
M.
Cassim Ahmed Dini
Fondateur de l'ARD
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M.
Ali Coubba
président d'Uguta-Toosa
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Reims, le 01 janvier 2009
1.
Voeux de bonne année
Nous
présentons nos voeux de bonne année à toute
l'opposition djiboutienne, ensuite à tous nos compatriotes
et enfin à toutes les associations de défense des
droits de l'homme (entre autres l'ardhd) qui luttent à
nos côtés pour l'avènement d'un Etat de droit
en république de Djibouti.
Bien
sûr, nous adressons un mot de félicitation à
l'infatiguable rebelle de la cause djiboutienne qu'est Jean-Paul
Noël-Abdi, le président de l'ADDHL, et à
son équipe. Alors que l'opposition djiboutienne légale
est mise au pas à l'intérieur du pays, cette organisation
repésente la seule voix qui refuse de se taire, d'où
les emprionnements et intimidations de son président. (N'est-il
pas surprenant que la république de Djibouti,
abritant pourtant les bases militaires des deux puissances qui
se targuent d'être les champions de la démocratie
dans le monde, les Etats-Unis et la France, soit le pays
le plus rétrograde et le plus retardataire en matière
de libertés publiques et d'expressions démocratiques
?)
"Inchallah, l'année prochaine, à Djbouti !
"
Débarrassés de la dictature, nous fêtrons
ensemble parmi le peuple djiboutien la libération de notre
pays. Aucune injustice ne perdure indéfiniment si des hommes
et des femmes, assez déterminés, s'unissent pour
la combattre.
Enfin nous émettons également les voeux pour que
l'oppostion djiboutienne retrouve le chemin de l'unité.
M.
Cassim Ahmed Dini
Fondateur de l'ARD
M.
Ali Coubba
président d'Uguta-Toosa
L'année
2008 : une bonne année
pour Uguta-Toosa
Je présente mes meilleurs voeux aux militants
et sympathisants d'Uguta-Toosa et à nos compatriotes. L'année
2008 a été une bonne année pour notre parti.
De nombreux membres ont rejoint notre parti, en lui permettant
de franchir une nouvelle étape de son développement.
Le
rapprochement politique avec Cassim Ahmed Dini, un membre
fondateur de l'ARD, ancien dirigeant du FRUD armé à
l'époque où ce front était présidé
par le regretté Ahmed Dini, ouvre de nouvelles perspectives
à notre parti.
Au cours de l'année 2008, Uguta-Toosa a infléchi
sa stratégie politique en évoquant de manière
crue :
- la dictature clanique symbolisée par un "noyau dur"
issa,
- l'extrême marginalisation de la communauté afar,
- l'ostrcisme qui frappe les Issa de Djibouti (Voir le
dossier ci-dessus : Les Issa et la dictature
djiboutienne) et les autres groupes nationaux.
Cette façon de procéder semble avoir motivé
certains opposants à nous rejoindre publiquement mais la
diaspora dans son ensemble n'a pas réagi à notre
appel.
Nous proposons dans ce numéro un dossier sur Les
Issa et la dictature djiboutienne", dans
les prochains mois nous aborderons les idées
et préjugés que les Arabes, les Gadaboursi
et les Issak développent sur communautés
et comment ils survivent sous la dictature djiboutienne depuis
trente et un ans. (A.C.)
Je
souhaite d’abord la santé à tous les DJIBOUTIENS
Je
souhaite d'abord la santé à tous les Djiboutiens.
C’est
notre grande richesse.
Que la situation s’améliore pour chacun de nous qui
que nous soyons, et que la nouvelle année 2009 soit une
année de paix dans le monde et surtout de la démocratie
et de la libre liberté à Djibouti.
Que
l’opposition djiboutienne entende la voix de la raison qui
l’interpelle, mette en sourdine, un tant soit peu, leurs
intérêts personnelles, s’unifie autour d’un
idéal auquel elle croit, jugule leur force pour donner
un sens à ce qui nous motive, gagne en tolérance,
en ouverture d’esprit, comprenne que l’union fait
la force et s’entende une fois pour toute sur la stratégie
de la conquête du pouvoir dont elle est indûment dépossédée.
Que
l’opposition puisse récupérer le pouvoir entre
les mains maléfiques de l’UMP et en fasse bon usage.
Que
l’opposition sans complexe, sans crainte endosse l’habit
d’opposant, se lève comme un seul homme face à
IOG et sa cour, conjugue leur force pour pouvoir détruire
cette grosse digue de dictature et des cloisonnements psychologiques
dressés à l’intérieur de chacune de
nos tribus par IOG pour semer la zizanie inter tribale et ethnique
afin de régner sans partage impunément en privant
le peuple de la démocratie et de la liberté de penser
.
Que
les soi-disant opposants qui prétendent incarner l’opposition
depuis 1977 et qui ont illégitimement accaparé l’ADN
de l’opposition sous différentes sigles (MPL - UNI
- FDLD - FRUD de QAGABBA pour ne citer que eux), qui appartiennent
tous à la vieille école et qui n’ ont connu
et ne connaissent comme seul horizon que la culture de corruption
, du renvoi d’ascenseur et de l’immobilisme aillent
se faire brûler à l’enfer en attendant le jour
du dernier jugement .
Que
2009 rime avec le retour de la diaspora auprès de ceux
et celles qu’elle n’aurait jamais dû quitter
et que la fête ait le droit de cité dans le cœur
de chaque djiboutienne et djiboutiens.
A nous de nous mobiliser autour de ces souhaits, que j’espère,
partagés par milliers de mes compatriotes, pour que DJIBOUTI
soit en 2009 un pays libre, plus sûr et plus juste. A nous
donc de développer l’esprit de L’opposition
audible, crédible, constructive et non tribale pour le
bien de la génération à venir. Je
vous remercie
HAMADOU
BEN ALI
2.
Les
questions à traiter avant la tenue
du Congrès
Quatre
points seront traités
par l'intermédiaire d'internet et de courriels afin de
préparer le Congrès. L'ordre du jour et des sujets
importants seront discutées de vive voix.
Premier
point. Faut-il
garder ou changer la dénomination du parti politique
Uguta-Toosa ? (Il s'agit d'argumenter
et de démontrer en quoi ce nom nuit ou nuire à
notre lutte).
Deuxième
point.
Convient-il de considérer le crédo de l'équilibre
ethnique (Afar, Somali et Arabe) comme un point important de
notre programme ?
Troisième
point.
Uguta-Toosa privilégie des moyens pacifiques pour lutter
contre la dictature. Cette stratégie vous paraît-elle
efficace, est-elle adaptée à la réalité
djiboutienne ?
Quatrième
point.
Quel est le parti politique d'opposition légalisé
avec lequel Uguta-toosa ou le prochain parti qui verra le jour
devra s'allier afin d'acquérir une dimension nationale
?
Pour
l'instant ces quatre points seront traités
par les membres potentiels du futur parti et les membres d'Uguta-Toosa.
Bien entendu, rien n'empêche la personne intéressée
à commenter le programme d'Uguta-Toosa, à envoyer
ces propositions sur les sujets de son choix ou l'ordre du jour
publié déjà sur le site de Uguta-Toosa.
Le Comité provisoire des préparatifs du Congrès
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N° 39
Au sommaire
de janvier 2009
1. Les Voeux de bonne année
(Cassim A. dini et Ali Coubba, Hamadou Ali ben Ali)
2 - Les questions à traiter avant la
tenue du Congrès
3. Les réactions de nos militants
a)
Yusuf M. Buha
b) Hamadiou Ali ben Ali
c) Iyyamli
d) Ina Geelle
4-
Les réaction sur le site de djib.net (forum)
Adhérer
à Uguta-toosa
5
- La commémoration du massacre d'Arhiba (18
décembre 1991-18 décembre 2008)
6.
Les Issa et la dictature djiboutienne
7.
M. ALI Dahane
Communqué de presse du 17 octobre 2008 -
Lire Extrait
du document "ANATOMY OF THE DJIBOUTI MORIBOND REGIME")
8. Les dernières nouvelles de la corne
de l'Afrique
(Décembre 2008)
9.
L'exécution
sommaire d'un berger afar à Assa Gueyla (suite).
)
La
june guinéenne installe
un capitaine à la présidence
10.
Le bombardement de Gaza par l'Etat israélien
11.
Mme Khadra: la première dame de Djibouti joue au petit soldat
recruteur
12.
L'Afrique salue la transition en douceur au Ghana
13.
Une tribu afar se dote d'un dardar et d'un banoyta
14.
Condoléances ("A mon ami Kamil" de Hamadou Ali ben
Ali),
15.
Parlement européen : Stabiliser la région de la Corne
de l'Afrique
15.
DJIBOUTI
L'armée sur le qui-vive dans le nord (LOI)
16.
Accrochage dans la région de Térou
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3.
Les réactions de nos militants et symphatisants (suite)

a)
M. Yusuf M. BuhaYusuf M. Buha
(Concepteur d'un alphabet couchitique)
La
constance et La complémentarité
J'ai
l'honneur de t'annoncer, cher ali Coubba, que je voudrais
adhérer a Uguta, votre parti politique.
La ligne politique que vous adoptez pour dénoncer
régulièrement les injustices qui sévissent
à Djibouti mérite selon moi un soutien massif.
Nonobstant les divergences qui à mes yeux ne méritent
pas des divisions que nous observons aujourd'hui, j'insiste
pour que tout soit mis en oeuvre pour permettre à
tout un chacun d'avancer objectivement.
Le temps est à la régularité et à
la constance dans tout ce que nous pouvons entreprendre.
Je pense que vous incarnez bien cette constance. Si chacun
pouvait occuper la place qui lui revient dans un mouvement,
nous avancerions et ferions avancer aussi notre société.
La
complémentarité doit être de rigueur
dans notre combat. Il est normal qu'on est de divergences
d'opinions ou de stratégies, mais le but étant
le même : le droit pour tous, nous ne devons pas mésestimer
l'action de l'autre.
b)
Des signes avant-coureurs qui ne
trompent pas

M.
Hamadou Ali ben Ali
Membre
fondateur d'Uguta-Toosa
Nos
objectifs ont toujours été de sortir le pays
de la dictature, instaurer la démocratie, à
nos yeux , garante de la liberté du peuple dans le
pays.
- Combattre
l'injustice pour réconcilier le peuple avec la justice
dans laquelle il n'a plus confiance.
- Bannir le népotisme, l'autoritarisme et le mépris
du peuple, érigés par la mafia politique qui
nous gouverne comme seul système viable et possible
dans le pays.
- Mettre fin aux pratiques de la corruption , de la gabegie
et de l'impunité institutionnalisées et endémiques
sous ce régime moribond à tous les niveaux
de l'appareil de l'état.
- Se donner le moyen de créer la richesse dans le
pays en relançant l'économie par la Consom-mation
des ménages, les investissements dans des infrastructures
et l'Education des enfants.
- Lutter contre l'illettrisme et l'analphabétisation
dans chaque coin et recoin du pays pour sensibiliser le
peuple aux bienfaits du progrès technologique et
surtout faire la pédagogie de la démocratie,
de la politique au sens noble du terme, du domaine public
et du privé partout dans le pays où le besoin
s'en fera sentir pour ne plus retourner à l'avenir
vers l'arrière.
Voilà
le sens que nous souhaiterions donner de notre engagement,
de notre combat et d'un certain idéal auquel nous
croyons dur comme fer pour pouvoir en espérer vivre
assez longtemps afin de le voir un jour se réaliser.
Que
le peuple ne craigne rien de nous. Nous sommes animés
des bonnes intentions même si un jour très
lointain , il nous est arrivé comme tout bon djiboutien
qui se respecte, d'avoir eu la faiblesse de croire en MPL,
en FDLD et récemment en FRUD
avant qu'il devienne QAGABBA. En attendant
nous nous mobilisons sur tous les fronts et nous combattons
la dictature qui sévit dans le pays comme nous le
pouvons et comme il se doit avec les moyens, certes insuffisants
mais non négligeables dont nous disposons.
Depuis
UGUTA, nous nous battons jour et nuit sans ménager
nos efforts pour que enfin se réalisent les rêves
de tout un peuple et qui ont toujours été
aussi les nôtres, à savoir entre autre, l'unification
d'une opposition sincère et sans arrière-pensées
; c'est la moindre des choses que nous devons au peuple
Djiboutien sans distinction tribale ou ethnique.
Nous savons comme 2+2 font 4 que l'opposition n'est
forte que si elle est unie. Jusqu'à présent,
l'union au sein de l'opposition, pas sur le papier mais
dans les actions, dans le concret, nous a toujours fait
défaut pour une raison ou une autre, qui pourrait
trouver son explication, à mon humble avis, sûrement
dans des considérations tribales, ethniques ou même
culturelles, bref des réflexes dont certains opposants
ne parviennent pas à se débarrasser,
Je
ne pourrais qu'applaudir de deux mains jusqu'au sang ton
rapprochement avec CASSIM que je considère comme
un membre de la famille. Je ne peux que me réjouir
et te féliciter pour la place que tu lui as fait,
à côté de toi et au même niveau
que toi au sein d'UGUTA Tu me vois, encore, ravi que chacun
de vous deux, ait entendu la voix de la raison, sans se
renier et renier ses convictions, en mettant un peu d'eau
dans son café et en travaillant ensemble, comme le
peuple de DJIBOUTI a toujours souhaité, main dans
la main, pour déboulonner cette dictature qui pèse
sur le moral de notre peuple comme une chape de plomb.
Il
y a des signes avant-coureurs qui ne trompent pas. C'est
perceptible jusqu'à dans les coins les plus reculés
du pays. Votre rapprochement a revigoré l'opposition
dans son ensemble, il a redonné l'espoir d'une possible
alternance qui rendra possible le retour de la diaspora
Djibouien. Les sourires, les fêtes, l'optimisme reviennent
au galop et regagnent les foyers qu'ils avaient déserté
depuis l'indépendance. La vie commence à se
dessiner et redevenir rose, n'en déplaise au RPP
et ses satellites faits de mauvais matériaux comme
QAGABBA et les autres formations dont je ne me rappelle
pas les sigles.
Et
dans la maison d'à côté ce n'est de
la joie. Le régime empêtré dans ses
propres contradictions est aux aboies : La guerre
pour un "rocher" (Ras-Doumeira), l'affaire Borell,
la crise économique sans précédant,
la fuite précipitée de Borreh avec tous les
secrets d'Etat qu'il détient et surtout avec tous
les documents de travail rendant incertaine la gestion saine
du port et de l'aéroport de Djibouti, deux mamelles
nourricières de la dictature, les incendies volontaires
provoquées par le régime, atteint de la pyromanie
chronique aigüe, pour détruire des preuves accablantes
sur sa gestion des affaires du pays avant qu'elles ne tombent
entre les mains indiscrètes des donateurs généreux
et des bailleurs de fonds.
QAGABA, usés comme une vieille carpe à cause
de toutes les couleuvres que RPP leur a fait avaler broient
du noir, dépriment et commencent à peine de
sortir de l'autisme dans lequel ils étaient murés
depuis la trahison de la cause du peuple Afar en particulier
et du peuple djiboutien en général.
Info
ou intox ?
Des
amis communs nous apportent que qagaba commenceraient à
quitter le navire RPP comme font les rats juste avant que
le bateau coule.
Notre pays nous le demande. Notre pays a besoin d'une opposition
forte pour s'affranchir de la dictature de RPP et de ces
paillassons de qagabba usés sous
les pieds du va et vient du régime suffoquant et
mendiant qui déshonore à outrance le peuple
qu'il est censé représenter et qui nous dénie
le droit le plus élémentaire en nous confisquant
la liberté de pensée.
Concernant
le maintien du nom de UGUTA-TOOSA, tel quel, il poserait
problème à certains lors du congrès,
nous ne pourrons pas faire autrement que d'abonder dans
le sens de ceux qui voudront créer un nouveau parti
d'opposition au sein duquel chacun et chacune pourra librement
s'exprimer. Bien entendu nous présenterons
notre propre motion et adviendra que pourra.
UGUTA a toujours eu bonne presse à travers le forum.
Une maison avec une bonne fondation ne craint ni la tempête
ni le tremblement de terre et c'est l'idée que nous
avons toujours faite de notre parti. Dès sa fondation,
UGUTA voulait se faire l'antithèse de ce que furent
en leurs temps les formations telles que MPL, FDLD, FRUD
et aujourd'hui QAGABBA à savoir les annexes de sultanats
ou l'antichambre de RPP à l'affût de la moindre
opportunité pour vendre leurs âmes au bourreau
de leur peuple.
Avec
CASSIM et toi au gouvernail (de ce que sera cette nouvelle
formation), même si c'est un vieux rafiot de fortune,
je vous fais confiance en raison de la convergence de nos
points de vue, je sais d'ores et déjà qu'on
arrivera au bon port et que cette fois-ci la victoire nous
sourira.
Bon vent et bonne chance à vous deux qui sont le
verbe, l'ouïe et la vision de tout un peuple que la
mégalomanie et la cupidité de QAGABBA ont
réduit à une nouvelle forme d'esclavagisme.
Ma collaboration, sous quelle que forme que ce soit vous
est acquise et je vous donne ma parole que je vous aiderai
du mieux que je pourrais mais attendons d'abord l'issue
du congrès.
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Omar Gabassé n'est pas membre
de Uguta-Toosa
NOus
avons écrit dans le numéro 38 de notre journal
que Omar Gabassé -(Danemark) était
membre de Uguta-Toosa, il s'agit d'une erreur dont nous
voulons que nous tenons à rectifier. Omar Gabassé
nous a écrit pour préciser qu'il est membre
du FRUD armé (à ne pas confrondre
avec le FRUD légal qui est membre du gouvernement
à Djibouti-ville - et que son courrier avait objectif
de saluer tout simplement l'initiative de Cassim
A. Dini et Ali Coubba. Mille excuses dont à
M. Omar.
(Direction de Uguta-Toosa)
Lecteur
assidu du mensuel Uguta, j'ai toujours fait partie de ceux
qui apprécient et partagent votre analyse de la situation
du pays en tous points. Au cours de deux dernières
décennies on aura rarement croisé, surtout
au sein de la communauté marginalisée afar,
un cadre, un étudiant, ou un citoyen lambda qui ne
donne raison à Ali Coubba pour avoir pris la plume
contre la dictature tribale et les bourreaux (qui sont connus
de tous et constituent les piliers du système). Aujourd'hui,
grâce à des hommes comme vous, le monde entier
connait ce qui se passe à Djibouti et le drame que
vie la communauté afar depuis 30 ans. En
effet, le problème à Djibouti n'est pas seulement
celui de la démocratie et de la bonne gouvernance
; Il en va de la survie de la principale composante nationale.
Les
caciques du régime se regardent le nombril. On nous
garantit que la prochaine étape du processus
de marginalisation sera celle de l'appropriation des terres
de la communauté afar appauvrie, par des
richissimes dignitaires Issa. Ce qui est loin d’être
une simple profession de foi de la part de ceux qui se sont
déjà octroyés le monopole du pouvoir
politique, économique et financier. Le projet
de loi tendant à lever l'inaliénabilité
du domaine dont le sultan est garant a pour l'instant
été mis en veilleuse face à un tollé
provoqué au sein de "migilis" à
Tadjourah. Mais, ce dernier temps, les pressions du lobby
financier sur le gouvernement pour la réalisation
de cette ultime étape commence à se faire
sentir de plus en plus.
Aujourd'hui
les Afars n'ont pas beaucoup de choix. L’heure est
de nouveau à la mobilisation. L'alliance Ali coubba-Cassim
Ahmed Dini (autre intellectuel de poids et leader politique)
ne peuvent qu'être salutaire. Car ce sont là
deux personnalités parées de grandes qualités
: démocrates et intègres ils ont le talent
et la force de détermination requis pour lever le
défi. Du haut de deux décennies de combat
politique Ali et Cassim ont déjà consenti
des sacrifices nécessaires. S'ils veulent que la
communauté dont ils sont issus retrouve dans son
pays la place et le rôle qui lui revient de droit
(ce qui est tout à fait légitime), ils n'ont
pas loin s’en faut pour objectif la marginalisation
des Issa ou de toute autre composante nationale.
Chacun conviendra qu'aujourd'hui pour sauver Djibouti
en tant qu’Etat il faut d'abord sauver les Afars.
A chaque mal ses remèdes. Le regretté
Ahmed Dini a eu gain de cause contre le colonialisme. A
ne pas douter que Cassim aura le dessus contre la dictature
tribale.
Ali et Cassim, vous êtes l'espoir de notre peuple.
Nous sommes avec vous.
M.
IYYAMLI
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Que 2009 soit une année pleine de Bonheur, d'Espoir
et de Paix pour Les Djiboutiennes et Djiboutiens.
M. Ali Ahmed-Hamadou (représentant de Uguta-Toosa
à Bruxelles)
d) Au delà de la
coloration ethnique
de ce parti
Le
nouveau parti politique que projette de lancer le tandem
Ali Coubba et Cassim Ahmed Dini, dans les mois à
venir, va nécessairement répondre à
l'aspiration de nombreux djiboutiennes et djiboutiens décus
par l'asphyxie d'un régime totalitaire qui n'a pas
de nom et qui sévit dans le pays depuis l'indépendance.
Ce régime d'exception n'a fait qu'engendrer des tragédies
sur les plans tant politique, économique, social
que psychologique à Djibouti puisqu'il se fonde sur
la Force et sème la terreur parmi la population civile.
Or, il est d'une évidence indéniable qu'un
Etat dont le pouvoir repose sur la force est toujours instable
et qu'un Etat qui repose sur les épaules d'un seul
homme est voué à la contingence et à
l'arbitraire. Partant de ce constat, le nouveau parti politique
s'imposera nécessairement comme une alternative viable
pour éviter le chaos généralisé
à Djibouti et donc l'explosion programmée
si rien n'est fait entre temps.
Au delà de la coloration ethnique ce parti,
dominé par les membres de la communauté afar,
je pense qu'une personnalité comme le Docteur Ali
Coubba aura la lourde tâche de redéfinir la
manière de faire la politique avec pour unique objectif
de fonder ensemble avec toutes et avec tous, une communauté
humaine de projet. Je m'en sens proche. En réalité
quel parti pooitique échappe à ce péché
communautaire ? L'ARD créé par le défunt
Ahmed Dini est à dominante afar ; le MRD comprend
principalement des Issa. Les mauvaises langues affirment
: il n'y a que des Issa Fourlaba ! Mais au final?
quelue que soit l'origine des gens, l'essentiel n'est-il
de lutter contre l'injustice et d'y mettre un terme ?
Pour
plusieurs raisons, je me permets d'apporter mon soutien
indéfectible à Uguta-Toosa pour faire
advenir cet avènement et cet évènement
nouveau qui sera sans précédent dans l'histoire
de la République de Djibouti.
L'homme éclairé qu'incarne Ali Coubba au même
titre que Cassim Ahmed Dini va lui permettre de donner une
crédibilité de taille dans la façon
de penser le politique et la politique sur des dimensions
humaines et morales, désormais non assujetties à
des considérations futiles, bref excluant des actions
au gré des intérêts immédiats.
Notre génération en a besoin car elle
est dégoûté par le régime qui
dénigre les connaissances, les savoirs et les compétences.
En d'autres termes, c'est la notion même de "la
politique du ventre" en vogue en Afrique, en plein
régime à Djibouti qui va être remise
en cause, avec cette possibilité de redonner espoir
aux Djiboutiens après trois décennies de divisions,
de malentendus et d'intélérance.
La nécessité de travailler avec Cassim Ali
Dini participe donc de cette volonté de procéder
à une tabula rasa pour rompre avec des pratiques
moyenâgeuses. Sans doute, le temps est-il arrivé
pour le peuple djiboutien de saisir cette chance inouïe,
de participer à l'histoire en train de s'écrire
et de se faire avec le duo Coubba-Cassim.
L'Etat
de droit tant espéré par nous verra enfin
le jour de manière concrète, réelle
et effective si et seulement nous rejoignons massivement
ce nouveau parti politique auquel il nous faut tous accorder
un soutien sans faille parce qu'incarné par des jeunes
intellectuels soucieux de se préoccuper uniquement
de l'Intérêt Général
du Peuple et non de leurs intérêts
personnels comme les confirme si bien leurs formations,
leurs parcours politiques et leurs combats depuis bientôt
plusieurs décennies pour un juste parti du social.
Ina
Geelle
Uguta-Toosa,
janvier 2009
>>> Retour
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Commentaire
de Uguta-Toosa :
A lire les interventions précédentes, on pourrait
croire que nous sommes partout ensencés. Eh bien non,
il y a des Djiboutiens acharnés qui dénigrent
notre parti politique et ses leaders. Par exemple, sur le
forum de djib.net. , nous avons un échantillon d'un
radical rejet de ma personne en tant qu'éventuel leader
possible à Djibouti et cela, loin de me perturber,
montre l'intérêt que l'on me porte et que l'on
porte à notre parti.
Il faut lire ces commentaires qui sont pas toujours inintéressants.
Je vous en donne ici quelques échantillons. Les idées
exprimées - inutile de se formaliser sur les bêtises
et les considérations haineuses qui gâchent toujours
l'image des forums de discussion - ne manquent pas parfois
de pertinence. J'ai bien aimé la discussion sur "Le
plus grand(e) djboutien(e) du 20 ème siècle"
, la palme est revenue à
Mahmud Harbi. C'est logique. C'est aussi mon point de vue.
Rien qu'en lisant une telle conclusion, j'en suis arrivé
à penser qu'il n'y a pas mieux que la discussion, le
débat contradictoire, pour calmer les agités
et les excités. Si certains, comme d'habitude, critiquent
dans le vide sans connaître notre parti et encore moins
mon parcours et mes idées politiques, en donnant accès
à la liberté d'expression, djib.net
accomplit une bonne oeuvre.
Que
les Djiboutiens discutent, échangent des idées
entre eux, critiquent, dénigrent souvent, me paraît
une bonne thérapie. Après tout, ces personnes
ne sont pas très éloignées d'Uguta-Toosa
qui privilégie la parole et le débat comme moyens
d'actions politiques.
(A.C.)
Le
plus grand(e) djboutien(e) du 20 ème siècle
?
( http://www.djibnet.com/mabraze/index.php?showtopic=8098&st=45)
" C'est comme même incroyable
que les gens, sois-disant éduqués (je fais allusion
à la plus part des Djibnautes) n'arrivent à
voter pour une personnalité sans faire abstraction
de ses considérations tribales.
D'ores et déjà, ce sondage est faussé
à partir du moment où d'éminentes personnalités
manquent à l'appel et où des individus aussi
louches qu'Ismael Guedi Hared figurent dans un sondage qui
se veut être représentatif de l'opinion publique.
Bon sang, pour une fois votez avec votre âme et conscience.
Mettez vos idées récues dans les poubelles.
Moi par exemple, je voterai indiscutablement pour HARBI. Pourtant,
il ne portait pas les Afars dans son coeur. Il voulait même
annexé Djibouti dans la Somalie. Alors pourquoi je
voterais pour lui : IL A DIT NON A LA COLONISATION mais surtout
parce qu'il a donné de sa vie pour cette noble cause.
DINI que je mettrais juste derrière lui est tout aussi
symbolique de cette lutte pour la libération nationale.
Donc, à choisir entre l'un et l'autre, puisqu'il faut
bien mettre quelqu'un devant et derrière, je choisirais
le premier qui me semble t-il a été tué
par le Colon et donc représente pour moi le martyre
de la cause djiboutienne. Il a versé son sang pour
notre liberté, Dini en a usé autrement mais
l'honneur revient à HARBI. GOULED et AREF ont été,
et c'est de notoriété publique, des agents du
service secret français tout comme IOG que Hassan Med
nous mijote à toutes les sauces du monde.
Enfin, mes respects et hommages à tous les anonymes
djiboutiens qui sont tombés sous les balles de la barbarie
francaise à Djibouti."
Quatre
réactions sur l'initiative de Cassim Ahmed Dini et
Ali Coubba
de créer un nouveau parti politique
1) " Enfin finalement M. Ali Coubba
président d'Uguta-Toosa & M. Cassim Ahmed Dini
Fondateur de l'ARD lance un appel pour mobilise les Diaspora
Djiboutien pour faire la coalition des différents parties
d’opposition Djiboutien ce bon aide pour la formation
d’une seule partie d’opposition plus forte pour
l’avenir du pays
Moi je serais le premier à adhères cette formation
politique walahi" (Lazboy) -
Djib.net Forum.
2) " Trop de bla bla pour un rien
o final. A mes yeux aucun parti politique n'est credible
tant qu'il n'agit a l'interieur de nos frontiere. Tant que
ces sois disant enfant du changement voudront crier leurs
rages et leurs patriotisme o loin de Djibouti, ils auront
aucun effet ! Et encore Coubba a la place de IOG, je ne
pense pas que le peuple Djiboutien gagne dans ce Trade.
may be le peuple afar..." Boss68 -
Djib.net Forum
3) "Je ne crois pas que Mr Coubba soit
la bonne personne pour prôner l'unité! Il n'y
a qu'à lire ses livres qui ne sont que haine. D'ailleurs,
il est l'inventeur du fameux ''somalisation de Djibouti''.
Donc la formation d'un parti politique d'opposition n'est
qu'une chimère... alors avant d'applaudir de deux mains
et des pieds faut vraiment savoir ce que propose Mr Coubba!"
Boustos - Djib.net Forum
4) " Bonjour à tous et à
toutes, Les crétins et associés de ce Forum
n'ont toujours pas compris que la nouvelle génération
condamne fermement le tribalisme à Djibouti. Le tribalisme
profite à une minorité des individus qui dilapide
les caisses de l'Etat. (...)
Et Décidément, au pays des "braves"
les tribalistes sont borgnes. Tu peux ne pas être d'accord
avec la politique de Coubba, c'est ton droit. Mais, insinuer
que les Afars de Djibouti ne sont pas des Djiboutiens il fallait
se donner la peine d’écrire ce que l’on
pense tout haut. Au moins, tu es honnête et l’on
saura désormais à qui l’on aura affaire.
A ton niveau d'éducation, tu dois savoir que les mots
ont leurs lettres de noblesse. Point de confusion. Tu es,
malheureusement pour toi, en proie à cette maladie
qui ne se guérie pas forcement dans les assises de
l'école.
Pour moi, tu es un être méprisable et par-dessus
le marché hypocrite. Il faut assumer son opinion au
lieu d’essayer de convaincre les autres d’être
celui que tu n’es pas dans le fond, c’est-à-dire
un démocrate.
Enfin, pour ce qui est des partis politiques, je te rappelle
qu’il y’a des partis d’opposition à
Djibouti. Le « Gros » les a tous liquidé.
Ils existent mais de façon factuelle. Les conditions
d’exercice légal des manifestations politiques
à Djibouti ne sont pas réunies et tu le sais
très bien.
La liberté d'expression est baillonnée. Les
locaux de diffusion du journal Le Renouveau ont été
fermés manu militari. DAF, aujourd’hui a peur
pour sa vie. Le responsable d’une association des droits
de l’homme, jean Paul Noel ABDI est arrêté
tous les jours, subissant humiliation et insultes des autorités
locales. La liberté syndicale est bafouée et
tu viens nous dire qu’il faut agir de l’intérieur
pour être crédible devant tous les Djiboutiens
?Nous n'avons pas le même regard sur la situation politique
de Djibouti. On a compris que ton regard est complaisant avec
le régime pour des raisons qui sont les tiennes.Ce
genre de discours que tu tiens est le même que celui
tenu par IOG chaque fois que l’opposition boycotte les
élections. Salaamata."
Djiboutaawi - Djib.net - Forum
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(verso)

Uguta
-Toosa, novembre 2008
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(Numéro
spécial d'Uguta-Toosa préparé pour la manifestation
du 19-12-2008 à Bruxelles - Extraits )
5.
La commémoration du massacre
d'Arhiba (18/12/1991-18/12/2008)
LE MASSACRE D'ARHIBA
: UN HAUT FAIT A METTRE AU COMPTE D'UNE EPOPEE TRIBALE (par
ali coubba)
La
tuerie d'Arhiba perpétrée le 18 décembre
1991 par le régime de Hassan Gouled, dont les principaux
commanditaires ont été Ismail Omar Guelleh et
des ministres issa les plus réactionnaires que nous connaissons
tous, demande à être étudié de près.
(Sachez qu'Ismail Omar Guelleh s'est toujours vanté d'avoir
vaincu les Afar et non le FRUD !)
Comment
un gouvernement a-t-il pu assassiner de sang-froid ses propres
citoyens, en les parquant comme un vulgaire troupeau qu'on mène
à l'abattoir ? Voilà une question qui mériterait
d'être élucidée. Si cet acte barbare peut-être
expliqué et identifié, il est urgent de l'extirper
de notre société.
Le
massacre d'Arhiba, précédé du martyr des
Gadaboursis en 1990, a eu lieu dans un climat il est vrai tendu
mais sans signes avant-coureurs. Depuis la nouvelle d'une insurrection
organisée par un front à dominante afar à
partir de janvier 1991, les passions s'exacerbaient dans la
capitale entre la majorité des Somali soutenant la dictature
et la majorité d'Afar acquis au front armé. Chose
inattendu : les habitants de la capitale affichaient une incroyable
maturité, en manifestant une indifférence stoïque
bien citadine face à une guerre civile qui leur paraissait
lointaine. Elle se déroulait là-bas dans le nord
! Seuls les plus agités d'entre les Somalis se défoulaient
en écrivant des tracts et des journaux dans lesquels
ils traitaient de tous les noms d'oiseaux le soi-disant «
ennemi afar ». Certains jeunes Afar leur renvoyaient la
monnaie de leur pièce. Activités au demeurant
sans conséquences qui ne suscitaient pas mort d'homme.
En dehors de cette violence langagière, on ne déplorait
ni agression ni violence physique entre le différentes
communautés. Du moment que la masse populaire, par définition
prompte à s'enflammer pour en découdre avec «
le voisin », gardat son sang-froid, qu'avait-on à
craindre ? Par voie de conséquence, pour plus de sécurité,
de nombreux fonctionnaires originaires d'Obock et de Tadjoura
(en 1991, il y en avait quelques uns dans la fonction publique
!) avaient même installé leurs familles dans la
capitale. L'endroit le plus sûr. A l'ombre du palais présidentiel.
Malheureusement, l'innocente population de la cité d'Arhiba
ne devina pas un instant que le danger pouvait venir du Palais
présidentiel, du gouvernement, du chef de l'Etat, de
l'état-major, des ministres et des députés,
bref du gouvernement. Pour être franc, je dirais que les
auteurs de ce crime sont l'aile sectaire de la classe politique
issa. Pour être précis, je dirais que l'âme
damnée de ce crime nest autre que le duo Hassan Gouled
et son neveu.
Dans le pire des cas, la cité d'Arhiba s'attendait à
un affrontement ethnique dans le cadre d'un scénario
bien rodé : quelques civils venus du quartier 7, excités
par le khat, leur lanceraient des pierres et d'autres projectiles
et, le lendemain, la vie reprendrait comme si de rien n'était
! Jamais, au grand jamais, les habitants ne pouvaient imaginer
que le gouvernement allait ordonner à l'armée
de tuer les Afar d'Arbiha.
Dans cette histoire les Issa de Djibouti ont fait montre d'une
sagesse qui a manqué à leurs gouvernants. Le peuple
et la nation djiboutiens étaient en train de se construire...
Les représentants d'un Etat-nation ont en principe pour
mission de préserver la paix entre les différentes
communautés du pays et non de commanditer le massacre
des civils. Leur métier les prépare à faire
face à des passions populaires. Plus que n'importe quel
citoyen, ils placent l'intérêt général
au dessus de toute entreprise partisane. A Djibouti, cette conception
n'a pas droit de cité.
Je soutiens que 59 civils afar de la cité d'Arhiba (18
décembre 1991), plus de 100 civils massacrés entre
les 9 et 11 février 1992 aux alentours de la localité
de Gorabous et d'autres victimes nomades exécutées
sommairement entre 1992 et 1994, l'ont été au
nom d'une vengeance barbare et à l'aune d'une conception
tribale de la vie politique. Ils ont été tués
parce qu'ils étaient afar. C'était tout. Une preuve
suffisante pour mériter la mort.
Je m'explique. Par une forme de déterminisme inexplicable,
l'aile sectaire de la classe politique issa s'inscrit dans une
lecture tribale de l'histoire. Je m'excuse de le dire crument
mais c'est la vérité. Hassan Gouled et son entourage,
à commencer par son neveu, ont appréhendé
et appréhendent la conquête du pouvoir politique
réalisée à Djibouti comme une épopée
tribale. Une victoire épique contre les Afar –
demain ce sera contre les Issaks, les Gadaboursis, Arabes et
une fraction d'Issa modérés- qu'il fallait rentabiliser
à court terme, c'est-à-dire de leur vivant, jusqu'à
ce que la source tarisse. Quel qu'en soit le prix.
Mon analyse est confirmée par la façon dont le
pays est géré depuis 1977. L'armée et la
fonction publique sont « somalisées » à
outrance. Les Afar vivent une brutale marginalisation. La république
de Djbouti se métamorphose sous nos yeux avec la complicité
des Dilleyta et d'autres Barkat Gourat afar en un Etat «
somali ». Ce processus est mené au détriment
des Somali de Djibouti. N'oublions pas que nous avons le précédent
rwandais et somalien. L'Etat se dresse contre une partie de
ses citoyens au nom d'un « nationalisme » chimérique.
Ismail Omar Guelleh innove sur un point. La personnalisation
à outrance du pouvoir le pousse à réserver
le même sort aux démocrates, lycéens et
autres trublions issa qui se dressent contre lui. Il commence
à craindre sa propre tribu.
Commémorons
le massacre d'Arhiba et d'autres tueries de la dictature. La
journée du 18 décembre mériterait d'être
dédiée à tous les martyrs nationaux : sultans
afar, politiciens et syndicalistes somali, tombés sous
les balles de la colonisation et de la haine. Au tour de ces
martyrs, peut être forgée une mémoire nationale
partagée et transcendant les ethnies. Après tout,
tous ces homme sont morts pour défendre notre pays en
ne partageant pas ceendant la même conception, Mais qu'importe.
Cependant gardons-nous de glorifier les mort en oubliant d'œuvrer
pour l'avenir. Il est urgent d'agir ensemble pour éradiquer
une caste politique malade, dangereuse et isolée, qui
est guidée par un seul objectif : la vénalité.
Uguta-Toosa,
18 décembre 2008
Le
massacre d’Arhiba sur les lèvres
d’Eurodéputés à Bruxelles

Ali
Ahmed-Hamadou
Représentant d’Uguta-Toosa en Belgique
Souvenons–nous
que 59 civils ont été abattue froidement à
l’aube, le 18 décembre 1991, dans un quartier populaire
surnommé Arhiba. Selon les personnes survécues,
le massacre a bel et bien été prémédité
par le Ministère de l’Intérieur en accord
bien évidemment avec la Présidence. Les auteurs
de cette tuerie ont été identifiés mais
malheureusement depuis le fait, c’est-à-dire 1991,
jusqu’à aujourd’hui 2009, ils sont sous protection
du régime initiateur de ce crime national.
Outre leurs protections, leurs actes d’horreur demeurent
depuis dix-sept années, encore impunis. Or, comme chaque
année, en Europe et en Amérique (Etats-Unis ou
Canda), les démocrates djiboutien(ne)s célèbrent
cette triste commémoration pour que Justice soit faite
et et que les commanditaires soient entrainés devant
la cour de justice nationale ou internationale.
Les
organisateurs de la commémoration du massacre d’Arhiba
donnent un « coup de poing » au régime à
l’endroit le plus sensible, car c’est historique,
ils vont diffuser un DVD sur la tuerie, accompagné d’un
débat animé par le Représentant du Frud
monsieur Mohamed Houmado et également membre actif du
Forum pour la Démocratie et la Paix (F.D.P). Cette initiative
mérite d'être soulignée.
Seront
présent(e)s à la manifestation organisée
le 19 décembre, l’Eurodéputé socialiste
Alain Hutchinson, Sabine Salmon de l’Observatoire pour
les Respect des Droits Humains à Djibouti, Grégoire
Théry du Bureau Européen de la Fédération
Internationale pour les Droits de l’Homme, sans oublier
Isabelle Hoferlin des Libertés Syndicales pour la Confédération
Syndicale Internationale.
Du côté des partis d’opposition sont annoncés
la présence du président du mouvement du Renouveau
Démocratique, Daher Ahmed Farah, et du représentant
du Parti Ugutta-Toosa en Belgique, Ali Ahmed-Hamadou.
Quant
à la manifestation, elle se tiendra devant la Commission
Européenne. Les manifestant(e)s font appel au bon sens
des membres de la Commission Européenne de geler les
aides octroyées au régime de Djibouti qui n’a
cessé de nous administrer son incapacité de subvenir
aux besoins fondamentaux de sa population et la mal-gouvernance
dont il fait preuve sur le plan politique.
Chaque représentant des partis de l’opposition,
à tour de rôle, s'exprimera au micro pour féliciter
les manifestant(e)s venu(e)s massivement malgré un «
froid de canard » et aussi rappeler que le changement
démocratique et l’alternance démocratique
sont en route et qu’il ne faut point cédé
au scepticisme.
Journal
spécial, Uguta-Toosa
18décembre 2008
Communiqué
du FRUD
(Paris le 20/11/1991)
(Archives de la Tribune de l'opposition - Paris, décembre
1991)
Quarante
huit heures après le massacre d'Arhiba ou plus de cent
personnes furent exécutées froidement, Gouled
monte au créneau.
Après
avoir prononce une condoléance du bout des lèvres
aux familles des victimes, sans même condamner les exactions,
Gouled prononce un discours qui n'est autre chose qu'une déclaration
de guerre. En parlant des reformes politiques, de démocratie,
de pluralisme des candidatures et de multipartisme, Gouled prononce
les mots en vogue, les mots magiques; son but est d'obtenir
l'aide de la France pour financer cette sale guerre, il soumet
la réalisation de ces reformes a l'extermination du f.r.u.d
qui, contrôle les 2/3 du pays et c'est une mission impossible,
son idée de référendum devient des lors
chimérique. .
Par conséquent, le F.r.u.d prend acte de cette déclaration
de guerre et en tirera des conclusions pratiques qui s'imposent.
Le F.r.u.d lance un appel aux bailleurs de fonds en général
et a la France en particulier pour suspendre toute aide de nature
à renforcer Gouled dans la guerre qu'il mène pour
préserver les privilèges de son clan.
Le F.r.u.d appelle toutes les composantes de la nation (afars,
somalis et yéménites) à rester vigilantes
face aux manœuvres dilatoires de Gouled.
Le F.r.u.d propose l'ouverture de négociation avec tous
les partis politiques, en terrain neutre, afin que la mise en
place d'un processus démocratique dont dépend
l'avenir de la nation toute entière soit conçu
dans un climat serein.
Le f.r.u.d pose comme condition préalable et intangible
a tout dialogue, la libération sans condition de son
porte-parole , le docteur Abbate.
M.
Ismail Ibrahim
Représentant du FRUD en Europe
Paris le 20/11/1991
COMMUNIQUE
DE L'OPPOSITIN PARLEMENTAIRE
(Djibouti, 19 décembre 1991)
(Archives de « La Tribune de l'opposition »
-
Paris, décembre 1991)
L'opposition
parlementaire, consciente du danger d'une guerre civile qu'essaie
de faire naître le pouvoir en place pour assurer sa
survie et sauvegarder ses intérêts claniques
:
-demande au gouvernement d'abroger le décret de la
mobilisation générale, source d'escalades et
des violences visant à nuire à l'unité
nationale;
- s'insurge contre les exactions perpétrées
dans les campements nomades de Ripta, As-Hougouba, Kalaf et
Ambabbo, par les forces gouvernementales;
- Condamne les bombardements systématiques de la population
civile par les missiles sol-sol;
- Dénonce le blocus économique dont fait l'objet
la population civile de deux districts du nord;
- S'indigne profondément contre contre l'arrestation
du porte-parole du FRUD, le docteur Abbatté, ayant
à maintes reprises manifesté sa volonté
de dialogue;
- Se trouve consternée devant les massacres organisés
par le pouvoir contre les habitants d'Arhiba dans la nuit
du 17 au 18 décembre, et dont le bilan provisoire est
de lO0 morts et des dizaines de blessés.
L'opposition parlementaire assumant ses responsabilités
devant les heures graves que traverse notre pays :
- EXIGE du gouvernement l'arrêt immédiat des
hostilités ainsi que la levée des mesures d'exceptions;
- DEMANDE au pouvoir d'engager le dialogue avec le FRUD et
avec les autres forces politiques du pays;
- ORDONNE la libération immédiate et sans condition
du docteur ABATTE et de tous les prisonniers politiques;
- LANCE un appel à tous les Djiboutiens (hommes politiques
et citoyens) pour qu'ils demeurent vigilants et ne soient
pas entraînés dans le piège de la guerre
civile faisant rage chez nos voisins;
- INVITE les organisations internationales et humanitaires
à secourir la population civile frappée par
le blocus économique;
- ENCOURAGE le gouvernement français à user
de toute son influence pour jouer pleinement son rôle
de médiateur en vue d'instaurer le dialogue, meilleure
voie menant à la démocratie, facteur d'une stabilité
politique durable.
MOHAMED
AHMED ISSA dit CHEIKO
porte-parole de l'opposition parlementaire
Djibouti, 19 décembre 1991
MOUVEMENT
DE SOUTIEN AUX VICTIMES CIVILES
(Extraits du « Bulletin d'information n° 1 »,
9 janvier 1992)
(Archives de « La Tribune de l'opposition
» -
Paris, décembre 1991)
« 59 morts, plus de 300 blessés et 7 disparus
: tel est le bilan provisoire de l'abominable massacre perpétré
le 18 décembre 1991 dans le quartier d'Arbiha par l'armée
nationale, la gendarmerie et la police. »
« On sait que la guerre entraîne avec elle des
atrocités, des destructions et des pertes humaines
entre les deux parties en conflit tout en préservant
au mieux la vie des populations civiles habitant dans les
contrées avoisinant le champ de bataille.
On ignorait par contre que celle-ci avec sa face cachée
ne respectait pas ces règles. Au menu de la contre-offensive
AND/FNS, comme horsd'oeuvre, tirs à vue sur tout ce
qui bouge, cheptel ou nomade, civil ou rebelle, femme ou enfant,
et en plat de résistance, pillage, destructions et
incendie de toute habitation.
IV.
LE D ROULEMENT
6H00 du matin, le quartier d'Arhiba est totalement investi
et encerclé par les forces armées djiboutiennes
coalisées dans une action militaire sans précédent
à Djibouti-ville d'environ 400 personnes en armes et
équipements de guerre.
Alors que l'essentiel des troupes d'assaut est placé
en position de tir dans les tranchées, dans les tanks,
sur des jeeps et sur les vedettes, le groupe des policiers
Afars sans armes munis des gourdins, est chargé de
convaincre leurs frères de sang avec lesquels ils engagent
le dialogue. Parallèlement, les "crânes
rasés" issus de la mobilisation générale
vident tous les civils de leurs cases en cartons et les rassemblent
sur le terrain vague.
7H00 : Les premiers lève-tôt d'Arhiba II, sortis
de chez eux, sont aussitôt embarqués dans les
camions mis à la disposition des caméras que
les Français n'ont certainement pas manqué de
sortir pour un tel flagrant délit.
Au premier passage, les tireurs cessent la fusillade, certains
ont le ridicule réflexe de se cacher derrière
les maisons, mais continuent à pourchasser les rescapés
dès que le Puma s'éloigne. Au second passage,
les "chasseurs" décident de se retirer et
maquillent le chiffre réel du carnage en s'empressant
d'entasser dans deux camions un maximum de cadavres.
Combien de morts? Impossible à dire avec précision.
Les témoins oculaires les plus optimistes chiffrent
à 50 cette cargaison funeste. Le convoi se dirige vers
la ville, les hommes en uniforme quittent enfin Arhiba.
8H00. Les habitants d'Einguela constatent que le terrain vague
des Salines qui s'étend au Nord d'Arhiba est lui aussi
quadrillé par les hommes de la FNS, à la hauteur
du chantier séoudien jusqu'aux Théâtres
des Salines. Toutes les routes menant à Einguela sont
bloquées par les agents de la circulation et ni piétons
ni véhicules ne passent. Certains observateurs constatent
qu'un long convoi de véhicules militaires qui assure
l'encadrement, se dirige vers le secteur bouclé. »
TEMOIGNAGE
D'UN MEDECIN FRANCAIS : François DE CHABALIER
(Médecin-Chef du district d'OBOCK)
18
décembre 1991
Le
quartier est bouclé, les forces de l'ordre ont brûlé
des cartes d'identité. La tension a monté. Un
gendarme a été poignardé par un afar
juste après la fusillade. 2 policiers afars qui essayaient
de prendre la défense des habitants d'Arhiba ont été
tués par balle par leurs propres collègues.
A ce moment là, c'est la fusillade et les exécutions
sommaires. C'est le carnage, les forces de l'ordre tirent
sur tout ce qui n'a pas d'uniforme.
J'ai été très impressionné à
l'hôpital Peltier par la foule de blessés qui
affluaient. Il faut imaginer un grand couloir avec de chaque
côté une enfilade de brancards avec dessus des
gens, tous blessés par balle, tous afar, tous civils.
Au bas mot, une quarantaine de morts. 26 ont été
enterrés dans les cimetières hors de la ville
plus une quinzaine dans la ville puisque les gens n'avaient
pas le droit de sortir pour enterrer leurs morts ailleurs.
La majorité des victimes étaient des hommes
jeunes mais également des femmes et des enfants mais
aussi un vieil homme dont le crâne a été
défoncé à coups de crosse et qui en est
mort. J'ai vu un enfant de moins de 5 ans avec un poignet
éclaté par balle.
Il
semble certain qu'une intervention musclée des forces
de l'ordre sur le quartier afar était prévue
à titre de vengeance et de représailles depuis
la veille au soir à cause d'une sévère
défaite militaire dans la zone nord de Tadjourah où
l'armée aurait eu 300 morts ou disparus. A Tadjourah,
l'armée nationale a subi de lourdes pertes et de lourdes
défaites.
A Obock, c'est une ville morte, occupée par les forces
de l'ordre et encerclée par les rebelles et la population
civile est avec les rebelles en brousse. Leur souci est un
souci d'alimentation et de soutien sanitaire.
On comprend bien qu'ils ont la possibilité de se ravitailler
par l'Ethiopie ou par le Yémen mais pour cela il faut
de l'argent et les fonctionnaires ont des difficultés
pour récupérer de l'argent sauf ceux qui sont
à Djibouti.
Le
pays est coupé en deux. Les gens d'Obock, s'ils veulent
venir à Djibouti doivent passer par l'Ethiopie, c'est
à dire qu'ils font un tour gigantesque pour contourner
le pays. On ne peut plus passer par la mer puisque l'armée
contrôle les sorties. D'ailleurs les pêcheurs
d'Obock qui s'étaient réfugiés à
Djibouti se sont vus confisquer leurs boutres.
L'inquiétude majeure des djiboutiens est que Djibouti
devienne comme Mogadiscio. Les tracts dans le sens de la guerre
civile distribués à Djibouti n'ont pas trouvé
une oreille à haut niveau. Or, craignant que les quartiers
Issas déferlent à Djibouti sur les quartiers
afar mais en réalité jusqu'à présent
ce ne sont que les forces de l'ordre qui arrivent sur les
quartiers afar. La majorité des djiboutiens voudrait
préserver leur pays, la situation ethnique est plutôt
calme au regard de la gravité des événements.
TEMOIGNAGE
DU MINISTRE DE LA DEFENSE
(Conseil des Ministres du 24 décembre 1991)
Les
événements d'Arhiba vont à l'encontre
de la Politique de tolérance et de conciliation qu'à
toujours préconisée le Président de la
République. Ils surviennent alors que des actions,
dans un câdre jüËidique,-e- aient entreprises
contre certains opposants.
Tout le gouvernement est responsable de ces excès qui
dévalorisent son action et portent gravement atteinte
à sa crédibilité.
Ces débordements font le jeu de nos adversaires. Ils
ne se seraient pas produits si toutes les instances gouvernementales
avaient été associées à cette
décision. Une politique ne se mène pas en petit
comité mais en concertation avec tous les responsables
qui doivent l'assumer collectivement.
Cette rafle n'était pas une simple affaire de police.
Si la sécurité intérieure et la sauvegarde
des institutions l'exigeaient, il fallait la conduire dans
la légalité, en concertation avec toutes les
forces de maintien de l'ordre, avec des personnels entraînés
et non avec quelques jeunes inexpérimentés.
La conduite de cette opération a été
désastreuse. Il faut maintenant en assumer le bilan.
Tout d'abord en communiquant les chiffres exacts, connus de
tous. Un bilan grossièrement inexact fait naître
le doute, la suspicion et fait perdre tout crédit à
ceux qui l'avancent. I1 faut dire la vérité
et l'assumer.
Après, il faut réparer. Si la gouvernement est
solidaire de l'action politique, il ne peut cautionner l'incapacité
des responsables de cette opération policière.
Cette catastrophe exige des réparations qui, aux plans
national et international, soient significatives et prouvent
que les plus hautes instances de l'Etat sont attentives à
la légalité. Des sanctions immédiates
impitoyables, au plus haut niveau de la hiérarchie,
doivent frapper les responsables qui n'ont pas mesuré
la gravité et le danger de tels agissements. Ensuite
il faut ouvertement montrer contrôler l'émotion
pour éviter un éclatement de notre société
qui deviendrait irrémédiable.
Je profite de cette occasion pour dénoncer l'incapacité
de la KS à remplir ses missions. Des recrutements sélectifs,
la mise à 'écart de certains individus qui sont
volontairement désarmés, les agissements intolérables
qui amènent des policiers à se tirer essus,
ont transformé cette institution légale en milice
armée.
Le Ministre de la Défense Nationale
ISMAEL ALI YOUSSOUF
>>> Retour au sommaire
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6.
Les Issa et la dictature djiboutienne
(Dossier
présenté par Ina Geelle)
Commentaire
de Uguta-Toosa : Le dossier
suivant "Les Issa et la dictature
djiboutienne" présente
dans la même veine que celui présenté dans
notre journal n°33, "Les Afar et la dictature djiboutienne",
la façon dont un Issa moyen perçoit sa place dans
la société et la réalité politique
de son pays. Comment appréhende-t-il la cohabitation
avec les autres commuanutés nationales ? Quelle image
a-t-il du pouvoir et de ceux qui l'exercent ? Quelle se fait
de la démocratie ?
Nous n'avons pas voulu commenter et donner des détails
sur des points développés par l'un de nos membres.
Il sait de quoi il parle. Les commentaires et analyses, nous
la présenterons dans les numéros suivants.
Direction d'Uguta-Toosa
Les
Issas et l’histoire de Djibouti
Pour
les Issa, l’histoire qui coïncide avec celle de la
colonisation fut une histoire tragique, du moins chaotique et
ce, à plus d’un titre. A leur place, les Gadaboursi
et les Arabes ont été promus dans le pays pendant
plussieurs décennies. Alors que les Issa autochtones
n'avaient pas droit de travailler ni de s'implanter librement
à Djibouti.
Les
Issa eurent un leader et héros en la personnalité
de Mahamoud Harbi. Selon eux, il a été aussitôt
assassiné par la France qui ne supportait pas ses velléités
indépendantistes.
Puis vint la période du règne afar avec le pouvoir
d’Ali Aref qui dura 16 ans. Cette période assimilée
à une descente aux enfers dans la mesure où ils
s’estiment avoir connu alors une épouvantable marginalissation.
Leurs résistants ont été emmenés
en bagne et même terrorisés par la milice de ce
même Ali Aref avec la participation tantôt directe,
tantôt indirecte des autorités françaises
et de l'administration locale.
De plus, la France coloniale, dans sa volonté absolue
de soumettre Djibouti à ses jougs, perpétua cette
donne et ne fit que privilégier les Afar. Face à
cette animosité, la communauté issa, refusant
la politique du fait accompli et le fatalisme a lutté
avec leurs maigres moyens pour l’autodétermination
de Djibouti qui vit enfin le jour le 27 juin 1977. Il ne faut
donc pas oublier que les Issa furent sacrifiés pour arriver
à cette longue marche vers la liberté retrouvée.
L’indépendance
et les Issas
Hassan
Gouled symbolise le père de l’Indépendance,
de la liberté retrouvée, fruit de cette longue
lutte que trahirent les Afar. Mécontents de cet heureux
évènement, ils entrèrent dès 1977
en dissidence avec la nouvelle République embryonnaire,
tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
A l’intérieur avec la démission d’Ahmed
Dini, lequel était soucieux de déstabiliser le
nouveau régime à peine en place. A l'extérieur,
le MPL a commencé à s'activer pour diviser le
pays et faire échouer l’unité nationale
entre Afar et Issa. Ces gens porfessaient le communisme. Malgré
cette situation, Hassan Gouled et les Issa privilégièrent
toujours la négociation et le compromis.
Gouled attribua les mêmes nombres de portefeuilles ministériels
et de députés dans le gouvernement et à
l’Assemblée Nationale.
Malgré cette générosité affiché
par le père de l'indépendance, les Afar ne furent
jamais satisfaits et déclenchèrent une nouvelle
guerre pour faire éclater Djibouti qu’ils revendiquent
comme étant la leur.
Gouled a lutté contre vents et marrées contre
la partition du pays et proposa de satisfaire toutes les conditions
posées par les Afarà la seule et unique condition
qu’il renonce à leur lutte armée. Une partie
des Afar accepta en 1981 ou 1982 mais l’autre partie resta
dans le maquis. Les radicaux ne voulaient pas voir les Issa
à Djibouti et un président issa.
En fait, après avoir eu leur époque sous Ali Aref,
les Afar refusaient le tour des Issas. En optant pour la voie
de la violence, ils voulaient empêcher la communauté
issa de profiter à son tour des bienfaits de l'indépendance
et des richesses nationales. C’est ainsi qu’ en
1991, à l’intérieur, Ali Aref tenta de faire
un coup d’Etat pour instaurer un Etat Afar dans lequel
il y aurait eu exclusivement cette ethnie. Le FRUD a attaqué
le pays de l’extérieur en recrutant des mercenaires
étrangers éthiopiens.
Depuis l’indépendance, Hassan Gouled a développé
la république de Djibouti sur tous les plans, en particulier
dans le domaine de l’Education et des Infrastructures
mais aussi politique puisqu’il nomma toujours un premier
ministre Afar, Barkat Gourad Hamadou. C'est un vrai leader afar,
comme l'actuel premier ministre Dileyta Mohamed, qui respecte
les intérêts de la communauté issa.
Les Afars qui luttèrent pour l’indépendance
furent très peu nombreux. Pourtant les Issas qui ont
perdu beaucoup de leurs fils et se sont sacrifiés en
nombre ne leur en ont jamais voulu. Même Ismaël Omar
Guelleh, l’actuel Président de la République,
a lutté pour l’indépendance de Djibouti
au point qu'il a été viré de son travail
par les colons.
Les
Issa et Ismail Omar Guelleh
Sous
le règne d’IOG, on notera le multipartisme intégral
adopté vers le début de l'année 2000. Il
a négocié aussi la paix avec le FRUD d'Ahmed Dini
(2004) et le développement socio-économique mais
aussi éducatif avec des universités et de nombreux
lycées même dans les districts de l'intérieur.
Oui, il a signé un accord de paix avec le errible et
radical Dini qui a refusé de rentrer au gouvernement
malgré la proposition qui lui a été faite
et qui s'est déclaré opposant au régime,
le régime avec lequel il a accepté pourtant de
négocier auparavant.
Sur le plan politique, IOG a donné des portefeuilles
ministériels à chaque clan ou tribu issa. Il a
donc renforcé l’unité nationale. Le pays
a connu une stabilité avec lui. Mais les Issa sont ingrats.
Malgré tout ce que le président afait pour eux,
ils rejoignent l'opposition et luttent contre leur frère
de sang qui se sacrifie pour eux et qui n’a rien donné
aux Mamassane, son propre clan. Son propre clan n'a pas plus
que les autres clans issa.
Parmi les traîtres, il y a les Issa Fourlaba et les Issa
Odahgob.
Tout en sachant cela, Ismail Omar parvient à négocier
avec eux et à les faire entrer au gouvernement. Moumine
Bahdon et Aden Robleh Awaleh siègent à l'assemblée
nationale. Il a pardonné au général Yacin
Yabeh Galab qu’il a fait sortir de prison pour ensuite
le faire soigner en Europe alors que ce dernier avait organisé
un coup d’Etat contre lui. Si c’était un
autre chef d’Etat africain, il l'aurait fait fusiller
sur place.
Sans lui, la république de Djibouti allait disparaître
et elle ne serait pas en paix. C’est grâce à
lui que les Djiboutiens sont en sécurité aujourd'hui.
Mais il faut reconnaître qu’il n’est pas parfait
car depuis son second mandat, il a divisé les Issa. Ismail
Omar utilise l’argent pour les corrompre, les dresser
les uns contre les autres. Il ne tient plus ses promesses et
se fait guider par sa femme, une Issack qui ramène tous
les dons octroyés à Djibouti vers la Somaliland.
Cette situation est dramatique.
De plus, il ouevre maintenant contre les intérêts
issa, ceux la-même qui l’ont porté au pouvoir
et qu’il commence à liquider un par un.
Avec Hassan Gouled (1977-1999), c'était mieux. "On
avait un ennemi commun c’était les Afar".
Maintenant l’ennemi des issa, c’est IOG.
Il serait préférable qu’il parte d’autant
plus qu’il a vendu le pays à des étrangers
et à la tribu de sa belle-famille qui s’enrichisse
de façon exponentielle à Djibouti. Les Somali
qui viennent du sud s'enrichissent dans le pays et les Issa
n'ont rien.
Les
Issas et les Gadaboursis
Pour
les issa, les Gadaboursi passent pour des étrangers nés
à djibouti mais qui ne sont pas de vrais djiboutiens,
des Djiboutiens de sang. Il en est de même pour les Issak
et Arabes.
Les Gadaboursi profitent de djibouti par les opportunités
qu’elle leur offre et mais ils investissent chez eux à
Borama et construisent la Somalie. Au fond d'eux-mêms,
comme les Issak, ils souhaitent l’éclatement de
la république de Djibouti.
C’est un ennemi de l’intérieur très
dangereux d’un point de vue intellectuel car ses hommes
et femmes occupent la moitié des postes administratifs.
Ce sont des personnes à qui il ne faut pas confier des
postes de hautes responsabilités par le fait qu’ils
peuvent trahir le pays et, à la moindre disgrâce,
ils sont prêts à divulguer les secrets de l'Etat.
Il faut les utiliser à bon escient et pour parvenir seulement
à nos fins. D’où l’invitation à
la méfiance comme le dit le dicton issa : « si
les Gadaboursi ne trouvent pas les moyens de te tuer, il vont
passer du côté du vent pour péter sur toi
», une façon de démontrer leur méchanceté
en somme congénitale.
Les
Issa et les Issack
Pour
les Issa, les Issakétant par définition des affairistes
et des matérialistes, il y a lieu également de
se méfier car leur unique souci est et reste L’ARGENT.
ils
peuvent tout vendre même le pays s’il s’agit
de l’argent. Donc, IOG ne devrait pas leur confier des
postes de tresponsabilité ni leur faire confiance. Ils
ont tendance à investir en Somaliland à Hargeysa.
Il faut surtout se méfier de leurs femmes car c’est
de cette manière qu’ils colonisent les autres et
les dépossédent de leurs biens.
De toute manière, cette communauté ne menance
pas la première place que les Issa occupent dans le pays.
Ils sont là pour conforter les Issa face à la
communauté afar qui cherhent à reprendre la tête
du pays.
Les
grandes figures du nationalisme djiboutien d'après les
Issa ?
Si
dans le passé, les grandes figures du "nationalisme"
issa ont été incarnées par Mahmoud Harbi
et Hassan Gouled, aujourd’hui elles sont représentées
par Aden Robleh Awaleh, Gabayo, Moumine Bahdon mais aussi Borreh
sans oublier DAF.
Les responsables
politiques issa d'aujourd'hui et de demain ?
DAF apparaît comme le seul responsable pouvant défendre
les intérêts issa au côté d’Aden
Robleh Awaleh sans oublier Borreh qui dispose des gros moyens
économiques et qui a fait des études pour assurer
la relève.
Les
Issa et la démocratie ?
Dans la communauté issa, la démocratie a toujours
existé et existe toujours dans la mesure où elle
permet à chacun de s’épanouir. Celle-ci
permettant à chacun d’exprimer librement ses opinions
et de faire ce qu’il veut.
Les
Issa et les intérêts afar ?
Les Issa sont en général prêts à
partager le pouvoir avec les Afar. Il ne faut donc pas croire
que le dialogue soit impossible. Ceux qui ont connu l'époque
coloniale souhaitent
même que le pouvoir soit réparti à égalité
entre Afar et Issa. Car ils disent qu'ils sont les seuls et
vrais autochtones du pays.
Une autre partie, les Issa d'Ethiopie, ne veut pas d'équilibre
et d'égalité pour ne pas payer les pots cassé
et subir l'ostracisme de la part des autochtones afar et issa.
C 'est le pouvoir politique qui décide et ils soutiennent
leurs dirigeants aveuglement (Hassan Gouled et IOG).
VISION
GENERALE DE CETTE COMMUNAUTE
D’une
manière générale, la communauté
issa est victime de sa propre naïveté et de son
ignorance et de son repli communautaire. Je vois ces vérités
dans ma famille, dans mon entourage et en discutant avec mes
proches. (Les Afar, de leur côté, ont aussi beaucoup
des préjugés sur les autres groupes nationaux.)
Elle est victime d’un mensonge d’Etat qui dure depuis
des années car le régime lui cache tout ce qui
se passe réellement dans le pays. Elle ignore pratiquement
le quotidien des autres communautés nationales. Par exemple,
j'ai pu vérifier moi-même que beaucoup de fonctionnaires
issa éduqués de mon entourage et des amis que
je fréquente ignorent tout sur le "massacre d'Arhiba"
survenu à Djibouti en décembre 1991. La naïveté
les pousse à croire que ce sont les civils et familles
afar d'Arhiba, lourdement armés, qui ont agressé
les forces de l'ordre.
Depuis
une décennie, la communauté issa se désagrège
sur fond de conflits inter-tribaux. Elle peine à reconstituer
l'unité qui a fait toujours sa force. Mais ce qui est
inquiétant, ce que cette communauté trouve l’unité
paradoxalement dès qu’il s’agit de sauvegarder
le pouvoir du régime uniquement parce qu’il est
incarné par un Issa. Face à des menaces réelles
ou supposées, l’éclatement laisse place
à l’union. En d’autres termes, les Issa n’agissent
pas en fonction de leurs intérêts individuels (ne
pensent pas à l'éducation de leurs enfants, à
lsanté et aux travaux publics...) mais au nom de l’intérêt
collectif qui promeut la tribu et conforte son sentiment de
supériorité par rapport aux autres somali et aux
Afar. Cela signifie donc que l’identité des dirigeants
importe plus que la politique qu’ils mènent au
niveau du gouvernement.
C'est pourquoi, lorsqu'un Afar ou un autre Somali ou arabe critique
le régime, les Issa, même ceux qui sont démocrates
et très éduqués, éprouvent un malaise.
Ali Coubba, par exemple, suscite beaucoup de rejet dans le milieu
issa en raison de ses critiques directes quand il parle de "clan
issa", de "noyau dur issa", l'"aile extrémiste
issa" parce que les Issa moyens ont du mal à prendre
du recul. Ils croient que cette critique s'adresse à
toute la communauté issa. Ils ne font pas attention à
l'analyse mais se focalisent sur le terme "issa".
Je
suis persuadé que si la communauté issa investissait
avantageusement sa force et son unité pour les causes
nationales, aucun régime autoritaire ne pourrait survivre
en république de Djibouti. Cependant mon analyse laisse
dans l'ombre beaucoup d'hommes et de femmes issa éduqués
et qui trouveront parfois ce portrait caricatural. Mais au moins
j'ai essayé des présenter de manière objective
ce qu'on raconte dans ma famille, sans porter des jugements
de valeur sauf dans cette dernière partie.
Bonne lecture…J’attends
tes commentaires
Québec, le 17 octobre 2008
7.
COMUNIQUÉ DE PRESSE (M. Ali Dahan)
LE COMPORTEMENT IRRESPONSABLE DES 4 GARDES DU CORPS, RAPPROCHÉS
DUPRÉSIDENT, DICTATEUR DE DJIBOUTI-ISMAËL OMAR GUELLEH
QUI SE TROUVENT À QUÉBEC POUR LE XIIè SOMMET
DE LA FRANCOPHONIE SUITE À L'AGRESSION SAUVAGE CONTRE
LE PRÉSIDENT DES PPJD, CES DERNIERS ONT DÉCIDÉ
DE MAINTENIR L'ORGANISATION DE LA MANIFESTATION QUI ÉTAIT
PRÉVUE DEPUIS 2 SEMAINES, POUR DEMAIN, LE 18 OCTOBRE
2008. LES PPJD ORGANISENT DONC UNE MANIFESTATION EN FACE DE
L'HÔTEL OU RÉSIDE LE DICTATEUR GUELLEH À
QUÉBEC ET CONVIENT DE NOUVEAU LES DÉFEN-SEURS
ET PARTIS D'OPPOSITION DJIBOUTIENS DE PARTICIPER À CELLE-CI.
ADRESSE : PALACE ROYAL HÔTEL, 775, AVENUE HONORÉ-MERCIER,
QUÉBEC, (QC) CANADA
« UN HOMME MEURT LORSQU'IL CESSE DE SE BATTRE
POUR LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE »,
Dr Martin Luther King
Aujourd'hui, 17 octobre 2008, vers midi 30, heure de Québec,
Dr Ali Dahan, Président des Partisans de la Paix dans
la Justice pour tous les Djiboutiens et ex-Diplomate en Irak,
en Somalie et aux États-Unis d'Amérique, s'est
présenté à l'Hôtel Palace Royal de
Québec où loge le dictateur de Djibouti, Ismaël
Omar Guelleh et sa forte délégation de 40 membres.
M. Dahan, avait un communiqué (lire le communiqué
en fichier attaché : open office) et voulait le déposer
à la réception de l'Hôtel ou le remettre
à un des membres de la délégation djiboutienne.
Malgré l'extrême courtoisie et la gentillesse de
la Gendarmerie Royale du Canada et le chasseur de l'Hôtel,
il n'a pas réussi à déposer l'enveloppe
qui contenait les documents, ni même rencontrer un membre
de la délégation afin de lui remettre. Il est
donc reparti.
À quelques 300 mètres de l'Hôtel Palace
Royal, alors que M. Dahan marchait près du Théâtre
le Capitol (près du Restaurant des Amériques,
de la Place d'Youville, en face du Palais Montalm) à
Québec, 4 gardes du corps rapprochés du dictateur
Guelleh sont venus vers lui en lui disant: « c'est bien
vous Dr Dahan » et ils ont essayé de l'agripper
pour le battre en pleine rue devant des milliers de personnes
qui passaient et ceux qui mangeaient à la terrasse du
Restaurant des Amériques.
M. Dahan a crié tout en se détachant d'eux et
il leur a dit qu'il allait rapporter leur comportement ignoble
à la Presse et à la Police. Ils sont retournés
ensuite vers leur les défenseurs des droits humains et
les opposants qui dénoncent pacifiquement leurs crimes
les plus horribles.
Par conséquent, les Partisans de la Paix dans la Justice
pour tous les Djiboutiens (PPJD) appellent les médias
à vérifier les faits décrits dans ce communiqué
et à condamner cet acte inacceptable commis par les 4
gardes du corps du dictateur Guelleh, président de Djibouti,
à Québec, dans un pays démocratique comme
le Canada.
Ali
Dahan, Ph.D. Hôtel. Décidément, les barbouzes
du dictateur Guelleh de Djibouti croyaient pouvoir se comporter
comme s'ils étaient à Djibouti sous le ciel d'une
dictature sanguinaire où ils peuvent torturer, violer
et tuer en toute impunité
Président
des Partisans de la Paix dans la Justice
pour tous les Djiboutiens ( PPJD) Ex-diplomate en Irak,
en Somalie et aux États-Unis d'Amérique
Tél: et fax: 1-418-658-9244
Portable 1-418-262-2504 courriel: aldahan@oricom.ca
NOTE
: ALI DAHAN IS THE ONLY RESPONSIBLE FOR THIS MEMORANDUM
****************************************
6oth Anniversary of the UDHR-Violation of HR in Djibouti-USA,
FRANCE and Ethuipian agression against ERITREA
PARTIZANS OF PEACE THROUGH JUSTICE FOR
ALL DJIBOUTIANS ( PPJD )
10 december 1948 – 10 december 2008
60th ANNIVERSARY OF THE UNIVERSAL DECLARATION ON HUMAN RIGHTS
( UDHR )
"YOU WOULD TEACH THE TRUTH OR YOU WOULD
SAVE A LAND ABOUT TO DISAPPEAR? EVERYONE IS AFRAID, NO ONE IS
HELPING YOU AN FEW ARE THESE WHO UNDERSTAND" ALEXANDRE
POPE "Essay on Mankind" EPISTLE IV-265-
****************************************
MR.
ISMAEL OMAR GUELLEH SOW DISSENSSION AMONG THE PEOPLES OF THE
HORN OF AFRICA SINCE DJIBOUTI'S INDEPENDANCE IN 1977
Since
1977, the Republic of Djibouti is an independant state and from
this fact a member of the United Nations Organisation and other
international and regional instances of which has adopted the
status,conventions, protocols and others treaties ( including
those of the United Nations Human Rights Commission).
At the moment of its independance, Djibouti enjoyed a relatively
prosperous economy.The citizens of this State made proof of
political and social cohesion which represented a chance and
allowed hope , the civil peace assured and preserved, a harmonious
development by the judicious utilisation of the
country's ressources, sustained by the aid and the sympathy
of the real international community.
The unprecendented violations of the Human Rights, who worn
out on the population accross the country, as soon as the proclamation
of independance, has betrayed this hope and wasted this chance
by pushing the country in a civil war, in 1991.
The fullness, the intensity and suddeness of these violations
and extorsions prove that we find ourselves, there, in the presence
of the strict application of the customary ethnic law . This
custom authorises its followers the practise of one sort of
"vital ethnic rivalry" and prescribes the dispossession
and elimination of the other ethnic groups in Djibouti.
The ethnocratisation of the state by the application of a custom
only liberates the instincts naturally gregarious and predator
of all tribal society, directly affects by paralyzing the constitution
, the laws and regulations theoretically in effects and allegedly
destined to guarantee and protect the Human Rights.
In reality, these texts are neither applicated nor respected
by the self-proclaimed president and his entourage who prefer
the tradition to the tribal solidarity that they confuse with
the national interest, wrongly so. The nature and the extension
of the abuses committed provoked local protestations and op-
positions and condemnations and denounciations from those who
really believe on justice, democracy and peace all over the
world :
- The licensing of abusive and collective revocations of ethnic
nature dislocated social and professional lifestyles among the
ethnical minorities in the country ;
- The massive and arbitrary arrestations created insecurity
and a general oppression ;
-
The systematic and atrocious tortures created terror and provoked
mutilation and death, affected the physical and mental integrity
of the victims ;
- The monopolisation of all kinds of economic and professional
activities at the profit of those in power and their relatives
generated an economic stagnation for the majority of the population
in most areas of the country.
- This situation provoked a move and exodus towards foreign
countries from the population searching their salute far away
for economic and political immigration. This population was
also driven to refuge in neighboring countries who did not recognize
them as refugees.
- Since the construction of the only Permanent Military US Base
in Africa at he region of Obock (RAS DOUMEÏRA), near the
border of Eritrea, the US government order the regime of Djibouti
to force the evacuation of the Afar population and started its
ethnc cleansing.To justify their crimes, the US government also
orchestrated a false border problem betwen our country and the
sovereign State of Eritrea, to push both identities : the Afar
of Djibouti and the Eritreans far from the area of this military
US base and its prolongation, the Bridge of Terror which will
be also build at this area and in coast of to Yemen... The USA
are using against the Afar of our country, Djibouti, the same
method of deportation and genocide they all ready used tagaint
the CHAGOCIEN population of MAURUTIUS in the 1960th during the
construction of their Military Base in DIEGO GARCIA :
- The destruction and systematic crushing of the inhabitant's
way of existence made places like the North regions unsuitable
as a naturel habitat, they are crushed and devasted :
- The houses of the Afars of this region are confiscated by
the police and the army of Ismaël Omar Guelleh and occupied
by them and the ethiopian soldiers which are in this region
of Djibouti territory.
- On the shores, the embarcations and fishing materials were
raided ; the sheeppheards saw their herds massacred and raided
by the governmental forces.
- The planned destruction of the vegetation in raising zones
(Gagadé, Daguirou, Day, Obock and Khor Angar etc.) and
the suppression of water in the dependant regions for consumption
by drilling is an act of artifical desertification accelerated
in order to make these densed human and animal regions inhabitable.
- After each peaceful demonstration, raids were carried out
in Obock and Tadjourah in the North of the country, as well
at the city of the BALBALA and ARHIBA neighborhoods of the city
of Djibouti ;
All these extortions and others rapes and massacres against
the opposition and defender of human rights in general and the
Afar population in particular are in VIOLATION OF THE UNIVERSAL
DECLARATION OF HUMAN RIGHTS - multiple correspondences adressing
this subject to the U.N. Secretary General and the Security
Council.This make us rise a few interrogations :
Ali Dahan, Ph.D.
Président des Partisans de la Paix dans la Justice pour
tous les
Djiboutiens ( PPJD)
Ex-diplomate en Irak, en Somalie et aux États-Unis d'Amérique
Tél: et fax: 1-418-658-9244 Portable 1-418-262-2504
courriel: aldahan@oricom.ca
(Extrait du document "ANATOMY OF THE DJIBOUTI MORIBOND
REGIME"
Uguta-Toosa,
janvier 2009
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8.
Les dernières nouvelles de la corne de l'Afrique
(Décembre 2008)
Erythrée
(Tuesday, 23 December 2008
Shabia committing repeated tyrant acts
against Afar nationalities Tuesday, 23 December 2008Mekelle,
December 23 (WIC)- The Red Sea Afar Democratic Organization
said the dictatorial regime in Eritrea is committing repeated
oppressive acts against the Afar nationalities in Eritrea.
The organization told WIC that the tyrant Eritrean regime has
intensified the violation of human rights and forced displacement
against the Afar nationalities following the repeated military
assault by the Organization over the Sheabian soldiers around
Afambo area.
The Eritrean government has forcefully displaced and confiscated
properties of several families who are accused of involving
in the military attack launched against the military barrack
of the regime. The measure being taken by the Eritrean regime
over the Afar nationality is a crime against humanity, the organization
said and added that that it would further intensify the struggle
against the tyrant Eritrean regime. (http://www.waltainfo.com/)
ETHIOPIE
-SOMALIE (décembre 2008)
Le
retrait des troupes éthiopiennes annoncé par Addis-Abeba
n'a toujours pas lieu. Aucun calendrier n'est réellement
fixé.
ETHIOPIE
(famine dans l'Etat national et régional Afar)
La famine frappe la région 2 de l'Ethiopie fédérale
depuis plusieurs mois. Les autorités éthiopiennes
regardent tout ce qui se passe dans les régions périphériques
(afar et somali) avec désinvolture. De leur côté,
les autoités administratives afar de la région
autonome attendent les ordres de Mekelle qui ne vinnent pas.
DJIBOUTI
(Mardi 16 décembre) Élaboration d’un dictionnaire
de 100.000 mots
L’institut
des langues de Djibouti a tenu aujourd’hui un colloque
de deux jours au CERD pour le lancement des travaux d’un
dictionnaire en langue Somali de 100.000 mots
Un travail qui s’inscrit dans le cadre de la mise en valeur
des travaux de recherche que notre pays entreprend dans cette
région de la Corne de l’Afrique.
Des représentants des différentes institutions
et universités de Djibouti, de Mogadiscio, de Hargeisa,
de Jigjiga et autres centres de recherche comme le CRIPEN et
la radiotélévision de Djibouti participent à
ce colloque..
Selon Idriss Youssouf Elmi directeur de l’institut des
langues de Djibouti, le dictionnaire de cent mille mots participera
à l’harmonisation de la langue somalie dans sa
communauté éparpillée dans la région
et dans le monde. Il a également rappelé que ce
projet a obtenu le soutien du président de la république
Ismael Omar Guelleh.
Le directeur de l’institut des langue de Djibouti a affirmé
qu’ils feront appel aux intellectuels installés
à Nairobi, Borama et Bossasso ainsi que la diaspora somalienne
pour participer à ses travaux mais aussi aux activités
menées par l’institut.
L’institut des langues de Djibouti est l’un des
instituts qui constituent le centre d’Études et
de recherche le CERD. Il a pour mission en générale
de promouvoir la culture djiboutienne dans sa diversité.
http://www.rtd.dj/actualites/dic.htm
DJIUBOUTI (Dimanche 21 décembre)
: La
langue Somali à l’honneur
08Hier
soir, la culture Somali était à l’honneur
au lycée de Djibouti avec la présentation d’œuvres
littéraires en langue Somali. De nombreuses notes de
lecture ont été présentées aux élèves,
toutes communautés confondues. Ces lectures étaient
assurés par des artistes djiboutiens tels que Aden Farah
et Abdi Nour Allalé ; le Somali étant, une des
langues les plus importantes du pays. Cet événement
coïncide avec l’ouverture du salon du livre inauguré
par le ministère de la culture, il découle d’une
initiative de l’association Somali Speaking présidé
par le docteur Afrah. Des écrivains et artistes somaliens
venus de Mogadisho, Borama, Hargeisa, Dubaï ainsi que d’éminentes
personnalités djiboutiennes de la culture telle que Abdallah
Haji ont participé à l’événement.Des
lectures et un débat seront proposés ce soir aux
étudiants de l’université toujours dans
le cadre du salon du livre qui sera clôturé demain
au Palais du Peuple.
Uguta-Toosa,
janvier 2009
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9. L'exécution
sommaire d'un berger
à Assa-Gueyla (suite)
Suite
aux articles et témoignages parus sur l'exécution
somaire d'un bverger d'Assa-Gueyla, l'affaiure a pris une
allure nationale. Toutes les autorités militaires,
le ministre de la défense, les deputés et le
conseil général ont été entendus
hier à Assa Gayla sur l'assassinat de Mahamad Hamad.
Comme je vous l'avais dit le général
Zakaria a reconnu avoir promu l'assassin de la victime. Le
lieutenant Med Assoweh a été promu capitaine.
Le second assassin Said Bouh passe de caporal à caporal
chef, etc. Bref tous les sept assassins ont reçu une
promotion. A travers le général zakaria,
c'est le chef des armées, autrement dit Ismail Omar
Guelleh, qui est le principal instigateur de ce crime et qui
garantit l'impunité aux criminels..
Une telle injustice, donner des primes pour assassinat, serait
passée inaperçue si vous n'étiez pas
pas intervenus dans les colonnes de vos journaux.
Mais le problème persiste car encourager des actes
d'assassinat gratuit est une menace pour toutes les populations
civils afar, car désormais si tuer un Afar revient
peut être primé, les soldats feront la chasse
à tous les Afar.
Je tenais à vous demander de poursuivre l'effort pour
dénoncer une banalisation des crimes organisés
décidé au plus haut niveau de l'Etat djiboutien.
Mille merci grâce à votre intervention, la lddh,
et tous les autres ont pris le relai, et, dans cette affaire,
la société civile remporte une relative victoire.
Uguta-Toosa, janvier 2009
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9.
La junte guinéenne installe un capitaine à la présidence
Par Reuters, publié le 24/12/2008 à 17:56
Commentaire
d'Uguta-Toosa :
La disparition de
Lansana Conté est une bonne chose pour la Guinée
et pour le continent africain. Le général était
de la même trempe que feu Hassan Gouled. Autoritaire,
aveugle et laxiste avec la corruption qui enrichisait ses
proches et son clan. Bref l'opprobre et la honte de notre
continent.
Ce coup d'Etat est aussi une bonne chose. Je ne partage pas
la position des Européens ni celle de l'Union africaine
ou autres instance internationale, qui traduit une vision
cynique de la réalité africaine et le drame
que vivent les populations soumises pendant deux décennies
à la dictature. On oublie souvent que le moindre changement
sonne comme un espoir de progrès et de développement
en Afrique. Le maintien au pouvoir de la clique qui avait
assisté Lansana Conté aurait été
le pire des scénarios, un scénario à
la djiboutienne ! un mégalomane remplaçant un
dinosaure versatile et tribaliste.
Afffirmer que le coup d'Etat militaire en Guinée remet
en question le "processus démocratique"
, c'est se foutre de nous. Le fait que de tels propos
émanent d'un représenat de l'Unité africaine
en dit long sur le peu de cas qu'on fait de la démocratie
dans les couloirs de l'UA. (A.C).
CONAKRY
- Les militaires qui se sont soulevés en Guinée
après la mort du président Lansana Conté
ont annoncé mercredi leur intention d'installer à
la tête de l'Etat le capitaine Moussa Dadis Camara.
(...)
Camara s'était fait connaître jusque-là
comme le porte-parole des putschistes, en annonçant
mardi matin à la radio la suspension de la Constitution
et la dissolution du gouvernement.
Les militaires insurgés ont déclaré qu'il
avait été nommé président du Conseil
national pour la démocratie et le développement
(CNDD), émanation de la junte, lors d'une réunion
au camp Alpha Yaya Diallo, la principale base militaire du
pays. "Nous accompagnons le président du CNDD
en ville", a indiqué l'un des officiers.
Une foule s'est rassemblée le long de la route menant
au palais présidentiel, en attendant le passage de
Camara.
Cet obscur officier, coiffé d'un béret rouge,
était apparu dans la matinée à la télévision,
contrôlée par les putschistes, pour promettre
l'organisation d'élections "libres et transparentes"
en décembre 2010. Il avait défendu la tentative
de coup d'Etat comme un acte civique visant à "sauver
un peuple en détresse".
"UNE BONNE CHOSE"
L'incertitude règne encore pour savoir qui détient
les leviers du pouvoir dans le pays, premier exportateur mondial
de bauxite. Conakry était calme mercredi.
Les putschistes semblaient s'y déplacer librement et
procéder à des arrestations, ont déclaré
des témoins et des sources au sein de la police. Un
groupe d'hommes armés a été aperçu
en train de pénétrer dans le bâtiment
qui abrite la banque centrale.
Des habitants estiment que le chef des armées, le général
Diarra Camara, qui s'est publiquement rangé aux côtés
du gouvernement civil en place, soutient tacitement les mutins.
"Le coup d'Etat est une bonne chose, sinon les anciens
dirigeants continueraient leur sale boulot de piller l'Etat",
a déclaré un électricien, Naby Laye Traoré.
Les putschistes ont promis d'agir vigoureusement contre la
corruption et accusent le gouvernement d'être responsable
de la situation économique "catastrophique"
endurée par la population.
Le président de l'Assemblée nationale, qui en
vertu de la Constitution, devient chef d'Etat par intérim
en cas de vacance du pouvoir, a demandé à la
communauté internationale de se mobiliser pour empêcher
la réussite du putsch.
"La communauté internationale doit se
mobiliser pour empêcher l'armée d'interrompre
le processus démocratique fixé par la Constitution",
a déclaré Aboubacar Somparé à
Reuters. (...)
La tentative de coup d'Etat a été condamnée
unanimement par les Nations unies, l'Union africaine, l'Union
européenne et les Etats-Unis. Le Conseil de
paix et de sécurité de l'UA, réuni à
Addis-Abeba, devrait à nouveau exprimer sa ferme opposition
à la tentative de putsch.
AMORCE
DE DIALOGUE
(...) "La situation reste calme mais volatile. Jusqu'ici,
aucune des factions n'assume le pouvoir. Certains signes indiquent
qu'il y a de la place pour d'éventuelles discussions",
a estimé Saïd Djinnit, représentant spécial
du secrétaire général des Nations unies
pour l'Afrique de l'Ouest.
Annoncé dans la nuit de lundi à mardi, le décès
de Lansana Conté, mort après avoir dirigé
le pays d'une main de fer pendant un quart de siècle,
a ouvert une forte période de turbulences, estiment
pour leur part des analystes.
"On peut s'attendre à plusieurs mois de chaos
politique avec une forte possibilité de nouveaux coups
d'Etat et des simulacres d'élections dans un contexte
de déséquilibre ethnique et politique",
déclare Sebastian Spio-Garbrah, de l'institut Eurasia
Group, spécialisé dans l'analyse du risque politique.
Le pays, l'un des plus pauvres du monde, est aussi riche en
minerais. La production de bauxite, dont la Guinée
est le premier exportateur mondial, n'a pas été
affectée par les événements.
Version
française Jean-Stéphane Brosse http://www.lexpress.fr/actualites
Uguta-Toosa,
janvier 2009
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10.
Le bombardement de Gaza par l'Etat israélien
Editorial : Un
bain de sang inutile
LE MONDE | 29.12.08 | 12h40 • Mis
à jour le 29.12.08 | 13h24
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/12/29/un-bain-de-sang-inutile_1136020_3232.html#ens_id=1106055
L'histoire se répète à
Gaza. Une nouvelle fois, l'option militaire été
choisie par le gouvernement israélien pour tenter de
mettre un terme aux tirs de roquettes qui arrosent son territoire
depuis plus d'un mois. Que ces tirs, visant des zones civiles,
constituent autant de crimes de guerre ne fait de doute pour
personne, même si le nombre de victimes reste limité
rapporté au nombre des projectiles tirés depuis
2001. Ils rappellent que, en dépit d'un retrait unilatéral
bâclé, en 2005, Israël n'en a toujours pas
fini avec Gaza, qu'il continue d'ailleurs d'assiéger.
Par le passé, pourtant, jamais la surpuissance de feu
israélienne n'est parvenue à faire taire les milices
palestiniennes, pas même lorsque les blindés israéliens
occupaient les villes et les camps du nord de Gaza. En revanche,
chaque attaque lourde a entraîné un bain de sang
dans ce territoire surpeuplé, où des milliers
de civils sont piégés par les combats. Il en va
de même aujourd'hui avec l'attaque la plus meurtrière,
sur ce territoire, depuis 1967. En interdire l'accès
aux journalistes, comme le font les autorités israéliennes,
ne change rien à cette réalité.
Il reste donc à prouver que cette opération, à
sept semaines d'élections législatives qui ne
paraissent pas favorables à la coalition au pouvoir,
peut produire plus de résultats que les trêves
négociées par l'entremise de l'Egypte.
Si l'objectif, comme les responsables israéliens l'ont
clamé haut et fort avant la reprise des hostilités,
est de porter un coup sévère, sinon définitif,
au Mouvement de la résistance islamique (Hamas), il y
a fort à parier que la décision israélienne
se heurtera à une douloureuse réalité.
Le Hamas est puissant lorsque ses thèses radicales semblent
validées par les faits, que la diplomatie est en panne
et que l'Autorité palestinienne apparaît au mieux
comme accessoire, au pire comme l'auxiliaire d'un Etat qui continue
d'occuper la plus grande partie de la Cisjordanie.
Les assassinats de ses fondateurs historiques et de centaines
de miliciens, depuis le début de la deuxième Intifada,
n'ont pas empêché le Hamas de prendre le contrôle
de Gaza en 2007. Seule une perspective de paix sérieusement
soutenue par la communauté internationale pourra l'en
déloger.
(Article paru dans l'édition du 30.12.08.)
Victimes
Laurent
Joffrin, http://www.liberation.fr/monde/0101308205-victimes
Cruel
et disproportionné. Comment qualifier autrement le raid
massif de l’aviation israélienne à Gaza,
d’autant qu’il sera probablement suivi d’opérations
terrestres également brutales ? Certes, aucun gouvernement
ne peut laisser sa population sous le feu des roquettes ennemies
sans répliquer. Certes, comme l’a déclaré
le président palestinien Abbas, les dirigeants du Hamas
ont organisé en connaissance de cause les attaques de
roquettes Qassam sur les civils israéliens du sud du
pays, sachant bien qu’ils s’attireraient une riposte
militaire. Mais les bombardements entamés samedi par
Israël, les plus sanglants depuis des décennies,
ont causé des pertes humaines plus de cent fois supérieures
à celles subies depuis la fin de la trêve. Même
si la majorité des victimes appartiennent aux forces
de sécurité du Hamas, ces frappes destructrices
tuent et blessent de nombreux civils, dont un nombre encore
indéterminé d’enfants. On a raison de dénoncer
les attaques contre
les populations ; mais on court le risque de perdre sa supériorité
morale quand on recourt aux mêmes méthodes meurtrières.
D’autant que le résultat de ces actions - l’expérience
de la guerre précédente au Liban le montre - est
rarement à la hauteur des espérances israéliennes.
Une fois le sang versé, il faudra reprendre les discussions
où elles en sont aujourd’hui : négocier
une nouvelle trêve avec le Hamas, qui exerce un pouvoir
de fer à Gaza, mais qui a aussi gagné les élections
palestiniennes. Plusieurs médiateurs se sont proposés.
Hors de cette discussion, il n’y a qu’une seule
perspective : la mort, la mort toujours recommencée.
GAZA
: ARRETONS LE MASSACRE DU PEUPLE PALESTINIEN !
(NPA Marne)
1
million et demi de personnes assiégées, affamées,
bombardées depuis 18 mois c'est une punition collective
et donc un crime de guerre aux termes de la 4e convention de
Genève art. 33Bis
1
million et demi de personnes qui subissent une agression d'une
violence sans précédent de l'armée israélienne,
c'est encore un crime de guerre!
L'union
Européenne a donné le feu vert à Israël
pour ce crime en décidant à l'initiative de sa
présidence française, et contre le parlement européen,
du « rehaussement » des relations Union Européenne
-Israël.
Nous,
organisations du collectif National pour une paix juste et durable
entre Palestiniens et Israéliens signataires de cet appel
,exigeons:
-
L'arrêt du massacre
- La levée immédiate et totale du blocus
- La suspension de tout accord d'association entre l'UE et Israêl
des sanctions immédiates contre Israël
- La protection de la population de Gaza et de tout le peuple
palestinien
Nous
appelons à une manifestation Mardi 30 Décembre
18H00 départ à l'angle du bd Montparnasse rue
de Rennes en direction du Quai d'Orsay
Premiers
Signataires :
Américains contre la Guerre (AAW) France, Agir Contre
la Guerre (ACG),AFD france, AFPS, AJPF, ATF,Association des
Marocains de France, Associations des Travailleurs Maghrébins
de France, CCIPPP,Collectif des Musulmans de France, Collectif
Faty Koumba, Ettajdid France, FTCR, Génération
Palestine, GUPS France, Ligue Communiste Révolutionnaire
,MIR, MIB,MRAP,NPA,Parti Communiste Français (PCF), PCOF,PDP,Solidarité
tunisienne, Union juive française pour la paix,UTIT,
Femmes en Noir, CPPI Saint Denis, La Courneuve Palestine, Association
Républicaine des Anciens Combattants Etc...
Uguta-Toosa,
décembre 2008
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11.
Mme Khadra Haida : la première dame de Djibouti joue au
petit soldat recruteur
 
.2. M.
Ismail Omar Guelleh (son mari) ................1.
Mme Khadra Haid, première dame de Djibouti
----...........
Je
vous disais que notre pays faisait face à un processus
de "somalisation" rampante. Est-il inéluctable
? Je ne le pense pas. Tant que nous lui opposerons une résistance
organisée par la parole ou l’action, une telle
horreur ne se produira pas. Mais, au-delà de cette
profession de foi de notre parti politique, ce syndrome, résultat
de la mauvaise gestion de l'administration nationale, métastase
de multiples intérêts égoïstes, conduit
en général à l'effondrement de l'appareil
d'Etat et à la disparition de ses institutions. Il
est déjà à l'oeuvre à Djibouti.
Malheureusement, les agissements tout récents du régime
djiboutien viennent aggraver les choses. Sous prétexte
de faire face à un hypothétique conflit avec
le voisin érythréen, le dictateur djiboutien
recrute à tire-larigot les mercenaires somalilandais.
Cette fois, sous la férule de la première Dame
de Djibouti, Khadra Haid. Une estafette de charme pour endormir
les autorités somalilandaises.
Les
implications de ce recrutement transcendent l’aspect
purement militaire. En outre, il a une dimension
politique, sociale et démocratique, qui lézardera
un peu plus l’unité nationale. Transformée
en petit soldat recruteur, Mme Khadra Haid est épaulée
par des militaires et des commerçants issak et gadaboursi.
Qui
est Mme Khadra Haid ?
L'entrée
fracassante de Mme Khadra Haid, dans la vie politique djiboutienne,
défraie la chronique depuis bientôt neuf ans.
Lors du premier mandat de son mari (1999-2005), elle chapeautait
les activités humanitaires. Ses apparitions étaient
assez discrètes mais depuis elle tente de rattraper
le temps perdu. On ne parle que de ses frasques. Entre autres,
elle licencie abusivement des fonctionnaires qui n’ont
pas l’heur de lui plaire. Son dictateur d'époux
a trouvé sur qui se reposer en matière de cruauté.
En privant le père de famille des moyens qui lui permettent
de nourrir leurs enfants, il est condamné à
la misère et à la déchéance morale.
Il se peut qu'à ses yeux, cela soit interprété
comme une oeuvre de bienfaisance.
Des agents de renseignement seraient directement rattachés
aux services de Mme Khadra Haid. Elle a son mot à dire
dans la promotion des hauts fonctionnaires. Dans une
dictature, tout est possible à condition d'être
enrôbé dans un semblant de légalisme.
Dans une dictature tribale, rien n'est impossible.
Une rumeur persistante court sur le fait qu'Ismail Omar Guelleh
se désintéresse des affaires publiques. Il passerait
le plus clair de son temps à lire les rapports confidentiels
émanant de sa police politique. Son métier d’origine
dans lequel il excelle ! Ce qui laisse à Khadra Haid
la liberté d’agir à sa guise. Depuis
l'été dernier, elle s’est improvisée
"commandant" de l'armée djiboutienne.
Nous troupes stationnant à proximité de Ras-Doumeira
seraient, nous dit-on, déprimées et démoralisées.
Peut-être par manque de khat ? Peut-être les militaires
sentant venir la fin de ce régime impopulaire ne veulent
pas tout simplement pas mourir pour une cause absurde ? La
première dame, experte à sonder la psychologie
des soldats, soutient que les Djiboutiens manquent de combativité
et de courage. Pour faire face à l'armée érythréenne,
elle ne voit qu’une seule solution. Adopter la stratégie
qui a fait ses preuves en Somalie. "Appelons à
la rescousse les Issak (les membres de son clan) et les Gadabouri
du Somaliland", propose-t-elle.
Le travail de recrutement a déjà commencé.
Mme
Khadra Haid : une tribaliste forcenée
La
communauté issa reproche à la première
dame de Djibouti d'assurer la promotion exclusive de ses proches
et de sa tribu (issak). La communauté afar,
cassée par la misère économique, n'a
pas le temps de gloser sur les caprices de la dame. Celle-ci,
pour se donner une image de générosité,
n'hésite pas à distribuer de l'argent à
des nécessiteux. Une pratique popularisée par
son mari.
Pendant ce temps, la communauté issak exulte (sauf
les vétérans djiboutiens du MSN qui eux savent
que le favoritisme tribal génère tôt ou
tard des regrettables conséquences). Nous vivons l'âge
d'or de la bêtise et de l'argent facile. Sur le terrain
de népotisme, elle est servie avec générosité.
Jamais autant de fonctionnaires issak n’avaient obtenu
en si peu de temps des promotions aussi nombreuses dans la
fonction publique djiboutienne ! Certains le méritaient
sans doute.
La première dame met bouchée double. Pour promouvoir
ses cousins, elle se prête à toutes les outrances.
Dès qu'il y a un poste de haut fonctionnaire à
pourvoir ou un officier supérieur à remplacer,
elle avance systématiquement les noms de ses proches.
Il serait sans doute malvenu de l'accuser d'inaugurer des
pratiques inacceptables. Depuis trente un ans, que font les
chefs d''Etat djiboutiens (Hassan Gouled et Ismail Omar) ?
Ils ont montré la voie en pratiquant un tribalisme
délirant au profit de leur tribu, les Issa. Peut-on
en vouloir à Mme Khadra, à une femme, qui ne
brigue d’ailleurs aucun poste de responsabilité
au sein de l'Etat ? Elle se laisse griser par des jeux politiques
(somme toute innocents à ses yeux). A tout moment,
s’il les juge dangereux, son mari pourrait y mettre
un terme. Or, les choses ne sont pas aussi simple. La guerre
n'a rien à voir avec des marivaudages. Par ailleurs,
la vérité est que Ismail Omar Guelleh semble
avoir donné, dans la gestion de l’Etat, carte
blanche à Khadra Haid. La dame joue avec le feu…
et les canons !
La
première dame de Djibouti « fait » de la
politique à la djiboutienne
Grâce
aux prébendes, enveloppes de billets de banque et promotions
arbitraires, Khadra Haid s'est assurée des allégeances
et des réseaux non négligeables dans le pays.
En outre, elle cultive l'image d'une femme moderne, ouverte
et généreuse. Cette image fait fureur
dans le milieu féminin qui est bon public en la matière.
Sauf qu’elle multiplie des promesses qu’elle ne
tient pas. Malheureusement, la générosité
de la première dame n'a pas bonne presse auprès
d'une partie de la population, excédée par les
extravagances de son mari en matière de distribution
des enveloppes de billets de banque. Les Djiboutiens veulent
du travail et un salaire gagné, d’une manière
honnête, à la sueur de leur front. Ils
désirent apprendre à pécher et non à
recevoir de temps en temps un poisson ! Est-ce trop
demander, lorsqu'on voit, d'une part cette générosité
moyenâgeuse et condescendante dont fait montre la présidence,
et d'autre part, l'administration entretenir des fonctionnaires
fictifs ou gaspiller des millions de francs de Djibouti pour
acheter du khat aux frais de l'Etat ? Il est vrai que la générosité
ne coûte pas lorsque l'argent distribué ne vous
appartient pas !
Khadra
Haid, petit soldat recruteur à Londres (septembre 2008)
et en Somaliland
Fin septembre
2008, Mme Khadra Haid a séjourné à Londres
(Angleterre). Là, elle a réuni la communauté
issak de Londres afin de la sensibiliser sur la question économique
et politique de Djibouti. Elle a abordé les points
suivants :
- l’état de guerre entre Djibouti et l’Erythrée
;
- l'effort de guerre dans lequel la république de Djibouti
est engagée. Sur ce point, a-t-elle dit le soutien
de la communauté issak de Londres serait la bienvenue)
;
- l'appel aux entrepreneurs issak pour investir à Djibouti.
(Elle a tenu à souligner que la république de
Djibouti était un pays vierge. Les entrepreneurs issak
ne seraient pas concurrencés par les Afar et les Issa,
des piètres hommes d’affaires. Des propos que
l'on ne peut pas ne pas partager même si les Afar sont
privés des moyens d’entreprendre quoi que ce
soit).
- l'appel aux jeunes Issak pour qu’ils s’enrôlent
dans l'armée nationale. (La première
dame de Djibouti a promis que chaque engagé recevra
un don de 300$ au départ, puis il touchera un salaire
mensuel de 150$ par mois. Après son service, il
bénéficiera de la carte d'identité djiboutienne).
Drôle
de façon dé protéger l'intégrité
de notre souveraineté nationale. Cette façon
de procéder rappelle la politique d'intégration
des Issa d'Ethiopie en 1991-1994, consécutive à
l'insurrection du FRUD. La garde présidentielle
comprend justement des recrues issues de cette époque.
Elles ont obtenu la nationalité djiboutienne pour avoir
tué nos compatriotes afar.
Les
principaux lieutenants de Mme Khadra Haid
A Djibouti
et en Somaliland, aux côtés de l’émissaire
de charme qu’est Mme Khadra Haid, d’autres personnalités
oeuvrent en coulisse. Experts militaires, politiques et commerçants
y sont impliqués.
Le
volet économique, destiné à
encourager les entrepreneurs issak de venir investir à
Djibouti, est confié à Djama Haid, frère
de la première dame du pays. Ce monsieur est
également président de la Banque centrale de
Djibouti, poste stratégique s'il en est. L'intéressé
a de l'expérience dans le domaine des investissements
fictifs et de blanchiments d'argent. Pendant longtemps, il
jouait l’intermédiaire dans les spéculations
immobilières auxquelles se livraient les ministres
véreux de Hassan Gouled.
Trois
autres émissaires (deux commerçants
et un ministre) se démènent entre Djibouti
et le Somaliland pour superviser l'opération de recrutement.
Parmi ceux-là, il faut souligner le rôle particulier
alloué à l'actuel ministre de l’Agriculture,
Said Barkat. Il supervise le recrutement des Gadabouri
effectué à Borama, en Somaliland. Ce fait est
à rapprocher du processus de "somalisation"
dont nous parlions plus haut au sujet des Issa d’Ethiopie.
Apparemment les autorités somalilandaises ferment les
yeux. Après tout, leur « cousine » mérite
qu’on lui prête oreille. De plus, la corruption
des intermédiaires est facile dans un pays où
la liberté commerciale n’a pas de limite.
Les deux commerçants cités
dans l'opération de recrutement sont Bacsané
(entrepreneur d'accessoires de voitures) et
Yusuf Tani (patron de l'Hôtel d'Europe).
En tout cas, les responsables issak et gadaboursi s’empressent
d’exprimer leur loyauté au régime, alors
que celui-ci les traite en citoyens de seconde zone. Dans
le passé, il n’a pas hésité à
torturer quelques personnalités sorties de leurs rangs,
question de leur montrer qui est le maître à
Djibouti.
Trois
colonels de l'armée djiboutienne supervisent
ce mercenariat : Mohamed Absieh (un cousin
de Khadra Haid) et Mohamed Djama (membre
de la Garde républicaine) et Abdo Jabbar
(Force d'action d'Arta). Le premier est l'ancien commandant
des troupes stationnant à Dikhil. Il a bénéficié
d'une formation de deux ans à l'école de guerre
de Paris. A son retour, il a été pressenti pour
remplacer le général Zakaria décédé.
Une
pièce supplémentaire dans la « somalisation
» de notre pays
Loin
d'être un caprice de la première dame, le recrutement
des mercenaires somalilandais a le feu vert du chef de l'Etat
djiboutien. Engagé dans son délire de
"somaliser" démographiquement le pays, il
laisse à son épouse issak le soin de séduire
et de calmer les suspicions des autorités somalilandaises.
Hargeisa, il est vrai, a mille et une raisons de ne pas faire
confiance à Ismail Omar Guelleh. Faire un geste courtois
à une "soeur" issak paraît de bon aloi.
Pour
peu que l'on se souvienne des horreurs de la politique «
des clans et des tribus" en République de Somalie,
il y a de quoi s'inquiéter. Mme Khadra Haid
ne ferait-elle pas mieux de s’adonner à la gestion
des fortunes colossales, volées ou détournées
par son mari, qui sont avantageusement placées en Afrique
du Sud et en Ethiopie ? Si elle veut se tenir loin de l’argent
de la corruption, une tâche plus noble ne consisterait-elle
pas à adoucir la misère de ses compatriotes
dans le sud et ... dans le nord de Djibouti ? Il ne
faut pas oublier que les Obockois, les Tadjouriens et les
Dickilois sont des djiboutiens.
D'autre
part, l'immixtion des Somalilandais sur la scène politique
risque de transformer la présence discrète de
ces deux communautés nationales (Issak et Gadaboursi)
en un abcès de fixation. Quoique manipulées
comme les autres groupes par l'intermédiaire de leurs
représentants fantoches, elles demeuraient en marge
des délires tribaux cultivés par les présidents
djiboutiens. En effet, ni Hassan Gouled ni Ismail Omar Guelleh
n'avaient jusqu'à présent réussi à
égratigner l'image de citoyens sans histoires qu'ils
préservaient. Avec Khadra Haid, une nouvelle
page s’ouvre dans la « somalisation » du
pays. Rappelons toutefois que cette tendance était
déjà affichée par Ismail Omar Guelleh.
Pour preuve nous avons l’afflux des commerçants,
des terroristes et des faux réfugiés somaliens
qui sont tous munis de passeport djiboutien. Nombre d'entre
eux ont leur entrée à la présidence.
Le passeport djiboutien donne lieu tôt ou tard à
la citoyenneté djiboutienne.
La communauté afar rejette les naturalisations
arbitraires des Issa d’Ethiopie. Acceptera-t-elle celles
des Somalilandais ? Pour l’instant, elle n’a
pas le choix. Mais, en définitive, nous pensons que
cette politique suicidaire risque de nuire à tous les
citoyens djiboutiens. C’est un des symptômes de
la « somalisation » que nous combattons et aucune
communauté ne peut le conjurer en cultivant l’isolement
ou en ressassant ses frustrations.
M.
Ali Coubba
Président de Uguta-Toosa
Uguta-Toosa,
décembre 2008
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12.
L'Afrique salue la transition en douceur
au Ghana
Par Reuters, publié le 04/01/2009 à 15:30
Commentaire
de Uguta-Toosa : Bien sûr, nous saluons comme
il se doit cette alternance démocratique qui s'effectue
sans effusion de sang au Ghana. Nous saluons le fait qu'un
opposant puisse parvenir au pouvoir à l'issue des élections
libres et transparentes. L'évène-ment est assez
rare pour mériter d'être souligné. Il
paraît quasi impossible dans la corne de l'Afrique.
A quand les élections libres en Ethiopie ? A Djibouti
? en Erythrée ? en Somalie ? Notre continent doit faire
face à la folie et à la mégalomanie de
ses dirigeants irresponsables avant d'embrasser la démocratie.
C'est notre lot. Quand est-ce que Ismail Omar Guelleh va comprendre
que son obsession et son tribalisme mènent notre pays
à la guerre civile ?
ACCRA - Le bon déroulement de l'élection
présidentielle au Ghana et la transition en douceur
qui en découle est un rare exemple du bon fonctionnement
des institutions démocratiques en Afrique et doit servir
de modèle au continent, estiment responsables politiques
et citoyens ordinaires.
John Atta Mills, candidat du Congrès démocratique
national (NDC), qui a remporté samedi l'élection
présidentielle ghanéenne, avec 50,23% des suffrages.
Responsables politiques et citoyens ordinaires estiment que
le bon déroulement de ce scrutin et la transition en
douceur qui en découle est un rare exemple du bon fonctionnement
des institutions démocratiques en Afrique et doit servir
de modèle au continent. (Reuters/Luc Gnago)
La troisième tentative a été la bonne
pour le chef de l'opposition ghanéenne, John Atta Mills,
qui a remporté l'élection de justesse, avec
50,23% des voix contre 49,77% à son adversaire du parti
au pouvoir, Nana Akufo-Addo.
"La victoire de John Atta Mills et l'attitude du
peuple ghanéen offrent un rare exemple de démocratie
en Afrique", a déclaré dans un communiqué
le Premier ministre kényan Raila Odinga, dont le pays
a connu de graves violences politiques qui ont fait un millier
de morts au début de l'an passé. (...)
(Selon l'article: les pays où
la démocratisation n'a pas pas pris : la Mauritanie,
la Guinée, Zimbabwe)
"RESPECT DE LA DÉMOCRATIE ET BONNE GOUVERNANCE"
(...)
Sortie d'une sanglante guerre civile, la Côte d'Ivoire,
voisine du Ghana, a reporté l'élection présidentielle
qui devait être organisée l'an dernier, en raison
des retards dans le désarmement et dans le recensement
des électeurs. Le scrutin ne devrait pas avoir lieu
avant la fin de cette année.
"Dans ce pays, les élections se déroulent
toujours dans le chaos et c'est le plus fort qui gagne",
déclare un chauffeur de taxi d'Abidjan, Alpha Kante.
"Mais si les Ghanéens, eux, ont pu élire
un nouveau président sans problème, c'est une
bonne chose et un exemple à suivre."
A Accra, la capitale ghanéenne, l'homme de la rue est
fier du bon déroulement du vote, preuve que "la
démocratie, ça marche". "L'élection
montre que le Ghana est un superbe exemple de démocratie
sur un continent qui se bat pour être enfin reconnu",
dit Richard Nunoo, un mécanicien.
(…) Les observateurs internationaux ont salué
un scrutin libre et régulier.
Les huit années de présidence du chef de l'Etat
sortant, John Kufuor, ont été marquées
par une forte croissance économique qui a attiré
de nombreux investisseurs.
Mais les détracteurs du chef de l'Etat sortant faisaient
état d'une corruption généralisée,
et notamment de trafics de drogue dans lesquels des fonctionnaires
étaient impliqués.
(Christian Akorlie à Accra, Helen Nyambura-Mwaura
à Nairobi; Ange Aboa à Abidjan, version française
Guy Kerivel)
http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-afrique-salue-la-transition-en-douceur-au-ghana_729436.html
5 janvier 2009
13. Une tribu afar se dote d'un dardar (sultan)
et d'un banoyta (vizir)
Commentaire
de Uguta-Toosa : Cette information nous a beaucoup
surpris. Pas plus. Et il y a de quoi. Nous avons cru d'abord
qu'il s'agissait d'un canulard de mauvais goût. Puis,
devant l'insistance de notre interlocuteur, nous le publions
en le classant dans la rubrique "Informations".
La nouvelle a en effet de quoi laisser songeur si l'on se souvient
que dans la société afar, les sultans et vizirs
sont issus exclusivement des clans se proclamant du grand Haral-Maahis
(Caxal-Maacis). Ce privilège, comment on dit, appartient
historiquement à ses descendants supposés, aux
"Enfants de Haral-Maais".
La question se pose de savoir si une tribu afar peut décider
de se donner un dardar ou un banoyta ? Nous dirons non. N'importe
quelle tribu ou région autonome - et il y a très
peu de tribus afar qui jouissent d'indépendance par rapport
à une autorité traditionelle déjà
établie - peut se donner des chefs ou une autorité
pour la guider, mais les qualifier de "dardar" ou
de "banoyta" est un abus de langage.
Si cette information est avérée, c'est à-dire
si les Cadi-Casooba se sont dotés d'un
pouvoir central traditionnel, l'initiative mérite dêtre
débattue dans le milieu afar.
Un
coup d’épée dans l’eau
Fait sans précédent dans l’histoire de l’organisation
sociale du peuple Afar. Une tribu se serait dotée d’un
sultan et d’un vizir.
L’événement aurait eu lieu en Erythrée
au sein de la tribu dit hadi-hassoba (Cadi-Cassoba).
Un enregistrement vidéo aurait même été
réalisé pour immortaliser la cérémonie
de l’intronisation. Curieusement des anciens responsables
politiques djiboutiens peu connus pour leur générosité
aurait fait preuve d’une incroyable largesse à
cette occasion. C’est sûrement un acte désintéressé
de leur part. Mais cela ne suffit pas moins à guider
qui voudrait comprendre le sens et la portée assigné
à cet événement par ses instigateurs.
Pour
peu que l’on s’intéresse à l’histoire
et à l’organisation de la société
Afar, il est permis de constater que celle-ci est composée
des sultanats formant une entité territoriale actuellement
écartelée entre trois Etats (Ethiopie, Djibouti,
Erythrée). Et partout la famille régnante
s’inscrit dans la lignée Hadal-mahiss laquelle
a détrôné la dynastie Ankaala réputée
trop cruelle, il y a plusieurs siècles. La structure
organisationnelle à proprement dite, composée
de trois niveaux, se présente sous une forme pyramidale.
A la base, il y a la tribu ayant à sa tête un chef
(le makaabantu). Puis vient la Fi'ma
(fiqma = classe d'âges) ou groupement
des tribus qui partagent la même aire de pâture
et dirigé par le fimat’Abba. Le dernier niveau
étant occupé par le Migilis composé des
représentants des différents Fima et
dirigé par le sultan appelé dardar.
Qui
aurait donc intérêt à voir la société
traditionnelle divisée ou désorganisée
?
Cette
forme d’organisation qui a traversé les siècles
sans susciter une quelconque remise en cause constitue un gage
de stabilité et d’unité pour les Afars Qui
aurait donc intérêt à voir la société
traditionnelle divisée ou désorganisée
? Dans le passé, le colonialisme a tenté de briser
le schéma traditionnel du pouvoir autochtone par l’humiliation
et l’emprisonnement de ses représentants. Aujourd’hui
ceux qui tirent les ficelles dans cette histoire d’intronisation
ne sont autres que des responsables politiques de l’époque
coloniale qui pour des raisons qui leur sont parfois personnelles
ne peuvent souffrir le pouvoir traditionnel. La dictature
tribale n’est pas en reste puisqu’elle continue
à appliquer à l’égard des autorités
traditionnelles (avec un excès de zèle en prime)
une politique qui ne signifie rien d’autre que la programmation
de leur extinction.
Mais, en dépit de cela, tout le monde connait qu’en
Afrique les autorités et institutions traditionnelles
restent efficaces en raison de l’insignifiance des transformations
subies par les réalités rurales. Leurs méthodes
de résolution des conflits restent encore adaptées
à l’environnement immédiat et elles sont
appelées à jouer un rôle important dans
le cadre d’une véritable décentralisation
et du programme de développement locale que nous allons
mettre en route à Djibouti dès le lendemain de
la chute de la dictature tribale.
M. IYYAMLI
Uguta-Toosa, janvier 2009
Lyon, le 7 janvier 2008
14.
Condoélances
Cher ami Kamil,
" Je
viens d’apprendre avec émotion le décès
de ton frère cadet, le regretté ABDO.
C’est vraiment injuste, lui qui était si jeune
et qui n’espérait pas mieux que de prolonger son
existence sur ce monde ici- bas pour encore quelques décennies.
Nous savons qu'inéluctablement, un jour, l'existence
se termine pour chacun d’entre nous. Que ce jour sonnerait
devant notre porte mais on espère inconciemment le plus
tard possible. Mais là, c’est très tôt,
dans la fleur d’âge. Il est appelé très
tôt. Une fleur qu’il était et n’avait
pas fini de s’épanouir, n’avait pas fini
de propager tout son parfum naturel et n’avait pas fini
de délivrer tous les messages pour lesquels il était
mandaté depuis sa naissance et je refuse tout comme toi
et ta famille sa disparition prématurée.
Je
l’ai vu d’abord bébé, puis cet enfant
à la fois timide,curieux, avec un très grand respect
pour ses aînés dont je faisais partie et pour le
voir enfin cet homme qu’il était devenu grâce
à l’amour et à l’éducation
que tata AMINA vous a tous inculqués dans le respect
de la tradition et d’autrui depuis le fin fond de ASSA–GAYLLA
où il m’est arrivé de passer quelques unes
de mes belles vacances scolaires inoubliables dans l’insouciance
de la jeunesse rebelle, révoltée et arrogante
qui nous caractérisait si bien à l’époque,
à ta demande certes, mais aussi grâce à
la gentillesse légendaire et la générosité
sans commune mesure de tata AMINA.
Que DIEU ait son âme.
Qu’il
l’installe dans une demeure généreuse. Qu’il
le nettoie de ses péchés. Que Dieu tout puissant
lui donne en remplacement de sa maison ici-bas une plus belle
avec de nouvelle famille encore meilleure et plus généreuse.
Que DIEU l’introduise en Son paradis et le préserve
des tourments de la tombe et des tourments de l’Enfer.
Plus
que jamais, je voudrais aujourd’hui m’associer à
votre douleur et combien je regrette que je ne sois pas auprès
de vous pour vous épauler et vous témoigner la
part sincère que je prends à votre chagrin, dans
des circonstances pareilles, dans des épreuves terribles
que l’on ne pourrait même pas souhaiter à
ses propres ennemis.
Je voudrais
sincèrement de toutes mes fibre être à vos
coté et honoré de ma présence l’accompagnement
de la dépouille du regretté ABDO mais hélas
,la dictature politique qui détient en otage la liberté
de pensée et qui sévit dans le pays n’entendrait
pas de cette oreille .
Cette
dictature - qui croit avoir le droit de vie et de mort sur chacun
de nous et à laquelle toi (en tant que résistant
à l’intérieur du pays ) et moi (en tant
que opposant en exil), avec d’autres amis ou démocrates
soucieux du devenir de leur pays, respectueux de leurs traditions,
responsables devant le peuple, et comptables devant la génération
future, avons déclaré la guerre - n’attende
que ce faux pas de ma part ou d’ailleurs des autres opposants
pour nous jeter en prison et nous y laisser croupir jusqu’à
ce que la mort s’en suive.
Mais je ne ferai pas ce cadeau au régime d'Ismail Omar
Guelleh qui ne se maintient en vie que par des fraudes électorales
successives, par des corruptions institutionnalisées
voire métastasées dans tout le corps de l’Etat
et de petits arrangements sans lendemain scellés dans
le bain de sang des innocents avec QAGABBA et je te promets
qu’un jour, quand la dictature sera vaincue, nos idées
auront triomphé, que le pays sera sûr, et si notre
heure n'arrive pas trop tôt pour quitter ce monde, j’irai
prier avec toi sur la tombe de ABDO.
Cher Kamil, d’ici–là, toutes mes condoléances
émues à toi et à toute ta famille, ta mère
tata AMINA, ta sœur KAMISSI, tes frères MOHAMED
ET ADAWA et enfin à tout les GANTA et ASSA- GAYLLA .
Toute
mon amitié
M.
Hamadou ALI BEN ALI
U guta-Toosa, janvier 2009
15.
Parlement européen : Stabiliser la région de la
Corne de l'Afrique
le 16-01-2009 16:12 | émis par : Parlement Européen
Commentaire
d'Uguta-Toosa : Nous sommes heureux que le Parlement européen
manifeste ses bonnes intentions et se préoccupe des tragédies
qui déchirent notre région. Le fait que le parlement
européen évoque la tuerie d'Arhiba est à
metre au compte des campagnes de sensibilisation menée
par les associations djiboutiennes. Nous constatons que l'essentiel
est éludé. Qu'en est-il de la démocratie
dans la corne de l'Afrique ? Pourquoi ne pas influer sur la
politique de leurs alliés africains, dictateurs patentés,
en condionnant leurs aides à une relative ouverture politique
interne ? Pourquoi l'Union euroépenne ne respecte-t-elle
pas les promesses faites en matière d'aides au développement
à l'Afrique ?
Pour tenter de stabiliser la région de la Corne de l'Afrique,
les députés demandent le renforcement de la force
de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie ainsi
que le déploiement intégral de la mission des
Nations unies au Darfour qui vise à compléter
les forces de l'Union africaine déjà déployées.
Parmi les autres enjeux de la région, les députés
soulignent les conflits frontaliers non résolus. Les
droits de l'homme et la liberté de la presse doivent
être améliorés dans ces pays.
Les conflits
frontaliers non résolus entre l'Éthiopie et l'Érythrée
et entre l'Érythrée et Djibouti ont une incidence
négative sur la paix et la sécurité de
la Corne de l'Afrique. La situation en Somalie s'est détériorée
pour devenir l'une des crises humanitaires et sécuritaires
parmi les plus graves dans le monde et la situation au Soudan
est un facteur de risque majeur pour la sécurité
pour l'ensemble de la région, estiment les députés
dans une résolution adoptée ce jeudi à
570 voix pour, 11 contre et 27 abstentions.
Les députés
appellent le gouvernement éthiopien à reconnaître
officiellement comme la démarcation virtuelle entre l'Érythrée
et l'Éthiopie établie par la Commission frontalière
suite à la signature des "Accords d'Alger".
Des projets d'intérêt commun comme l'approvisionnement
énergétique et le commerce transfrontalier ou
portuaire devraient permettre à ces deux pays entre l'Érythrée
et l'Éthiopie d'avancer sur la voie de la réconciliation.
Renforcer
les opérations de maintien de la paix
Le renforcement
de l'AMISOM (force de maintien de la paix de l'Union africaine
en Somalie) et le déploiement rapide de la force de stabilisation
des Nations unies dès que les conditions politiques et
sécuritaires le permettront est l'une des demandes des
députés. Les forces éthiopiennes sont en
train de se retirer de Somalie dans le cadre de l'accord de
paix de juin, conclu sous l'égide des Nations unies.
Au Darfour,
les députés invitent le Conseil et la communauté
internationale à se montrer beaucoup plus actifs dans
leur soutien à la mise en oeuvre de l'accord de paix
global pour garantir un déploiement intégral de
l'UNAMID (Mission des Nations unies au Darfour) qui vise à
compléter les forces de l'Union africaine déjà
sur place.
Les députés
invitent le Conseil à nommer un représentant/envoyé
spécial de l'Union européenne dans la Corne de
l'Afrique.
Sécuriser
et assurer l'acheminement de l'aide humanitaire
La résolution
condamne les attaques contre les travailleurs humanitaires,
de plus en plus fréquentes ces derniers mois, qui ont
limité gravement les opérations de secours et
contribué à l'aggravation de la situation humanitaire
en Somalie.
Le gouvernement
éthiopien est invité à accorder un plein
accès aux organisations humanitaires dans la région
somalienne d'Ogaden et à mettre en place toutes les conditions
nécessaires pour que l'aide parvienne aux destinataires
dans toute la région.
Améliorer
la situation des droits de l'homme
Le PE exprime
sa préoccupation devant la poursuite de l'emprisonnement,
en Érythrée, du journaliste suédo-érythréen
Dawit Isaak, écroué depuis son arrestation en
septembre 2001 sans avoir été jugé par
un tribunal. Les députés exigent la libération
immédiate de Dawit Isaak et des autres journalistes emprisonnés.
Plus généralement, le gouvernement érythréen
est invité à faire une déclaration publique
relative au lieu d'emprisonnement des détenus ainsi qu'à
leur état de santé et à inculper et juger
immédiatement devant un tribunal tous les détenus
politiques ou à les libérer immédiatement
sans condition.
La résolution
invite le gouvernement fédéral de transition somalien
à condamner l'enlèvement des deux religieuses
catholiques italiennes et à prendre des mesures en vue
de favoriser leur libération et de prévenir d'autres
enlèvements.
Les
autorités djiboutiennes doivent quant à elles
faire la lumière sur les responsabilités du massacre
de décembre 1991 à Arhiba et poursuivre en justice
les personnes qui auront été identifiées
comme responsables.
© News
Press 2009
15. DJIBOUTI
L'armée sur le qui-vive dans le nord
Commentaire
de Uguta-Toosa : Nous vous avions déjà
informé au sujet de cette affaire dans le numéro
précédent. Un nomade d'Assa Gueyla, Hamad Mahamad
Youssouf, a été exécuté sommairement
par des soldats qui ont été par la suite promus
- pour services rendus à la nation certainement - à
des grades supérieurs. Nous avons actuellement des informations
précises sur la raison mercantile qui a occasionné
l'assassinat du pauvre nomade. Etant mal payée, les militaires
djiboutiens se livrent aussi bien dans la région Sud
que dans le nord à des trafics en tous genre : les armes
et surtout les munitions sont vendues en sous main aux marchands
éthiopiens. Les soldats font aussi du commerce de khat,
de légumes et de produits alimentaires importés
d'Ethiopie pour arrondir leurs fins de mois. Il ne faut pas
oublier que de nombreux hommes de troupe viennent de l'Ethiopie
et font pas partie des Issa dépêchés au
lendemain de l'insurrection du FRUD armé. Les gouvernants
issa les ménagent donc.
Les autorités djiboutiennes ne voulant pas ébruiter
ce commerce illégal a orienté l'enquête
vers une affaire d'homicide. Il semble que des officiers
et officiels djiboutiens soient trempés dans le trafic
d'armes et de munitions ponctionnées sur le stock de
l'armée nationale. L'incident des grenades survenu l'année
dernière à Holl-Holl et qui avait provoqué
la mort d'un enfant s'inscrit dans cette triste pratique.
Problème
avec la population à Assa Gueyla, ratissage des rebelles
afars à la frontière avec l'Erythrée :
l'armée djiboutienne est omniprésente dans le
nord du pays.
Depuis la semaine dernière, un détachement de
l'armée djiboutienne passe au peigne fin les régions
proches de Margoita et de Moussa Ali, dans le nord du pays,
afin d'essayer d'y surprendre des rebelles afars de la faction
armée du Front pour la restauration de l'unité
et de la démocratie (FRUD). Cette zone est considérée
comme stratégique, car elle se situe face aux deux frontières
avec les pays voisins : l'Ethiopie et l'Erythrée.
Margoita
est un lieu où plusieurs retenues d'eau ont été
construites par l'agronome français Moise Labonne, qui
avait été expulsé de Djibouti dès
le début de la guerre avec la première rébellion
afar, en décembre 1991, après avoir été
accusé de complicité avec le FRUD. Proche des
monts du Moussa Ali qui font face à l'Erythrée,
Margoita n'est pas très loin de Magdoul, un village situé
à une vingtaine de kilomètres au nord d'Assa Gueyla.
Dans cette dernière localité, la tension entre
la population locale et les militaires est toujours assez forte
depuis la mort, début décembre, du berger Hamad
Mahamad Youssouf (LOI nº1251). Le
lieutenant accusé de l'avoir tué et qui aurait
reconnu les faits a depuis lors été promu capitaine.
Bien qu'il ait été muté à Tadjourah,
il se trouve toujours à Assa Gueyla, de même qu'une
demi-douzaine d'autres soldats considérés
comme ses complices, lesquels ont également été
promus à titre exceptionnel à un grade supérieur,
le 20 décembre 2008. La promesse faite à la population
de relever ces militaires d'Assa Gueyla n'ayant pas été
tenue, les okals (dignitaires afars locaux) devraient se rendre
dans la capitale djiboutienne pour réclamer des autorités
le jugement des responsables de la mort du berger, l'indemnisation
de sa famille et le changement à terme de tous les militaires
qui se trouvent à Assa Gueyla.
(La Lettre de l'Océan Indient)
ETHIOPIE/ERYTHREE
16.
Accrochage dans la région de Térou
(Teerul tekke qawwalayle)
(Article
en afar : Naharak Mabay
kee woo dariifal, Uguugumol migaq leeh, Eretriyat buxux le Data
Qarba deqsita num miraacisa gabhat, elle sugte.
Qasa Badih qande Eretriyah adda culla itteeh, gano abteek lakal
ama gabhat Teeri gitat bombi hayte. Woo bombi UNICEF makiinay
(baaburuy) Teerul massamma catoh taamitak sugtet bakqe. Qado
barraa kee num edde biyaakitte.
Tohuk wadir, Teeri kabine gaadu ugusseeh woo gaaduu kee gabhat
tongooroweeh tonnal qeebi sittat aben.
HIV biirok abbah suge numu dool at kabinet suge numu kay migaq,
Muusa Aysile deqsitaah, Booril yooboke, A.R.D.U.F afak kabinet
suge
Maraamar deqsitta kabaleh saqoltik nammay edde rabe : Acmad
Reeba kee Macammad Cabanna. Shiqbik rabe numih migaq nee m'aafinna.)
Dans
la région de Mabay et dans ses environs évoluait
une faction du front armé Ugugumo dirigée par
un nommé Data Qarba.
Lorsque
le front Mer Rouge (soutenu par l'Ethiopie)
a mené une campagne militaire en Erythrée, le
front Ugugumo (soutenu par l'ERythrée)
a riposté en minant une route à Térou.
Une voiture appartenant à l'UNICEF a sauté sur
une mine. Bilan : une européenne et un homme ont été
blessés.
Puis, les responsables de la région de Térou ont
mis sur pied une opération de riposte qui a conduit à
une confrontation avec les rebelles d'Ugugumo. Lors de cet accrochage,
un responsbale du Bureau "anti-Sida", Muusa Aysile,
né à Boori, y a perdu la vie. Il avait rejoint
la direction de la région de Térou sur le quota
attribué au front ARDUF.
Deux autres responsables de la localité de Marmara sont
morts (MM. Ahmad Reeba et Mahammad Habanna, ainsu qu'un civil
dont le nom ne nous a pas été donné.
Uguta-Toosa,
janvier 2009
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