M. Cassim Ahmed Dini
Fondateur de l'ARD

M. Ali Coubba
président d'Uguta-Toosa

 



Reims, le 01 décembre 2008

1. Pour une base politique plus élargie

En lançant cet appel, nous voulons en premier lieu relancer la mobilisation de certains de nos compatriotes qui hésitent à s'engager politiquement. C'est une tentative de réflexion collective qui peut aboutir à redynamiser les forces de l'opposition. Notre message s'adresse à des hommes et des femmes, issus de la diaspora, qui sont conscients de la lente décomposition de notre pays et de son appareil d'Etat. Cette démarche part d'une réalité : la crise politique que connaît l'opposition djiboutienne.

La diaspora est minée par l'indécision

La diaspora djiboutienne comprend beaucoup de personnes indécises qui, tout en ressentant la nécessité de prendre part à un combat politique impérieux, prétextent de multiples justifications pour rester sur l'expectative. Par exemple, ils ne trouvent pas une organisation politique qui corresponde à leurs attentes. Le caractère confus du programme politique de tel ou tel parti ne leur convient pas. La stratégie générale du parti leur paraît incohérente avec les objectifs affichés. L'identité des dirigeants les gêne pour des raisons très personnelles... qu'ils ne s'expliquent pas eux-mêmes.
Plusieurs voies et solutions s'offrent à ces militants potentiels hésitants.
Première option (attitude hypocrite) : "Intégrez et changez le parti de l'intérieur". Deuxième option (attitude opportuniste) : " Opter pour le parti envers lequel vous êtes le moins critique".
Troisième option (attitude méprisante) : "Créez vous-même un parti politique qui vous convient", etc.
Toutes ces options mènent en réalité nulle part. Et nous croyons que la diaspora djiboutienne en a déjà fait l'amère expérience ces dernières années.

Il n'est pas en notre pouvoir de doter d'une conscience politique des hommes et des femmes qui refusent de voir la réalité en face. En revanche, pour ceux qui veulent agir contre la dictature, pour ceux qui refusent de se cacher, l'idée de créer
un nouveau parti politique nous paraît une bonne idée. C'est une solution radicale qui renvoie chaque individu à ses responsabilités, tout en rendant caduques les éventuelles justifications théoriques ou oiseuses, énumérées ci-dessus, qui porteraient sur les leaders ou le parti.

Les avantages d'un parti politique nouveau

Rejoindre un parti politique déjà constitué ou être un membre fondateur d'un parti politique n'implique pas les mêmes responsabilités ni le même niveau d'engagement. Il est naturel qu'on se sent beaucoup plus à l'aise et plus impliqué par rapport à une direction politique qu'on a élue, à un programme politique qu'on a voté et à un parti politique auquel on a donné vie. Bien sûr, au sein d'un parti politique, tant qu'elles n'ont pas été adoptés à la majorité, toutes les voix et toutes les opinions se valent.
En tant que membre fondateur, quel que soit le statut qu'on revendique (cadre ou militant), on partage des responsabilités morales avec les autres quant au devenir de l'organisation. La réussité et l'échec du parti deviennent une affaire personnelle. Dans ce cas, au lieu d'être unis par un simple prgramme politique ou de reposer sur un consensus de façade, les cadres et militants sont liés par une loyauté et une franchise plus grandes entre eux.
Aussi tenu soit-il, nous pensons que cet esprit de corps peut faire la différence dans le combat que nous livrons contre la dictature djiboutienne.


Le Congrès fondateur exige un travail préalable

Nous savons qu'il sera difficile d'organiser un Congrès réunissant tous nos membres à cause des contraintes professionnelles ou autres. Certains membres de Uguta-Toosa nous ont déjà prévenus. Ils ne pourront pas effectuer des déplacements et se contenteront de répondre à des questionnaires par voie d'internet.
Avant la tenue du Congrès, il est essentiel que les militants potentiels qui ne se sont pas déclarés le fassent pour que le Comité préparatif du Congrès - dont chaque militant déclaré peut être membre - leur adresse le document de travail et les questionnaires. Ce travail préalable est indispensable pour que chaque membre puisse exprimer son opinion. Si vous donnez votre consentement, vos réactions et commentaires seront publiés sur le site de Uguta-Toosa (Cf. Les premiers commentaires ci-dessous).

Nous voulons un débat transparent et démocratiques sur les sujets qui seront à l'ordre du jour :

- Dénomination du parti (Faut-il garder le nom de Uguta-Toosa ?) ;
- programme du nouveau parti politique ;
- structures du parti ;
- élection du Comité central et du Bureau politique.


M. Cassim Ahmed Dini
cassimadini@yahoo.fr

M. Ali Coubba
ali.coubba@free.fr

N° 38

Au sommaire
de décembre 2008

1. Une base politique plus élargie

2 - Les premières réactions de nos militants et sympathisants

 

3- Je me réjouis de votre alliance (M. Yusuf M. buha)

 

4 - Adhérer à Uguta-toosa

5 - L'explosition sociale nous entraînerait-elle vers une guerre civile ? (M. Ali Ahmed-Hamadou)

6. Les commentaires au sujet de notre appel sur Arhotabba

7. The Djiboutian Vulture Strikes Again (Somaliland Times)


8. l'Ethiopie annonce son retrait complet de Somalie "d'ici à la fin de l'année"

9. La guerre annoncée du président Guelleh (L'Humanité, Interview de M. Kadamy)

10. Somalie. La commuanuté internationale doit se saisir de ... (Amnesty International)

11. Mme Khadra: la première dame de Djibouti joue au petit soldat recruteur


12. Nouvelle plainte contre trois chefs d'Etat africains en France - Affaire Bocquel.

13. ETHIOPIA: Children at greatest risk among Afar’s drought-displaced

14. Erythrée. Exécutions extrajudiciaires en Érythrée

15. Exécutions sommaires des civils à Assa-Guayla
(4-5 décembre 2008)

16. Exécutions sommaires des civils à Assa-Guayla (suite)

17. bonne fête de l'Aid El Adha

 
   


2. Les premières réactions de nos militants et symphatisants

 

Commentaire de Uguta-Toosa :

Nous ne reproduisons pas dans ce numéro les commentaires et les photos de ceux qui ont décidé de soutenir publiquement notre combat. Ce travail sera effectué dans deux semaines dans un Numéro Spacial consacré à nos militants qui veulent briser l'autocensure.

Ce geste inédit va porter un coup dur à la censure officielle qui réussit à faire peur les Djiboutiens qui résident pourtant à plus de 8 000 km de la dictature.

Nous invitons les militants potentiels - hommes et femmes - qui veulent participer au Congrès d'envoyer leurs commentaires et leurs photos (pour ceux qui veulent sortir de l'anonymat et ne plus faire le jeu de la dictature).
Plusieurs personnes nous ont téléphoné et souhaiteraient prendre part à la création d'un nouveau parti ou au renforcement d'Uguta-Toosa, nous leur demandons de renouveler leur déclaration en envoyant un courriel qui confirme votre adhésion à notre projet. (A.C.)

 

-------1-------

"Je viens de lire votre communiqué commun (toi et Cassim). Ce communiqué m'a comblé de joie car votre rapprochement suscite en nous un grand espoir. L'union fait la force!!! Je vous dis une chose: ne ménagez pas vos efforts pour rapprocher d'autres. Ainsi vous pourrez mener à bien votre combat." (novembre 2008)

(Sympathisant de Uguta-Toosa, novembre 2008).


-------2-------

"Bonjour Docteur Ali Coubba,
Votre stratégie me semble efficace cette fois, en vous alliant au Docteur Kassim Ahmed Dini. C'est à mon sens un geste "historique". Vous avez si bien souligné, qu’Ismaël Guedi Hared est un élément à éjecter quitte à le pousser à une retraite forcée. Quant à Ahmed Youssouf, il doit abandonner la Présidence de ARD. Il est inutile à ce poste. Je souhaite dans le futur que tu brigues la Présidence de l'opposition Unie avec Kassim Ahmed Dini comme Président de l’ARD. (...)
Toute proportion gardée, le nouveau Président des États-Unis a cru en ses chances et a su s'entourer des personnes de qualités.Le chemin est long, mais vous êtes, sur une voie et, c'est la "bonne" voie. Ne vous découragez pas et enfin mettez vous à l'esprit que vous êtes l'homme qu’il faut pour la République de Djibouti.
Sur ce, Docteur Ali Coubba , je vous souhaite bonne vent .

M. Ali Ahmed-Hamadou (membre d'Uguta-Toosa)

-------3-------

"Suite a votre appel je m'empresse pour vous apporter mon soutien et ma contribution. Je suis à votre disposition. Quant a la cotisation annuelle je vous le ferais parvenir tres bientot."
M. Omar Gabassé - DANMARK (membre de Uguta-Toosa, 12 novembre 2008).

-------4-------

"Ali Coubba,
j'ai bien diffusé le communiqué conjoint de Cassim et de toi qui montre qu'il y a une alterative qui se prépare et qui rend caduque les négociations de décembre 1994 et celles de mai 2001. Je ne le trouve pas sur internet mais un article-réponse à votre communiqué est apparu dans le journal "Le Progrès" ne répondant pas directement à votre communiqué mais vous insultant, toi et cassim mais aussi qualifiant le peuple Afar de "race". Cet article n'est pas signé et ne mérite pas qu'on lui réponde. Je regrette de ne pouvoir t'expédier cet article car je l'ai lu chez quelqu'un et elle n'est pas disponible sur internet. (...) Avec tous mes amitiés."

(Sympathisant d'Uguta-Toosa)

-------5-------

" Cher Docteur Ali Coubba,
Il est évident que, les "vieux sont indispensables » mais, il est impératif d'"irriguer" avec du sang neuf les forces vives de l'opposition pour s'unir comme les cinq doigt d'une main contre ce régime autoritaire et sanguinaire. Ces vieux sont des bons communicants, ils parviennent à toucher notre cerveau reptilien en jouant sur les symboles culturels traditionnels pour émouvoir la galerie. Que du spectacle et rien derrière. Depuis quand ? Depuis l'indépendance jusqu'à nos jours.
A mon humble sens, (...)
Quant à vous, cher Ali Coubba, les Afar perçoivent un net décalage entre votre esprit intellectuel et votre personnalité (Chez « Nous », la personnalité compte plus que l'esprit intellectuel, c'est malheureux mais c'est ainsi !) Vous n'avez pas de "déficit de communication" sauf que vous maitrisez assez mal ses outils. Par exemple, lorsque vous émettez un message, j'ai pu observé qu’il reste assez souvent parasité par vos richesses de vocabulaire inadaptées à la capacité intellectuelle de vos récepteurs ou réceptrices djiboutiens (en tout cas quand vous êtes hors de la France), qui décrochent facilement et à cela s'ajoute votre lacune dans votre langue maternelle. Quant aux somalophones de Djibouti qui vous lisent, ils ou elles vous décodent comme tribaliste (ce qui est loin d'être le cas, bien évidemment). ils vous accusent de privilégier l'intérêt de la communauté afar au détriment de l'intérêt national (alors que le Programme de votre Parti est clair et simple). Ceux qui veulent vous couper l'herbe sous le pied véhiculent cette image qui semble vous coller à la peau.
Cher Docteur Ali Coubba garder vos idées mais de grâce changez d’attitude. (...)
Docteur Ali Coubba, la Communication est votre seule arme et donc usez-en avec efficacité. (...) Sur ce, au plaisir de vous (re) lire. Bien à vous.

M. Ali Ahmed-Hamadou (Membre de Uguta-Toosa)

------6-------

" Bonjour Docteur Ali,
L'immobilisme demeure un frein et génère des conséquences lourdes pour la société djiboutienne. En particulier les Afar ne tournent absolument pas le dos au changement, car le changement s’impose à nous, mais ils conjurent l’Opposition de prendre ses responsabilités pour faire place à la dictature et d'incarner l'alternance. Or, nous sommes très passéistes et vivons dans le passé au point de nous aveugler sur le présent en omettant de travailler pour le futur.

Oui au respect du passé mais pas au point d'en être esclaves, statut peu glorieux. La jeunesse afar aime trop parler et dédaigne l'action.

Les problèmes ?


Labsence dinstruction ? la pauvreté ? la discrimination ethnique ? Le Khat ? Certainement le khat (une drogue douce qui tue à petit feu la société djiboutienne) est un des facteurs qui accentue la paresse intellectuelle, psychologique voire physique (je ne veux pas philosopher sur le Khat). Force est de souligner que ce régime tribal s'appuie sur certains membres de la communauté afar qui contribuent à sa pérennité. Ces collabos très habiles comprennent des faux opposants, des faux réfugiés, des faux étudiants, des faux stagiaires, etc.) et forment les piliers du régime.
Pour moi, j’estime qu'il ne faut point "bruler les étapes" car avant de vouloir renverser le régime, il faut avant tout soigner l'image de votre coalition entre vous et Cassim en nommant des représentants du furut parti en Europe, d'organiser des Cafés-débats ou des mini-conférences à Bruxelles et surtout de créer une association "satellite" à Bruxelles (...)

Notre but ?

De la visibilité pour notre parti car la majorité de la Diaspora djiboutienne habitent entre la Belgique (Bruxelles) et le Canada. Et à titre de rappel, cette majorité (sur tout dans le milieu afar) a émis des critiques en ce qui concerne les stratégies de manipulations mses en place une certaine organisation. Nous ne sommes des enfants qu'on panipule et à qui on cache des vérités élémentaires. Je préfère le langage clair et précis de Uguta-Toosa.
Cher Docteur, le combat est à Bruxelles, ici dans la Capitale de l’Europe. (...) Les Djiboutiens de Belgique rejettent en bloc les stratégies et les discussions non démocratiques.

Enfin, Docteur, je propose que vous changiez le terme de Uguta (ca fait "aussi" référence au passé) et accordez un nom moderne pour la nouvelle organisation politique qui verra le jour? je vous invite, vous ou Cassim, de venir rencontrer vos membres ou sympathisants sans que ces derniers vous sollicient. Bien à vous.
( Thu, 13 Nov 2008 11:45:48 +0100)

M. Ali Ahmed-Hamadou (Membre de Uguta-Toosa)

-------7-------

--- En date de : Mar 11.11.08.
" Pour ce qui concerne le projet de réunufication de l'opposition en Euroepe au sein d'un même ensemble, je dois vous dire que c'est ce que la majorité des Djiboutiens attendent de vous tous avec impatience. Surtout de la part des hommes et des femmes qui ont etudié et qui vivent à l'etranger.
Les moyens et les savoir-faire font défaut à ceux veulent lutter dans nos pays en Afrique. Il faut savoir qu'il y a un vide politique et un besoin urgent au niveau de l'avant-garde afin de canaliser les énergies et le désir de la nation djiboutienne et ses forces vives. Nous avons un besoin urgent de ce genre de projet. C'est ce que tout le monde attend. Maintenant ou jamais ! Surtout pour notre generation vieilissante. Je pense et mme j'affirme que si ce projet se reéalise, il obtiendra un accueil chaleureux de l'ensemble de ceux qui rejettent la dictature clanique... A bientot" . Thu, 13 Nov 2008 14:57:00 +0000 (GMT)

M. Ali Moussa, représentant d'Uguta-toosa en Ethiopie.

-------8-------

" Désolé ali coubba, j'ai pas suivit mon email les 4 derniers jours mais à propos du projet de kassim ahmed dini et de toi, c'est une tres bonne idee mais dans notre organisation uguta-Toosa doit l'avant-garde de l'oppposition. "

M. Ali sultan,
représentant de Uguta-Toosa aux Etats-Unis.
Thu, 13 Nov 2008 12:34:33 -0600

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" En outre, je dois encore te dire dans le même ordre des choses qu'il nous faudra manifester davantage de flexibilité dans les differents conpromis avec les nouveaux militants du futur parti politique. Avec ceux qui souhaitent adhérer à l'idée de la mise sur pieds de cette organisation, nous sauveront nos compatriotes de l'asthénie actuelle. Cette organistion nous permettra de surmonter nos divisions et nous menera au triomphe. Peu importe sa denomonation ! Mettons de côté ou rejetons nos querrelles puériles une fois pour toute.
En outre, il y a ici à Addis un groupe des jeunes djiboutiens qui vous estiment beaucoup. Toi et Kassim. Ils m'ont abordé fortuitement ayant attendu que nous partageons les mêmes idées politiques. Ces jeunes hommes veulent nous ralier et ont parait-il conscience de la réalite djiboutienne actuelle.
Bien que leurs préoccupations présentes soient les études. ce qui est tout à fait compréhensible et encourageant. Ils me demandent de démarcher aupràs de vous afin qu'ils puissent s'organiser et vous soutenir. (...). A bientôt.Sat, 15 Nov 2008 15:35:18 +0000 (GMT)

M. Ali Moussa (représentant d'Uguta-Toosa en Ethiopie)


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" C'est vraiment un projet tres interessant. Je vous assure que vous aurez toute la jeunesse a vos coté. je vous ecris demain correctement. "
Date: Tue, 11 Nov 2008 10:53:34 +0100
Sympathisant d'Uguta-Toosa

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" Cher Docteur,
Je désire lutter avec vous contre ce régime car j'ai une ultime conviction que le changement est à nos portés pourvu que les militantes(e)s de la nouvelle organisation unissent leurs forces.
Le régime entre dans sa phase d'agonie, il creuse tout doucement sa tombe. Le déclenchement d'un conflit frontalier avec l'Erythrée demeure le talon d'Achille du système clanique du guellisme. Et si, les rebelles déclenchent à leur tour un autre conflit intérieur, cela entrainerait le régime à combattre sur deux fronts, dès lors sa capacité de résistance sera anéantie. Ses forces militaires seront dispersées et comptera dans ses rangs d'innombrables déserteurs. Les problèmes sociaux et économiques accentueront les mécontentement contre Guelleh et ses collabos. Alors la population se joindra activement au combat collectif pour la Démocratie et la Justice. (...) Etre à côté de deux figures importantes de la nouvelle génération (Kassim et toi) qui incarnent le changement serait un honneur. (...)
Ali Ahmed-Hamadou (membre d''Uguta-Toosa)

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" Uguta kee Kassim abte egla kaxxam ruffu yo hahte. Kah kinnim, Gabuuti-g-giclaaba naharak tangelem faxximta Labuk sayih qaduwit kositnuh. Uguta ani hay. Qafar giiclaba anni hay."
K.M. A. (membre d'Uguta-Toosa)

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" Bonjour Docteur Ali Coubba,
Votre stratégie me semble efficace cette fois, en vous alliant au Docteur Kassim Ahmed Dini. C'est à mon sens un geste "historique". Vous avez si bien souligné, qu’Ismaël Guedi Hared est un élément à éjecter quitte à le pousser à une retraite forcée. Quant à Ahmed Youssouf, il doit abandonner la Présidence de ARD. Il est inutile à ce poste. Je souhaite que tu brigues la Présidence de l'opposition Unie avec Kassim Ahmed Dini comme Président de l’ARD. (...)
Je crois personnellement en vous et en votre capacité d'être le Président de la République de Djibouti. Toute proportion gardée, le nouveau Président des États-Unis a cru en ses chances et asu s'entourer des personnes de qualités. Le chemin est long mais vous êtes, sur une voie et, c'est la "bonne" voie.
Ne vous découragez pas et enfin mettez vous à l'esprit que vous êtes l'homme qu’il faut pour la République de Djibouti. Sur ce, Docteur Ali Coubba, je vous souhaite bonne vent Bien à vous." Mon, 10 Nov 2008 15:51:40 +0100.

Ali Ahmed Hamadou (membre d'Uguta-Toosa)

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Uguta-Toosa, décembre 2008

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3. Je me réjouis de votre alliance


" Chers amis, Ali Coubba et Kassim Ahmed Dini,

Je me réjouis de votre alliance tant attendue.
Le défi politique est trop important pour le relever individuellement ou par petits groupes. J’espère qu’il s’agit d’un début et que l’appel que vous avez lancé sera entendu par beaoucp de nos compatriotes.
Je vous suis solidaire et m’engage de mon mieux sur la voie de l’unisson.
La politique appartient à ceux qui arrivent à dépasser les petites différences pour se retrouver dans les grandes lignes. Bravo pour avoir compris cela !

Ahmed Dini nous disait “d’éviter de devenir des paniers a crabes, qu’un chef cuisinier conduit a la cuisson. Avant même d’atterrir dans la marmite qui boue pour eux, insouciants ils se mordent et se découpent entre eux pour leurs querelles intestinales, au lieu de penser comment se libérer de la mort qui les attend au bout ”.

J’espère que la diaspora à qui vous avez fait appel saura vous entendre.
Il y a en Europe et ailleurs beaucoup d’énergies qui ne demandent qu’à être regroupéees et organisés pour la bonne cause.

Djibouti est un petit pays, avec une poignée de population et des richesses économiques suffisantes pour les besoins de tous ses enfants. C’est donc une honte de voir sa population mourir de faim ou manquer d’emplois.
L’ignorance et l’incapacité devant la chose publique ont conduit notre pays à la situation dans laquelle il se trouve aujourd’hui. Il est temps qu’on agisse et de libérer notre peuple qui mérite de vivre en paix et en harmonie chez lui.
Il est aussi temps qu’on mette fin à cette épidémie de discrimination qui a ravagé la Somalie et qui gagne du terrain dans notre petite république.
Les Djiboutiens ne dépassent pas en réalité les 600 000 habitants, et avec une bonne gestion de notre économie nationale, notre peuple pourrait jouri des conditions de vie aisée, d'être égaux devant le droit, le travail, l’enseignement et partout ailleurs.

Le peuple de Djibouti vit aujourd’hui quelque chose qu’il n’a jamais connu dans son passé : avoir faim et être dans l’incapacité matérielle d'aider sa famille et ses proches."

Yusuf M. Buha
(Concepteur d'un alphabet couchitique)

Mon, 24 Nov 2008 11:03:57 +0000 (GMT)

Uguta-Toosa, décembre 2008

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ADHEREZ A UGUTA-TOOSA

Carte d'adhésion de Uguta (Toosa)

 

(verso)

 

Uguta -Toosa, novembre 2008

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5. L’explosion sociale nous
entrainera-t-elle vers une guerre civile ?


Le fait s’est déroulé dans un quartier populaire, abritant le peuple d’en bas de Djibouti, exclut du système où la majorité de la population est concentrée, parmi laquelle on compte les plus des inactives. En effet, la fracture sociale dans notre pays s’est accentuée depuis l’intronisation du monarque Ismaël Omar Guelleh et outre les proches de sa Majesté, les nombres des exclu(e)s restent inquantifiables. Or, l’exclusion engendre la délinquance juvénile produisant à son tour l’insécurité.

Il est à préciser qu’à Djibouti il n’y a jamais eu des points de vente d’armes et que la détention de celle ci est un délit punissable par la loi. Ce fait demeure significatif du fractionnement entretenu par le régime pour mieux régner sur ces sujets.

C’était à la fin du mois d’Octobre, un commerçant, citoyen ordinaire, père d’une famille, issue de la communauté afar, s’est fait agressé gratuitement par des jeunes, dans son propre quartier, en plein milieu d’après-midi. L’homme s’est défendu bravement. Son fils étant averti, arriva sur le lieu de l’agression en voyant son père se battant avec plusieurs jeunes.
Deux communautés : l’une afar et l’autre somali commencèrent à se battre avec haine et sans états d’âmes.
Et à ce moment-là, un de jeunes sortit son arme, un revolver de 489g, et tira à bout portant. La balle troua la paume de la main droite du fils du commerçant et celui-ci tomba brutalement. La foule fût dispersée dans tous les sens car apeurée par le coup du revolver et surtout par le sang qui couvrait le sol.
Quant la Police arriva, les criminels (le jeune avait l’intention de tuer donc homicide volontaire) prirent la fuite et les victimes furent transportées en ambulance.

L’impossible est possible dans notre République bananière car deux gendarmes amenèrent le commerçant et son fils après l’hôpital, au Commissariat pour être entendus.

Après plusieurs heures, notre commerçant a été retenu au Poste de Police pour un délai non indiqué, son fils relâché. Il a fallu que les hauts responsables du système interviennent pour calmer la colère de la population et ordonner à la Police de libérer le commerçant. De part ce fait social, il a été constaté que pluseurs familles d’origine somali possèdent des armes chez elles. C'est un phénomène nouveau qu'il faut souligner et sur lequel nous tenons à informer nos concitoyens.

A qui la faute ? Au régime actuel qui a mis en place un système « d’Apartheid » pour régner durablement jusqu’à l’infini.

La solution ?

De sortir de cet climat de peur et de cet anonymat, en assumant haut et fort ses convictions politiques en soutenant physiquement voire financièrement les Partis Politiques tels Ugutta et la nouvelle organisation (Ali Coubba et Cassim Ahmed Dini ) ainsi que d’autres ... luttant pour l’alternance démocratique, la Justice sociale, et enfin pour que les communautés composantes de notre pays vivent ensemble dans la paix.

M. Ali Ahmed-Hamadou
Membre d'Uguta-Toosa


Uguta -Toosa, décembre 2008

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6. Autres commentaires relevés sur
le forum d' Arhotabba
www.arhotabba.com

 

Notre commentaire (Uguta-Toosa) :
Ces extraits émanent des internautes anonymes qui discutent sur le forum d'Arhotabba. Uguta-Toosa ne fait que les reprendre en l'état sans porter des jugements de valeur sur leur pertinence ou l'enthousiasme manifesté par certains à l'égard de notre initiative. C'est aux lecteurs de les apprécier à leur juste valeur.
Certains internautes feraient cependant mieux de suivre les actualités au lieu de se confiner dans des sujets complètement dépassés. Je les conseille de s'intéresser à la réalité et aux partis d'opposition qui existent sur la scène politique en se posant de bonnes questions : "Qui sont les partis politiques actifs ? Quel est le parti qui m'intéresse ? qui sont les hommes et les femmes qui défendent les mêmes valeurs que moi ?".
Ceux qui partagent notre vision et nos valeurs politiques, feraient mieux de nous rejoindre en mettant leurs énergies, leurs idées et leur intelligence au service d'une cause juste et d'un combat concret. (A.C.)

1.

Auteur : aysenno Date : 05/11/2008 à 17h46
" A quand la date du congres fondateur entre cassim et le dr Ali Coubba/Comment creer un parti a l exterieur alors qu a l interieur existe une guerrilla ; ou est kaddamy et pourquoi vous le laissez AVEZ vous compris que seul ce système comprend que le langage des armes ?

2.

Auteur : dabris Date : 06/11/2008 à 12h11
J'espère que l'idée de cassim et couba ne vas pas diviser la diaspora qui doit s'engager pour renforcer la lutte armée. n'était-il pas possible de se réunir avec les autres autour d'une plateforme pour soutenir la lutte armée ?

3.

Obama President. A QUAND UN PRESIDENT AFAR A DJIBOUTI ?

Auteur : esperons Date : 10/11/2008 à 00h34
Je pense que le Docteur Ali coubba peut etre un grand president comme Obama pour les djiboutiennes et djiboutiens. Vue tous les analphabets quand a comme gouvernement à djiboutiens.* INCROYABLEIl nous un grand changement, et tous les vieux au placart; ON ATTENDRA JUSQU' A QUAND?
Obama President. A QUAND UN PRESIDENT AFAR A DJIBOUTI ?Auteur : Ahmed Bilé Date : 16/11/2008 à 16h32
En politique pour obtenir quelque chose, il faut s'organiser surtout qu'en on est en face des barbare comme la famille Guelle Batal et consort. Un appel vous est lanc'e par Cassi Ahmed Dini et Ali Coubba, retrouvez vous la bas et proposez ce qui bon vous semble, quant a moi j'y vais aussi, et faites le savoir comme je l'ai fait de votre interet. Salut frere d'armes.

4.

Auteur : Hammadou hamad Date : 13/11/2008 à 13h29
Maacisse dardariinow, Gibdaabinak korsitnu waynam, tan xiso qikak, edde angaluk , yab hinna may abina edde asgalluuk edde gacnaama. Reedoonuy garbi soocaarok sa tut anee wayta yaagureen imi. Aguryal ayse weenik qidak ken maacisaanama. Qafar sinaamak gaca mara hinna, ken baaxo sinam baaxok gacta baaxo kaadu hinna. Away tan reedon boola kah lem nan linoh nan boola. Ken digaalneh sahitnek, hinnay umeyna kak qidnek korsitenno boolak. Away abnam amo gabaay, keenit abnam faylá.Aysennom asmatak, xiinik imbida.

5.

Auteur : Ahmed Bilé Date : 16/11/2008 à 16h36
Cher ami Xaylo, inutile de t'eparpiller. Un appel vous est lancé par Cassim Ahmed Dini et Ali Coubba. Allez les voir, vous verez peut etre plus clair ensuite.

6.

Auteur : Qaybile Date : 17/11/2008 à 15h34
Ambabbo et Xaylo arretez de faire de la mousse, on n'a plus le temps. Rejoingnez Cassim Ahmed Dini et Ali Coubba qui sont deja ensemble. Retrouvons nous la bas pour rallier Daher, Kadamy et Mahamed Daoud. Ce n'est qu'en s'unissant qu'on avancera. Si non c'est inutile de trop gesticuler, nous faisons le jeux du Dictateur.

7.

Auteur : Momo Date : 22/11/2008 à 17h50 - arhotabba.
" Ali Coubba est un homme respecte' de tous les Djiboutiens, il faut pas oublier les sacrifices de ce derniers pour améliorer l "Etat" djiboutienne. Il connait bien les rouages des nos institutions et c est avant-gardiste.Le charisme est une autre choses dans la situation actuelle que vit Djibouti, il faut un pragmaticien averti!Je pense qu’on est mal parti si on a qu’une vision du pays (ceele sinni kibaala=verite' implicte).Il faut une réorganisation sérieuse des partis, puisque le cancer de la fuite est tjrs present dans l exécutif.Depuis 1985, tous les réflexions (séminaires, réunions, discours...) ont profité rien que le regime dans la redistribution et dans la modernisation de nos institutions.Jouez bien vos cartes, mais surtout ne ns faites pas avaler que vs pouvez faire quelques choses sans le peuple.les problèmes que font face les partis, c est d avoir une stratégie commune et surtout les sens ethniques du bureau exécutif de tous les partis.Bref, il est nécessaire de continuer avec quel programme ou avec quel leaders, pour l instant il y a pas un qui peut regrouper tous les composantes de la population.Djibouti est un Issa, malheureusement, ce n est plus un Etat djiboutien selon les données et la lecture du situation.Lorsqu’ on parle de la marginalisation des afars, est ce que les afars même y sont pour quelques choses ? oui je dirai car il y a des travaux d Ali Coubba sur ca, c’est la période 70 et 80.finalement, la population souffre et personne veut blâmer le régime, mais au moins des braves Djiboutiens s intéressent comme Ali Coubba, donc donnons la chance au coureur, car on risque de dissiper ou de diluer nos efforts pour le bien de la nation. "

8.

Auteur : ROT Date : 25/11/2008 à 22h35-arhotabba
" Le Docteur Ali Coubba est un "De Gaulle" pour sa résistance contre ce régime autoritaire et sanguinaire et un "Obama" pour le changement et l'espoir qu'il suscite à la nouvelle génération."

Uguta-Toosa, décembre 2008

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7. The Djiboutian Vulture Strikes Again

Djibouti’s rulers, including President Ismail Omar Guelleh, like to portray themselves as people who deeply care about the plight of their fellow Somalis. But this is far from the truth. On the contrary, Djibouti¢s government has not only contributed to the Somali tragedy but has followed a ruthless policy of taking advantage of the desperate situation of Somalis. There is a word for someone who engages in such behavior : vulture. Djibouti¢s rulers are such vultures. Here are some of the vulture-like behaviors that they have engaged in since the early days of their independence:
1. Djibouti orchestrated a peace deal between Ethiopia and Somalia whose aim was to crush the SNM resistance to Barre¢s regime, which actually resulted in a bigger war and a huge number of deaths.
2. Djibouti handed back to Somalia¢s dictator, Mohammed Siyad Barre, refugees who fled to its territory and many of those refugees were subsequently murdered by Barre¢s regime.
3. Djibouti created a guerrilla movement that claimed Somaliland territory.
Someone might say all of that was in the past, what does it have to do with now? So, let us look at some of Djibouti¢s more recent actions. A couple of days ago, Djibouti issued an order in which it closed Somaliland¢s office in Djibouti and instructed Somaliland¢s representative to leave Djibouti within 72 hours. Although Djibouti¢s government has not cited the reason for its draconian action, most observers of Djibouti/Somaliland relations attribute it to Somaliland¢s refusal to agree to an arrangement in which livestock exported from Somaliland¢s port of Berbera would have to go through Djibouti before it reaches its final destination in Saudi Arabia. Somaliland, of course, did the right thing in refusing such an arrangement, because agreeing to it would mean the permanent transfer of Somaliland¢s livestock trade to Djibouti. Being the vultures that they are, however, Djibouti¢s rulers thought that Somaliland is so weak that it could not resist and would have to accept Djibouti¢s naked attempt to take over its livestock trade. But Djibouti miscalculated, as it has done so many times, and Somaliland rejected Djibouti¢s attempt to marginalize it. Djibouti¢s reaction was to immediately close Somaliland¢s office in Djibouti.
This is the second time that Djibouti has closed Somaliland¢s office in Djibouti after some disagreements between the two countries. The first time was in the year 2000. Djibouti closed Somaliland¢s office at the time, in reaction to Somaliland¢s refusal to be involved in Djibouti¢s Arta Conference for Somalia, a conference that Somaliland¢s government saw as contrary to Somaliland¢s interests. Thus both times, Djibouti engaged in predatory behavior and expected Somaliland to acquiesce, and when Somaliland refused, Djibouti resorted to radical and undiplomatic action.
Somaliland did not take any action against Djibouti the first time Djibouti closed Somaliland¢s office. This time however, Somaliland should reciprocate by withdrawing any security cooperation, especially along the border. Such a step will also get the attention of the United States who should be concerned about the safety of their personnel in Djibouti. Up to now, Somaliland has made strenuous efforts in securing the border with Djibouti, but Somaliland¢s efforts have not garnered any appreciation on the part of Djibouti or the United States. Withdrawal or suspension of Somaliland¢s security cooperation with Djibouti, should have a sobering effect on Djibouti and, to some extent, the United States.
In their past and present actions, Djibouti’s rulers, especially Ismail Omar Guelleh, have shown that they are a bunch of vultures on the prowl for someone to take advantage of. What Djibouti seems not to know, or is ignoring, is that Somaliland has defeated bigger and more dangerous vultures from the south, let alone the mediocrities that run Djibouti.

Source: Somaliland Times

Uguta-Toosa, décembre 2008

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8. L'Ethiopie annonce son retrait complet de Somalie "d'ici la fin de l'année"

ADDIS ABEBA (AFP) — L'Ethiopie a annoncé à l'Union africaine (UA) et à l'ONU que ses troupes seraient complètement retirées de Somalie "d'ici la fin de l'année", plaçant la force de paix africaine sur place dans une situation difficile face aux extrémistes islamistes.
"Dans une lettre envoyée le 25 novembre au président de la Commission de l'Union Africaine (UA) Jean Ping et au secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, le ministère des Affaires étrangères a donné des détails de ses projets en Somalie", a déclaré vendredi à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères éthiopien, Wahide Belay.
"Le ministre des Affaires étrangères Seyoum Mesfin a affirmé que l'Ethiopie avait décidé de se retirer d'ici la fin de l'année", a-t-il ajouté.
"Nous sommes parvenus à la conclusion qu'il est inapproprié pour l'Ethiopie de maintenir ses troupes en Somalie. Nous avons fait notre travail et en sommes fiers, mais les attentes que nous avions placées dans la communauté internationale ont été déçues", a expliqué M. Wahide.
"Cela dit nous avons l'intention de nous retirer de manière responsable", a-t-il indiqué, "nous avons la conviction qu'il ne doit pas y avoir de vide, et une option aurait été le déploiement complet de l'Amisom, mais sa réalisation a rencontré des difficultés".
Il a également évoqué les problèmes politiques somaliens, citant les divisions au sein du gouvernement somalien de transition (TFG) et "la réconciliation nationale entre le TFG et l'opposition qui avance très doucement malgré tous nos efforts".
Le corps expéditionnaire éthiopien en Somalie, dont l'effectif n'est pas connu officiellement mais estimé à plus de 3.000 hommes, sert de force de protection de la mission de paix de l'UA (Amisom) déployée à Mogadiscio.
Selon un accord signé fin octobre à Djibouti entre le gouvernement somalien de transition et son opposition, dominée par les islamistes modérés, les troupes éthiopiennes déployées en Somalie devaient se retirer de certaines parties des villes de Beledweyne (centre) et de Mogadiscio avant le 21 novembre et de tout le pays d'ici début 2009. Il a commencé à être appliqué dès le 17 novembre.
Mais l'accord a été catégoriquement rejeté par les Shebab, des combattants islamistes extrémistes qui mènent des attaques meurtrières quasi-quotidiennes.
Au cours d'une conférence de presse jeudi, Jean Ping, interrogé sur la possibilité d'un retrait éthiopien de Somalie, avait estimé qu'il s'agissait "d'un scénario possible, un scénario catastrophe..."
"Si le TFG continue de se quereller, que ceux qu'on est venu aider ne s'entendent pas, les Ethiopiens envisagent de se retirer purement et simplement, et nous savons que certaines troupes africaines dans ces conditions menacent, elles aussi, de se retirer", avait-il déclaré.
"Mais ce n'est pas le seul scénario et nous pensons que si les Somaliens arrivent à une entente, les Ethiopiens, même en se retirant, resteront de l'autre côté de la frontière et interviendront en cas de besoin", avait-il estimé.
Il a espéré qu'"à ce moment-là, les troupes de l'Amisom resteront mais nous allons demander d'accroître leur nombre. (...) Nous avons demandé aussi au Conseil de sécurité de l'Onu d'intervenir le plus vite possible".
Un responsable onusien interrogé par l'AFP a confirmé la réception de la lettre de M. Seyoum.

L'Amisom comprend des contingents burundais et ougandais pour un effectif total de 3.400 hommes, mal équipés et présents seulement dans la capitale Mogadiscio depuis mars 2007.

L'armée éthiopienne était intervenue en Somalie officiellement fin 2006. Le régime d'Addis Abeba avait alors argué que les islamistes, qui contrôlaient une partie de la Somalie, représentaient une menace pour l'Ethiopie.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jOsDatLF8MNRVu6J-_O8bHLNHpZg

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L'Humanité :
http://www.humanite.fr/2008-11-14_International_La-guerre-annoncee-du-president-Guelleh

9. La guerre annoncée du président Guelleh


Djibouti. Mohamed Kadamy est le dirigeant djiboutien du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie, principale force d’opposition à la dictature.
Le chef de l’État s’est donné trois semaines pour déclencher un nouveau conflit dans une Corne de l’Afrique (Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Somalie) déjà à feu et à sang. Parlant du différent frontalier entre son pays et l’Érythrée, le président djiboutien Omar Guelleh annonçait au Conseil de sécurité, le 23 octobre dernier, un nouveau et prochain (« un délai d’environ trois semaines », précisait-il à des auditeurs quelque peu effarés) conflit armé dans une Corne de l’Afrique qui en connaît déjà de multiples. Selon lui, « l’inaction » de la communauté internationale « ne laisserait qu’un seul choix à mon pays, celui de la guerre ». Un conflit ouvert est-il inéluctable à brève échéance ? Mohamed Kadamy, dirigeant du FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie, l’une des principales composantes de l’opposition à la dictature en place), répond aux questions de notre journal.

Les propos du président Guelleh semblent avoir pris au dépourvu et les pays de la Corne et le Conseil de sécurité. Comment les expliquer ?

Mohamed Kadamy. Le 16 avril, on assistait à une brutale volte-face du pouvoir envers l’Érythrée accusée d’incursion sur le territoire djiboutien. Une campagne médiatique et diplomatique était déclenchée, suscitant les condamnations de l’Érythrée par plusieurs organismes - internationaux (ONU, UA, Ligue arabe). Dans la foulée, le gouvernement Guelleh concentrait ses forces à la frontière. Or il apparaît aujourd’hui que le gouvernement djiboutien a été à l’origine de cette tension artificiellement gonflée. Ce qui a provoqué les réticences, voire l’hostilité, de certains dirigeants militaires.

Le 10 juin, des accrochages faisaient plusieurs dizaines de morts dans les rangs des - soldats djiboutiens, les chiffres concernant l’armée érythréenne demeurant inconnus. Djibouti accuse son voisin d’avoir pénétré sur le territoire national du côté de Doumeira. L’Érythrée, elle, assure n’avoir aucune revendication territoriale. Une commission d’établissement des faits a été envoyée par les Nations unies. Dans son rapport remis le 17 septembre au Conseil de sécurité, elle admet le « caractère imprécis » des documents officiels de la période coloniale sur le tracé des frontières. Il semble que le seul litige sérieux concerne l’île (inhabitée) de Doumeira (à l’entrée du détroit de Bab el-Mandab), lequel peut facilement faire l’objet d’un arbitrage international. La déclaration du 23 octobre est d’une irresponsabilité inouïe, et révélatrice de l’état d’esprit du chef de l’État très peu soucieux de la vie des soldats djiboutiens, compte tenu du rapport des forces.

Pourquoi une telle pratique de la fuite en avant ?

Mohamed Kadamy. Ce comportement n’est pas sans évoquer celui du président géorgien attaquant l’Ossétie du Sud en se pensant fort du soutien des États-Unis. Guelleh se croit intouchable du fait des bases états-uniennes et française chez nous.

Cette crise risque d’amplifier les problèmes majeurs auxquels est confronté le régime djiboutien sur le plan intérieur. Déclenchée en avril, la manoeuvre coïncidait avec l’échéance de l’engagement pris le mois précédent d’une augmentation des soldes, suite à un mouvement de mutinerie à Tadjourah (nord de Djibouti). Le malaise persiste dans l’armée. Le commandant de la caserne d’Obock, Saïd Awaleh, est emprisonné à Gabode pour avoir critiqué cette politique guerrière. Des dizaines de déserteurs abandonnent la frontière et trouvent parfois refuge auprès des groupes organisés par le FRUD. Le jour même où Guelleh faisait sa déclaration au Conseil de sécurité (23 octobre), une délégation de son gouvernement, conduite par le premier ministre, se rendait à Tadjourah pour menacer les chefs coutumiers et les populations civiles de représailles s’ils ne dénonçaient pas les actions et les militants du FRUD. Une confirmation involontaire du caractère incontournable de celui-ci et de sa capacité à constituer une force d’alternative à un régime englué dans ses contradictions.

Mais il reste les présences militaires américaine et française…

Mohamed Kadamy. Dans une Corne de l’Afrique à feu et à sang, les présences militaires occidentales ne sont pas toujours synonymes de stabilité. La Somalie est toujours en proie au chaos, avec un drame humanitaire sans précédent. Le dernier accord signé mi-octobre entre une faction de l’Alliance pour la « re-libération » (selon le terme anglais utilisé) de la Somalie et le gouvernement fédéral de transition s’est révélé être une monnaie de singe. Toutes les interventions extérieures ont été un fiasco compliquant davantage l’imbroglio somalien… Par ailleurs il serait hasardeux pour la France et les USA d’encourager l’actuel comportement belliqueux du président Guelleh.

Propos recueillis par Jean Chatain

Uguta-Toosa, décembre 2008

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10. Somalie. La communauté internationale doit se saisir de l’occasion qui lui est donnée d’établir
les responsabilités et de rendre justice

Déclaration publique
Index AI : AFR 52/019/2008 (Public) - ÉFAI http://www.amnestyinternational.be/doc/article13857.html

Amnesty International a salué ce jeudi 27 novembre 2008 l’appel lancé par les deux parties aux négociations de Djibouti sur la Somalie en faveur de la mise en place d’une commission internationale d’enquête sur les crimes de guerre et autres violations des droits humains perpétrés en Somalie, ainsi que de la création d’un tribunal spécial chargé d’enquêter sur les faits et de poursuivre les auteurs présumés de ces violences.
Les représentants du gouvernement fédéral de transition de Somalie et l’Alliance pour la seconde libération de la Somalie basée à Djibouti ont donné leur accord pour la mise en place de ces mécanismes de justice le dimanche 23 novembre. Les attributions et le champ d’application de la commission d’enquête et du tribunal spécial chargé de juger les auteurs présumés d’atrocités restent à déterminer par un groupe de travail mis en place par les deux parties.
Il est impératif que cet accord soit suivi d’effets rapidement. La conduite de cette enquête ne sera pas facile, la situation étant extrêmement instable en Somalie en termes de sécurité. Toutefois, cet accord offre une occasion de briser le silence entourant les atteintes aux droits humains en Somalie. C’est ce silence et le manque de responsabilisation qui ont permis que de telles violations – notamment des activités criminelles telles que les prises d’otages et la piraterie connaissent un tel essor en Somalie.
L’anarchie régnant en Somalie continue de se traduire au quotidien par des homicides, des viols et des actes de harcèlement. Elle est également à l’origine du déplacement forcé de plus d’un million cent mille personnes depuis janvier 2007. La communauté internationale ne doit pas laisser passer cette occasion. L’impunité règne en Somalie depuis dix-neuf années – le temps est venu de mener des enquêtes, de donner des noms et de demander des comptes aux auteurs de ces actes.
L’annonce de l’avènement de la justice en Somalie devrait avoir une influence sur la conduite des parties au conflit et faire cesser les attaques contre des civils – mais la menace que fait planer la justice sur les auteurs de tels crimes perdra de son effet si l’on attend que la sécurité soit assurée sur le terrain avant de démarrer les enquêtes.
Amnesty International a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à mettre en place une commission d’enquête sur les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres atteintes aux droits humains perpétrés au cours du conflit en Somalie. Les agences concernées des Nations unies et la communauté internationale doivent faire le nécessaire pour préparer la mise en place de cette commission et assurer son indépendance et son impartialité, en veillant à ce qu’elle dispose des moyens financiers et des ressources nécessaires pour mener à bien son mandat, avec le maximum de coopération de toutes les parties concernées.

Complément d’information

Les pourparlers de Djibouti sont un processus de négociation entre le gouvernement fédéral de transition de Somalie et l’Alliance pour la seconde libération de Somalie basée à Djibouti. Ils sont présidés par Ahmedou Ould-Abdallah, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et facilitateur.

Uguta-Toosa, décembre 2008

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11. Mme Khadra Haida : la première dame de Djibouti joue au petit soldat recruteur

.2. M. Ismail Omar Guelleh (son mari) ................1. Mme Khadra Haid, première dame de Djibouti ----...........

Je vous disais que notre pays faisait face à un processus de "somalisation" rampante. Est-il inéluctable ? Je ne le pense pas. Tant que nous lui opposerons une résistance organisée par la parole ou l’action, une telle horreur ne se produira pas. Mais, au-delà de cette profession de foi de notre parti politique, ce syndrome, résultat de la mauvaise gestion de l'administration nationale, métastase de multiples intérêts égoïstes, conduit en général à l'effondrement de l'appareil d'Etat et à la disparition de ses institutions. Il est déjà à l'oeuvre à Djibouti. Malheureusement, les agissements tout récents du régime djiboutien viennent aggraver les choses. Sous prétexte de faire face à un hypothétique conflit avec le voisin érythréen, le dictateur djiboutien recrute à tire-larigot les mercenaires somalilandais. Cette fois, sous la férule de la première Dame de Djibouti, Khadra Haid. Une estafette de charme pour endormir les autorités somalilandaises.

Les implications de ce recrutement transcendent l’aspect purement militaire. En outre, il a une dimension politique, sociale et démocratique, qui lézardera un peu plus l’unité nationale. Transformée en petit soldat recruteur, Mme Khadra Haid est épaulée par des militaires et des commerçants issak et gadaboursi.

Qui est Mme Khadra Haid ?

L'entrée fracassante de Mme Khadra Haid, dans la vie politique djiboutienne, défraie la chronique depuis bientôt neuf ans. Lors du premier mandat de son mari (1999-2005), elle chapeautait les activités humanitaires. Ses apparitions étaient assez discrètes mais depuis elle tente de rattraper le temps perdu. On ne parle que de ses frasques. Entre autres, elle licencie abusivement des fonctionnaires qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Son dictateur d'époux a trouvé sur qui se reposer en matière de cruauté. En privant le père de famille des moyens qui lui permettent de nourrir leurs enfants, il est condamné à la misère et à la déchéance morale. Il se peut qu'à ses yeux, cela soit interprété comme une oeuvre de bienfaisance.
Des agents de renseignement seraient directement rattachés aux services de Mme Khadra Haid. Elle a son mot à dire dans la promotion des hauts fonctionnaires. Dans une dictature, tout est possible à condition d'être enrôbé dans un semblant de légalisme. Dans une dictature tribale, rien n'est impossible.
Une rumeur persistante court sur le fait qu'Ismail Omar Guelleh se désintéresse des affaires publiques. Il passerait le plus clair de son temps à lire les rapports confidentiels émanant de sa police politique. Son métier d’origine dans lequel il excelle ! Ce qui laisse à Khadra Haid la liberté d’agir à sa guise. Depuis l'été dernier, elle s’est improvisée "commandant" de l'armée djiboutienne. Nous troupes stationnant à proximité de Ras-Doumeira seraient, nous dit-on, déprimées et démoralisées. Peut-être par manque de khat ? Peut-être les militaires sentant venir la fin de ce régime impopulaire ne veulent pas tout simplement pas mourir pour une cause absurde ? La première dame, experte à sonder la psychologie des soldats, soutient que les Djiboutiens manquent de combativité et de courage. Pour faire face à l'armée érythréenne, elle ne voit qu’une seule solution. Adopter la stratégie qui a fait ses preuves en Somalie. "Appelons à la rescousse les Issak (les membres de son clan) et les Gadabouri du Somaliland", propose-t-elle.
Le travail de recrutement a déjà commencé.

Mme Khadra Haid : une tribaliste forcenée

La communauté issa reproche à la première dame de Djibouti d'assurer la promotion exclusive de ses proches et de sa tribu (issak). La communauté afar, cassée par la misère économique, n'a pas le temps de gloser sur les caprices de la dame. Celle-ci, pour se donner une image de générosité, n'hésite pas à distribuer de l'argent à des nécessiteux. Une pratique popularisée par son mari.
Pendant ce temps, la communauté issak exulte (sauf les vétérans djiboutiens du MSN qui eux savent que le favoritisme tribal génère tôt ou tard des regrettables conséquences). Nous vivons l'âge d'or de la bêtise et de l'argent facile. Sur le terrain de népotisme, elle est servie avec générosité. Jamais autant de fonctionnaires issak n’avaient obtenu en si peu de temps des promotions aussi nombreuses dans la fonction publique djiboutienne ! Certains le méritaient sans doute.
La première dame met bouchée double. Pour promouvoir ses cousins, elle se prête à toutes les outrances. Dès qu'il y a un poste de haut fonctionnaire à pourvoir ou un officier supérieur à remplacer, elle avance systématiquement les noms de ses proches. Il serait sans doute malvenu de l'accuser d'inaugurer des pratiques inacceptables. Depuis trente un ans, que font les chefs d''Etat djiboutiens (Hassan Gouled et Ismail Omar) ? Ils ont montré la voie en pratiquant un tribalisme délirant au profit de leur tribu, les Issa. Peut-on en vouloir à Mme Khadra, à une femme, qui ne brigue d’ailleurs aucun poste de responsabilité au sein de l'Etat ? Elle se laisse griser par des jeux politiques (somme toute innocents à ses yeux). A tout moment, s’il les juge dangereux, son mari pourrait y mettre un terme. Or, les choses ne sont pas aussi simple. La guerre n'a rien à voir avec des marivaudages. Par ailleurs, la vérité est que Ismail Omar Guelleh semble avoir donné, dans la gestion de l’Etat, carte blanche à Khadra Haid. La dame joue avec le feu… et les canons !

La première dame de Djibouti « fait » de la politique à la djiboutienne

Grâce aux prébendes, enveloppes de billets de banque et promotions arbitraires, Khadra Haid s'est assurée des allégeances et des réseaux non négligeables dans le pays. En outre, elle cultive l'image d'une femme moderne, ouverte et généreuse. Cette image fait fureur dans le milieu féminin qui est bon public en la matière. Sauf qu’elle multiplie des promesses qu’elle ne tient pas. Malheureusement, la générosité de la première dame n'a pas bonne presse auprès d'une partie de la population, excédée par les extravagances de son mari en matière de distribution des enveloppes de billets de banque. Les Djiboutiens veulent du travail et un salaire gagné, d’une manière honnête, à la sueur de leur front. Ils désirent apprendre à pécher et non à recevoir de temps en temps un poisson ! Est-ce trop demander, lorsqu'on voit, d'une part cette générosité moyenâgeuse et condescendante dont fait montre la présidence, et d'autre part, l'administration entretenir des fonctionnaires fictifs ou gaspiller des millions de francs de Djibouti pour acheter du khat aux frais de l'Etat ? Il est vrai que la générosité ne coûte pas lorsque l'argent distribué ne vous appartient pas !

Khadra Haid, petit soldat recruteur à Londres (septembre 2008) et en Somaliland

Fin septembre 2008, Mme Khadra Haid a séjourné à Londres (Angleterre). Là, elle a réuni la communauté issak de Londres afin de la sensibiliser sur la question économique et politique de Djibouti. Elle a abordé les points suivants :
- l’état de guerre entre Djibouti et l’Erythrée ;
- l'effort de guerre dans lequel la république de Djibouti est engagée. Sur ce point, a-t-elle dit le soutien de la communauté issak de Londres serait la bienvenue) ;
- l'appel aux entrepreneurs issak pour investir à Djibouti. (Elle a tenu à souligner que la république de Djibouti était un pays vierge. Les entrepreneurs issak ne seraient pas concurrencés par les Afar et les Issa, des piètres hommes d’affaires. Des propos que l'on ne peut pas ne pas partager même si les Afar sont privés des moyens d’entreprendre quoi que ce soit).
- l'appel aux jeunes Issak pour qu’ils s’enrôlent dans l'armée nationale. (La première dame de Djibouti a promis que chaque engagé recevra un don de 300$ au départ, puis il touchera un salaire mensuel de 150$ par mois. Après son service, il bénéficiera de la carte d'identité djiboutienne).

Drôle de façon dé protéger l'intégrité de notre souveraineté nationale. Cette façon de procéder rappelle la politique d'intégration des Issa d'Ethiopie en 1991-1994, consécutive à l'insurrection du FRUD. La garde présidentielle comprend justement des recrues issues de cette époque. Elles ont obtenu la nationalité djiboutienne pour avoir tué nos compatriotes afar.

Les principaux lieutenants de Mme Khadra Haid

A Djibouti et en Somaliland, aux côtés de l’émissaire de charme qu’est Mme Khadra Haid, d’autres personnalités oeuvrent en coulisse. Experts militaires, politiques et commerçants y sont impliqués.

Le volet économique, destiné à encourager les entrepreneurs issak de venir investir à Djibouti, est confié à Djama Haid, frère de la première dame du pays. Ce monsieur est également président de la Banque centrale de Djibouti, poste stratégique s'il en est. L'intéressé a de l'expérience dans le domaine des investissements fictifs et de blanchiments d'argent. Pendant longtemps, il jouait l’intermédiaire dans les spéculations immobilières auxquelles se livraient les ministres véreux de Hassan Gouled.

Trois autres émissaires (deux commerçants et un ministre) se démènent entre Djibouti et le Somaliland pour superviser l'opération de recrutement. Parmi ceux-là, il faut souligner le rôle particulier alloué à l'actuel ministre de l’Agriculture, Said Barkat. Il supervise le recrutement des Gadabouri effectué à Borama, en Somaliland. Ce fait est à rapprocher du processus de "somalisation" dont nous parlions plus haut au sujet des Issa d’Ethiopie. Apparemment les autorités somalilandaises ferment les yeux. Après tout, leur « cousine » mérite qu’on lui prête oreille. De plus, la corruption des intermédiaires est facile dans un pays où la liberté commerciale n’a pas de limite.
Les deux commerçants cités dans l'opération de recrutement sont Bacsané (entrepreneur d'accessoires de voitures) et Yusuf Tani (patron de l'Hôtel d'Europe).
En tout cas, les responsables issak et gadaboursi s’empressent d’exprimer leur loyauté au régime, alors que celui-ci les traite en citoyens de seconde zone. Dans le passé, il n’a pas hésité à torturer quelques personnalités sorties de leurs rangs, question de leur montrer qui est le maître à Djibouti.

Trois colonels de l'armée djiboutienne supervisent ce mercenariat : Mohamed Absieh (un cousin de Khadra Haid) et Mohamed Djama (membre de la Garde républicaine) et Abdo Jabbar (Force d'action d'Arta). Le premier est l'ancien commandant des troupes stationnant à Dikhil. Il a bénéficié d'une formation de deux ans à l'école de guerre de Paris. A son retour, il a été pressenti pour remplacer le général Zakaria décédé.

Une pièce supplémentaire dans la « somalisation » de notre pays

Loin d'être un caprice de la première dame, le recrutement des mercenaires somalilandais a le feu vert du chef de l'Etat djiboutien. Engagé dans son délire de "somaliser" démographiquement le pays, il laisse à son épouse issak le soin de séduire et de calmer les suspicions des autorités somalilandaises. Hargeisa, il est vrai, a mille et une raisons de ne pas faire confiance à Ismail Omar Guelleh. Faire un geste courtois à une "soeur" issak paraît de bon aloi.

Pour peu que l'on se souvienne des horreurs de la politique « des clans et des tribus" en République de Somalie, il y a de quoi s'inquiéter. Mme Khadra Haid ne ferait-elle pas mieux de s’adonner à la gestion des fortunes colossales, volées ou détournées par son mari, qui sont avantageusement placées en Afrique du Sud et en Ethiopie ? Si elle veut se tenir loin de l’argent de la corruption, une tâche plus noble ne consisterait-elle pas à adoucir la misère de ses compatriotes dans le sud et ... dans le nord de Djibouti ? Il ne faut pas oublier que les Obockois, les Tadjouriens et les Dickilois sont des djiboutiens.

D'autre part, l'immixtion des Somalilandais sur la scène politique risque de transformer la présence discrète de ces deux communautés nationales (Issak et Gadaboursi) en un abcès de fixation. Quoique manipulées comme les autres groupes par l'intermédiaire de leurs représentants fantoches, elles demeuraient en marge des délires tribaux cultivés par les présidents djiboutiens. En effet, ni Hassan Gouled ni Ismail Omar Guelleh n'avaient jusqu'à présent réussi à égratigner l'image de citoyens sans histoires qu'ils préservaient. Avec Khadra Haid, une nouvelle page s’ouvre dans la « somalisation » du pays. Rappelons toutefois que cette tendance était déjà affichée par Ismail Omar Guelleh. Pour preuve nous avons l’afflux des commerçants, des terroristes et des faux réfugiés somaliens qui sont tous munis de passeport djiboutien. Nombre d'entre eux ont leur entrée à la présidence. Le passeport djiboutien donne lieu tôt ou tard à la citoyenneté djiboutienne.

La communauté afar rejette les naturalisations arbitraires des Issa d’Ethiopie. Acceptera-t-elle celles des Somalilandais ? Pour l’instant, elle n’a pas le choix. Mais, en définitive, nous pensons que cette politique suicidaire risque de nuire à tous les citoyens djiboutiens. C’est un des symptômes de la « somalisation » que nous combattons et aucune communauté ne peut le conjurer en cultivant l’isolement ou en ressassant ses frustrations.

M. Ali Coubba
Président de Uguta-Toosa

Uguta-Toosa, décembre 2008

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12. Nouvelle plainte contre trois chefs d'Etat africains en France

(Mardi 2 décembre, 18h37
http://fr.news.yahoo.com/4/20081202/tts-france-justice-afrique-plainte-ca02f96.html
)

Commentaire de Uguta-Toosa : Il faut que les ONG djiboutiennes pensent également à porter plainte contre le chef d'Etat djiboutien, Ismail Omar Guelleh, pour les malversations et le patrimoine financier qu'il possède en Europe et en Afrique du Sud. Le mieux serait bien entendu que l'opposition djiboutienne parvienne d'abord à le déloger, ensuite il sera aisé de déposer un mandat international pour "vols, corruption et autres crimes commis contre le peuple djiboutien". En matière de crimes et d'assassinats de civils perpétrés par Ismail Omar Guelleh, on peut rassembler un dossier aussi volumineux que lui. La plainte visera bien sûr certaines personnes de son entourage.

Une plainte avec constitution de partie civile visant le patrimoine immobilier en France de trois chefs d'Etat africains a été déposée mardi à Paris pour "recel de détournement de fonds publics" par deux associations et un citoyen gabonais.

Cette procédure, qui dure depuis un an et demi, vise les présidents du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Guinée équatoriale, trois pays pétroliers. (OMAR BONGO – DENIS SASSOU NEGESSO - TEODORO OBIANG NGUEMA MBASSOGO)
Une plainte avec constitution de partie civile entraîne quasi-automatiquement la désignation d'un juge d'instruction. Le président du Gabon, Omar Bongo, a aussitôt annoncé par l'intermédiaire de son avocat français, Me Patrick Maisonneuve, qu'il allait riposter par une autre plainte en diffamation. (...)
Les deux Organisations non gouvernementales plaignantes, Transparence International France et Sherpa, estiment dans un communiqué que les présidents n'ont pu acquérir grâce à leurs salaires le colossal patrimoine immobilier détenu en France.
"Il n'y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n'a pu être constitué grâce aux seuls salaires et émoluments de ces chefs d'Etat, au sujet desquels il existe de sérieuses présomptions de détournements de fonds publics", écrivent-elles.

DEUX PLAINTES DÉJÀ CLASSÉES SANS SUITE

Deux premières plaintes dites "simples" avaient été déposées auprès du parquet sur les mêmes faits en mars 2007 et juillet 2008. Le procureur les a classées sans suite, estimant que les indices d'infraction étaient insuffisants. Outre Omar Bongo, sont visés le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, et celui de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbassogo. Les plaignants s'appuient sur les résultats d'une enquête préliminaire de police diligentée par le parquet en 2007 qui a établi un état des biens détenus par les trois chefs d'Etat.
Le rapport de police répertorie 39 appartements, hôtels particuliers et maisons, 70 comptes bancaires et neuf voitures possédés en France par Omar Bongo, au pouvoir depuis 41 ans, et ses proches.
Selon la police, le président gabonais possède en propre 17 propriétés immobilières, dont un hôtel particulier près des Champs-Elysées acquis pour 18,875 millions d'euros en juin 2007. Il a en outre deux appartements avenue Foch de 88 et 210 m2 et un autre de 219 m2 dans le XVIe arrondissement de la capitale.
Sur la Côte d'Azur, il détient deux appartements de 170 m2 et 100 m2, et trois maisons dont une de 176 m2.
Omar Bongo a été l'un des premiers chefs d'Etat reçus officiellement par Nicolas Sarkozy à Paris après son élection.

Denis Sassou Nguesso
, revenu au pouvoir à Brazzaville en 1997 après une guerre civile, possède de son côté, selon la police, 24 propriétés et 112 comptes bancaires en France. Il a une maison de 485 m2 au Vésinet (Yvelines) et un logement de neuf pièces dans le XVIIe arrondissement de Paris acheté 2,47 millions d'euros. Un hôtel particulier de sept pièces avec piscine à Neuilly a été acquis pour 3,15 millions d'euros en 2006 par sa fille cadette Julienne.

Teodoro Obiang
possède plusieurs voitures de luxe, dont trois Bugatti, et un logement.
Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser

Les déclarations du secrétaire d'Etat à la Coopération (Jean-Marie Bockel) avaient déplu au président gabonais. Elles lui ont coûté son poste.

 

Omar Bongo a eu la peau de Jean-Marie Bockel
(Par David Servenay | Rue89 | 20/03/2008 | 17H17)
http://www.rue89.com/2008/03/20/omar-bongo-a-eu-la-peau-de-jean-marie-bockel?page=1

Commentaire de Uguta-Toosa : Dans cet article, nous apprenons que Omar Bongo, ayant demandé la tête de Jean-Marie Bockel et l'avait obtenu sans coup férir. Ce dernier avait osé dire : "L’un des premiers freins au développement, c’est la mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l’incurie de structures administratives défaillantes, la prédation de certains dirigeants ". Du moins c'est la version parisienne et française. Le ministre de la Coopération français en avait rajouté d'autres joyeusetés qui ne plurent pas les dictateurs africains. (Lire la suite de l'article et notre commentaire final)

"Quand le baril est à 100 dollars et que d’importants pays producteurs de pétrole ne parviennent pas à se développer, la gouvernance est en question".
"Quand les indicateurs sociaux de ces pays stagnent ou régressent, tandis qu’une minorité mène un train de vie luxueux, la gouvernance est en question".
"Que deviennent ces revenus pétroliers ? Pourquoi la population n’en bénéficie-t-elle pas ? Est-il légitime que notre aide au développement soit attribuée à des pays qui gaspillent leurs propres ressources ?
"

Devant les journalistes, Bockel avançait un message très clair : fini les liens occultes des coulisses franco-africaines, vive la transparence ! Le secrétaire d'Etat à la Coopération appelait même à renforcer les mécanismes d'évaluation des programmes d'aide, en les conditionnant à la \"bonne gouvernance\". Une idée pas vraiment neuve (voir le discours mitterrandien de la Baule en… 1990), mais pas forcément inutile.
Dans l'après-midi de ce mardi 15 janvier, le secrétaire d'Etat fait un addendum public à son discours où -détail important- il n'a pas lâché un seul nom. Dans un entretien au Monde, Jean-Marie Bockel cite un nom, un seul, celui du \"président du Gabon\". Badaboum ! Au Palais du bord de mer, le sang du \"sage\" Omar Ondimba Bongo ne fait qu'un tour. A tel point qu'un communiqué officiel du conseil des ministres rappelle, le 17 janvier, à la France les règles de bienséance :
\"De tels propos ne peuvent être mus que par l'ignorance des réalités de la coopération franco-africaine. Aussi, le gouvernement gabonais marque-t-il sa surprise face au constat suivant : à savoir que, depuis l'arrivée à la tête de la France du président Nicolas Sarkozy, soient véhiculés a un tel niveau de responsabilité des clichés méprisants faisant des Etats africains de vulgaires mendiants sollicitant sans fin l'aumône de la France.
\"Le Gabon s'étonne de cette attitude d'autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques avec notre pays depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs.\"

En coulisse, le syndicat des chefs d'Etat africains s'organise. Bongo, Sassou (président du Congo) et Biya (président du Cameroun) prennent leur téléphone pour réclamer à Nicolas Sarkozy la tête de l'impétrant. Les jeux sont faits.
"Tuer les petites pratiques moribondes et renouveler le dialogue avec les Africains\"

Deux mois plus tard, la sanction tombe, alors même que le flamboyant Bockel s'est ravisé. D'ailleurs, le secrétaire d'Etat à la Coopération faisait preuve d'une grande modération dans sa volonté de \"rupture\", misant sur la volonté du président de la République : "Pour faire évoluer les choses, on peut provoquer le conflit. Ma méthode est différente, forte et pédagogique, non idéologique. Il s'agit de conditionner notre aide à une bonne gouvernance, faire comprendre à l'opinion et aux dirigeants que ce serait plus efficace".

"Le moment est venu d'une piqûre de rappel pour aller plus loin dans la démarche de rupture et mettre nos principes en actes. Tuer les petites pratiques moribondes et renouveler notre manière de dialoguer avec les Africains. Le Président sera en Afrique à la fin de février : c'est le bon moment.\"

(…) Jean-Marie Bockel a-t-il été victime d'un reportage de France 2 ?

Un reportage diffusé sur France 2 début mars n'a sans doute pas aidé à reconduire le patron de la Coopération. Reprenant les informations mises au jour par les policiers l'été dernier, la chaîne publique montre l'étendue du patrimoine immobilier du président Bongo : 33 appartements ou maisons, un hôtel particulier de 18 millions d'euros…
Re-colère d'Omar Bongo qui, en guise de représailles, expulse deux ressortissants français. Evoquant une véritable \"cabale\" et un \"complot contre le Gabon et son président\", le porte-parole du gouvernement, René Ndemezo’ Obiang, fustige la diffusion du reportage dans un communiqué :
\"En autorisant la diffusion par les chaînes publiques de reportages divulguant l'adresse privée du président de la République gabonaise en France, mettant ainsi en danger son intégrité physique ainsi que celle de sa famille, les autorités françaises ont manqué à leurs obligations de protection d'un chef d’Etat en exercice.\"
Le ton menaçant et inhabituellement peu diplomatique laisse augurer des conversations houleuses échangées entre les deux palais. Deux semaines plus tard, Bockel fait ses valises pour les Anciens combattants, où il pourra méditer sa propre réponse faite au Monde, qui l'interrogeait sur le précédent de Jean-Pierre Cot, écarté en 1982 de la Coopération par François Mitterrand pour cause de réformisme trop enthousiaste :
"C'est un vieil ami. Il s'est vite isolé et n'a pas forcément fait la bonne analyse. Moi, je suis avant tout un pragmatique. Je sais gérer les gens, les budgets, les contradictions."
"Je sais qu'on ne décalquera pas du jour au lendemain notre morale en Afrique. Je sais aussi que l'Afrique est le continent de demain, et qu'il en va de l'intérêt de la France de mettre en œuvre cette rupture. La jeunesse africaine l'attend.\"
Elle attendra encore un peu, la jeunesse africaine.

Commentaire de Uguta-Toosa (suite) : Nous ne croyons pas un instant que Nicolas Sarkozy ait voulu introduire des changements dans les relations archaïques de la Françafrique. Cette montée au créneau de Jean-Marie Bocquel n'était destinée qu'à donner du grain à moudre à l'opinion publique française et africaine. Une façon d'envoyer plusieurs messages. Aux Africains, on laisse sous-entendre : " En France, il y a des responsables politiques français qui partagent votre opinion sur la corruption de vos chefs d'Etat mais vos chefs d'Etat sont influents..." Aux Français, le gouvernement dit : " Nous luttons contre le sous-développement en Afrique, sans remettre en question nos propres intérêts et en ménageant la susceptibilité des Africains. Tout cela demande du temps...' Le départ de Bocquel de son poste de secrétaire d'Etat à la coopération rétablit le statu quo qui n' jamais été menacé dans la réalité. C'est du pipeau car, ne l'oublions pas, "Omar Bongo a été l'un des premiers chefs d'Etat reçus officiellement par Nicolas Sarkozy à Paris après son élection". On agit ainsi avec un chef d'Etat que l'on décrit par ailleurs comme étant l'un des affameurs patentés de son peuple.

Uguta-Toosa, décembre 2008
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13. ETHIOPIA: Children at greatest risk among Afar’s drought-displaced
http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=81773

Commentaire d'Uguta- Toosa :

Commentaire de M.A. : " Even though we are told Ethiopia’s economy developed 11% yearly for the last 17 years under EPRDF government, the reality is the Afars have no food to eat and water to drink. What a sad story ! One can attempt to sugar coat to us how the Afar land has developed and the conditions are improved enormously under this government. But, the reality under which our people find themselves increasingly will not save them form losing their live and property, if they have any left. Act now ! "

Commentaire de Uguta-Toosa : La famine et la sécheresse n'est pas une fatalité. ce drame récurrent a des solutions pratiques à la portée des responsables politiques d'Addis-Abeba (Gouvernement fédéral) et de Samara (Etat régional afar). Personne ne peut me faire croire que la nature et Dieu se sont ligués contre les Afar et les Somalis pour les faire mourir de faim et de soif ! Un Etat organisé est capable de se fixer des priorités sur le plan économique, en protégeant des populations vulnérables.

Commentary in afar language : Qafar ummatta kah rabtam tet saqoltih boola. Qafarak dacarsitto-m-mari, qulul kee bakaarah kah yambaxem, Ismaaqil Qalii Sirroh Doolatak gexxa boola. Kulli sanat amo kok tibbixi umaanet koosite waytam, Dolaat kinnuk, numtin kasat celtam hinna. Doolat elle soltam, yaakumik ciggili. Fiirik, qabar kee qululuk aftabu geytma faxximta.


EREBTI, 2 December 2008 (IRIN) - Thousands of vulnerable civilians who left their homes in north-eastern Ethiopia in June because of drought are living in poor conditions in an urban area in Afar region, residents and local officials said on 24 November.

Some 519 families moved to Erebti town from the two most affected kebeles [wards] of Haitan and Aleyta when they started losing their livestock to the drought,” a field staff member of an international NGO, who requested anonymity, told IRIN in Erebti.
The official said most of the 68,400 residents of 13 kebeles in Erebti woreda (district) had been affected by drought although those in Haitan and Aleyta were the worst affected.

For about five months now, we have been sleeping on the floor at this centre. We fear that our children are at risk from the cold and diseases,” Zahara Abdu, a mother of six from Haitan, told IRIN. “I came here because we had had no rain for almost three years; our livestock died, we had no food, no milk, nothing.”
Holding her weak, youngest child, Zahara said many more children were at risk of malnutrition and often had diarrhoea.
Afar is a semi-arid region inhabited mostly by pastoralists who depend on livestock for survival. Residents said poor rainfall in the past six to 10 years had led to serious drought.
Some of the displaced families have sought refuge at the farmers’ training centre in Erebti while others are living in tarpaulin shelters erected nearby.

Since their arrival, the villagers said, they had received sorghum rations from local government authorities but no salt, cooking oil, pulses or non-food aid such as blankets and jerry cans. Some families were living in makeshift shelters near the training centre.
Another villager from Haitan, who declined to be named, said they had written to the local authorities to speed up relief food distribution but had not had received anything since September.

The food was provided by the government and humanitarian partners under an ongoing safety-net programme for existing vulnerable communities.
The food distributed in September was the June rations; we are now in late November and we have not received anything. We are all suffering but the children are the ones at great risk,” the villager said.
(...) The drought in Afar region has affected the condition of livestock with diseases such as contagious caprine pleuro pneumonia and cases of internal and external parasites increasing
Water shortages

Moreover, local officials said, since the arrival of the affected populations in Erebti town, water shortages had increased.
Water was already a problem but with the increased population, the only water point [a seasonal stream] is not enough,” an NGO official said. “Another water point is under construction but before it is completed, life will continue being difficult for the displaced and the residents alike.

The drought has also affected the condition of livestock in the area, with diseases such as contagious caprine pleuro pneumonia (CCPP) and cases of internal and external parasites increasing, residents said.
There are no veterinary services, so getting medication for the animals is difficult; already the drought has claimed almost half of the livestock in the area,” the NGO official said.

AWD concerns

In a September report, the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) said compromised food security at household level had been reported in Afar, with a chronic water shortage and outbreaks of acute watery diarrhoea continuing to be of concern for humanitarian actors.

“The performance of ‘karma’ [main rainy season] that extends from July to September was below normal in most parts of Afar with reports of delayed onset and early cessation,” the agency said. “The rains were inadequate and erratic.”

However, four days of unexpected rain in late October had alleviated the situation somewhat for some Afar residents.

These light rains regenerated the pasture in some areas, allowing the people to feed and water their animals and prevented population movement to other areas, but this was short-lived as residents in kebeles where the drought has been severe have not returned home,” the NGO official said.

According to OCHA, some 472,000 people in Afar are beneficiaries of relief aid, under the Productive Safety Net Programme.

js/mw

Uguta-Toosa, décembre 2008

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14. ERYTHREE. Exécutions extrajudiciaires en Érythrée

(Source : http://www.arhotabba.com/)

Commentaire de Uguta-Toosa : Nous demandons aux lecteurs de nous donner davantage d'informations sur ce qui se passe en Erythrée, à Djibouti et en Ethiopie. Sans information, il est difficile de pouvoir riposter pacifiquement ou militairement - comme le fait le front "Qasa Bad" contre la dictature érythréenne. Il est clair que les Afar de la corne de l'Afrique sont confrontés à des défis politiques énormes qui touchent à leur survie. Les Somalis, en butte aux mêmes défis, tentent de se protéger contre la cruauté de leurs ennemis. Le génocide perpétré en Ogaden par les troupes éthiopiennes durant l'été 2007 les a galvanisés.
Imiter la stratégie de nos frères somaliens n'est pas la bonne solution mais il est urgent que les Afar trouvent dans leur pays d'origine (Ethiopie, Erythrée et Djibouti) des solutions appropriées pour se protéger contre l'arbitraire de l'Etat.

Des érythréens d’origine afar vivant dans des camps de refugiés en Éthiopie racontent des scènes d’horreur dont ils ont été témoins ou, pire, victimes.

Lors d’une manœuvre navale, Mohamed, marin en poste au port de Assab au sein de la force navale érythréenne, découvre trois cadavres les mains liées derrière le dos, les corps attachés à une batterie pour voiture de sorte qu'ils ne remontent pas à la surface. Avec son unité, il court alerter le commandant de sa macabre découverte.Mais ce dernier, pas surpris du tout, répond qu'il y en a d'autres du côté du lieu dit "Sheick Kassim". Une fois sur place, le jeune marin découvre dix-sept autres corps au fond de l'eau, même posture que les trois corps précédents, difficile à identifier tant les visages et les organes ont été rongés par les poissons et l'eau salée. Ont-ils été tués par balles, torturés à mort avant d’être jetés à la mer ? Difficile à dire tant la décomposition des cadavres est très avancée.
Mais un indice est là qui glace le sang du jeune marin; les cadavres portent tous de «fotta", habit traditionnel des afars. Ces corps sont ceux des siens ! Par chance pour lui, ses supérieurs n'ont pas fait attention à son identité ethnique.
Mais après ces scènes d’horreurs, Mohamed décide de fuir. Pour sauver sa peau.
Aujourd’hui, il vit dans un camp pour réfugiés en Éthiopie où il a raconté l'horreur dont il a été temoin. Rare témoignage de ce qui se passe là-bas, au pays du sanguinaire Afewerki d'où aucune information ne sort concernant les exécutions extra judiciaires quotidiennes, les meurtres gratuits et les viols des femmes par l'armée dans la région afar de l’Érythrée.
Ces exactions ne sont connues qu’à travers les rares témoignages des ceux et celles qui ont pu fuir le pays comme Mohamed. Malgré un rapport du Bureau américain pour la démocratie, les droits humains et le travail daté du 11 mars 2008 qui fait état de l’arrestation des individus qui se soustraient au service militaire – dont certains seraient morts en détention des suites de maltraitances - et des tortures qui leur sont infligées, ainsi que de conditions d’emprisonnement déplorables et dangereuses, la communauté internationale n'a toujours pas levé le petit doigt pour stopper ces violations des droits humains, notamment l’épuration ethnique envers les afars que mène présentement Afewerki.

Il y a quelques jours, suite à l’attaque perpétrée par des éléments du mouvement « Mer Rouge» dans un camp militaire érythréen et qui a coûté la vie à une centaine de soldats, le dictateur d’Asmara a juré de punir toute la population afar.

Nous lui répondons à la Haye Afewerki !

Uguta-Toosa, décembre 2008


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15. Exécutions sommaires des civils à Assa-Guayla
(4-5 décembre 2008)

Commentaire de Uguta-Toosa en afar :
Qasaa-Gayla deqsitta magaalal, Qaskar sidiica num qiddeyyan. Toh Macammad Camad Yusuf (wadar dacrisak sugekkel, Lietnant Waaqiis kaa qide), Gaqas Camad Yusuf (lietna qide numuk toobokoyta) kee Qali Camad Yusuf. Firsi numih rabi diggammay, aka marih rabi agagulut yan.
Tama biileynak, migaq hawwenné waynaama. Qafar, qaduwwit koosittam faxxiime le. Qafarey, Doolat ma tanak, koosita !


L’armée djiboutienne a arrêté trois personnes à 'Assa-Guayla et les ont aussitôt transférées à Tadjoura. Deux autres ont été dirigées directement sur la capitale, Djibouti.
Un berger, Mahammad Hamad Youssouf (55ans, 2 femmes père de plusieurs enfants) a été ramené à Assa Gayla, après avoir été exécuté dans l'oued dit Hoflo. Ce berger est mort de la main du commandant Wais, commandant de la région de Tadjoura qui était sur place. Il aurait tiré deux balles dans la tête de la victime.
Deux autres civils, dont l'un serait le frère du défunt (Gaas Hamad Youssouf) seraient tués dans les mêmes circonstances. Cette information demande à être confirmée.
Deux jours auparavant, Mohamed Dimbio Ali-Gaanta, gardien de l'école d'Assa-Gueyla, Abdo Hassan Mahammad, aide-soignant à l'infirmerie du village, ont failli connaître le même destin. Ils ont eu la vie sauve grâce à l’intervention inopinée des gendarmes qui patrouillaient dans la bourgade.

L'armée djiboutienne tue les civils afar en prétextant que ces gens sont complices du front armé qui sévit dans le pays. Il se peut d'autres civils aient déjà été exécutés sommairement dans le nord de Djibouti...

Dorénavant, 'Assa Gayla et sa population ne se sentent plus en sécurité à proximité des militaires qui se conduisent comme en pays conquis. Les soldats sont persudés qu'ils peuvent tuer qui ils veulent et quand ils veulent dans le nord de Djibouti. Ce, dans la plus grande impunité.
En dehors des gens terrorisés qui craignent pour leur vie, aucun responsable politique afar (député ou ministre de la région) n'est prêt à lever le petit doigt pour dénoncer la violence de l'armée. Il a peur de perdre son salaire, son gagne-pain.
La population de 'Assa-Guayla pose comme une condition sine qua non de sa sécurité le départ immédiat de l'armée de la caserne qu'elle occupe. Si ce n'est pas le cas, ne serait que pour ne pas exposer à la violence gratuite leurs femmes et leurs enfants, les villageois sont prêts à abandonner le village.

Selon toute vraisemblance, ce qui se passe à Assa Gayla correspond à une sorte d’entraînement des troupes djiboutiennes pour pacifier la région afar de Djibouti.

Nos informations font état de l'intervention du sultan de Tadjoura soutenant les doléances exprimées par la population de Assa-Guayla, mais cette information nous paraît peu vraisemblable. Les chefs traditionnels de Tadjoura ou autres représentants afar ne se préoccupent que de leurs bottes de khat ou de leurs intérêts personnels !

Ce crime perpétré contre des civils sans défense ne doit pas rester impuni. D'autant que nous connaissons le nom de la personne qui a exécuté le pauvre berger d'Assa-Gueyla.

Toutefois vu la composition ethnique de l'armée djiboutienne composée à 80% de Somalis-Issa et de l'idéologie tribale qui anime le dictateur djiboutien, nous craignons que ce type d'exécutions extra-judiciaires ne se répète dans le nord de djibouti.

Compte tenu de l'indifférence caractérisée de l'opinion internationale au sujet des agissements du dictateur djiboutien, nous demandons à la population du nord de Djibouti de s'organiser et de se défendre contre l'arbitraire.

Uguta-Tooa, décembre 2008

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16. Exécutions sommaires des civils à Assa-Guayla (suite)

(Nous venons de recevoir un récit plus complet de l'exécution extrajudiciare d'un berger survenu à côté de Assa-Guayla. En voici le résumé.)

"Sept militaires djiboutiens ont arrêté le berger, Hamad Mahammad, qui était, à ce moment, accompagné d'un membre de sa famille. Il a été emmené dans le lit d'un oued appelé Hoflo, à 9 km, d'Assa-Guayla. Soupçonné d'être un complice des maquisards et de connaître des caches d'armes, ils lui ont ordonné d'avouer tout. Lorsque le berger a retorqué qu'il ne connaissait ni caches d'armes ni l'endroit où se cachaient les maquisards, les militaires l'ont ligoté et lui ont bandé les yeux. Alors que leur victime immobilisée marchait ainsi devant les hommes d'armes, un adjudant appelé Wais - et non un lieutenant - lui a tiré deux balles dans la tête. Comme les autres militaires ne s'attendaient pas à une exécution froide d'un homme par leur chef hiérarchique, ils ont fui, gagné par la panique.

Quelque temps après, les mêmes militaires pour cacher leurs forfaits ont décrété une alerte maximale dans le village de Assa-Guayla, interdisant la population de sortir de chez eux au risque de se faire tuer. Puis, ils sont allés recupérer le cadavre du berger mais ne l'ont pas retrouvé sur le lieu du crime. Sinon ils l'auraient enterré sur le lieu même. Là, il s'est produit quelque chose d'étrange. L'adjudant Wais et ses co-assassins ont pris la fuite.
Le lendemain, les gendarmes ont retrouvé le corps mais aussi des douilles et des cartouches dans l'oued Hoflo. Des photos ont été prises du pauvre monsieur, enterré à Assa Gayla. Impuissants, les villageois ont ssisté à cette scène macabre.

Depuis, les militaires n'osent plus s'aventurer dans Assa-Guayla. Ils ne se rendent plus à la mosquée. Mais ils continuent à accuser la population civile d'être complice du front armé ... que personne n'a vu.

Quand au sultan de Tadjoura, aux différends membres du migliss, au conseil régional, et au prefet, ils se sont rendus à Assa Gayla le mercredi.
Leur prémière position est simple : ils demandent au président, chef des armées, d'indemniser la famille endeuillée et de mettre un terme aux agissements des militaires indisciplinés. Il paraît qu'ils feront une démarche auprès duc hef de l'Etat pour "la fermeture de la caserne d'Assa Gayla".
L'armée composée essentellement d'Issa venus d'Ethiopie est incontrôlable. Ces bavures ne se comptent plus. La tension monte.

Des soldats ont failli tuer des gens de Assa-Guayla mais aussi trois autres personnes dans le plateau d'Ala'adu. Il s'agissait d'une ancienne combattante du Frud, Lokky Dimbio Ali Ganta, de son frère Mohammad, et un certain Haydar Hassan Mohammad. La population s'inquiéte beaucoup au sujet des agissements arbitraires de l'armée djiboutienne. Quand les gendarmes visitent la région, les militaires se déplacent. Les exactions des militaires ne donnant pas lieu à des enquêtes sérieuses, ils font ce qu'ils veulent. Ils fouillent les gens pour un oui ou pour un non, opèrent des arrestations arbitraires, accusent les civils qu'ils croisent tous les jours d'être des réfugiés.

Enfin il ne faut pas s'étonner. Il y a quelques jours, des militaires ont failli tuer le fils de Fatuma Abdillahi à Tadjoura (à Qeela-Amo).
La situatioin est explosive dans le nord de Tadjoura. Elle alimente comme il faut la colère des Djiboutiens. "

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Bonne fête de l'Aid el Adha

L'équipe de Uguta-Toosa et sa direction politique souhaitent une bonne fête de l'Aid el Adha à la population djiboutienne. Inchalla, l'année prochaine à Djibouti ! Inchalla, la dictature djiboutienne tombera cette année ou l'année prochaine. (8 décembre 2008)

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