire,
1955).
N’est-il
pas temps de remettre en question la base militaire française
à Djibouti ?
Uguta-Toosa, septembre 2008
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7. Nos dirigeants sont des "foudres de guerre"
Que
font les dirigeants
de l’opposition djiboutienne à l'intérieur du pays
? Bien sûr leur situation économique soit déplorable.
La dictature a en effet licencié les membres de l'opposition
qui avaient le culot de venir brailler sous ses fenêtres pendant
que notre dictateur, saoûlé par le khat, tire des plans
sur la meilleure façon de "marginaliser" les Afar"
et de corrompre ses administrés.
Une
nouvelle direction politique pour l'opposition à Djibouti-ville
?
L'opposition
djiboutienne se doit de répondre à deux
exigences. Dans la mesure où la donne a changé, les manifestations
et actions politiques étant devenus impossibles dans le cadre
d'un espace politique pacifié, elle a besoin de se doter d’une
nouvelle direction dans le pays. Et elle a besoin de revoir son leadership
de façon à le rendre cohérent avec la stratégie
du dictateur.
Il est temps que les gens se disent la vérité.
Je le dis clairement au risque de provoquer la grogne de certaines personnes.
J’éprouve du respect pour les Djiboutiens qui osent proclamer
leur opposition à la dictature, tout en menant une existence
étriquée dans une société policière.
Il faut un certain courage pour prendre fait et cause pour la démocratie
et le multipartisme. Mais sortons de l’hypocrisie
et de faux-fuyants.
Un
nouveau chef pour l'UAD
A
la tête de l’Union pour l’alternance
démocratique (UAD) et de l’Alliance républicaine
pour le développement (ARD), il faut un changement radical.
Nous avons deux personnalités sur lesquelles
je m’interroge. En tant que membre de l'opposition, je me dois
de partager mon opinion avec les lecteurs de notre journal.
Je m’interroge sur les capacités de ces deux leaders de
mener des actions politiques d'envergure contre la dictature d’Ismail
Omar Guelleh. Jusqu'à présent, je ne vois rien de ce qu'ils
ont entreprise et réalisé.
J’aimerais
bien savoir leurs programmes, lire les discours qu’ils ont écrit,
les combats qu’ils ont menés, les stratégies qu’ils
préconisent pour contrer la dictature. Il y a un vide sidéral
incompatible avec l'état du délabremement de notre pays
et l'aggravation des pratiques arbitraires dans notre pays.
La léthargie d’Ismail Guédi Hared
est incompréhensible et ne parvient pas à
effacer l’image qui lui colle à la peau depuis 1977. Alors
que son homonyme (Ismail Omar Guelleh) sévissait
dans les salles obscures de torture, Ismail Guédi oeuvrait durant
plus de deux décennies dans les salles feutrées de la
présidence aux côtés de Hassan Gouled, pour mettre
en place l'hégémonie issa.
Je m’attendais de lui à des actions politiques d’envergure,
des opérations offensives de nature à secouer la dictature.
Au lieu de cela, l’homme est vautré dans le silence. Malheureusement
le tribalisme dont ilétait le consciencieux fonctionnaire n’est
pas le moindre de ses crimes contre le pays et les Afar, et aujourd'hui
cette ignominie, je le crains, refait surface parce qu'il s'est mis
en avant tout en n'ayant pas les moyens d'assumer sa fonction de leader.
Ahmed
Youssouf est-il à sa place à la tête de l'ARD ?
Quant
à Ahmed Youssouf, si le peuple djiboutien n’a rien à
lui reprocher, il me semble que son activisme politique laisse à
désirer. Sachez que nous sommes en politique, dans un
contexte difficile, où l’on ne doit pas se ménager
par pure complaisance ou réflexe culturel dû aux aînés
par rapport aux cadets.
L’intérêt supérieur de notre nation
m’oblige à dire ce que je pense, sans sombrer
dans le dénigrément. Mon opinion est peut-être fausse
et que, contrairement à son apparence placide, Ahmed Youssouf
est une foudre de guerre que j’ignore. Cependant où est
le résultat de ces actions politiques ?
En ce qui me concerne, je soutiens l’ARD qui est la seule organisation
capable de damer le pion au régime si on lui permettait de s'exprimer,
si ses leaders avaient les ressources financières minimales pour
faire vivre leurs familles.
L'ARD
ferait mieux de choisir un leader actif et dynamique, compétent,
audible, visible. Si possible un leader qui ne brouterait pas de khat
et qui sensibilierait en priorité les corps diplomatiques et
la population afare et issa dans le pays.
Ismail
Guedi Hared et Ahmed Youssouf feraient mieux de laisser les devants
de la scène à des dirigeants issa et afar plus actifs
qu’eux. Ils feraient mieux d’assumer d’autres responsabilités
que la direction politique où leurs compétences feraient
merveille.
Dans le contexte actuel, ces deux hommes ne sont pas à leur place.
J’ajouterai une autre remarque : les leaders qui broutent
du khat ne peuvent pas, dans le contexte actuel, diriger un parti politique.
Le pays va mal. les Afar sont en train de devenir les parias
de Djibouti. Les Issa du pays sont devenus des orphelins.
A bas l’hypocrisie ! A bas les mensonges ! Vive la franchise et
la transparence !
En tout cas, après trente un ans de dictature tribale issa, il
est temps que les Djiboutiens se disent les choses crument.
En Europe, je crains que les mêmes douloureux constats doivent
être dressés afin de donner un véritable leadership
à l’opposition.
Uguta-Toosa
- Septembre 2008
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8 . Uguta-Toosa est le seul parti capable d'organier
la diaspora djiboutienne
Uguta Toosa
est le seul parti politique capable d’organiser la diaspora Djiboutienne
dans sa diversité.
Notre
parti n'a pas la prétention de prôner la lutte armée
ni d'autres formes de lutte violentes devant une société
djiboutienne exsangue.
Au
sein de la communauté afar : quelques adhésions
Dans
la communauté afar,
je crois que le parti que j’ai l’honneur de diriger, est
le seul capable d’organiser efficacement la diaspora djiboutienne.
Toutefois, inutile de se bercer d’illusions ou de se mentir en
faisant valoir qu'il serait populaire et très courtisé.
Beaucoup de Djiboutiens croient encore qu'ils ont tout leur temps et
que le pays va très bien. Ils n'ont donc pas à adhérer
aux partis politiques. Bien sûr, il s'agit là d'une grave
indifférence par rapport à l'avenir de leur pays.
La situation des Afar a atteint à Djibouti un état
de dénument et de misère auquel aucun Afar de la diaspora
ne peut rester inactif.
Uguta
est le seul
parti (dans le milieu afar) qui suscite des adhésions volontaires
et personnelles sur la base de son action.
Des Djiboutiens nous écrivent en demandant d’être
membre de Uguta-Toosa. Des gens que nous ne connaissons nous demander
une carte d’adhésion de notre parti et veulent la plupart
du temps garder l’anonymat. Notre parti a un site internet qui
est actif et qui exprime des idées et des opinions qui tentent
de compenser le vide de liberté d’expression qui existe
dans le pays.
Uguta-Toosa ne craint pas d’aborder des sujets polémiques.
Depuis deux mois, il a infléchi sa politique pour aborder
les questions ethnique et tribales qui sont des tabous dans
le pays. Il le fera de plus en plus au fur et à mesure qu’il
consolide ses moyens d’action.
Les
points faibles de Uguta-Toosa
Pour
l'instant les Djiboutiens d'origine somali boudent notre parti sauf
ceux qui sont métis et qui, la plupart du temps, apprécient
nos analyses même celles qui ont un caractère polémique.
Il est vrai que parmi eux, il y a des universitaires et des intellectuels
qui comprennent mieux les enjeux politiques et l'histoire de Djibouti.
Uguta-Toosa est contre la consommation du khat.
Uguta-Toosa est contre l'infibulation.
Notre parti croit en l'unité du peuple djiboutien.
Uguta-Toosa, septembre 2008
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9.
Djibouti : "risque de guerre" avec l'Erythrée
Uguta-Toosa
: Le chef de l'Etat djiboutien fanfaronne comme d'habitude, moins
pour dire quelque chose de responsable et de sensé que de proférer
des stupidités digne d'un chef de tribu.
Tout le monde sait que la république de Djibouti, notre petit
pays (23 000 km² avec ses 700.000 habitants) n'a pas les moyens
de faire face aux troupes érythréennes ni d'ailleurs le
désir de faire tuer ses enfants pour quelques arpents de terre
alors que la vraie raison de ce conflit est ailleurs.
Cassim Ahmed Dini a à plusieurs reprises souligné la motivation
d'Ismail Omar Guelleh : le dictateur djiboutien fait des gesticulations
sur la frontière djibouto-érythréenne alors que
son vrai souci est de se préoccuper des "colonies issa"
qui se développent comme des métastases dans l'Etat régional
Afar en Ethiopie fédérale et qu'il finance avec l'appui
de la France, des Etats-Unis et des pays arabes, tandis que Addis-Abeba
ferme les yeux sur ses agissements.
Omar
Guelleh avertit que son pays risque de n'avoir "qu'un seul choix"
Le président djiboutien Omar Guelleh avertit que son pays va
devoir entrer en guerre contre l'Erythrée à moins d'une
intervention des Nations unies pour résoudre les tensions de
plus en plus graves provoquées par un différend frontalier.
Le pays a accusé l'Erythrée d'avoir envahi son territoire
et son ambassadeur à l'ONU a déclaré à la
BBC qu'elle esquive les efforts de médiation.
Omar Guelleh a demandé l'aide du Conseil de sécurité
pour aider à régler le litige. Selon lui "une poursuite
de l'inaction encouragerait l'Erythrée à persister dans
son attitude" ce qui, ajoute-t-il, "ne laisserait qu'un
seul choix à mon pays, celui de la guerre". (Ismail
Omar va sans doute faire appel aux Etats somaliens, aux Issa d'Ethiopie
et aux tribunaux islamiques car les Djiboutiens de souche (Afar,
issa, gadaboursi et issaq) ne veulent pas mourir pour un délire
tribal de quelques issa).
Rappelons que 9 soldats djiboutiens ont déjà été
tués lors d'affrontements entre les forces des deux pays il y
a quelques mois, qui ont aussi fait une soixantaine de blessés.
En juin dernier, Le Conseil de sécurité avait appelé
Djibouti et l'Erythrée à conclure un accord de cessez-le-feu,
demandant à la partie érythréenne de retirer ses
troupes de la zone des combats.
La France (l'ancienne puissance coloniale à Djibouti) demande
elle aussi aux deux camps d'engager des pourparlers sur leur différend
frontalier. Elle prépare un plan qui sera soumis au Conseil de
sécurité, réclamant notamment le retrait des forces
érythréennes. (La
France ferait mieux d'inciter son protégé de restaurer
la démocratie et l'équilibre ethnique mal mené
dans le pays au lieu de jouer les missi dominci pour faire croire qu'elle
se préoccupe de l'avenir de notre pays. Les Afar et les Issa
de Djibouti doivent se méfier de la France).
L'Ethiopie
accusée
La frontière est située dans une zone stratégiquement
importante. L'ambassadeur de l'Erythrée à l'ONU, Araya
Desta, affirme de son côté que son pays n'a aucune ambition
territoriale et veut vivre en bon voisinage avec Djibouti. Mais il accuse
l'Ethiopie de déployer des troupes sur les hauteurs à
la région frontalière entre les trois pays.
Selon lui "l'Ethiopie a construit, à parti du côté
djiboutien, un réseau de routes menant à ces positions
et déployé des pièces d'artillerie à longue
portée et d'autres équipements lourds, qui visent le territoire
érythréen".
Mais l'ambassadeur djiboutien à l'ONU, Roble Olhaye,
accuse l'Erythrée d'avoir "rejeté ou esquivé
toutes les tentatives internationales de médiation".
(Olhayé = un Ethiopien issa qui représente
Djibouti aux Nations-unies qui ne sait même pas qui sont les Afar).
Sornettes
Répondant
aux question du programme de la BBC Network Africa, le diplomate a précisé:
"depuis quatre mois toutes les organisations internationales
essaient de parler aux Erythréens. Toutes les organisations régionales
ont essayé d'envoyer des missions à Asmara (la capitale
éryhtréenne) mais elles n'ont même pas reçu
de visas". Quant aux accusations de concentrations de troupes
éthiopiennes dans la région frontalière, Roble
Olhaye les rejette catégoriquement, les qualifiant de
"sornettes". (Quand
notre pays va être représenté aux Nations-unies
par un véritbale djiboutien ?)
Son homologue érythréen de son côté déclare
que son pays ne veut pas se laisser entraîner dans un "conflit
artificiel".
Rappelons que depuis son indépendance en 1993, l'Erythrée
a déjà été opposée à ses voisins
dans deux conflits majeurs.
A noter en outre que la frontière entre le pays et Djibouti est
située dans une zone stratégiquement importante, à
l'entrée de la Mer rouge. Et la France ainsi que les Etats-Unis
ont des forces stationnées en territoire djiboutien. (Les
Américains, je l'avoue, je ne les connais pas bien. Notre parti
n'a pas adressé un mémorendum à ce pays mais nous
le ferons prochainement. D'après les informa-tions, ils seraient
aussi hypocrites que les Français quand il s'agit de négocier
avec le dictateur djiboutien ?)
http://www.bbc.co.uk/french/highlights/story/2008/10/081025_etritrea_djibouti.shtml
Uguta-Toosa,
août 2008
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10.
USAID / DJIBOUTI
Entretien avec… Janet Schulman
Représentante
de l'USAID
(Extraits)
Uguta-Toosa
: L'USAID, les organisations des Nations-unies qui oeuvrent à
Djibouti savent-elles que les aides humanitaires ou internationales
sont destinées en priorité et uniquement aux proches du
pouvoir en place, aux Issa mais très rarement aux Afar de la
république de Djibouti ?
Comment l'USAID pourrait-elle faire parvenir la moindre aide aux déshérités
afar de l'arrière-pays si l'administration est composée
à 90% de ressortissants étrangers - Issa d'Ethiopie -
qui appliquent systématiquement les consignes claniques et tribales
d'Ismail Omar Guelleh ?
En ce moment la famine, la sécheresse frappent toute la république
de Djibouti et pourtant les aides ne parviennent jamais aux Afar de
l'intérieur. Pourquoi ?
Édition N° 120 du Mercredi 27 Août 2008
C'était
il y a quatre ans.
L'USAID
inaugurait sa représentation officielle en terre djiboutienne.
Venu rejoindre tardivement les autres agences internationales, le bureau
de l'agence américaine n'a pourtant pas chômé. Le
bureau s'est fait connaître rapidement à travers son approche
ciblée vers les domaines sociaux comme l'éducation et
la santé. Deux grands projets ont vite retenu l'attention de
la majorité. Il s'agit du programme PECSE pour la santé
et celui d'AIDE pour l'éducation. Tout le monde se souvient des
kits scolaires distribués à l'ensemble des écoliers
djiboutiens ou des centres de soins rénovés et inaugurés
à tour de rôle. A l'issue de quatre années passées
à la tête du bureau de l'USAID à Djibouti, la représentante
résidente de l'agence américaine de coopération
internationale, Janet Schulman, appelée à d'autres fonctions
retrace pour nos lecteurs les missions de son bureau et le travail accompli.
La
Nation : Mme Schulman, pourriez-vous revenir sur votre parcours ?
Mme Janet Schulman : Je suis Américaine d'origine Ghanéenne.
Je suis mariée et mère d'un garçon et d'une fille
qui, tous, travaillent aux Etats-Unis. J'ai fait mes études à
Johns Hopkins School of Advance International studies, à Washington
où j'ai décroché deux masters en Economie et bonne
gouvernance. J'ai travaillé au Fonds Monétaire International
puis j'ai rejoint l'USAID en 1984 où j'ai servi à différents
niveaux dans 18 pays. Je fus nommée représentante en 1999
en RDC puis en Erythrée et à Djibouti.
Vous
voilà arrivée au terme de votre mission… pouvez-vous
rappeler à nos lecteurs les grands domaines d'intervention de
votre agence ?
L'Usaid intervient dans plusieurs projets à Djibouti. Deux grands
domaines sont prioritaires, il s'agit de la santé et l'éducation.
Dans le premier volet, l'Usaid a collaboré avec le Ministère
de la Santé pour assurer un bon système de santé
surtout dans les zones rurales. 23 centres répartis dans l'ensemble
du pays ont été rénovés, équipés,
et les prestataires formés dans le but d'améliorer les
soins de santé. De même, un système d'information
a été mis en place au sein du Ministère de la santé
dans le but de disposer d'un outil de travail dans le suivi épidémiologique.
L'agence de coopération travaille aussi en partenariat avec les
agences des Nations Unies notamment dans des projets comme la protection
de la santé maternelle et infantile et la lutte contre la malnutrition
aiguë en dotant de vivres les centres de soins. Dans le domaine
de l'éducation, la formation initiale destinée aux formateurs
des formateurs ainsi que les infrastructures dédiées à
cet effet (inspection primaire) mais aussi les manuels pour les enseignants
et les apprenants ont été fournis par l'Usaid. Dans le
cadre de la réhabilitation des écoles et des centres de
soins, les militaires américains basés au camp Lemonier
ont été à nos côtés. L'agence est
intervenue de façon notable, avec son antenne d'observation FEWSNET,
dans le cadre de la sécurité alimentaire par la distribution
de vivres aux victimes de la sécheresse, aux femmes qui allaitent
et à leurs enfants dans les centres de nutrition ainsi qu'aux
réfugiés avec la participation des agences des Nations
Unies (Pam, Unicef, Hcr…). L'appui institutionnel a été
aussi un volet consolidé par le renforcement des politiques nationales
en matière de sécurité alimentaire. Le gouvernement
djiboutien a bénéficié de l'expertise de l'agence
américaine notamment dans la mise en place d'une stratégie
nationale sur cette question. Ainsi, comme vous pouvez le constater,
les domaines d'action sont variés et touchent plusieurs départements
et ministères. Le gouvernement djiboutien a demandé l'assistance
de l'agence américaine dans plusieurs volets allant de la mise
en place du centre de quarantaine de Douda, dans le cadre de la sécurité
alimentaire, au lancement et au suivi du programme de bonne gouvernance
en passant par la question des élections par la formation des
femmes dans le domaine du processus électoral pour qu'elles puissent
voter mais aussi pour qu'elles puissent devenir des leaders politiques.
L'USAID a aussi travaillé dans le système de surveillance
de la crue de l'oued Ambouli, la lutte contre la pauvreté par
la fourniture de formations ou d'équipements, la lutte contre
le sida à travers le projet Roads Project, etc. Le bilan est
très positif. Le gouvernement djiboutien a très bien su
tirer profit de l'aide du peuple américain à travers son
bureau à Djibouti. A côté des projets réalisés,
beaucoup d'autres demandes sont en cours de traitement dont la plupart
ont reçu l'accord de financement et cela dans des domaines très
variés. S'il est permis de citer un exemple, l'Usaid va débloquer
des fonds au profit de la Direction des statistiques (DISED) dans le
cadre d'un projet d'appui au recensement de la population qui couvrira
la formation du personnel et les équipements en partenariat avec
son homologue américain (US census) de Washington.
Qu'est-ce
qui vous a frappée au cours de votre séjour dans ce pays
?
Ce qui m'a frappé à Djibouti, contrairement aux nombreux
pays où j'ai travaillé, c'est la vision claire de ses
leaders dans leurs objectifs à sortir leur pays des multiples
difficultés auxquelles il fait face. Le parcours réalisé
en quelques années est impressionnant. Je suis très surprise
aussi de la disponibilité des responsables avec lesquels j'ai
travaillé. Leur volonté et leur implication ont été
des atouts de réussite des projets. Les difficultés ont
surgi surtout dans le maintien des infrastructures et des équipements.
Le système de gestion communautaire demeure peu développé.
Les communautés de quartier, de village ou des régions
sont en gestation avec le processus de décentralisation et de
déconcentration qui vient de démarrer. Je pense qu'avec
le temps, ces communautés s'approprieront leurs infrastructures
de santé ou d'éducation pour leur bien-être.
L'expérience
de Djibouti par rapport aux autres pays que vous avez servi, comment
la qualifiez-vous ?
L'expérience de Djibouti est unique. Les responsables avec lesquels
j'ai travaillé ont démontré une grande disponibilité
et une volonté sans faille pour réussir leurs programmes.
Il y a eu une grande sincérité dans leur approche pour
le développement et c'est essentiel. J'ai eu de très bons
contacts avec eux. De même, les Djiboutiens en général
sont très accueillants et ouverts vers le monde. Mon passage
à Djibouti reste pour moi pour un modèle unique qu'il
est intéressant d'étudier comme modèle pour beaucoup
de pays africains. Certes, c'est un petit pays mais les Djiboutiens
sont conscients des difficultés et travaillent pour changer le
cours des choses. Il suffit de voir les projets d'envergure que le pays
a entrepris en peu de temps. L'Usaid avec l'aide du peuple américain
ne reste pas sourde aux efforts de développement entrepris par
Djibouti.
Justement,
le pays est en train de traverser, à cause de la sécheresse
endémique, une crise alimentaire sans précédent,
quelle est la réponse de l'USAID face à cette demande
spécifique ?
Notre antenne
FEWSNET suit de près les effets de la crise alimentaire qui menace
la vie de nombreuses familles. Elle rend disponibles toutes ces informations
à travers son bulletin mensuel qu'elle communique aux services
publics et privés. L'Usaid agit en partenariat avec les autres
agences pour venir en aide aux victimes de la sécheresse et de
la rareté des denrées alimentaires à cause de l'envolée
des prix de première nécessité. Il y a les actions
d'urgence comme les 2.300 000 dollars d'aide alimentaire remis au bureau
du PAM à Djibouti en faveur des 130 000 personnes victimes de
la crise alimentaire. L'Usaid continue en même temps d'appuyer
ses autres programmes comme celui de la lutte contre la malnutrition
aiguë des enfants de moins de 5 ans (dans un projet au montant
de 500 000 Us dollars) en collaboration avec le bureau de l'UNICEF à
Djibouti mais en même temps nous poursuivons notre programme de
sécurité alimentaire dans le but d'éloigner le
spectre de la faim au pays, à court et long terme.
Quel
conseil donneriez-vous à la représentante résidente
qui vous succèdera ?
Les représentants sont très bien préparés
pour assumer leurs fonctions même si chacun a son propre style.
Néanmoins, je lui dirais de faire preuve de beaucoup de cœur
et de compréhension pour servir là où besoin est.
Il faut avoir cette joie de visiter par exemple les hommes et les femmes
des zones rurales pour partager avec eux ces instants de bonheur, de
voir les choses s'améliorer. Elle doit collaborer davantage avec
les responsables du gouvernement pour les soutenir sans se mettre à
leur place. Nous sommes là pour suivre leurs priorités
et les aider à atteindre leurs objectifs et non point pour se
substituer à eux.
Votre
mot de la fin ?
J'adore Djibouti. Le peuple djiboutien est un grand peuple, les gens
sont gentils et agréables. Je
suis attaché à eux et partage leurs valeurs d'intégrité
et de fierté. Je garde de ces quatre années passées
ensemble un souvenir indélébile. Ils sont reconnaissants
au travail de l'Usaid et de l'aide du peuple américain qui leur
demeurent disponibles à leur demande.
Propos recueillis par OHA
Uguta-Toosa,
août 2008
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11.
La Banque Mondiale annonce le décaissement de 152 millions de dollars
pour 18 pays, dont Haïti
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7741
mardi 30 septembre 2008
Uguta-Toosa
: combien ou quelle fraction de cette aide va être distribuée
dans le nord (Tadjoura et Obock) et le sud-est (Dikhil) à des
mères et enfants dénutris, lesquels sont privés
de toute aide nationale et internationale en raison de leur origine
ethnique. Les
Afar de Djibouti depuis 1977 subissent une discrimination honteuse de
la part d'un classe dirigeante "issa" qui a décidé
de détruire d'un même élan les autochtones du pays
(Issa de Djibouti et Afar).
La Banque Mondiale, via son Programme d’intervention en réponse
à la crise alimentaire mondiale (GFRP), annonce l’approbation
d’un fonds de 137 millions de dollars en faveur de 16 pays affectés
par la crise alimentaire.
Deux autres projets de 15 millions de dollars sont, selon la Banque
Mondiale, en cours d’approbation. Ce qui porte à
152 millions de dollars la quantité devant être décaissée
pour ce programme.
Haïti doit recevoir 10 millions de dollars de ce montant issu d’un
mécanisme de financement rapide estimé à 1,2 milliard
de dollars, selon une note de la Banque Mondiale, en date du 26 septembre
2008.
Ce mécanisme vise à accélérer les apports
d’aide aux pays qui en ont le plus besoin, indique ce document
consulté par AlterPresse.
Parmi les autres pays concernés par ce programme, figurent l’Afghanistan
(8 millions de dollars), Burundi (10 millions), République centrafricaine
(7 millions), Djibouti (5 millions) et Honduras (10
millions).
Ces fonds serviront à financer des projets relatifs à
l’alimentation des enfants en milieux défavorisés
(C'est le nord de Djibouti mais
aussi le sud bien sûr quand la nécessité l'impose)
et autres catégories vulnérables de la population. Ils
seront également utilisés pour des projets de compléments
nutritionnels pour les femmes enceintes, les mères allaitantes,
les nourrissons et les jeunes enfants.
La distribution d’intrants agricoles est également envisagée
dans le cadre de l’utilisation des fonds à décaisser.
L’approbation de ces fonds a été annoncée
en mai dernier à la suite des émeutes de la faim dans
plusieurs pays.
La
Banque mondiale avait pris cette décision pour aider les gouvernements
des pays les plus vulnérables (
La population la plus vulnérable de Djibouti est les Afar, il
faut y penser) à réagir face à
l’augmentation des prix alimentaires et à poursuivre leur
stratégie de réduction de la pauvreté. [do gp apr
30/09/2008 11:10]
11.
b. Le FMI va débourser 20
millions de dollars à Djibouti
Source : AFP
19/09/2008 | Mise à jour : 11:06 | Commentaires 5
Le Fonds
monétaire international a approuvé un prêt de 20
millions de dollars au gouvernement djiboutien, dont 6 millions seront
immédiatement déboursés, selon un communiqué
du FMI publié jeudi soir.
Ce
prêt va permettre à Djibouti de lutter contre la pauvreté.
La
croissance à Djibouti est passée de 4,8% en 2006 à
5,3% en 2007, et ce largement grâce aux investissements directs
de l'étranger.
Cette
expansion rapide, combinée à une hausse des prix de l'alimentation
et du pétrole, a poussé l'inflation de 3,5% en 2006 à
13,9% sur un an en juin.
11.
b. Près de 17 millions de personnes ont besoin d'aide alimentaire
The Associated Press - 20/09/08 à 07:58:55 - 345 mots
MONDE
Près de 17 millions de personnes dans la Corne de l'Afrique ont
besoin d'une aide alimentaire, selon l'ONU
Près de 17 millions de personnes dans les pays de la Corne de
l'Afrique ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence, selon le secrétaire
général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaire
John Holmes.
Si 716 millions de dollars (496 millions d'euros) de dons ne
sont pas débloqués très rapidement, la région
pourrait connaître de nouveau des situations de famine comparables
à celle des années 80 et 90, a prévenu John Holmes
vendredi lors d'une conférence de presse. Au début de
l'année, l'ONU avait évalué à neuf millions
le nombre de personnes ayant besoin d'une aide alimentaire dans la région.
"La
situation générale en matière de sécurité
alimentaire dans la Corne de l'Afrique -qui comprend l'Ethiopie, la
Somalie, Djibouti, l'Erythrée, des parties du nord du Kenya et
l'Ouganda- s'aggrave encore en raison des effets conjugés de
la sécheresse, de la hausse des prix de l'alimentation et des
conflits dans certaines zones", a précisé John
Holmes.
"Nous estimons que près de 17 millions de personnes
dans cette région ont actuellement besoin d'urgence d'aide alimentaire
et d'autre assistance d'urgence", a-t-il dit. Ce nombre, qui
comprend trois millions d'enfants, pourrait encore augmenter avec l'aggravation
de la sécheresse.
L'ONU a estimé à 1,4 milliard de dollars (970 millions
d'euros) la somme nécessaire pour nourrir ces personnes jusqu'à
la fin de l'année. Mais elle n'a réuni pour l'heure que
684 millions de dollars (474 millions d'euros). Il faut donc d'urgence
716 millions pour couvrir les besoins d'octobre à décembre,
a expliqué John Holmes, qui juge que "la situation est critique".
Selon les estimations de l'ONU, 12,1 millions de personnes ont besoin
d'une aide alimentaire en Ethiopie, 3,2 millions d'autres en Somalie,
1,38 million au Kenya et 265.000 à Djibouti.
(Cette aide doit être
suivie de près afin qu'elle ne soit pas distribuée exclusivement
dans le sud de Djibouti et dans la région issa d'Ethiopie au
détriment de la communauté afar de Djibouti).
AP
11.
b. Les droits humains avant tout
(Édition La Nation) N° 129 du Jeudi 11 Septembre
2008)
Djibouti / UNICEF
Uguta-Toosa
: les représentants des nations-unies n'éprouvent vraiment
aucune honte parce qu'ils traficotent avec des fonctionnaires véreux
et ferment les yeux parfois, pour ne pas dire souvent, sur le drame
des communautés nationales comme la communauté afar à
Djibouti, qui sont sevrées de toute aide internationale. Il faut
que cette pratique cesse !
Le
Fonds des Nations Unies pour l'Enfance va clôturer aujourd'hui
au Djibouti Palace Kempinski un atelier sur les droits humains.
Les travaux de cette réunion qui se sont ouverts dimanche, ont
rassemblé, outre des cadres onusiens, les représentants
des ministères de la Jeunesse et des Sports, des Affaires Etrangères,
de l'Education Nationale, de l'Agriculture et de la Promotion de la
Femme.
Au terme des formations au programme de l'atelier, les séminaristes
sont censés avoir une vue globale du lien entre les droits humains,
le développement, la paix, la sécurité, l'action
humanitaire et l'égalité des sexes. Ils doivent être
capables de mettre en application une approche participative, axée
sur la gestion des résultats dans toutes les phases de la programmation,
selon l'une des animatrices de l'atelier. Bref, les cadres nationaux
doivent maîtriser les subtilités des droits humains aux
niveaux local, régional et international.
11.
Corne de l'Afrique : 600.000 tonnes d'aides US d'ici fin septembre
NAIROBI - Quelque 600.000 tonnes d'aide alimentaire à destination
de la Corne de l'Afrique, touchée par la sécheresse et
la hausse des prix alimentaires, sont attendues à Djibouti d'ici
la fin du mois, a annoncé jeudi l'Agence américaine pour
le développement international (USAID).
"Nous avons débloqué un million de tonnes de
nourriture pour la Corne de l'Afrique (Ethiopie, Somalie, Kenya et Djibouti)"
pour cette année fiscale 2008 (octobre 2007 - fin septembre 2008),
a rappelé Michael Hess, administrateur adjoint de l'USAID pour
les affaires humanitaires, les conflits et la démocratie, lors
d'une conférence de presse à Nairobi.
"Une bonne partie de cette aide arrivera dans les deux prochaines
semaines: 600.000 tonnes doivent transiter par le port de Djibouti ce
mois-ci", a-t-il précisé.
L'enveloppe consacrée à la Corne de l'Afrique -905 millions
de dollars- représente 41% du budget de l'aide alimentaire globale
de l'agence américaine pour l'année fiscale 2008.
Cette aide sera distribuée par les partenaires habituels de l'agence
américaine, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'ONG Care
pour la Somalie, le PAM et le Fonds des Nations unies pour l'enfance
(Unicef) pour l'Ethiopie. Plusieurs agences humanitaires de l'ONU et
ONG ont tiré la sonnette d'alarme ces dernières semaines,
toutes estimant à 14 millions le nombre de personnes menacées
par de graves pénuries alimentaires en Afrique de l'Est.
La sécheresse vient s'additionner "aux pires violences"
que la région ait connues depuis plusieurs années en Somalie
et dans "certaines parties de l'est de l'Ethiopie",
ainsi qu'à la flambée des prix des denrées alimentaires
(+ 200% ces huit derniers mois dans les régions les plus affectées),
a récemment expliqué l'Unicef.
M. Hess, qualifiant la situation actuelle de "crise majeure",
a toutefois réfuté le terme de famine.
"Nous n'assisterons pas à une famine cette année
en Somalie. Nous verrons des zones localisées qui seront frappées
par une insécurité alimentaire extrême entraînant
des victimes mais cela n'atteindra pas le niveau d'une famine (généralisée).
Parce que l'intervention (humanitaire) est précoce et parce que
les mécanismes de réaction sont meilleurs qu'en 1992",
a-t-il estimé.
(©AFP / 11 septembre 2008 18h47
Uguta-Toosa,
septembre 2008
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(Uguta-Toosa
: Reims, le 26 octobre 2008)
12.
J'apprends une ou deux
expressions en
langue afar
12.
a)
Sinam tu koh abtek " gadda gey " iyyan.
Tu abeh yan num : "Gadda ma wan" iyyah.
- "Inkih geynay" iyyah lakat firsi num.
b) Abem loowo lem tekkek : "xagar ma xagin" iyyaanam elle
gacsa.(koh abem tu hinnak
edde ma yaabin iyyaanama).
c)
Sahdayti fayla kot abek : "Iisih tayse" iyyaanam elle gacsan.
13.
Qasaalak
yengele mari : " Manol umaane kee maqaane yangaloonu" ( Macammad
Casan "Baxxaxe Qoborta",
2008).
= Ayro xiq kee alsa xiqih yangalen. (Ken
qasaala tuh ma bokokta. Kulsaay boolal itta aalle loonu iyyaanama).
(En français : "pour
le meilleur et pour le pire").
14.
3-Abka
: Lab awki yoobokek : "Koh maacisay, ayro xiqay, alsa xiqay,
iyyeen im yaabbay, yembeh maro mekelay !" iyyan kaa le abba
kee inah aytil.
Say awka tekkek : "Koh maacissay, garba koh takamay" iyyan
tet abba kee inah aytil".
15.
4- Rabi
taqzia : Rabe numuh, rabte barrah "addunyak tayse akeera yacayay,
sin imaan kee sabrik buulay", iyyan kay, tet ramadah.
Salaamata...
Maquk asa.
YMB
uguta-Toosa, septmebre 2008
Informations:
Envoyez-nous
les expressions afar les plus
courantes ou celles que vous considérez comme étant les
plus pertinentes, les plus intéressantes.
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13.
Contentieux Djibouti-Erythrée : Mourir à Doumeira ...
pour Adaytou ?
H
A M A D B A R A
Les
Nouvelles d’Addis n° 63
15 mai-15 juillet 2008
L’affrontement
armé, qui a opposé les armées djiboutienne et érythréenne
de Doumeira à Daddato en juin dernier, a laissé perplexes
la plupart des observateurs : aucun signe avant-coureur d’une
telle escalade n’avait été enregistré entre
ces deux États liés par un accord de défense.
Et pour cause : tout semble indiquer que si contentieux territorial
il y a, il n’est pas frontalier et, qu’en dépit
des pertes humaines de part et d’autre, ce qui se joue à
la frontière nord de Djibouti trouve ses origines ailleurs.
Précisément en Éthiopie où le gouvernement
central, en réaction aux entreprises de déstabilisation
à partir de la Somalie, dont il tient Asmara et Djibouti pour
responsables, a décidé d’accorder une oreille moins
inattentive aux doléances des Afar, qui imputent l’insécurité
chronique le long de l’axe routier Djibouti-Addis-Abeba aux milices
Issa armées et entraînées par le régime djiboutien
depuis 1977.
10-12 juin : Accrochages de Doumeira à Daddato
entre troupes djiboutiennes et érythréennes. Bilan : tout
un pan de l’AND (Armée nationale djiboutienne) aurait été
décimé en quelques heures ; les pertes en face relèvent
du secret d’État.
10-12 juin : Des éléments armés
Issa attaquent des campements Afar près d’Adaytou. Bilan
: 78 morts chez les assaillants disposant pourtant d’une puissance
de feu très supérieure (fusils de snipersavec silencieux
et mitrailleuse de calibre 12,7 selon un rapport officiel), et 29 côté
pasteurs. Les preuves sont nombreuses et constantes que ces attaques
sont le fait d’une milice constituée par le régime
djiboutien, à tel point que, dans une interview à la Deutsche
Welle, un haut responsable de l’État régional Afar
(Région 2) a affirmé que son administration devait non
pas résoudre une insécurité consécutive
aux traditionnels accrochages entre pasteurs pour la maîtrise
des points d’eau et des pâturages, mais affronter une politique
délibérée de conquête territoriale.
Sur cette base, et considérant la co-occurrence des deux batailles
(Adaytou et Doumeira), il n’est pas hasardeux d’avancer
que ces deux événements impliquent un même état-major
djiboutien et que ce sont les troupes djiboutiennes qui ont pris l’initiative
d’engager les combats contre des troupes érythréennes
sur des positions qu’elles occupaient depuis des mois avec l’accord
du gouvernement djiboutien. Difficile alors de parler de coïncidence
: il convient plutôt de chercher quelle logique relie ces deux
crises.
I.
– UNE AFFINITE ELECTIVE FONDEE
SUR LA RECHERCHE D’UN ESPACE VITAL
Si
le conflit entre Djibouti et l’Érythrée a surpris,
en dépit des prétentions territoriales antérieures
d’Asmara et du soutien actif apporté par Djibouti à
Addis-Abeba dans la guerre qui a opposé les deux voisins, c’est
qu’ils avaient tant et tant d’affinités électives,
à commencer par leur alliance… en Somalie.
Souvenons-nous : la première manifestation officielle d’une
normalisation des relations diplomatiques entre Djibouti et l’Érythrée
a eu lieu au sortir de la conférence d’Arta. Après
des mois d’âpres tractations claniques, Djibouti avait réussi
à imposer sa paix en Somalie : un nouveau gouvernement avait
été désigné à Arta, dont étaient
exclus les principaux chefs de guerre, soutenus par l’Éthiopie.
Djibouti, jusque là allié de l’Éthiopie,
contracte à cette occasion une alliance stratégique avec
Asmara. Objectif, qui relevait d’un secret de Polichinelle : déstabiliser
l’Éthiopie à partir de la Somalie par le soutien
aux séparatistes (entraînés en Érythrée
et transitant par Djibouti, et dont des centaines seraient actuellement
bloqués dans une palmeraie près d’Assab) du Front
de libération nationale de l’Ogaden (Somalie occidentale
dans la terminologie pansomalienne) et du Front de libération
Oromo.
Le régime d’Asmara n’a jamais fait mystère
de l’aide qu’il apporte (avec certainement le financement
– en pétrodollars ? – d’une tierce partie)
aux multiples oppositions armées au gouvernement fédéral
d’Addis-Abeba. La dislocation de l’Éthiopie lui semble
une issue réaliste au conflit engagé en 1999 : au mieux,
c’est la balkanisation (potentiellement inscrite dans la Constitution
éthiopienne qui reconnaît le droit à l’autodétermination
pour chaque État régional ethnique) de son puissant voisin
; au pire, c’est la chute de l’EPRDF (Ethiopian Peoples’s
Revolutionary Democratic Front, coalition au pouvoir) et son remplacement
par un régime satellite. Chacune de ces deux hypothèses
revitaliserait certaines prétentions territoriales d’Asmara
qui, pour consolider son leadership régional et s’autorisant
un vieux projet colonial, se verrait bien s’étendre vers
le sud jusqu’à la dépression de Dobi (aux environs
du poste de Galafi, à la frontière entre Djibouti et l’Éthiopie,
par où transite l’essentiel des marchandises en provenance
ou à destination du grand marché intérieur éthiopien
qui, dès l’origine, a justifié la création
du port de Djibouti et dont l’approvisionnement dépendrait
d’Asmara, directement pour Assab, indirectement pour Djibouti).
Favoriser le pansomalisme et les autres séparatismes constitue
la raison d’être d’une Érythrée en guerre
contre l’Éthiopie
Pour Djibouti, l’émiettement de l’Éthiopie
signifierait la relance historique, sous son égide, du projet
de Grande Somalie.(1) Si les prétentions annexionnistes
semblent s’être éteintes en ce qui concerne le NFD
(Northern Frontier Disctrict, au Kenya), non seulement le séparatisme
somali en Ogaden est encore vivace, mais le régime djiboutien
s’est engagé depuis la première “élection”
de l’actuel chef de l’État dans une entreprise soutenue
de somalisation de Djibouti. Sur le plan régional, deux
faits l’attestent :
1) Par son investissement de plus en plus important dans les
affaires intérieures de la Somalie et son refus obstiné
de reconnaître le Somaliland voisin, Djibouti joue clairement
la carte de la réunification de l’ancienne République
démocratique de Somalie et Ismaël Omar Guelleh se présente
volontiers comme le leader de tous les Somali sans distinction de pays.
2) Dans son traditionnel conflit qui oppose ses milices
(en fait des éléments de l’AND) aux Afar
d’Éthiopie, le régime djiboutien s’est
désormais trouvé un allié intérieur, au
nom de la solidarité entre Somali : l’État régional
Somali (Région 5), dont les responsables n’hésitent
plus à fournir une justification idéologique aux attaques
perpétrées par les milices Issa le long du corridor routier.
Dès avant la chute du derg, Djibouti avait misé sur la
désintégration de l’Éthiopie et avait constitué
un front armé, l’IGLF (Issa Gurgura Liberation Front) pour
revendiquer sa part du cadavre dépecé : toutes les terres
Afar allant d’Awsa à Aouache. Enfin, le contentieux avec
les Afar de Djibouti trouverait dans cette perspective un règlement
définitif.
Considérant l’Éthiopie comme trop dépendante
de son port pour s’opposer à sa recherche d’espace
vital au détriment de la Région Afar, le régime
djiboutien s’est donc allié à Asmara pour lancer
des actions de déstabilisation à partir de la Somalie
et, sous couvert d’un enjeu préexistant présenté
comme quasiment atavique, introduire une “cinquième colonne”
sur l’axe routier. Si envahir la Somalie fut chose aisée
pour l’Éthiopie (l’inexistence de l’État
et les propos enflammés des Tribunaux islamiques crédibilisant
l’alibi de la lutte antiterroriste), il en allait autrement pour
oser s’en prendre aux intérêts des Issa (donc de
Djibouti) entre Adaytou et Gadamaytou. Mais, tout comme Kennedy ne pouvait
accepter l’installation des missiles soviétiques à
Cuba, le Premier ministre Mélès Zénawi ne pouvait
tolérer la construction d’un villagegarnison (Ambulli)
à moins de 300 km d’Addis-Abeba, le long du corridor routier.
L’impressionnant arsenal découvert sur place lors de sa
destruction par l’armée éthiopienne, sous uniforme
de la police fédérale, donnait toute la mesure du danger
imminent : le conflit entre pasteurs masquait le projet d’une
nouvelle reconfiguration régionale impliquant des logiques et
des enjeux d’État. Et, à moins d’avoir un
problème spécifique (plus urgent) avec sa composante Afar,
le gouvernement fédéral était dans l’obligation
d’infliger aux Issa un traumatisme unique dans leur Histoire :
les déposséder d’un territoire confisqué
aux Afar !
Si, après le référendum de 1967 sur l’autodétermination
de sa colonie, la France a inventé la dénomination de
Territoire français des Afar et des Issa, c’est moins pour
renforcer la place des premiers que pour cultiver le particularisme
des derniers et neutraliser leur solidarité avec les autres Somali.
La destruction d’Ambulli en février 2008 devait produire
le même effet et soulager l’Éthiopie au-delà
de toute espérance : provoquer une guerre entre Djibouti et Asmara.
II.
– LA CAUSE ISSA N’EST PAS
SOLUBLE DANS LE PANSOMALISME
La destruction d’Ambulli marque assurément un tournant
capital dans la façon dont les autorités fédérales
éthiopiennes géraient jusqu’alors le contentieux
Afar-Issa. Si elle est assurée de l’arrivée d’une
force de paix internationale pour se désengager de la Somalie
sans laisser le champ libre à des groupes ennemis capables de
la déstabiliser grâce au soutien érythréen,
l’Éthiopie doit compter sur ses propres moyens pour neutraliser
Djibouti tout en se préservant l’accès à
ce débouché maritime essentiel. La ressource la
plus importante dont elle dispose dans ce bras de fer est évidemment
la façon dont elle compte trancher le différend territorial
opposant la Région 2 (Afar) à la Région 5 (son
voisin Somali).
Lors de la dernière réunion de conciliation qui s’est
tenue à cet effet à Addis-Abeba, le président de
la Région Somali a clairement exprimé le souhait que les
autorités fédérales procèdent à une
redéfinition des frontières afin que la Région
Afar soit officiellement amputée de toute sa zone allant de Adaytou
à Gadamaytou. Ce qui constituerait une première depuis
que l’EPRDF a défini l’Éthiopie comme une
fédération d’États régionaux aux délimitations
territoriales fixées sur une base ethnique ; et ce qui n’a
pas manqué de provoquer une colère indicible de la part
de M. Mélès Zénawi. Après avoir dressé
le constat des nuisances Issa en région Afar (contrebande, insécurité
et sabotage du projet de développement hydraulique de Halaydagi),
il a été décidé qu’en attendant l’arbitrage
définitif du contentieux par les autorités fédérales,
toutes les habitations construites postérieurement à l’an
2000 entre Adaytou et Gadamaytou soient détruites, conformément
au moratoire décrété à cette date-là.
Un coup d’arrêt violent venait d’être ainsi
porté à tous les efforts entrepris par le régime
djiboutien depuis 1977 pour étendre, avec les résultats
que l’on sait, l’espace vital Issa au détriment des
Afar d’Éthiopie : la cause Issa devenait la première
victime du pansomalisme forcené d’Ismaël Omar Guelleh
! Malgré l’absence d’une autorité traditionnelle
organisée à même de décider, comme l’été
1977, du destin collectif des Issa sans égard pour les frontières
étatiques, il ne serait pas étonnant, et ce ne serait
pas la première fois non plus, que des notables de ce clan aient
demandé au chef de l’État djiboutien, après
ce désastre d’Ambulli, de ne pas mettre en danger leurs
acquis particuliers au nom d’un idéal pansomalien dans
lequel ils se reconnaissent si peu. L’organisation clanique du
peuple somali plaide pour une telle hypothèse : le sens de l’intérêt
général, préalable à toute formulation d’une
volonté de vivre ensemble, n’y existe pas.(2)
La première conséquence de la défaite somalienne
en Ogaden fut un revirement spectaculaire du régime djiboutien
opérant une allégeance sans faille à l’Éthiopie,
au prix de nombreux remous au sein de l’intelligentsia pansomalienne
de Djibouti, qui constitue aujourd’hui la garde rapprochée
d’Ismaël Omar Guelleh. En s’en prenant brutalement
à l’implantation des Issa, avec l’épisode
d’Ambulli, l’Éthiopie a donc obtenu les mêmes
effets : briser d’une part l’alliance entre Djibouti et
Asmara et d’autre part la solidarité Somali.(3) Si Djibouti
n’a pas pu se contenter d’un “divorce à l’amiable”
et a déclenché des hostilités armées contre
son allié d’hier (avec qui il a pourtant en commun le désir
de voir l’Éthiopie telle quelle disparaître), c’est
pour que la relation de vassalité ainsi rétablie avec
pertes et fracas incite les autorités fédérales
éthiopiennes à ne pas rendre un jugement par trop favorable
aux Afar dans le contentieux territorial les opposant aux Issa entre
Adaytou et Gadamaytou. Ou, pour être tout à fait
précis, à ne pas restaurer les Afar dans leurs droits
les plus légitimes car, tout bien pesé, si aucun représentant
civil ou armé de l’administration de la Région Afar
n’est autorisé dans cette zone, c’est qu’une
telle carence, unique en Éthiopie, a été décidée
au niveau fédéral. La seule police régionale aurait
pu venir à bout de ces milices qui pratiquent la politique de
la terreur en n’hésitant pas à égorger femmes
et enfants : le problème, c’est qu’elles agissent
à partir de bourgades sous contrôle des forces fédérales
et où tout Afar est persona non grata. Tout s’est donc
jusqu’à présent passé comme si un accord
tacite liait Addis-Abeba à Djibouti : le premier tolérant
la confiscation des terres Afar par les milices Issa au service du second
; lequel garantit en retour la jouissance de ses infrastructures portuaires
dans des conditions fiscales optimales.
Où l’on s’aperçoit qu’un pays
peut faire la guerre à un deuxième pour des enjeux situés
dans un troisième : le régime djiboutien a donc attaqué
l’Érythrée pour protéger des intérêts
claniques Issa en Éthiopie. Corollaire : quand une agression
traverse les frontières, la résistance suit un chemin
identique. L’on comprend aussi un peu mieux l’interdiction
qui vient de frapper le MRD [voir article page 8] : en posant des questions
quant aux véritables motivations de la bataille de Doumeira,
il a commis le pire des crimes, la rupture de la solidarité,
qui implique le pire des châtiments : l’excommunication.
Heureusement, il se trouve aujourd’hui de nombreux opposants Issa
qui estiment que, dans ce qui se passe le long du corridor routier,
les leurs sont fautifs et que la solution pour une coexistence pacifique
au niveau sous-régional passe par l’instauration d’un
régime plus équilibré à Djibouti.
Et la France dans tout cela ? Certes, cela doit ricaner de voir si obséquieux
celui qui déclarait récemment que « Djibouti
n’a plus besoin de la France ». Certes, elle usera
de tous ses moyens de moyenne impuissance pour ne pas être entraînée
dans ce conflit dont les Djiboutiens n’avaient vraiment pas besoin
(c’est accessoire pour elle) mais dont son opinion publique se
désintéresse totalement et qui ne comprendrait pas que
des militaires français meurent pour protéger un dictateur
de plus en plus cerné par l’affaire Borrel (ce qui est
essentiel pour elle).
Par contre, qu’elle ait assuré l’Éthiopie
de garantir la sécurité de son approvisionnement du port
jusqu’à Galafi semble pour le moins prétentieux
de sa part : même contre une résistance djiboutienne ?
– HB
(1)
Vieux rêve du regretté Mahmoud Harbi, à l’origine
du quiproquo que fut le référendum de 1958 : pour les
Afar, la question n’était pas pour ou contre la France
mais pour ou contre le fait d’être somalisés. Accessoirement,
que l’actuel chef de l’État djiboutien reprenne cette
idéologie à son compte renvoie aussi à une lutte
de préséance entre Fourlaba et Mamassan au sein du clan
Issa.
(2) Cf. Youssouf Karieh, Ethnologie des clans somali, www.Lesnouvelles.org
(3) C’est pour occulter cette donnée fondamentale que le
régime djiboutien, outre son regain d’activisme dans le
dossier somalien, a procédé à une spectaculaire
ouverture en direction du Somaliland, de surcroît allié
de l’Éthiopie : les amis de mes amis… Rappelons qu’à
la fin des années 90, Djibouti extradait sans vergogne des activistes
de l’Ogaden, tout comme le sont actuellement les Oromos.
Uguta-Toosa,
septembre 2008
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