M. Cassim Ahmed Dini
Fondateur de l'ARD

M. Ali Coubba
président d'Uguta-Toosa



Reims, le 01 janvier 2009

1. Voeux de bonne année

Nous présentons nos voeux de bonne année à toute l'opposition djiboutienne, ensuite à tous nos compatriotes et enfin à toutes les associations de défense des droits de l'homme (entre autres l'ardhd) qui luttent à nos côtés pour l'avènement d'un Etat de droit en république de Djibouti.

Bien sûr, nous adressons un mot de félicitation à l'infatiguable rebelle de la cause djiboutienne qu'est Jean-Paul Noël-Abdi, le président de l'ADDHL, et à son équipe. Alors que l'opposition djiboutienne légale est mise au pas à l'intérieur du pays, cette organisation repésente la seule voix qui refuse de se taire, d'où les emprionnements et intimidations de son président. (N'est-il pas surprenant que la république de Djibouti, abritant pourtant les bases militaires des deux puissances qui se targuent d'être les champions de la démocratie dans le monde, les Etats-Unis et la France, soit le pays le plus rétrograde et le plus retardataire en matière de libertés publiques et d'expressions démocratiques ?)

"Inchallah, l'année prochaine, à Djbouti ! "
Débarrassés de la dictature, nous fêtrons ensemble parmi le peuple djiboutien la libération de notre pays. Aucune injustice ne perdure indéfiniment si des hommes et des femmes, assez déterminés, s'unissent pour la combattre.

Enfin nous émettons également les voeux pour que l'oppostion djiboutienne retrouve le chemin de l'unité.

M. Cassim Ahmed Dini
Fondateur de l'ARD

M. Ali Coubba
président d'Uguta-Toosa


L'année 2008 : une bonne année
pour Uguta-Toosa


Je présente mes meilleurs voeux aux militants et sympathisants d'Uguta-Toosa et à nos compatriotes. L'année 2008 a été une bonne année pour notre parti. De nombreux membres ont rejoint notre parti, en lui permettant de franchir une nouvelle étape de son développement.

Le rapprochement politique avec Cassim Ahmed Dini, un membre fondateur de l'ARD, ancien dirigeant du FRUD armé à l'époque où ce front était présidé par le regretté Ahmed Dini, ouvre de nouvelles perspectives à notre parti.
Au cours de l'année 2008, Uguta-Toosa a infléchi sa stratégie politique en évoquant de manière crue :
- la dictature clanique symbolisée par un "noyau dur" issa,
- l'extrême marginalisation de la communauté afar,
- l'ostrcisme qui frappe les Issa de Djibouti (Voir le dossier ci-dessus : Les Issa et la dictature djiboutienne) et les autres groupes nationaux.

Cette façon de procéder semble avoir motivé certains opposants à nous rejoindre publiquement mais la diaspora dans son ensemble n'a pas réagi à notre appel.
Nous proposons dans ce numéro un dossier sur Les Issa et la dictature djiboutienne", dans les prochains mois nous aborderons les idées et préjugés que les Arabes, les Gadaboursi et les Issak développent sur communautés et comment ils survivent sous la dictature djiboutienne depuis trente et un ans. (A.C.)


Je souhaite d’abord la santé à tous les DJIBOUTIENS

Je souhaite d'abord la santé à tous les Djiboutiens. C’est notre grande richesse.
Que la situation s’améliore pour chacun de nous qui que nous soyons, et que la nouvelle année 2009 soit une année de paix dans le monde et surtout de la démocratie et de la libre liberté à Djibouti.

Que l’opposition djiboutienne entende la voix de la raison qui l’interpelle, mette en sourdine, un tant soit peu, leurs intérêts personnelles, s’unifie autour d’un idéal auquel elle croit, jugule leur force pour donner un sens à ce qui nous motive, gagne en tolérance, en ouverture d’esprit, comprenne que l’union fait la force et s’entende une fois pour toute sur la stratégie de la conquête du pouvoir dont elle est indûment dépossédée.

Que l’opposition puisse récupérer le pouvoir entre les mains maléfiques de l’UMP et en fasse bon usage.

Que l’opposition sans complexe, sans crainte endosse l’habit d’opposant, se lève comme un seul homme face à IOG et sa cour, conjugue leur force pour pouvoir détruire cette grosse digue de dictature et des cloisonnements psychologiques dressés à l’intérieur de chacune de nos tribus par IOG pour semer la zizanie inter tribale et ethnique afin de régner sans partage impunément en privant le peuple de la démocratie et de la liberté de penser .

Que les soi-disant opposants qui prétendent incarner l’opposition depuis 1977 et qui ont illégitimement accaparé l’ADN de l’opposition sous différentes sigles (MPL - UNI - FDLD - FRUD de QAGABBA pour ne citer que eux), qui appartiennent tous à la vieille école et qui n’ ont connu et ne connaissent comme seul horizon que la culture de corruption , du renvoi d’ascenseur et de l’immobilisme aillent se faire brûler à l’enfer en attendant le jour du dernier jugement .

Que 2009 rime avec le retour de la diaspora auprès de ceux et celles qu’elle n’aurait jamais dû quitter et que la fête ait le droit de cité dans le cœur de chaque djiboutienne et djiboutiens.

A nous de nous mobiliser autour de ces souhaits, que j’espère, partagés par milliers de mes compatriotes, pour que DJIBOUTI soit en 2009 un pays libre, plus sûr et plus juste. A nous donc de développer l’esprit de L’opposition audible, crédible, constructive et non tribale pour le bien de la génération à venir.
Je vous remercie

HAMADOU BEN ALI


2. Les questions à traiter avant la tenue
du Congrès

 

Quatre points seront traités par l'intermédiaire d'internet et de courriels afin de préparer le Congrès. L'ordre du jour et des sujets importants seront discutées de vive voix.
Premier point. Faut-il garder ou changer la dénomination du parti politique Uguta-Toosa ? (Il s'agit d'argumenter et de démontrer en quoi ce nom nuit ou nuire à notre lutte).
Deuxième point. Convient-il de considérer le crédo de l'équilibre ethnique (Afar, Somali et Arabe) comme un point important de notre programme ?
Troisième point. Uguta-Toosa privilégie des moyens pacifiques pour lutter contre la dictature. Cette stratégie vous paraît-elle efficace, est-elle adaptée à la réalité djiboutienne ?
Quatrième point. Quel est le parti politique d'opposition légalisé avec lequel Uguta-toosa ou le prochain parti qui verra le jour devra s'allier afin d'acquérir une dimension nationale ?
Pour l'instant ces quatre points seront traités par les membres potentiels du futur parti et les membres d'Uguta-Toosa.
Bien entendu, rien n'empêche la personne intéressée à commenter le programme d'Uguta-Toosa, à envoyer ces propositions sur les sujets de son choix ou l'ordre du jour publié déjà sur le site de Uguta-Toosa.

Le Comité provisoire des préparatifs du Congrès

N° 39

Au sommaire
de janvier 2009

1. Les Voeux de bonne année (Cassim A. dini et Ali Coubba, Hamadou Ali ben Ali)

2 - Les questions à traiter avant la tenue du Congrès

3. Les réactions de nos militants
a) Yusuf M. Buha
b) Hamadiou Ali ben Ali
c) Iyyamli
d) Ina Geelle

4- Les réaction sur le site de djib.net (forum)

Adhérer à Uguta-toosa

5 - La commémoration du massacre d'Arhiba (18 décembre 1991-18 décembre 2008)

6. Les Issa et la dictature djiboutienne

7. M. ALI Dahane
Communqué de presse du 17 octobre 2008
- Lire Extrait du document "ANATOMY OF THE DJIBOUTI MORIBOND REGIME")

8. Les dernières nouvelles de la corne de l'Afrique
(Décembre 2008)

9. L'exécution sommaire d'un berger afar à Assa Gueyla (suite). )

La june guinéenne installe un capitaine à la présidence

10. Le bombardement de Gaza par l'Etat israélien

11. Mme Khadra: la première dame de Djibouti joue au petit soldat recruteur

12. L'Afrique salue la transition en douceur au Ghana

13. Une tribu afar se dote d'un dardar et d'un banoyta

14. Condoléances ("A mon ami Kamil" de Hamadou Ali ben Ali),

15. Parlement européen : Stabiliser la région de la Corne de l'Afrique

15. DJIBOUTI
L'armée sur le qui-vive dans le nord (LOI)

16. Accrochage dans la région de Térou

 


 
   

3. Les réactions de nos militants et symphatisants (suite)

a) M. Yusuf M. BuhaYusuf M. Buha
(Concepteur d'un alphabet couchitique)

La constance et La complémentarité

J'ai l'honneur de t'annoncer, cher ali Coubba, que je voudrais adhérer a Uguta, votre parti politique.
La ligne politique que vous adoptez pour dénoncer régulièrement les injustices qui sévissent à Djibouti mérite selon moi un soutien massif. Nonobstant les divergences qui à mes yeux ne méritent pas des divisions que nous observons aujourd'hui, j'insiste pour que tout soit mis en oeuvre pour permettre à tout un chacun d'avancer objectivement.
Le temps est à la régularité et à la constance dans tout ce que nous pouvons entreprendre.
Je pense que vous incarnez bien cette constance. Si chacun pouvait occuper la place qui lui revient dans un mouvement, nous avancerions et ferions avancer aussi notre société.

La complémentarité doit être de rigueur dans notre combat. Il est normal qu'on est de divergences d'opinions ou de stratégies, mais le but étant le même : le droit pour tous, nous ne devons pas mésestimer l'action de l'autre.


b) Des signes avant-coureurs qui ne
trompent pas

M. Hamadou Ali ben Ali
Membre fondateur d'Uguta-Toosa

Nos objectifs ont toujours été de sortir le pays de la dictature, instaurer la démocratie, à nos yeux , garante de la liberté du peuple dans le pays.
-
Combattre l'injustice pour réconcilier le peuple avec la justice dans laquelle il n'a plus confiance.
- Bannir le népotisme, l'autoritarisme et le mépris du peuple, érigés par la mafia politique qui nous gouverne comme seul système viable et possible dans le pays.
- Mettre fin aux pratiques de la corruption , de la gabegie et de l'impunité institutionnalisées et endémiques sous ce régime moribond à tous les niveaux de l'appareil de l'état.
- Se donner le moyen de créer la richesse dans le pays en relançant l'économie par la Consom-mation des ménages, les investissements dans des infrastructures et l'Education des enfants.
- Lutter contre l'illettrisme et l'analphabétisation dans chaque coin et recoin du pays pour sensibiliser le peuple aux bienfaits du progrès technologique et surtout faire la pédagogie de la démocratie, de la politique au sens noble du terme, du domaine public et du privé partout dans le pays où le besoin s'en fera sentir pour ne plus retourner à l'avenir vers l'arrière.

Voilà le sens que nous souhaiterions donner de notre engagement, de notre combat et d'un certain idéal auquel nous croyons dur comme fer pour pouvoir en espérer vivre assez longtemps afin de le voir un jour se réaliser.

Que le peuple ne craigne rien de nous. Nous sommes animés des bonnes intentions même si un jour très lointain , il nous est arrivé comme tout bon djiboutien qui se respecte, d'avoir eu la faiblesse de croire en MPL, en FDLD et récemment en FRUD avant qu'il devienne QAGABBA. En attendant nous nous mobilisons sur tous les fronts et nous combattons la dictature qui sévit dans le pays comme nous le pouvons et comme il se doit avec les moyens, certes insuffisants mais non négligeables dont nous disposons.

Depuis UGUTA, nous nous battons jour et nuit sans ménager nos efforts pour que enfin se réalisent les rêves de tout un peuple et qui ont toujours été aussi les nôtres, à savoir entre autre, l'unification d'une opposition sincère et sans arrière-pensées ; c'est la moindre des choses que nous devons au peuple Djiboutien sans distinction tribale ou ethnique.

Nous savons comme 2+2 font 4 que l'opposition n'est forte que si elle est unie. Jusqu'à présent, l'union au sein de l'opposition, pas sur le papier mais dans les actions, dans le concret, nous a toujours fait défaut pour une raison ou une autre, qui pourrait trouver son explication, à mon humble avis, sûrement dans des considérations tribales, ethniques ou même culturelles, bref des réflexes dont certains opposants ne parviennent pas à se débarrasser,

Je ne pourrais qu'applaudir de deux mains jusqu'au sang ton rapprochement avec CASSIM que je considère comme un membre de la famille. Je ne peux que me réjouir et te féliciter pour la place que tu lui as fait, à côté de toi et au même niveau que toi au sein d'UGUTA Tu me vois, encore, ravi que chacun de vous deux, ait entendu la voix de la raison, sans se renier et renier ses convictions, en mettant un peu d'eau dans son café et en travaillant ensemble, comme le peuple de DJIBOUTI a toujours souhaité, main dans la main, pour déboulonner cette dictature qui pèse sur le moral de notre peuple comme une chape de plomb.

Il y a des signes avant-coureurs qui ne trompent pas. C'est perceptible jusqu'à dans les coins les plus reculés du pays. Votre rapprochement a revigoré l'opposition dans son ensemble, il a redonné l'espoir d'une possible alternance qui rendra possible le retour de la diaspora Djibouien. Les sourires, les fêtes, l'optimisme reviennent au galop et regagnent les foyers qu'ils avaient déserté depuis l'indépendance. La vie commence à se dessiner et redevenir rose, n'en déplaise au RPP et ses satellites faits de mauvais matériaux comme QAGABBA et les autres formations dont je ne me rappelle pas les sigles.

Et dans la maison d'à côté ce n'est de la joie. Le régime empêtré dans ses propres contradictions est aux aboies : La guerre pour un "rocher" (Ras-Doumeira), l'affaire Borell, la crise économique sans précédant, la fuite précipitée de Borreh avec tous les secrets d'Etat qu'il détient et surtout avec tous les documents de travail rendant incertaine la gestion saine du port et de l'aéroport de Djibouti, deux mamelles nourricières de la dictature, les incendies volontaires provoquées par le régime, atteint de la pyromanie chronique aigüe, pour détruire des preuves accablantes sur sa gestion des affaires du pays avant qu'elles ne tombent entre les mains indiscrètes des donateurs généreux et des bailleurs de fonds.
QAGABA, usés comme une vieille carpe à cause de toutes les couleuvres que RPP leur a fait avaler broient du noir, dépriment et commencent à peine de sortir de l'autisme dans lequel ils étaient murés depuis la trahison de la cause du peuple Afar en particulier et du peuple djiboutien en général.

Info ou intox ?

Des amis communs nous apportent que qagaba commenceraient à quitter le navire RPP comme font les rats juste avant que le bateau coule.
Notre pays nous le demande. Notre pays a besoin d'une opposition forte pour s'affranchir de la dictature de RPP et de ces paillassons de qagabba usés sous les pieds du va et vient du régime suffoquant et mendiant qui déshonore à outrance le peuple qu'il est censé représenter et qui nous dénie le droit le plus élémentaire en nous confisquant la liberté de pensée.

Concernant le maintien du nom de UGUTA-TOOSA, tel quel, il poserait problème à certains lors du congrès, nous ne pourrons pas faire autrement que d'abonder dans le sens de ceux qui voudront créer un nouveau parti d'opposition au sein duquel chacun et chacune pourra librement s'exprimer. Bien entendu nous présenterons notre propre motion et adviendra que pourra.

UGUTA a toujours eu bonne presse à travers le forum. Une maison avec une bonne fondation ne craint ni la tempête ni le tremblement de terre et c'est l'idée que nous avons toujours faite de notre parti. Dès sa fondation, UGUTA voulait se faire l'antithèse de ce que furent en leurs temps les formations telles que MPL, FDLD, FRUD et aujourd'hui QAGABBA à savoir les annexes de sultanats ou l'antichambre de RPP à l'affût de la moindre opportunité pour vendre leurs âmes au bourreau de leur peuple.

Avec CASSIM et toi au gouvernail (de ce que sera cette nouvelle formation), même si c'est un vieux rafiot de fortune, je vous fais confiance en raison de la convergence de nos points de vue, je sais d'ores et déjà qu'on arrivera au bon port et que cette fois-ci la victoire nous sourira.

Bon vent et bonne chance à vous deux qui sont le verbe, l'ouïe et la vision de tout un peuple que la mégalomanie et la cupidité de QAGABBA ont réduit à une nouvelle forme d'esclavagisme.
Ma collaboration, sous quelle que forme que ce soit vous est acquise et je vous donne ma parole que je vous aiderai du mieux que je pourrais mais attendons d'abord l'issue du congrès.

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Omar Gabassé n'est pas membre de Uguta-Toosa

NOus avons écrit dans le numéro 38 de notre journal que Omar Gabassé -(Danemark) était membre de Uguta-Toosa, il s'agit d'une erreur dont nous voulons que nous tenons à rectifier. Omar Gabassé nous a écrit pour préciser qu'il est membre du FRUD armé (à ne pas confrondre avec le FRUD légal qui est membre du gouvernement à Djibouti-ville - et que son courrier avait objectif de saluer tout simplement l'initiative de Cassim A. Dini et Ali Coubba. Mille excuses dont à M. Omar.

(Direction de Uguta-Toosa)


c) Message de Soutien

Lecteur assidu du mensuel Uguta, j'ai toujours fait partie de ceux qui apprécient et partagent votre analyse de la situation du pays en tous points. Au cours de deux dernières décennies on aura rarement croisé, surtout au sein de la communauté marginalisée afar, un cadre, un étudiant, ou un citoyen lambda qui ne donne raison à Ali Coubba pour avoir pris la plume contre la dictature tribale et les bourreaux (qui sont connus de tous et constituent les piliers du système). Aujourd'hui, grâce à des hommes comme vous, le monde entier connait ce qui se passe à Djibouti et le drame que vie la communauté afar depuis 30 ans. En effet, le problème à Djibouti n'est pas seulement celui de la démocratie et de la bonne gouvernance ; Il en va de la survie de la principale composante nationale.

Les caciques du régime se regardent le nombril. On nous garantit que la prochaine étape du processus de marginalisation sera celle de l'appropriation des terres de la communauté afar appauvrie, par des richissimes dignitaires Issa. Ce qui est loin d’être une simple profession de foi de la part de ceux qui se sont déjà octroyés le monopole du pouvoir politique, économique et financier. Le projet de loi tendant à lever l'inaliénabilité du domaine dont le sultan est garant a pour l'instant été mis en veilleuse face à un tollé provoqué au sein de "migilis" à Tadjourah. Mais, ce dernier temps, les pressions du lobby financier sur le gouvernement pour la réalisation de cette ultime étape commence à se faire sentir de plus en plus.

Aujourd'hui les Afars n'ont pas beaucoup de choix. L’heure est de nouveau à la mobilisation. L'alliance Ali coubba-Cassim Ahmed Dini (autre intellectuel de poids et leader politique) ne peuvent qu'être salutaire. Car ce sont là deux personnalités parées de grandes qualités : démocrates et intègres ils ont le talent et la force de détermination requis pour lever le défi. Du haut de deux décennies de combat politique Ali et Cassim ont déjà consenti des sacrifices nécessaires. S'ils veulent que la communauté dont ils sont issus retrouve dans son pays la place et le rôle qui lui revient de droit (ce qui est tout à fait légitime), ils n'ont pas loin s’en faut pour objectif la marginalisation des Issa ou de toute autre composante nationale.
Chacun conviendra qu'aujourd'hui pour sauver Djibouti en tant qu’Etat il faut d'abord sauver les Afars.
A chaque mal ses remèdes. Le regretté Ahmed Dini a eu gain de cause contre le colonialisme. A ne pas douter que Cassim aura le dessus contre la dictature tribale.

Ali et Cassim, vous êtes l'espoir de notre peuple. Nous sommes avec vous.

 

M. IYYAMLI

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Que 2009 soit une année pleine de Bonheur, d'Espoir et de Paix pour Les Djiboutiennes et Djiboutiens.
M. Ali Ahmed-Hamadou (représentant de Uguta-Toosa à Bruxelles)



d) Au delà de la coloration ethnique
de ce parti

Le nouveau parti politique que projette de lancer le tandem Ali Coubba et Cassim Ahmed Dini, dans les mois à venir, va nécessairement répondre à l'aspiration de nombreux djiboutiennes et djiboutiens décus par l'asphyxie d'un régime totalitaire qui n'a pas de nom et qui sévit dans le pays depuis l'indépendance.

Ce régime d'exception n'a fait qu'engendrer des tragédies sur les plans tant politique, économique, social que psychologique à Djibouti puisqu'il se fonde sur la Force et sème la terreur parmi la population civile. Or, il est d'une évidence indéniable qu'un Etat dont le pouvoir repose sur la force est toujours instable et qu'un Etat qui repose sur les épaules d'un seul homme est voué à la contingence et à l'arbitraire. Partant de ce constat, le nouveau parti politique s'imposera nécessairement comme une alternative viable pour éviter le chaos généralisé à Djibouti et donc l'explosion programmée si rien n'est fait entre temps.

Au delà de la coloration ethnique ce parti, dominé par les membres de la communauté afar, je pense qu'une personnalité comme le Docteur Ali Coubba aura la lourde tâche de redéfinir la manière de faire la politique avec pour unique objectif de fonder ensemble avec toutes et avec tous, une communauté humaine de projet. Je m'en sens proche. En réalité quel parti pooitique échappe à ce péché communautaire ? L'ARD créé par le défunt Ahmed Dini est à dominante afar ; le MRD comprend principalement des Issa. Les mauvaises langues affirment : il n'y a que des Issa Fourlaba ! Mais au final? quelue que soit l'origine des gens, l'essentiel n'est-il de lutter contre l'injustice et d'y mettre un terme ?

Pour plusieurs raisons, je me permets d'apporter mon soutien indéfectible à Uguta-Toosa pour faire advenir cet avènement et cet évènement nouveau qui sera sans précédent dans l'histoire de la République de Djibouti.
L'homme éclairé qu'incarne Ali Coubba au même titre que Cassim Ahmed Dini va lui permettre de donner une crédibilité de taille dans la façon de penser le politique et la politique sur des dimensions humaines et morales, désormais non assujetties à des considérations futiles, bref excluant des actions au gré des intérêts immédiats. Notre génération en a besoin car elle est dégoûté par le régime qui dénigre les connaissances, les savoirs et les compétences. En d'autres termes, c'est la notion même de "la politique du ventre" en vogue en Afrique, en plein régime à Djibouti qui va être remise en cause, avec cette possibilité de redonner espoir aux Djiboutiens après trois décennies de divisions, de malentendus et d'intélérance.

La nécessité de travailler avec Cassim Ali Dini participe donc de cette volonté de procéder à une tabula rasa pour rompre avec des pratiques moyenâgeuses. Sans doute, le temps est-il arrivé pour le peuple djiboutien de saisir cette chance inouïe, de participer à l'histoire en train de s'écrire et de se faire avec le duo Coubba-Cassim.

L'Etat de droit tant espéré par nous verra enfin le jour de manière concrète, réelle et effective si et seulement nous rejoignons massivement ce nouveau parti politique auquel il nous faut tous accorder un soutien sans faille parce qu'incarné par des jeunes intellectuels soucieux de se préoccuper uniquement de l'Intérêt Général du Peuple et non de leurs intérêts personnels comme les confirme si bien leurs formations, leurs parcours politiques et leurs combats depuis bientôt plusieurs décennies pour un juste parti du social.

Ina Geelle

Uguta-Toosa, janvier 2009

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Commentaire de Uguta-Toosa :
A lire les interventions précédentes, on pourrait croire que nous sommes partout ensencés. Eh bien non, il y a des Djiboutiens acharnés qui dénigrent notre parti politique et ses leaders. Par exemple, sur le forum de djib.net. , nous avons un échantillon d'un radical rejet de ma personne en tant qu'éventuel leader possible à Djibouti et cela, loin de me perturber, montre l'intérêt que l'on me porte et que l'on porte à notre parti.
Il faut lire ces commentaires qui sont pas toujours inintéressants. Je vous en donne ici quelques échantillons. Les idées exprimées - inutile de se formaliser sur les bêtises et les considérations haineuses qui gâchent toujours l'image des forums de discussion - ne manquent pas parfois de pertinence. J'ai bien aimé la discussion sur "Le plus grand(e) djboutien(e) du 20 ème siècle" ,
la palme est revenue à Mahmud Harbi. C'est logique. C'est aussi mon point de vue. Rien qu'en lisant une telle conclusion, j'en suis arrivé à penser qu'il n'y a pas mieux que la discussion, le débat contradictoire, pour calmer les agités et les excités. Si certains, comme d'habitude, critiquent dans le vide sans connaître notre parti et encore moins mon parcours et mes idées politiques, en donnant accès à la liberté d'expression, djib.net accomplit une bonne oeuvre.
Que les Djiboutiens discutent, échangent des idées entre eux, critiquent, dénigrent souvent, me paraît une bonne thérapie. Après tout, ces personnes ne sont pas très éloignées d'Uguta-Toosa qui privilégie la parole et le débat comme moyens d'actions politiques.
(A.C.)

Le plus grand(e) djboutien(e) du 20 ème siècle ?
( http://www.djibnet.com/mabraze/index.php?showtopic=8098&st=45)
" C'est comme même incroyable que les gens, sois-disant éduqués (je fais allusion à la plus part des Djibnautes) n'arrivent à voter pour une personnalité sans faire abstraction de ses considérations tribales.
D'ores et déjà, ce sondage est faussé à partir du moment où d'éminentes personnalités manquent à l'appel et où des individus aussi louches qu'Ismael Guedi Hared figurent dans un sondage qui se veut être représentatif de l'opinion publique.
Bon sang, pour une fois votez avec votre âme et conscience. Mettez vos idées récues dans les poubelles. Moi par exemple, je voterai indiscutablement pour HARBI. Pourtant, il ne portait pas les Afars dans son coeur. Il voulait même annexé Djibouti dans la Somalie. Alors pourquoi je voterais pour lui : IL A DIT NON A LA COLONISATION mais surtout parce qu'il a donné de sa vie pour cette noble cause.
DINI que je mettrais juste derrière lui est tout aussi symbolique de cette lutte pour la libération nationale. Donc, à choisir entre l'un et l'autre, puisqu'il faut bien mettre quelqu'un devant et derrière, je choisirais le premier qui me semble t-il a été tué par le Colon et donc représente pour moi le martyre de la cause djiboutienne. Il a versé son sang pour notre liberté, Dini en a usé autrement mais l'honneur revient à HARBI. GOULED et AREF ont été, et c'est de notoriété publique, des agents du service secret français tout comme IOG que Hassan Med nous mijote à toutes les sauces du monde.
Enfin, mes respects et hommages à tous les anonymes djiboutiens qui sont tombés sous les balles de la barbarie francaise à Djibouti."

Quatre réactions sur l'initiative de Cassim Ahmed Dini et Ali Coubba
de créer un nouveau parti politique
1) " Enfin finalement M. Ali Coubba président d'Uguta-Toosa & M. Cassim Ahmed Dini Fondateur de l'ARD lance un appel pour mobilise les Diaspora Djiboutien pour faire la coalition des différents parties d’opposition Djiboutien ce bon aide pour la formation d’une seule partie d’opposition plus forte pour l’avenir du pays
Moi je serais le premier à adhères cette formation politique walahi" (Lazboy) - Djib.net Forum.
2) " Trop de bla bla pour un rien o final. A mes yeux aucun parti politique n'est credible tant qu'il n'agit a l'interieur de nos frontiere. Tant que ces sois disant enfant du changement voudront crier leurs rages et leurs patriotisme o loin de Djibouti, ils auront aucun effet ! Et encore Coubba a la place de IOG, je ne pense pas que le peuple Djiboutien gagne dans ce Trade. may be le peuple afar..." Boss68 - Djib.net Forum
3) "Je ne crois pas que Mr Coubba soit la bonne personne pour prôner l'unité! Il n'y a qu'à lire ses livres qui ne sont que haine. D'ailleurs, il est l'inventeur du fameux ''somalisation de Djibouti''. Donc la formation d'un parti politique d'opposition n'est qu'une chimère... alors avant d'applaudir de deux mains et des pieds faut vraiment savoir ce que propose Mr Coubba!" Boustos - Djib.net Forum
4) " Bonjour à tous et à toutes, Les crétins et associés de ce Forum n'ont toujours pas compris que la nouvelle génération condamne fermement le tribalisme à Djibouti. Le tribalisme profite à une minorité des individus qui dilapide les caisses de l'Etat. (...)
Et Décidément, au pays des "braves" les tribalistes sont borgnes. Tu peux ne pas être d'accord avec la politique de Coubba, c'est ton droit. Mais, insinuer que les Afars de Djibouti ne sont pas des Djiboutiens il fallait se donner la peine d’écrire ce que l’on pense tout haut. Au moins, tu es honnête et l’on saura désormais à qui l’on aura affaire. A ton niveau d'éducation, tu dois savoir que les mots ont leurs lettres de noblesse. Point de confusion. Tu es, malheureusement pour toi, en proie à cette maladie qui ne se guérie pas forcement dans les assises de l'école.
Pour moi, tu es un être méprisable et par-dessus le marché hypocrite. Il faut assumer son opinion au lieu d’essayer de convaincre les autres d’être celui que tu n’es pas dans le fond, c’est-à-dire un démocrate.
Enfin, pour ce qui est des partis politiques, je te rappelle qu’il y’a des partis d’opposition à Djibouti. Le « Gros » les a tous liquidé. Ils existent mais de façon factuelle. Les conditions d’exercice légal des manifestations politiques à Djibouti ne sont pas réunies et tu le sais très bien.
La liberté d'expression est baillonnée. Les locaux de diffusion du journal Le Renouveau ont été fermés manu militari. DAF, aujourd’hui a peur pour sa vie. Le responsable d’une association des droits de l’homme, jean Paul Noel ABDI est arrêté tous les jours, subissant humiliation et insultes des autorités locales. La liberté syndicale est bafouée et tu viens nous dire qu’il faut agir de l’intérieur pour être crédible devant tous les Djiboutiens ?Nous n'avons pas le même regard sur la situation politique de Djibouti. On a compris que ton regard est complaisant avec le régime pour des raisons qui sont les tiennes.Ce genre de discours que tu tiens est le même que celui tenu par IOG chaque fois que l’opposition boycotte les élections. Salaamata."
Djiboutaawi - Djib.net - Forum
 
 


ADHEREZ A UGUTA-TOOSA

Carte d'adhésion de Uguta (Toosa)

 

(verso)

 

Uguta -Toosa, novembre 2008

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(Numéro spécial d'Uguta-Toosa préparé pour la manifestation
du 19-12-2008 à Bruxelles - Extraits )

5. La commémoration du massacre
d'Arhiba (18/12/1991-18/12/2008)


LE MASSACRE D'ARHIBA : UN HAUT FAIT A METTRE AU COMPTE D'UNE EPOPEE TRIBALE (par ali coubba)

 

La tuerie d'Arhiba perpétrée le 18 décembre 1991 par le régime de Hassan Gouled, dont les principaux commanditaires ont été Ismail Omar Guelleh et des ministres issa les plus réactionnaires que nous connaissons tous, demande à être étudié de près. (Sachez qu'Ismail Omar Guelleh s'est toujours vanté d'avoir vaincu les Afar et non le FRUD !)
Comment un gouvernement a-t-il pu assassiner de sang-froid ses propres citoyens, en les parquant comme un vulgaire troupeau qu'on mène à l'abattoir ? Voilà une question qui mériterait d'être élucidée. Si cet acte barbare peut-être expliqué et identifié, il est urgent de l'extirper de notre société.

Le massacre d'Arhiba, précédé du martyr des Gadaboursis en 1990, a eu lieu dans un climat il est vrai tendu mais sans signes avant-coureurs. Depuis la nouvelle d'une insurrection organisée par un front à dominante afar à partir de janvier 1991, les passions s'exacerbaient dans la capitale entre la majorité des Somali soutenant la dictature et la majorité d'Afar acquis au front armé. Chose inattendu : les habitants de la capitale affichaient une incroyable maturité, en manifestant une indifférence stoïque bien citadine face à une guerre civile qui leur paraissait lointaine. Elle se déroulait là-bas dans le nord ! Seuls les plus agités d'entre les Somalis se défoulaient en écrivant des tracts et des journaux dans lesquels ils traitaient de tous les noms d'oiseaux le soi-disant « ennemi afar ». Certains jeunes Afar leur renvoyaient la monnaie de leur pièce. Activités au demeurant sans conséquences qui ne suscitaient pas mort d'homme. En dehors de cette violence langagière, on ne déplorait ni agression ni violence physique entre le différentes communautés. Du moment que la masse populaire, par définition prompte à s'enflammer pour en découdre avec « le voisin », gardat son sang-froid, qu'avait-on à craindre ? Par voie de conséquence, pour plus de sécurité, de nombreux fonctionnaires originaires d'Obock et de Tadjoura (en 1991, il y en avait quelques uns dans la fonction publique !) avaient même installé leurs familles dans la capitale. L'endroit le plus sûr. A l'ombre du palais présidentiel.

Malheureusement, l'innocente population de la cité d'Arhiba ne devina pas un instant que le danger pouvait venir du Palais présidentiel, du gouvernement, du chef de l'Etat, de l'état-major, des ministres et des députés, bref du gouvernement. Pour être franc, je dirais que les auteurs de ce crime sont l'aile sectaire de la classe politique issa. Pour être précis, je dirais que l'âme damnée de ce crime nest autre que le duo Hassan Gouled et son neveu.

Dans le pire des cas, la cité d'Arhiba s'attendait à un affrontement ethnique dans le cadre d'un scénario bien rodé : quelques civils venus du quartier 7, excités par le khat, leur lanceraient des pierres et d'autres projectiles et, le lendemain, la vie reprendrait comme si de rien n'était ! Jamais, au grand jamais, les habitants ne pouvaient imaginer que le gouvernement allait ordonner à l'armée de tuer les Afar d'Arbiha.
Dans cette histoire les Issa de Djibouti ont fait montre d'une sagesse qui a manqué à leurs gouvernants. Le peuple et la nation djiboutiens étaient en train de se construire... Les représentants d'un Etat-nation ont en principe pour mission de préserver la paix entre les différentes communautés du pays et non de commanditer le massacre des civils. Leur métier les prépare à faire face à des passions populaires. Plus que n'importe quel citoyen, ils placent l'intérêt général au dessus de toute entreprise partisane. A Djibouti, cette conception n'a pas droit de cité.

Je soutiens que 59 civils afar de la cité d'Arhiba (18 décembre 1991), plus de 100 civils massacrés entre les 9 et 11 février 1992 aux alentours de la localité de Gorabous et d'autres victimes nomades exécutées sommairement entre 1992 et 1994, l'ont été au nom d'une vengeance barbare et à l'aune d'une conception tribale de la vie politique. Ils ont été tués parce qu'ils étaient afar. C'était tout. Une preuve suffisante pour mériter la mort.

Je m'explique. Par une forme de déterminisme inexplicable, l'aile sectaire de la classe politique issa s'inscrit dans une lecture tribale de l'histoire. Je m'excuse de le dire crument mais c'est la vérité. Hassan Gouled et son entourage, à commencer par son neveu, ont appréhendé et appréhendent la conquête du pouvoir politique réalisée à Djibouti comme une épopée tribale. Une victoire épique contre les Afar – demain ce sera contre les Issaks, les Gadaboursis, Arabes et une fraction d'Issa modérés- qu'il fallait rentabiliser à court terme, c'est-à-dire de leur vivant, jusqu'à ce que la source tarisse. Quel qu'en soit le prix.
Mon analyse est confirmée par la façon dont le pays est géré depuis 1977. L'armée et la fonction publique sont « somalisées » à outrance. Les Afar vivent une brutale marginalisation. La république de Djbouti se métamorphose sous nos yeux avec la complicité des Dilleyta et d'autres Barkat Gourat afar en un Etat « somali ». Ce processus est mené au détriment des Somali de Djibouti. N'oublions pas que nous avons le précédent rwandais et somalien. L'Etat se dresse contre une partie de ses citoyens au nom d'un « nationalisme » chimérique.
Ismail Omar Guelleh innove sur un point. La personnalisation à outrance du pouvoir le pousse à réserver le même sort aux démocrates, lycéens et autres trublions issa qui se dressent contre lui. Il commence à craindre sa propre tribu.
Commémorons le massacre d'Arhiba et d'autres tueries de la dictature. La journée du 18 décembre mériterait d'être dédiée à tous les martyrs nationaux : sultans afar, politiciens et syndicalistes somali, tombés sous les balles de la colonisation et de la haine. Au tour de ces martyrs, peut être forgée une mémoire nationale partagée et transcendant les ethnies. Après tout, tous ces homme sont morts pour défendre notre pays en ne partageant pas ceendant la même conception, Mais qu'importe.
Cependant gardons-nous de glorifier les mort en oubliant d'œuvrer pour l'avenir. Il est urgent d'agir ensemble pour éradiquer une caste politique malade, dangereuse et isolée, qui est guidée par un seul objectif : la vénalité.
Uguta-Toosa, 18 décembre 2008

Le massacre d’Arhiba sur les lèvres
d’Eurodéputés à Bruxelles


Ali Ahmed-Hamadou
Représentant d’Uguta-Toosa en Belgique

Souvenons–nous que 59 civils ont été abattue froidement à l’aube, le 18 décembre 1991, dans un quartier populaire surnommé Arhiba. Selon les personnes survécues, le massacre a bel et bien été prémédité par le Ministère de l’Intérieur en accord bien évidemment avec la Présidence. Les auteurs de cette tuerie ont été identifiés mais malheureusement depuis le fait, c’est-à-dire 1991, jusqu’à aujourd’hui 2009, ils sont sous protection du régime initiateur de ce crime national.
Outre leurs protections, leurs actes d’horreur demeurent depuis dix-sept années, encore impunis. Or, comme chaque année, en Europe et en Amérique (Etats-Unis ou Canda), les démocrates djiboutien(ne)s célèbrent cette triste commémoration pour que Justice soit faite et et que les commanditaires soient entrainés devant la cour de justice nationale ou internationale.
Les organisateurs de la commémoration du massacre d’Arhiba donnent un « coup de poing » au régime à l’endroit le plus sensible, car c’est historique, ils vont diffuser un DVD sur la tuerie, accompagné d’un débat animé par le Représentant du Frud monsieur Mohamed Houmado et également membre actif du Forum pour la Démocratie et la Paix (F.D.P). Cette initiative mérite d'être soulignée.
Seront présent(e)s à la manifestation organisée le 19 décembre, l’Eurodéputé socialiste Alain Hutchinson, Sabine Salmon de l’Observatoire pour les Respect des Droits Humains à Djibouti, Grégoire Théry du Bureau Européen de la Fédération Internationale pour les Droits de l’Homme, sans oublier Isabelle Hoferlin des Libertés Syndicales pour la Confédération Syndicale Internationale.
Du côté des partis d’opposition sont annoncés la présence du président du mouvement du Renouveau Démocratique, Daher Ahmed Farah, et du représentant du Parti Ugutta-Toosa en Belgique, Ali Ahmed-Hamadou.
Quant à la manifestation, elle se tiendra devant la Commission Européenne. Les manifestant(e)s font appel au bon sens des membres de la Commission Européenne de geler les aides octroyées au régime de Djibouti qui n’a cessé de nous administrer son incapacité de subvenir aux besoins fondamentaux de sa population et la mal-gouvernance dont il fait preuve sur le plan politique.
Chaque représentant des partis de l’opposition, à tour de rôle, s'exprimera au micro pour féliciter les manifestant(e)s venu(e)s massivement malgré un « froid de canard » et aussi rappeler que le changement démocratique et l’alternance démocratique sont en route et qu’il ne faut point cédé au scepticisme.
Journal spécial, Uguta-Toosa
18décembre 2008

Communiqué du FRUD
(Paris le 20/11/1991)
(Archives de la Tribune de l'opposition - Paris, décembre 1991)

Quarante huit heures après le massacre d'Arhiba ou plus de cent personnes furent exécutées froidement, Gouled monte au créneau.

Après avoir prononce une condoléance du bout des lèvres aux familles des victimes, sans même condamner les exactions, Gouled prononce un discours qui n'est autre chose qu'une déclaration de guerre. En parlant des reformes politiques, de démocratie, de pluralisme des candidatures et de multipartisme, Gouled prononce les mots en vogue, les mots magiques; son but est d'obtenir l'aide de la France pour financer cette sale guerre, il soumet la réalisation de ces reformes a l'extermination du f.r.u.d qui, contrôle les 2/3 du pays et c'est une mission impossible, son idée de référendum devient des lors chimérique. .
Par conséquent, le F.r.u.d prend acte de cette déclaration de guerre et en tirera des conclusions pratiques qui s'imposent.
Le F.r.u.d lance un appel aux bailleurs de fonds en général et a la France en particulier pour suspendre toute aide de nature à renforcer Gouled dans la guerre qu'il mène pour préserver les privilèges de son clan.
Le F.r.u.d appelle toutes les composantes de la nation (afars, somalis et yéménites) à rester vigilantes face aux manœuvres dilatoires de Gouled.
Le F.r.u.d propose l'ouverture de négociation avec tous les partis politiques, en terrain neutre, afin que la mise en place d'un processus démocratique dont dépend l'avenir de la nation toute entière soit conçu dans un climat serein.
Le f.r.u.d pose comme condition préalable et intangible a tout dialogue, la libération sans condition de son porte-parole , le docteur Abbate.
M. Ismail Ibrahim
Représentant du FRUD en Europe
Paris le 20/11/1991


COMMUNIQUE DE L'OPPOSITIN PARLEMENTAIRE
(Djibouti, 19 décembre 1991)
(Archives de « La Tribune de l'opposition » -
Paris, décembre 1991)
L'opposition parlementaire, consciente du danger d'une guerre civile qu'essaie de faire naître le pouvoir en place pour assurer sa survie et sauvegarder ses intérêts claniques :
-demande au gouvernement d'abroger le décret de la mobilisation générale, source d'escalades et des violences visant à nuire à l'unité nationale;
- s'insurge contre les exactions perpétrées dans les campements nomades de Ripta, As-Hougouba, Kalaf et Ambabbo, par les forces gouvernementales;
- Condamne les bombardements systématiques de la population civile par les missiles sol-sol;
- Dénonce le blocus économique dont fait l'objet la population civile de deux districts du nord;
- S'indigne profondément contre contre l'arrestation du porte-parole du FRUD, le docteur Abbatté, ayant à maintes reprises manifesté sa volonté de dialogue;
- Se trouve consternée devant les massacres organisés par le pouvoir contre les habitants d'Arhiba dans la nuit du 17 au 18 décembre, et dont le bilan provisoire est de lO0 morts et des dizaines de blessés.
L'opposition parlementaire assumant ses responsabilités devant les heures graves que traverse notre pays :
- EXIGE du gouvernement l'arrêt immédiat des hostilités ainsi que la levée des mesures d'exceptions;
- DEMANDE au pouvoir d'engager le dialogue avec le FRUD et avec les autres forces politiques du pays;
- ORDONNE la libération immédiate et sans condition du docteur ABATTE et de tous les prisonniers politiques;
- LANCE un appel à tous les Djiboutiens (hommes politiques et citoyens) pour qu'ils demeurent vigilants et ne soient pas entraînés dans le piège de la guerre civile faisant rage chez nos voisins;
- INVITE les organisations internationales et humanitaires à secourir la population civile frappée par le blocus économique;
- ENCOURAGE le gouvernement français à user de toute son influence pour jouer pleinement son rôle de médiateur en vue d'instaurer le dialogue, meilleure voie menant à la démocratie, facteur d'une stabilité politique durable.
MOHAMED AHMED ISSA dit CHEIKO
porte-parole de l'opposition parlementaire
Djibouti, 19 décembre 1991

MOUVEMENT DE SOUTIEN AUX VICTIMES CIVILES
(Extraits du « Bulletin d'information n° 1 », 9 janvier 1992)
(Archives de « La Tribune de l'opposition » -
Paris, décembre 1991)

« 59 morts, plus de 300 blessés et 7 disparus : tel est le bilan provisoire de l'abominable massacre perpétré le 18 décembre 1991 dans le quartier d'Arbiha par l'armée nationale, la gendarmerie et la police. »
« On sait que la guerre entraîne avec elle des atrocités, des destructions et des pertes humaines entre les deux parties en conflit tout en préservant au mieux la vie des populations civiles habitant dans les contrées avoisinant le champ de bataille.
On ignorait par contre que celle-ci avec sa face cachée ne respectait pas ces règles. Au menu de la contre-offensive AND/FNS, comme horsd'oeuvre, tirs à vue sur tout ce qui bouge, cheptel ou nomade, civil ou rebelle, femme ou enfant, et en plat de résistance, pillage, destructions et incendie de toute habitation.
IV. LE D ROULEMENT

6H00 du matin, le quartier d'Arhiba est totalement investi et encerclé par les forces armées djiboutiennes coalisées dans une action militaire sans précédent à Djibouti-ville d'environ 400 personnes en armes et équipements de guerre.
Alors que l'essentiel des troupes d'assaut est placé en position de tir dans les tranchées, dans les tanks, sur des jeeps et sur les vedettes, le groupe des policiers Afars sans armes munis des gourdins, est chargé de convaincre leurs frères de sang avec lesquels ils engagent le dialogue. Parallèlement, les "crânes rasés" issus de la mobilisation générale vident tous les civils de leurs cases en cartons et les rassemblent sur le terrain vague.
7H00 : Les premiers lève-tôt d'Arhiba II, sortis de chez eux, sont aussitôt embarqués dans les camions mis à la disposition des caméras que les Français n'ont certainement pas manqué de sortir pour un tel flagrant délit.
Au premier passage, les tireurs cessent la fusillade, certains ont le ridicule réflexe de se cacher derrière les maisons, mais continuent à pourchasser les rescapés dès que le Puma s'éloigne. Au second passage, les "chasseurs" décident de se retirer et maquillent le chiffre réel du carnage en s'empressant d'entasser dans deux camions un maximum de cadavres.
Combien de morts? Impossible à dire avec précision. Les témoins oculaires les plus optimistes chiffrent à 50 cette cargaison funeste. Le convoi se dirige vers la ville, les hommes en uniforme quittent enfin Arhiba.
8H00. Les habitants d'Einguela constatent que le terrain vague des Salines qui s'étend au Nord d'Arhiba est lui aussi quadrillé par les hommes de la FNS, à la hauteur du chantier séoudien jusqu'aux Théâtres des Salines. Toutes les routes menant à Einguela sont bloquées par les agents de la circulation et ni piétons ni véhicules ne passent. Certains observateurs constatent qu'un long convoi de véhicules militaires qui assure l'encadrement, se dirige vers le secteur bouclé. »


TEMOIGNAGE D'UN MEDECIN FRANCAIS : François DE CHABALIER
(Médecin-Chef du district d'OBOCK)
18 décembre 1991

Le quartier est bouclé, les forces de l'ordre ont brûlé des cartes d'identité. La tension a monté. Un gendarme a été poignardé par un afar juste après la fusillade. 2 policiers afars qui essayaient de prendre la défense des habitants d'Arhiba ont été tués par balle par leurs propres collègues. A ce moment là, c'est la fusillade et les exécutions sommaires. C'est le carnage, les forces de l'ordre tirent sur tout ce qui n'a pas d'uniforme.

J'ai été très impressionné à l'hôpital Peltier par la foule de blessés qui affluaient. Il faut imaginer un grand couloir avec de chaque côté une enfilade de brancards avec dessus des gens, tous blessés par balle, tous afar, tous civils.

Au bas mot, une quarantaine de morts. 26 ont été enterrés dans les cimetières hors de la ville plus une quinzaine dans la ville puisque les gens n'avaient pas le droit de sortir pour enterrer leurs morts ailleurs.
La majorité des victimes étaient des hommes jeunes mais également des femmes et des enfants mais aussi un vieil homme dont le crâne a été défoncé à coups de crosse et qui en est mort. J'ai vu un enfant de moins de 5 ans avec un poignet éclaté par balle.

Il semble certain qu'une intervention musclée des forces de l'ordre sur le quartier afar était prévue à titre de vengeance et de représailles depuis la veille au soir à cause d'une sévère défaite militaire dans la zone nord de Tadjourah où l'armée aurait eu 300 morts ou disparus. A Tadjourah, l'armée nationale a subi de lourdes pertes et de lourdes défaites.
A Obock, c'est une ville morte, occupée par les forces de l'ordre et encerclée par les rebelles et la population civile est avec les rebelles en brousse. Leur souci est un souci d'alimentation et de soutien sanitaire.
On comprend bien qu'ils ont la possibilité de se ravitailler par l'Ethiopie ou par le Yémen mais pour cela il faut de l'argent et les fonctionnaires ont des difficultés pour récupérer de l'argent sauf ceux qui sont à Djibouti.
Le pays est coupé en deux. Les gens d'Obock, s'ils veulent venir à Djibouti doivent passer par l'Ethiopie, c'est à dire qu'ils font un tour gigantesque pour contourner le pays. On ne peut plus passer par la mer puisque l'armée contrôle les sorties. D'ailleurs les pêcheurs d'Obock qui s'étaient réfugiés à Djibouti se sont vus confisquer leurs boutres.

L'inquiétude majeure des djiboutiens est que Djibouti devienne comme Mogadiscio. Les tracts dans le sens de la guerre civile distribués à Djibouti n'ont pas trouvé une oreille à haut niveau. Or, craignant que les quartiers Issas déferlent à Djibouti sur les quartiers afar mais en réalité jusqu'à présent ce ne sont que les forces de l'ordre qui arrivent sur les quartiers afar. La majorité des djiboutiens voudrait préserver leur pays, la situation ethnique est plutôt calme au regard de la gravité des événements
.

TEMOIGNAGE DU MINISTRE DE LA DEFENSE
(Conseil des Ministres du 24 décembre 1991)
Les événements d'Arhiba vont à l'encontre de la Politique de tolérance et de conciliation qu'à toujours préconisée le Président de la République. Ils surviennent alors que des actions, dans un câdre jüËidique,-e- aient entreprises contre certains opposants.
Tout le gouvernement est responsable de ces excès qui dévalorisent son action et portent gravement atteinte à sa crédibilité.
Ces débordements font le jeu de nos adversaires. Ils ne se seraient pas produits si toutes les instances gouvernementales avaient été associées à cette décision. Une politique ne se mène pas en petit comité mais en concertation avec tous les responsables qui doivent l'assumer collectivement.
Cette rafle n'était pas une simple affaire de police. Si la sécurité intérieure et la sauvegarde des institutions l'exigeaient, il fallait la conduire dans la légalité, en concertation avec toutes les forces de maintien de l'ordre, avec des personnels entraînés et non avec quelques jeunes inexpérimentés. La conduite de cette opération a été désastreuse. Il faut maintenant en assumer le bilan.
Tout d'abord en communiquant les chiffres exacts, connus de tous. Un bilan grossièrement inexact fait naître le doute, la suspicion et fait perdre tout crédit à ceux qui l'avancent. I1 faut dire la vérité et l'assumer.
Après, il faut réparer. Si la gouvernement est solidaire de l'action politique, il ne peut cautionner l'incapacité des responsables de cette opération policière. Cette catastrophe exige des réparations qui, aux plans national et international, soient significatives et prouvent que les plus hautes instances de l'Etat sont attentives à la légalité. Des sanctions immédiates impitoyables, au plus haut niveau de la hiérarchie, doivent frapper les responsables qui n'ont pas mesuré la gravité et le danger de tels agissements. Ensuite il faut ouvertement montrer contrôler l'émotion pour éviter un éclatement de notre société qui deviendrait irrémédiable.

Je profite de cette occasion pour dénoncer l'incapacité de la KS à remplir ses missions. Des recrutements sélectifs, la mise à 'écart de certains individus qui sont volontairement désarmés, les agissements intolérables qui amènent des policiers à se tirer essus, ont transformé cette institution légale en milice armée.
Le Ministre de la Défense Nationale
ISMAEL ALI YOUSSOUF

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6. Les Issa et la dictature djiboutienne
(Dossier présenté par Ina Geelle)

Commentaire de Uguta-Toosa : Le dossier suivant "Les Issa et la dictature djiboutienne" présente dans la même veine que celui présenté dans notre journal n°33, "Les Afar et la dictature djiboutienne", la façon dont un Issa moyen perçoit sa place dans la société et la réalité politique de son pays. Comment appréhende-t-il la cohabitation avec les autres commuanutés nationales ? Quelle image a-t-il du pouvoir et de ceux qui l'exercent ? Quelle se fait de la démocratie ?
Nous n'avons pas voulu commenter et donner des détails sur des points développés par l'un de nos membres. Il sait de quoi il parle. Les commentaires et analyses, nous la présenterons dans les numéros suivants.


Direction d'Uguta-Toosa


Les Issas et l’histoire de Djibouti

Pour les Issa, l’histoire qui coïncide avec celle de la colonisation fut une histoire tragique, du moins chaotique et ce, à plus d’un titre. A leur place, les Gadaboursi et les Arabes ont été promus dans le pays pendant plussieurs décennies. Alors que les Issa autochtones n'avaient pas droit de travailler ni de s'implanter librement à Djibouti.

Les Issa eurent un leader et héros en la personnalité de Mahamoud Harbi. Selon eux, il a été aussitôt assassiné par la France qui ne supportait pas ses velléités indépendantistes.
Puis vint la période du règne afar avec le pouvoir d’Ali Aref qui dura 16 ans. Cette période assimilée à une descente aux enfers dans la mesure où ils s’estiment avoir connu alors une épouvantable marginalissation. Leurs résistants ont été emmenés en bagne et même terrorisés par la milice de ce même Ali Aref avec la participation tantôt directe, tantôt indirecte des autorités françaises et de l'administration locale.

De plus, la France coloniale, dans sa volonté absolue de soumettre Djibouti à ses jougs, perpétua cette donne et ne fit que privilégier les Afar. Face à cette animosité, la communauté issa, refusant la politique du fait accompli et le fatalisme a lutté avec leurs maigres moyens pour l’autodétermination de Djibouti qui vit enfin le jour le 27 juin 1977. Il ne faut donc pas oublier que les Issa furent sacrifiés pour arriver à cette longue marche vers la liberté retrouvée.


L’indépendance et les Issas

Hassan Gouled symbolise le père de l’Indépendance, de la liberté retrouvée, fruit de cette longue lutte que trahirent les Afar. Mécontents de cet heureux évènement, ils entrèrent dès 1977 en dissidence avec la nouvelle République embryonnaire, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

A l’intérieur avec la démission d’Ahmed Dini, lequel était soucieux de déstabiliser le nouveau régime à peine en place. A l'extérieur, le MPL a commencé à s'activer pour diviser le pays et faire échouer l’unité nationale entre Afar et Issa. Ces gens porfessaient le communisme. Malgré cette situation, Hassan Gouled et les Issa privilégièrent toujours la négociation et le compromis.
Gouled attribua les mêmes nombres de portefeuilles ministériels et de députés dans le gouvernement et à l’Assemblée Nationale.
Malgré cette générosité affiché par le père de l'indépendance, les Afar ne furent jamais satisfaits et déclenchèrent une nouvelle guerre pour faire éclater Djibouti qu’ils revendiquent comme étant la leur.
Gouled a lutté contre vents et marrées contre la partition du pays et proposa de satisfaire toutes les conditions posées par les Afarà la seule et unique condition qu’il renonce à leur lutte armée. Une partie des Afar accepta en 1981 ou 1982 mais l’autre partie resta dans le maquis. Les radicaux ne voulaient pas voir les Issa à Djibouti et un président issa.

En fait, après avoir eu leur époque sous Ali Aref, les Afar refusaient le tour des Issas. En optant pour la voie de la violence, ils voulaient empêcher la communauté issa de profiter à son tour des bienfaits de l'indépendance et des richesses nationales. C’est ainsi qu’ en 1991, à l’intérieur, Ali Aref tenta de faire un coup d’Etat pour instaurer un Etat Afar dans lequel il y aurait eu exclusivement cette ethnie. Le FRUD a attaqué le pays de l’extérieur en recrutant des mercenaires étrangers éthiopiens.

Depuis l’indépendance, Hassan Gouled a développé la république de Djibouti sur tous les plans, en particulier dans le domaine de l’Education et des Infrastructures mais aussi politique puisqu’il nomma toujours un premier ministre Afar, Barkat Gourad Hamadou. C'est un vrai leader afar, comme l'actuel premier ministre Dileyta Mohamed, qui respecte les intérêts de la communauté issa.

Les Afars qui luttèrent pour l’indépendance furent très peu nombreux. Pourtant les Issas qui ont perdu beaucoup de leurs fils et se sont sacrifiés en nombre ne leur en ont jamais voulu. Même Ismaël Omar Guelleh, l’actuel Président de la République, a lutté pour l’indépendance de Djibouti au point qu'il a été viré de son travail par les colons.



Les Issa et Ismail Omar Guelleh

Sous le règne d’IOG, on notera le multipartisme intégral adopté vers le début de l'année 2000. Il a négocié aussi la paix avec le FRUD d'Ahmed Dini (2004) et le développement socio-économique mais aussi éducatif avec des universités et de nombreux lycées même dans les districts de l'intérieur.
Oui, il a signé un accord de paix avec le errible et radical Dini qui a refusé de rentrer au gouvernement malgré la proposition qui lui a été faite et qui s'est déclaré opposant au régime, le régime avec lequel il a accepté pourtant de négocier auparavant.
Sur le plan politique, IOG a donné des portefeuilles ministériels à chaque clan ou tribu issa. Il a donc renforcé l’unité nationale. Le pays a connu une stabilité avec lui. Mais les Issa sont ingrats. Malgré tout ce que le président afait pour eux, ils rejoignent l'opposition et luttent contre leur frère de sang qui se sacrifie pour eux et qui n’a rien donné aux Mamassane, son propre clan. Son propre clan n'a pas plus que les autres clans issa.

Parmi les traîtres, il y a les Issa Fourlaba et les Issa Odahgob.
Tout en sachant cela, Ismail Omar parvient à négocier avec eux et à les faire entrer au gouvernement. Moumine Bahdon et Aden Robleh Awaleh siègent à l'assemblée nationale. Il a pardonné au général Yacin Yabeh Galab qu’il a fait sortir de prison pour ensuite le faire soigner en Europe alors que ce dernier avait organisé un coup d’Etat contre lui. Si c’était un autre chef d’Etat africain, il l'aurait fait fusiller sur place.
Sans lui, la république de Djibouti allait disparaître et elle ne serait pas en paix. C’est grâce à lui que les Djiboutiens sont en sécurité aujourd'hui.
Mais il faut reconnaître qu’il n’est pas parfait car depuis son second mandat, il a divisé les Issa. Ismail Omar utilise l’argent pour les corrompre, les dresser les uns contre les autres. Il ne tient plus ses promesses et se fait guider par sa femme, une Issack qui ramène tous les dons octroyés à Djibouti vers la Somaliland. Cette situation est dramatique.
De plus, il ouevre maintenant contre les intérêts issa, ceux la-même qui l’ont porté au pouvoir et qu’il commence à liquider un par un.
Avec Hassan Gouled (1977-1999), c'était mieux. "On avait un ennemi commun c’était les Afar". Maintenant l’ennemi des issa, c’est IOG.
Il serait préférable qu’il parte d’autant plus qu’il a vendu le pays à des étrangers et à la tribu de sa belle-famille qui s’enrichisse de façon exponentielle à Djibouti. Les Somali qui viennent du sud s'enrichissent dans le pays et les Issa n'ont rien.


Les Issas et les Gadaboursis

Pour les issa, les Gadaboursi passent pour des étrangers nés à djibouti mais qui ne sont pas de vrais djiboutiens, des Djiboutiens de sang. Il en est de même pour les Issak et Arabes.
Les Gadaboursi profitent de djibouti par les opportunités qu’elle leur offre et mais ils investissent chez eux à Borama et construisent la Somalie. Au fond d'eux-mêms, comme les Issak, ils souhaitent l’éclatement de la république de Djibouti.
C’est un ennemi de l’intérieur très dangereux d’un point de vue intellectuel car ses hommes et femmes occupent la moitié des postes administratifs. Ce sont des personnes à qui il ne faut pas confier des postes de hautes responsabilités par le fait qu’ils peuvent trahir le pays et, à la moindre disgrâce, ils sont prêts à divulguer les secrets de l'Etat. Il faut les utiliser à bon escient et pour parvenir seulement à nos fins. D’où l’invitation à la méfiance comme le dit le dicton issa : « si les Gadaboursi ne trouvent pas les moyens de te tuer, il vont passer du côté du vent pour péter sur toi », une façon de démontrer leur méchanceté en somme congénitale.


Les Issa et les Issack

Pour les Issa, les Issakétant par définition des affairistes et des matérialistes, il y a lieu également de se méfier car leur unique souci est et reste L’ARGENT.

ils peuvent tout vendre même le pays s’il s’agit de l’argent. Donc, IOG ne devrait pas leur confier des postes de tresponsabilité ni leur faire confiance. Ils ont tendance à investir en Somaliland à Hargeysa. Il faut surtout se méfier de leurs femmes car c’est de cette manière qu’ils colonisent les autres et les dépossédent de leurs biens.
De toute manière, cette communauté ne menance pas la première place que les Issa occupent dans le pays. Ils sont là pour conforter les Issa face à la communauté afar qui cherhent à reprendre la tête du pays.



Les grandes figures du nationalisme djiboutien d'après les Issa ?

Si dans le passé, les grandes figures du "nationalisme" issa ont été incarnées par Mahmoud Harbi et Hassan Gouled, aujourd’hui elles sont représentées par Aden Robleh Awaleh, Gabayo, Moumine Bahdon mais aussi Borreh sans oublier DAF.

Les responsables politiques issa d'aujourd'hui et de demain ?
DAF apparaît comme le seul responsable pouvant défendre les intérêts issa au côté d’Aden Robleh Awaleh sans oublier Borreh qui dispose des gros moyens économiques et qui a fait des études pour assurer la relève.

Les Issa et la démocratie ?
Dans la communauté issa, la démocratie a toujours existé et existe toujours dans la mesure où elle permet à chacun de s’épanouir. Celle-ci permettant à chacun d’exprimer librement ses opinions et de faire ce qu’il veut.

Les Issa et les intérêts afar ?
Les Issa sont en général prêts à partager le pouvoir avec les Afar. Il ne faut donc pas croire que le dialogue soit impossible. Ceux qui ont connu l'époque coloniale
souhaitent même que le pouvoir soit réparti à égalité entre Afar et Issa. Car ils disent qu'ils sont les seuls et vrais autochtones du pays.
Une autre partie, les Issa d'Ethiopie, ne veut pas d'équilibre et d'égalité pour ne pas payer les pots cassé et subir l'ostracisme de la part des autochtones afar et issa.
C 'est le pouvoir politique qui décide et ils soutiennent leurs dirigeants aveuglement (Hassan Gouled et IOG).


VISION GENERALE DE CETTE COMMUNAUTE

D’une manière générale, la communauté issa est victime de sa propre naïveté et de son ignorance et de son repli communautaire. Je vois ces vérités dans ma famille, dans mon entourage et en discutant avec mes proches. (Les Afar, de leur côté, ont aussi beaucoup des préjugés sur les autres groupes nationaux.)

Elle est victime d’un mensonge d’Etat qui dure depuis des années car le régime lui cache tout ce qui se passe réellement dans le pays. Elle ignore pratiquement le quotidien des autres communautés nationales. Par exemple, j'ai pu vérifier moi-même que beaucoup de fonctionnaires issa éduqués de mon entourage et des amis que je fréquente ignorent tout sur le "massacre d'Arhiba" survenu à Djibouti en décembre 1991. La naïveté les pousse à croire que ce sont les civils et familles afar d'Arhiba, lourdement armés, qui ont agressé les forces de l'ordre.

Depuis une décennie, la communauté issa se désagrège sur fond de conflits inter-tribaux. Elle peine à reconstituer l'unité qui a fait toujours sa force. Mais ce qui est inquiétant, ce que cette communauté trouve l’unité paradoxalement dès qu’il s’agit de sauvegarder le pouvoir du régime uniquement parce qu’il est incarné par un Issa. Face à des menaces réelles ou supposées, l’éclatement laisse place à l’union. En d’autres termes, les Issa n’agissent pas en fonction de leurs intérêts individuels (ne pensent pas à l'éducation de leurs enfants, à lsanté et aux travaux publics...) mais au nom de l’intérêt collectif qui promeut la tribu et conforte son sentiment de supériorité par rapport aux autres somali et aux Afar. Cela signifie donc que l’identité des dirigeants importe plus que la politique qu’ils mènent au niveau du gouvernement.

C'est pourquoi, lorsqu'un Afar ou un autre Somali ou arabe critique le régime, les Issa, même ceux qui sont démocrates et très éduqués, éprouvent un malaise. Ali Coubba, par exemple, suscite beaucoup de rejet dans le milieu issa en raison de ses critiques directes quand il parle de "clan issa", de "noyau dur issa", l'"aile extrémiste issa" parce que les Issa moyens ont du mal à prendre du recul. Ils croient que cette critique s'adresse à toute la communauté issa. Ils ne font pas attention à l'analyse mais se focalisent sur le terme "issa".

Je suis persuadé que si la communauté issa investissait avantageusement sa force et son unité pour les causes nationales, aucun régime autoritaire ne pourrait survivre en république de Djibouti. Cependant mon analyse laisse dans l'ombre beaucoup d'hommes et de femmes issa éduqués et qui trouveront parfois ce portrait caricatural. Mais au moins j'ai essayé des présenter de manière objective ce qu'on raconte dans ma famille, sans porter des jugements de valeur sauf dans cette dernière partie.

Bonne lecture…J’attends tes commentaires



Québec, le 17 octobre 2008

7. COMUNIQUÉ DE PRESSE (M. Ali Dahan)


LE COMPORTEMENT IRRESPONSABLE DES 4 GARDES DU CORPS, RAPPROCHÉS DUPRÉSIDENT, DICTATEUR DE DJIBOUTI-ISMAËL OMAR GUELLEH QUI SE TROUVENT À QUÉBEC POUR LE XIIè SOMMET DE LA FRANCOPHONIE SUITE À L'AGRESSION SAUVAGE CONTRE LE PRÉSIDENT DES PPJD, CES DERNIERS ONT DÉCIDÉ DE MAINTENIR L'ORGANISATION DE LA MANIFESTATION QUI ÉTAIT PRÉVUE DEPUIS 2 SEMAINES, POUR DEMAIN, LE 18 OCTOBRE 2008. LES PPJD ORGANISENT DONC UNE MANIFESTATION EN FACE DE L'HÔTEL OU RÉSIDE LE DICTATEUR GUELLEH À QUÉBEC ET CONVIENT DE NOUVEAU LES DÉFEN-SEURS ET PARTIS D'OPPOSITION DJIBOUTIENS DE PARTICIPER À CELLE-CI. ADRESSE : PALACE ROYAL HÔTEL, 775, AVENUE HONORÉ-MERCIER, QUÉBEC, (QC) CANADA
« UN HOMME MEURT LORSQU'IL CESSE DE SE BATTRE POUR LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE », Dr Martin Luther King


Aujourd'hui, 17 octobre 2008, vers midi 30, heure de Québec, Dr Ali Dahan, Président des Partisans de la Paix dans la Justice pour tous les Djiboutiens et ex-Diplomate en Irak, en Somalie et aux États-Unis d'Amérique, s'est présenté à l'Hôtel Palace Royal de Québec où loge le dictateur de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh et sa forte délégation de 40 membres.
M. Dahan, avait un communiqué (lire le communiqué en fichier attaché : open office) et voulait le déposer à la réception de l'Hôtel ou le remettre à un des membres de la délégation djiboutienne. Malgré l'extrême courtoisie et la gentillesse de la Gendarmerie Royale du Canada et le chasseur de l'Hôtel, il n'a pas réussi à déposer l'enveloppe qui contenait les documents, ni même rencontrer un membre de la délégation afin de lui remettre. Il est donc reparti.
À quelques 300 mètres de l'Hôtel Palace Royal, alors que M. Dahan marchait près du Théâtre le Capitol (près du Restaurant des Amériques, de la Place d'Youville, en face du Palais Montalm) à Québec, 4 gardes du corps rapprochés du dictateur Guelleh sont venus vers lui en lui disant: « c'est bien vous Dr Dahan » et ils ont essayé de l'agripper pour le battre en pleine rue devant des milliers de personnes qui passaient et ceux qui mangeaient à la terrasse du Restaurant des Amériques.
M. Dahan a crié tout en se détachant d'eux et il leur a dit qu'il allait rapporter leur comportement ignoble à la Presse et à la Police. Ils sont retournés ensuite vers leur les défenseurs des droits humains et les opposants qui dénoncent pacifiquement leurs crimes les plus horribles.
Par conséquent, les Partisans de la Paix dans la Justice pour tous les Djiboutiens (PPJD) appellent les médias à vérifier les faits décrits dans ce communiqué et à condamner cet acte inacceptable commis par les 4 gardes du corps du dictateur Guelleh, président de Djibouti, à Québec, dans un pays démocratique comme le Canada.


Ali Dahan, Ph.D. Hôtel. Décidément, les barbouzes du dictateur Guelleh de Djibouti croyaient pouvoir se comporter comme s'ils étaient à Djibouti sous le ciel d'une dictature sanguinaire où ils peuvent torturer, violer et tuer en toute impunité

Président des Partisans de la Paix dans la Justice
pour tous les Djiboutiens
( PPJD) Ex-diplomate en Irak,
en Somalie et aux États-Unis d'Amérique
Tél: et fax: 1-418-658-9244
Portable 1-418-262-2504 courriel: aldahan@oricom.ca


NOTE : ALI DAHAN IS THE ONLY RESPONSIBLE FOR THIS MEMORANDUM
****************************************
6oth Anniversary of the UDHR-Violation of HR in Djibouti-USA, FRANCE and Ethuipian agression against ERITREA
PARTIZANS OF PEACE THROUGH JUSTICE FOR
ALL DJIBOUTIANS ( PPJD )
10 december 1948 – 10 december 2008
60th ANNIVERSARY OF THE UNIVERSAL DECLARATION ON HUMAN RIGHTS ( UDHR )

"YOU WOULD TEACH THE TRUTH OR YOU WOULD SAVE A LAND ABOUT TO DISAPPEAR? EVERYONE IS AFRAID, NO ONE IS HELPING YOU AN FEW ARE THESE WHO UNDERSTAND" ALEXANDRE POPE "Essay on Mankind" EPISTLE IV-265-
****************************************

MR. ISMAEL OMAR GUELLEH SOW DISSENSSION AMONG THE PEOPLES OF THE HORN OF AFRICA SINCE DJIBOUTI'S INDEPENDANCE IN 1977

Since 1977, the Republic of Djibouti is an independant state and from this fact a member of the United Nations Organisation and other international and regional instances of which has adopted the status,conventions, protocols and others treaties ( including those of the United Nations Human Rights Commission).
At the moment of its independance, Djibouti enjoyed a relatively prosperous economy.The citizens of this State made proof of political and social cohesion which represented a chance and allowed hope , the civil peace assured and preserved, a harmonious development by the judicious utilisation of the
country's ressources, sustained by the aid and the sympathy of the real international community.
The unprecendented violations of the Human Rights, who worn out on the population accross the country, as soon as the proclamation of independance, has betrayed this hope and wasted this chance by pushing the country in a civil war, in 1991.
The fullness, the intensity and suddeness of these violations and extorsions prove that we find ourselves, there, in the presence of the strict application of the customary ethnic law . This custom authorises its followers the practise of one sort of "vital ethnic rivalry" and prescribes the dispossession and elimination of the other ethnic groups in Djibouti.
The ethnocratisation of the state by the application of a custom only liberates the instincts naturally gregarious and predator of all tribal society, directly affects by paralyzing the constitution , the laws and regulations theoretically in effects and allegedly destined to guarantee and protect the Human Rights.
In reality, these texts are neither applicated nor respected by the self-proclaimed president and his entourage who prefer the tradition to the tribal solidarity that they confuse with the national interest, wrongly so. The nature and the extension of the abuses committed provoked local protestations and op-
positions and condemnations and denounciations from those who really believe on justice, democracy and peace all over the world :
- The licensing of abusive and collective revocations of ethnic nature dislocated social and professional lifestyles among the ethnical minorities in the country ;
- The massive and arbitrary arrestations created insecurity and a general oppression ;

- The systematic and atrocious tortures created terror and provoked mutilation and death, affected the physical and mental integrity of the victims ;
- The monopolisation of all kinds of economic and professional activities at the profit of those in power and their relatives generated an economic stagnation for the majority of the population in most areas of the country.
- This situation provoked a move and exodus towards foreign countries from the population searching their salute far away for economic and political immigration. This population was also driven to refuge in neighboring countries who did not recognize them as refugees.
- Since the construction of the only Permanent Military US Base in Africa at he region of Obock (RAS DOUMEÏRA), near the border of Eritrea, the US government order the regime of Djibouti to force the evacuation of the Afar population and started its ethnc cleansing.To justify their crimes, the US government also orchestrated a false border problem betwen our country and the sovereign State of Eritrea, to push both identities : the Afar of Djibouti and the Eritreans far from the area of this military US base and its prolongation, the Bridge of Terror which will be also build at this area and in coast of to Yemen... The USA are using against the Afar of our country, Djibouti, the same method of deportation and genocide they all ready used tagaint the CHAGOCIEN population of MAURUTIUS in the 1960th during the construction of their Military Base in DIEGO GARCIA :
- The destruction and systematic crushing of the inhabitant's way of existence made places like the North regions unsuitable as a naturel habitat, they are crushed and devasted :
- The houses of the Afars of this region are confiscated by the police and the army of Ismaël Omar Guelleh and occupied by them and the ethiopian soldiers which are in this region of Djibouti territory.
- On the shores, the embarcations and fishing materials were raided ; the sheeppheards saw their herds massacred and raided by the governmental forces.
- The planned destruction of the vegetation in raising zones (Gagadé, Daguirou, Day, Obock and Khor Angar etc.) and the suppression of water in the dependant regions for consumption by drilling is an act of artifical desertification accelerated in order to make these densed human and animal regions inhabitable.
- After each peaceful demonstration, raids were carried out in Obock and Tadjourah in the North of the country, as well at the city of the BALBALA and ARHIBA neighborhoods of the city of Djibouti ;

All these extortions and others rapes and massacres against the opposition and defender of human rights in general and the Afar population in particular are in VIOLATION OF THE UNIVERSAL DECLARATION OF HUMAN RIGHTS - multiple correspondences adressing this subject to the U.N. Secretary General and the Security Council.This make us rise a few interrogations :

Ali Dahan, Ph.D.
Président des Partisans de la Paix dans la Justice pour tous les
Djiboutiens ( PPJD)
Ex-diplomate en Irak, en Somalie et aux États-Unis d'Amérique
Tél: et fax: 1-418-658-9244 Portable 1-418-262-2504
courriel: aldahan@oricom.ca

(Extrait du document "ANATOMY OF THE DJIBOUTI MORIBOND REGIME"

Uguta-Toosa, janvier 2009

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8. Les dernières nouvelles de la corne de l'Afrique
(Décembre 2008)

Erythrée (Tuesday, 23 December 2008
Shabia committing repeated tyrant acts against Afar nationalities Tuesday, 23 December 2008Mekelle, December 23 (WIC)- The Red Sea Afar Democratic Organization said the dictatorial regime in Eritrea is committing repeated oppressive acts against the Afar nationalities in Eritrea.
The organization told WIC that the tyrant Eritrean regime has intensified the violation of human rights and forced displacement against the Afar nationalities following the repeated military assault by the Organization over the Sheabian soldiers around Afambo area.
The Eritrean government has forcefully displaced and confiscated properties of several families who are accused of involving in the military attack launched against the military barrack of the regime. The measure being taken by the Eritrean regime over the Afar nationality is a crime against humanity, the organization said and added that that it would further intensify the struggle against the tyrant Eritrean regime. (http://www.waltainfo.com/)

ETHIOPIE -SOMALIE (décembre 2008)
Le retrait des troupes éthiopiennes annoncé par Addis-Abeba n'a toujours pas lieu. Aucun calendrier n'est réellement fixé.

ETHIOPIE (famine dans l'Etat national et régional Afar)
La famine frappe la région 2 de l'Ethiopie fédérale depuis plusieurs mois. Les autorités éthiopiennes regardent tout ce qui se passe dans les régions périphériques (afar et somali) avec désinvolture. De leur côté, les autoités administratives afar de la région autonome attendent les ordres de Mekelle qui ne vinnent pas.

DJIBOUTI (Mardi 16 décembre) Élaboration d’un dictionnaire
de 100.000 mots

L’institut des langues de Djibouti a tenu aujourd’hui un colloque de deux jours au CERD pour le lancement des travaux d’un dictionnaire en langue Somali de 100.000 mots
Un travail qui s’inscrit dans le cadre de la mise en valeur des travaux de recherche que notre pays entreprend dans cette région de la Corne de l’Afrique.
Des représentants des différentes institutions et universités de Djibouti, de Mogadiscio, de Hargeisa, de Jigjiga et autres centres de recherche comme le CRIPEN et la radiotélévision de Djibouti participent à ce colloque..
Selon Idriss Youssouf Elmi directeur de l’institut des langues de Djibouti, le dictionnaire de cent mille mots participera à l’harmonisation de la langue somalie dans sa communauté éparpillée dans la région et dans le monde. Il a également rappelé que ce projet a obtenu le soutien du président de la république Ismael Omar Guelleh.
Le directeur de l’institut des langue de Djibouti a affirmé qu’ils feront appel aux intellectuels installés à Nairobi, Borama et Bossasso ainsi que la diaspora somalienne pour participer à ses travaux mais aussi aux activités menées par l’institut.
L’institut des langues de Djibouti est l’un des instituts qui constituent le centre d’Études et de recherche le CERD. Il a pour mission en générale de promouvoir la culture djiboutienne dans sa diversité.

http://www.rtd.dj/actualites/dic.htm

DJIUBOUTI (Dimanche 21 décembre) : La langue Somali à l’honneur

08Hier soir, la culture Somali était à l’honneur au lycée de Djibouti avec la présentation d’œuvres littéraires en langue Somali. De nombreuses notes de lecture ont été présentées aux élèves, toutes communautés confondues. Ces lectures étaient assurés par des artistes djiboutiens tels que Aden Farah et Abdi Nour Allalé ; le Somali étant, une des langues les plus importantes du pays. Cet événement coïncide avec l’ouverture du salon du livre inauguré par le ministère de la culture, il découle d’une initiative de l’association Somali Speaking présidé par le docteur Afrah. Des écrivains et artistes somaliens venus de Mogadisho, Borama, Hargeisa, Dubaï ainsi que d’éminentes personnalités djiboutiennes de la culture telle que Abdallah Haji ont participé à l’événement.Des lectures et un débat seront proposés ce soir aux étudiants de l’université toujours dans le cadre du salon du livre qui sera clôturé demain au Palais du Peuple.

Uguta-Toosa, janvier 2009

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9. L'exécution sommaire d'un berger
à Assa-Gueyla (suite)


Suite aux articles et témoignages parus sur l'exécution somaire d'un bverger d'Assa-Gueyla, l'affaiure a pris une allure nationale. Toutes les autorités militaires, le ministre de la défense, les deputés et le conseil général ont été entendus hier à Assa Gayla sur l'assassinat de Mahamad Hamad.
Comme je vous l'avais dit le général Zakaria a reconnu avoir promu l'assassin de la victime. Le lieutenant Med Assoweh a été promu capitaine. Le second assassin Said Bouh passe de caporal à caporal chef, etc. Bref tous les sept assassins ont reçu une promotion. A travers le général zakaria, c'est le chef des armées, autrement dit Ismail Omar Guelleh, qui est le principal instigateur de ce crime et qui garantit l'impunité aux criminels..
Une telle injustice, donner des primes pour assassinat, serait passée inaperçue si vous n'étiez pas pas intervenus dans les colonnes de vos journaux.
Mais le problème persiste car encourager des actes d'assassinat gratuit est une menace pour toutes les populations civils afar, car désormais si tuer un Afar revient peut être primé, les soldats feront la chasse à tous les Afar.
Je tenais à vous demander de poursuivre l'effort pour dénoncer une banalisation des crimes organisés décidé au plus haut niveau de l'Etat djiboutien. Mille merci grâce à votre intervention, la lddh, et tous les autres ont pris le relai, et, dans cette affaire, la société civile remporte une relative victoire.

Uguta-Toosa, janvier 2009

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9. La junte guinéenne installe un capitaine à la présidence
Par Reuters, publié le 24/12/2008 à 17:56

Commentaire d'Uguta-Toosa :
La disparition de
Lansana Conté est une bonne chose pour la Guinée et pour le continent africain. Le général était de la même trempe que feu Hassan Gouled. Autoritaire, aveugle et laxiste avec la corruption qui enrichisait ses proches et son clan. Bref l'opprobre et la honte de notre continent.
Ce coup d'Etat est aussi une bonne chose. Je ne partage pas la position des Européens ni celle de l'Union africaine ou autres instance internationale, qui traduit une vision cynique de la réalité africaine et le drame que vivent les populations soumises pendant deux décennies à la dictature. On oublie souvent que le moindre changement sonne comme un espoir de progrès et de développement en Afrique. Le maintien au pouvoir de la clique qui avait assisté Lansana Conté aurait été le pire des scénarios, un scénario à la djiboutienne ! un mégalomane remplaçant un dinosaure versatile et tribaliste.
Afffirmer que le coup d'Etat militaire en Guinée remet en question le "processus démocratique" , c'est se foutre de nous. Le fait que de tels propos émanent d'un représenat de l'Unité africaine en dit long sur le peu de cas qu'on fait de la démocratie dans les couloirs de l'UA. (A.C).

 

CONAKRY - Les militaires qui se sont soulevés en Guinée après la mort du président Lansana Conté ont annoncé mercredi leur intention d'installer à la tête de l'Etat le capitaine Moussa Dadis Camara. (...)
Camara s'était fait connaître jusque-là comme le porte-parole des putschistes, en annonçant mardi matin à la radio la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement.
Les militaires insurgés ont déclaré qu'il avait été nommé président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), émanation de la junte, lors d'une réunion au camp Alpha Yaya Diallo, la principale base militaire du pays. "Nous accompagnons le président du CNDD en ville", a indiqué l'un des officiers. Une foule s'est rassemblée le long de la route menant au palais présidentiel, en attendant le passage de Camara.
Cet obscur officier, coiffé d'un béret rouge, était apparu dans la matinée à la télévision, contrôlée par les putschistes, pour promettre l'organisation d'élections "libres et transparentes" en décembre 2010. Il avait défendu la tentative de coup d'Etat comme un acte civique visant à "sauver un peuple en détresse".

"UNE BONNE CHOSE"

L'incertitude règne encore pour savoir qui détient les leviers du pouvoir dans le pays, premier exportateur mondial de bauxite. Conakry était calme mercredi.
Les putschistes semblaient s'y déplacer librement et procéder à des arrestations, ont déclaré des témoins et des sources au sein de la police. Un groupe d'hommes armés a été aperçu en train de pénétrer dans le bâtiment qui abrite la banque centrale.
Des habitants estiment que le chef des armées, le général Diarra Camara, qui s'est publiquement rangé aux côtés du gouvernement civil en place, soutient tacitement les mutins.
"Le coup d'Etat est une bonne chose, sinon les anciens dirigeants continueraient leur sale boulot de piller l'Etat", a déclaré un électricien, Naby Laye Traoré. Les putschistes ont promis d'agir vigoureusement contre la corruption et accusent le gouvernement d'être responsable de la situation économique "catastrophique" endurée par la population.
Le président de l'Assemblée nationale, qui en vertu de la Constitution, devient chef d'Etat par intérim en cas de vacance du pouvoir, a demandé à la communauté internationale de se mobiliser pour empêcher la réussite du putsch.
"La communauté internationale doit se mobiliser pour empêcher l'armée d'interrompre le processus démocratique fixé par la Constitution", a déclaré Aboubacar Somparé à Reuters. (...)
La tentative de coup d'Etat a été condamnée unanimement par les Nations unies, l'Union africaine, l'Union européenne et les Etats-Unis. Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA, réuni à Addis-Abeba, devrait à nouveau exprimer sa ferme opposition à la tentative de putsch.

AMORCE DE DIALOGUE

(...) "La situation reste calme mais volatile. Jusqu'ici, aucune des factions n'assume le pouvoir. Certains signes indiquent qu'il y a de la place pour d'éventuelles discussions", a estimé Saïd Djinnit, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest.
Annoncé dans la nuit de lundi à mardi, le décès de Lansana Conté, mort après avoir dirigé le pays d'une main de fer pendant un quart de siècle, a ouvert une forte période de turbulences, estiment pour leur part des analystes.
"On peut s'attendre à plusieurs mois de chaos politique avec une forte possibilité de nouveaux coups d'Etat et des simulacres d'élections dans un contexte de déséquilibre ethnique et politique", déclare Sebastian Spio-Garbrah, de l'institut Eurasia Group, spécialisé dans l'analyse du risque politique.
Le pays, l'un des plus pauvres du monde, est aussi riche en minerais. La production de bauxite, dont la Guinée est le premier exportateur mondial, n'a pas été affectée par les événements.

Version française Jean-Stéphane Brosse http://www.lexpress.fr/actualites

Uguta-Toosa, janvier 2009

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10. Le bombardement de Gaza par l'Etat israélien

Editorial : Un bain de sang inutile
LE MONDE | 29.12.08 | 12h40 • Mis à jour le 29.12.08 | 13h24
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/12/29/un-bain-de-sang-inutile_1136020_3232.html#ens_id=1106055

L'histoire se répète à Gaza. Une nouvelle fois, l'option militaire été choisie par le gouvernement israélien pour tenter de mettre un terme aux tirs de roquettes qui arrosent son territoire depuis plus d'un mois. Que ces tirs, visant des zones civiles, constituent autant de crimes de guerre ne fait de doute pour personne, même si le nombre de victimes reste limité rapporté au nombre des projectiles tirés depuis 2001. Ils rappellent que, en dépit d'un retrait unilatéral bâclé, en 2005, Israël n'en a toujours pas fini avec Gaza, qu'il continue d'ailleurs d'assiéger.
Par le passé, pourtant, jamais la surpuissance de feu israélienne n'est parvenue à faire taire les milices palestiniennes, pas même lorsque les blindés israéliens occupaient les villes et les camps du nord de Gaza. En revanche, chaque attaque lourde a entraîné un bain de sang dans ce territoire surpeuplé, où des milliers de civils sont piégés par les combats. Il en va de même aujourd'hui avec l'attaque la plus meurtrière, sur ce territoire, depuis 1967. En interdire l'accès aux journalistes, comme le font les autorités israéliennes, ne change rien à cette réalité.
Il reste donc à prouver que cette opération, à sept semaines d'élections législatives qui ne paraissent pas favorables à la coalition au pouvoir, peut produire plus de résultats que les trêves négociées par l'entremise de l'Egypte.
Si l'objectif, comme les responsables israéliens l'ont clamé haut et fort avant la reprise des hostilités, est de porter un coup sévère, sinon définitif, au Mouvement de la résistance islamique (Hamas), il y a fort à parier que la décision israélienne se heurtera à une douloureuse réalité. Le Hamas est puissant lorsque ses thèses radicales semblent validées par les faits, que la diplomatie est en panne et que l'Autorité palestinienne apparaît au mieux comme accessoire, au pire comme l'auxiliaire d'un Etat qui continue d'occuper la plus grande partie de la Cisjordanie.
Les assassinats de ses fondateurs historiques et de centaines de miliciens, depuis le début de la deuxième Intifada, n'ont pas empêché le Hamas de prendre le contrôle de Gaza en 2007. Seule une perspective de paix sérieusement soutenue par la communauté internationale pourra l'en déloger.
(Article paru dans l'édition du 30.12.08.)


Victimes
Laurent Joffrin, http://www.liberation.fr/monde/0101308205-victimes

Cruel et disproportionné. Comment qualifier autrement le raid massif de l’aviation israélienne à Gaza, d’autant qu’il sera probablement suivi d’opérations terrestres également brutales ? Certes, aucun gouvernement ne peut laisser sa population sous le feu des roquettes ennemies sans répliquer. Certes, comme l’a déclaré le président palestinien Abbas, les dirigeants du Hamas ont organisé en connaissance de cause les attaques de roquettes Qassam sur les civils israéliens du sud du pays, sachant bien qu’ils s’attireraient une riposte militaire. Mais les bombardements entamés samedi par Israël, les plus sanglants depuis des décennies, ont causé des pertes humaines plus de cent fois supérieures à celles subies depuis la fin de la trêve. Même si la majorité des victimes appartiennent aux forces de sécurité du Hamas, ces frappes destructrices tuent et blessent de nombreux civils, dont un nombre encore indéterminé d’enfants. On a raison de dénoncer les attaques contre les populations ; mais on court le risque de perdre sa supériorité morale quand on recourt aux mêmes méthodes meurtrières. D’autant que le résultat de ces actions - l’expérience de la guerre précédente au Liban le montre - est rarement à la hauteur des espérances israéliennes. Une fois le sang versé, il faudra reprendre les discussions où elles en sont aujourd’hui : négocier une nouvelle trêve avec le Hamas, qui exerce un pouvoir de fer à Gaza, mais qui a aussi gagné les élections palestiniennes. Plusieurs médiateurs se sont proposés. Hors de cette discussion, il n’y a qu’une seule perspective : la mort, la mort toujours recommencée.

GAZA : ARRETONS LE MASSACRE DU PEUPLE PALESTINIEN !
(NPA Marne)

1 million et demi de personnes assiégées, affamées, bombardées depuis 18 mois c'est une punition collective et donc un crime de guerre aux termes de la 4e convention de Genève art. 33Bis
1 million et demi de personnes qui subissent une agression d'une violence sans précédent de l'armée israélienne, c'est encore un crime de guerre!

L'union Européenne a donné le feu vert à Israël pour ce crime en décidant à l'initiative de sa présidence française, et contre le parlement européen, du « rehaussement » des relations Union Européenne -Israël.
Nous, organisations du collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens signataires de cet appel ,exigeons:

- L'arrêt du massacre
- La levée immédiate et totale du blocus
- La suspension de tout accord d'association entre l'UE et Israêl des sanctions immédiates contre Israël
- La protection de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien

Nous appelons à une manifestation Mardi 30 Décembre 18H00 départ à l'angle du bd Montparnasse rue de Rennes en direction du Quai d'Orsay

Premiers Signataires :
Américains contre la Guerre (AAW) France, Agir Contre la Guerre (ACG),AFD france, AFPS, AJPF, ATF,Association des Marocains de France, Associations des Travailleurs Maghrébins de France, CCIPPP,Collectif des Musulmans de France, Collectif Faty Koumba, Ettajdid France, FTCR, Génération Palestine, GUPS France, Ligue Communiste Révolutionnaire ,MIR, MIB,MRAP,NPA,Parti Communiste Français (PCF), PCOF,PDP,Solidarité tunisienne, Union juive française pour la paix,UTIT, Femmes en Noir, CPPI Saint Denis, La Courneuve Palestine, Association Républicaine des Anciens Combattants Etc...

Uguta-Toosa, décembre 2008

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11. Mme Khadra Haida : la première dame de Djibouti joue au petit soldat recruteur

.2. M. Ismail Omar Guelleh (son mari) ................1. Mme Khadra Haid, première dame de Djibouti ----...........

Je vous disais que notre pays faisait face à un processus de "somalisation" rampante. Est-il inéluctable ? Je ne le pense pas. Tant que nous lui opposerons une résistance organisée par la parole ou l’action, une telle horreur ne se produira pas. Mais, au-delà de cette profession de foi de notre parti politique, ce syndrome, résultat de la mauvaise gestion de l'administration nationale, métastase de multiples intérêts égoïstes, conduit en général à l'effondrement de l'appareil d'Etat et à la disparition de ses institutions. Il est déjà à l'oeuvre à Djibouti. Malheureusement, les agissements tout récents du régime djiboutien viennent aggraver les choses. Sous prétexte de faire face à un hypothétique conflit avec le voisin érythréen, le dictateur djiboutien recrute à tire-larigot les mercenaires somalilandais. Cette fois, sous la férule de la première Dame de Djibouti, Khadra Haid. Une estafette de charme pour endormir les autorités somalilandaises.

Les implications de ce recrutement transcendent l’aspect purement militaire. En outre, il a une dimension politique, sociale et démocratique, qui lézardera un peu plus l’unité nationale. Transformée en petit soldat recruteur, Mme Khadra Haid est épaulée par des militaires et des commerçants issak et gadaboursi.

Qui est Mme Khadra Haid ?

L'entrée fracassante de Mme Khadra Haid, dans la vie politique djiboutienne, défraie la chronique depuis bientôt neuf ans. Lors du premier mandat de son mari (1999-2005), elle chapeautait les activités humanitaires. Ses apparitions étaient assez discrètes mais depuis elle tente de rattraper le temps perdu. On ne parle que de ses frasques. Entre autres, elle licencie abusivement des fonctionnaires qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Son dictateur d'époux a trouvé sur qui se reposer en matière de cruauté. En privant le père de famille des moyens qui lui permettent de nourrir leurs enfants, il est condamné à la misère et à la déchéance morale. Il se peut qu'à ses yeux, cela soit interprété comme une oeuvre de bienfaisance.
Des agents de renseignement seraient directement rattachés aux services de Mme Khadra Haid. Elle a son mot à dire dans la promotion des hauts fonctionnaires. Dans une dictature, tout est possible à condition d'être enrôbé dans un semblant de légalisme. Dans une dictature tribale, rien n'est impossible.
Une rumeur persistante court sur le fait qu'Ismail Omar Guelleh se désintéresse des affaires publiques. Il passerait le plus clair de son temps à lire les rapports confidentiels émanant de sa police politique. Son métier d’origine dans lequel il excelle ! Ce qui laisse à Khadra Haid la liberté d’agir à sa guise. Depuis l'été dernier, elle s’est improvisée "commandant" de l'armée djiboutienne. Nous troupes stationnant à proximité de Ras-Doumeira seraient, nous dit-on, déprimées et démoralisées. Peut-être par manque de khat ? Peut-être les militaires sentant venir la fin de ce régime impopulaire ne veulent pas tout simplement pas mourir pour une cause absurde ? La première dame, experte à sonder la psychologie des soldats, soutient que les Djiboutiens manquent de combativité et de courage. Pour faire face à l'armée érythréenne, elle ne voit qu’une seule solution. Adopter la stratégie qui a fait ses preuves en Somalie. "Appelons à la rescousse les Issak (les membres de son clan) et les Gadabouri du Somaliland", propose-t-elle.
Le travail de recrutement a déjà commencé.

Mme Khadra Haid : une tribaliste forcenée

La communauté issa reproche à la première dame de Djibouti d'assurer la promotion exclusive de ses proches et de sa tribu (issak). La communauté afar, cassée par la misère économique, n'a pas le temps de gloser sur les caprices de la dame. Celle-ci, pour se donner une image de générosité, n'hésite pas à distribuer de l'argent à des nécessiteux. Une pratique popularisée par son mari.
Pendant ce temps, la communauté issak exulte (sauf les vétérans djiboutiens du MSN qui eux savent que le favoritisme tribal génère tôt ou tard des regrettables conséquences). Nous vivons l'âge d'or de la bêtise et de l'argent facile. Sur le terrain de népotisme, elle est servie avec générosité. Jamais autant de fonctionnaires issak n’avaient obtenu en si peu de temps des promotions aussi nombreuses dans la fonction publique djiboutienne ! Certains le méritaient sans doute.
La première dame met bouchée double. Pour promouvoir ses cousins, elle se prête à toutes les outrances. Dès qu'il y a un poste de haut fonctionnaire à pourvoir ou un officier supérieur à remplacer, elle avance systématiquement les noms de ses proches. Il serait sans doute malvenu de l'accuser d'inaugurer des pratiques inacceptables. Depuis trente un ans, que font les chefs d''Etat djiboutiens (Hassan Gouled et Ismail Omar) ? Ils ont montré la voie en pratiquant un tribalisme délirant au profit de leur tribu, les Issa. Peut-on en vouloir à Mme Khadra, à une femme, qui ne brigue d’ailleurs aucun poste de responsabilité au sein de l'Etat ? Elle se laisse griser par des jeux politiques (somme toute innocents à ses yeux). A tout moment, s’il les juge dangereux, son mari pourrait y mettre un terme. Or, les choses ne sont pas aussi simple. La guerre n'a rien à voir avec des marivaudages. Par ailleurs, la vérité est que Ismail Omar Guelleh semble avoir donné, dans la gestion de l’Etat, carte blanche à Khadra Haid. La dame joue avec le feu… et les canons !

La première dame de Djibouti « fait » de la politique à la djiboutienne

Grâce aux prébendes, enveloppes de billets de banque et promotions arbitraires, Khadra Haid s'est assurée des allégeances et des réseaux non négligeables dans le pays. En outre, elle cultive l'image d'une femme moderne, ouverte et généreuse. Cette image fait fureur dans le milieu féminin qui est bon public en la matière. Sauf qu’elle multiplie des promesses qu’elle ne tient pas. Malheureusement, la générosité de la première dame n'a pas bonne presse auprès d'une partie de la population, excédée par les extravagances de son mari en matière de distribution des enveloppes de billets de banque. Les Djiboutiens veulent du travail et un salaire gagné, d’une manière honnête, à la sueur de leur front. Ils désirent apprendre à pécher et non à recevoir de temps en temps un poisson ! Est-ce trop demander, lorsqu'on voit, d'une part cette générosité moyenâgeuse et condescendante dont fait montre la présidence, et d'autre part, l'administration entretenir des fonctionnaires fictifs ou gaspiller des millions de francs de Djibouti pour acheter du khat aux frais de l'Etat ? Il est vrai que la générosité ne coûte pas lorsque l'argent distribué ne vous appartient pas !

Khadra Haid, petit soldat recruteur à Londres (septembre 2008) et en Somaliland

Fin septembre 2008, Mme Khadra Haid a séjourné à Londres (Angleterre). Là, elle a réuni la communauté issak de Londres afin de la sensibiliser sur la question économique et politique de Djibouti. Elle a abordé les points suivants :
- l’état de guerre entre Djibouti et l’Erythrée ;
- l'effort de guerre dans lequel la république de Djibouti est engagée. Sur ce point, a-t-elle dit le soutien de la communauté issak de Londres serait la bienvenue) ;
- l'appel aux entrepreneurs issak pour investir à Djibouti. (Elle a tenu à souligner que la république de Djibouti était un pays vierge. Les entrepreneurs issak ne seraient pas concurrencés par les Afar et les Issa, des piètres hommes d’affaires. Des propos que l'on ne peut pas ne pas partager même si les Afar sont privés des moyens d’entreprendre quoi que ce soit).
- l'appel aux jeunes Issak pour qu’ils s’enrôlent dans l'armée nationale. (La première dame de Djibouti a promis que chaque engagé recevra un don de 300$ au départ, puis il touchera un salaire mensuel de 150$ par mois. Après son service, il bénéficiera de la carte d'identité djiboutienne).

Drôle de façon dé protéger l'intégrité de notre souveraineté nationale. Cette façon de procéder rappelle la politique d'intégration des Issa d'Ethiopie en 1991-1994, consécutive à l'insurrection du FRUD. La garde présidentielle comprend justement des recrues issues de cette époque. Elles ont obtenu la nationalité djiboutienne pour avoir tué nos compatriotes afar.

Les principaux lieutenants de Mme Khadra Haid

A Djibouti et en Somaliland, aux côtés de l’émissaire de charme qu’est Mme Khadra Haid, d’autres personnalités oeuvrent en coulisse. Experts militaires, politiques et commerçants y sont impliqués.

Le volet économique, destiné à encourager les entrepreneurs issak de venir investir à Djibouti, est confié à Djama Haid, frère de la première dame du pays. Ce monsieur est également président de la Banque centrale de Djibouti, poste stratégique s'il en est. L'intéressé a de l'expérience dans le domaine des investissements fictifs et de blanchiments d'argent. Pendant longtemps, il jouait l’intermédiaire dans les spéculations immobilières auxquelles se livraient les ministres véreux de Hassan Gouled.

Trois autres émissaires (deux commerçants et un ministre) se démènent entre Djibouti et le Somaliland pour superviser l'opération de recrutement. Parmi ceux-là, il faut souligner le rôle particulier alloué à l'actuel ministre de l’Agriculture, Said Barkat. Il supervise le recrutement des Gadabouri effectué à Borama, en Somaliland. Ce fait est à rapprocher du processus de "somalisation" dont nous parlions plus haut au sujet des Issa d’Ethiopie. Apparemment les autorités somalilandaises ferment les yeux. Après tout, leur « cousine » mérite qu’on lui prête oreille. De plus, la corruption des intermédiaires est facile dans un pays où la liberté commerciale n’a pas de limite.
Les deux commerçants cités dans l'opération de recrutement sont Bacsané (entrepreneur d'accessoires de voitures) et Yusuf Tani (patron de l'Hôtel d'Europe).
En tout cas, les responsables issak et gadaboursi s’empressent d’exprimer leur loyauté au régime, alors que celui-ci les traite en citoyens de seconde zone. Dans le passé, il n’a pas hésité à torturer quelques personnalités sorties de leurs rangs, question de leur montrer qui est le maître à Djibouti.

Trois colonels de l'armée djiboutienne supervisent ce mercenariat : Mohamed Absieh (un cousin de Khadra Haid) et Mohamed Djama (membre de la Garde républicaine) et Abdo Jabbar (Force d'action d'Arta). Le premier est l'ancien commandant des troupes stationnant à Dikhil. Il a bénéficié d'une formation de deux ans à l'école de guerre de Paris. A son retour, il a été pressenti pour remplacer le général Zakaria décédé.

Une pièce supplémentaire dans la « somalisation » de notre pays

Loin d'être un caprice de la première dame, le recrutement des mercenaires somalilandais a le feu vert du chef de l'Etat djiboutien. Engagé dans son délire de "somaliser" démographiquement le pays, il laisse à son épouse issak le soin de séduire et de calmer les suspicions des autorités somalilandaises. Hargeisa, il est vrai, a mille et une raisons de ne pas faire confiance à Ismail Omar Guelleh. Faire un geste courtois à une "soeur" issak paraît de bon aloi.

Pour peu que l'on se souvienne des horreurs de la politique « des clans et des tribus" en République de Somalie, il y a de quoi s'inquiéter. Mme Khadra Haid ne ferait-elle pas mieux de s’adonner à la gestion des fortunes colossales, volées ou détournées par son mari, qui sont avantageusement placées en Afrique du Sud et en Ethiopie ? Si elle veut se tenir loin de l’argent de la corruption, une tâche plus noble ne consisterait-elle pas à adoucir la misère de ses compatriotes dans le sud et ... dans le nord de Djibouti ? Il ne faut pas oublier que les Obockois, les Tadjouriens et les Dickilois sont des djiboutiens.

D'autre part, l'immixtion des Somalilandais sur la scène politique risque de transformer la présence discrète de ces deux communautés nationales (Issak et Gadaboursi) en un abcès de fixation. Quoique manipulées comme les autres groupes par l'intermédiaire de leurs représentants fantoches, elles demeuraient en marge des délires tribaux cultivés par les présidents djiboutiens. En effet, ni Hassan Gouled ni Ismail Omar Guelleh n'avaient jusqu'à présent réussi à égratigner l'image de citoyens sans histoires qu'ils préservaient. Avec Khadra Haid, une nouvelle page s’ouvre dans la « somalisation » du pays. Rappelons toutefois que cette tendance était déjà affichée par Ismail Omar Guelleh. Pour preuve nous avons l’afflux des commerçants, des terroristes et des faux réfugiés somaliens qui sont tous munis de passeport djiboutien. Nombre d'entre eux ont leur entrée à la présidence. Le passeport djiboutien donne lieu tôt ou tard à la citoyenneté djiboutienne.

La communauté afar rejette les naturalisations arbitraires des Issa d’Ethiopie. Acceptera-t-elle celles des Somalilandais ? Pour l’instant, elle n’a pas le choix. Mais, en définitive, nous pensons que cette politique suicidaire risque de nuire à tous les citoyens djiboutiens. C’est un des symptômes de la « somalisation » que nous combattons et aucune communauté ne peut le conjurer en cultivant l’isolement ou en ressassant ses frustrations.

M. Ali Coubba
Président de Uguta-Toosa

Uguta-Toosa, décembre 2008

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12. L'Afrique salue la transition en douceur
au Ghana

Par Reuters, publié le 04/01/2009 à 15:30

Commentaire de Uguta-Toosa : Bien sûr, nous saluons comme il se doit cette alternance démocratique qui s'effectue sans effusion de sang au Ghana. Nous saluons le fait qu'un opposant puisse parvenir au pouvoir à l'issue des élections libres et transparentes. L'évène-ment est assez rare pour mériter d'être souligné. Il paraît quasi impossible dans la corne de l'Afrique. A quand les élections libres en Ethiopie ? A Djibouti ? en Erythrée ? en Somalie ? Notre continent doit faire face à la folie et à la mégalomanie de ses dirigeants irresponsables avant d'embrasser la démocratie. C'est notre lot. Quand est-ce que Ismail Omar Guelleh va comprendre que son obsession et son tribalisme mènent notre pays à la guerre civile ?

ACCRA - Le bon déroulement de l'élection présidentielle au Ghana et la transition en douceur qui en découle est un rare exemple du bon fonctionnement des institutions démocratiques en Afrique et doit servir de modèle au continent, estiment responsables politiques et citoyens ordinaires.
John Atta Mills, candidat du Congrès démocratique national (NDC), qui a remporté samedi l'élection présidentielle ghanéenne, avec 50,23% des suffrages. Responsables politiques et citoyens ordinaires estiment que le bon déroulement de ce scrutin et la transition en douceur qui en découle est un rare exemple du bon fonctionnement des institutions démocratiques en Afrique et doit servir de modèle au continent. (Reuters/Luc Gnago)
La troisième tentative a été la bonne pour le chef de l'opposition ghanéenne, John Atta Mills, qui a remporté l'élection de justesse, avec 50,23% des voix contre 49,77% à son adversaire du parti au pouvoir, Nana Akufo-Addo.
"La victoire de John Atta Mills et l'attitude du peuple ghanéen offrent un rare exemple de démocratie en Afrique", a déclaré dans un communiqué le Premier ministre kényan Raila Odinga, dont le pays a connu de graves violences politiques qui ont fait un millier de morts au début de l'an passé. (...)
(Selon l'article: les pays où la démocratisation n'a pas pas pris : la Mauritanie, la Guinée, Zimbabwe)

"RESPECT DE LA DÉMOCRATIE ET BONNE GOUVERNANCE"


(...)
Sortie d'une sanglante guerre civile, la Côte d'Ivoire, voisine du Ghana, a reporté l'élection présidentielle qui devait être organisée l'an dernier, en raison des retards dans le désarmement et dans le recensement des électeurs. Le scrutin ne devrait pas avoir lieu avant la fin de cette année.
"Dans ce pays, les élections se déroulent toujours dans le chaos et c'est le plus fort qui gagne", déclare un chauffeur de taxi d'Abidjan, Alpha Kante. "Mais si les Ghanéens, eux, ont pu élire un nouveau président sans problème, c'est une bonne chose et un exemple à suivre."
A Accra, la capitale ghanéenne, l'homme de la rue est fier du bon déroulement du vote, preuve que "la démocratie, ça marche". "L'élection montre que le Ghana est un superbe exemple de démocratie sur un continent qui se bat pour être enfin reconnu", dit Richard Nunoo, un mécanicien.
(…) Les observateurs internationaux ont salué un scrutin libre et régulier.
Les huit années de présidence du chef de l'Etat sortant, John Kufuor, ont été marquées par une forte croissance économique qui a attiré de nombreux investisseurs.
Mais les détracteurs du chef de l'Etat sortant faisaient état d'une corruption généralisée, et notamment de trafics de drogue dans lesquels des fonctionnaires étaient impliqués.

(Christian Akorlie à Accra, Helen Nyambura-Mwaura à Nairobi; Ange Aboa à Abidjan, version française Guy Kerivel)
http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-afrique-salue-la-transition-en-douceur-au-ghana_729436.html


5 janvier 2009
13. Une tribu afar se dote d'un dardar (sultan)
et d'un banoyta (vizir)

Commentaire de Uguta-Toosa : Cette information nous a beaucoup surpris. Pas plus. Et il y a de quoi. Nous avons cru d'abord qu'il s'agissait d'un canulard de mauvais goût. Puis, devant l'insistance de notre interlocuteur, nous le publions en le classant dans la rubrique "Informations".
La nouvelle a en effet de quoi laisser songeur si l'on se souvient que dans la société afar, les sultans et vizirs sont issus exclusivement des clans se proclamant du grand Haral-Maahis (Caxal-Maacis). Ce privilège, comment on dit, appartient historiquement à ses descendants supposés, aux "Enfants de Haral-Maais".
La question se pose de savoir si une tribu afar peut décider de se donner un dardar ou un banoyta ? Nous dirons non. N'importe quelle tribu ou région autonome - et il y a très peu de tribus afar qui jouissent d'indépendance par rapport à une autorité traditionelle déjà établie - peut se donner des chefs ou une autorité pour la guider, mais les qualifier de "dardar" ou de "banoyta" est un abus de langage.
Si cette information est avérée, c'est à-dire si les
Cadi-Casooba se sont dotés d'un pouvoir central traditionnel, l'initiative mérite dêtre débattue dans le milieu afar.

Un coup d’épée dans l’eau


Fait sans précédent dans l’histoire de l’organisation sociale du peuple Afar. Une tribu se serait dotée d’un sultan et d’un vizir. L’événement aurait eu lieu en Erythrée au sein de la tribu dit hadi-hassoba (Cadi-Cassoba). Un enregistrement vidéo aurait même été réalisé pour immortaliser la cérémonie de l’intronisation. Curieusement des anciens responsables politiques djiboutiens peu connus pour leur générosité aurait fait preuve d’une incroyable largesse à cette occasion. C’est sûrement un acte désintéressé de leur part. Mais cela ne suffit pas moins à guider qui voudrait comprendre le sens et la portée assigné à cet événement par ses instigateurs.

Pour peu que l’on s’intéresse à l’histoire et à l’organisation de la société Afar, il est permis de constater que celle-ci est composée des sultanats formant une entité territoriale actuellement écartelée entre trois Etats (Ethiopie, Djibouti, Erythrée). Et partout la famille régnante s’inscrit dans la lignée Hadal-mahiss laquelle a détrôné la dynastie Ankaala réputée trop cruelle, il y a plusieurs siècles. La structure organisationnelle à proprement dite, composée de trois niveaux, se présente sous une forme pyramidale. A la base, il y a la tribu ayant à sa tête un chef (le makaabantu). Puis vient la Fi'ma (fiqma = classe d'âges) ou groupement des tribus qui partagent la même aire de pâture et dirigé par le fimat’Abba. Le dernier niveau étant occupé par le Migilis composé des représentants des différents Fima et dirigé par le sultan appelé dardar.

Qui aurait donc intérêt à voir la société traditionnelle divisée ou désorganisée ?

Cette forme d’organisation qui a traversé les siècles sans susciter une quelconque remise en cause constitue un gage de stabilité et d’unité pour les Afars Qui aurait donc intérêt à voir la société traditionnelle divisée ou désorganisée ? Dans le passé, le colonialisme a tenté de briser le schéma traditionnel du pouvoir autochtone par l’humiliation et l’emprisonnement de ses représentants. Aujourd’hui ceux qui tirent les ficelles dans cette histoire d’intronisation ne sont autres que des responsables politiques de l’époque coloniale qui pour des raisons qui leur sont parfois personnelles ne peuvent souffrir le pouvoir traditionnel. La dictature tribale n’est pas en reste puisqu’elle continue à appliquer à l’égard des autorités traditionnelles (avec un excès de zèle en prime) une politique qui ne signifie rien d’autre que la programmation de leur extinction.
Mais, en dépit de cela, tout le monde connait qu’en Afrique les autorités et institutions traditionnelles restent efficaces en raison de l’insignifiance des transformations subies par les réalités rurales. Leurs méthodes de résolution des conflits restent encore adaptées à l’environnement immédiat et elles sont appelées à jouer un rôle important dans le cadre d’une véritable décentralisation et du programme de développement locale que nous allons mettre en route à Djibouti dès le lendemain de la chute de la dictature tribale.


M. IYYAMLI


Uguta-Toosa, janvier 2009


Lyon, le 7 janvier 2008
14. Condoélances

Cher ami Kamil,

" Je viens d’apprendre avec émotion le décès de ton frère cadet, le regretté ABDO.
C’est vraiment injuste, lui qui était si jeune et qui n’espérait pas mieux que de prolonger son existence sur ce monde ici- bas pour encore quelques décennies.

Nous savons qu'inéluctablement, un jour, l'existence se termine pour chacun d’entre nous. Que ce jour sonnerait devant notre porte mais on espère inconciemment le plus tard possible. Mais là, c’est très tôt, dans la fleur d’âge. Il est appelé très tôt. Une fleur qu’il était et n’avait pas fini de s’épanouir, n’avait pas fini de propager tout son parfum naturel et n’avait pas fini de délivrer tous les messages pour lesquels il était mandaté depuis sa naissance et je refuse tout comme toi et ta famille sa disparition prématurée.

Je l’ai vu d’abord bébé, puis cet enfant à la fois timide,curieux, avec un très grand respect pour ses aînés dont je faisais partie et pour le voir enfin cet homme qu’il était devenu grâce à l’amour et à l’éducation que tata AMINA vous a tous inculqués dans le respect de la tradition et d’autrui depuis le fin fond de ASSA–GAYLLA où il m’est arrivé de passer quelques unes de mes belles vacances scolaires inoubliables dans l’insouciance de la jeunesse rebelle, révoltée et arrogante qui nous caractérisait si bien à l’époque, à ta demande certes, mais aussi grâce à la gentillesse légendaire et la générosité sans commune mesure de tata AMINA.

Que DIEU ait son âme.
Qu’il l’installe dans une demeure généreuse. Qu’il le nettoie de ses péchés. Que Dieu tout puissant lui donne en remplacement de sa maison ici-bas une plus belle avec de nouvelle famille encore meilleure et plus généreuse. Que DIEU l’introduise en Son paradis et le préserve des tourments de la tombe et des tourments de l’Enfer.

Plus que jamais, je voudrais aujourd’hui m’associer à votre douleur et combien je regrette que je ne sois pas auprès de vous pour vous épauler et vous témoigner la part sincère que je prends à votre chagrin, dans des circonstances pareilles, dans des épreuves terribles que l’on ne pourrait même pas souhaiter à ses propres ennemis.

Je voudrais sincèrement de toutes mes fibre être à vos coté et honoré de ma présence l’accompagnement de la dépouille du regretté ABDO mais hélas ,la dictature politique qui détient en otage la liberté de pensée et qui sévit dans le pays n’entendrait pas de cette oreille .

Cette dictature - qui croit avoir le droit de vie et de mort sur chacun de nous et à laquelle toi (en tant que résistant à l’intérieur du pays ) et moi (en tant que opposant en exil), avec d’autres amis ou démocrates soucieux du devenir de leur pays, respectueux de leurs traditions, responsables devant le peuple, et comptables devant la génération future, avons déclaré la guerre - n’attende que ce faux pas de ma part ou d’ailleurs des autres opposants pour nous jeter en prison et nous y laisser croupir jusqu’à ce que la mort s’en suive.
Mais je ne ferai pas ce cadeau au régime d'Ismail Omar Guelleh qui ne se maintient en vie que par des fraudes électorales successives, par des corruptions institutionnalisées voire métastasées dans tout le corps de l’Etat et de petits arrangements sans lendemain scellés dans le bain de sang des innocents avec QAGABBA et je te promets qu’un jour, quand la dictature sera vaincue, nos idées auront triomphé, que le pays sera sûr, et si notre heure n'arrive pas trop tôt pour quitter ce monde, j’irai prier avec toi sur la tombe de ABDO.

Cher Kamil, d’ici–là, toutes mes condoléances émues à toi et à toute ta famille, ta mère tata AMINA, ta sœur KAMISSI, tes frères MOHAMED ET ADAWA et enfin à tout les GANTA et ASSA- GAYLLA .

Toute mon amitié

M. Hamadou ALI BEN ALI
U guta-Toosa, janvier 2009


15. Parlement européen : Stabiliser la région de la Corne de l'Afrique
le 16-01-2009 16:12 | émis par : Parlement Européen

Commentaire d'Uguta-Toosa : Nous sommes heureux que le Parlement européen manifeste ses bonnes intentions et se préoccupe des tragédies qui déchirent notre région. Le fait que le parlement européen évoque la tuerie d'Arhiba est à metre au compte des campagnes de sensibilisation menée par les associations djiboutiennes. Nous constatons que l'essentiel est éludé. Qu'en est-il de la démocratie dans la corne de l'Afrique ? Pourquoi ne pas influer sur la politique de leurs alliés africains, dictateurs patentés, en condionnant leurs aides à une relative ouverture politique interne ? Pourquoi l'Union euroépenne ne respecte-t-elle pas les promesses faites en matière d'aides au développement à l'Afrique ?

Pour tenter de stabiliser la région de la Corne de l'Afrique, les députés demandent le renforcement de la force de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie ainsi que le déploiement intégral de la mission des Nations unies au Darfour qui vise à compléter les forces de l'Union africaine déjà déployées. Parmi les autres enjeux de la région, les députés soulignent les conflits frontaliers non résolus. Les droits de l'homme et la liberté de la presse doivent être améliorés dans ces pays.

Les conflits frontaliers non résolus entre l'Éthiopie et l'Érythrée et entre l'Érythrée et Djibouti ont une incidence négative sur la paix et la sécurité de la Corne de l'Afrique. La situation en Somalie s'est détériorée pour devenir l'une des crises humanitaires et sécuritaires parmi les plus graves dans le monde et la situation au Soudan est un facteur de risque majeur pour la sécurité pour l'ensemble de la région, estiment les députés dans une résolution adoptée ce jeudi à 570 voix pour, 11 contre et 27 abstentions.

Les députés appellent le gouvernement éthiopien à reconnaître officiellement comme la démarcation virtuelle entre l'Érythrée et l'Éthiopie établie par la Commission frontalière suite à la signature des "Accords d'Alger". Des projets d'intérêt commun comme l'approvisionnement énergétique et le commerce transfrontalier ou portuaire devraient permettre à ces deux pays entre l'Érythrée et l'Éthiopie d'avancer sur la voie de la réconciliation.

Renforcer les opérations de maintien de la paix

Le renforcement de l'AMISOM (force de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie) et le déploiement rapide de la force de stabilisation des Nations unies dès que les conditions politiques et sécuritaires le permettront est l'une des demandes des députés. Les forces éthiopiennes sont en train de se retirer de Somalie dans le cadre de l'accord de paix de juin, conclu sous l'égide des Nations unies.

Au Darfour, les députés invitent le Conseil et la communauté internationale à se montrer beaucoup plus actifs dans leur soutien à la mise en oeuvre de l'accord de paix global pour garantir un déploiement intégral de l'UNAMID (Mission des Nations unies au Darfour) qui vise à compléter les forces de l'Union africaine déjà sur place.

Les députés invitent le Conseil à nommer un représentant/envoyé spécial de l'Union européenne dans la Corne de l'Afrique.

Sécuriser et assurer l'acheminement de l'aide humanitaire

La résolution condamne les attaques contre les travailleurs humanitaires, de plus en plus fréquentes ces derniers mois, qui ont limité gravement les opérations de secours et contribué à l'aggravation de la situation humanitaire en Somalie.

Le gouvernement éthiopien est invité à accorder un plein accès aux organisations humanitaires dans la région somalienne d'Ogaden et à mettre en place toutes les conditions nécessaires pour que l'aide parvienne aux destinataires dans toute la région.

Améliorer la situation des droits de l'homme

Le PE exprime sa préoccupation devant la poursuite de l'emprisonnement, en Érythrée, du journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak, écroué depuis son arrestation en septembre 2001 sans avoir été jugé par un tribunal. Les députés exigent la libération immédiate de Dawit Isaak et des autres journalistes emprisonnés. Plus généralement, le gouvernement érythréen est invité à faire une déclaration publique relative au lieu d'emprisonnement des détenus ainsi qu'à leur état de santé et à inculper et juger immédiatement devant un tribunal tous les détenus politiques ou à les libérer immédiatement sans condition.

La résolution invite le gouvernement fédéral de transition somalien à condamner l'enlèvement des deux religieuses catholiques italiennes et à prendre des mesures en vue de favoriser leur libération et de prévenir d'autres enlèvements.

Les autorités djiboutiennes doivent quant à elles faire la lumière sur les responsabilités du massacre de décembre 1991 à Arhiba et poursuivre en justice les personnes qui auront été identifiées comme responsables.

© News Press 2009


15. DJIBOUTI
L'armée sur le qui-vive dans le nord

Commentaire de Uguta-Toosa : Nous vous avions déjà informé au sujet de cette affaire dans le numéro précédent. Un nomade d'Assa Gueyla, Hamad Mahamad Youssouf, a été exécuté sommairement par des soldats qui ont été par la suite promus - pour services rendus à la nation certainement - à des grades supérieurs. Nous avons actuellement des informations précises sur la raison mercantile qui a occasionné l'assassinat du pauvre nomade. Etant mal payée, les militaires djiboutiens se livrent aussi bien dans la région Sud que dans le nord à des trafics en tous genre : les armes et surtout les munitions sont vendues en sous main aux marchands éthiopiens. Les soldats font aussi du commerce de khat, de légumes et de produits alimentaires importés d'Ethiopie pour arrondir leurs fins de mois. Il ne faut pas oublier que de nombreux hommes de troupe viennent de l'Ethiopie et font pas partie des Issa dépêchés au lendemain de l'insurrection du FRUD armé. Les gouvernants issa les ménagent donc.
Les autorités djiboutiennes ne voulant pas ébruiter ce commerce illégal a orienté l'enquête vers une affaire d'homicide. Il semble que des officiers et officiels djiboutiens soient trempés dans le trafic d'armes et de munitions ponctionnées sur le stock de l'armée nationale. L'incident des grenades survenu l'année dernière à Holl-Holl et qui avait provoqué la mort d'un enfant s'inscrit dans cette triste pratique.

Problème avec la population à Assa Gueyla, ratissage des rebelles afars à la frontière avec l'Erythrée : l'armée djiboutienne est omniprésente dans le nord du pays.

Depuis la semaine dernière, un détachement de l'armée djiboutienne passe au peigne fin les régions proches de Margoita et de Moussa Ali, dans le nord du pays, afin d'essayer d'y surprendre des rebelles afars de la faction armée du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (FRUD). Cette zone est considérée comme stratégique, car elle se situe face aux deux frontières avec les pays voisins : l'Ethiopie et l'Erythrée.

Margoita est un lieu où plusieurs retenues d'eau ont été construites par l'agronome français Moise Labonne, qui avait été expulsé de Djibouti dès le début de la guerre avec la première rébellion afar, en décembre 1991, après avoir été accusé de complicité avec le FRUD. Proche des monts du Moussa Ali qui font face à l'Erythrée, Margoita n'est pas très loin de Magdoul, un village situé à une vingtaine de kilomètres au nord d'Assa Gueyla. Dans cette dernière localité, la tension entre la population locale et les militaires est toujours assez forte depuis la mort, début décembre, du berger Hamad Mahamad Youssouf (LOI nº1251). Le lieutenant accusé de l'avoir tué et qui aurait reconnu les faits a depuis lors été promu capitaine. Bien qu'il ait été muté à Tadjourah, il se trouve toujours à Assa Gueyla, de même qu'une demi-douzaine d'autres soldats considérés comme ses complices, lesquels ont également été promus à titre exceptionnel à un grade supérieur, le 20 décembre 2008. La promesse faite à la population de relever ces militaires d'Assa Gueyla n'ayant pas été tenue, les okals (dignitaires afars locaux) devraient se rendre dans la capitale djiboutienne pour réclamer des autorités le jugement des responsables de la mort du berger, l'indemnisation de sa famille et le changement à terme de tous les militaires qui se trouvent à Assa Gueyla.

(La Lettre de l'Océan Indient)


ETHIOPIE/ERYTHREE

16. Accrochage dans la région de Térou
(Teerul tekke qawwalayle)

(Article en afar : Naharak Mabay kee woo dariifal, Uguugumol migaq leeh, Eretriyat buxux le Data Qarba deqsita num miraacisa gabhat, elle sugte.
Qasa Badih qande Eretriyah adda culla itteeh, gano abteek lakal ama gabhat Teeri gitat bombi hayte. Woo bombi UNICEF makiinay (baaburuy) Teerul massamma catoh taamitak sugtet bakqe. Qado barraa kee num edde biyaakitte.
Tohuk wadir, Teeri kabine gaadu ugusseeh woo gaaduu kee gabhat tongooroweeh tonnal qeebi sittat aben.
HIV biirok abbah suge numu dool at kabinet suge numu kay migaq, Muusa Aysile deqsitaah, Booril yooboke, A.R.D.U.F afak kabinet suge
Maraamar deqsitta kabaleh saqoltik nammay edde rabe : Acmad Reeba kee Macammad Cabanna. Shiqbik rabe numih migaq nee m'aafinna.
)

Dans la région de Mabay et dans ses environs évoluait une faction du front armé Ugugumo dirigée par un nommé Data Qarba.

Lorsque le front Mer Rouge (soutenu par l'Ethiopie) a mené une campagne militaire en Erythrée, le front Ugugumo (soutenu par l'ERythrée) a riposté en minant une route à Térou. Une voiture appartenant à l'UNICEF a sauté sur une mine. Bilan : une européenne et un homme ont été blessés.
Puis, les responsables de la région de Térou ont mis sur pied une opération de riposte qui a conduit à une confrontation avec les rebelles d'Ugugumo. Lors de cet accrochage, un responsbale du Bureau "anti-Sida", Muusa Aysile, né à Boori, y a perdu la vie. Il avait rejoint la direction de la région de Térou sur le quota attribué au front ARDUF.
Deux autres responsables de la localité de Marmara sont morts (MM. Ahmad Reeba et Mahammad Habanna, ainsu qu'un civil dont le nom ne nous a pas été donné.

Uguta-Toosa, janvier 2009