
Ali Coubba
président d'Uguta-Toosa |
Mot du président
Non au 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh
Ismail Omar Guelleh finira en principe son deuxième mandat présidentiel au printemps 2011.
Or, encouragé par le "parti de gouvernement"
qu'est le RPP depuis 1981, plébiscité par quelques
transfuges de la commununauté afar qui seraient ses partisans
"désintéressés" (on veut nous le
faire croire) ou énamourés, il envisage de solliciter
un troisième mandat présidentiel qui équivaut,
à nos yeux, une tentative de violation de la constitution
nationale. En effet, l'article 23 de la constitution de 1992,
dans son sous-titre III déterminant les prérogatives
du chef de l'Etat, stipule que "le président
de la république est élu pour six ans au suffrage
universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours.
Il n'est rééligible qu'une seule fois".
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AUDIO
Ecouter la cassette audio n°2 (en langue afar) présentée par Ali Coubba
Lien
____________________
Ecouter
la cassette audio n°1 (en langue afar) présentée
par Ali Coubba.
Lien
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Sommaire
N° 43
mai-juin 2009
Mot
du Président: non au 3ème mandat d'Ismail Omar :
1.
L'opposition légale : le dernier rempart contre l'usurpation
du pouvoir par Ismail Omar Guelleh
2.
Djibouti, notre chère patrie
3.
Une répartition équitable des pouvoirs politiques
et économiques
4.
Les divisions
de l'opposition djiboutienne
5.
Ismail Omar et les fronts armés
6.
DJIBOUTI : la sécurité préoccupe IOG (LOI)
7.
Les informations données par Angel free (mai 2009)
8.
Djibouti is following the path of Somalia (en anglais) Qafár
afih feeráh Dadalih Gaaboynak Soltimâ Maysaxxaga
9.
Qafar afih feerah dadalih gaboynak soltima maysaxxaqa
10.
Réponses au questionnaire n°1 sur les manifestations
à Djibouti
11.
Vous laissééier
vous avoir par les propagandes du RPP '
12. Bilan
de dix ans de pouvoir de M. ismail Omar Guelleh (IOG) de Mohamed
Daoud.
Adhérez
à UGUTA-TOOSA
13.
Qafar rakaakayak nee yofe xaagu (information afar - Ethiopie).
14.
Ce sont nos silences qui ont
créé leurs faiblesses (freeFjibouti)
15. Pétition contre la
révision de la constitution nationale
16.
Djibouti, a richesse culturelle et humaine.
17.
Débat au Forum Afar (extraits en anglais)
18.
Les hauts responsables de l'administration
djiboutienne
19.
Cassette audio n°1 et cassette audio n°2 (en langue afar)
20.
Cassette audio n°2 (en langue afar)
21. Les dernières informations de Djibouti
- Silence, le couple présidentiel se dispute les dépouilles des sociétés d'Abdourahman Booré
22 - La première dame veut tout acheter...
- Le FRUD et la désertion des soldats de Ras-Doumeira,
- Le nord de la république de Djibouti sous pression,
- Des mécontentements à exploiter.
23.
La mort de Bongo
(1967-2009)
24.
Mohamed Houmed, le représentant du FRUD armé est en
prison
25.
Rectificatfi : arrestation de Mohamed Houmed (suite)
26.
Forum djiboutien du 27 juin 2009 à Bruxelles
27.
démenti au sujet de ma participation au Comité (Ali
Ahmed Hamadou)
28.
Communiqué du COLLECTIF POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS
POLITIQUES DJIBOUTIENS A DJIBOUTI ET EN ETHIOPIE (le 21 juin 2009)
29.
Les autorités éthiopiennes ont libéré
Mohamed Houmed.
|
Notre parti rejette toute idée d'un troisième mandat de la part d'un individu qui n'a su consolider ni l'unité nationale, ni la prospérité de notre pays et encore moins promouvoir les bases d'une démocratie balbutiante. Le rare succès dont se vante le régime ces dernières années, à savoir la croissance moyenne de 3,5 du PIB ces derniers années, est à signaler mais cette performance se transforme en réquisitoire, puisque la destination de ces capitaux étrangers demeure inconnue.
La violation de la constitution nationale
Depuis son premier mandat (1999-2005), son égo démesuré s'acharne à violer quasiment, l'un après l'autre, tous les articles de la consitution nationale. Notre pays n'est pas une "République démocratique" (art.1), loin s'en faut. Cette affirmation est validée sur le terrain par l'absence de liberté d'expression et
d'élections libres. Ismail Omar a-t-il été au plus un président "issa". Il a inauguré son premier mandat avec un gouvernement comprenant 12 ministres issa - un pour chaque sous clan.
Le système politique en place n'assure pas "l'égalité
devant la loi" de tous ses citoyens : les Afar, les
Arabes et les Gadaboursi, par exemple, forment des citoyens
de seconde zone de la société. Et le nombre de
citoyens discriminés, à cause de leurs opinions
politiques, s'accroît chaque jour. "La souveraineté
nationale", exercée par un seul individu, enrichit
une minorité (art.3). "Le pouvoir exécutif
et le pouvoir législatif" émanent d'un
système électif corrompu, entaché de fraudes
à tous les niveaux (art.4). De nombreux Djiboutiens afar
sont privé de leurs droits civiques (art.5), tandis que
les partis politique sont exclus du jeu politique au profit
du "parti de gouvernement". (art.7).
Où
est l'avancée démocratique '
Dans
l'état actuel, l'opposition djiboutienne vise un seul objectif
: faire avancer la démocratie dans notre pays, gagner du
terrain sur la dictature, faire participer le plus grand nombre
à sa cause. Pour ce faire, l'opposition légale
et la diaspora militante doivent réclamer le départ
d'Ismail Omar Guelleh. Le peuple djiboutien, y compris
ses élus, y a intérêt. En
lançant une large campagne d'information sous forme de
cassettes audio et de vidéos en différentes langues
nationales, il sera possible de provoquer un débat national.
Notre parti va montrer l'exemple.
Nous le savons tous, la dictature djiboutienne a la même
consistance qu'un château de cartes. Elle tire sa force
de notre immobilisme. Aussi passifs soient-ils, les différents
corps électifs, députés et délégués
régionaux qui émaillent le pays, lui offrent une
relative légitimité. Il est temps que nous approchions
les élus djiboutiens et ouvrions un dialogue avec eux.
Certains d'entre eux sont conscients de la dangerosité
d'un Ismail Omar Guelleh gagné depuis quelque temps à
l'idéologie vieillotte de la "Grande Somalie".
L'animal, loin d'être à l'agonie, garde encore toutes
ses dents. Cela fait dix ans qu'il a accumlé des moyens
financiers et humains pour se cramponner aux pouvoirs quitte à
sacrifier... le pays.
A. C.
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Reims,
le 1er juin 2009
1.
L'opposition légale : le dernier rempart contre l'usurpation
du pouvoir par Ismail Omar Guelleh
Dans
le bras de fer à livrer à la majorité présidentielle
et à son chef de file, l'opposition légalisée
a un rôle crucial à jouer. Après tout, sa
stratégie politique s'inscrit dans une optique pacifique
visant à utiliser les moyens que lui accordent la loi.
Manifestations pacifiques, campagnes d'information et de mobilisation
de ses adhérents, débat national, distribution
de journaux ou de tracts. En règle générale,
la majorité présidentielle, dans lrespect de la
loi, est censée organiser l'espace démocratique.
Le rôle des partis politiques et de l'opposition
djiboutienne
L'extrait
de l'article VI de la constitution de décembre 1992 est
clair à ce sujet.
"
Les Partis politiques concourent à l'expression du
suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement
dans le respect de la Constitution, des principes de la souveraineté
nationale et de la démocratie."
La mission d'animer la scène politique incombe à
tous les partis politiques. On comprend bien le silence assourdissant
du FRUD légalisé et de ses semblables.
Les anciens rebelles éternuent quand leur maître
leur ordonne de le faire. Les Aden Roblé Awaleh et Moumin
Bahdon, président des formations sous claniques et gravitent
autour du RPP pour en recevoir des miettes. Cette engeance n'est
pas gênée de manger à tous les rateliers.
Leur intérêt est de se taire.
On comprend moins la léthargie des partis légalisés.
Je ne parle pas ici de ce silence imposé par les circonstances.
Au cours duquel un parti fourbit ses armes, tente de sortir
de la crise interne, cherche à se donner des dirgeants
et à revoir sa stratégie. Au niveau de l'ARD,
ce silence frise le coma. En y pensant, nous éprouvons
un
sentiment de malaise.
Car, toute chose égale par ailleurs, la majorité
présidentielle et l'opposition djiboutienne semblent
frappées d'une même maladie. Sauf que l'une sait
pourquoi elle se tait, l'autre l'ignore. Pour la première,
il s'agit d'une contrainte programmatique. Pour la seconde,
une impasse, un calvaire, un piège dans lequel il est
enferré.
L'UAD doit utiliser tous les moyens pour dénoncer
la dictature
Alors
qu'elle incarne la force d'alternance, créée dans
le but de porter la contradiction à la majorité,
l'UAD, par ce silence prolongé, renforce et consolide
le pouvoir du président de la république. Il y
a un aveu d'impuissance dans cette léthargie.
L'UAD a opté pour la lutte pacifique. C'est bien et c'est
noble. Mais elle ne dispose pas d'un journal d'information et
de combat. L'UAD prétend incarner le changement, mais
elle est dirigée par les anciens caciques du parti unique.
Elle défend un programme commun de certains partis d'opposition,
mais ses membres semblent la bouder. Notre parti déplore
la faiblesse de l'UAD. Elle manque foncièrement de "personnalité",
de visage, de figure politique, pour se frayer un chemin sur
la scène nationale.
Avec la question du 3ème mandat, l'opposition djiboutienne
a une opportunité en or pour mobiliser un électorat
mécontent, avide du changement. Il ne s'agira pas de
solliciter le suffrage de ces gens. Il ne s'agira de se préparer
aux élections présidentielles à venir.
Du moins, dans la première phase, notre présence
active doit se traduire sur le terrain politique. Autrement
dit, c'est dans la rue, par notre capacité d'organiser
des manifestations populaires,qu'on doit s'imposer. En mettant
en avant des thèmes concrets qui ont la faveur de la
population. Le partage du travail, l'accès à une
meilleure éducation, le retour au service public gratuit
dans les hôpitaux, la redistribution des richesses entre
capitale et régions, sont des thèmes mobilisateurs.
Aller à l'encontre de la stratégie du
silence
Elevé
dans le culte de la personne, Ismail Omar Guelleh n'entend rien
à la démocratie, au débat national ou au
multipartisme. La mise au pas du président du
FRUD, Jean-Marie, et le licenciement public du jeune sous-officier
qui a osé perndre la parole (lire l'article
si-dessous), nous donnent une preuve supplémentaire du
verrouillage de la société. Tant que l'opposition
ne lui flanque pas un formidable coup de pied à l'arrière,
le dictateur veut rester là où il est. Il bénéficie
du couvert, du lit et du confort gratuits. Alors pourquoi déguerpir
? A l'instar de n'importe quel président démocratiquement
élus, il a droit à ce confort. Lui, le dictateur
aux petits pieds, se complait dans des privilèges royaux
que dédaignent les vrais démocrates. Des courtisans
zélés batifolent autour de lui. Des malfrats,
en pamoison devant sa prétendue intelligence "supérieure",
pillent les biens de l'Etat. Même le médiatique
Barack Obama ne peut pas en dire autant.
Accepter
dles compétitions électorales relève d'une
stratégie aburde, un piège qui légitime
à tous les coups le pouvoir qui a la mainmise sur l'appareil
d'Etat. Il faut, à notre avis, imposer un règles
des jeux, où le peuple a son mot à dire. Tant
que le scrutin majoritaire est en vigeur dans les élections
parlementaires, l'opposition est condamnée à faire
de la configuration.
Uguta-Tossa,mai-juin
2009
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2. Djibouti notre chère patrie
Djibouti, est un minuscule pays sur la carte (23,000 km²)
du monde mais une immensité dans notre coeur.
Elle souffre aujourd’hui de la mal gouvernance, du népotisme
et des passe-droits institués comme règle de fonctionnement
par un régime politique irresponsable. La suspension de
l’élève officier Barkadlé par la bouche
même du président de la République de Djibouti,
a été reçue avec un étonnement à
couper le souffle par l’ensemble des internautes qui ont
visionné la vidéo. Et pourtant ce cas qui parît
extraordinaire relève des méthodes ordinaires appliquées
depuis l’indépendance de notre pays et qui ont toujours
été réservées en général
aux fonctionnaires d’origine afar, tandis que les autres
applaudissaient ou feignaient l'ignorer.
Les nombreux “bras cassés” misérables
à Djibouti, exilés, répartis à travers
l’Europe, en ont fait les frais de cette politique. Il y
a encore des gens qui applaudissent quand éternue Ismail
Omar Guelleh. Pour preuve, quand il a prononcé sa sentence
contre le jeune officier, de surcroît innocent, une partie
de la salle a applaudi. Elle a applaudir à un abus de pouvoir,
à un crime, commis il est vrai par le maître, tout
comme on a applaudi à l’assassinat du juge Borrel
en 1992.
La
faute de l'élève officier Barkadlé : un citoyen
ordinaire
Quelle
fut alors la faute de cet élève officier, pour ne
parler que de lui ?
Eh bien, il a simplement tenté de poser une question
(en fin de compte on ne le lui a pas permis), dans une salle supposée
ouverte au public pour interroger le président de la République,
sur la gestion du pays. Alors Mesdames et Messieurs, je vous propose
de chercher, infime soit-elle l’irrégularité
qu’aurait commise cet officier, pour mériter une
radiation de son corps d’officier militaire, auquel il appartient
! Assurément le jeune officier suspendu a dû commis
un crime de lèse majesté en osant prendre la parole
devant son brillantissime. Ce qui vient d’arriver
à cet officier en direct constitue le quotidien de notre
peuple qui souffre dans le silence.
Le
sort de notre peuple : pauvreté et corruption
Privé
de la liberté de parole, le peuple djioutien est impuissant.
Privé des gens qui portent ses revendications, il est inaudible.
Faute de centres de santé publique fiable, il meurt des
maladies bénignes. Sans travail, sans aucune ressource
pour subvenir à ses besoins vitaux, il est rendu vulnérable
face à la corruption, arme utilisée par la dictature
pour humilier les chefs de familles.
Depuis l’indépendance, l’espérance de
vie de la population djiboutienne a tristement reculé,
passant de 53 ans à 43 ans. Selon l'OMS, 28,6% de nos concitoyens
n'atteignent pas l'âge de 40 ans. Les services de santé
publique sont devenus payants, donc inaccessibles à de
nombreuses familles qui touchent un salaire moyen de 60.000 FD.
Un système de prédation qui profite à un
lobby proche du chef de l'Etat a mis main basse sur le secteur
de la santé.
Les quelques intellectuels ayant pris conscience de la dérive
du pays se battent par groupes séparés, dans des
mabrazes, en compétition les uns avec les autres. Nullement
inquiet de ce côté là, Ismail Omar cultive
l’absurde et l'irrationnel dans tout ce qu’il entreprend.
Les
sanctions pour l'exemple
: Ali
Barkat
Un mot de travers entraîne pour son auteur le licenciement
sans préavis. Ceux qui refusent d’obtempérer
sont sanctionnés, jugés hors la loi. Tout
récemment Ali Barkat, le rédacteur en chef
du seul journal djiboutien, La Nation, dont la
pensée se limite à faire de la propagande au président
de la république et au régime, a eu une seule fois
la maladresse de rapporter une dispute entre la majorité
présidentielle, à l’occasion d’un événement
quasi ordinaire.
Ismail Omar, le chef d’orchestre, avait menti à ses
proches. Il les avait laissé croire que la majorité
présidentielle pouvait pratiquer la démocratie entre
elle, se dire la vérité. Eh bien c’est raté
! La nature revenant au galop, le premier de ses ministres n’a
pas pu se contenir. Il n'a respecté la règle du
jeu établie, puisque que La Nation qui a voulu
aussi jouer le jeu, a subi sa colère.
M. Dilleyta, le premier des ministres, n’a pas apprécié
la critique ouverte. Fou de rage, il a suspendu le rédacteur
en chef du journal gouvernemental. En vérité, ce
dernier exprime la voix de son maître. C'est Ismail Omar
qui a réagi vite et bien, en punissant les deux imprudents
qui ont échangé des mots pour le moins incorrects
entre membres d'une même famille politique. Le mot d’ordre
n'a pas été appliqué: respect entre prédateurs.
Le dictateur a “omis” cependant (volontairement) de
corriger l’excès de son ministre - le premier de
la liste - M. Dilleyta. L’histoire est close. Ali
Barkat demeure suspendu. Le crime de ce pauvre journaliste
a été d’avoir rapporté les échanges
verbaux, un peu musclés qu’ont eu le premier des
ministres, M. Dilleyta, et Jean Marie, le président du
FRUD légalisé, parti politique local, allié
inconditionnel du RPP.
Si l'on veut juger son comportement, ce journaliste n'a rien d'un
opposant politique acharné à perdre le régime.
Il est plutôt acquis aux thèses gouvernementales.
Mais il s'agit là d'une autre histoire. En fait, Ali Barkat,
Aramis Houmed et des médecins afar qui exerçaient
à Djibouti-ville, ontl été piégés
comme le sont d'autres fonctionnaires djiboutiens innocents.
Ismail Omar a besoin des postes vacants pour ses nouveaux immigrants
d’origine somalienne. Ils arrivent maintenant par charter
routier pour peupler Djibouti, se substituer aux « mauvais
somalis de Djibouti » et aux "méchants afar".
"Le
pouvoir, encore plus de pouvoir"
La
solution de notre dictateur, pour rester le plus longtemps au
pouvoir, est simple. Après avoir entrepris le nettoyage
du côté de l’”ennemi” afar, en
affamant la majorité de ses ressortissants, en le noyant
dans une population nouvellement recrutée en Somalie -
prête à toute forme de sacrifice et d'allégeance
à l'homme fort du pays - il se tourne maintenant vers sa
propre communauté.
En 2009, la chasse aux Gadaboursi a commencé.
L'opération a consisté à l'effrayer un peu.
Du côté issak, il est peu probable
que la protection de la première dame du pays soit suffisante
pour épargner cette communauté. Comme elle est plus
difficile à impressionner, les Issa subissent les affres
du chômage, du licenciement abusif et de la misère
économique. Le dictateur lui applique la même recette
que celle qui a mise à genoux la communauté afar.
Pendant qu'il joue à ces jeux cruels d'enfant sadique,
les vrais citoyens du pays ont de plus en plus mal à manger
à leur faim. Accablés par le chômage, ils
assistent à la lente agonie de leur pays. Les vrais citoyens,
pendant ce temps, ont du mal à obtenir une pièce
d’identité alors que les étrangers sont naturalisés
à la vitesse supersonique. Un nom, un clic et ils sont
Djiboutiens avec médaille à l’appui.
Où va nous conduire cette politique ' N'importe
où sauf à la prospérité et à
la consolidation de l'unité nationale.
Uguta-Toosa, mai-juin 2009
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3.
Une répartition équitable des pouvoirs politiques
et économiques (février 2009)
Pour
les Afar :
50%
des postes dans l'administration
50% des postes dans l'armée nationale
50% de postes dans la police
50% des postes dans la gendarmerie
50% des postes dans la garde présidentielle
50% des emplois dans le privé (dans la mesure du possible)
Pour
les Somali :
50%
des postes dans l'administration
50% des postes dans l'armée nationale
50% des postes dans la police
50% des postes dans la gendarmerie
50% des postes dans la garde présidentielle
50% des emplois dans le privé (dans la mesure du possible)
Pour
les Arabes:
La
communauté arabe de Djibouti devra bénéficier,
au même titre que les autres communautés nationales,
d'une juste représentativité dans les services publics
et privés du pays.
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4.
Les divisions de l'opposition
Les
divisions stériles de l’opposition djiboutienne réconfortent
l’oppresseur qui, confiant dans ses diverses stratégies
d’humiliation qu’il inflige à tous ceux qui
osent se positionner contre lui, et qui menaceraient le fonctionnement
de son régime de prédateurs, a trouvé une
heureuse complicité dans l'opposition.
Trente et un ans d'une formule inoxydable
Ce
gouvernement a une durée de vie incroyable. Il vit d’un
système économique, fondé sur la mendicité,
mis en place depuis son indépendance, et qui, comme par
magie, n’a pas pris une ride depuis plus de 30 ans.
Aucun bailleur de fond ne semble être lassé de la
formule. Il faut croire que tout le monde y trouve son compte.
Ismail Omar n’est pas que corrompue, il sait aussi corrompre.
N'est-il pas Docteur honoris cosa en la matière
' La formule magique fonctionne ainsi.
20 % de l'aide internationale sont versées à
la personne qui a diligenté le financement du projet.
20% assurent un semblant de réalisation du
soi-disant projet.
Les 60% restant sont partagés entre Yanna Gooni
(l'ogresse de la légende) et les siens.
Pour asseoir notre pays, à perpétuité, dans
la liste des pays pauvres, le chef de l'Etat djiboutien a décidé
de faire multiplier sa population par cinq. Son objectif promotionnel
ne vise pas à rendre Djibouti, opulent mais suffisamment
pauvre pour pouvoir prétendre au rang des "pays pauvres"
et bénéficier ainsi d'aides substantielles qui suffisent
à l’enrichir. L’insatiable voracité
des prédateurs régnants sur nous ne connaît
pas de limite.
Sécheresse,
inondations, tremblements de terre sont une aubaine
Il
pleut un peu dans dans le pays, on sillicite les aides internationales.
Les quartiers de la capitale sont inondés, le gouvernement
djiboutien mendie aussitôt. Il ne pleut pas, le gouvernement
djiboutien mendie aussi. Les autorités prétendent
que dans la campagne le bétail et les bergers meurent de
soif; des milliers de réfugiés sont implantés
dans le sud du pays et l'on ne sait comment subvenir à
leurs besoins.
Une fois les aides récoltées, les supposés
destinataires ne voient jamais la couleur de cet argent. Car,
une fois la formule de partage de l'aide internationale appliquée,
(20%/20%/60%), il n’en reste rien pour les nécessiteux.
Par voie de conséquence, nos prédateurs s'enrichissent
sur les malheurs des citoyens : la sécheresse, les inondations,
le tremblement de terre et autres calamités !
Uguta-Toosa-
avril 2009
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5. Ismail
Omar et les fronts armés
Y a-t-il un lien entre la dictature djiboutienne et les
fronts armés ' Cette question n'est paradoxale qu'en apparence.
La création du FDLD, ancêtre du FRUD, résulta
en 1977 de l’arrogance et l’arbitraire du gouvernement
Gouled, président de l’époque, qui harcela
et jeta en prison toute personne d’origine afar. L'un de
ses conseillers politiques n’était autre que l’actuel
président Ismail Omar Guelleh qui hérita le trône,
concédé généreusement par son oncle
vieilli malgré la désapprobation massive de la population
de Djibouti. Le gouvernement français de l’époque
a salué cette passation des pouvoirs et reçut en
grande pompe "leur ami de toujours ».
L'homme fort du pays est conscient qu’on ne l’aime
pas à Djibouti. C'est pourquoi il s'est entouré
d'une garde présidentielle qui a mission de le protéger.
Contre qui ' Contre le peuple djiboutien, bien sûr.
N'est-il pas étrange que les dictateurs, quel que soit
leur origine (sic '), aient la même manie, cultivent la
même obsession, font preuve d'un aveuglement que le commun
des mortels trouve incompréhensible.
Ismail Omar souhaite devenir un nouveau Siad Barré.
L'ancien président somalien, on s'en souvient, avait géré
son pays d'une main de fer jusqu'à ce qu'il implose en
plusieurs morceaux. L'entêtement d'un président fou
mène souvent à des tragédies collectives.
Mais cet aspect de la question n'intéresse pas notre homme
qui se croit invulnérable. Il est trop intelligent pour
se faire avoir comme ses prédécesseurs. Ce qui donne
un sens à son pouvoir, c'est la fusion qu'il a établi
entre lui et la république de Djibouti. Il est donc persuadé
que sa disparition sonnerait celle de Djibouti.
La
question "afar" : une même stratégie depuis
Hassan Gouled
Il
semble que IOG a trouvé la façon de gérer
la question « afar » et le ressentiement de cette
communauté.
Celle est marginalisée de façon à ce qu'elle
réagisse dans le sens voulu. Certains d'entre eux se soulèvent,
prennent les armes et se réfugient en Ethiopie. (Quelle
étrange réaction ' C'est comme si un troupeau de
boeufs fuyait l'hyène pour demander asile au lion). A chaque
fois, les extrémistes issa, de Gouled à l'actue
président de la république, se sont servis et continuent
de se servir de la réaction violente des Afar qu’ils
provoquaient sciemment, pour réaliser leur propre ambition.
Recruter massivement hors frontières les Somalis, distribuer
l’identité djiboutienne a tout Issa d’abord,
aux autres Somalis ensuite, dans le seul but de noyer les Afar.
Or, ce faisant, Ismail Omar omet une vérité. En
croyant noyer la communauté afar, il est en train de détruire
la nation djiboutienne.
Les
Djiboutiens et les Djiboutiens alimentaires
La
population somali de Djibouti a été multiplié
par 4 ou 5 à Djibouti. Aujourd’hui sont Djiboutiens
ceux qui n’ont rien à faire de notre pays.
Le régime provoque une guerre imaginaire, afin de recruter
en Somalie, des milliers de soldats. Les officiers, proches du
régime, continuent leurs sales besognes de percevoir des
salaires aux noms des soldats inscrits sur leurs listes, mais
aucun sur le terrain.
La carte d’identité Djiboutienne et son passeport
se monnaient aux alentours de 200 euros.
Le FRUD armé existe encore et tant mieux pour Ismail Omar
Guelleh. Cette présence rapproche le dictateur avec les
siens aux yeux de qui il passe pour le défenseur de la
race somali. Contre les Afars qu’il traite de leurs ennemis.
Il leur dit " Si je ne suis pas là, les Afars vous
envahirons".
Tandis
que profitant de l'inattention des Djiboutiens, il pille allègrement
et à grande échelle les deniers publics. Une question
à 1 000 euros : A combien sont estimé les avoirs
en banque du couple présidentiel et de combien de logements
disposerait-il ' (Relevé SVP, à la date d’aujourd’hui
à 17 heures, de la journée, car la fluctuation s’effectue
tous les jours ouvrables). Inutile de chercher, car eux même
n’en savent rien, tellement ça bouge ! Tout dernièrement,
Ismail Omar, passant devant un enclos à Ambouli, aurait
ordonné à ses gardes de mettre le terrain qui lui
parut intéressant en son nom. Le lendemain il aurait
découvert que le lieu était déjà au
nom de sa femme, qui profitant de sa légèreté
corporelle par rapport à lui, se déplace plus vite.
Les
fronts armés stériles renforcent la dictature
Pour
éviter une détérioration incurable que risque
le pays, toute force vive de la nation se doit d’unir ses
moyens, ses forces en cessant de se livrer a un jeu, qui, réjouit
la dictature. Son jeu consiste à perpétuer une action
militaire en faisant croire aux simples d’esprit que la
nation est en danger. Ce fut la mission qu’a accomplie Ugré
et consorts. Et c’est aussi ce que l’actuel FRUD voudrait
aussi laisser perpétuer, en opérant ça et
là, de petits mouvements de crépitements, sans
avoir une stratégie de conclusion véritable.
A la date d’aujourd’hui on est tenté de se
douter de la sincérité de leurs combats.
S’il y a un combat à mener, il se joue aujourd’hui
dans la capitale par la voie de la manifestation et de la conscientisation
de la population. Pour cela, il faudra mettre de côté
ses orgueils, ses fiertés négatives, en cherchant
à rassembler et non en imposant ses différences
inutiles improductives et surtout de nature pour le moins machiavélique.
L'opposition
doit de se mettre d’accord sur une stratégie d’avenir
commune. Nous serons alors entendus, écoutés et
soutenus par l’ensemble du monde libre. Sans le savoir,
une action militaire hésitante renforce le pouvoir qui
s’enrichit aux prétextes d’ouvrir un chapitre
budgétaire supplémentaire dénommé
par le palais présidentiel, “ Crédit alloué
au défense de la nation en danger”. Et c’est
aussi une raison pour eux d’ouvrir une campagne de naturalisation
massive à partir de la Somalie. Si Ismail était
un homme sincère, il devrait remercier et décorer
tous ceux qui, à ce jour sans se donner les moyens, font
semblant de le combattre et qui on fait sa fortune.
N’oublions pas que Ugré et consort ont plié,
en 1993, devant un Gouled et des extrémistes issa qui étaient
à genoux, car impuissants devant une offensive militaire
du FRUD de grande envergure qui a même surpris les agents
d’Ugré et consorts eux-mêmes. Les villes de
Tadjourah, Obock Dikil, Arta, avaient été vidées
par le pouvoir de Gouled, quand Ugré ordonna “d’évacuer
les villes et de cesser une telle offensive”. Il a
soumis le FRUD au seul rôle de sentinelle, pendant qu’il
s’entretenait avec Ismail Omar, par officiers de l’armée
djiboutienne interposés. Pour tester leurs engagements
vis à vis du pouvoir, GOULED fit une descente à
Arhiba, en décembre 1991, massacrant et déshéritant
sa population, pendant que Ismail Omar et Ugré étaient
en “négociation”, disait-on à l’époque.
Ce fut plutôt une prise de consigne officielle. S’il
fut une négociation, la logique voudrait au moins qu’on
s’inquiète de ce qui arrivait à la population.
Il n’en a rien été, Ugré et les siens
arrivèrent dans la capitale. Ils venaient de remporter
une grande victoire pour le compte du gouvernement Gouled. Leur
récompense ne se fit pas attendre, ils se firent placer
aux différents postes ministériels qu’ils
occupent à ce jour, sans s’inquiéter le moins
du monde de la misère qui frappe leur population.
La
liberté ne s'obtient pas facilement. Elle a besoin des
sacrifices, pas forcément des martyrs. Brouter tranquillement
sa « botte quotidienne » et abrutissante de kat, jouer
à l’intellectuel dans les mabrazes ou dans
les cafés, n’inquiéteront même pas un
agneau. Tout le monde le sait, mais on le fait qu’en même
! Le pouvoir Djiboutien est le pouvoir le plus frileux des dictatures.
La coalition Uguta+ARD+MRD+PDD le renverseraient en une seule
matinée de soulèvement, j’en suis certain.
Au
nom des intérêts du peuple Djiboutien, j'appelle
tous les partis de l'opposition djiboutienne à Djibouti
et à l'étranger, d' envisager un rapprochement objectif
et courageux afin de lutter pacifiquement à Djibouti contre
la dictature.
Je demande aux dirigeants de Uguta-Toosa de se rapprocher de l'UAD,
du PDD, du MRD, l'ARD et, y compris le FRUD armé, si nous
voulons en découdre définitivement avec la dictature
qui n’est pas très loin d’effacer Djibouti
de la carte. Bouh Warsama (cf. www.ardhd.org) a raison de s’inquiéter
de l’existence durable de Djibouti, si on ne remédie
pas tout de suite, aux fléaux qui le ronge.
Signé
: Lecteur et sympathisant de Uguta-Toosa
Uguta-Toosa,
mai-juin 2009
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6. DJIBOUTI : la sécurité préoccupe IOG
Durant ses entretiens avec des personnalités locales lors
de sa récente visite au Day, le président
Guelleh est apparu obnubilé par les questions de sécurité.
Après son déplacement à Obock, le président
Ismaïl Omar Guelleh (IOG) s'est rendu du 14 au 17 mai au
Day, zone boisée à l'est de Tadjourah et où
il possède une résidence secondaire qu’il
n’avait pas visitée depuis le début de l’année.
Toutes les précautions avaient été prises
pour sécuriser ce déplacement avec un gros déploiement
des services de la sécurité, de la police, de la
gendarmerie, de la Garde présidentielle et de la Force
d’action rapide (FAR). Car le président a réuni
pendant ces trois jours l'ensemble de son conseil des ministres.
Il en a également profité pour s'entretenir avec
des représentants de la population locale dont les deux
fils - Abdallah et Ali - du défunt général
Mohamed Dabalé, le député de la région
Ali Ahmed et quelques autres personnalités.
Lors de ces entretiens, le président Guelleh a insisté
sur les questions de sécurité en demandant à
ses interlocuteurs de bien surveiller la région, d'interroger
tout nouvel arrivant et surtout de signaler à l’armée
et aux éléments de la Garde présidentielle
les personnes étrangères à la région,
ainsi que tous les comportements suspects. De leur côté,
ces personnalités, pourtant triées sur le volet,
lui ont fait part des doléances de la population locale,
qui sont assez éloignées des préoccupations
sécuritaires du chef de l'Etat. Ainsi, Abdallah Dabalé
a remercié le président Guelleh pour l’installation
de l’eau potable au Day, mais il a regretté qu’elle
ne soit accessible qu’autour de la résidence présidentielle.
Une autre personne a jugé que l'argent de ces travaux aurait
pu servir à financer deux ambulances qui font cruellement
défaut dans cette zone.
Globalement, les interlocuteurs du chef de l'Etat ont
insisté sur le problème du chômage des habitants
de leur région qui alimente les sentiments de frustration
de la jeunesse afar. L'un d'entre eux a pointé
l'absence d'embauches de jeunes gens du Day par des entrepreneurs
proches du pouvoir comme Gamil Abdoulkarim Ali et le député
Djama Aouled Chirdon, pour leurs projets de construction de logements
et d'un complexe sportif. Le président Guelleh aurait alors
répliqué sèchement qu'il fallait laisser
ces entrepreneurs travailler comme ils l'entendaient.
La
Garde présidentielle est à cran
Trois
députés ont été brutalisés
par des membres de la Garde présidentielle. Leur point
commun : ils s'opposent à ce que le chef de l'Etat brigue
un troisième mandat.
Mohamed Adoïta, ancien président du Front
pour la restauration de l’unité et de la démocratie
(FRUD, ex-rébellion afar dont une faction est
aujourd'hui membre de la coalition gouvernementale), a été
pris à partie par les éléments de la Garde
présidentielle à l’entrée de l’hôtel
Kempinski, lors des cérémonies du 10e anniversaire
de l’accession au pouvoir du président Ismaïl
Omar Guelleh (IOG), le 9 avril. Il a pu s'échapper grâce
à l’intervention de plusieurs civils. Outre ses réserves
à l’égard d'un troisième mandat du
président IOG, Adoïta a également critiqué
à l’Assemblée nationale la politique gouvernementale.
Le même jour et au même endroit, Mohamed Ismaël
Youssouf, un jeune député gadaboursi accusé
d'avoir tenu des propos peu amènes envers la gestion
du pays par le couple présidentiel, a également
été passé à tabac par des membres
de la Garde présidentielle.
Une semaine plus tard, le président de l’Assemblée
nationale, Idriss Arnaoud, un Issa du sous-clan
Odahgob, comme l'homme d'affaires en disgrâce Abdourahman
Boreh, s'est présenté devant les grilles du palais
présidentiel. Non seulement l’accès lui en
a été interdit, mais deux membres de la Garde présidentielle
s'en sont violemment pris à lui. Il a dû être
transporté à l'hôpital sur un brancard, ses
blessures ayant été aggravées à cause
de son diabète.
LOI:
info@indigo-net.com
Uguta-Toosa, mai-juin 2009
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7. les Informations données
par Angel free.
1.
Les Banques BCIMR et BIS (indosuez) ont
du mal à se faire remboursser les decouverts forcés
qu'elles ont du octroyer à Ismail Omae Guelleh et à
sa famille.
Il y a beaucoup de raffles en ce moment à Djibouti, c'est
très bien mais, est-ce de peur qu'il n'y ait pas assez
d'effectifs en cas des problemes majeurs et de ne pas pouvoir
compté sur l'armés Djiboutienne qui est au Nord
et divisée '
2. Depuis plusieurs
mois, le Colonel Mohamed Djama et
des membres de la Garde Républicaine avec la bienveillante
complicité du commandant du Port Mohamed Moussa
Abar (dit « Gaucher ») ont détourné
plusieurs Conteneurs du Port de Djibouti, en prétextant
qu’ils appartenaient à la Présidence.
Le Directeur General du PAID, M. Jérôme, a constaté
que ses même conteneurs sortaient du Port sans aucun document
de la Présidence, certifiant que les marchandises
lui etaient destiné.
De plus, Mohamed Djama et son associé Mohamed M.
Abar «Gaucher» ne prenaient même pas
la peine de payer les frais de Port, de présenter les documents
de la Douane, Bill of Lading, Gate Pass, les document de l’agent
Maritime…
Déjà prévenu par les agents de la SDS, concurrente
de celle du Col. Mohamed Djama, IOG a fait passer son message
en demandant au colonel d’y aller doucement avec ses combines.
Mais Sachant que IOG est trop occupé à régler
les problèmes de l’Armés à Ras Doumeira
et les problèmes politico-sociaux, économique, et
autres stratégies pour Blufer et mentir au peuple jiboutien,
il continuait ses combines en accélérant la cadence
pendant que l’attention de IOG était ailleurs.
Lorsque le bruit a été entendu à Dubai, IOG
a du faire quelque chose. Il a sévèrement engueller
M. Djama pour ce qu’il a fait, mais sans plus...
IOG doit se demander que même ceux de sa tribu en qui il
avait confiance et qu’il croyait fidèle à
lui, par qui il comptait se faire protéger, ne l’écoutent
pas et lui font des coups derrière le dos, et se rend compte
qu’ils sont là que pour leur propre intérêt
et que même le Col. M. Djama pourrait envisager de faire
un coup d’état pour le renverser.
3.
Mes chers amis, je sais que la décision du tribunal
de Versailles
a fait beaucoup de mécontents parmi nous, mais
je pense que ce n’est qu’une stratégie de la
France pour mieux désunir le peu d’alliés
qui reste à IOG (Diviser entre eux pour mieux isoler IOG)
et se concentrer que sur l’objectif principal, celui qu'il
faut descendre.
Hassan Said et Djama Souleiman n’ayant plus de problèmes,
vont être plus relaxes, moins vigilants et s’en foutre
de leur maître, comme beaucoup d'autres.
IOG
reste toujours dans la ligne de mire de la justice française.
IOG se retrouve enfin et toujours, tout seul, et plus vulnérable.
La
France n’oublie pas d’avoir été traitée
de pédophile, et l’affaire de l'assassinat d’un
magistrat français (n'est pas encore résolu).
Le
combat continue….
Uguta-Toosa,
mai-juin 2009
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8.
Djibouti is following the path of Somalia (en anglais)
By
Mohamed Awaleh
Nation-state
building must start from the nation to state, instead of the state
to nation. Republic of Djibouti have practiced the opposite. Because
of this there is now instability. Djibouti have inherited tribal
rivalries: Afar and Issa.
To
save the nation-state, Djibouti leadership must accept the new
process of true decentralization in order to diminish tribal or
sectarian politics in the country. Djibouti must begin to study
their own traditional cultures and societies in order to better
understand their circumstances. Each and every indigenous community
has its own institutions that sustain and protect individual rights:
kingdoms, councils of elders, nomadic pastoral democracies, and
other progressive variations of common social structure.
Ever
since French colonialism and the first commercial Contacts with
Arabs, the Djiboutians have been confused by the new values, rules
and systems which were introduced to them. The old ways of barter
and trade no longer served the new relationship between nations
more economically and militarily advanced. Most African countries
today have abandoned their old social ways which take into account
African environmental realities. They simply imitate their colonial
masters' old ways, and institutions which have nothing to do with
their way of life and background. To make bad matters worse the
government of Djibouti are blindly copying institutions alien
to a sense of African well-being.
No
system is perfect, and abuses occurred in traditional cultures
and societies, as well, but the mitigating circumstances reflect
the life and breath of the society. Tribal warfare indeed undermined
any hope for building a nation state. Unlike Europe in the Dark
Ages.
In
the midst of the democratization of Djibouti in the millennium,
it is only for the sake of appeasing the donor countries (the
West). However, there's a big loophole in this whole process.
The main weak point which Djibouti leader( Prs.Ismael Omar Guelleh)
continue to accept is bringing a genuine democracy that indeed
enhances solid development and serves justice for all.
With
all due respect regardless of the rhetoric out there, one must
realize that there is no way Djibouti will truly democratize under
this current system, particularly imposing these unrealistic,
alien imported ideologies by this current President.
The
question is how this tiny nation would economically develop when
there's no separation between politics and judicial systems. Free
press, freedom of speech and respect for different or opposite
opinions. In respect of our motherland; it's more likely will
collapse just like Somalia: due to lack of institutions to enrich
the political stability, not satisfy one man's ego, but create
balance of powers between executive, legislative and judicial
power. Yet, they don't even properly emulate their European counterparts'
models of government. Countries in Europe, or the West in general
aren't countries run by one man anymore, but they are governed
by thousands of men and women. Well! Did Djibouti government appropriately
at least emulate their former masters' No! In the France, there's
constitutional superiority, but in Djibouti there's one man's
superiority: President Ismail O.Guelleh.
If
Mr. Guelleh is sincere about democracy, He must search first the
answers through his cultural values, social history and understanding
the ways of life of his people.
Lastly,
here's my suggestions:
-
Separate politics from the courts, not only in theory, but in
reality.
- Freedom of thought, speech, press, etc . . .
- Give greater autonomy of local elected officails by the people.
- Give the civil servant power to initiate policies, and refuse
to do something illegal asked by their cabinet ministers.
- Stop limiting the progressive oppositions political parties.
- Respect the people's will.
- Encourage national, stimulating debate with various individuals
and institutions in the country.
- Demilitarize the police forces in the country and allow them
to exist under the local administrations.
- Expand the educational systems. Educate the people. Invest more
in universities and colleges.
- Open to the people the work of the government.
- Stop hiring foreigners and give the Opportunities to the Djiboutians.
Mohamed Awaleh
E-mail: awaleh@consultant.com
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9. Qafár afih feeráh Dadalih Gaaboynak Soltimâ Maysaxxaga.
(en afar) |
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Qafár afih feerah Dadalih agaaradak 4 heele
gaaboynáIswiidinik Uppsaalah magaalak Viik deqsita makaftal
caxah alsak 21- 26 gexsitte. Too gaaboynah farrimtuk amakkaquk,
kulli namma liggiddal takke Qafár afih feerah Dadalih agaaradih
gaaboynak 5hayto Qafár Agattiinah Rakaakayih Doolatak Samarâ
Magaalal F.L.L 24/04/2009 gexsitte.
Ta gaaboynal Ityoppiyaa kee Gabuutih ummuunok Qafár afat
taamitta iyya maraa kee Qafar Agattinah Rakaakayih Doolatak baxaabaxsa
le biirooraa kee Eretriyak Qasa Badi Eglaay, ittat 100 uh gaba
baahtam edde tengeleh ten.
Ta gaaboyná Qafár afih feerah Dadal wagsiisak kulli
namma Liggidal umman xayyowta affara ajendal walalteeh agaaradde.
Wohim:
1. Qafár afih feerah Dadal mannikke gufeh yan'
2. Taham fan gibdaabinah maca edde garayte'
3. Woo gibdaabinak maca tinfiddigeeh maca raqte'
4. Fooca fan a feerah dadalah maca abeh meqe'
Eddeey,
edde Iswiidin gaaboynah lakal taturte 2 karmah addat a feeral
tekke taamoomi kulsa luk xayyowteeh agaaradimte.
Ta konooyheele gaaboynáy, Samarâ magaalal gexsitte
Iswiidinik Qafár kataysoosuy, (Afar Friends) kee ABF kee
SIDA catot cattiimak gexissem Qafár Dacarsitto Dadalih
Eglay, APDAl tamixxigeh iyya.
Too kusaq kee agaaradih lakal Qafár afih feerah Dadalih
agaaradah Ityoppiyak Qafár Agattiinah Rakaakayih Doolatak
Samara magaalal gexsitte 5heele gaaboyná a ciggilta malcinam
farriimak tumurruqe.
wohim:-
1. Qafárak siyaasâ saqoltiiy, tu-taaxagoo kee ummatta
inkih Qafár af barittoo kee taamah yakkuh kaxxam macaltaama.
2. Qafár afat takke taamoomi kulli caddol ayyunti ilsiisaah
agiirisaama
3. Feerâ kutbe mangak dadaltaamih sabbatah kulli num isih
yaaxigem Qafár afih feerat yaktubeemi.
4. Qafár afih feerah dadalat sayyô gabah agle kulsa
luk takkeemi
5. Qafár magaaloolul tan biirooraa kee kabxah aroocak migaq
Qafár afih feerat yankuttubeemi.
6. Qafár afih feerah aydaadi kutbeh daffeysaanama
7. Qafár afat tunkuttubem kee Qafár gad tascasse
duyeeya elle baxcisan arooca bicsaanama.
Samara 24/ 04/ 2009
Uguta-Toosa,
février 2009
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"Nos
lecteurs et sympathisants répondent dans les extraits suivants
à une série de question que notre parti leur a posés,
notamment sur l'opportunité d'organiser des manifestations
à Djibouti et les personnalités de l'opposition
ou non, les plus à même de susciter une mobilisation
générale dans la capitale ou à l'intérieur
du pays. Les opinions et analyses exprimées sont donc loin
de correspondre à celles de notre parti.
"Est-ce que tu pourrais m'envoyer
tes impressions sur les questions suivantes suivantes. Dis-moi
tout simplement tes impressions sans entrer dans le détail.
1) Est-ce qu'il est possible d'organiser une manifestation à
Djibouti '
2) Quel est le parti qui est capable de le faire '
3)
Est-ce que le fait que les Afar manifestent pour demander du travail
pourrait provoquer une réaction violente du régime
'
4) Qui sont les personnalités dont les mots d'ordre pourraient
être entendus à Djibouti ' Aussi bien afar que somali
'
5) Quelle est l'étendue de l'influence de ces diverses
personnalités ' D'après toi, qui est le plus percutant,
le plus populaire parmi les responsables politiques afar que tu
connais dont la seule présence pourrait déclencher
une réaction populaire '
6) Qu'est-ce qui manque à Uguta-Toosa et à son président
pour acquérir une dimension nationale incontestable (que
faut-il faire d'urgence) '
Merci de me donner ton point de vue sur
ces questions.
ali coubba"
10. La question des dirigeants '
Ces
dirigeants (de Ismail Guédi Hared à Mohamed
Kadami) ont d’abord un point commun : Ils
ont tous connus la prison pour des raisons politiques à
l’exception d’Ahmed youssouf, l’actuel président
de l’A.R.D. Ce dernier y a- t-il échappé parce
qu’il aurait pris moins de risque que les autres opposants
' En tout cas si on ne peut pas le soupçonner d’allégeance
envers le régime, il ne donne pas pour autant l’image
d’un opposant qui déborde de vitalité. Il
reste dans la mêlée.
Jean Marie du FRUD est considéré comme le seul Qagaba
qui ose hausser le ton de temps à autre pour manifester
son désaccord avec le gouvernement, comme lors de l’adoption
des lois de décentralisation substantiellement perverties
ou encore au lendemain de l’élection des conseillers
régionaux entachées de fraude massive. Ses prises
de positions même symboliques lui procurent quelque sympathie
au sein de la communauté afar. Il reste donc une personnalité
en vue.
Le docteur Abbaté est quelqu’un de courageux qui
a l’esprit d’initiative. En dépit de sa posture
circonstancielle, il reste politique et garde toute sa crédibilité
aux yeux des Afar.
Quant à Mohamed Kadamy, c’est un opposant connu pour
la constance de ses convictions. On peut attribuer à juste
titre la même qualité à Ali coubba qui, de
surcroît a quitté le pays dans des circonstances
que l’on connait. Ces deux personnalités ont la stature
des dirigeants mais sont peut être moins connues par les
Afar en ce sens qu’ils n’ont pas eu l’occasion
de s’illustrer sur la scène politique dans le pays.
Enfin s’agissant de Mohamed Daoud qui a été
un paisible fonctionnaire avant de connaître la prison et
de basculer dans l’opposition, les Afas ne retrouvent pas
en lui un Chehem Daoud. L’avis semble mitigé quant
à ses qualités de dirigeant.
Il m’a paru nécessaire de projeter le cliché
de chaque personnalité pour essayer de répondre
à ta question.
Concrètement, sur quel critère pourrait on se fonder
dans ce cas de figure où personne ne semble distancer les
autres par son charisme pour soutenir que les Afar seraient plus
enclins à écouter tels duo de personnalités
ou tel trio plus tôt que d’autres ' Aucun critère
ne me vient à l’esprit. Ayant suivi de près
les résultats des dernières élections des
conseillers régionaux à Djibouti, je pense que pour
le moment les Afars continuent à se reconnaitre à
travers des organisations politiques comme le FRUD qui ont une
signification immédiate pour eux à condition que
celui-ci adopte un discours qui prône le changement et cultive
sa spécificité face au RPP.
Compte
tenu de la situation dramatique de la communauté afar,
il suffit que les dirigeants cités plus hauts (quelque
soit la combinaison) appellent à la mobilisation et lancent
des actions sous la bannière de l’ARD ou du FRUD
pour provoquer le sursaut. Uguta-Toosa étant moins connu
par les Afars en tant que parti politique. Tout comme une personne
coincée au fond d’un puits la communauté afar
ne va pas passer son temps à se demander qui lui à
lancé la corde mais elle va s’y accrocher. Par la
suite une fois à Djibouti, l’idéal est que
tout ce monde travaille ensemble parce que ces personnes sont
complémentaires. Si non que les Afars ou les Djiboutiens
choisissent leurs dirigeants par les biais des élections
libres et transparentes. Il faut reconnaître qu’il
est difficile de répondre avec précision à
la question posée.
Gifta
IYYAMLI
--------------------------------------------------------------------
Bonjour
Ali,
Je
préfère être très direct avec vous
car on n'a pas beaucoup de temps.
1er
question : Il n'est malheureusement pas possible d'organiser
des manifestations pacifiques à Djibouti. Lorsqu'on se
réunit pour mettre en place une manifestation pacifique,
que déjà on est interpellé par les agents
de la SDS, et on est vite mis en prison sous prétexte que
nous incitons le peuple Djiboutien àse révolter
et à déstabiliser le pays, et qui porte atteinte
à la sûreté de l'état.
2eme
question : Le parti le plus efficace à Djibouti
et le moins corrompu est le FRUD, et un peu le Parti de Aden Robleh
qui serait près à nous suivre vers la fin quand
il sera sîr qu'on pourra gagner.
3eme
question : Je dirais plutôt que les hommes politiques
à qui il reste un peu de crédibilité sont:
M. Ibrahim Hamadou, (Peut-etre) M. Mahmoud Ali Youssouf, M. Jean
Marie, maitre Dini, M. Aden Robleh, et M. Moumin Bahdon, M. Taher
Said Seif...
4eme
question : Dieu Merci, il y a machaallah beaucoup
d'hommes afar et intelligents, ordonnés organisés,
et bien placés de part leurs qualités et leurs savoir
faire. (Comme par exemple le Ministre Mahmoud, Ibrahim Hamadou,
Chehem Mohamed Dileita, Houssein Kassim, Idriss Garad l'aide de
Camp du Premier Ministre à qui j'ai beaucoup de respect,
Ali Moussa de la BCIMR service juridique, Le Grand "Mr Habib"
très instruit et Grand opposant de IOG qui a combattu avec
le Frud...)
5eme
question : Les Somalis seront prêt à manifester
derrière, je pense, des gens comme Souleiman Djama Elabeh,
Aden Robleh, Moumin Bahdon et DAF ...
6eme
questions : Malheureusement les Arabes ne peuvent rien
faire, ils sont minoritaires, ils ont peur mais ils suivent toujours
le plus fort, comme IOG (ce qui ne veut pas dire qu'ils ne détestent
pas IOG) aujourd'hui et un autre demain.
7eme
question : Ce qui manque à Uguta-Toosa et son
Président c'est le manque de communication et le manque
de notoriété vis à vis des Djiboutiens (toutes
ethnies confendues) et le nom qui devrait être plus facile
à retenir (FRUD, UMP, PRD...) et surtout qu'il y ait des
membres de toutes ethnies confondues de Djibouti (Afars, Arabes,
Somalis, pourquoi pas Français. ). Et
que son Président se fasse connaître par son site
Internet, son Programme, et ses stratégies pour le bien
être des Djiboutiens, et que la majorité approuve
ce Programme et Stratégie, d'où l'importance d'avoir
au sein de votre équipe, des Afars, Arabes, Somalis, et
même des Français si vous voulez....
Voila,
J'espère avoir répondu a vos questions, et si vous
en avez d'autre n'hésiter pas, ça me fera un grand
Plaisir. Cordialement,
Gifta
AngelFree
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Bonjour
Cher Ali,
Comment va ' Cela fait un moment que - depuis le forum Afar- que
l'on s'est pas croisé.
Ceci dit, je vais rapidement faire suite à ton questionnaire.
Pour ce qui est des questions 1,2 et 3, à mon avis, vu
la nature du régime et du système en place, tu sais
comme moi qu'il est impossible - juridiquement - d'organiser un
rassemblement de plus de cinq personnes. De ce fait, tout attroupement
public est considéré comme une tentative de rébellion
et réprimé sans ménagement. On l'a vu lors
des législatives de 2003, quand les dirigeants de l'UAD
ont voulu organiser un rassemblement pour dénoncer les
résultats de celles-ci.
Maintenant, il est plus que légitime pour les Afar de manifester
publiquement leur mécontentement face à la politique
discriminatoire vis-à-vis de l'emploi; et je crois qu'une
tentative a eu lieu lorsque les américains en 2003, ont
recruté 3000 personnes pour leur base (tous somalis sauf
quelques Afar). Si les Afar ne montrent pas qu'ils existent, personne
ne le fera à leur place.
Bien sûr que le régime réagira à son
habitude (brutalement). Quant à savoir quel leader
pourra symboliser ce soulèvement à Djibouti, je
vois Ali Aref s'il prend ce rôle au sérieux.
Mais soyons réaliste : au vu de la situation actuelle,
où IOG a pratiquement cadenassé l'espace publique
et détourné à son usage politique personnel
les ressources dont dispose le pays, toute tentative de contestation
pacifique sera étouffée dans l'oeuf et je ne vois
pas quel leader prendra le risque d'affronter IOG, à armes
inégales. A moins que la conjoncture régionale change
en faveurs d'un rééquilibrage des forces en présence,
qui aura une influence certaine sur la situation politique intérieur
de Djibouti.
C'est pour cela que, à mon sens, la contestation politique
afar a toujours été militaire, faute d'alternatives.
Et toute la question demeure : comment créer un
rapport de force politique susceptible de bousculer l'ordre établi
' Quant à la question concernant UGUTA-TOOSA,
dès le départ tu as voulu privilégier l'aspect
"national" du mouvement; mais dans la pratique UGUTA
est sensible à la question afar à Djibouti et son
prolongement dans la région et cela se reflète dans
son discours, que j'approuve totalement; et je pense qu'il ne
faut pas avoir peur de pointer du doigt le "mal djiboutien"
et dire en face les vexations dont sont victimes les Afar, et
cela vis-à-vis de nos amis Issa. Membres somalis et arabes.
Parti de la diaspora ; à renforcer.
Maintenant, il faudra un débat sur le sens à donner
en faveur d'actions initiées de l'extérieur et pouvant
avoir une répercussion à l'intérieur du Pays.
Voilà cher Docteur, ma petite contribution à ton
questionnaire.
Lecteur
(membre du FRUD armé)
------------------------------------------------------------------
Ce
que je pense
Je
pense qu’il faut d’abord partir de la situation telle
que nous la percevons et de l’état d’esprit
des Afar. Marginalisés, appauvris et dépourvus d’un
leader, les Afar donnent aujourd’hui l’image d’une
communauté résignée à son sort. D’une
façon générale, elle ne semble pas prête
à vouloir revivre l’expérience de la guerre
qui l’a profondément meurtrie sans jamais aboutir.
Quoi qu’il en soit, elle est persuadée qu’elle
n’aurait jamais les moyens de soutenir un tel projet. L’important
c’est de vivre en paix, dit-on. Ni l’opinion publique
ni Uguta-Toosa n’étant favorable à cette option,
reste donc la voie des actions pacifiques comme des manifestations
de rue.
A Djibouti, c’est bien connu, les manifestations de rue
aussi pacifiques, soient-elles, sont dans le fait systématiquement
réprimées : utilisations de gaz lacrymogène,
arrestations, passage à tabac au centre de détention
à Nagade et parfois même il y a des morts. Même
si le mécontentement existe dans toutes les communautés,
les gens ne sont pas motivés, parce que ça
laisse un mauvais souvenir sans donner aucun résultat et
l’opposition ne joue pas son rôle.
Il y a un vrai vide de ce côté.
Complètement effacée sur la scène politique,
celle-ci a perdu toute crédibilité. Elle a raté
des rendez vous historiques avec la rue, comme par exemple lors
des fraudes électorales successives, de la hausse des prix
des denrées alimentaires, ou de découvertes de charnier
à Day. Il suffisait qu’elle donne le signal pour
que les gens envahissent les rues. Interrogés à
son sujet les Djiboutiens vous répondent souvent : «
qu’elle est inconnue, parce qu’elle est invisible
et inaudible ». C’est presque un cadeau du ciel
pour le régime en ce qu’elle n’hésite
pas à tenir un discours défaitiste et fataliste
: « le régime prendra fin le jour où le
bon Dieu, le voudra. Nous subissons le châtiment du tout
puissant parce que nous les Afar nous sommes méchants les
uns en vers les autres. »
Mais pour autant il n’est pas recommandé de céder
au pessimisme. La question qui se pose d’abord est de savoir
comment sortir les Afar (les principales victimes) de cette torpeur.
A
mon avis il faudra agir sur deux manettes : La jeunesse et l’ARD.
La jeunesse cristallise la colère. Cela est perceptible
à Arhiba, Tadjourah, et à Obock. Il est possible
de la mobiliser sur la question de l’emploi. Dans ces localités,
la jeunesse confrontée plus qu’ailleurs aux affres
du chômage et aux problèmes scolaires, est livrée
à la débauche.
Gifta
IYYAMALI
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Voilà
rassemblées mes impressions suivantes à tes questions
1)
Oui il est possible d'organiser une manifestation à Djibouti
à condition que l'objet intéresse le pouvoir en
place. Si la manifestation est organisée au nom d'un parti
honni, ni même légalisé, alors je sais pas
comment est-ce possible....
2) A mon avis, seuls le FRUD et l'A.R.D peuvent mobiliser massivement
les gens dans la rue pour peu qu'ils aient la volonté.
3) C'évident:de toute façon,sans une réaction
des Afars,le pouvoir ne bougera jamais...
4) Chez les Afar, je pense plutôt à Noël Abdi
Jean-Paul,très en vue, n'a pas un plan carrière
ni n'a rien à perdre, suivent ensuite chez les Afar, Jean
Marie, Aden Matane du Syndicat, le Sultan de Tadjourah...et ceux
de Gobaad et Rahaita, les jeunes d'Arhiba déçus
du Frud Qagaba.
Chez les Somaliens, paraît-il, les proches de l'ancien président
Hassan Gouled, les déçus d'I.O.G par exemple, l'ancien
ministre de l'intérieur Khairé Allalé Hared.
5) Je ne sais pas qui est le plus populaire ou le plus percutant.
6) D'abord avoir une réprésentation légitime
à Djibouti, casser l'élan où la place qu'occupe
actuellement les Qagaba, axer toute la critique sur le pouvoir,
la corruption, le sectarisme du régime envers les autres
minorités (arabe, gadaboursi, issaks,etc).
- Expliquer que tout le nord du pays est asphyxié économiquement,
aucune infrastructure routière n'existe entre les villes,
pas d'embauche pour les jeunes Afar après leurs études,
les Issa sont favorisés. Discrimination tous azimuts.
Lecteur
(sans étiquette politique)
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Réponse
a la première question : pour
organiser une manifestation, il faut avoir de vrais révolutionnaires
comme Che Guevara et selon lui le droit d'un révolutionnaire
est de faire la révolution,mais nous les Afars nous n'avons
pas des révolutionnaire pour organiser la manifestation
pacifique a Djibouti, prière de contacter vos amis de Djibouti.
(...)
Réponse
à la deuxième question : pour le parti
politique le plus efficace à ma connaissance il n'existe
pas, peut être que le gens ont peur de constituer un parti
politique légal.
Réponse
a la troisiemes question: l'homme politique ou les hommes
politiques qui ont le plus d'influence sont Mahamoud ali youssouf
et Jean Marie le president de FRUD et le 3eme est Daher ahmed
farah malheureusement il est a Bruxelles.
Réponse
a la 4eme question : les Afar seront prêts à
manifester derrière un homme politique intrepide afar mais
il ne se trouve pas à ma connaissance
Reponse
a la 5eme question : ce qui manque à uguta toosa
la présence de ses membres et le siège à
djibouti.
Réponse à la 6eme question : les
personne qui peuvent susciter la réaction à djibouti,
côté afar Ahmed youssouf, ancien president de UAD,
et Aicha Roble, l'ex- ministre, côté issa, I'am sorry.
cordialement.
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Mohamed W.
1) impossible d'organiser des manifestations pacifiques sauf pour
le pouvoir
2) Aucun parti ne peut organiser des manifestations sauf le parti
au pouvoir
3) inexistant.
4) non, et aucun homme.
5) j'ignore.
6) non, aun homme.
7) informer sur les evenements nationaux, faire apparaitre le
journal de l'ARD : "la Realité"
9) j'ignore.
M.
Warsama
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Je pense qu'il est toujours possible
de faire de la politique à Djibouti
1)
Oui il est possible d'organiser une manifestation à djibouti
mais les djiboutiens sont difficiles à mobiliser après
11 heures du matin à cause de Khat.
2) Je pense que l'ARD avec les autres membres de l'UAD peuvent
organiser une manifestation.
3) Non je ne pense pas que la réaction du pouvoir sera
violente mais le chômage ne touche pas que les Afar, 60%
de la population active est au chômage à Djibouti,
le thème de l'emploi peut être mobilisateur.
4) Il est difficile de répondre à cette question
mais je pense à Ahmed youssouf et Guedi Hared peut être
Ali aref si il reprend la main.
Ces personnalités politiques peuvent mobiliser, et peut
être plus particulièrement le retour d'Ali Aref en
politique peut déclencher une réaction populaire
surtout chez les Afar.
5) je crois que UGUTA a deux handicaps majeurs
- L' éloignement géographique , loin du terrain
politique sans relais efficace à djibouti
- Son nom afar ou somali exclu les autres membres de la famille
djiboutienne, en particulier la communauté arabe de djibouti.
Par ailleurs le français et l'arabe sont deux langues officielles
du pays.
Lecteur
(sans étiquette politique)
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11.
VOUS LAISSERIEZ-VOUS AVOIR CETTE FOIS- CI (2011)
PAR LES PROPAGANDISTES DE RPP '
Piège
posée par les Rppistes aux Djiboutien(ne)s. Depuis
31 ans, les Djiboutien(ne)s vivent sous un régime dictatoriale
!
Le
gouvernement de Gouled comme celle d’Ismaël Omar Guelleh
aujourd’hui, a réduit leur Peuple à la misère.
Dans
la Capitale plus de la majorité de la population demeure
sans emploi et plus de 500.000 Djiboutien(ne)s restent sous le
seuil de la pauvreté, c’est-à-dire sans aucune
couverture médicale ainsi guetté(e) par l’insuffisance
alimentaire, donc confronté(e)s tout simplement à
la misère.
La
Capitale est devenue le nid de l’insécurité
ou le mal-être pousse les filles à la débauche,
les jeunes à se droguer, les hommes à s’exiler
et les personnes âgées à se souhaiter à
quitter ce monde pour aller à l’au-delà.
Bref,
le désespoir règne dans notre pays !
Actuellement,
le Président sortant Ismaël Omar Guelleh, se porte
candidat (à sa propre succession ') pour briguer
un troisième mandat pour 2011, en violant la Constitution.
Avec
sa Police Politique, Guelleh célèbre son 10è
anniversaire, bilan catastrophique avec un tableau noirissime.
Dix
années d’échec au niveau de la Politique Interne
:
1°) Education
2°) Santé
3°) Justice
Et
de la Politique Externe, avec un bilan lourd, dans un
conflit frontalier (RAS-DOUMERA) qui a opposé
notre pays à l’Erythrée.
31
ans de mal-gouvernance et de mal-gérance d’un petit
pays de 700.000 Habitants, qui pourrait de part son placement
géostratégie devenir le DUBAI d’AFRIQUE.
C’est
digne d’une dictature de s’investir dans les grands
travaux, comme les routes et les ponts ou construire des Ecoles
sans instituteurs ou institutrices ou dans les Universités
sans Professeur(e)s.
Bref, notre pays est devenu un PANIER AUX CRABES !!!
Alors
que doivent faire les Djiboutien(ne)s pour ne pas se laisser (re)avoir
cette fois-ci (Pour 2011) par les pièges posées
par les propagandistes de RPP et sortir de ce panier aux crabes
'
Pour
lutter contre le cuisinier qui va les achever, les crabes qui
se trouvent dans le panier doivent non pas se bouffer entre eux
(puisqu’ils seront tous tués) mais prendre conscience
de la situation et trouver une stratégie commune afin de
sortir de cette situation qui leurs est défavorable.
Et
bien, la première de chose pour les Djiboutien(ne)s seraient
de prendre conscience de la gravité de la situation qui
prévaut dans notre pays c’est-a-dire, la misère
sociale, les injustices que le peuple subissent en permanence,
les inégalités persistantes ainsi que les violations
des Droit de l’Homme.
La
deuxième étape après cette conscientisation,
consiste à, avoir confiance en soutenant les résistants
poussés à l’éxil malgré eux,
qui ont formé des partis comme Uguta-Toosa, MRD, G.E.D,
A.R.D, P.D.D et qui osent se lever en dénonçant
les injustices mineures ou majeures, pour instaurer ou restaurer
l’Etat de Droit, la Démocratie et les Libertés
réprimandées sous le régime autoritaire de
Guelleh.
Pour
conclure, il temps de prendre conscience que nous les Djiboutien(ne)s
depuis 31 ans, nous nous trouvons dans un panier comme des crabes
dont les poignets étaient hier dans les mains de Gouled
et aujourd’hui, dans les mains de Guelleh.
Evitons
de (re) tomber cette fois-ci dans les pièges des propagandistes
de Rpp !!!
Ali Ahmed-Hamadou
Répresentant de Uguta-Toosa en Belgique
UGUTA-TOOSA, mai-juin 2009
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12.
BILAN
DE DIX ANS DE POUVOIR
DE M. ISMAEL OMAR GUELLEH (IOG) |
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(PARTI
DJIBOUTIEN POUR LE DEVELOPPEMENT
Siège social : Q 5, Bld 18, M 33. Boite postale : 892Tél
: (253) 82 28 60République de DjiboutiCourriel: mdc.alfim@yahoo.fr
)
Après dix ans de pouvoir de M. Ismaël Omar
Guelleh, nous découvrons ses deux personnalités
:
Sa
1ère personnalité : un Ismaël qui,
avec son laisser-faire, a conduit le pays à l'anarchie.
Par son incapacité à le diriger, il y a laissé
s'installer l'impunité totale et à tous les niveaux,
l'insécurité croissante dans la capitale. Actuellement
personne n'a l'autorité sur l'autre et chacun fait ce qu'il
veut.
Sa
2ème personnalité : un Ismaël qui,
pour cacher son incapacité à diriger le pays, se
montre autoritaire en verrouillant l'espace démocratique,
en personnalisant le pouvoir à l'extrême, en s'appropriant
l'Etat, en monopolisant les médias qui ne diffuse que les
propagandes mensongères du pouvoir. A écouter la
radio et la télévision de Djibouti, on se croirait
se trouver dans un pays de l'ex-bloc soviétique.
Pour
son 10ème anniversaire, IOG a organisé, par le biais
de son parti, une mobilisation des agents des services publics
et d'autres corps de l'Etat y compris leurs familles mais elle
a été un échec dont lui-même ne s'y
est pas trompé.
Son
but était de lui lancer un appel pour son éventuel
3ème mandat. Malheureusement pour lui, les Djiboutiens
se rendent comptent aujourd'hui que IOG peut faire basculer le
pays dans l'anarchie complète, dans les deux ans qui lui
restent encore pour terminer son 2ème mandat, à
cause de son incapacité à le diriger.
A l'occasion
de cet anniversaire, IOG a prononcé, en langue somali,
un discours dans lequel il a vanté ce qu'il a réalisé
pendant ces dix ans. Cependant, on peut scinder en deux parties
ces réalisations :
1er
: les infrastructures portuaires
2ème : réalisations dans les autres domaines
I-
D'abord, en tant que Chef de l'Etat, signataire des accords avec
les Etats étrangers, il peut parfaitement revendiquer ces
réalisations même s'il n'en est pas l'initiateur.
Mais en ce qui concerne les infrastructures portuaires, le palme
revient à un grand homme d'affaires, Monsieur Abdourahman
Boreh qui l'a introduit auprès des Etats Arabes Unis et
qui a largement contribué au développement de son
pays avant son embrouille avec IOG dont on ignore les raisons.
Ce qui est sûr, ce que cette disgrâce aura des conséquences
néfastes sur les investissements ultérieurs des
étrangers.
Quant
à l'amélioration de la situation économique
de ces dernières années, ce n'est nullement due
à sa gestion, mais plutôt grâce au développement
de l'Ethiopie. Plus l'Ethiopie sera développée,
plus notre pays va récolter des ressources financières
importantes que tout gouvernement soucieux de son peuple, pourrait
les leur redistribuer équitablement.
II-
Les autres domaines qu'il a évoqués dans
son discours en des termes glorieux tels que la santé,
l'éducation, l'unité, l'égalité, la
justice, la démocratie, l'Etat de droit, la sécurité,
la voirie, là c'est vraiment se moquer des populations
Djiboutiennes qui vivent quotidiennement les dégradations
de ces services et qui en souffrent. On peut même dire qu'il
méprise le peuple Djiboutien.
La
réalité dans chacun de ces domaines est la suivante
:
Egalité
: sur ce point on peut démentir IOG rien qu'avec les chiffres
des agents de l'Etat à l'appui. Depuis son arrivée
au pouvoir les Djiboutiens ne sont pas égaux devant les
lois du pays. Pour preuve, l'expulsion des Djiboutiens dont la
djiboutiennité n'est pas contestée vers un pays
étranger (YEMEN) pour le seul motif d'être famille
d'un témoin alors que si elle était coupable, c'est
la loi Djiboutienne qu'il fallait leur appliquer.
L'emploi
reste inaccessible pour certains si on n'appartient pas à
la bonne famille, de plus en plus cette pratique est devenue la
règle.
Unité
: c'est l'absence de l'unité qui a déclenché
le premier conflit civil. IOG, au lieu de la favoriser, il agit
dans le sens contraire. Notre souhait, c'est de voir se réaliser
cette unité mais il a même refusé d'appliquer
l'accord de paix qu'il a signé devant l'opinion internationale.
Actuellement, ce n'est pas la préoccupation de IOG de chercher
l'unité des Djiboutiens. Au contraire, il applique parfaitement
le fameux dicton « diviser pour régner ».
Insécurité
: elle est croissante dans la capitale. Depuis quelques
mois, tous les soirs, les quartiers se jettent des pierres, des
bandes organisées attaquent des passants avec des armes
blanches ou autres bricoles meurtriers. Les forces de maintien
de l'ordre, affaiblies par IOG pour renforcer sa garde républicaine,
sont pour l'instant, incapables d'endiguer ce phénomène.
Santé
: le seul grand hôpital du pays est devenu un mouroir. Tout
en sachant son état réel, lors de l'émission
« GROS PLAN » du11-03-2005, IOG s'est permis de dire
que la santé va bien. Par là, il montre son vrai
visage, il n'a aucun respect pour le peuple. Aussi, il a supprimé
l'alimentation des malades depuis son arrivée au pouvoir.
C'est
incroyable mais vrai.
Pourtant
la Coopération Espagnole a construit, au sein de l'hôpital,
un bâtiment avec des équipements de cuisine flambant
neufs mais il reste fermé avec ces matériels qui
rouillent à l'intérieur. Aujourd'hui, ce n'est pas
par manque de moyens financiers que le pouvoir ne fournit pas
des nourritures aux malades puisque dans le cadre de lutte contre
le sida, le ministère a reçu, en plus de dotation
du budget national, plusieurs dizaines des millions de us dollars,
avec lesquels il préfère acheter des véhicules
tout terrain servant souvent à des besoins personnels.
Même les malades atteints de sida ne reçoivent pas
des nourritures de la part du gouvernement mais c'est le PAM qui
les leur fournit.
Pars
ailleurs, les médicaments offerts pourtant gratuitement
par tous les pays amis et par des organisations internationales
(OMS, UNICEF, USAID, France') devaient largement suffire aux besoins
de la population mais malheureusement ils disparaissent aussitôt
livrés et les pauvres malades doivent les acheter aux pharmacies
de la place. Il arrive très souvent que la plupart de ces
malades, par manque de moyens ne peuvent se les procurer.
Dans
sa publication du 22 avril, l''ARDHD a mis en ligne, sur son site,
le rapport de l''inspection générale des finances
qui a contrôlé le central d'achat des médicaments
de l'hôpital général Peltier et du centre
de Daral-Hanane. Même les inspecteurs ne s'y sont pas retrouvés
tellement que la gestion des médicaments est opaque. (Lien
avec l'article)
.
De plus, depuis la nomination de l'actuel Ministre de la santé,
la situation s'est aggravée par l'imposition de règlement
immédiat des frais de soins qui sont passés de 600
Francs Djibouti (2,4 euros) à 2500 FD(10 euros) pour être
admis uniquement au service d'urgence. Aussi, tous les actes médicaux
sont devenus payants tels que la radiologie, dialyse (15000fd),
etc'.
Il
est en train de l'imposer à l'Hôpital de la coopération
italienne qui, jusqu'à présent, soignait gratuitement
les pauvres. Aujourd'hui, la pauvreté ayant gagné
du terrain, presque 90% de la population qui ne peuvent pas s'acquitter
des frais de soins lesquels n'existent même pas. La santé
n'existe que par le nom bien que la coopération française
et les autres bailleurs de fonds aient construit ou en cours de
construction plusieurs bâtiments neufs au sein de l'hôpital
général Peltier où le manque de spécialistes
est criant.
Par
ailleurs, le centre de formation du personnel de santé
qui, lors de sa création, offrait une formation de qualité,
a vu ses moyens diminués et les stagiaires non motivés
à cause de la diminution de leurs bourses mensuelles qui
sont passées de 75000 FD (300 euros ou 400 us dollars)
à 15000 FD (60 euros ou 80 us dollars).
Même
ces derniers montants ne leur sont pas versés régulièrement.
C'est
l'ensemble du personnel de la santé qui est découragé
à cause de la détérioration de ses conditions
de travail et des salaires dont les indemnités de garde
ont été supprimées. (*)
Education
: Les enseignants sont découragés à
la base lors de leur formation à l'Ecole Normale. C'est
ainsi que les salaires des normaliens sont passés de 80000
FD (350 euros ou 420 dollars US) à 15000 FD (65 euros ou
78 dollars US) qui ne couvrent même pas leurs frais de transport.
Quel résultat à attendre d'un enseignant délibérément
démoralisé par le pouvoir. Aussi la politique de
répression contre les enseignants revendiquant leurs droits,
a fait fuir à l'étranger nos cadres de grandes valeurs.
Les dernières réformes de l'enseignement conduisent
plus à son rabais qu'à sa modernisation. Elles n'amélioreront
pas la formation de nos futurs cadres dans le cadre du développement
de notre pays. Les dirigeants inscrivant leurs enfants dans des
écoles et lycées privés.
Nous
constatons aussi que l'université, créée
à la hâte pour des raisons électorales, manque
d'équipements nécessaires à son bon fonctionnement.
Cela ne nous étonne guère car c'est dans l'habitude
de ce pouvoir de créer quelque chose mais toujours sans
prévoir les crédits pour son fonctionnement. Alors,
sans moyens, cette université reste une bombe à
retardement. Déjà, le Ministre de l'éducation
a imposé des frais d'inscriptions élevés
que la majorité des étudiants ne peuvent payer.
Ce qui a conduit à une grève des étudiants,
en Janvier et Février 2007, qui a été sévèrement
réprimée par le pouvoir qui ne connaît que
la force à la place du dialogue. L'attribution des bourses
étant limitée, seuls les étudiants dont les
parents ont les moyens peuvent aller faire leurs études
à l'extérieur du pays.
Récemment,
le Ministre a supprimé les indemnités de logement
à tous les directeurs des établissements sans distinction
entre ceux qui sont logés et ceux qui n'en sont pas, certains
d'entre eux auraient présentés leur démission.
Les salaires des enseignants sont ramenés au niveau de
ceux qu'ils percevaient en 1982, alors que le coût de la
vie est, entre temps, quadruplé.
Voirie : Entre Janvier 2003 (3400 B) et Février
2009 (4300 B), l'Etat a acheté presque 800 véhicules
immatriculés en série B, réservés
uniquement à l'administration générale et
environ 100 pour l'armée, la gendarmerie, pour une valeur
de 4,5 milliards FD (14 millions d'euros ou 18,2 millions de dollars
US). Parmi ces 900 véhicules, il n'y a aucun véhicule
utilitaire tels que de bennes de ramassage des ordures, d'ambulances,
de citernes d'eau qui font d'ailleurs un grand défaut dans
les districts de l'intérieur. Cependant, les rues de la
Capitale sont bondées d'ordures par manque des camions
de ramassage, des malades meurent dans les villages reculés
à l'intérieur du pays par manque d'ambulances. Pourtant
ce service et celui des travaux publics étaient, jusqu'au
milieu des années 90, le fleuron de l'administration qui
avec l'arrivée au pouvoir d'IOG, ont rendu l'âme.
Pour constater, il suffit de rendre visite à leur dépôt
respectif. Cela nous montre que l'Etat a démissionné
de ses obligations et que le peuple subit quotidiennement cette
dégradation.
Heureusement,
les rues de la capitale et la route nationale numéro1 sont
réhabilitées par l'Union Européenne qui attribue
directement les marchés, par appel d'offre, aux sociétés
européennes compétentes et au nom des Djiboutiens,
nous leur sommes reconnaissants.
Electricité
: ces dernières années, la direction de l'EDD a
acheté plusieurs groupes avec des emprunts contractés
auprès des fonds arabes ou d'autres banques mais les coupures
de plus en plus longues continuent.
Les institutions républicaines, telles
que la police, l'armée et la gendarmerie, plusieurs fois
transformés par IOG pour les affaiblir afin de créer
sa propre garde républicaine qui a juré sur le livre
de Coran à défendre sa personne et non les institutions
du pays. Le crédit alloué à ce corps pouvait
bien être utilisée à réduire la pauvreté
au lieu de quémander d'autres fonds auprès de la
Banque Mondiale et des pays amis. Cependant, IOG recrute de nouveau
pour augmenter l'effectif de sa garde républicaine qui
ne respecte personne : ni les officiers d'autres corps, ni les
Ministres, ni les députés et encore moins les simples
citoyens. Cette augmentation d'effectif génère ainsi
des dépenses supplémentaires inutiles au détriment
des contribuables.
L'administration
: est actuellement inexistante, il n'y a plus d'écrit,
tout est devenu verbal. Cela peut permettre aux auteurs de détournement
des deniers publics de ne pas laisser des traces. De plus, les
documents administratifs ne sont plus classés et les responsables
font disparaître délibérément les archives.
Nous nous trouvons exactement dans la même situation que
la Somalie pour ce que l'on peut appeler un non Etat et une non
Administration. La seule différence avec ce pays, ce qu'il
y a, à Djibouti, un gouvernement « légal ».
Investi le 7 Mai 2005 pour son second mandat, IOG, dans une interview
accordée à un journal spécialement paru le
8 Mai, a déclaré que l'Administration n'était
pas sa priorité. C'est inquiétant pour l'avenir
de notre pays. Son prédécesseur et lui ayant tout
recopié sur l'ancien régime du feu SYAD BARREH de
la Somali, IOG a déjà réussi, après
dix ans de pouvoir sans partage, à installer l'anarchie
dans le pays (insécurité totale, impunité
pour tous les proches du régime, accélération
des exclusions d'autres communautés nationales, les ordures
qui trainent dans toutes les rues, pas de soins, pas d'administration,
pas de service public, enseignement à rabais etc...).
Le
service public est aussi inexistant, chacun s'appropriant le domaine
dont il est le chef. Chaque Directeur ou Chef de service a mis
un vigil ou un policier devant la porte de son bureau et les administrés
n'y ont plus accès, donc ne peuvent plus résoudre
leurs problèmes quotidiens. Ce qui compte pour eux, c'est
comment monnayer leur service pour s'enrichir trop vite par le
silence délibéré de IOG.
La
justice est réduite au silence et reste sous l'ordre d'IOG.
Cette mainmise sur la justice n'encourage pas les investisseurs
étrangers à s'installer à Djibouti contrairement
aux discours d'IOG faisant souvent référence au
secteur privé. Aussi, il y a risque que ce manque de justice
puisse conduire, un jour, les citoyens à se faire justice
eux-mêmes.
Le
Trésor Public est dépouillé de ses fonctions
initiales. Des circuits parallèles ont été
créés. Des inondations et de petits incendies suspects
font apparition de temps à autre.
Les
biens immobiliers de l'Etat, abandonnés, tombent en ruine
par manque d'entretien. D'autres sont cédés aux
proches et aux amis d'IOG.
La
cession douteuse de la résidence « LES MOUETTES »
(16 appartements) propriété de l'Etat, à
une société MKL Comesa Ltd transformée aujourd'hui
en hôtel de grand luxe « Hôtel Impérial
» dans lequel certains proches du Président auraient
des intérêts. Aussi, les dépôts se trouvant
derrière le « café de la gare » qui
appartenait à l'Etat, auraient été cédés
à un très proche d'IOG et un grand immeuble y est
construit.
La
constitution du pays est mise au placard. Toutes les lois sont
bafouées. IOG les fait adopter, tout juste, pour se donner
une image à l'extérieur. Par la suite, il ne respecte
aucune.
La
démocratie et les droits de l'Homme : IOG ne les connaît
pas. Pour lui, ce sont les affaires des pays occidentaux. Il fait
ce que lui semble bon de son peuple.
C'est
plutôt pour cacher sa faiblesse à diriger le pays
qu'il a choisi le laisser faire. Il compte plus sur la force mais
tout le monde sait la fin d'un régime basé sur la
force. Tôt ou tard, il finit toujours par la destruction
du pays. Récemment, lors de la grève des employés
du Port de Djibouti en Septembre 2005, il a montré qu'il
n'etait prêt à faire l'ouverture démocratique.
Et
même courant Mars 2006, il a fait arrêter, sans motif,
des dirigeants syndicaux qui se sont rendus en Israël pour
une formation sur l'invitation d'un syndicat de ce pays. Et le
01Avril 2006, une délégation conjointe de la F.I.D.H
et C.I.S.L a été refoulé de l'aéroport
et renvoyé par le même vol, et le 04 Avril le Représentant
du B.I.T., légalement entré à Djibouti, a
été arrêté arbitrairement et expulsé
du territoire dans 24 heures. IOG ne respecte aucune convention
internationale ni traité, même ratifié soit-il
par la République de Djibouti dont il est chef de l'Etat.
En
février 2004, IOG avait promis à la mission des
parlementaires européens qu'il allait entreprendre certaines
réformes permettant le mode des élections législatives
et le respect de la transparence électorale. A ce jour,
ces promesses n'ont pas été tenues, bien au contraire:
o empêchement de toute action légale et pacifique
de l'opposition.
o confiscation des matériels du seul journal considéré
comme voix de l'opposition en Février 2007
o arrestation et condamnation le 18 Mars 2007 du Président
de la ligue des droits humains (LDDH) pour avoir rendu public
deux affaires réelles mais dérangeant IOG.
o dissolution arbitraire d'un parti d'opposition "Mouvement
pour le Renouveau et le Développement MRD"en Juin
2008.
Il a même fermé les portes de la timide ouverture
démocratique obtenue en 1992 après le conflit civil.
Les médias : la loi sur la liberté de la presse
de 1992 reste en suspens à ce jour.
Bien qu'il soit public sur texte ils restent uniquement au service
du parti au pouvoir et de son chef. Il ne diffuse que des propagandes
mensongères du gouvernement. C'est ainsi qu'il n'y a pas
de semaine où le pouvoir n'organise pas un atelier ou séminaire
sur tel sujet ou domaine tout juste pour faire croire à
la population que le gouvernement travaille et organise quelque
chose dans l'intérêt du pays. En réalité,
toutes les propositions ou recommandations faites lors ces réunions
ne sont jamais mises en application et très souvent, elles
ne franchissent pas les portes des salles de réunion. Et
pourtant, leur application aurait pu changer ou faire avancer
quelque chose.
Par
ailleurs, ce qui est douteux, c'est l'attitude des bailleurs de
fonds qui continuent à financer ces genres d'ateliers ou
séminaires à fonds perdus puisque les propositions
retenues ne sont jamais mises en application par le gouvernement.
Cela
sert plutôt comme publicité pour le pouvoir avec
la complicité de ces organismes.
Les
partis d'opposition n'ont pas accès à ces médias
qui restent le domaine privé d'IOG. Parfois, il se fait
champion des insultes envers l'opposition ou toute personne critiquant
le régime.
· Le pouvoir législatif est réduit au rôle
d'une chambre d'enregistrement. Parfois, il va même plus
loin que l'exécutif pour montrer au chef, à savoir
IOG, son dévouement par peur de se voir lever l'immunité
parlementaire sur simple coup de téléphone et les
jeter en prison. Cela est déjà arrivé à
certains députés ou anciens Ministres qui ont osé
contester certaines pratiques d'IOG, alors Chef de Cabinet du
Président GOULED. Ils se sont retrouvés derrière
les barreaux pour six mois.
Certains
Ministres sont à la fois membres du gouvernement et de
l'assemblée nationale.
La corruption est généralisée et l'impunité
a atteint tous les niveaux depuis l'arrivée au pouvoir
d'IOG en 1999.
Sur tous ces points ci-dessus, Monsieur Ismaël Omar Guelleh
a menti au Peuple Djiboutien lors de son discours prononcé
le 09 Avril 2009 à l'occasion de son 10ème anniversaire
au pouvoir.
Mauvaise
gestion des deniers publics
D'abord,
nous remercions les investisseurs des pays arabes qui ont mis
les moyens appropriés à notre port avec des équipements
modernes.
Aussi,
le développement de l'Ethiopie a été un facteur
déterminant pour notre économie et a apporté
des ressources financières importantes à l'Etat
en plus des montants versés annuellement par la France
et les Etats-Unis pour leur base respective, mais malheureusement
les populations n'en profitent pas à cause de la mainmise
d'IOG sur les biens de l'Etat et elles ne cessent de s'enfoncer
dans la misère. Il a transformé l'Etat en une propriété
privée et malgré ces ressources financières
disponibles, il maintient le peuple dans la misère pour
qu'on l'obéisse plus.
Le
budget national est passé de 35,2 milliards FD (15304 millions
d'euros ou 183,65 millions de dollars us) en 1999 à 75,3
milliards de FD (301,2 millions d'euros ou 391,56 millions de
dollars US) en 2009.
L'accroissement
est donc de 40,1 milliards FD (160,4 millions d'euros ou 208,52
millions de dollars US), les recettes du port et de l'aéroport
géré par DUBAÏ n'y sont pas incluses.
Après
déduction des dépenses de personnel qui s'élèvent
à 21 milliards FD (84 millions d'euros ou 109,2 millions
de dollars US) selon le budget national et les dépenses
d'investissement de 9 milliards FD (36 millions d'euros ou 46,8
millions de dollars US), le reste devrait être utilisé
pour les services administratifs mais malheureusement ces derniers
n'ont même pas le minimum pour fonctionner correctement.
Aussi,
les aides en nature fournies par les pays amis ne sont pas épargnées
de détournement. Au lieu de les distribuer aux plus nécessiteux,
elles sont parfois vendues au Port de Djibouti. Depuis l'arrivée
au pouvoir d'IOG, c'est la Présidence qui les reçoit
à la place de l'organisme (O.N.A.R.S.) crée à
cet effet. Ce qui est sûr, les réels bénéficiaires
(les pauvres) auxquels ces aides sont destinées ne les
reçoivent pas. C'est ainsi qu'IOG veut réduire la
pauvreté en fermant les yeux sur la disparition des aides
en nature destinées aux pauvres qui ne cessent de s'enfoncer
dans la misère.
Bref,
le constat que l'on peut faire de la gestion des deniers publics
par IOG est le suivant : plus l'argent rentre, plus la pauvreté
augmente sous ce régime. Aussi, il est bien clair que M.
ISMAEL OMAR GUELLEH a sa propre vision de ce qu'est un Etat moderne
qu'il gère aujourd'hui comme une société
unipersonnelle et l'Etat c'est LUI. Il a mis au grand jour son
mépris pour le Peuple Djiboutien et son incompétence
à gérer les affaires de l'Etat.
Il
est seulement content d'être arrivé à la Présidence
de la République par tous les moyens sans savoir, cependant,
la responsabilité exacte qui lui incombe en tant que CHEF
de l''ETAT. Pour preuve, le 23 octobre 2007, il a expulsé
vers le Yemen des citoyens Djiboutiens depuis cinq générations
et lors de son entretien à la chaîne de France 24,
il a justifié cette expulsion pour leur sécurité
alors qu'en tant Chef de l'Etat c'est à lui qu'incombe
leur protection.
Aussi,
il a organisé une manifestation anti- française
pour une affaire de justice le concernant personnellement, confondant
ainsi ses affaires personnelles avec les relations d'Etat à
Etat.
Pour
lui, la politique, c'est l'art de mentir et de s'enrichir au détriment
du peuple dont il est censé avoir la responsabilité,
de fêter à la moindre occasion avec les deniers publics
sans limite. Il est même devenu expert pour faire le contraire
à 100% de ses discours.
Par
ailleurs, lors de son accession à la tête du pays
en Avril 1999, le journaliste au mensuel Africasia, M. SAVANAY
MAMADOU SALIOU avait publié dans son numéro de Mai
1999 un article dont le titre s'intitulait « la déraison
au pouvoir » et qui se terminait par la question suivante
: « est-ce que l'ancien policier saura-t-il devenir chef
d'Etat ' ».
Aujourd'hui,
nous pouvons répondre à cette question sans hésitation.
Monsieur ISMAEL OMAR GUELLEH a raté sa transformation du
policier à un homme d'Etat. Il pratique seulement la stratégie
politico-policière qui consiste à contrôler
les populations, par le quadrillage, par des milices de quartier,
sous forme d'associations et d'ONG financées par le pouvoir
à partir des aides internationales détournées.
Sa radio( RTD) ne cesse de diffuser quotidiennement des propagandes
mensongères et on se croirait se trouver dans l'un des
pays de bloc ex-soviétique
Il
est donc resté policier avec le titre de Chef de l'Etat.
ELECTIONS
SOUS CE REGIME DEPUIS LA TIMIDE OUVERTURE DEMOCRATIQUE
Pour
comprendre la réserve de l'opposition vis-à-vis
de ce pouvoir, nous rappelons les différentes échéances
électorales qui ont lieu à Djibouti depuis la timide
ouverture démocratique de 1992.
· Elections législatives du 18-12-1992 : les partis
d’opposition y ont participé mais, à partir
de 17 heures, la police et gendarmes auxquels l'ordre a été
donné par le pouvoir, ont expulsé les délégués
de l'opposition des bureaux de votes. Par la suit les urnes ont
été bourrés des bulletins de la liste du
parti au pouvoir qui s'est attribué les 65 sièges
que compte le Parlement.
· Election présidentielle de Mai 1993 : les partis
d’opposition y ont participé mais le même scénario
qu'en 1992 s'est reproduit. HASSAN GOULED a été
proclamé élu. Par ailleurs, la fraude lors de cette
élection a été reconnue par le Ministre de
l’intérieur de l'époque passé à
l'opposition à partir de 1996.
· Elections législatives du 18-12-1997 : même
scénario quen 1992.
· Election présidentielle du 09-04-1999 : les partis
d'opposition ont présenté un candidat unique mais
nous avons assisté au même scénario que les
années précédentes. Cette fois, c'est l'ami
de longue date d'IOG, général de la police, feu
YACIN YABE qui avait regretté l'expulsion des délégués
de l'opposition pour faire élire son ami à la Présidence
de la République.
· Elections législatives du 10-01-2003 : la coalition
des quatre partis d'opposition créés en Octobre
et Novembre 2002 a participé et obtenu 45% des suffrages
selon le gouvernement mais en réalité nous avons
obtenu plus de 50% malgré la rétention des cartes
électorales, le refus de délivrance des cartes aux
jeunes qui se sont inscrits au premier trimestre de 2002, soupçonnés
de sympathie pour l'opposition, et la distribution massive des
ordonnances aux partisans du pouvoir. Aussi l'armée est
intervenue dans les districts de l'intérieur pour expulser
les délégués de l'opposition. Par la suite,
le pouvoir qui détient l'appareil de l'Etat et contrôle
le média par lequel il diffuse les résultats des
bureaux de vote, parfois en inversant en sa faveur les chiffres
obtenus par la liste adverse, a annoncé la victoire du
parti d'IOG qui s'est attribué les 65 sièges. Tout
en sachant que la justice est sous son ordre, nous avons fait
un recours auprès du Conseil Constitutionnel mais il a
donné raison au parti au pouvoir comme on s'y attendait.
· Election présidentielle du 08-04-2005 : l'opposition
s'est abstenue par manque de transparence qu'elle avait demandé
depuis Avril 2003. Les électeurs ont respecté son
mot d'ordre et ils ne se sont pas déplacés.
· Elections régionales et communales du 10-03-2006
: depuis Juin 2005, nous avions adressé des correspondances
au Président de la République et au Ministre de
l'intérieur pour reporter ces élections et procéder
d'abord au recensement de la population et par la suite faire
des réformes nécessaires pour la transparence électorale.
Passant outre nos propositions, le gouvernement a maintenu cette
échéance.
Dans
ce cas, l'opposition a choisi de les boycotter pour ne pas encore
cautionner un régime anti-démocratique. Après
le refus des partis d'opposition d'y participer, IOG a lancé
une compétition entre les cinq partis composant son alliance
(union pour la majorité présidentielle « UMP
»). Comme d'habitude, il n'a pas hésité à
frauder ses propres partisans qui s'en sont plaints et ont déposé
le recours auprès du Conseil Constitutionnel.
Au
premier tour, le taux d'abstention a dépassé les
70%, confirmé à la télévision par
le Président d'un parti de la mouvance présidentielle
qui a participé à ce scrutin. Et même, le
Président d'un autre Parti de l'alliance UMP a reconnue
que tant que la COMMISSION ELECTORALE NATIONALE INDEPENDANTE ne
sera pas instituée, il n'est pas possible de faire avancer
la démocratie à Djibouti.
Au
second tour, l'abstention a même dépassé les
80%.
Enfin,
les partis faisant partie de l'union pour la majorité présidentielle
se sont partagés les sièges en passant outre les
résultats annoncés officiellement. Donc, en fin
de compte ils ont agit comme s'il n'y a pas eu d'élections.
De
ce scrutin nous tirons deux enseignements :
· 1-Que l'opposition a eu raison de les boycotter.
· 2-Qu'IOG n'est pas du tout prêt à accepter
l'ouverture démocratique.
Jusqu'aux élections du 10 Janvier 2003, l'opposition a
voulu faire avancer la démocratie dans notre pays en participant
presque à toutes les élections, même si la
transparence n'était pas assurée. Ne voyant aucune
amélioration de la part du pouvoir, au contraire constatant
le retour au système du parti unique, elle a refusé
de jouer le rôle des figurants jusqu'à présent
pour légitimer un pouvoir anti-démocratique. Ainsi,
le refus de remboursement de la caution de 32,2 millions FD (141300
euros ou 169560 dollars US), déposée lors des élections
législatives
Du
10 Janvier 2003, n'a pas encouragé d'éventuels candidats
à se présenter lors de l'échéance
de Février 2008. C'est ce que cherchait IOG pour avoir
encore une assemblée monocolore qui lui permettrait d'amender
la Constitution pour briguer un troisième mandat.
Conclusion:
Dans
une région déjà troublée, notre pays
connaît une stabilité fragilisée par les exclusions
massives, l'incapacité de IOG et l'insécurité
croissante de ces derniers mois dans la capitale et au Nord. Pour
sauver cette stabilité fragile, il faut une alternance
pacifique.
Avant
de songer au 3ème mandat, IOG doit savoir que meme dans
les deux ans qui lui restent, le pays risque de basculer dans
l'anarchie complète à cause de son incapacité
et son injustice.
Nous
demandons donc au Président de la République de
respecter, dans l'intérêt du pays, la constitution,
la charte de l'union africaine relative à la démocratie,
aux élections et à la gouvernance qui interdit toute
modification de la constitution, et puis ses engagements pris
lors de son interview à l'hebdomadaire « Jeune Afrique
» en Février 2008.
MOHAMED DAOUD CHEHEM.
Président du P.D.D
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13.
QAFAR RAKAAKAYAK NEE YOOFE XAAGU
(News from afar
national et national State)
More
than 5 afar unarmed civilians have been killed by Issa bandits
for 17 hours ago in ALALÔBADD not far from Logya village.
This shows how the situation is dangerous for the citizens of
the Afar Regional state. Instead of publishing a number of anonymous
press releases here and there on the websites, the Afar front
which issued the publication should show the Afar society that
it is an alternative that can guarantee the Afar civilians the
much needed security and defend the sovereignty of the hardly
gained Afar state.
This what OLF did in places like Bordodde, Maqiiso etc. there
Issas made life unbearable for oromo civilians.
H.
O.M.
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14. Ce sont nos silences qui ont créé
leurs faiblesses (FreeDjibouti)
http://afraissas.over-blog.com |
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Ce
qui se passe aujourd’hui en Djibouti est très lamentable,
pathétique, pitoyable, désastreux, scandaleux, minable,
infect, exécrable, abominable. Il manque les mots pour
qualifier ces crimes odieux orchestrés aux plus hautes
sphères de l’État par les chantres de la «
bonne gouvernance », c’est une honte, une infamie,
un déshonneur pour qualifier la vénalité
dont fait preuve Guelleh et ses mafieux.
Quand
prendra fin cette aventure tragique de Djibouti avec Guelleh '
Qui mettra une fin à ce pouvoir gargantuesque, ubuesque,
vénal, cruel et tyrannique de Guelleh '
Alors
que les Djiboutiens croupissent dans la misère et la précarité,
le pouvoir et ses rejetons organisent des hold-up, pour s’emparer
des maigres ressources du pays.
Depuis
des décennies, ces abrutis de la « bonne gouvernance
» détenteurs d’un bilan catastrophique et d’une
pensée médiocre, ont la main basse sur le trésor,
les dividendes des recettes du port et de l’aéroport
et autres revenus découlant des affaires hideuses qu’ils
ont crée ça et là.
Quelles
sont les raisons qui motivent ces pratiques indignes, cruelles
et malveillantes contre son propre peuple '
Alors
que le pays oscille dans un état piteux, le Criminel Guelleh,
un homme médiocre, incompétent et cruel ne veut
pas entendre la raison, il ne veut pas partir du pouvoir qu’il
s’est approprié en 1999, par accident de l’histoire.
Il est grand temps de mettre un terme à la crapulerie de
IOG et ses laquais.
Les
faits historiques sont têtus. Alors que les Djiboutiens
refusent d’analyser et de tirer les leçons de cet
échec global du pays dans tous les domaines, certains pseudo-intellectuels
qui s’arrogent de titres qu’ils n’ont jamais
mérité, veulent modifier l'histoire politique du
pays en essayant de justifier l’injustifiable, glorifiant
le 10 ème anniversaire du pouvoir de Guelleh à la
telé de la honte (RTD). Ces actes de « de faux-fuyants
» sont le résultat de combinaison de comportement
et d’actes d’irresponsabilité et d’incompétence.
Où
est « l'homme de cœur », le sauveur de son pays
que Guelleh semblez croire faire avaler et croire aux Djiboutiens
au lendemain du putsch électorale'
Apres
20 ans de pouvoir (c’est lui qui a dirigé ou co-dirigé
le pays pendant les 10 dernières années au pouvoir
de Gouled), Guelleh est reconnu pour avoir brillé par une
médiocratie à toute épreuve jusqu’à
la confiscation des institutions du pays.
L'homme
que les Djiboutiens appellent président de la république
« psychiatrique » de Djibouti, se considère
comme le roi du pays et le gère avec sa famille princière
comme une épicerie familiale. La vérité qui
est l’amie de la sagesse n'a pas besoin d'animosité
pour s'exprimer. Il faut que les Djiboutiens soient plus sages
pour savoir faire la différence entre le vrai de l'ivraie.
Le
Djibouti du 21e siècle a besoin des constructeurs d'amour
et de paix et non de semeur de haine et de promoteur de conflits
comme Guelleh. Il suffit de réfléchir au moins une
seconde pour se rendre compte de son ambition de servir Satan,
le maître de la division. Que Dieu te délivre de
l'enfer. Amen. En tout cas les Djiboutiens ne te suivront pas.
Il
ne suffit pas d’un expert en économie pour arriver
à cette une parfaite analyse du chaos économique
dont souffre Djibouti. Djibouti a besoin d'une délivrance
spirituelle, morale et intellectuelle de sa population afin que
celle-ci soit capable de se prendre en charge en lieu et place
de cette politique de la main tendue.
Aucune
personne saine sur cette planète ne peut et ne pourra comprendre
et expliquer la dimension de la misère et l’impécuniosité
dans laquelle vivent les Djiboutiens au regard de toutes les richesses
que possède le pays.
L’insurmontable
problème de Djibouti est que l’on ne fait que la
« politique du ventre », et même à plus
de 70 ans, les « Politiciens » ou les « politicards
» Djiboutiens ne veulent pas passer le témoin aux
jeunes rénovateurs pleins de talents, au risque de perdre
les maigres miettes mises à leur disposition par le pouvoir
en place.
Le
mal de la Djibouti vient de la soif ou de la dépendance
que les hommes et les femmes de peu de foi ont vis à vis
de l'argent, de la gloire malfaisante et du profit immédiat
mal acquis.
L'imbécillité,
l'ignorance, la vanité et « l'inhumanisme »
aidant, ces « Politichiens » se confortent dans la
sauvagerie, la barbarie, la cruauté, le crime tout azimut,
la ruse comme seuls moyens d'exprimer leur existence. La volonté
d'écraser les autres est la seule réflexion dominante
dans la cervelle étroite de ces « Politiciens »
qui sont incapables de produire une seule dose visionnaire du
partage avec autrui ou et ignorants du respect de la vie de l'autre.
L'idée
de réduire à néant autrui, l'asservir sinon
lui ôter la vie constitue l'acte premier, l’instinct
du quotidien de ces femmes et ces hommes au pouvoir qui aujourd'hui
occupent par la force les commandes du pays. Ce sont des pirates
politiques !
À
coté de ces barbares politiques gravitent les courtisans
ou plutôt les mendiants politiques et administratifs incapables
de mettre en avant un quelconque talent pour vivre ou se nourrir
honnêtement, mais qui tous les jours et par tous les moyens
chantent la gloire de leurs maîtres, Guelleh et toute personnes
ayant ses tentacules dans la mangeoire.
Tout
comme leurs maîtres, chez ces « jouhos » politiques,
le principe de l'intérêt général et
du bien être commun, est totalement absent de leur vision
tant qu'ils peuvent boire, manger en léchant les derrières
de n'importe quel monstre de la dynastie de IOG. La seule la danse
qui compte chez eux, c’est celle du ventre qui engendre
le positionnement et l’accès à la mangeoire
ou aux miettes qui y tombent sous la table à manger.
Tout
le problème de Djibouti est dans la médiocrité
des acteurs politiques du pays qui sont tous médiocres,
incompétents, mal formés pour les rôles qu'ils
s'attribuent, alors que les meilleurs qui sont écartés,
se taisent et se retirent.
Quelle
mentalité nationale honteuse'
Sur
fond d’instabilité politique, de faillite économique
et de misère sociale, Djibouti est devenue un « État-néant
», un « Pays en perdition », ou encore un «
État fantôme » où le destin de tout
un peuple est pris en otage.
Il
est très important et grand temps que le citoyen Djiboutiens
puisse revêtir une idéologie plus pragmatique à
contre courant de ces mots qui symbolisent tous ces échecs
du passé : le tribalisme, la corruption et le népotisme
dans toutes ses formes.
Il
ne pourra y avoir aucune alternative aux politiques désastreuses
qui ont conduit inexorablement et irréversiblement Djibouti
dans une misère institutionnalisée que tous les
Djiboutiens pensent inacceptable et sans raison.
Si
les mentalités des Djiboutiens stagnent et refusent d’évoluer
vers une acceptation inconditionnelle de la notion d’État
- Nation de « Droit » en symbiose avec toutes ses
composantes culturelles, morales et spirituelle, alors, la misère,
le chaos, l’irrationnelle et l’inacceptable feront
encore des beaux jours dans le pays.
«
La mort la plus cruelle est sans doute celle de l’Espoir
», dans cet Djibouti misérable, pris en otage par
une nébuleuse d’égoïstes, existe-t-il
encore une place pour garder l’espoir '
Il
est temps pour tous les Djiboutiens qui aiment ce pays, de se
retrouver autour des nouveaux leaders qui n’ont jamais participé
à la mise en état comateux et psychiatrique du pays.
Les
Djiboutiens veulent des politiciens honnêtes, de convictions
avec la morale et le sens du patriotisme, qui proposent mais qui
surtout donnent des solutions, des résultats tangibles.
Il faut en finir cette politique basée sur le tribalisme.
Un
dirigeant responsable qui œuvre pour son pays dans une logique
de bonne gouvernance, n'a pas besoin ni de bricoler ni de tricher,
ni de « comités de soutien » car le peuple
sait reconnaître le mérite de ses dirigeants et de
ses « meilleurs serviteurs » à travers le bilan
et non pas par les litanies des fausses promesses.
Pendant
plus de 30 ans, les deux présidents qui ont la lourde responsabilité
de présider aux destinées du pays n’ont fait
que la politique de « diviser pour affaiblir et mieux régner
» et la démagogie virale.
Djibouti
n'a pas besoin de genre de discours remplis de haine qui ont été
la « marque déposée » (Trade Mark) de
Gouled et Guelleh avec leurs gestions cabalistiques, aventureuses,
dangereusement naïves du pays. Mais n’oublions pas
que chaque chose a un commencement et une fin. Maintenir les Djiboutiens
dans d’un État en faillite, dans la misère
et la dépendance ne vise qu’à pérenniser
leur pouvoir car : « C'est la situation socio économique
de l'homme qui détermine sa manière de penser ».
Cette assertion demeure irréfutable.
Aujourd’hui,
c’est la prédation des fonds publics, la prédation
des libertés individuelles, de l’injustice sociale,
de la souffrance et la glorification de la corruption.
Les
politiciens et les dirigeant du pays doivent avoir la notion de
la honte et ne plus se dire que Djibouti est un pays riche car
la plus grande et précieuse richesse d’un pays demeure
ses hommes, surtout ceux qui ont la responsabilité d’être
au volant de la locomotive du pays. Grâce à la mauvaise
gestion du capital humain, Djibouti est devenu un « pays
de paradoxes et de contrastes ».
«
Tout être humain possède l'énergie nécessaire
pour changer le cours de sa vie » mais il faut investir
sur ce capital humain pour le rendre rentable et productif. Aujourd’hui,
c’est le contraire, le Djiboutien est abandonné à
son triste sort face à une succession d’équipe
d'irresponsables.
Qu’est
ce qui a frappé Djibouti '
Un
envoûtement, malédiction.... Certainement pas. C'est
juste l’expression de la mauvaise volonté des hommes
et femmes qui ont des yeux, mais ne voient pas et des oreilles,
qui n'entendent pas, et qui ont eu la lourde responsabilité
d’avoir le destin du peuple entre leurs mains. Ce sont ces
visions simplistes et viscérales qui ont conduit le pays
vers cette situation de honte, de misère, de la politique
du vendre et de la main tendue, rendant toute nation mendiante.
Les
« Politiciens» Djiboutiens continuent toujours à
croire que l’aide et la mendicité sont un moyen de
vaincre la pauvreté et le sous développement.
Tant
que Djibouti aura à la tête du pays des personnalités
imbibées dans la violence, l’ignorance et guidées
par la vengeance dans le but de s’accaparer des deniers
publics sur plusieurs décennies, la descente aux enfers
va continuer.
Ne
dit-on pas que : « Les tragédies des peuples
révèlent des grands hommes ; mais ce sont les médiocres
qui provoquent les tragédies ».
Les
Djiboutiens vivent dans une situation de tragédie provoquée
par Guelleh. Il faudrait instaurer un « État de Droit
» pour tous, dans le respect des coutumes ancestrales de
chaque groupe ethnique mais sans jamais perdre de vue que le seul
et unique objectif demeure la sauvegarde de l’unité
nationale pour le bon fonctionnement des institutions démocratiques
pour un meilleur transfert d’un héritage acceptable
et bénéfique aux générations futures.
Que Dieu sauve ma patrie des griffes de ces sanguinaires
FreeDjibouti
freedjibouti@windowslive.com
Uguta-Toosa,
mai-juin 009
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15.
Pétition contre la révision
de la constitution djiboutienne
http://www.petitiononline.com/ardhdre1/petition.html
(Version française)
Au
président de la république
Après
dix ans de mandat présidentiel d’Ismail Omar
Guelleh, la population djiboutienne dresse un bilan désastreux.
Non seulement le pays s’enfonce dans une crise économique
dont les effets sont mesurables, en constatant, par exemple
la baisse constante du pouvoir d’achat des familles
et l’augmentation du taux de chômage (90 % de
demandeurs d’emploi selon les secteurs), mais les libertés
sont réduites progressivement : il n’y a plus
de média libres à Djibouti. Tous les sites internet
d’opposition sont censurés. La justice est aux
ordres du pouvoir et a perdu toute crédibilité.
Dans ce contexte de favoritisme tribal, d’effondrement
des services publics (enseignement, santé, prestations
sociales, justice, armée, etc.), et de corruption généralisée,
les dignitaires des partis au pouvoir lancent aujourd’hui
un appel pour que la Constitution djiboutienne soit révisée,
afin de permettre au Président actuel de solliciter
un troisième mandat.
Ces
personnalités, inféodées au pouvoir,
ont avant tout un intérêt personnel à
ce que le système clientéliste perdure. Malgré
cela, elles prétendent être porteuses d’un
message populaire en faveur de cette violation constitutionnelle
dangereuse.
Afin
de mettre un terme à ces allégations non fondées
et de montrer que la société civile ne partage
pas ce point de vue, les partis d’opposition djiboutiens,
les syndicats libres et les associations s’associent
pour dénoncer une manœuvre honteuse, injuste et
anti-démocratique. Imaginez ce qu’il adviendrait
de la crédibilité des Constitutions, si chaque
Chef d’Etat décidait de réviser les articles
au gré de ses désirs et de ses intérêts
'
Le
peuple djiboutien aspire à la Paix, à la Justice
et à l’égalité des chances. Il
appelle l’avènement d’un régime
juste qui saura prendre les décisions propres à
reconstruire le pays et à permettre à chacun
d’exercer ses droits et ses devoirs dans le respect
de la Constitution non modifiée et des différentes
chartes internationales.
En
approuvant cette pétition, les signataires expriment
leur refus de réviser la constitution pour permettre
au Président de briguer un troisième mandat
et pourquoi pas d’autres ….
Les
partis et associations ci-dessous ont élaboré
cette pétition, qui est ouverte à l’ensemble
de l’opposition, aux représentants de la société
civile, à toutes les Djiboutiennes et Djiboutiens et
à tous ceux qui estiment qu’il est urgent de
mettre un terme à l’état de dictature
à Djibouti
ARDHD
UGUTA-TOOSA
GED
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ADHEREZ
A UGUTA-TOOSA
Carte
d'adhésion de Uguta (Toosa)

(verso)

Uguta
-Toosa, novembre 2008
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16.
Djibouti : sa richesse culturelle
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Djibouti est peuple de trois ethnies différentes : arabe,
afar et somali. De là vient sa singularité régionale.
Tout en partageant une même religion, une même culture,
un même pays, elles sont heureusement différentes,
donc complémentaires. Les uns habitent dans le nord,
les autres dans le sud du pays et ensemble, ils évoluent
dans la capitale, un centre politique, économique et
social, riche de multiples opportunités.
Ce
qui fait vivre Djibouti, ce sont le savoir faire arabe, le dynamisme
somalien et la loyauté afar. Quand un régime s’attaque
à un de ces groupes, il affaiblit de facto
l’édifice de la société entière.
Qu’on veuille regarder de quelque façon que ce
soit, cette société repose sur ces trois piliers
communautaires. Si on cumule ces trois facteurs (le savoir faire,
le dynamisme et la loyauté), alors on est sûr de
mener notre projet de société à bon port.
Cela reviendrait à mettre en avant le meilleur de nous
mêmes.
Evidemment,
ces trois compétences que symbolisent les trois ethnies
de notre pays - ne sont pas totalement exclusives à un
groupe donné - ne peuvent trouver leur plein épanouissement
que dans un système de gestion démocratique et
décentralisé. Or la somalisation galopante qu’a
mise en chantier notre président Ismail Omar Guelleh
ne présage guère un avenir radieux pour notre
nation. Son projet et son ambition conduiront inéluctablement
notre pays à sa perte.
L’arrogance de son gouvernement aura déjà
coûté la disparition pure et simple de certaines
institutions (par exemple l'armée nationale et une partie
de l'administration tribalisées à outrance) de
ce micro-Etat situé en sandwich entre deux grandes nations
belliqueuses, si la France n’assurait pas sa défense.
Provoquer tantôt l’Ethiopie, tantôt l’Erythrée,
ne pouvait rester sans conséquence majeure pour notre
pays et son petit peuple de 600.000 habitants qui, pourtant,
ne demande qu’à vivre en paix avec lui même
d’abord et avec tout le monde ensuite.
Non
content d’hypothéquer l'avenir de la république
de Djibouti, Ismail Omar mène tambour battant une politique
de la mise à sac dans chaque département de l’Etat.
Les discriminations dont on n’a vraiment pas besoin, constituent
le fondement de son administration. Appauvrir les uns et discriminer
les autres sont les maîtres mots de sa politique.
Regardez
le nombre d’ignorants qui nous gouvernent ! Alors
que des cadres compétents, cultivés, issus de
tous les groupes, empruntent le chemin de l’exil.
Conscients qu’ils n’assumeront jamais des responsabilités
correspondantes à leurs diplômes, ils défient
le destin pour profiter au maximum de chance qui leur est donnée
en Occident. Ceux qui acceptent de se sacrifier doivent en échange
de leurs passe-droits, applaudir et soutenir le bourreau qui
a détruit leurs rêves de jeunesse.
Les membres de l’opposition de l’intérieur
et la diaspora (vivant dans des Etats démocratiques)
doivent réagir pour conserver au moins leur dignité.
Un minimum de sacrifice s'impose à nous si nous voulons
sauver notre pays.
Notre peuple, au-delà des droits et des devoirs qui lui
incombe, présente dans sa composante ethnique des caractéristiques
culturelles complémentaires. A la différence du
régime qui les exploite dans le sens négatif,
à nous d’en faire des éléments de
progrès et de prospérité. A nous de le
transformer en idéologie du progrès.
La diversité culturelle est une richesse qu’on
se doit de protéger.
Uguta-Toosa,
mai-juin 2009
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17. Débat
au Forum Afar (extraits en anglais)
Dear
Afars
Afar Movement’s recent Press Release disseminated though
Afar Forum does not only lack of credibility and objective,
but also lacks of legitimacy and governing principles of Political
Organisation. Meanwhile, this is not the first time, second
time or third time that we see such misleading anonymous organisations
“claim to be an Afar Organisation”. As we
all know that Ugugumo has been, and continues to be used by
Afar and non-Afar people in the region in order to create division,
disunity, mistrust and to destroy our kinship and social solidarity
that guided the Afar society for centuries. Strangely,
the Press Release has unreasonably and irrationally violated
the right of privacy and honour of Afar leadership. This is
absolutely unacceptable and irresponsible behaviour, and it
should not be happen again. I am personally a victim of anonymous,
baseless and irresponsible allegation. Is this a new Organisation
or the remnant of ARDUF ' (Ugugumo ' If this press released
was issued by the real Ugougoumo, it must apologize for its
unfounded and wrongful accusation of the Afar leaders. If NOT,
so, this Organisation must introduce itself to the general public
to meet its political, legal and public responsibility, and
be accountable for its action.
As Mr. Ahmed Yacin stated, security situation in Afar
Regional State is very serious and the Afar Forum should discuss
this problem as soon as possible. The Afars are at
war in Zone 5, 3 with Oromo, Argouba, Amhara and the Issa. For
more information please visit http://www.oromoliberationfront.org/
On the other hand, we, the Afar communities living in US, Canada,
EU and third World, must principally committed to working closely
in partnership to strengthening and promoting unity, equality,
good relations, shared vision and shared principles and to prevent
divisions and discriminations between us in general. Partnership
principle will help increase self-confidence; promote social
solidarity, collectivism and will encourage public participation.
This will help us to achieve our common goals sooner or later.
Regards
Gifta Adan Bodaya
----------------------------------------------------------------------
I do agree with Hamad and Ahmed, If this is a genuine press
release, then Afars and international community should know
the names of the leadership that is releasing the press. The
time for hide and seek is over! If you are struggling for the
cause of Afar people, you must identify yourself, otherwise
the press release is totally devoid of anything useful.
Gifta
Idris
------------------------------------------------------
We
agree. It makes a sense to and gives legitimacy to the organization
when we all know who is the leader and who are the people behind
the struggle.
Afar Forum
Uguta-Toosa,
mai-juin 2009
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18.
les hauts fonctionnaires et responsables djiboutiens (liste à
compléter afin de déterminer le nombre d'Afar dans
la haute administration djiboutienne)
Le
directeur commercial du Port :
- Djama Ibrahim Darar (somali)
Le
chef d'état-major de la Gendarmerie nationale,
- Colonel Abdi Bogoreh (somali)
Le
directeur général de l'INDS (contre la pauvreté)
:
- Kadar Ismail Guelleh (somali)
Maire
de Djibouti
- Ali Ismail Yabeh (somali)
Première
Dame, Présidente de l'UNFD,
- Mme Kadra Mahamoud Haïd (somali)
La Secrétaire générale de l'UNFD
- Degmo Mohamoud Issak (somali)
Uguta-Toosa,
mai-juin 2009
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19.
Enregistrement n°1 en langue afar (Uguta-Toosa)
Dans cet enregistrement, Ali Coubba présente les conditions
dans lesquelles le parti Uguta-Toosa a vu le jour en France. Il
explicite les raisons pour lesquelles ce parti porte un nom en
afar et un nom en somali. La promotion des langues nationales
ne constitue-t-elle pas un enjeu politique '
Il met en exergue la politique tribale initiée par Hassan
Gouled et incarnée depuis 1999 par son neveu Ismail Omar
Guelleh. Depuis trente un ans, cette politique possède
deux versants :
-
la marginalisation de la communauté afar avec la complicité
de quelques ministres et députés issus de son
rang ;
-
l'opération de séduction en direction de la
communauté somali, au travers de l'appareil d'Etat
mis au service de la dictature.
Cette
campagne de communication s'inscrit dans la stratégie politique
lancée en 2008 par Uguta-Toosa qui se concentre sur la
mobilisation de la population djiboutienne dans le pays. Les cassettes
complèteront l'activité d'information et de combat
menée déjà par le biais de son journal (censuré
par les autorités djiboutiennes) sur le réseau internet :
www.uguta.org.
Communication (mai 2009) :
Uguta-Toosa (Ali Coubba)
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20. Enregistrement n°2 en langue afar (Uguta-Toosa)
Dans
cette cassette audio n°2, notre parti s'adresse à la
communuauté afar. La sensibilisation dans le but de mobiliser
cette communauté d'abord, comme nous l'avons à plusieurs
reprises expliqué, entrent dans la stratégie arrêtée
au début de l'année 2008.
Cette
campagne de communication se poursuivra en langue française
afin de nous adresser à l'ensemble de la communauté
djiboutienne.
Les
commentaires et critiques de nos lecteurs sont les bienvenus.
uguta-Toosa,
mai-juin 2009
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21 - Les dernières informations de Djibouti (juin 2009)
Silence, le couple présidentiel se dispute les dépouilles des sociétés d'Abdourahman Booré
Sous le titre de "Saisies à répétition contre Soprim", la Lettre de l'Océan Indien du 06/06/2009, rapporte que, non content d'acheter des terrains et des maisons bien situés dans la capitale, non content de brader les biens publics auprès des capitaux arabes du golfe Persique dont on ignore l’utilisation qui en sera faite, le couple présidentiel a décidé de ruiner l'homme d'affaires Abdourahman Boreh. Ainsi "après les équipements lourds saisis la semaine passée, c'est maintenant au tour du parc automobile de la Soprim d'Abdourahman Boreh de subir le même sort". La curée, tribale et clanique, ne fait que commencer. Ses proches ne seront pas épargnés. Ce sera un xaasiga mémorable.
Ont fait l'objet d'une saisie "tous les équipements de la Soprim, société sous-traitante appartenant à l'homme d'affaires Abdourahman Boreh, en conflit avec le couple présidentiel". Cette saisie arbitraire des biens appartenant à une société privée n'a pas été validée par une autorisation judiciaire. Ce n'est l’absence du propriétaire ou sa fuite du pays qui explique cette expropriation. La justice étant inexistante, la propriété privée n'étant pas sacrée en république de Djibouti, on obéit aux caprices du chef de l’Etat.
Cette opération grossière s'apparente à une escroquerie dans la mesure où, "tout ce matériel saisi pourrait bien être récupéré, sous une forme ou une autre, par la Maple Contracting Co., une société créée l'an dernier et gérée par Wissam Abdallah Cassim, ... proche de la première dame, Kadra Mahamoud Haïd". Au rythme où les biens de l'entrepreneur exilé sont soldés et partagés entre les proches d'Ismail Omar, il n'y aura plus trace de la fortune accumulée par M. Boreh. Pour être franc, il faut souligner que ce dernier a acquis une fortune colossale avec la complicité du président de la République. Les heureux récipiendaires seront : Mohamed Said Guedi (Business Royal), Djama Mahamoud Haïd (Banque centrale), Mahamoud Youssouf (Capital Rent a Car, importateur de Mitsubishi). Enfin la nébuleuse Boreh ne sera pas perdue pour tout le monde.
Que devient Abdourahman Boreh ?
Je ne connais pas l'homme. Dire que j'éprouve de la pitié pour ce qui lui inflige le régime serait hypocrite. Je constate, comme n'importe quel Djiboutien, qu'il a profité du régime d'Ismail Omar Guelleh comme l'ont font et le font des milliers d'hommes sans scrupule. Pourtant cela ne veut pas dire qu'il est disqualifié pour se défendre, du moins, faire valoir ses droits afin de récupérer les biens qu'il acquis dans la légalité.
Abdourahman Boreh se trouve devant des choix limités.
1) Soit il regagne Djibouti-ville et demande pardon à son ami d'hier (Ismail Omar). Des Aden Robleh Awaleh, Moumin Bahdon et tous les dirigeants historiques du MPL et du FRUD l'ont fait et s’en portent bien. Ce mea culpa engendre quelques désagréments. Abdourahman se verra placer dans un état de dépendance intolérable. Mais qu’auarait-il de plus que d’autres répétiteurs ? La servitude, apparemment, n'a tué ni Ugré Kifleh, ni Dilleyta, ni Aden Robleh Awaleh.
2) Soit il essaie de lutter, au côté de l'opposition, pour apporter la démocratie à son pays. C'est un chemin ingrat que celui de combattre une dictature. Il ne rapporte pas l'argent facile, voire même pas l’argent tout court. Et il faut le lui dire : mobiliser des Djiboutiens n'est pas une sinécure. C’est comme vouloir « réveiller un âne mort ». Néanmoins lorsqu'on milite pour améliorer les conditions de vie de son peuple, pour écrire une novelle page de l’histoire, les compensations transcendent le confort financier. L’individu réconcilie sa vie et les valeurs humaines qui ont pour noms la dignité, la liberté, l'indépendance et le courage moral.
Le cas de Abdourahman Boreh n'a rien de nauséabond. Il n'a tué personne, n'a pas détruit que je sache, comme certaines personnalités qui se réclament démocrates et opposants, la vie des milliers de fonctionnaires djiboutiens en les privant du travail, en les acculant à la misère, en les licenciant arbitrairement.
Crédibilité de l'homme ? Peut-on faire confiance à un homme qui a été si proche d'Ismail Omar Guelleh ? Un, la réponse à cette question appartient au peuple djiboutien. Deux, le problème du leadership reste ouvert. Et il y a des places vacantes au sein de l’opposition. Trois, chaque djiboutien – à moins d’être un criminel patenté – est libre de changer de famille politique.
Ali coubba.
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22 - La première dame veut tout acheter...
Ce n'est pas la première fois qu'on rapporte que telle ou telle personne ayant acquis un terrain, en l'occurrence un beau terrain selon les critères établis par les nouveaux riches de la société djiboutienne, a dû le céder parce que la première dame de Djibouti avait jeté le dévolu sur le dit lotissement.
Ainsi la LOI nous révèle l'affaire du "patron des Etablissements Waberi, Elmi Guessod". "Son crime : il a acheté un terrain au Plateau du serpent qu'aurait également convoité la première dame, Kadra Mahamoud Haïd. Certains observateurs attentifs des pratiques administratives à Djibouti s'attendent à ce qu'Elmi Guessod subisse un redressement fiscal ou à ce que son commerce de distribution des cigarettes Philip Morris à Djibouti rencontre à l'avenir quelques entraves." Cette frénésie immobilière met aux prises, par personnes interposées, le couple présidentiel. Il n'est pas rare que Ismail Omar Guelleh apprenne que des lotissements qu'il réservait à ses proches aient été acquis par son épouse.
Actuellement, les fonctions administratives donnent lieu à la même compétition. Le président de la république "libère" les postes pour les Issa et Somali acquis à sa cause. Kadra Haid est aux aguets et essaie de placer un Issak à des fonctions libérées par son mari.
Le FRUD et la désertion des soldats de Ras-Doumeira
Ce n'est pas la première fois que des informations ou des rumeurs font état du réveil du front armé "afar". Oui, on ne parle pas d'une résistance militaire à la dictature djiboutienne. La composition du front, à base ethnique, est bien mise en évidence alors que cette organisation n'a jamais affiché son caractère ethnique. Que dire du côté du pouvoir ? Ne faut-il pas parler du régime "issa" puisque la réalité du pouvoir appartient aux membres de cette tribu ?Les mots ne sont pas innocents.
"Selon plusieurs sources, lit-on dans la LOI du 6/06/2009, des éléments armés du FRUD ont été repérés de passage à Sagalou et Raysali, deux localités proches de Tadjourah. Le 27 mai au soir, ils étaient à Randa et ont tiré des coups de feu en l'air en quittant la localité."
Il va de soi qu'un front armé au nord et une opposition active à Djibouti donnerait du fil à tordre au régime.
Ces rumeurs ont pour but de faire croire qu'il y a une insécurité généralisée dans le nord du pays, justifiant la militarisation de la région.
Le nord de la république de Djibouti sous pression
La LOI du 6/06/2009 rapporte que "le 29 mai, un hélicoptère de l'armée djiboutienne a ramené dans la capitale deux soldats morts et trois autres gravement malades." Selon ce journal, ses hommes ont certainement été "victimes d'une intoxication alimentaire". L'occasion était trop belle pour ne pas brandir la menace du FRUD armé. De part et d'autre de la frontière djibouto-ethiopienne, les deux administrations ont arrêtées et interrogés des nomades afar. " Cinq d'entre eux ont été retenus dans le camp militaire éthiopien de Manda le 29 et 30 mai, puis relâchés. "
Pour empêcher les désertions des soldats djiboutiens stationnés à Ras-Doumeira, l'état-major djiboutien cherche des solutions. " Le plus souvent, ces "déserteurs" se contentent de rentrer chez car ils ne supportent plus ni l'attente, ni le refus d'augmenter leur salaire, ni les rudes conditions climatiques du Nord du pays." (LOI du 06.06.2009). Les militaires djiboutiens ne fuient pas l'ennemi érythréen. le régime exige des sacrifices élevés que ne compensent pas les conditions de vie des soldats. Une fois retirées les sommes destinées au khat, il ne reste de leurs soldes minables que quelques milliers de francs djibouti. A peine de quoi nourrir leurs familles.
Il n'est pas certain que l'on puisse renforcer l'esprit d'abnégation de ces hommes de rang, qui crament à Mulhule et Kor 'Angar, en agitant le spectre de l'"ennemi afar". C'est pourquoi le "conseil des ministres du 2 juin" a abordé la question de désertion des militaires et des mouvements du front armé dans le nord de Djibouti.
Des mécontentements à exploiter
On ne peut pas dire que l'opposition djiboutienne manque pas du grain à moudre. La communauté afar est en colère, les autorités djiboutiennes les vouent aux gémonies depuis trois décennies. Devant la passivité de leur chef bien aimé, les fonctionnaires issa, doublés par les "hommes" de Kadra Haid, se perdent en conjecture. Les citoyens d'Ali-Sabieh souffrent du chômage au même titre que les gens d'Obock. Les Gadaboursi, boucs émissaires patentés du régime, ne portent dans leur coeur un dictateur qui prend un malin plaisir à persécuter cette communauté pacifique. Maintenant, à ce chapelet de victimes s’ajoutent les militaires djiboutiens qui désertent leurs camps de Mulhulé et de Kor 'Angar.
Que fait l'opposition légalisée ?
C'est à elle d'exploiter ces mécontentements populaires. Comme le dit Cassim Ahmed Dini, « son rôle est de mobiliser la rue afin de réclamer du travail, un meilleur salaire, la liberté d'expression, en usant des moyens pacifiques », bref la démocratisation de la société.
Uguta-Toosa, mai-juin 2009
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Gabon
23.
DOSSIER : La Mort de Omar Bongo (1967-2009)
Omar
Bongo, la mort d’un dictateur (1967-2009)
Jusqu’à son dernier
souffle, il aura été le symbole vivant d’une
Afrique « coloniale », courbée, humiliée,
perpétuant sous les dehors emphatiques le complexe du
colonisé.
Ce
matin (le 8 juin 2009), la polémique fait rage en France
au sujet de la mort El Hadj Omar Bongo Ondimba. Les hauts responsables
Gabonais soutiennent que leur président est toujours
vivant tandis que la presse française affirme la fin
du roitelet africain. « Après 41 années
passées à la tête du Gabon, Omar Bongo est
mort dimanche, à 73 ans, des suites d'un cancer, a indiqué
au Point une source proche de son entourage. Après avoir
suspendu ses pouvoirs à Libreville le 6 mai, le plus
ancien chef d'État africain avait été admis
dans une clinique de Barcelone." (Cf. Le Point du 07.06.2009).
Dans la mesure où elle met un terme au calvaire d’un
peuple, la fin d’un dictateur doit toujours être
saluée. Omar Bongo occupe parmi les tyrans africains
une place singulière. Ce n’est pas tant la personnalité
de l’homme, dont les frasques n’ont pas manqué,
qui dérange que ce qu’il a fait de son règne.
Il laisse derrière lui un pays aussi pauvre Djibouti,
un peuple aussi désemparé que le nôtre.
Trois éléments caractérisent la vie de
ce monarque sans couronne.
D’abord, la longévité insolente de 41 ans
de son règne. « Seul maître à
bord du rafiot gabonais depuis 1967 », l’homme
avait fini par phagocyter la nation gabonaise et l’appareil
d’Etat.
Ensuite, la manne pétrolière qui fait du Gabon
l’un des Etats ayant le PIB par habitant le plus élevé
de notre continent, juste derrière la Libye et l’Afrique
du Sud.
Enfin, la disparité vertigineuse entre une élite
richissime et la misère de la majorité des Gabonais.
Le pétrole gabonais a enrichi plus de Français
que de Gabonais.
Dans le domaine diplomatique et dans la sous-région,
Omar Bongo incarnait le chantre du néocolonialisme français
dont les ficelles étaient tirées par la France.
Jusqu’à son dernier souffle, il aura été
le symbole vivant d’une Afrique « coloniale »,
moribonde, courbée, humiliée, perpétuant
sous les dehors emphatiques le complexe du colonisé.
Tandis que face à lui, se pavanaient fils et petits fils
du parti colonial, nostalgiques de la « plus Grande France
», les cyniques de la politique françafrique. De
de Gaulle à sarkozy, ils parlent des « droits de
l’homme » mais font la promotion de la démocratie
à l’africaine, à la gabonaise, à
la djiboutienne, à la togolaise. Synonyme de mépris
des Etats et des peuples francophones.
Cette Afrique n’est pas la nôtre. Nous l’enterrons
sans larmes et sans regrets.
ali
coubba
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Omar
Bongo, le crépuscule du sorcier
Par Vincent Hugeux, publié le 08/06/2009 00:16 - mis
à jour le 08/06/2009 12:44
Omar Bongo, 73 ans, dont près de 42 d'un règne sans partage sur le Gabon. Itinéraire d'un fils d'Afrique choyé par une France qu'il a tant servie.
Ainsi, le "doyen" s'apprêterait-il à rejoindre le pays des ancêtres. Omar Bongo Ondimba, alias OBO, vétéran des chefs d'Etat africains et seul maître à bord du rafiot gabonais depuis 1967, lutte contre la mort.
Tandis que son entourage combat la rumeur de son décès, de nouveau démenti ce lundi.
Quand l'heure aura sonné, il s'éteindra après avoir beaucoup brûlé. Lui quittera la scène, non pas balayé par une révolte populaire, un putsch ou une révolution de palais, ni désavoué par les urnes, mais terrassé par un cancer intestinal. Le "boss", le "présida" - ainsi le désigne-t-on à Libreville - aura rendu les armes amer et usé. Meurtri par le décès, le 14 mars à Rabat (Maroc) au terme d'une longue et lente agonie, de son épouse Edith-Lucie, fille du Congolais Denis Sassou Nguesso. Dépité du lâchage - pour l'essentiel imaginaire - de cette France qui le choya tant et qu'il servit si bien. Trop las, aussi, pour avoir orchestré à temps une succession dynastique que se disputent les figures de proue de sa descendance pléthorique. "Omar, prédisait en 2005 un de ses intimes, mourra au pouvoir. Il ne vit que pour ça."
Nul doute que ses pairs blancs et noirs activeront, le moment venu, le moulin à louanges posthumes. Hommage au "sage de l'Afrique", qui sut grâce à son art consommé des alchimies ethniques et régionales préserver sur ses terres la paix civile, au coeur d'une Afrique centrale ravagée par la guerre. Honneur à "l'homme de paix", si prompt à jouer les médiateurs dès qu'un conflit menace, le téléphone dans une main, le carnet de chèques ou la mallette de cash dans l'autre. Gratitude aussi, mezza voce cette fois, envers le "parrain" qui chaperonna et finança tant d'ambitions sur l'échiquier politique hexagonal ou au sein de la caste des avocats déférents, des émissaires retors, des conseillers flagorneurs et des journalistes à l'éthique élastique.
Mais ce rituel concert d'éloges ne saurait masquer les failles cruelles d'un règne de 42 ans. Emirat pétrolier du Golfe de Guinée, par ailleurs généreusement pourvu en uranium, minerais et bois précieux, le Gabon ressemble à s'y méprendre au royaume de l'injustice sociale. Un fossé béant sépare les nantis, barons du régime en tête, de la piétaille des bas-quartiers. Rarement l'"or noir" aura autant mérité la sombre tonalité de son surnom. Car l'ami Omar, prénommé Albert-Bernard jusqu'à sa conversion inattendue à l'islam, en 1973, a aussi mal préparé l'après-pétrole que l'après-Bongo. Les deux richesses nationales ont ceci en commun d'être mortelles - "Je ne suis pas éternel", confiait le "Boss" en 2005, sans trop y croire. L'une et l'autre ouvrent, à l'heure du trépas, une ère d'incertitude, sinon de vertige.
Un chiffre: en quatre décennies, le Bongoland, pourvu d'un revenu par tête équivalent à celui du Portugal, a asphalté moins de mille kilomètres de route. Soit en moyenne 25 par an: pas de quoi se vanter. Pis, au palmarès du développement humain établi par l'Onu, il végète au 124e rang sur 177. Cherchez l'erreur. En jetant une lumière crue sur le patrimoine immobilier du clan familial, l'affaire dite des "biens mal acquis", que Paris tente vainement d'étouffer, aura mis en évidence la propension à confondre budget de l'Etat et cagnotte personnelle. Confusion qu'attestait déjà les myriades de comptes bancaires détenus aux Etats-Unis, en Europe ou dans une poignée de paradis fiscaux.
S'il céda parfois à la tentation de la brutalité, au point de commanditer en 1979 l'assassinat à Villeneuve-sur-Lot du peintre en bâtiment Robert Luong, amant de la première Première Dame Marie-Joséphine, jamais le fils de paysan d'ethnie téké ne grossit la cohorte des satrapes sanguinaires du continent. De là à dépeindre en pionnier de l'épopée démocratique le despote tempéré à la petite stature et au port altier, adepte des lunettes noires, du col Mao et de la fine moustache...
A l'orée des années 1990, âge d'or de ces "conférences nationales" fatales au mono-partisme, le patron du Parti démocratique gabonais (PDG) sent son trône vaciller. Il consent donc à reculons à lever l'oukase. Mais l'histoire de cette "ouverture" est aussi celle d'un double dévoiement. Dévoiement par la fraude électorale d'abord: accoutumé aux triomphes soviétiques - 1973, 1979 et 1986 - OBO l'emporte en 1993 d'un souffle pour le moins suspect. Dans tel arrondissement de la capitale, on dénombre autant de votants que d'habitants; preuve éclatante de précocité citoyenne.
Dévoiement par l'argent ensuite: le système Bongo, non content de rétribuer en liquide l'électeur méritant, achète le ralliement de dissidents parfois fictifs. A l'automne 2005, la nébuleuse présidentielle attire ainsi dans son sillage 42 partis d'opposition à l'audience confidentielle. Au coup de balai, le Palais du bord de mer, bunker kitsch et marmoréen récemment rénové à grand frais, préfère le maniement de l'aspirateur. Reflet du génie d'équilibriste du "patron", le gouvernement du Gabon, mosaïque ethnique et monarchie clientéliste, compte 52 ministres dont dix ministres d'Etat, ratio unique au monde au regard d'une population estimée à 1,4 million d'âmes. Mention spéciale au "vice-premier ministre à la présidence de la République, chargé de la Refondation, des Droits humains, de la Coordination des Grands Travaux et des Fêtes tournantes".
Adepte des bottillons à semelles compensées, le "grand camarade" aura ainsi conduit son attelage en chef de village paternaliste et madré, sous le regard bienveillant de l'ancienne métropole coloniale, et ce quel que soit le pedigree du locataire de l'Elysée. De fait, il n'a pas volé son diplôme honoris causa de docteur es-Françafrique, gage d'une loyauté certes ombrageuse, mais qui vient de loin.
C'est à Brazzaville, phare de l'Afrique équatoriale française (AEF), qu'Albert-Bernard Bongo, fils de paysans de la province du Haut-Ogooué et orphelin de père, décroche un emploi dans les Postes. C'est aussi à Brazza que, sous l'influence d'un inspecteur général des PTT nommé Naudy, il tâte du syndicalisme, s'encarte à la SFIO - l'ancêtre du Parti socialiste - et découvre la franc-maçonnerie, prélude à une initiation formalisée à Angoulême sous la houlette d'une autre "métro", Pierre Bussac (1).
Un rien frondeur, le jeune méritocrate aurait même bravé les matraques coloniales. Péché véniel aux yeux d'une administration prompte à repérer à Fort-Lamy, la future N'Djamena, théâtre de son service militaire, un sous-officier futé. Retour du Tchad, Bongo met ses talents au service d'un Gabon fraîchement indépendant. Aux Affaires étrangères, puis au cabinet du président Léon Mba. Bosseur, il gravit les échelons à marche forcée. A tel point que l'influent Jacques Foccart, le sorcier africain de Charles de Gaulle, songe à lui pour suppléer Mba, miné par un cancer, et escorte l'impétrant jusqu'au Château. "Un type valable", tranche le Général (2).
Reste à arracher l'aval du mourant quant au bricolage constitutionnel qui, dès son décès, propulse le vice-président à la magistrature suprême. Voilà comment, quelques mois avant Mai 68, un "type valable" de 32 printemps devient le plus jeune chef d'Etat de la planète. C'est d'ailleurs à Paris, dans l'enceinte de l'ambassade gabonaise, que l'élu des Français prête serment. Et à Paris que, après les émeutes déclenchées par la mascarade électorale de 1993, il signe avec ses rivaux floués un compromis.
Bongo pourra bien, de feintes colères en bouderies, brouiller son aura d'allié favori. Jamais il ne se dérobe. Le tuteur bleu-blanc-rouge épaule, à la fin des années 1960, la vaine sécession du Biafra, région rebelle du Nigeria? Il mise à juste titre sur l'appui de son protégé tropical. Paris et Rabat rêvent, en 1976, de déloger au Bénin le marxiste Kérékou? L'appui logistique de Libreville leur est acquis. Et tant pis si la mutinerie animée par Bob Denard, alors expert en sécurité de la présidence gabonaise, vire au fiasco. Mercenaires, vétérans du renseignement, diplomates de choc: l'ami Omar attire à sa cour d'insolites supplétifs. Maurice Robert, ambassadeur venu des services secrets via Elf, Maurice Delauney, proconsul de fait, Pierre Debizet, sulfureux patron du Service d'action civique (SAC), conseiller du prince jusqu'en 1981, ou Loulou Martin, intime de Jean-Marie Le Pen et un temps patron de la Garde présidentielle.
L'ancien de la SFIO n'est pas sectaire. Tour à tour gaulliste, pompidolien, giscardien, mitterrandiste, chiraquien fidèle puis sarkozyste contrarié, il déroute jusqu'à ses familiers. Ainsi en 1973, lorsque l'animiste repenti embrasse la foi du Prophète pour complaire aux Saoudiens, au grand dam d'une population majoritairement chrétienne. Et cinq ans après avoir opté pour le catholicisme à la seule fin d'obtenir une audience chez Paul VI. Reste que le converti n'a jamais vraiment abjuré sa foi en la France, ni négligé le pouvoir prohibitif que sa loyauté d'airain lui conférait. A un quart de siècle de distance, il exigera et obtiendra la tête de deux titulaires du portefeuille de la Coopération. Le socialiste Jean-Pierre Cot, perçu comme un dangereux boutefeu tiers-mondiste, dès 1982; et, en mars 2008, le catho de gauche Jean-Marie Bockel, coupable d'avoir prétendu "signer l'acte de décès de la Françafrique".
Il paraît que les histoires d'amour finissent mal en général. De fait, l'idylle franco-gabonaise aura viré à l'aigre sur le tard. En mars dernier, pour être précis. "Biens mal acquis", saisie de deux comptes bancaires: voilà l'Elysée et le Quai d'Orsay soupçonnés de complicité avec les mystérieux cerveaux d'un complot ourdi sur les bords de Seine. OBO, cible à l'en croire d'un acharnement inepte, se sent trahi, blessé. Et pour cause: des décennies durant, il a bénéficié en pays gaulois d'une forme d'immunité. Quitte à émettre, quand la justice française lui mordillait les mollets, des messages plus ou moins subliminaux, reçus cinq sur cinq à Paris. Tel fut le cas au plus fort de l'affaire Elf. Sur la forme, les mises en garde de El Hadj Omar Bongo Ondimba varient. Du billet signé Makaya à la Une de L'Union, seul quotidien national, et souvent inspiré par le palais, au livre d'entretien codé. Il arrivait aussi à Bongo de lâcher au détour d'une conversation téléphonique avec Chirac, de sa voix traînante et chuintée, une sentence laconique: "Jacques, tes petits juges m'emmerdent".
Longtemps, les magistrats tricolores ont d'ailleurs été invités à ne pas importuner la figure de proue de la Françafrique. Laquelle en avait suffisamment sous la talonnette pour, sinon faire trembler la République, du moins épouvanter le landernau franco-français, dont il connaît à merveille les arrières-cuisines. Lui sait mieux que quiconque les largesses dont il a gratifié, au gré des campagnes électorales, les avatars du néo-gaullisme, mais aussi tel ponte du PS ou du Front national. Pas sectaire, vous dit-on. Ces habiles investissements lui ont valu indulgence plénière. Mais alors que son emprise et sa vigueur déclinaient, le vent s'est mis timidement à tourner. "Nos amis africains, avance un conseiller élyséen, doivent comprendre que les temps ont changé. Que les médias et les magistrats peuvent se montrer chez nous jaloux de leur indépendance. Ajoutez-y la pugnacité des sociétés civiles et des ONG..."
Sous l'oeil d'Allah, du Dieu des chrétiens et des fétiches du bois sacré, Omar, dernier pachyderme d'une Afrique révolue, a-t-il déjà rejoint le cimetière des Eléphants? Une certitude: son dernier voyage sonnera-t-il l'heure d'un changement d'époque.
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Publié le 08/06/2009 à 08:31 - Modifié le 08/06/2009 à 09:05 Le Point.fr
PORTRAIT
Omar Bongo, symbole de la Françafrique
AFP
Omar Bongo dirigeait le Gabon depuis 41 ans. Le 2 juillet 2008, il a été reçu à l'Élysée par le président français Nicolas Sarkozy © Mousse/Abaca
Comme Le Point l'a révélé dimanche soir, Omar Bongo est mort. À 73 ans, le président gabonais était devenu un "dinosaure" du continent, respecté pour sa sagesse et ses médiations mais aussi critiqué pour ses liens ambigus avec la France et des soupçons de corruption. Omar Bongo avait été hospitalisé à Barcelone en mai, et même si les autorités gabonaises ont longtemps tenté de dissimuler la gravité de son état, la probabilité d'une issue funeste était évoquée avec insistance. Le 6 mai déjà, alors qu'il n'avait plus été vu en public depuis plusieurs jours, la présidence avait annoncé à la surprise générale qu'il suspendait ses activités pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie, décédée le 14 mars.
Issu d'une ethnie très minoritaire
A la tête de son pays depuis plus de 41 ans, Omar Bongo Ondimba était incontestablement une figure de la scène africaine et même internationale, avec sa petite taille, sa moustache et son regard souvent dissimulé par des lunettes noires. Il était une sorte de sage que l'on vient consulter et il n'était pas rare de croiser à Libreville des personnalités politiques de tous bords et de toutes nationalités, venues s'entretenir avec lui. Omar Bongo jouait d'ailleurs souvent les médiateurs dans les crises africaines et a récemment été remercié pour son rôle dans le processus de paix en cours en Centrafrique. Il a aussi servi de médiateur pour les accords de paix au Congo-Brazzaville en 1999, qui ont permis de pacifier le pays en proie à la guerre civile. Il s'est également investi pour tenter de résoudre le conflit tchadien.
Au sein d'une Afrique agitée, il se voulait le garant de la stabilité et de la paix au Gabon. Maître stratège en politique, un talent que lui reconnaissaient ses partisans comme ses détracteurs, il a su rester au pouvoir sous le régime du parti unique mais aussi après la restauration du multipartisme en 1990. "Le sens politique c'est l'art de l'oubli", aimait-il à dire.
Né le 30 décembre 1935 dans une famille de paysans du pays batéké, dans le sud-est du pays, Albert-Bernard Bongo -il deviendra el-Hadj Omar Bongo après sa conversion à l'islam en 1973, puis ajoutera Ondimba, le nom de son père, à son patronyme en 2003- a connu une ascension fulgurante. Remarqué par le premier président du Gabon, Léon Mba, qui en fait son directeur de cabinet, il devient son vice-président en 1967 et lui succède la même année après le décès, le 28 novembre, de Léon Mba. Omar Bongo instaure le régime du parti unique en 1968. Seul candidat, il est élu président en 1973, 1979 et 1986, avec des scores fleuve. En 1990, face à la fronde populaire, il autorise le multipartisme, mais conserve le pouvoir lors des scrutins de 1998 et 2005.
Affairisme
Issu d'une ethnie très minoritaire, il dirige le pays sans tolérer d'opposition, prenant soin toutefois de répartir les responsabilités gouvernementales et administratives selon de subtils équilibres ethniques et régionaux. Il sait également distribuer avantages et privilèges, pour rallier à son camp jusqu'à ses plus anciens et virulents contempteurs. L'opposition est aujourd'hui quasi inexistante et nombreux sont ses membres qui sont passés par le gouvernement.
Dans les années 70 et 80, l'or noir coule à flots, lui permettant de transformer son petit pays d'Afrique centrale en "émirat pétrolier", mais la corruption se généralise selon de nombreux observateurs et même selon le président qui avait critiqué en 2007 "le clientélisme, l'affairisme, la corruption, qui ont gangrené les pouvoirs publics".
Tout au long de la Ve République française, Omar Bongo a aussi été l'un des principaux relais de la "Françafrique" où s'entremêlaient raison d'État, lobbies et réseaux politico-affairistes. Son nom apparaît ainsi dans l'affaire Elf, symbole des dérives de la Françafrique. Récemment, ses relations avec l'ancienne puissance coloniale se sont tendues en même temps que surgissaient des affaires.
Succession
Les médias français ont fait des révélations sur l'important patrimoine immobilier de sa famille alors que la justice française est actuellement saisie d'une plainte d'ONG qui accusent Omar Bongo de posséder en France des biens immobiliers de luxe financés par de l'argent public détourné. Fin février, ses comptes bancaires avaient été saisis dans le cadre d'une affaire privée l'opposant à un particulier français sur un différend de plus de 400.000 euros.
Omar Bongo laisse derrière lui un pays en difficulté sur le plan économique et social. Jadis considéré comme un petit eldorado pétrolier africain, le pays, exportateur de matières premières et importateur de biens manufacturés, est touché de plein fouet par la crise, victime de longues années d'une gestion sans diversification de l'économie, et gangrené par la corruption. Les mouvements de grève dans la fonction publique se sont multipliés ces derniers mois. Et selon les experts, le risque d'explosion sociale existe. Toutefois le pouvoir cherche visiblement à le réduire : l'armée s'est montrée très présente dans les "matitis" (quartiers populaires) à Libreville depuis plusieurs semaines. Selon la Constitution gabonaise, le président du Sénat, actuellement Mme Rose Francine Rogombé, doit assurer la transition jusqu'à un scrutin à programmer au plus tard 45 jours après le constat de la vacance du pouvoir.
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Bongo dans le texte
Par Vincent Hugeux, publié le 08/06/2009 11:12 - mis à jour le 08/06/2009 11:23
Après lui, le déluge... d'ambitions. Sur le sujet tabou de la succession, Omar Bongo Ondimba s'est ingénié à brouiller les pistes. Florilège de ses vérités successives.
"Il faut savoir partir. Dans sept ans, je pense que je m'en irai après avoir formé des femmes et des hommes capables de me succéder". (Jeune Afrique, 17 novembre 1998)
Lui rappelle-t-on ce serment en novembre 2005 ? La riposte cingle: " Vous, les journalistes, vous déformez tout et vous racontez n'importe quoi ! " Puis, dans un même souffle: " Il n'y a pas de dauphin. Je serai candidat en 2012 si Dieu m'en donne encore la force ".
"Toute chose a une fin. Même la politique. Se retirer pour vivre avec son épouse, ses enfants, ses petits-enfants, se promener ça et là, c'est fabuleux, non ? En tout cas, ça vaut mieux que de râler, de gueuler parce qu'on pense que le travail des successeurs est mal fait (...) Vous pensez que je suis éternel ? Avant moi, ce n'était pas moi; après moi, ce ne sera plus moi. Mais je peux bien préparer 1001 garçons, c'est le peuple gabonais qui décidera". (L'Express, 24 novembre 2005)
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Omar Bongo
Succession, la loi du sang
Par Vincent Hugeux, publié le 08/06/2009 09:30 - mis à jour le 08/06/2009 12:32
Avant même l'hypothétique décès du président gabonais, au demeurant démenti par Libreville, les prétendants au trône s'affairaient en coulisses. Qui, au sein de la fratrie Bongo ou parmi les caciques du régime, raflera la mise?
Lui, elle ou un autre? Le fils, la fille, le gendre, un outsider? Feutrée mais féroce, la guerre de succession s'est engagée bien avant le dernier soupir du patriarche. Voilà des mois, sinon des années, que dans la coulisse s'aiguisent les dagues. Il flotte sur la saga Bongo un parfum délétère de Borgia tropical.
Dans la famille d'Omar, le fils. Ministre de la Défense, Ali Bongo tiendrait la corde. D'autant qu'après avoir conquis l'an dernier la vice-présidence du Parti démocratique gabonais (PDG), ce fêtard repenti trapu et obstiné a su placer une poignée de fidèles aux postes-clés de l'appareil sécuritaire: l'état-major de l'armée, la gendarmerie, le Conseil national de sécurité, le renseignement militaire et la Garde républicaine.
En cas de tempête, un tel aréopage peut servir. Sur le front civil, Ali, prénommé Alain jusqu'à la conversion paternelle à l'islam, peut tabler sur les conseils de Guy Nzouba Ndama, le président de l'Assemblée nationale, et sur le rugueux savoir-faire de l'actuel ministre de l'Intérieur, André Mba Obame (1).
Pour autant, rien n'est acquis. Si la succession se joue au fond des urnes, l'aîné de la fratrie, ancien élève du collège Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, devra déjouer diverses embûches, à commencer par son impopularité et l'aversion qu'inspire, au sein d'une société civile pugnace, le scénario dynastique.
Union sacrée
Au sein même du PDG, une intense guérilla oppose depuis plus d'une décennie les "Rénovateurs" -Ali-Alain en tête- aux "Appellistes", partisans du statu quo emmenés par Paul Toungui, titulaire du maroquin des Affaires étrangères après avoir longtemps détenu celui, ô combien stratégique, des Finances.
Il se trouve qu'à la ville, l'ancien grand argentier du régime est aussi l'époux de Pascaline Bongo, directrice de cabinet et femme de confiance du "boss". Lequel aurait volontiers, pour peu que le Gabon fut mûr pour une telle audace, transmis le sceptre à sa cette énarque bosseuse et d'un abord austère. C'est du moins ce qu'il chuchotait au soir de sa vie à ses confidents.
A en croire les gabonologues les plus aguerris, Ali et Pascaline, qui se sont relayés dans une clinique de Barcelone au chevet du père agonisant, auraient enterré leurs querelles et scellé un pacte de non-agression. Union sacrée dictée par l'intérêt supérieur du clan familial et l'impérieuse nécessité de préserver le fragile mécano ethnique et régional laissé en héritage par "papa Bongo".
C'est que plus d'un vétéran du marigot librevillois guigne un trône qui ne devait se libérer qu'en 2012. Les opposants, bien sûr, tels Pierre Mamboundou, le leader de l'Union du peuple gabonais (UPG), ou Zacharie Myboto, ex-baron de la planète Bongo saisi sur le tard par les démons de la dissidence et fondateur de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD).
Reste qu'au sein même de la mouvance présidentielle, d'autres poids lourds rêvent le matin en se rasant du Palais du bord de mer: citons Jean Ping, diplomate chevronné, actuel président de la Commission de l'Union Africaine et... ex-conjoint de Pascaline Bongo, le vice-Premier ministre Paul Mba Abessole, un rallié de longue date, ou le ministre d'Etat Casimir Oyé Mba, en charge "des Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures, de l'Energie, des Ressources hydrauliques et de la Promotion des énergies nouvelles".
Des énergies nouvelles: voilà bien ce dont la pays a le plus besoin. De là à imaginer un après-Bongo sans Bongo...
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Officiel : le président gabonais est mort en Espagne
TANGUY BERTHEMET
08/06/2009 | Mise à jour : 19:37 | Ajouter à ma sélection
• À Libreville, la succession d'Omar Bongo s'annonce délicate.
Dans un communiqué, le premier ministre gabonais, Jean Eyeghe Ndong, a mis fin lundi aux supputations et aux rumeurs qui avaient émaillé les dernières heures d'Omar Bongo : «À 14 h 30, l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les membres de la famille présents, que le président de la République, venait de rendre l'âme.» Le texte ne donne aucune autre précision sur les raisons du décès d'Omar Bongo, 73 ans, qui sera resté hospitalisé près d'un mois dans l'unité de soins intensifs d'une clinique de Barcelone. Selon une source française, Omar Bongo souffrait d'un cancer intestinal qui était entré dans sa phase terminale.
Le président français a aussitôt exprimé sa «tristesse et son émotion», assurant que la France était «dans cette épreuve aux côtés du Gabon, de ses institutions et de son peuple». «C'est un grand et fidèle ami de la France qui nous a quittés, une haute figure de l'Afrique et un chef d'Etat qui avait su gagner l'estime et le respect de l'ensemble de ses pairs, notamment par ses nombreuses initiatives en faveur de la paix sur le continent africain», indique le communiqué de l'Elysée.
Au pouvoir depuis quarante et un ans, l'indéboulonnable président gabonais avait brusquement fait savoir le 6 mai, qu'il «suspendait momentanément» ses activités, laissant la gestion des affaires courantes au gouvernement. La situation totalement inédite avait sonné comme un aveu de la gravité de la maladie et semé l'inquiétude. L'officialisation de la fin du président a immédiatement vidé les rues de Libreville, les Gabonais se terrant chez eux effrayés par l'avenir incertain qui se dessine. Lundi soir, le Gabon a ordonné la fermeture des frontières. Car prendre la suite d'Omar Bongo sera délicat. Président omnipotent, clé de voûte d'un système complexe construit autour de clans rivaux et d'allégeances forcées ou intéressées, l'homme ne laisse aucun dauphin désigné.
Le premier cercle, la famille, est sans doute le mieux placé pour succéder au défunt doyen, à commencer par son fils Ali. Allié au ministre de l'Intérieur André Mba Obame, Ali Bongo, 50 ans, dirige le stratégique ministère de la Défense depuis dix ans. Il peut compter par ailleurs sur des appuis dans le très puissant Parti démocratique gabonais (PDG). En dépit de ces atouts, la voie n'est pas totalement ouverte à l'héritier. Le 20 mai dernier, une tentative menée par les « rénovateurs » pour le faire élire à la tête du PDG aurait d'ailleurs échoué.
Démarche dynastique
Le noyau familial compte un autre prétendant, Paul Toungui, nouveau chef de la diplomatie, mais surtout compagnon de la fille aînée d'Omar Bongo, Pascaline, directrice du cabinet du chef de l'État et grand argentier du régime. Ali Bongo, doit par ailleurs faire face à une certaine hostilité de la population, qui lui reproche son éducation française et sa mauvaise maîtrise des langues locales. Et, nombre de diplomates se montrent peu enthousiastes à l'idée de cette démarche presque monarchique.
Il lui faudra également faire face à l'entrée en lice, des « opposants » historiques, comme Pierre Mamboundou ou Zacharie Myboto, qui ont fini par rejoindre la galaxie Bongo. La mort du chef devrait raviver leurs ambitions en berne. Une ambition qui pourrait également naître chez les barons du régime. Ainsi, le général Idriss Ngari, 63 ans, ostracisé ces dernières années, possède toujours des amis dans la vieille garde du PDG et dans l'armée qu'il a très longuement dirigée. La mort du président gabonais pourrait aussi sonner le réveil d'un certain nationalisme des Fangs, l'ethnie dominante du Gabon, auxquels le pouvoir échappe depuis plus de quatre décennies
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Omar Bongo, le doyen de la Françafrique
Alain Barluet
08/06/2009 | Mise à jour : 19:43
Sa disparition, à 73 ans, marque la fin d'une saga africaine intimement liée à la France. Il laisse un pays sous-développé mais des intérêts gigantesques aux mains d'un clan désuni.
«C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque», a annoncé le Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong dans un message remis en main propre aux journalistes présents à la clinique Quiron de Barcelone où Bongo était soigné.
Une heure avant, plusieurs médias espagnols, avaient annoncé la mort d'Omar Bongo, confirmée au Figaro par une source proche du gouvernement français. Dans la matinée, les autorités gabonaises avaient démenti une première annonce de sa mort, diffusée dimanche soir par le site internet du Point.
La mort du «plus vieil ami africain de la France»
Avec sa disparition, à l'âge de 73 ans, c'est bien davantage que le doyen des chefs d'États africains qui quitte la scène. C'est un dinosaure qui tire sa révérence, le dernier des Mohicans, la figure la plus emblématique d'un système, la Françafrique, qu'il résumait mieux que nul autre, avec son cortège d'intérêts croisés, de liens occultes et d'affaires souvent pas très claires. Une page d'histoire se tourne.
Significativement, la mort du «plus vieil ami africain de la France» survient à un moment crucial des relations entre l'ancienne puissance coloniale et le continent noir.
Depuis deux ans, à l'Élysée, Nicolas Sarkozy fait de la «rupture» la pierre angulaire de ses relations avec l'Afrique. Mais on ne met pas si facilement au rencard un vieux crocodile, surtout quand il s'appelle Bongo. «Et que voulez-vous que l'on fasse, on ne peut pas le tuer tout de même ?», s'indignait récemment un ministre de la République à qui l'on objectait qu'en dépit de l'aggiornamento annoncé, les vieilles habitudes continuaient d'avoir la vie dure avec certains dirigeants africains. Une image, diffusée à l'époque en boucle sur les chaînes de télévision gabonaises, témoigne de l'influence jamais démentie d'Omar Bongo dans le «village» franco-africain : celle de Nicolas Sarkozy, parmi bien d'autres obligés, rendant visite au «vieux» dans sa suite d'un palace parisien durant la campagne présidentielle. Le jour même de son élection, le successeur de Jacques Chirac à l'Élysée appelait l'inamovible président gabonais pour le remercier de ses avis et de ses conseils.
Autre signe parlant, la cohorte des ministres français se pressant, en mars dernier, aux obsèques de la première dame du Gabon, Edith Lucie, la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso décédée d'un cancer après une longue hospitalisation au Maroc. C'est qu'au fil des décennies, Bongo a su se rendre incontournable, incarnant la stabilité, l'allié fidèle à l'ONU, à la tête d'un pays hébergeant quelque 10 000 ressortissants français et une base militaire.
De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand : au pouvoir depuis 1967, Omar Bongo les a tous pratiqués avec connivence. Mais au-delà, les réseaux de ce «frère» éminent de la Grande Loge nationale française s'étendaient à toutes les sphères politiques et médiatiques. Il savait tout sur tous, sa meilleure assurance-vie : «Je ferais couler beaucoup de gens», disait-il, en guise de menace à peine voilée.
Au printemps 2008, une de ses colères a de toute évidence coûté son poste au ministre de la Coopération Jean-Marie Bockel, pour des propos un peu trop abrupts contre la Françafrique. On a beaucoup prêté au «doyen», comme le financement de bien des campagnes électorales, sans jamais le prouver. On ne prête qu'aux riches, dit-on. Or Omar Bongo était très, très riche.
«Blanc comme nègre» face aux affaires
C'est ainsi une autre coïncidence de voir partir le président gabonais alors que se multiplient contre lui les accusations de détournements d'argent public. Selon Transparence international France et l'association Sherpa, les «biens mal acquis» par le président gabonais recouvriraient quelque 70 comptes bancaires ouverts en France au nom de sa famille et 33 biens immobiliers prestigieux, dont une dizaine d'appartements à Paris, équivalant à plus de 150 millions d'euros. Deux plaintes, déposées par ces associations, ont été classées sans suite en 2007 et 2008 par le parquet. Celui-ci pourrait faire appel d'une troisième plainte, déposée par un homme d'affaires français emprisonné en 1996 à Libreville à la suite d'un différend commercial avec le chef de l'État gabonais. Ce dernier se proclamait «blanc comme nègre», dans un livre d'entretiens (Grasset 2001).
Son long parcours relève de la saga africaine. Né sous le nom d'Albert-Bernard Bongo le 30 décembre 1935 dans une bourgade de la province du Haut-Ogoué, rebaptisée plus tard Bongoville, ce Téké (l'ethnie bantoue minoritaire) fait ses études primaires et secondaires au Congo. Après son service militaire, il devient un agent subalterne des services secrets français et travaille aussi comme commis des postes.
Mais l'ambitieux Bongo saura tracer sa voie jusqu'aux plus hautes destinées dans le sillage du premier président du Gabon indépendant, Léon Mba. En 1960, Bongo est son vice-président et son bras droit avant de lui succéder après sa mort en 1967, avec la bénédiction du grand manitou des «affaires africaines et malgaches» à l'Élysée, Jacques Foccart.
En 1968, il fonde le Parti démocratique gabonais, parti unique jusqu'à l'instauration en 1990 d'un pluralisme de façade. Jusqu'au bout, Omar Bongo est resté l'unique détenteur d'un pouvoir dont il fut la clé de voûte. Habile et madré, il n'a pas son pareil pour verrouiller une campagne électorale (les scrutins se déroulent à échéance régulière) et monnayer le ralliement de ses opposants ou les museler. L'homme sait aussi se muer en caméléon quand il le faut. Pour obtenir une audience avec Paul VI, il se fait baptiser catholique. En 1973, il se convertit à l'islam et devient El Hadj Omar Bongo Ondimba, afin, dit-on, de s'attirer les bonnes grâces des pays de l'Opep, en majorité musulmans…
Omniprésence de la famille
Le 27 novembre 2005, il est réélu avec 79 % des suffrages lors d'élections que l'opposition juge entachées de fraudes massives. Imperturbablement, le «doyen» donne une fois de plus raison aux affiches qui s'étalent partout dans le pays : «Bongo, j'en veux toujours plus !»
Le nerf de la guerre, il est vrai, ne lui a jamais manqué. Peuplé de 1,3 million d'habitants seulement, l'«émirat gabonais» est un pays riche de son pétrole, de sa filière bois et de ses gisements de manganèse et de fer. En quarante ans de règne, toutefois, Omar Bongo n'aura que très modérément fait fructifier cette manne. Malgré ses immenses ressources naturelles, le pays se classe toujours 123e sur 177 au classement de l'indicateur de développement humain des Nations unies. Près d'un demi-siècle de pouvoir ne lui aura pas laissé le temps de construire plus de 900 kilomètres de routes…
Impeccablement sanglé dans ses costumes Smalto ou drapé dans une cape à la Mandrake, Omar Bongo ne boudait pas la scène diplomatique. On le retrouvait en médiateur dans nombre de conflits et de différends africains, toujours prompt à endosser la tenue du sage que lui valait de facto son ancienneté parmi ses pairs.
Autre clé du système Bongo, son clan. Au gouvernement comme dans l'administration, l'économie ou les médias, la famille du président est omniprésente. L'homme, il est vrai, n'a jamais ménagé sa virilité, la rumeur publique allant jusqu'à lui attribuer plusieurs dizaines d'enfants. Proche parmi les proches, sa fille Pascaline dirige son cabinet. Le mari de celle-ci, Paul Toungui, est ministre de l'Économie et des Finances. Le fils préféré du président, Ali, souvent présenté comme un possible successeur, est ministre de la Défense. «Il n'y aura pas de dynastie Bongo», se plaisait-il à dire. À voir. Même si le baobab est à terre, il est fort probable que l'après-Bongo portera, d'une façon ou d'une autre, la marque du clan.
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24.
Un représentant du FRUD armé est en prison à
Logiya (Ethiopie)
Jusqu'à
présent, il n'avait jamais été inquiété
par les autorités éthiopiennes, régionales
et fédérales.
Mohamed
Houmed, plus connu sous le surnom "La main-qui-soigne"
(en afar Daylissa gaba), Djiboutien, est le représentant
du FRUD armé en Ethiopie. Il ne faisait pas mystère
de son appartenance politique. D'après nos sources,
il serait en prison à Logya (Etat Régional Afar,
Ethiopie).
La police régionale afar qui a interpellé le Djiboutien
n'a donné aucune explication, du moins pour l'instant.
Mais plusieurs sources concordent à dire que la requête
serait venue du gouvernement fédéral, certainement
sur requête des autorités djiboutiennes. L'état-majour
des armées comme le gouvernement de notre pays sont sur
les nerfs. Ils voient partout le front armé. Le 7 juin,
un hélicoptère a bombardé plusieurs localités
dans les districts de Tadjoura et d'Obock, soupçonnant
leurs populations d’abriter les rebelles du FRUD. Le conflit
larvé du côté de Ras-Doumeira, avec l'Erythrée,
conjugué aux désertions qui minent l'armée
djiboutienne, fait craindre le pire pour
la population civile afar.
Uguta-Toosa,
12 juin 2009
25.
Rectificatif : Arrestation de Mohamed HOUMED (suite)
Nous
venons d’apprendre que MOHAMED HOUMED serait un ancien membre
du FRUD. Il est décrit comme un réfugié djiboutien
installé de longue date en Ethiopie. Plus de deux décennies.
Par conséquent, son affaire serait plutôt du ressort
du Haut Commissariat aux réfugiés (branche Ethiopie).
Jusqu’à présent, les services de renseignements
éthiopiens observaient de loin les réfugiés
djiboutiens. D’où vient cet intérêt
subit pour des réfugiés djiboutiens ?
L’Ethiopie
jalouse de l’Erythrée
L’arrestation
de Mohamed HOUMED ne serait pas seulement motivée par le
fait que le FRUD armé ait mené des opérations
d’enrôlement à l’intérieur du
pays, notamment dans les districts du nord. Bien que cela avait
de quoi fâcher Ismail Omar Guelleh et son état-major
militaire, très embêtés par les défections
de leurs soldats.
Djibouti
et Addis-Abeba, nous le savons, font peu de cas des prisonniers
politiques.
Les autorités éthiopiennes n’auraient-elles
pas des justifications personnelles dans cette affaire ? Celles-ci
n’ont certainement pas apprécié, au même
titre que Djibouti, la rumeur persistante selon laquelle des rebelles
djiboutiens, apparentés ou non au FRUD armé, seraient
entraînés en Erythrée. Peut-être s’agit-il
moins de menaces que de signaux d’approche à destination
de la rébellion djiboutienne ?
A
cause de ses promesses lénifiantes, l’Ethiopie vient
de s’aliéner une partie de l’opposition djiboutienne
L’Ethiopie
considère « Djibouti et son port » comme une
chasse gardée. On dira, en termes diplomatiques, qu’il
s’agit d’une question sensible. Il y a de quoi, car
une fraction importante de son commerce international transite
par ce voisin. Mais les autorités éthiopiennes ne
veulent pas y mettre le prix. Toute leur stratégie repose
sur la croyance que la dictature djiboutienne est « éternelle
». C’est pourquoi elles boudent avec constance l’opposition
djiboutienne civile. Addis-Abeba récolte donc ce qu’elle
mérite. Ses promesses lénifiantes - j’en sais
quelque chose puisque j’avais demandé à plusieurs
reprises au nom de notre parti des bourses pour les étudiants
djiboutiens discriminés par le pouvoir djiboutien - ont
sans doute fini par lui aliéner l’opposition armée.
Il est vrai que l’Erythrée pratique une diplomatie,
agressive certes mais plus franche. Surtout elle sait appliquer
sans fioriture l’adage « l’ennemi de mon ennemi
est mon ami ».
Ali coubba
Uguta-Toosa, 14 juin 2009
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COMMUNIQUE
27
juin 2009 : Forum djiboutien sur 32 ans d’indépendance
TOUS
ENSEMBLE CONTRE LA DICTATURE
Après
des mois de préparation, la diaspora djiboutienne
se réunira le 27 juin 2009 à Bruxelles pour commémorer
le jour de notre Indépendance nationale.
Dans
le respect des sensibilités des uns et des autres, la tenue
de ce forum politique, suivi d’une soirée culturelle,
a pour objectif d’établir un dialogue constructif
fondé sur la tolérance nécessaire à
toute expression démocratique.
Il
s’agit également de consolider le lien unitaire entre
les responsables politiques de l’opposition nationale et
la société civile djiboutienne en Europe.
Face
à l’urgence de la situation catastrophique qui prévaut
dans notre pays, il est plus que jamais impératif de fédérer
toutes les dynamiques afin de renforcer, dans l’action,
la cohérence de l’opposition et la contribution de
la diaspora au combat démocratique contre une dictature
d’un autre âge qui asservit notre Peuple depuis trop
longtemps.
Vous
serez certainement nombreuses et nombreux à soutenir le
projet novateur qu’est ce forum car l’ambition de
cette démarche est modeste : UNISSONS-NOUS !!!
Le
programme complet sera disponible dans quelques jours.
Le Comité d’organisation
Hamed
Daoud 0033623968803
Iftin zipo 0032473824855
Ismail Bouh 0032486363110
Hassan Hamadou 0032477526609
Ainan Sougueh 0032487601050
Adresse
:
25, Rue de la commune
1210 Saint-Josse
Metro : Madou
Bruxelles
De 17h à 20 h et 21hà 00
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Fait
à Bruxelles, le 19/06/09
Objet
: Démenti de Ali Ahmed-Hamadou au sujet de la participation
au Comité organisateur de la conférence du 27 juin
à Bruxelles
En
tant que coordinateur du comité de la soirée du
27 juin, je ne soutiens ni de près ni de loin le
communiqué faisant référence au Forum s’intitulant
« Ensemble contre la dictature » et de ce
fait, ne ferai pas partie ni de la préparation, ni être
présent lors du Forum car ce communiqué a été
rédigé en catimini par des personnes mal intentionnées
voire de mauvaises foi.
Le
premier principe de cette conférence était de provoquer
une rencontre entre la Diaspora Djiboutienne de Belgique et l’opposition,
afin que la première puisse savoir et prendre conscience
si les opposants peuvent se réunir ou pas sur un projet
collectif.
Force est de préciser que l’intitulé
du premier communiqué était le suivant : Djibouti
: Hier, Aujourd’hui et demain, thème à mon
humble sens neutre et rassembleur avec en gras les noms des personnalités
politiques de différents partis.
Or,
vu la finalité du communiqué et vu le fait que les
noms et les numéros des personnes, sont jetés en
pâture, j’atteste que c’est tout le contraire
!!!
Pour
une conférence ou Forum, l’important est de bien
souligner les noms des intervenant(e)s.
Lors
de la décision, l’initiateur du Forum, monsieur Hamad
Daoud, a omis délibérément et sciemment de
m’appeler afin de connaître mon opinion.
En
fait, je n’ai été consulté ni sur le
communiqué ni sur la publication de mon nom et numéro.
Ceci demeure une faute gravissime pour une personne martelant
toujours que la Diaspora Djiboutienne est dans un espace démocratique.
(…)
A
mon sens, ca n’a pas été le cas, vu que vous
avez en catimini écrit le communiqué et surtout
délibérément et sciemment omis de m’appeler
sur le fait de publier oui ou non, mon nom et mon numéro
de téléphone !!!
Partant
de ce fait, j’estime ceux qui se proclament opposants usent
de la manipulation pour séduire dont le but est d’instrumentaliser
la Diaspora.
Il est temps que ça cesse !!!
Ali
Ahmed-Hamadou
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Reims,
le 21 juin 2009
Communiqué
du COLLECTIF POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DJIBOUTIENS
A DJIBOUTI ET EN ETHIOPIE
COMMUNIQUE
de PRESSE DU 21 JUIN 2009
Le Collectif pour la libération des prisonniers politiques
a été constitué par les partis, organisations
et associations d'opposition au régime d'Ismaël Omar
Guelleh, qui n'ont jamais cessé de lutter pour la restauration
d'un régime démocratique à Djibouti et qui
se sont engagés pour la défense des prisonniers
politiques et pour leur libération immédiate et
sans conditions :
Membres fondateurs :
-
UGUTA-TOOSA (parti politique),
- GED, Gouvernement en Exil de Djibouti (parti politique),
- ARDHD, Association pour le Respect des Droits de l'Homme à
Djibouti.
Il est ouvert à tous les partis d'opposition, aux syndicats
libres et aux associations de défense des Droits de l'Homme,
qui souhaiteront s'associer dans la lutte contre l'injustice d'Etat
et la défense de cette cause juste.
Il a pour objectif d'obtenir la libération :
- de tous les prisonniers politiques arrêtés et emprisonnés
illégalement à Djibouti ;
- des personnalités djiboutiennes, réfugiées
en Ethiopie, qui ont été emprisonnées par
ce pays d'accueil pour des motifs encore inconnus à ce
jour. Alors que tout permet de supposer que l'Ethiopie a agi à
la demande du régime djiboutien.
Les moyens d'action du Collectif seront adaptés
à la situation.
1°)
Dans une première étape, le Collectif a choisi de
concentrer ses efforts dans la communication, afin d'informer
et de sensibiliser l'opinion mondiale, les organisations internationales
et les Gouvernements, à la situation de ces prisonniers
politiques, incarcérés dans des conditions inhumaines
et souvent soumis à des actes de torture.
2°) Dans une seconde étape, le Collectif écrira
au Président de l'Union Européenne, au Président
de la Commission des Droits de l'Homme de l'U.E., au Parlement
européen (sous-commission des Droits de l'Homme), à
la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU pour signaler ces
cas et pour leur demander de faire pression sur le régime
djiboutien.
Les premiers prisonniers politiques concernés sont :
-
(Djibouti) Mme Nima Djama Maguil : artiste djiboutienne,
qui a été arrêtée le dimanche 14 juin
2009 à son domicile à Djibouti et placé en
détention à la prison de Gabode. La motivation réelle
de cette incarcération arbitraire serait liée au
fait qu'elle a produit une chanson satirique en se moquant de
l'épouse d'Ismaël Omar Guelleh.
- (Djibouti) MM. Ilayas Houssein JIBAX, Mahdi Robleh Xabad
et Barreh Saïd Injat : trois étudiants qui
ont été arrêtés, puis emprisonnés
à la suite de manifestations qui se sont déroulées
dans la Ville de Djibouti en mars dernier.
- (Ethiopie) M Mohamed Houmed, plus connu sous
le surnom de "La main-qui-soigne". Réfugié
djiboutien, il vivait sans problème depuis plus de vingt-cinq
ans en Ethiopie. Il a été arrêté, il
y a deux semaines environ, et incarcéré à
la prison à Logya (Etat Régional Afar, Ethiopie).
Le Collectif demande aux Gouvernements éthiopien et djiboutien
de libérer immédiatement et sans conditions ces
prisonniers politiques. Il demande également au HCR (branche
éthiopienne) de se saisir du dossier de ce réfugié
djiboutien sans statut.
Contacts :
Ali
Coubba : Président d'Uguta-Toosa : courriel :
ali.coubba@free.fr
Mahamoud Ahmed Idriss, Président du GED,
courriel
Jean-Loup Schaal, Président de l'ARDHD
: courriel
Secrétariat :
C/O ARDHD
84, rue Saint-Louis en l'île - F 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70
Fax : +33 (0)1 46 34 25 93
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Le
25 juin 2009
Les autorités éthiopiennes ont
libéré Mohamed Houmed
Nous
venons d'apprendre que le réfugié djiboutien, qui
était en prison à Logya (Etat national et régional
Afar, EThiopie) a été libéré hier,
le 24 juin 2009.
L'interéssé a indiqué qu'il avait été
interrogé par la police régionale et qu'il serait
sous "liberté surveillée".
La
question des réfugiés djiboutiens n'est toujours
pas résolue
Notre
parti, avec la contribution du Collectif pour la libération
des prisonniers politiques, entend sensibiliser le Haut
Commissariat aux réfugiés (branche Ethiopie) sur
la situation de Mohamed Houmed mais aussi le
cas, encore en souffrance, des détenteurs de carte de réfugié
politique dont nous sommes sans nouvelle depuis septmebre 2008.
Le HCR-Ethiopie avait annoncé que les réfugiés
djiboutiens avaient trouvé un pays hôte et que leur
clavaire allait prendre vers le mois de décembre 2008.
Or,
loin de se dénouer comme nous l'espérions, l'affaire
des "réfugiés djiboutiens" reste en suspens.
Les intéressés se plaignent de l'accueil sec et
peu courtois dont ils sont l'objet ces derniers mois de la part
des services locaux du HCR.
Nima Djama est toujours en prison à Djibouti
L'artiste
Nima Djama Maguil,
à la santé fragile, et es trois étudiants
(Ilayas Houssein JIBAX, Mahdi Robleh
Xabad et Barreh Saïd Injat) croupissent toujours
en prison. Les autorités djiboutiennes veulent étouffer
toute contestation faisant jour dans le pays. Au moment où
Ismail Omar Guelleh se prépare à un troisième
mandat présidentiel, auquel d'ailleurs il n' a pas droit
constitutionnellement, elles craignant que la moindre liberté
accordée ne prenne de l'ampleur et remette en question
le rêve de la présidence à vie
de l'héritier de Hassan Goueld.
Notre parti rejette cette perspective et dit Non à
un troisième mandat d'Ismail Omar Guelleh, Non
à la présidence à vie d'un homme qui a démontré
son incapacité à gouverner un pays multi-ethnique
qu'est la république de Djibouti.
Uguta-Toosa,
le 25 juin 2009
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