DJIBOUTI - 10/07/10. Mohamed Ahmed dit Jabha a été arrêté par les éléments de l'armée nationale djiboutienne et est détenu, depuis plusieurs mois, dans la caserne de Tadjoura.
Torturé, il crache aujourd hui du sang. Malgré son état moribond, les autorités djiboutiennes refusent de lui fournir tout soin, le laissant mourir à petits feux.

Combattant de longue date, il fut garde corps de Ugré Kiflé, actuel ministre de la Défense quand celui-ci jouait le résistant à la dictature de Hassan Gouled.
Nous tenons à informer le Croissant Rouge djiboutien et le président de la LDHD et les prenons pour témoins sur cette flagrante tentative de meurtre et de non assistance à personne en danger.

Direction de Uguta-Toosa.

 

1. Slogans de notre parti pour 2011 :


( somali)
Ismaacil Qomar Geelle ma donneyno
Abbanimaddiisi ma dooneyno
Cukumaddiisi ma dooneyno

(afar)
Ismaaqil Qumar Geelle ma fanna,
kay abootannu ma fanna
kay xinto ma fanna


(français)
Non à Ismail Omar Guelleh
Non au culte de la personalité
Non à son régime

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Les videos de la manifestation et de la "Table ronde" de l'UAD seront diffusées prochainement

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"Il n’y a que la liberté d’agir et de penser qui soit capable de produire de grandes choses »
D’Alembert (1717-1783)

Mot du président

BRUXELLES (26/06/2010) : L'EBAUCHE DE L'UNITE


Le 26 juin dernier à Bruxelles, nous avons assisté à une accélération de l'histoire, vers une plus grande transparence de l'entité fantomatique que nous appelons l'Opposition djiboutienne.
Dans le contexte djiboutien, la confusion entre majorité présidentielle (dictature) et l’opposition (démocratie) est levée depuis longtemps. Ce que j'avais nommé ailleurs deux idéologies radicalement opposées. D'après Mohamed Kadami, «une contradiction fondamentale » sépare les deux camps irréductibles sur le plan idéologique (cf. Intreview sur la radio La Voix de Djibouti). Alors qu’est-ce qui a empêché, après une prise de conscience aussi profonde, Mohamed Kadami à oeuvrer pour l’unité de l’opposition ? (Lire la suite dans le journal)
Le coup d'Etat constitutionnel du 19 avril 2010, autorisant le 3ème mandat au président sortant, a approfondi cette contradiction - si l’on peut se permettre cette redondance. La rupture est consommée puisque, après le coup de force du président sortant, le compromis est devenu impossible.

L’un des camps doit disparaître pour que l’autre existe ! Pour nous, cela ne fait aucun doute : la démocratie doit prospérer sur les décombres du parti unique (RPP) et de son chef. Il suffit d’observer l’évolution du monde qui conforte notre analyse. Les régimes autoritaires sont condamnés par l’histoire. Le mieux est de précipiter leur disparition par une action politique organisée : une transition démocratique.

A Djibouti, le plus fort doit l'emporter en sachant que la victoire d'IOG condamnera le pays au pire à une GUERRE CIVILE au mieux à une instabilité chronique ! En l’absence d’un interlocuteur crédible susceptible d’arbitrer ce conflit djibouto-djiboutien - inutile de lorgner du côté de la France et des Etats-Unis ou de l’Union européenne et de l’Union africaine, qui soutiennent le statu quo - les deux protagonistes seront livrés à eux-mêmes. Tout dialogue autre que la logique des rapports de force étant exclu, le chaos s’installera dans une portion du territoire national, sinon à Djibouti-ville si la société civile s’insurge.

 

AUDIO
Ecouter la cassette audio n°2 (en langue afar) présentée par Ali Coubba
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Ecouter la cassette audio n°1 (en langue afar) présentée par Ali Coubba.

Lien

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Sommaire N° 55
2010

Mot du Président:
Bruxelles (26/06/2010) : l'ébauche d'une unité

1. Bruxelles (26.06/2010) : une heureuse surprise

2.Bruxeles (26/06/2010) ; la table ronde de l'UAD

3. Opposition : Fonction d'un responsable politique ?

4. Opposition : L'UAD est-elle capable de rassembler tous les partis de l'opposition ? Quelle UAD ?

5.Opposition : Le refus de dialogue : un péché bien partagé

6. EDITO : "Nul n'est au-dessus de la loi" (La Nation)

7. Notre positionnement politique

8. ARD : Communiqué du 26 juin 2010 : Intégration de Uguta-Toosa à

8 (bis) Communiqué de Uguta-Toosa du 26 juin 2010

9. Bruxelles (26 juin 2010 )- Table ronde de l'UAD : Discours de Idriss Houlay

10. Bruxelles : table ronde de l'UAD Discours de Omar Dabalé

11. Message de remerciement de M. Mahdi I. God

12. Que fait l'armée française en Afrique ?

Adhérez à UGUTA-TOOSA

13. Bruxelles - Table ronde de l'UAD: CDS : congrès djiboutien pour la soidarité

14. 28/06/10 (B558) : ardhd : Courrier des lecteurs :
Vers une union de l'opposition djiboutienne ? Mais quelle union?

15. Djibouti : une série de faits divers inquiétants à Djibouti (LOI du 15.05. 2010.

16. Cassim A. Dini a réagi par rapport à la conférence de presse de Maitre Morice..

17. Mise au point de Mohamed Daoud Chehem (PDD)

18. Réalité : Note de synthèse de la Table ronde de l'UAD - Bruxelles le 26 juin 2010 )

19. Afar : Kassaow par Wade

20. DJIBOUTI 10/07/2010 : Rafles des civils nomades dans la région d'Obook (LDDH).

21 ORDHD : Un militant du FRUD dans un état grave à la prison de Gabod

22. DJIBOUTI : les enfants dans une pauvreté "abjecte" selon l'UNICEF

23. Appel à la manifestation : 13 juillet 2010 à Paris

24. Les Djiboutiens entre Colère et peur par Ina Geelle

25. LDHD : Note d'information du 4 juillet 2010
2( (bis) : Note d'information du 6 juillet 2010 (par JP NOEL ABDI)

26. Djibouti : "Pour ne pas attendre le boycott en 2011" par Cassim Ahmed Dini

27. Ethiopia's election (The Economist)

28.Djibouti : les combattants du FRUD affrontent l'armée au nord de Djibouti

29. Débats (25- 26- 27-28 - 29)

30. 25ème conférence ministérielle de la Francophonie (La Nation n° 199)


A la une : UGUTA-TOOSA est devenu membre de l'ARD


Aucun démocrate djiboutien ne conçoit que la république de Djibouti puisse survivre au 3ème mandat d’IOG ! C'est pourquoi le régime illégitime et illégal doit combattu par tous les moyens. Il doit partir en 2011 !

UGUTA/TOOSA a rejoint officiellement les rangs de l'ARD

L’ébauche de l’unité de l’opposition esquissée lors de la manifestation du 26 juin dernier à Bruxelles est-elle le signe avant-coureur du renouveau de notre famille politique
? De l'action politique peut jaillir une solide unité. Le week-en dernier, nous avons eu deux heureuses surprises.
La première a été de rencontrer à cette manifestation du 26 juin 2010 les leaders ou les délégués de tous les partis de l’opposition djiboutienne : FRUD, MRD, Uguta-Toosa, ARD et GED.
Le deuxième exploit a été la concrétisation du rapprochement ARD-UGUTA/TOOSA. Un communiqué a été paraphé le soir même par M. Mahdi I. God, le vice-président de l'ARD.

Ces deux exploits apparaîtront bien minces, j’en conviens, auprès de ceux qui réclament l'unité de toutes les composantes de notre famille. La plus-value tirée d'un tel événement sera considérable pour chaque partenaire. Au-delà de la solidarité entre les membres de l'opposition, une opposition unie soude la société civile autour de l'idée démocratique. Une alternance paraît possible pour avril 2011. Pour l'instant, vu l'état de dispersion de l'opposition, c'est loin d'être le cas. (Lire la suite du Journal)

Ali Coubba
Uguta-Toosa, juin 2010


Ismail Omar Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

A la une : UGUTA-TOOSA est devenu membre de l'ARD


Titre 1 : Bruxelles le 26/06/2010 (12h00-14h00) :
une heureuse surprise

La manifestation a lieu devant la Commission européenne dans le cadre de l'appel à manifester lancé par le FRUD et le MRD. Notre parti n'a pas été invité mais, mettant les questions d'amour propre de côté, nous nous sommes rendus à la manifestation. A peu près une centaine de personnes ont répondu à l’appel. Compte tenu du nombre de la diapora présente en Belgique, ce chiffre est décevant. (Je vous fait une confidence : la diaspora d'origine afare, qui devrait être la fortement représentée, a boudé la manifestation). Il ne reflète pas la réelle capacité de mobilisation de l'opposition. Rassembler plus de 300 personnes à Bruxelles me paraît possible.
En tout cas, des raisons de se réjouir ne manquent pas pour autant. Toute l'opposition djiboutienne était là. Peut-être un pas timide vers l'unité. Les manifestants comprenant des hommes et des femmes, venus de toute l'Europe, ont scandé des slogans exigeants : « la démocratie à Djibouti" ; « le départ d'IOG et le refus du 3ème mandat présidentiel »; « l'impunité pour les tortionnaires et les violeurs des femmes ». Il y avait aussi la présence d'une grande chanteuse comorienne venue spécialement soutenir notre cause.


........

Hoummado (FRUD), M. Reyaleh, Idris et Omar..................DAF (MRD), Kadami (FRUD), Ali Coubba
Omar (Uguta-Toosa).

Vers 14h00, à la fin de la manifestation, on pouvait dresser un premier constat très encourageant. Toutes les formations politiques de l'opposition avaient délégué soit leurs chefs ou leurs membres à la manifesation. Outre le FRUD de Mohamed Kadami, accompagné de son épouse Aicha Dabalé, le MRD de Daher Ahmed Daher (ainsi que son épouse), l'UDJ de Ismail Guédi Hared représenté par M. Ismail, Uguta-Toosa (Idriss Houlay, Omar Dabalé et moi-même), le GED et l'ARD qui avait dépêché sur le lieu Docteur Hamad Daoud. Enfin, tout le monde a répondu présent en mettant de côté leurs "rivalités de personnes" et "divergences idéologiquess". Il est vrai que c'est dans l'action que les partis politiques peuvent réaliser de réelles et durables convergences.

Espérons qu'une réunion au sommet viendra donner forme prochainement à l'unité observée au cours de la manifestation du 26 juin 2010 à Bruxelles.


Uguta-Toosa - juin 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

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A la une : UGUTA-TOOSA est devenu membre de l'ARD

Titre 2 : Bruxelles (26/06/2010) : la Table ronde de l'UAD

La Table ronde de l'UAD, organisée au nom de plusieurs partis et associations, a attiré encore moins que la manifestation. Moins de 50 personnes sont venues écouter et éventuellement poser des questions aux différents intervenants (Ali Iftine du GED, Jean-Loup Schaal de l'ARDHD/LDDH, Mahdi I. A. God de l'ARD, Maki Houmed-Gaba (ARD), Ali Coubba (Uguta-Toosa), Ismail Bouh (CDS), Ahmed Reyaleh, etc. N'étant pas membre de l'UAD, notre parti répondait à l'appel de M. Mahdi I. God, souvieux de donner un peu de visibilité à une "coalition invisible". (Lire la suite dans le journal : Titre 4).
Chaque intervenant a présenté le sujet annoncé par le programme sous la surveillance de la modératrice, Laurence Dawidowic de Survie-France. Ali Iftine a rappelé le positionnement de son parti qui ne reconnaît pas le gouvernement d'I.O.G. Il a regretté que les Djiboutiens donnent davantage d’importance à son origine clanique que ses idées politiques. Jean-Loup Schaal a fait l'historique de l'ARDHD en exposant les raisons de la naissance et les différents causes et évènements qui ont jalonné le combat de l'association dont le journal est consulté par plus de 3000 internautes par jour. Faisant preuve d'une grande clarté, Maki Houmed-Gaba a exposé la lutte de l'ARD, un cheminement qui a conduit cette oragnisation de la lutte armée vers la légalisation. Ali Coubba (Uguta-Toosa) a présenté son programme politique (Etat de droit, transition démocratique, recouvrer l'indépendance nationale, créer une nouvelle république, un nouveau "hymne national " et un nouveau "drapeau national", fruits d'un large consensus national). Cassim A. Dini a présentée une analyse assez pertinente en évoquant la coalition initiée par Aden Roblé, dont le parti est toujours membre de l'UMP. La manoeuvre, menée de Djibouti, consistait à casser l'UAD et à débaucher le FRUD armé et le MRD, au profit de Aden Robleh Awaleh et de Abdourahman Booré.
De nombreuses questions ont été soulevées par les intervenants ou l'auditoire : la nécessité de combattre le tribalisme (Ismail Bouh, CDS), l'intégration de la femme à la lutte politique, la lutte contre le khat et les mutilations génitales. "Pourquoi l'opposition est-elle toujours divisée".

Uguta-Toosa, juin 2010

Avril 2011 : la fin de la dictature

Les trois principaux objectifs de notre parti sont :

1) provoquer le départ d'Ismail Omar Guelleh au mois d'avril 2011, voire avant cette date si nous en avons la force ; (le plus important est bien-sûr de chasser le dictateur);
2) Engager une transition démocratique dans notre pays au cours de l'année 2011 avec la participation de tous les partis politiques (le RPP et le FRUD devront changer de noms...);
3) Adopter une nouvelle constitution nationale qui insiste sur les droits et les libertés des citoyens (Etat de droit) et qui établira un partage équilibré des pouvoirs au sein de l'exécutif.

La période de la transition démocraique faciltera le débat sur des questions sensibles. Durant cette période, les hommes politiques qui veulent briguer la magistrature suprême auront largement le temps de se faire connaître. L'espace démocratique facillitera l'échange d'idées et d'opinions contradictoires. Par conséquent, chaque chose en son temps.

Résumé : on chasse d'abord le tyran et, ensuite, nous les démocrates, nous pourrons se chamailler librement, dans un Etat de droit, à coups de mots.

Uguta/toosa, juin 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 3 / Fonctions d'un responsable politique ?

La fonction d'un leader est d'expliquer le programme de son parti politique. L'un de ses missions est de critiquer la politique du gouvernement et de proposer un projet économique alternatif. Sa critique englobe à la fois ses alliés politiques qui veulent journer double-jeu, les partis aux convictions mal asurées qui sont dans l'opposition et dans la majorité le soir, ou son adversaire politique.
La récente sortie de Cassim A. Dini participe au dégel d’une atmosphère rendue stalinienne par trente-trois ans d’une auto-censure qui n’a pas lieu d’être. Ligotés par des contraintes extérieures, certains resposnables confondent critiques et insultes.
Dans une dictature, Djibouti nous en donne de multiples illustrations, la fonction d'un politcien est de se taire. De toute manière, la plupart du temps, il est politicien par défaut ou par cooptation. En cas de besoin, on fait appel à lui afin qu'il émette des louanges à son maître. Celui-ci exerce une magistère de droit absolu sur la parole. Les déclarations dogmatiques passent après de ses partisans (forcément intéressés) pour parole d'évangile ou du Coran ! Les fortes têtes, qui ont depuis lontemps piétinés leurs principes, commettent des bourdes. Début de l'année 2010, Aden Roblé a essuyé les foudres du pouvoir pour avoir dénoncer le 3ème mandat d'IOG. Pourtant le président du PND demeure membre de l'UMP. On veut nous faire croire qu'il se cherche une porte de sortie honorable alors que la manoeuvre vise à créer une opposition factice au sein de l'UMP. En 2009, Jean-Marie, président du FRUD légal, avait été copieusement tancé par le Premier ministre pour n'avoir pas contresigné le "bilan globalement positif" du régime.

Il est temps que l'opposition djiboutienne sort de cette atmosphère de mutisme. Elle annihile la liberté d'expression et la créativité politique. Entre nous, une critique constructive est nécessaire. C'est pourquoi nous nous interrogeons sur les manquements de l'UAD ?
A l'UAD a été confiée la tâche de rassembler l'unité de l'opposition.
Où en est-elle de cette mission ?
Une autre formation politique a-t-elle vocatoon à jouer le "faiseur d'unité"
?
Qui, du FRUD à l'ARD, en passant par le MRD, est capable fédérer l'esnemble de l'opposition djboutienne (plus les personnalités politiques) ?

En ce début de juillet 2010, il est devenu urgent de lancer une réflexion sur les obstacles qui empêchent l'opposition d'avancer. Surtout, il est devenu urgent de passer des alliances et monter au "front" de la mobilisation en étant unis comme les doigts d'une main.

Uguta-Toosa, juin 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 4 : L'UAD est-elle capable de rassembler
tous les partis de l'opposition ? Quelle UAD ?

 

Dans un pays soumis depuis trente-trois ans (1977-2010) à la muerta dictatoriale, il n'est pas facile de rompre avec le climat stalinien qui imprègne la vie politique. L'auto-censure est partout. Critiquer un leader politique et on dira que vous risquez de nuire à l'unité de l'opposition. Quelle unité de l'opposition ? Dénoncer l'immobilisme de l'UAD et on vous accusera de provoquer des susceptibilités qui risquent de se muer en rancunes tenaces. Après cinq ans d'existence, notre parti politique a acquis la maturité néecssaire pour porter des jugements sur nos alliés.

L'UAD n'a rien entrepris pendant cinq ans (2005-mai 2010)

Après presque cinq ans de silence (2005-2010), l'UAD est entrée dans sa phase d'activité. Trois meetings ont été programmés récemmeent à Djibouti et, d'après les témoignages, ils ont attiré de nombreux Djiboutiens. Cette mobilisation mérite d'être soutenue par la diaspora et les partis résident à l'extérieur. C'est un fait. Le 26 juin dernier, l'UAD a aussi organsiée une table ronde sous l'initiative de Mahdi I. God. En dix ans, c'est la seule initiative notable à mettre au compte de cette coalition. Elle a été bien menée par les organisateurs.
les manquements sont nombreux.
Uguta-Toosa
a adressé lété dernier un communiqué public au président de l'UAD. Celui-ci n'a jamais daigné nous répondre. Pourtant, au scrutin présidentiel de 2005, nous avions soutenu sa ligne politique. Personnellement, je n'ai jamais rencontré le président de cette coalition. Récemment, après le mutisme prolongé de l'ARD au sujet de notre projet d'alliance avec elle, nous avons contacté l'UAD afin d'en devenir membre. Sur ce point aussi, notre requête n'a obtenu aucune réponse. Le doute est permis : peut-on compter pour renverser la dictature sur une organisation aussi amorphe. "Oui, nous déclarent nos contacts à Djibouti. Il n'y a pas de la mauvaise volonté. C'est le rythme djiboutien qui veut cette lenteur." Certes ne pas rencontrer le président de Uguta-Toosa n'est pas un critère suffisant pour qualifier l'UAD de refus de dialogue, mais on se rend compte que la coalition n'a pas non plus concrétisé la moindre action politique avec d'autres partis.

Un bilan très négatif

Durant cinq ans, L'UAD a raté de multiples occasions de prendre langue avec l'opposition. Elle a été été incapable de nouer le moindre contact avec les membres de l'opposition de l'extérieur et de l'intérieur. On ne fait pas allusion ici à des "propos de table" ou autres rencontres amicales. Elle n'a pas concrétisé le moindre rapprochement avec le PDD, avec le GED, avec Uguta-Toosa, avec le FRUD armé. L'un de ses membres, l'ARD, a mis un an pour concrétiser une alliance acquise de longue date. L'autre membre de la coalition, UDJ, a un palmarès encore plus mince. Pourtant, sur l'échiquier politique, l'opposition extérieure n'est pas quantité négligeable. La légalité n'étant pas une panacée, l'opposition est logée à la même enseigne. On a besoin de tout le monde : des Davids et des Goliath. A Djibouti, le droit à la parole de l'opposition est limitée. Jusqu'à présent, aucun d'entre eux n'a été mandaté par le peuple.
Enfin, en revenant à nos moutons, on remarque que les responsables de l'UAD ont échoué dans leur mission de rassembler leurs alliés. Ils ont montré leur incapacité de dialoguer avec leurs alliés. Méritent-ils qu'on les appelle encore des rassembleurs ? S'ils ont montré une grande incompétence à dialoguer avec leurs alliés, comment feront-ils pour mener à la bataille une dizaine de leaders aux tempéraments très différents ?

Faut-il créer une nouvelle UAD ?

A notre avis, sans remettre en question l'optimisme des membres de l'UAD, il est permis de poser quelques questions.
N'est-il pas nécessaire d'engager une réflexion
sur l'utilité d'une coalition réduite à deux formations (ARD et UDJ) et qui a refusé, durant cinq ans, tout contact politique avec les autres formations de l'opposition ? Il est quand même incroyable qu'une coalition ayant pour mission de rassembler joue ainsi à l'Arlésienne. Le minimum aurait été d'essayer de fédérer les partis, les associations et les personnalités politiques autour d'elle.
En même temps, ne serait-il pas suicidaire de créer quelque chose de nouveau alors qu'il existe une structure qui a déjà fait ses preuves ? En effet, dans le respect du mot d'ordre donné, l'UAD a prouvé une grande fidélité en boycotant le scrutin présidentiel de 2005. La raison nous ordonne de compter sur l'expérience des Ismail Guédi Hared, Ahmed Youssouf, Ismail Lodon.
La réonse urgente à apporter à cette situation serait de renforcer la coalition existante tout réformant de fond en comble son leadership qui doit être collégial. (Cf. Compte rendu de l'UAD ci-dessous)

D'après ce que j'ai retenu et l'évolution survenue au sein de cette organisation, l'ARD est en mesure de compenser les faiblesses de l'UAD dans le domaine de la communication. Ce parti, rappelons-le, souffrait du même mal que l'UAD mais il a su cependant évoluer ces derniers mois. La preuve : notre intégration passe pour une douloureuse nécessité.
D'après ce que j'ai crompris l'ARD est mûre pour aller plus loin dans sa politique d'ouverture. Elle n'aura aucun mal à accuilleir les partis d'opposition qui ne veulent pas être légalisés (GED), ceux qui ont besoin d'une couverture légale (MRD), les personnalités politiques confirmées (docteur Ali Dahan, M. Handooleh, M. Aïnache) et les nouveaux opposants en quête de notoriété politique (Abdourahman Booré).

Il ne faut pas attendre la fin de l'année pour forger une véritable unité de l'opposition (interview de Ahmed Youssouf sur "Réalité"). Une seule réunion suffirait à donner une vie à l'UAD.

La direction de Uguta-Toosa

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Titre 5 : Le refus de dialogue : un péché bien partagé

Savez-vous pourquoi notre parti a décidé de se sacrifier ? Le mot sacrifice n'est pas vraiment le terme convenable mais il est de circonstance. Notre parti considère que l'UNITE est la meilleure stratégie à entreprendre. Lorsque les partis politiques signent une alliance, ils ne le font pas pour la même raison et ne le font sans arrière-pensée. A moins que les deux formations soient de force égale et tablent dès l'origine sur la stratégie "gagnant-gagnant", chacun peut croire qu'il va rouler l'autre dans la farine. Dans notre cas, il n'y a pas maldonne. L'ARD détient plus d'atouts que nous. Uguta-Toosa en est conscient et met en avant la solidarité en vue de défendre la cause commune. Nous n'avons pas rejoint l'ARD par pure généoristé mais pour défendre une cause. Nos forces, une fois additionnées, auront des effets exponentiels.

En tout cas, avant que l'ARD ne change, le refus de dialogue était un mal partagé par tous les partis d'opposition hormis le cas notoire de notre parti et du GED. Ici, nous portons des jugements que par rapport à ce que nous connaissons de ces partis. Il convient donc de ne pas généraliser notre analyse. Avril 2011 est une opportunité qui se renouvelera pas de si tôt.

Le MRD de Daher Ahmed Farah

En cinq ans, je n'ai croisé son président qu'à trois reprises : à la manifestation unitaire de l'opposition devant l'ambassade de Djibouti en 2005, au "Forum Afar" de Bruxelles (2008) et à la manifestation contre le 3ème mandat d'IOG à Bruxelles le week-end dernier - le 26 juin 2010. Il semble que notre ami DAF oeuvre aussi pour l'unité de l'opposition. Au moins, son rapprochement avec le FRUD armé n'est pas passé inaperçu. Il nous a déclaré que l'été 2010 sera propice pour finaliser une plateforme commune de travail. Espérons qu'il y a une "intense concertation secrète" qui réunit les grands partis (sic) et de laquelle nous sommes tenus éloignés.

Le PDD de Mohamed Daoud Chehem

LE PDD n'a pas estimé nécessaire que nous rédigions des communiqués communs dans le but de renforcer notre notoriété. Il faut dire que par le biais de Hamadou Ali ben Ali, ce parti a de nombreux sympathisants dans nos rangs. On n'aurait pu faire beaucoup de choses ensemble... Formation politique trop modeste pour jouer le rassembleur.

Le GED (Ali Iftine)

Le GED a été le parti le plus ouvert politiquement et avec lequel nous avons gardé des liens suivis sans aller plus loin que de signer un communiqué commun, sous le parrainage de l'ardhd, dans lequel nous rejetions énergiquement le projet du projet du 3ème mandat d'IOG. Il y a une forte probabilité que ce parti rejoindre rapidement l'UAD ou l'ARD. Tout dépendra de la stratégie mise en avant par sa direction. A notre avis, les partis politiques coalisés devront bénéficier d'une large autonomie d'action. Formation politique trop modeste pour jouer le rassembleur.

Le FRUD de Mohamed Kadami

C'est l'organisation politique avec laquelle Uguta-Toosa partage beaucoup de valeurs. Pour l'instant, notre divergence se situe au niveau de la stratégie : tandis que nous prônons la lutte pacifique, le FRUD affirme que seule la lutte armée peut venir à bout de la dictature djiboutienne.
Personnellement, je considère que c'est l'organisation la plus sourde et la plus fermée aux projets de dialogue qui animent notre famille. Quoique son alliance avec le MRD indique qu'il n'y a pas un total refus de coopérer avec les autres. Il semble que les choses bougent également au sein du front armé. Mohamed Kadami est optimiste au sujet d'une palteforme commune de l'oposition. Dès cet été, à condition que tout le monde y mette un peu du sien, y compris le président de l'ARD et celui de l'UAD, on pourrait aboutir à une rencontre informelle entre nous.

Uguta-Toosa, Juin 2010

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Titre 6/ Edito : Nul n'est au dessus de la loi ?

La Nation - N° 112 du Jeudi 24 Juin 2010

Commentaire de Uguta-Toosa : Même si Abdourahman Booré a commis ou commmandité les crimes dont on l'accuse, la justice djiboutienne n'est pas habilitée à le juger. C'est une justice partisane, dictée par un hommes poursuivi dans l'"affaire Borrel" pour avoir organisé l'assassinat d'un magistrat français. Le viol constitutionnel opéré en avril 2010 n'est-t-il le plus grand des crimes qu'un responsable politique peut commettre à l'éagrd de son pays et de son peuple ? Qui est criminel ? Qui juge qui ? Peut-on être partie et juge ? Qui s'est approprié les entreprises de A. Booré ?


« Nul n’est au dessus de la Loi », cette maxime vient de prendre tout son sens au cours du procès du sieur BOREH. (Cette maxime fait référence à quoi ? A Ismail Omar Guelleh pardi ! L'allusion fait mouche tout de suite. Les journalistes de La Nation sont de drôles d'oiseaux qui semblent jouer double-jeu. Au détrour de leurs articles élogieux, ils se moquant gentiment du dictateur ou bien, sous l’effet du khat, ils usent sans discernement des maximes, mises bout à bout, correspondent à une critique voilée du dictateur en place).
Abdourahman-Charles Boreh, qui n'a jamais voulu répondre aux convocations de la justice de son pays
(Justice qui est incarnée par Ismail Omar Guelleh
) et qui a été jugé par contumace et reconnu coupable d'instigation d’actes terroristes et d’association des malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste par la Cour Criminelle de Djibouti ce mercredi 23 juin 2010 au Palais de Justice. (Après l’accusation émise par A. Booré, il fallait trouver une riposte équivalente contre lui. C’est trop gros comme accusation ! Qu’aucun Djiboutien censé ne peut croire à ces balivernes.)
La cour criminelle a, après une bonne heure de délibéré rendu son verdict en fin de matinée à l’encontre de M Abdourahman M Boreh et de Mohamed Ahmed Abdillahi alias Boss, qui ont été condamnés respectivement à une peine de réclusion criminelle de 15 et 5 ans d'emprisonnement fermes. Cette condamnation est en effet l'aboutissement d'une instruction criminelle consécutive aux attentats aux grenades commis sur le Supermarché Nougaprix le 04 mars 2009 et sur la Brigade de Gendarmerie de Cheick Moussa le 8 mars 2009. Ces deux attentas à la grenade n'avaient heureusement fait que des blessés légers mais des dégats matériels considérables. (…)
(D’après le gouvernement, A. Booré a fomenté deux attentats. Un proverbe afar illustre parfaitement cette grossière et affligeante accusation. « Garqi, garqiino kol haa » iyyan. Le voleur a la manie d’accuser tout le monde de « voleur ». Le criminel agit de la même manière.)

Le contenu de ces conversations ont véritablement stupéfait les membres de la Cour et les nombreuses personnes venues assister au procès. On entendait la voix de Abdourahman Boreh qui avait téléphoné (le soir même du 4 mars après l'explosion au Supermarché Nougaprix) à Mohamed Boss et à son frère Mahdi pour insister auprès de ces derniers sur la nécessité "d'intensifier et d'augmenter la cadence des attentats pour que leurs échos arrivent jusqu'à la place Ménélik et jusqu'aux blancs ! Lorsque les attentats feront beaucoup d'échos alors j'augmenterai aussi mon soutien financier" insistait Abdourahman-Charles au téléphone !Et pourtant c'est ce pays et le peuple Djiboutien qu'il a décidé de détruire qui ont permis à Abdourahman-Charles d'accumuler les milliards qui lui ont finalement fait tourner la tête... (Des milliards oui, mais avec la complicité de quoi ? Jusquà la preuve du contraire, A. Booré était hier l’associé en affaires abvec le plus grand affairiste du pays, à savoir IOG.) Le Procureur Général de Djibouti a insisté sur la spécificité de l'acte terroriste, "c'est l'emploi délibéré de la violence (destructions, explosions, attentats, assassinats, enlèvements...) de telle sorte que leur retentissement psychologique (terreur, peur) dépasse largement les cercles des victimes directes pour frapper massivement l'opinion concernée". (C’est exactement la description qui correspond aux agissements du régime djiboutien.)L'acte de terrorisme a rappelé le procureur "c'est un acte criminel particulier en ce qu'il vise à détruire l'homme dans ce qu'il a d'humain, c'est un acte destiné à détruire l'humanité ! (….)

Il n'y a que maître Morice (Le procureur est-il un ignare ? Ne sait-il pas qu’un avocat défend l’accusé et non le crime – si éventuellement, on apporte la preuve qu’il y a crime. De la part du régime, on est fondé de croire qu’il est mal placé pour accuser d’autres de commettre de crime.) pour imaginer qu'un individu qui refuse de payer ses impôts mais qui dépense sans hésiter des millions pour commettre des attentats terroristes sur un supermarché à une heure de grande affluence ou sur une brigade de gendarmerie peut être candidat à une élection présidentielle ; c'est contraire à l'histoire de l'humanité, c'est contraire à l'histoire de ce pays et c'est contraire à la mentalité du peuple Djiboutien... " (Si, si, on peut candidat pour la 3ème fois après avoir été le commanditaire des tortures pendant vingt ans ! C’est le cas d’IOG, ancien directeur du SDS et des brigades de torture). La Cour a aussi rappelé la préparation de ces attentats qui a commencé dès janvier 2009, les rôles que Boreh avait assigné à chacun de ses terroristes, la promesse qu'il avait également fait à ces derniers qu'ils deviendraient tous milliardaires comme lui, une fois réalisée le chaos à Djibouti et renversée le gouvernement en place.Nous reviendrons plus longuement sur ce procès dans notre prochaine édition! (Ce procès s'apparente davantage à un conciliabule de mabraze qu'une affaire de justice ! Le dossier, totalement décousu, rempli d'accusations à l'emporte-pièce, ne tient pas debout. De janvier 2009 à juin 2010 : le régime a eu le temps de fabriquer tout un faisceau d’insinuations, symétrique aux accusations portées par Booré contre IOG, qui ne reposent sur rien. Dans le cas où il y aurait eu des preuves tangibles et irréfutables contre A. Booré, attestant qu'il ait organisé deux attentats, téléphoné à ces exécutants pour les inciter à multiplier ces prétendues « actions terroristes », l’affaire étant mal partie pour lui, pourquoi le régime a-t-il empêché son avocat de plaider pour son client à Djibouti-ville ? Cette interdiction publique ne prouve-t-elle pas que le dossier d’accusation est vide ? Un tissu de mensonges et d’affabulations que maître Morice aurait tôt fait de ridiculiser. Si le gouvernement souhaitait faire la lumière sur les malversations présumées de A. Booré, et disposait réellement d’authentiques preuves l’inculpant, Maître Morice aurait été invité deux fois plutôt qu’une par les autorités djiboutiennes. Nus ne serions pas étonné que celui-ci aurait séjourné aux frais de la princesse, s’il le fallait. Il s’agit là des pratiques bien connues du réseau françafrique !)

Uguta-Toosa, juin 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 7/ Notre positionnement politique
(Février 2005)


Notre logo et notre couleur (nek asta) :

Notre logo : des gens (hommes et femmes debout) - cf. Carte de notre parti.
Notre couleur : marron clair - couleur de gundi (afar) ou gundati (somali)

Notre devise : Madqaay, dimokrasi x-xintow, inkittiino

" Lois, Démocratie et Unité "

Notre attitude politique (nek xiiba)

- rester inébranlables dans nos convictions ;
- demeurer unis dans notre engagement politique jusqu'à l'instauration de la démocratie dans notre pays ;
- faire triompher l'Etat de droit pour le bien de tous les Djiboutiens ;

Nos convictions (nek bagi niya/hangi) :

- Seul un régime démocratique pourrait concilier les Djiboutiens avec l'appareil d'Etat discrédité par le tribalisme ;
- la démocratie garantit la liberté d'expression, d'entreprise et respecte les cultures nationales (afare, arabe et somalie) ;
- la clé du succès politique réside dans l'Unité de l'Opposition djiboutienne ; une unité qui repose sur des vraies alliances politiques.

Nos objectifs (nek mala) :

- Combattre et dénoncer l'injustice qui sévit à Djibouti au plan politique, économique, social, ethnique, etc. ;
- Participer à l'éducation politique de nos concitoyens au sujet des notions de démocratie, de multipartisme, d'alternance démocratique ;
- démystifier le régime djiboutien, sa politique tribale et clanique
- Populariser notre combat et celui de l'ensemble de l'Opposition.

Uguta/Toosa, janvier 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 8 / ARD : Communiqué du 26 juin 2010

Bruxelles, le 26 juin 2010

Après contact téléphonique avec notre président Ahmed Youssouf, puis par voie du courrier du 26 juin 2009 adressé au vice-président Aden Mohamed Abdou, le Président d’Uguta -Toosa Ali Coubba et les membres du bureau politique ont formulé le souhait de voir leur organisation intégrer les structures de l’ARD afin de rassembler nos forces.

En réponse, le délégué plénipotentiaire de l’ARD, Cassim Ahmed Dini s’en est félicité et a assuré le Président d’Uguta-Toosa qu’il allait transmettre ce vœu au reste de la direction à Djibouti.

Lors des dernières assises l’ARD, une recommandation ad hoc a été adoptée en ce sens, invitant les responsables des deux formations à concrétiser ce rapprochement dans les plus brefs délais.

Ainsi, en marge de la table ronde de l’UAD tenue à Bruxelles le 26 juin 2010, les responsables de ces deux formations se sont retrouvés pour donner un contenu formel à ce projet. Il en est sorti une officialisation de l’intégration d’Uguta-Toosa au sein de l’ARD.

Il a été convenu de mettre en place une structure commune du travail afin d’amplifier l’action pacifique que l’ARD à l’intérieur du pays dans le cadre de l’UAD.

Mahdi Ibrahim A. GOD
Vice-président de l’ARD

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La rencontre Uguta-Toosa/ARD a eu lieu chez les Iftine qui nous ont prêté une chambre. Information que nous donnons pour l'histoire et qui, espérons-le, sera de bon augure pour tout le monde.

.....
MM. Omar, Cassim, Maki, A.C., Mahdi, Idriss et Hamad ......... ......................MM. Mahdi I. God (ARD) et Ali Coubba (Uguta-Toosa)

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Titre 8 (bis) : Communiqué de Uguta-Toosa
Bruxelles, 26 juin 2010

Notre parti politique Uguta-Toosa se félicite de l'heureux dénouement de notre projet d'intégration à l'ARD.
Au soir du 26 juin 2010, en marge de la Table Ronde de l'UAD, nous sommes parvenus à un accord définitif. Dorénavant, UGUTA-TOOSA fait partie intégrante de l'ARD (Alliance républicaine pour la démocratie).

Profitant de cette occasion, notre parti invite les formations politiques non légalisées, les personnalités politiques non encartées et les associations à rejoindre les rangs de l'ARD.

Sans faire double emploi avec la mission assignée à l'UAD, ce parti entend offrir un cadre légal et un relais efficace à tous ceux qui veulent participer à la mobilisation en cours dans le pays.

M. Ali Coubba
Président de Uguta-Toosa

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

Uguta-Toosa, juin 2010

 

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Titre 9 / Table Ronde de l'UAD : Bruxelles le 26/06/2010
Discours de Idriss HOULAYE (Uguta-Toosa)

"Avant tout, permettez-moi chers camarades de me présenter à vous. Je m’appelle Idriss HOULAY et suis étudiant en master « Droit et sciences po. » Je fais de la politique depuis que j’ai l’âge de 14 ans.
Pour vous donner un repère, j’ai milité aux côtés de l’ARD où j’ai eu la chance de côtoyer de nombreuses personnalités comme Ahmed Dini, Mahdi Ibrahim, Ali Mahammadé, et Cassim Ahmed, ici présent.
Aujourd’hui, je suis membre du parti politique UGUTA-TOOSA dont je partage les idées et les valeurs.

A mon avis, la première réunion organisée par l’UAD en Europe aurait dû traiter d’abord la question de « l’unité de l’opposition djiboutienne». Je dis cela parce que je constate que l’unité de l’opposition djiboutienne reste encore à faire. Un devoir qui reste encore inachevée dans la mesure où la coalition djiboutienne n’a pas réussi encore à unir toutes les forces politiques en mesure de la rejoindre.
Pour illustrer mes propos, je vous donne quelques exemples :
- le PDD de Mohamed Daoud Chehem doit être réintégré à la coalition ;
- il est logique d’associer Uguta-Toosa à la lutte menée sur le terrain à Djibouti-ville ;
- Le GED doit trouver une place au sein de la coalition.
- Il faut également entamer des discussions formelles ou informelles avec le FRUD armé.

A l’heure actuelle, le débat doit se focaliser sur l’unité la plus large possible de notre famille politique. L’heure n’est pas aux chamailleries et aux enfantillages, sachant que personne n’est en mesure de décider pour l’autre partie, ni plus légitime que d’autres. Il n’y a aucun décideur politique en mesure de promouvoir certains et punir d’autres.

L’opposition djiboutienne a un adversaire commun à abattre. Elle n’a pas à singer le dictateur dans une stérile compétition.

Vive la démocratie
Vive le peuple djiboutien
Vive UGUTA-TOOSA"

Uguta-Toosa, juin 2010


I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 10 / Table Ronde de l'UAD : Bruxelles le 26/06/2010

Discours de Omar DABALE (Uguta-Toosa)


"Bonjour tout le monde,
Je m’appelle Omar Dabalé, étudiant en master « Droit public ». Jusqu’à présent, je n’avais pas trouvé l’opportunité et le cadre dans lequel je pouvais m’exprimer librement et militer sur le plan politique.
Les études universitaires exigent une disponibilité de tous les instants mais la lecture des articles d’Uguta-Toosa et les discours d’Ali Coubba m’ont permis de m’engager plus en avant à l’activité politique. Je dois vous dire que je me suis vraiment éveiller à la politique en lisant « Djibouti, une nation en otage »

Je vous parle ici en tant que simple étudiant inexpérimenté. En me basant sur bon sens, j’aimerais partager les questions suivantes avec vous :

Premièrement, est-ce que tous les partis de l’opposition désirent la démocratie ?
Deuxièmement, pour éradiquer la dictature, est-ce qu’il ne serait pas plus sage d’unir nos moyens et nos forces d’une manière sincère ?
Troisièmement, est-ce qu’il n’est pas urgent de renforcer le plus vite possible une coalition qui existe déjà sur le terrain et ayan déjà fait ses preuves ?

Je dis « oui » à ces TROIS questions.
Il faut aussi se demander si l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) désire rassembler toutes les formations politiques de l’opposition autour d’elle. A mon humble avis, avant de mobiliser la diaspora djiboutienne qui n’est pas organisée en tant que telle, ne serait-il plus avisé d’ouvrir des discussions avec les autres politiques. Lesquelles sont organisées et prêtes à lutter aux côtés de l’UAD ?

Mon souhait est que l’UAD devienne une véritable coalition qui soit représentative de toutes les forces politiques de l’opposition djiboutienne.

Vive la démocratie
Vive le peuple djiboutien.
Vive Uguta-Toosa"

Uguta-Toosa, juin 2010

 

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Titre 11 / Message de remerciements de M. MAHDI IBRAHIM A. GOD au Comité d'organisation de la table ronde de Bruxelles et aux différents intervenants qui ont pris la parole


La table ronde de l’UAD qui s’est tenue à Bruxelles le 26 juin a été un franc succès.

J’adresse mes plus vives félicitations au comité d’organisation et mes plus sincères remerciements à l’ensemble des participants, auditoire et intervenants.
La qualité des débats et la modération des propos ont démontré que nul, malgré l’éloignement de l’exil, ne perdait de vue l’essentiel : la diaspora doit assumer ses responsabilités en accompa- gnant concrètement la mobilisation populaire qui se déroule actuellement dans le pays.
Un appel en ce sens a été lancé par l’ensemble des organisations djiboutiennes présentes à cette table ronde, ce qui témoigne d’une réelle volonté d’union.
Cette inéluctable unité est plus que nécessaire aujourd’hui lorsque sous la bannière de l’UAD notre peuple défie le régime répressif et assassin du Rpp qui tente encore se maintenir au pouvoir. Il en va de notre responsabilité à tout un chacun pour appuyer ce bras de fer entre un peuple meurtri mais courageux et déterminé et un régime dont tous les paramètres de sa gestion du pays sont une catastrophe et une calamité national.
Cette analyse de la situation nationale maintes fois évoquée par les participants à cette table ronde revêt un caractère d’urgence à laquelle la diaspora djiboutienne doit méditer en s’attelant à la mise en place d’un cadre unitaire en vue de soutenir, tant moralement que matériellement, nos compatriotes en lutte pacifique contre la dictature. Sur ce je lance un appel solennel à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens vivant à l’étranger.

En remerciant encore une fois l’assistance aussi nombreuse que déterminée, je ne peux conclure ce message sans réitérer mes vives félicitations à :
- Madame Laurence DAWIDOWICZ de l’Association SURVIE ;
- Madame Samia YOUSSOUF, Présidente de l’Association LîDjibouti, dont l’intervention en faveur de la représentation et de la place en politique des femmes a été un point important dans ce débat. Nous lui souhaitons un grand courage et lui promettons de rester en contact ;
- Monsieur Jean-Loup SCHAAL, Président de l’ARDHD qui contribue fortement à la lutte du peuple djiboutien et continue d’apporter son aide aux réfugiés ;
- Mon grand frère et Président de la LDDH, Jean-Paul ABDI NOEL, dont le texte émouvant écrit spécialement pour cette table ronde et lu par Monsieur SCHAAL nous a tous réconfortés à cet instant où l’unité de l’opposition semble battre de l’aile ;
- Mon ami et bientôt compagnon de lutte et camarade de parti Ali Coubba, dont la patience et la détermination forcent notre respect ;
- Ali Iftin qui vient de s’engager résolument dans la voie d’une action unitaire ;
- Monsieur Ismail BOUH, Président du CDS, nouvelle association djiboutienne de droit belge. Je vous souhaite de tout mon cœur la réussite de votre association et surtout un grand courage pour impulser davantage nos compatriotes de Belgique vers un engagement infaillible aux côtés des manifestants pour la démocratie à Djibouti et contre le troisième mandat de l’usurpateur Guelleh ;
- Aux responsables de l’ARD en Europe qui ont su avec honneur et dévouement répondu au nom de l’UAD les questions des intervenants en expliquant clairement les tenants et les aboutissants d’une telle rencontre ;
- Enfin, je lance un grand Bravo au comité d’organisation de cette rencontre et félicite les nombreux autres compatriotes qui ont participé et contribuer à la réussite et au succès certain de cette table ronde du 26 Juin 2010 à Bruxelles.

Mahdi IBRAHIM A. GOD
Vice-Président de l’ARD
Membre du Bureau de l’UAD

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Uguta/Toosa, mai 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 12/ QUE FAIT L'ARMEE FRANCAISE EN AFRIQUE ? (Extraits)

Survie
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contact@survie.org


Présentée comme un gage de sécurité et de stabilité, la présence militaire de la France en Afrique constitue depuis 50 ans un des piliers de la domination politique, économique et la marque de l’ingérence de la France en Héritage d’un passé colonial proche. La France joue encore aujourd’hui un rôle de puissance militaire en Afrique. Elle a d’ailleurs été longtemps la seule puissance à posséder sur ce continent des bases militaires permanentes et à y maintenir près de 10 000 soldats cantonnés ou en opération.
La France est en outre liée avec plusieurs États africains par des accords militaires de coopération ou de défense, ces derniers justifiant au plan juridique les interventions armées de la France dans ses anciennes colonies.

Le bras armé du néocolonialisme français en Afrique

Cette « spécificité française » constitue l’une des facettes d’une politique mise en place lors des indépendances africaines autour de 1960, visant à maintenir les pays nouvellement indépendants dans le giron de la France. L’objectif était de préserver les intérêts économiques de l’ancienne métropole (pétrole, uranium, bois, etc.) et de permettre à celle-ci de conserver un rang de puissance mondiale tout en maintenant les pays africains dans la sphère d’influence occidentale dans un contexte de Guerre froide.
A cette stratégie, il faut ajouter une forte tradition coloniale de l’armée et d’une partie de la classe politique française, soucieuse de défendre l’ « Empire » et parfois teintée d’idéologie paternaliste, voire raciste. Cette défense est liée à l'obsession de voire la France « tenir son rang » dans le monde. Le « complexe de Fachoda », du nom de la bataille perdue par l’armée française en 1898 face aux Anglais, en est une bonne illustration. Il se caractérise par la peur de voir tomber des pays françafricains dans le giron anglophone. Depuis 50 ans, la France maintient ainsi, à des degrés divers, sous tutelle militaire (mais aussi politique et économique) une quinzaine de pays censés être indépendants et souverains. Elle a pris pour habitude d’intervenir militairement dans des conflits internes et lorsque ses intérêts sont menacés (Cameroun, Tchad, Centrafrique, Comores, Zaïre, Côte d’Ivoire…), d’encadrer et d’équiper des armées et gardes présidentielles au seul service de dictateurs corrompus mais fidèles aux intérêts français, allant même jusqu’à se rendre complice de crimes contre l’humanité comme au Congo Brazzaville en 1997 voire complice de génocide comme au Rwanda en 1994.

La « nouvelle » politique militaire de la France en Afrique repose essentiellement sur 3 axes :

- La volonté d’obtenir un mandat de l’ONU pour légitimer les interventions françaises. Mais force est de reconnaître que les opérations « coup de poing » sans mandat, au Tchad ou en Centrafrique, n’ont pas cessé et que des massacres de civils peuvent être commis même sous couvert d’un mandat de l’ONU, comme en Côte d’Ivoire en novembre 2004.
- Des tentatives pour « multilatéraliser » les interventions françaises, c’est-à-dire y associer des partenaires européens. Il s’agit à la fois de partager les coûts, de camoufler les intérêts tricolores derrière le drapeau européen, et de jouer un rôle de leadership de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) appliquée à l’Afrique.
La France a réussi a obtenir des participations significatives lorsque existent des intérêts économiques communs (en RD Congo en 2005, dans le golfe d’Aden depuis 2009), mais peine à entraîner ses partenaires dans des bourbiers purement françafricains comme au Tchad et en Centrafrique.
- Le prétexte du « renforcement des capacités africaines de maintien de la paix » (Dispositif RECAMP). Depuis 1997, la France prétend placer sa présence en Afrique sous l’égide de l’aide à l’autonomie militaire de l’Afrique pour régler ses conflits.
Mais l’aide véritable en ce domaine reste très faible, et il s’agit surtout de conférer une nouvelle légitimité à la présence française, voire de camoufler des ingérences françaises par armées africaines interposées, comme en Guinée Bissau en 1999 ou en Centrafrique après 2002.
Le Dossier Noir de Survie décortique dans le détail l’application concrète de cette « nouvelle » doctrine, et montre qu’à ce jour, la plupart des promesses de réformes de la politique militaire de la France en Afrique, jusqu’à celles du candidat Sarkozy, sont restées lettre morte ou superficielles. Il montre également comment l’impunité continue de caractériser la trop longue tradition criminelle de l’armée française en Afrique et invite à une prise de conscience

Des bases militaires

Le dispositif militaire français en Afrique est encore constitué de 3 bases militaires permanentes au
Sénégal (1150 hommes), au Gabon (800) et à Djibouti (2900), depuis la fermeture en 1998 de celle de Centrafrique et le passage, en 2007, de celle de Côte d’Ivoire au statut d’opération extérieure (Opex). Il faut y ajouter le dispositif Epervier, au Tchad (environ 1200 hommes), qui n’a pas le statut officiel de base permanente mais celui d’opération extérieure provisoire depuis... 1986 !
Ce dispositif est complété par une base à la Réunion (en France donc) qui a également compétence en matière de coopération militaire avec l’Afrique.

Au total, environ 6000 soldats français sont prépositionnés dans les bases permanentes auxquels il faut ajouter de 3000 à 5000 soldats présents dans le cadre d’opérations extérieures ainsi qu’une présence maritime permanente dans le Golfe de Guinée affectée à la protection des sites pétroliers off-shore. Si le nombre de soldats français présents de manière permanente sur le sol africain a fortement diminué depuis les années 1960, il faut noter que cette réduction s’est accompagnée d’un accroissement constant des moyens de projection de forces depuis la métropole…

Des accords de coopération militaire et de défense

En vertu d’accords d’assistance technique et de coopération militaire signés pour la plupart dès les indépendances, la France forme, encadre et équipe en armes et matériels militaires bon nombre d’armées africaines. Ses conseillers militaires font parfois office de chefs d’état major officieux. Cette coopération peut également s’étendre à la coopération policière et au maintien de l’ordre.

Il existait, également jusqu’à récemment, 8 accords de défense incluant des clauses secrètes, visant à protéger les régimes signataires contre des menaces extérieures ou intérieures (ex: mobilisations populaires contre une dictature) en échange d’un droit « d’approvisionnement préférentiel » pour la France.

Les principales interventions militaires en Afrique ....

Des interventions militaires officielles et officieuses

Depuis 1960, l’armée française a officiellement effectué plus de 50 interventions militaires. Sous couvert de protection ou d’évacuation de ressortissants français, il s’est agi plus fréquemment de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays (protection ou destitution d’un chef d’Etat) que de protéger un pays contre une agression extérieure. Il faut ajouter les interventions secrètes, clandestines ou officieuses, sous-traitées à des mercenaires (Bob Denard, Paul Barril…) ou à des sociétés militaires privées, parfois créés par des hauts gradés de l’armée française.dernières années. (...)


DJIBOUTI 1992 : opération Iskoutir.
Prétexte : opération humanitaire.
Objectif : sauver la dictature de Hassan Gouled Aptidon de la rébellion Afar.

Source : http://survie.org/publications/4-pages/article/4-pages-que-fait-l-armee-francaise

Uguta/toosa, mai 2010


I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 13 : (Bruxelles : Table ronde)- CDS = Congrès djiboutien pour la Solidariré


Présentation de l'Association et de ses objectifs, par son Président., Idriss Bouh Robleh

Invité à la table ronde de l'UAD, Ismaïl Bouh Robleh a présenté son association qui a été enregistrée par l'Administration belge sous le numéro 826.266.883, le 31 avril 2010.

CONGRES DJIBOUTIEN POUR LA SOLIDARITE


CDS

Nous avons le plaisir de porter à la connaissance de la diaspora djiboutienne qu'une nouvelle ASBE, dénommée Congrés djiboutien pour la Solidarité (CDS) a vu le jour, le 31 avril 2010.

Cette nouvelle structure se donne pour objectif de travailler dans le sens d'une plus grande solidarité entre les membres de la communauté djiboutienne installés en Belgique.

Le CDS ambitionne de faire vivre et faire reconnaître la richesse du patrimoine culturel, artisitique, social et sportif de notre communauté souvent méconnue ou mal connue.

Aussi, l'organisation souhaite travailer dans la lutte contre le fléau de la drogue et notamment le Khat qui constitue le principal handicap pour bon nombre de jeunes de notre communauté.

L'Association compte, d'autre part, mettre l'accent sur la prévention et la sensibilisation des jeunes afin de les conscientiser contre les risques et les conséquences incalculables de cette drogue. Elle se donne également pour mission d'informer les revendeurs sur le caractère répréhensible de leurs trafics et leur propose de les accompagner (pour ceux qui le souhaitent) dans leur reconversion licite et rentable.

Parallèlement aux activités sociales et compte-tenu des dérives dictatoriales du régime de Guelleh et le déni de démocratie manifeste de l'oligarchie au pouvoir, le Congrés djboutien pour la Solidarité prend ses responsabilités en militant pour un renouveau de la démocratie à Djibouti.

Face au projet de présidence à vie, face à la répression sauvage qui s'abat sur les militants de la démocratie, face à la misère généralisée dans notre pays : deux enfants sur trois sont privés d'au moins un droit fondamental, celui d'avoir un abri, accès à l'eau, à l'alimentation, à l'éducation et à la santé (selon un rapport récent de l'UNICEF), le CDS appelle tous les Djiboutiens à un sursaut salutaire en militant aux côtés de l'opposition.

Le Congrés djiboutien pour la Solidarité se tient ouvert à toutes les personnes souhaitant adhérer à ses valeurs.

Le combat est une fête

Contacts :

Ismaïl Bouh Robleh : 04 86 36 31 10
bouhismail@yahoo.fr

Mohamed Robleh Bouraleh : 04 86 35 58 27
roblehbourale@yahoo.fr

Moustapha Kaire Dara : 04 86 18 62 64
moustaphakaire@gmail.com


Uguta/Toosa, JUIN 2010

 

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Titre 14 / 28/06/10 (B558) : ardhd : Courrier des lecteurs :
Vers une union de l'opposition djiboutienne ? Mais quelle union ?

Commentaire de Uguta-Toosa : Pour notre part, nous déplorons bien entendu l'éparpillement de l'opposition djiboutienne en petits groupsucules, isolés dans leurs coins et sans buts apparents. Mais nous considérons que l'UAD doit être renforcée, rénovée et élargie en terme de ses composantes politiques, lesquelles doivent intégrer aussi bien les partis politiques que les personnalités politiques. Il faut reconnaître que le leadership confié à Jean-Paul Noel Abdi serait autrement plus dynamique que l'actuelle direction. Cela ne serait pas rentable dans la mesure où on affaiblirait dangereusement les actions menées par la société civile (LDHD) pour renforcer l'aile politique, alors que la mise en place d'une direction collégiale à la tête de l'UAD résoudrait nos problèmes. Réunir tous les partis politiques, les associations et les hommes de valeur nous semble la solution la plus efficace et la plus réaliste. Car il faut tenir compte de la différence des personnalités et des tempéraments de l'opposition acteulle. Un mélange de générations sera nécessaire. L'expérience (Ismail Guédi Hared, Ahmed Youssouf, M. London, Mohamed Kadami, JPN Abdi, etc.) et la compétence (Mahdi Ibrahim God, Cassim Ahmed Dini, DAF, Ali Iftine, Abdourahman Booré, etc.) doivent se donner la main.
Abdourahman Booré se veut opposant au régime. Il faut en prendre acte et personne n'est en mesure de lui contester cette étiquette. Il faut dire qu'il s'est placé, à l'occasion de son conflit avec IOG, sur un terrain laissé vide par les responsables des partis légaux. Cependant, je remarque qu'en voulant se présenter aux élections présidentielles, au même titre qu'Aden Robleh awaleh, il s'inscrit dans un courant politique plus proche de la tradition RPP que le nôtre. Comme le disait Cassim A. Dini à la "Table Ronde", il veut devenir "calife à l aplace du Calife". Nous nous opposons à toute tentative de reconduction de la dictature contre laquelle nous nous battons, pour certains, depuis 1977 !
En affirmant que l'ARD peut relayer efficacement l'UAD, nous pensons surtout à des partis non légalisés mais qui aimeraient prendre part à la mobilisation de la population sur le terrain. Une personnalité politique a intérêt d'être membre d'un parti légalisé que de rejoindre une instance de concertation (UAD) dont la structure reste à définir. AC

Aujourd’hui, on voit une partie de l’opposition djiboutienne s’unir autour de la personne de M.A.Boreh … Une chose normale en politique, me vous, surtout si on se réfère au fameux adage « l’ennemi de mon ennemi est mon ami. ».
Certes, cela est vrai d’autant plus que M. A.Boreh ne semble pas manquer d’arguments financiers pour faire plier la maison IOG et lui faire mal, mais ce que je trouve sincèrement désolant, c’est que que ce ralliement soit un peu comme l’arbre qui cache la forêt.
En effet, il va de soi que l’affaire Boreh relève plus de l’anecdote judiciaire dont nous sommes coutumiers à Djibouti que d’un véritable événement politique en soi… cet imbroglio juridico-financier rejoindra bientôt la rubrique des faits divers comme le fut à une certaine époque l’affaire des farines de M.Aref, l’emprisonnement pour conspiration de Gabayo, de Moumin ou encore le coup d’état de Yabeh … après avoir fait les manchettes dans les mabrazes, toutes ces affaires ont été reléguées aux oubliettes de l’histoire… Pourquoi ?
Parce que cela ne présentait aucun intérêt pour le peuple, je veux dire le petit peuple qui attend autre chose que des chroniques insipides et infantiles…

Et même si parfois le peuple ne pouvait que se réjouir de ces règlements de comptes entre ceux qui étaient complices, hier, aux dépens de ce petit peuple qu’ils disent défendre une fois qu’ils sont tombés en disgrâce auprès du prince si généreux mais aussi si sévère avec ses courtisans… Et ce ne sont pas les travailleurs du port, licenciés injustement en 2005 par un certain ? qui diront le contraire...

Donc, on peut se demander aujourd’hui si une union de l’opposition autour de l’affaire Boreh n’est pas, en réalité, le signe d’une absence d’un véritable programme d’alternance démocratique pour contrecarrer les ambitions affichées du prince-manitou qui fait fi de la constitution et de ses courtisans comme du reste du monde.
L’opposition, va-t-elle, encore une fois, nous rejouer cette mascarade grotesque qui a permis la pérennité du régime de Hassan Gouled et de son corollaire tribal alors que tous les facteurs étaient réunis pour un changement profond de notre société en 1993 ?
N’est ce pas messieurs Aden Robleh, Elabeh , Dini et consorts ? Ah des regrets, que des regrets !!!
Notre opposition, est-elle si indigente en idées et en hommes au point d’être incapable de trouver une seule plateforme commune pour sauver ce peuple en détresse ?
Peut-elle faire taire ses discordes intestines au nom de l’intérêt supérieur de la nation ?

Peut-elle avoir le courage de constituer un seul bloc de salut public autour d’un homme intègre comme M.Abdi Noel alliant expérience, éthique et engagement ?

On a vu en la personne de M.Obama le premier président noir des Etats-Unis, qu’est ce qui empêcherait de faire pareil avec M. Noel à Djibouti ?
Le voulons-nous ? Le pouvons-nous ? Est–ce anti-démocratique un tel geste ?
Alors, chers messieurs de l’opposition, voulez-vous une vraie démocratie à Djibouti, où utilité publique et égalité des citoyens seraient érigées en valeur suprême ? Ou bien préférez-vous une démocratie biaisée, à la sauce djiboutienne au parfum de Eychaha ou de Hanleh, préservant du coup ce fameux droit préhistorique de la primauté de la naissance et la survie de la tribu en prenant soin de ne jamais « casser la colonne vertébrale » même si elle peut faire le lit d’un tyran et la misère du peuple entier sans distinction ?

A quand un passage réussi dans une véritable ère démocratique ?

Bref, autant de questions que je me pose, que les gens sensés se demandent… Il est grand temps de tourner la page des faits divers, du tragi-comique et de crever l’abcès pour éviter la gangrène (déjà entamée ?)… et un scenario à la somalienne ou à la rwandaise… Tabula rasa ou statut quo ?
Des choix s’imposent aujourd’hui et dans l’urgence. Pour cela, on a besoin d’hommes de bonne volonté…
Pas de remue-méninges stériles ni de ballet scénique ni de danse du ventre repu…

A bon entendeur salut.

 

Uguta-Toosa, avril 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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ADHEREZ A UGUTA-TOOSA

Carte d'adhésion de Uguta (Toosa)


(verso)

 

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15. 28/06/10 (B558) Cassim Dini : la réaction de M. Mohamed Daoud Chehem,
président d'un PDD exclu de l'UAD en 2005, avec qui j'ai les rapports les plus cordiaux, n'est pas pour m'étonner :

Commentaire de Uguta-Toosa : Pour nous le fait que les membres de l'opposition se critiquent constituent un prOgrès immense dans la campagne de communication que nous menons. Il s'agit de monopoliser l'attention du public d'une manière ou d'une autre. Parlons de l'opposition pour mieux informer nos militants et occuper le terrain médiatique.

1) il est effectivement un ami personnel de M. Boreh qui est, soit dit en passant, une de mes connaissances d'adolescence ;
2) M. Mohamed Daoud, quand bien même son parti a été exclu de l'UAD, a gardé de bons rapports avec Mahdi Ibrahim et moi en Europe : je ne saurais te dire quelles ont été ses démarches pour réintégrer une UAD qui, de mon point de vue et dès son premier meeting, lui a donné la parole au cours d'un fameux meeting en mai 2005 ;
3) considérant les nombreuses discussions entre lui et moi, je le crois volontiers lorsqu'il m'assure qu'il a maintes fois mis en garde M. Boreh, de s'engager dans une alliance qui excluerait, sinon toute l'UAD, du moins l'ARD ;
4) au vu de tout ce qui précède, il me semble, et c'est ce en quoi vous n'avez pas tout à fait tort, que la coalition telle que mise en scène par Maître Morice ne correspond pas exactement au positionnement de M. Mohamed Daoud Chehem : c'est un "carrosse à cinq roues" dans lequel Daf et Kadamy ont, depuis 2005, une alliance visant à l'affaiblissement de l' UAD. Les deux gagnants dans cette affaire étant Abdourahman Boreh (utilisant Kadamy comme faire-valoir afar (un Dilleyta mis à jour pour l'évincer au profit d'un Agaba) et Aden Robleh dont l'ancien collabo, après maints clonages, a justement rejoint les rangs des Agaba et qui accueille favoralement la "demande d'embauche" de mon ami Mohamed Daoud.

Cher ARDHD, la chorégraphie de cette conférence de presse vous donne raison : qu'il le veuille ou non, M. Mohamed Daoud a, de facto, cautionné une alliance dans laquelle il ne se reconnaît pas du tout.
Peut-être parce que sa réelle sincérité le rend aveugle à l'alliance fondatrice de cette usurpation prétendant, sinon affaiblir toute l'UAD (que Daf et Kadamy combattent depuis 2005) du moins isoler l'ARD : se joue ici une lutte pour la représentation politique del'ethnie afar au sein de l'opposition, lutte dans laquelle les intérêts de Kadamy rejoignent fondamentalement ceux des Agaba de Jean-Marie et d'Ismael Ibrahim, mais qui ne sont nullement ceux de Mohamed Daoud.

Espérant avoir modestement contribué à l'obectivation des véritables enjeux de cette mascarade, et j'autorise l'ARDHD à publier mon point de vue pour engager un débat constructif,

Cassim Ahmed Dini
Délégué plénipotentiaire de l'ARD

Uguta/Toosa, juin 2010

 

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Titre 16 / Mise au point de Mohamed Chehem Daoud, président du PDD à l'ardhd
mardi 29 juin 2010

Commentaire de Uguta-Toosa : Pour nous le fait que les membres de l'opposition se critiquent constituent un prOgrès immense dans la campagne de communication que nous menons. Il s'agit de monopoliser l'attention du public d'une manière ou d'une autre. Parlons de l'opposition pour mieux informer nos militants et occuper le terrain médiatique. Il est temps que le PDD et le GED rejoignent soit l'ARD (pour en devenir un allié), soit la coalition UAD. Comme Mohamed Daoud Chehem n'est pas du "genre de personne qui essaie de diviser l'opposition djiboutienne", il est à même d'oeuvrer pour l'unité de l'opposition !

 

Mohamed Chehem Daoud, Président du PDD, nous écrit pour confirmer que contrairement à ce que nous avions écrit à propos de la conférence de presse du 24 juin 2010, il n'a jamais fait d'alliance ni avec le FRUD-Armée ni avec le MRD. Il est seulement un ami de longue date de M. Boreh.
Dans votre article numero B557 du 24 juin 2010, vous avez ecrit qu'il y a une alliance de fait entre DAF, KADAMY et MOHAMED DAOUD, concurrente de celle de l'UAD, c'est une affirmation gratuite.

J'ai assiste a cette conference de presse sur l'invitation personnelle de mon ami Abdourahman BORREH, auquel le pouvoir avait refuse la presence d'un avocat de son choix, lors de son proces comme notre constitution le prevoit. Il ne s'agissait pas de faire alliance avec une opposition qui a choisi la voix armee.

Quant a l'UAD, nous avons un tres bon rapport aussi bien a l'interieur qu' l'exterieur.

Je ne suis pas de genre de personne qui essaie de diviser l'opposition djiboutienne, au contraire.

Uguta/Toosa, juin 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 17 : Réalité - Note de synthèse de la Table ronde de l'UAD
(Bruxelles le 26 juin 2010)

La table ronde organisée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) à Bruxelles samedi 26 juin 2010 s’inscrivait dans un contexte particulier. Alors que la mobilisation populaire s’amplifie dans le pays, sous l’impulsion d’une opposition plus unie que jamais, la capitale française avait été l’avant-veille le théâtre d’un événement pour le moins saugrenu : un avocat français annonçant la constitution d’une nouvelle coalition politique djiboutienne. Le thème de la table ronde (comment la diaspora peut-elle accompagner la mobilisation populaire en cours ?) revêtait une urgence particulière qu’intervenants et auditoire n’ont pas manqué de soulever.

La nouvelle configuration ainsi définie imposait un choix évident : soit soutenir la marche de notre Peuple vers son émancipation dans le combat unitaire mené par l’UAD, soit se couper du véritable terrain de lutte qu’est le pays et suivre l’aventurisme d’une opposition exilée ignorant les sacrifices de ses concitoyens au nom desquels elle prétend pourtant lutter.

La réponse n’a pas été difficile à trouver : prétendre lutter de l’extérieur sans aucune coordination avec l’intérieur constitue une inacceptable usurpation. C’est pourquoi les organisations qui ont répondu à notre invitation ont réaffirmé leur soutien à l’UAD et se sont engagées à le concrétiser au sein d’une structure unitaire travaillant depuis l’étranger mais totalement solidaire des mots d’ordre et des stratégies de lutte pacifique définis à Djibouti.

Nombreux furent également les membres de notre diaspora qui, à titre personnel, ont adhéré à cette démarche de bon sens tout en souhaitant qu’un débat s’instaure afin de restaurer l’indispensable unité de l’opposition djiboutienne.

ARD - "Réalité"

 

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Titre 18 /
Réalité - Nouvel interview du président de l'ARD, Ahmed Youssouf
(deuxième et dernière partie)

(Deuxième partie de l’interview qui a trait aux situations politiques nationale et régionale).

« …Le noyau dur du R.P.P., afin de perdurer au pouvoir et s’enrichir, n’a aucun intérêt à la Paix et la bonne gouvernance…» « …Injustice et répression, c’est les ingrédients et les facteurs déclenchant de toutes les insurrections ! »

Réalité : Pouvez-vous à présent nous faire une brève analyse de la situation à Djibouti qui a motivé cette Mobilisation Générale ?

Ahmed Youssouf Houmed : Je ne serai peut-être pas bref mais elle se caractérise par les points suivants :

- Sur le plan politique : une impasse totale essentiellement due à la violation unilatérale par la partie gouvernementale de l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001 ! Sa dénonciation par nous en septembre 2005 faute de partenaire responsable a conduit à cette situation de ni guerre ni paix qui favorise le chaos que la Mobilisation Générale vise précisément à éviter et qui est pour l’instant le dernier recours légal et démocratique pour soigner la surdité et l’autisme politique dont souffre le gouvernement ! Il faut d’urgence mettre fin au cavalier seul et à la nuisance du R.P.P. car l’Union pour la Majorité Présidentielle n’est qu’un confetti de courants opportunistes du R.P.P., sans militants. sans objectif politique autre…que le soutien à un homme, le président, comme l’indique si bien sa dénomination ! Ce qui est vraiment court comme programme politique pour solliciter le soutien d’un peuple dont l’avis sur le plébiscite est connu d’avance : un NON massif !!!

Les blocages au processus démocratique (dissolution par décret d’un parti légal, le M.R.D. sous un prétexte fallacieux, et refus de pacifier, clarifier et équilibrer les règles de la compétition électorale) viennent aggraver la reconduction des causes qui ont conduit au conflit civil dont le déni de citoyenneté, qui sert de justification à toutes les manipulations des statistiques démographiques, est le plus intolérable ! Il est devenu clair pour tout le monde aujourd’hui, que le noyau dur du R.P.P. afin de perdurer au pouvoir et s’enrichir, n’a aucun intérêt à la Paix ni à la bonne gouvernance…. Conscient qu’il est le plus grand perdant de cette situation, notre peuple est désormais mûr, prêt, déterminé et mobilisé pour y mettre pacifiquement et légalement fin !

- Sur le plan économique : le succès dont se gargarise le président est localisé et conjoncturel : seule la capitale et ses deux ports ont profité de la fulgurante progression du transit des marchandises vers l’Ethiopie voisine consécutive à la guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée et non au savoir-faire émirati que nous ne contestons pas, mais qui n’explique pas le boom des activités portuaires comme tente maladroitement de le faire croire le gouvernement.

Ce que par contre nous contestons, c’est l’opportunité de confier la gestion du port à un opérateur étranger : si l’Etat-RPP a été incapable de gérer ce levier de développement économique, on aurait très bien pu en confier la gestion à notre chambre de commerce à l’instar d’autres pays ; mais ce que nous trouvons inadmissible c’est l’opacité du contrat de gestion, qui lui, explique sans doute en grande partie, le fulgurant enrichissement sans cause du président et de ses proches…

Quant à la manne financière générée par la présence des troupes militaires américaines, françaises, japonaises…son impact sur le développement humain est quasi nul comme l’indique la couleur rouge des indicateurs du développement humain, la dangereuse progression de la pauvreté extrême et le poids chaque mois plus lourd du chômage…

- C’est sur le plan social que la situation est devenue aujourd’hui, conjuguée aux effets néfastes de l’impasse politique et l’injuste redistribution des richesses nationales, insurrectionnelle ! Il n’y a plus de classe moyenne, il y a de plus en plus de pauvres qui s’appauvrissent, et une extrême minorité de riches qui s’enrichit de plus en plus !

Ajoutez à cela l’honteux état d’abandon des trois-quarts du territoire national après trente trois ans d’indépendance que la réhabilitation et la décentralisation visaient à corriger. D'autre part, ce n’est plus d’une fracture sociale dont parlait le président il y a deux ans qu’il s’agit aujourd'hui, mais on est en présence de deux sociétés qui ne peuvent plus dans ces conditions coexister pacifiquement : une oligarchie excluant l’écrasante majorité, du pouvoir, des richesses nationales et d’accès aux soins et à l’éducation surtout dans les régions de l’intérieur !

Les droits syndicaux sont bafoués au grand jour et vaut à notre pays les condamnations récurrentes du B.I.T. et de la Confédération Syndicale Internationale…Injustice et répression, c’est les ingrédients et les facteurs déclenchant de toutes les insurrections !

Réalité : Passons si vous le voulez bien à la situation régionale, avec un Accord de Paix en cours au nord avec l’Erythrée et une situation qui s’aggrave en Somalie…
A.Y.H. : Nous l’appellerons Accord de Paix quand il sera concrétisé ! Pour nous cela signifie que les belligérants identifient les causes du conflit, et œuvrent de concert à en traiter les causes et conséquences. Nous n’en sommes pas là, il s’agit pour le moment d’une initiative heureuse de médiation de l’émir du Qatar que l’A.R.D. accueille favorablement ! Mais quand on connait la propension du gouvernement djiboutien à fouler aux pieds tous ses engagements nationaux et internationaux, la prudence reste de mise… !

Quant à la Somalie, il est grand temps que la communauté internationale tire une bonne fois pour toutes, les leçons de ses échecs successifs ! Nul besoin d’être expert de la question, ce que je ne suis d’ailleurs pas, pour conclure que la solution à ce drame qui nous attriste, ne peut venir que des seuls Somaliens et non de députés « élus » nommant un gouvernement, à Djibouti, Nairobi ou ailleurs, pour régner sur un vaste territoire contrôlé par des milices armées à ce jour inexpugnables… Il serait d’ailleurs plus convenable de parler de Somalies au pluriel…

Notre position sur ce sujet est restée inchangée depuis 1992. L’A.R.D. qui est la transformation en parti politique d’une résistance armée et civile (F.U.O.D.), continue, comme les regrettés Cheiko et mon prédécesseur, à plaider pour une reconnaissance et un renforcement des entités somaliennes existantes et vivant en paix comme un début de solution : Le Somaliland pour ne citer que cet exemple, connait une paix et un développement que ne connait malheureusement pas notre pays en trente trois ans d’indépendance !

La prévention du terrorisme et une lutte efficace contre la piraterie ainsi que la stabilité régionale passe à nos yeux par là ! La politique régionale du R.P.P. et du gouvernement djiboutien, par ses ingérences récurrentes dans les affaires intérieures de tous ses voisins, constitue un facteur évident de déstabilisation régionale…

Réalité : Quel rôle jouent les puissances militairement présentes sur le sol national pour la Paix civile à Djibouti et la stabilité politique dans la région ?

A.Y.H. : Pour le moment leur rôle en faveur d’une paix civile à Djibouti est insignifiant, le constat fait par un journaliste indépendant de « the London Times » est accablant : « La C.I.A. se livre à partir de Djibouti à une guerre secrète contre El-Quaeda…La présence de tant d’Américains aux côtés de Français, Allemands, Japonais…génère des revenus substantiels dilapidés, les rues de Djibouti sont bondés de chômeurs mâchant le khat… » ; Pire, leur silence complaisant fonctionne pour le pouvoir comme une incitation à poursuivre une politique nuisible à tous points de vue à la paix… et donc à leurs intérêts ! Mais elles ne sauraient garder plus longtemps ce silence dès lors que le peuple se lève pour reconquérir ses droits, malgré l’inévitable répression.

Djibouti entrerait alors dans un engrenage difficilement maitrisable de violences politiques qui mettrait directement en cause leurs intérêts et elles ne pourront sauf à les mettre en péril, soutenir une dictature contre un peuple déterminé et pacifique…Nous les invitons donc à prendre leurs dispositions pour jouer dès la rentrée, un rôle à la mesure de leur rang et de leurs missions de paix et de développement, car en 2011…il sera trop tard !!!

Dans la région, il semblerait qu’elles privilégient la guerre contre le terrorisme à une prévention efficace qui serait pourtant financièrement et militairement moins coûteuse, mais il ne faut pas désespérer de les voir corriger leurs erreurs…

Uguta/Toosa, mai 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

2011 : l'année de la démocratie

 
 

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Titre 19/
afar : QAFAR XAYLOL INKI MISSILA BAAHAHAN
(par Wade, chanteur de Kassow)

Away, warsam fayla kicna numih kasaay
Nagatal duma fayla kicna num yeneeh
Is’abba celta kaak yeenik, can cinak yen
Kok abba gaddali’yyeenik, farcitak yen
Can inki waqdi futta yaah cayyeh iyyaah
Isih leemik too numuh raaqak yeneeh
Sidiica’bar ligàh xiinaah, fayla kicna
Kaa faylisak kay aftoh yan num yeneeh
Nammayak bodi Laat duwah yeneeni’yyen
Fayla kicna numuk, saga ukuwuk sugteeh,
Too sagah canat angaluk yeneeni’yyen
At’abba celtah ah geera yol cab iyyek,
Can inki waqdi fùttu yaah, cayyeh iyya.
Ana’a wakti, woo numih qamal ableh an.
Is’abba celta kot-koole, y’awlà tekkeeh,
Beera beeca lakal le qilsa nee geyteeh
Faylisak le canak qiden duqur nekkeeh,
Yok biso able kalah, migaq le barrà’bteeh.
(T’able-way, cedi koo mahaak mareyta ekkeeh),
Kuraani qarsi yeyyeeqe wakri ekkeeh.



(Gadda gey MOHAMMED ALI MOHAMMED)

Uguta/Toosa, juin 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2010

 

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Titre 20/ DJIBOUTI 10/07/2010 : Rafle dans la région d'Obock

NOTE D’INFORMATION DU 10 JUILLET 2010

par LDDH


Rafles de civils nomades dans la région d'Obock : comme en mai 2006 ? L'armée Djiboutienne aurait arrêté depuis hier des dizaines de civils nomades dans l'ouest d'Obock, les personnes arrêtées seraient actuellement internées dans la caserne militaire de la ville d'Obock.

Selon plusieurs sources concordantes, les opérations de ratissage et de répressions à l'encontre des civils seraient dirigées par le colonel ABDO ABDI DEMBIL; cet officier supérieur avait déclenché en mai 2006 une répression sans précédent contre les populations rurales des deux districts du nord, que les autorités avaient présenté à l'époque comme étant une lutte à grande échelle contre le banditisme et la criminalité sévissant dans le nord; on connait la suite...

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains(LDDH)
dénonce vigoureusement les arrestations arbitraires et les détentions abusives dont sont victimes les civils nomades de l'arrière pays d'Obock déjà gravement affectés par la sécheresse, la soif et la malnutrition; selon les informations reçues, plus d'une centaine de personnes raflées à GALI DABBA, localité située à l'ouest d'Obock seraient toujours détenues par l'armée malgré les protestations des notables et de la population devant les autorités administratives de ce district.

Face à ces exactions contre les civils qui prennent une nouvelle ampleur, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) interpelle la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l'homme, et les grandes puissances militairement présentes à Djibouti sur les dangers de cette hystérie répressive pour la stabilité de notre pays.

NOEL ABDI Jean-Paul
Président de la LDDH


Uguta-Toosa, juin 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 21 / Communiqué de l'Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti
(ORDHD)

17 rue Hoche 93 100 Montreuil-sous-Bois
Courriel : ordhd@hotmail.com

Un militant du FRUD, dans un état grave, à la prison de Gabode

Mohamed Ahmed dit Jabha, militant de longue date du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD) a été arrêté le 1er mai 2010, près du Moussa Ali (Nord Ouest de district de Tadjourah) par des éléments de l’Armée. Il a été arrêté alors qu’il aurait essayé de défendre une femme enceinte victime de tentative de viol de la part des soldats.

Porté disparu dans un premier temps, Il a été sauvagement torturé dans les locaux des Services de Sécurité. Il a été transféré ensuite à la brigade du Nord de la gendarmerie où il a passé 10 jours dans des conditions difficiles (privé de nourriture). Il sera conduit par la suite à la prison de Gabode où il est détenu depuis le 30 juin, sans aucun soin.

Il souffre des contusions multiples, côtes cassées, tympan éclaté, il crache du sang et a énormément de difficultés pour se déplacer.

Le président Ismael Omar Guelleh a cité cet homme dans son discours au Conseil de sécurité de l’ONU le 29 mai dernier en le qualifiant de chef de bandes à la solde de l’Érythrée.

L’ORDHD

Condamne les tortures systématiques infligées à toutes les personnes arrêtées (les militants politiques et les civils)
Dénonce les sévices corporels et les traitements inhumains et dégradants qu’a subit Mohamed Ahmed Jabha dans les locaux de la Sécurité et de la Gendarmerie,
Lance un appel à la Croix Rouge Internationale, pour qu’elle s’intéresse aux conditions de détention et à l’état de santé de Mohamed Ahmed Jabha.
Exige le jugement des tortionnaires, et la fin de l’impunité.

Fait à Montreuil, le 3 juillet 2010
pour l’Observatoire, Renée Avignon

L’Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti, crée en France en février 2002 est issu du Comité pour le respect des droits de l’homme à Djibouti. Il regroupe des citoyens d’Europe et de Djibouti.

Uguta-Toosa, mai 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
2011 : L'année de la démocratie

 

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(Information partagée avec nous par Afar-Network)

Titre 22 : Djibouti : les enfants dans une pauvreté "abjecte" seon l'UNICEF

Commentaire de Uguta-Toosa : Découverte de taille apparemment ! Après des décennies de présence à Djibouti, l'UNICEF découvre subitement que les enfants vivent dans des conditions misérables dans la capitale et le milieu rural. "Deux enfants sur trois sont privés" d'abri, d'accès à l'eau, à l'alimentation, à l'éducation ou à la santé ! Ce lamento tardif est-il sincère ou vise-t-il à apporter quelques fonds supplémentaires à la campagne présidentielle du chef de l'Etat sortant ? Enfin, il n'est jamais trop tard pour changer le fusil d'épaule...
Les responsables de l'UNICEF, y compris la direction du PNUD - entretenant des liens privilégiés avec nos gouvernants corrompus, finissent par acquérir des réflexes et des habitudes d'expatriés. Après un bref séjour, leur mission se réduit à cultiver leurs relations mondaines. Cela s'appelle "s'adapter à l'environnement local". Le mimétisme peut aller très loin, jusqu'à la complicité. Quant aux fonds et matériels alloués à des projets humanitaires, ils ont tendance à se volatiliser... Pas pour tout le monde. Un autre péché des organismes des nations-unies : les critères à partir desquels ils apprécient une crise humanitaire manquent de lisibilité pour le commun des mortels. Comme leurs zônes d'intervention sont déterminées par les autorités nationales, leur analyse présente toujours un caractère partial et partiel. Certains rapports du HCR prétendent que, le pays étant stable, il n'y a pas de réfugiés djiboutiens dans le monde !
Il suffit de se reporter, par exemple, aux régions affectées par la sécheresse et les populations menacées par la famine en république de Djibouti (cf.
Titre 13 : Djibouti : la moitié de la population rurale a besoin d'aide alimentaire, irin). Qu'est-ce qu'on remarque ? La région la plus menacée, nous dit-on, est le sud de Djibouti-ville et les zones avoisinantes. Une telle présentation des choses surprendra plus d'un Djiboutien ! Nous savons tous que la plus forte concentration de la population nomade, donc la population la plus vulnérable de notre pays, on la localise dans les régions de Dikhil, de Tadjoura et d'Obock. N'importe qui le sait. Alors quel crédit faut-il accordé à un tel diagnostic ? Qui ignore que le sud de Djibouti bénéficie d'une couverture humanitaire cent fois plus importante que le nord de Djibouti, où l'accès des ONG est réglementé. Sans évoquer la discrimination que leur inflige l'Etat, l'enclavement et leur éloignement par rapport à la capitale rendent la précarité de ces nomades encore plus grande. Disons que les nomades afars de Djibouti vivent le même calvaire et la même discrimination de la part des missions humanitaires que les Somalis d'Ogaden ! Il est vrai avec moins de violences et d'exactions de la part du pouvoir central. (Les Djiboutiens doivent être renseignés sur ce point : Addis-Abeba mène un véritable génocide contre les Ogadéni.)
L'UNICEF est, à Djibouti, à l'image de l'Etat : corrumpue et intégré au réseau mafieux qui alimente en dons et en argent l'entourage du chef de l'Etat.

Direction de Uguta-Toosa

 

15 juin 2010 – L'UNICEF et le Ministère djiboutien de la Promotion des femmes et des Affaires sociales ont rendu public mardi un rapport sur la pauvreté infantile qui révèle que la majorité des enfants de Djibouti vivent dans une pauvreté « abjecte » qui les expose à des menaces de mort.

« L'intensité de la pauvreté à Djibouti nous montre dans quel type d'environnement dangereux vivent les enfants et leur exposition à l'exploitation et aux abus », a indiqué la Représentante de l'UNICEF à Djibouti, Josefa Marraton, en présentant le rapport.
Selon le document, deux enfants sur trois sont privés d'au moins un droit fondamental, celui d'avoir un abri, celui d'avoir accès à l'eau, à l'alimentation, à l'éducation ou à la santé.

L'absence d'abri est le problème le plus répandu, avec plus de la moitié des enfants de Djibouti qui ne disposent pas d'un vrai domicile. Les chiffres sont encore plus alarmants dans les milieux ruraux où 9 enfants sur 10 n'ont pas de maison.

Le rapport souligne aussi que si les enfants qui vivent dans les zones urbaines sont plus exposés aux risques d'exploitation et d'abus, ceux qui vivent dans les zones rurales sont deux fois plus nombreux à ne pas avoir accès aux services de base.

En dépit des progrès significatifs réalisés ces dernières années pour offrir des services sociaux basiques aux enfants, comme la gestion intégrée des maladies infantiles, le développement de la scolarisation et l'assistance aux orphelins, l'UNICEF craint que les avancées réalisées soient anéanties par le haut niveau de pauvreté.

Seule manière de l'éviter pour l'agence onusienne, mettre l'aide aux enfants au sommet des priorités des politiques publiques, des prises de décisions et de critères d'allocation de ressources.

Déjà délicate, la situation est compliquée par le problème de la forte malnutrition. Selon le rapport de l'UNICEF et du gouvernement djiboutien, 28.8% des enfants de moins de cinq ans font face à une malnutrition aigüe et 5,2% de ceux-ci « sont sévèrement mal nourris et risquent de mourir ».

Face à cette situation, l'UNICEF va intensifier ses actions et continuer son programme « Survie et développement de l'enfant » qui inclut notamment des campagnes de vaccinations, des distributions de compléments alimentaires à base de vitamine A et de la sensibilisation à la santé au sein des collectivités locales.

En conclusion, le rapport propose un certain nombre de recommandations destinées à renverser la situation : placer les enfants au cœur des politiques de développement et de réduction de la pauvreté, s'assurer de la mise en œuvre immédiate des politiques de lutte contre la malnutrition, accroître la sécurité alimentaire, promouvoir la liberté, adopter des actions à l'impact plus fort pour réduire la pauvreté des enfants.

« Il est temps d'agir pour remplir nos engagements pour les enfants de Djibouti. La clé de leur futur repose sur notre capacité à changer la réalité faite de privation dans laquelle ils vivent », a finalement souhaité la Représentante de l'UNICEF à Djibouti, Josefa Marraton.

Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22185&Cr=Djibouti&Cr1=

Uguta-Toosa, mai 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 23 / Appel à la manifestation du
13 Juillet 2010

18H Place de la République (angle bd Magenta)
50 ans de Françafrique, ça suffit !
Arrêtons le soutien aux dictateurs !
Soutenons les peuples africains !

Le 14 juillet à Paris, des unités militaires de 14 pays africains défileront sur les Champs - Elysées, au côté des troupes françaises. Convoqués par Nicolas Sarkozy, les chefs d'État, amis de toujours de la France et des réseaux de la Françafrique : les Gnassingbé (Togo), Bongo (Gabon), Compaoré (Burkina Faso), Déby (Tchad), Sassou Nguesso (Congo Brazzaville), Biya (Cameroun) seront présents dans la tribune présidentielle.
Ceux-là, ainsi que d'autres dictateurs et putschistes, responsables pour certains du massacre d’une partie de leur population et du maintien de celle-ci dans la pauvreté, viendront s'assurer du soutien politique, économique et militaire et de leur enrichissement personnel auprès de leur ancienne puissance coloniale.
La France qui, durant la colonisation, avait abondamment pillé les ressources et utilisé les peuples comme réservoir de main d’œuvre, poursuit depuis 50 ans sa politique par tous les moyens, au détriment du développement des pays concernés, ce qui amène de nombreux africains à migrer pour nourrir leurs familles.
Dans la plupart des pays concernés, les gouvernements de la France ont éliminé ou se sont rendus complices des assassinats de leaders qui ont combattu pour l’indépendance de leur pays comme Patrice Lumumba, Medhi Ben Barka, Félix Moumié, Ruben Um Nyobé, Ernest Ouandié, Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, Farhat Hached… (à ajouter Mahmoud Harbi de Djibouti).
Les autorités françaises ont mis en place des dictateurs, intégrés dans les réseaux de la Françafrique où ils côtoient l’Etat major de l’Armée, l’Elysée et des grandes entreprises comme Total, Bouygues, Bolloré, ou Areva. De l’Afrique de l’Ouest au Maghreb où Ben Ali et Mohamed VI prospèrent sur le dos de leurs peuples, l’héritage du colonialisme est toujours présent.
Aujourd’hui encore, la plupart des élections dans ces pays sont truquées, les opposants souvent emprisonnés, parfois torturés ou assassinés, par ceux là même qui défileront le 14 juillet , avec la complicité des autorités françaises.
A cette politique françafricaine s’ajoute une agriculture exportatrice européenne et la recolonisation des terres qui détruisent les productions locales, accélèrent le réchauffement climatique et contraignent les paysans africains à fuir les campagnes ou à migrer vers l’Europe. Cette « Europe Forteresse » qui fabrique des sans papiers, les exploite et les expulse sous couvert d'accords de réadmission codifiés dans la Directive Européenne de la Honte, au mépris de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

CONTRE :

· Le soutien de la France aux dictateurs qui vivent impunément des rapports néocoloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations ;
· La torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d'armes, et l'impunité de leurs auteurs et de leurs complices ;
· La vie chère et la hausse des produits de première nécessité en Afrique ;
· Le pillage du continent par les pays riches par le biais de leurs multinationales, de la Banque Mondiale et du FMI ;
· L'impunité, la criminalité financière et les paradis fiscaux et judiciaires ;
· La politique africaine de la France menée par Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs.

POUR :

· La démocratie et des élections libres et transparentes ;
· Le respect des droits humains ;
· L'annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains ;
· L'accès de tous à l'alimentation, à l’eau, à la santé, à l'éducation, à l'emploi, à l'habitat, et à la justice ;
· Une vraie mobilisation contre le Sida et le paludisme ;
· La régularisation de tous les Sans Papiers : Grévistes en lutte depuis 8 mois et Marcheurs partis de Paris le 1er Mai pour aller interpeller les dictateurs africains réunis à Nice le 31 mai, tous ensemble unis et déterminés dans un combat commun ;
· La fermeture des bases militaires françaises en Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et policière française aux dictateurs sous couvert d’Aide Publique au développement.

Nous, organisations françaises et africaines, exigeons un partenariat entre l’Europe et l’Afrique pour le développement et l'émancipation de l'Afrique hors de la tutelle du gouvernement français.

Manifestons contre la Françafrique ! Place de la République, Paris, le 13 juillet, à 18 h.
Bal anticolonial, 20h30, au Ministère de la régularisation de Tous les Sans papiers, 14 rue Baudelique, 18ème, Métro Simplon, (ligne 4).

Premiers signataires :

Union des Populations du Cameroun, CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise), CNR-MUN (Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste Cameroun/Allemagne), Mouvement panafricaniste de Munich ( AK Panafrikanismus München), Fédération Congolaise de la Diaspora, CAAC Comores, Attac Gabon, FTCR (Tunisie), La Voie Démocratique (Maroc), Sortir du Colonialisme, Survie, AFASPA, MRAP, Droits Devant, CEDETIM, IPAM, Afriques en lutte, Respaix Conscience Musulmane (RCM), Réveil des Consciences, « 93 au cœur de la République » (Aubervilliers) L'Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT), Ministère de la Régularisation de Tous les Sans papiers, CNT, Union Syndicale Solidaires, Les Alternatifs, NPA, la FASE, PCF, Les Verts,
( à ajouter UGUTA-TOOSA (Djibouti).


UGUTA-TOOSA signe l'appel et prendra part à la manifestation mais il souhaite que le nom de Mahmoud Harbi (martyr djiboutien assassiné en 1960 par les servicse de renseignements français) soit ajouté à la liste des martyrs africains célébrés.

 

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 24 : les Djiboutiens entre colère et peur
(Par Ina Geelle)

UGUTA-TOOSA : Chaque fois, le régime crée des animosités entre les communutés djiboutiennnes pour faire diversion et ainsi les empêche-t-il de se focaliser trop sur l'origine de leur malheur qui n'est autre que le régime. Ismail OMar Guelleh est le seul responsable de notre malheur.

L’actualité djiboutienne est rythmée par deux évènements majeurs dictés bien sûr par le régime liberticide de Guelleh :
- La première tient en effet au spectre de l’assassinat du Colonel Chef d’Etat-major de la Gendarmerie, le défunt Abdi Bogoreh Hassan. Une disparition qui est encore fraîche dans tous les esprits. Tout le monde a peur puisque chacun dispose désormais de la preuve irréfutable que le crime d’Etat n’épargne aucun Djiboutien. Les partisans ne sont donc pas à l'abri de la violence de leur maître. En commettant cet acte, Guelleh et son régime ont atteint - temporairement atteint - leur objectif : vaincre par la peur et la terreur toute velléité d’opposition émanant de l’intérieur, une manière de s’assurer de l’emprise totale à la fois sur les corps et sur les esprits.
Ont-ils oublié que la force ne fait ni le droit ni la légitimité et que celle-ci (la force) est toujours instable en tant qu’elle est toujours susceptible d’être renversée par une autre force ?

- La deuxième tient dans la colère exprimée par la majorité des Djiboutiens, en particulier de l’ « intellengsia issa", (j’en fais partie et vous l’avez compris depuis longtemps) à l’égard du comportement jugé « inadmissible » de la première Dame, Odette Haïd ou Kadra Haïd.
En effet, depuis plusieurs mois, celle qu’il est désormais convenu d’appeler « Madame la Présidente » se fait de plus en plus visible sur la scène publique par des initiatives malheureuses qu’elle ne cesse d’entreprendre sans avoir des comptes à rendre à personne. La bénédiction de son cher et tendre mari la protège.
Que fait-elle qui suscite tant d’angoisses, d’inquiétudes et d’interrogations au sein de la communauté issa ?
« Elle remplace automatiquement chaque cadre issa évincé par un Issak, un membre de sa tribu et cette situation prend des proportions considérables. Nous sommes chaque jour colonisé par des Issacks » nous affirme Robleh, un jeune Djiboutien issa, cadre en marketing à Djibouti.
Cette déclaration sortie de la bouche de ce jeune homme traduit un aveu d’échec, de déceptions et de frustrations et témoigne d’une ironie de l’histoire : l’ostracisme ne frappe plus uniquement les Afars qui le subissent bien entendu toujours mais également les Issas, jadis utilisés comme une carapace pour contrecarrer la menace supposée mortelle de la communauté Afar à l’encontre du prétendu « régime issa ». Deux illusions qui ont perdu de leur efficacité.

Pour nous, il est urgent de tirer les leçons de cette situation qui ne fait que confirmer nos précédentes analyses et observations des articles publiées sur notre site d’Uguta-Toosa : "Ismaël Omar Guelleh n’est ni bon pour les Issas ni bon pour les Afars".

Nous ne pouvons donc qu’affirmer avec force et conviction ce mot de notre Président Ali Coubba :

ISMAEL OMAR GUELLEH doit quitter le pouvoir en 2011.


Uguta-Toosa, mai 2010

 

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Titre 25 / LDHD : NOTE D’INFORMATION DU 4 JUILLET 2010


« NON AU 3ème MANDAT
car : IOG est Incompétent, et c’est un criminel avec ses négligences…
sa politique délibérée face aux calamités provoquées,
les détournements des sommes d’argent inimaginables.
IOG GET OUT scandent les Jeunes chômeurs
».


Mardi dernier 29 juin 2010, les Travailleurs du secteur paramédical des Hôpitaux : Peltier, Dar El Hanan, Italien de Balbala auraient mis fin à la grève qu’ils avaient déclenché le 10 juin 2010 car ils auraient perçu les primes et espérons que les autres engagements seront respectés.

Toutefois, par Note du 15 juin 2010, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait souligné et réitère les points suivants :
- dénonce d’une manière générale, tous les Détournements des Fonds Publics, des Biens Sociaux, pire encore les dons en médicament et autre assistance financière à divers échelon ministériel ;
- encourage l’ouverture d’Enquête Indépendante et une Expertise Internationale sur les Détournements en particulier pour les Départements ministériels aux objectifs essentiellement sociaux tels que la Santé, l’Education, l’Intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les calamités naturelles ;
- d’autres secteurs comme l’EDD qui endettent et hypothèquent à outrance l’avenir et à la viabilité de notre pays nécessite d’urgence un Audit International Indépendant et dont leur Rapport devra être public et médiatisé.
Conscients que pour des raisons, soit disant, Géostratégiques et en cette période où les Forces pré positionnées en République de Djibouti se seraient engagées sans commune mesure, à soutenir le maintien par la Force du « minable Dictateur »Ismaël Omar Guelleh ;
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est inquiète des tentatives de classer Secret d’Etat les plaintes des Organisations Internationales Humanitaires ainsi que celles des Bailleurs de Fonds pour les grosses sommes vertigineuses empochées à divers niveaux de l’Etat, y compris le candidat au 3ème mandat illégal et ce en tant que Premier Argentier de l’Etat.

NOEL ABDI Jean-Paul

PS :
Depuis février 2010, le choléra fait des victimes d’Obock à Djibouti, le nombre de morts est un Secret d’Etat, malgré l’aide Internationale, qui « s’évapore rapidement » (non pas sous l’effet de la canicule), il est temps de comprendre que cette aide précieuse ne sert à rien car immédiatement placée dans des paradis fiscaux comme les îles Caïman.
L’aide pour la lutte contre la Tuberculose empochée, pour l’aide en milliards contre le Sida totalement disparue.
Depuis une semaine les quartiers 7 et 7bis les victimes enfants se comptent par centaines et dorment par terre jusque dans les halls de l’Hôpital Peltier, souvent sans perfusion.
La seule aide que le Peuple Djiboutien accueillerait avec reconnaissance est celui de voir une mobilisation nationale et internationale pour déloger à jamais cette Equipe de Mafieux imposée par les Forces Etrangères.

_________________________________

Titre 25 (bis) : NOTE D’INFORMATION DU 6 JUILLET 2010
L'IGAD : auteur principal du Génocide du Peuple Somali.
Il est temps à la Communauté Internationale d’éradiquer le cancer de l’IGAD…

A quand la fin des mensonges onusiennes ?

Presque deux ans auparavant, une Intellectuelle Somalie réfugiée au Kenya, par téléphone nous avait demandé d’entamer des démarches afin de dénoncer ce qu’elle considérait comme un fléau à éradiquer, le « Fléau du Cancer de l’IGAD ».

D’autres personnes nous ont téléphoné de Johar, de Belweeyn, de Kismayo.
C’est dans cet esprit, que nous avons, dès le début 2009, dénoncé le tandem OULD-IOG sous couvert de l’IGAD, nous avons dénoncé le Gouvernement fantoche créé dans un Hôtel à Djibouti avec cinq cents personnes venues en grande majorité des Etats-Unis et de l’Europe, tout en s’appuyant sur les Forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda qui sont responsables des carnages à Mogadiscio depuis le départ des trois Divisions (36 000 soldats) de l’Armée coloniale Ethiopienne, nous avons dénoncé toutes ces Forces Etrangères qui sont chargées de l’extermination systématique des populations ciblées de la Somalie en particulier celles de la capitale Mogadiscio.

Ces Exterminations systématiques et ciblées resteront Impunies car cautionnées par les Etats-Unis, la « France Européenne » ainsi que le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

A l’heure actuelle, alors que la quasi-totalité du Territoire Somali est bel et bien libéré des Forces Etrangères, alors que le Peuple Somali commence à respirer l’air de la Dignité, alors qu’il ne reste plus que quelques PAQUETS DE MAISONS encore occupées par les Forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda, les Mensonges Onusiennes fusent d’Addis Abeba, les mensonges Onusiennes continuent à tuer afin de justifier les dépenses débloquées, mais jamais contrôlées, aux frais des contribuables des pays solvables.

L’Intellectuelle réfugiée avait raison, car le cancer de l’IGAD tue des dizaines et des dizaines de milliers des populations fragilisées Somalies.

Au lieu de s’acquitter de sa mission première, à savoir : le Développement et la lutte contre la Désertification, c’est la Logique de l’absurde de certains dirigeants Africains de l’IGAD, logique illogique qui prédomine et consister à « la désertification des populations Somalies » par Extermination : Crimes de Guerre, Crimes de Génocide.

C’est dans cette logique absurde, que certains dirigeants du cancer de l’IGAD viennent encore à récidiver tout en amplifiant les Massacres et les Exterminations par le feu des bombardements et maintenant depuis la dernière Conférence de l’IGAD qui vient de se terminer en augmentant le nombre des soldats mercenaires aux couleurs africaines.

Au Peuple Somali qui souffre, votre Devoir est celui de continuer à vous mobiliser à vous défendre et libérer totalement votre pays et votre Peuple, de continuer votre combat afin de mettre en échec les projets macabres que le cancer de l’IGAD veut mettre en application en affectant 2 000 autres soldats peut-être des éléments de la France ou autres troupes en provenance de Djibouti.

Il est temps à la Communauté Internationale de tout mettre en œuvre afin d’éradiquer l’IGAD, afin d’éradiquer la politique cautionnée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies portant « Extermination du Peuple de la Somalie du Sud et de l’Ogaden », il est temps à la Communauté Internationale à mettre fin aux Crimes de Guerre et Crimes de Génocide sur les populations civiles dans notre région de la Corne d’Afrique.
Le Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) devrait se saisir pour Enquêter sur les Crimes de Guerre, Crimes de Génocide, Crimes contre l’Humanité en République de Somalie en particulier à Mogadiscio et en Somalie Occidentale (Ogaden).


NOEL ABDI Jean-Paul


Uguta-Toosa, juin 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 26 / Djibouti, «Pour ne pas attendre le boycott en 2011» (partie I)
par M. Cassim Ahmed Dini
(représentant plénipotentiaire de l'ARD)

LNA : Nous publions des extraits d’un article en deux parties de Cassim Ahmed Dini, lisible intégralement sur notre site internet. Cette contribution au débat djiboutien ne reflète pas nécessairement le point de vue de la Rédaction. – LNA (Les Nouvelles d'Addis)

Commentaire de Uguta-Toosa : C'est avec des critiques raisonnées du régime et l'autocritique que l'opposition pourra avancer. La nature et la qualité de l'analyse présentées ici par Cassim Ahmed Dini traduisent mine de rien la force de frappe que possède notre famille politique brimée depuis trente trois ans. Si l'opposition veut acquérir "crédibilité" et "sérieux" qui lui font défaut, elle doit nouer un dialogue et un débat entre ses membres. L'échange d'idées et d'articles, arguments et contre-arguments, ne peut en aucun nuire à notre lutte, bien au contraire. En se taisant, on laisse la rumeur prendre en otage l'opinion publique; la rumeur finit par se substituer dangereusement à l'information et à l'analyse.
(La direction UT)

I. – UN ROITELET SOURD À TOUT DIALOGUE

La situation qui prévaut actuellement à Djibouti est la résultante de la neutralisation réciproque de deux forces d’inertie. D’un côté, le régime de parti unique camouflé, se maintient par la fraude, le tribalisme et le chantage au salaire […] [et] réprime par la force toute velléité démocratique. Avec ses législatives de février 2008, il a clairement démontré qu’il préférait se discréditer par une seule liste en lice plutôt que de garantir un scrutin libre et transparent. De l’autre, une opposition qui, par son boycott tacitement reconduit, s’est de facto mise hors champ de la compétition politique et, parce qu’elle est incapable de faire advenir quelque alternance politique que ce soit étant donné que son terrain de lutte est celui d’une “légalité” sujette à caution, est jugée inoffensive et peu prise au sérieux. Effectivement, en l’absence d’un syndicalisme libre et d’une société civile organisée, la contestation est réduite au strict minimum : celui d’une façade démocratique dont se satisfont les bailleurs de fonds pour décerner leur label de respectabilité, indispensable à la coopération tous azimuts.

La question qui se pose à l’UAD est : que faire pour éviter d’être condamnée au boycott lors de la présidentielle de 2011 ? Avant d’établir une stratégie de combat ou d’évaluer les chances de dialogue, il faut définir l’ennemi puis saisir les fondements de sa domination.

Parler de régime à propos du RPP et de ses satellites est une facilité de langage qui ne doit pas masquer une donnée fondamentale : l’ennemi à abattre est un seul homme autour duquel une cour s’est structurée en cercles concentriques. Ismaël Omar Guelleh est un spécialiste du clientélisme (symptôme du tribalisme, maladie infantile des États post-coloniaux) qui redistribue à ses courtisans les bénéfices d’une entreprise qu’il a perfectionnée après en avoir hérité de son oncle. Cet usurpateur n’ayant aucune qualité intrinsèque à exhiber ni aucune action remarquable à son actif, doit impérativement contrôler toutes les ressources coercitives ainsi que les opinions en se médiatisant en permanence. [ ]

Deux interviews, deux versions

Au fait, Ismaël Omar Guelleh a-t-il oui ou non reconnu que le président Chirac lui ait suggéré

de saisir la Cour internationale de justice contre la France pour demander la transmission du dossier Borrel ? […] Voici deux réponses contradictoires de Guelleh à Jeune Afrique ; petite illustration de sa propension au double langage.

Juin 2007.

– Jeune Afrique : « Des pièces saisies lors des perquisitions du mois d’avril aux ministères de la Justice et des Affaires étrangères indiqueraient que les autorités françaises vous auraient suggéré de déposer un recours contre la France devant la Cour internationale de justice, afin de contraindre la juge Sophie Clément à transmettre le dossier d’instruction à la justice djiboutienne… »

– Ismaël Omar Guelleh: «Comme si nous étions des enfants ou des mineurs qui avions besoin qu’un Blanc nous tienne par la main ! Trente ou cinquante ans après les indépendances, on continue à considérer les Africains comme de grands enfants. Il est vraiment malheureux que les Européens n’arrivent pas à se défaire de leur complexe de colonisateurs. »

Février 2008.

–Jeune Afrique : « Il se dit que c’est Jacques Chirac, alors chef de l’État, qui vous aurait suggéré de porter plainte devant la CIJ pour avoir accès au dossier de l’affaire Borrel. Est-ce exact ? »

– Ismaël Omar Guelleh : « C’est exact. Au cours d’un entretien que j’ai eu avec Jacques Chirac en 2005, je lui ai posé cette question : “Vous me dites que vous n’avez aucun pouvoir sur votre justice et que vous ne pouvez rien faire pour moi. Or, moi, j’ai à me plaindre de votre justice. Je me sens trahi, je me sens sali. Que dois-je faire ? Je ne vais tout de même pas aller agresser madame Borrel ?” Il m’a alors répondu : “Vous n’avez qu’à aller attaquer l’État français devant la Cour de La Haye, elle est faite pour ça. Moi, je suis impuissant…” C’est ce que nous avons fait. »

Le mensonge est flagrant. Discuter avec un tel individu doit être pénible. […] Cependant, on aurait tort de croire que c’est uniquement par manque de gratitude qu’il assassine ainsi un

Chirac tout juste incapable d’arrêter la machine judiciaire. Ismaël Omar veut peut-être plus plaire à Sarkozy qui ne porte pas particulièrement son prédécesseur dans son coeur […]. En fait, nul n’ignore ici tout ce qu’il doit aux Renseignements français qui l’ont choisi et adoubé

en 1999 […]. Et si l’opposition n’a jamais cherché à instrumentaliser l’affaire Borrel, c’est surtout parce que la France a perdu le respect des Djiboutiens, du fait de son soutien à IOG.

Des larmes de crocodile

Il est impossible que le roitelet Ismaël Omar dialogue avec les dirigeants de l’UAD puisque, pour lui, ils n’en sont pas dignes :

– Jeune Afrique : « L’opposition, qui a boycotté l’élection présidentielle de 2005, s’apprête à récidiver le 8 février à l’occasion des législatives. C’est embêtant pour votre image de marque. »

– Ismaël Omar Guelleh : « Oui, je le regrette. Mais à qui la faute ? Nous avons tout fait pour qu’elle participe, offert toutes les garanties. Français et Américains lui ont conseillé d’y aller, quitte à examiner ensuite les éventuels contentieux. Rien n’y a fait, En réalité, cette opposition n’a plus de leader depuis la disparition d’Ahmed Dini et le ralliement de ses principaux chefs à l’Union pour la majorité présidentielle. »

Contrairement à Ismaël Omar, la pudeur s’impose à nous lorsqu’il s’agit de parler d’un défunt. […] Et ce qu’il dit à propos de l’opposition montre que celle-ci n’a rien à espérer de lui :

a) Il n’a répondu à aucune des correspondances que l’opposition lui a adressées afin que soit garanti un minimum de transparence électorale. Bien au contraire, l’intimidation des électeurs (dont certains avaient poussé le 10 janvier2003 la naïveté jusqu’à croire possible une alternance par les urnes) est venue renforcer la panoplie de la fraude.

b) Prétendre qu’Américains et Français auraient “conseillé” à l’UAD de participer est non seulement malhonnête (on a l’habitude) mais surtout malhabile car cela reviendrait à cautionner une ingérence dans les affaires intérieures de Djibouti !

c) Se présentant lui-même comme un leader providentiel, il impose cette illusion héroïque en enterrant l’opposition avec Ahmed Dini ; et un mort ne revenant pas…

d) Certains opposants ont effectivement viré leur cuti et rejoint lors des législatives du 10 janvier 2003 la mouvance au pouvoir. Dire d’eux qu’ils sont les « principaux chefs » de l’opposition est pour le moins excessif. Question : lequel de ces reconvertis a dit un jour, alors qu’il était ministre : « Afar et Issa ne peuvent pas vivre en paix à Djibouti. Le pays devra appartenir en exclusivité à un seul de ces deux groupes » ? Idéologie raciste qui pourrait expliquer bien des errances et demande que l’on s’intéresse aux fondements de ce régime.

Après la psychopathologie d’un président omniscient et omnipotent, pour se contenter d’une terminologie polie, il faut comprendre comment “le fou s’est échappé de l’asile”.

II. – UNE IDENTITÉ DJIBOUTIENNE À CONSTRUIRE

[…] Zorro arrive trop tard. Il n’en a pas toujours été ainsi, et pour cause, Ismaël Omar Guelleh tente depuis peu de s’inventer des faits d’armes anticoloniaux. Les langues les plus méchantes se contentent ici de rappeler qu’il a commencé sa carrière dans la police coloniale, à la brigade des Moeurs […]. Hélas, le policier Ismaël Omar Guelleh n’était nullement prédestiné à l’héroïsme indépendantiste. Mais lisons d’abord sa version des faits :

– Jeune Afrique : « Vous avez été membre de la police française de Djibouti pendant dix ans, avant d’en être évincé en 1974, trois ans avant l’indépendance. Pour quelles raisons ? »

– Ismaël Omar Guelleh : « Pour des raisons politiques. À l’instar de beaucoup de Djiboutiens, je considérais comme nocif le gouvernement local d’Ali Aref, manipulé depuis Paris par Jacques Foccart puis René Journiac et qui s’appuyait sur des milices afares afin de faire régner la terreur. Persuadé que je complotais contre lui, Ali Aref a ordonné mon limogeage. »

– JA : « À raison, puisque vous complotiez effectivement. »

– IOG : « Exact. Ali Aref représentait un danger pour l’avenir de Djibouti. »

Dans ses deux questions, le journaliste a présenté deux contrevérités par complaisance et, dans ses deux réponses, Ismaël Omar Guelleh a menti au moins quatre fois.

Pour le journaliste :

– 1) Ismaël Omar ne s’est exilé à Mogadiscio qu’en septembre 1976, alors que la vocation de Djibouti a l’indépendance avait été reconnue par le président Giscard d’Estaing dès janvier 1976 : le flic de choc est donc arrivé après la bataille ;

– 2) de ce fait, il n’a jamais eu à «comploter» contre qui que ce soit. D’ailleurs, le journal Réalité avait rapporté une anecdote croustillante : Ismaël Omar Guelleh se présentant à un meeting indépendantiste avec caméra et micro pour rendre compte à son patron de l’époque, un certain Ali Aref ! En vérité, c’est à peine dix mois avant le 27 juin 1977 qu’un dénommé Ismaël Omar Guelleh a quitté Djibouti pour se prétendre farouche combattant anticolonialiste de l’ombre […].

Autant de raisons pour lesquelles IOG a été obligé de mentir quatre fois dans les deux réponses :

– 1) Ce n’est pas pour des raisons anticoloniales qu’il a quitté la police coloniale : le temps lui semblait venu de préparer l’après indépendance en profitant de ses cousins et tantes bien placés au sein de la LPAI. Conversion facilitée par la concurrence qui s’annonçait pour la conquête de l’État postcolonial.

– 2) Dire que le représentant local du pouvoir colonial était manipulé est un contresens absolu : Aref n’avait pas à être manipulé puisqu’il était l’omnipotent représentant local de la puissance coloniale et celle-ci avait déjà contrefait l’Histoire en prétendant que des chefs locaux Afar, Gadaboursi ou Issa lui avaient donné leurs territoires respectifs.

– 3) Ali Aref chef de milices afars faisant régner la terreur ? Il fallait vraiment que le journaliste soit aussi complaisant qu’ignorant pour laisser passer cela ! Pitoyable parce que les Afar de Djibouti n’ont jamais eu de milice : ce que l’on peut nommer ainsi (à image des Gulwadé de Siad Barré) est une création de la LPAI, rapidement constituée comme vecteur d’une tectonique des peuples à l’œuvre (jusqu’à aujourd’hui) sur l’ensemble de la corne de l’Afrique. Tous ceux qui se souviennent des différentes confrontations intercommunautaires avant l’indépendance savent qu’il n’a jamais existé une quelconque « milice afar » et inutile d’enfoncer ici des portes ouvertes en parlant de l’IGLF(4) ou de l’USF, cette dernière étant directement liée à l’attentat du Café de Paris en septembre 1990.

– 4) Aref, un danger pour l’avenir de Djibouti ? alors qu’il est aujourd’hui membre du bureau politique du RPP et que dès 1978, le régime clanique l’avait contacté pour remplacer un Ahmed Dini démissionnaire, ce qu’il refusa, contrairement à d’autres. Plus gravement, lui imputer une telle capacité de nuisance, c’est uniquement pour dire, dans une logique de revanche communautaire (leitmotiv de l’ancien petit flic des Moeurs) que les Afar sont « une minorité outrageusement favorisée par le colonialisme ». Venant d’un immigré de la première génération, chouchouté par la puissance coloniale, c’est osé ! Bref, toute cette interview sonne comme un rappel des troupes et renvoie aux fondements de cette dictature. […] À l’opposition d’incarner cette indispensable promesse de justice et d’égalité sans lesquelles aucune paix civile n’est possible ! […] En acceptant de survivre dans leurs ghettos-tribus respectifs, les Djiboutiens ne se donnent objectivement pas plus de raisons de vivre ensemble que n’en avaient les Somaliens du temps de Siad Barré. Et, en l’espèce, il n’existe aucune détermination ontologique. […]

– CAD
UAD. Union pour l’alternance démocratique
RPP. Rassemblement populaire pour le progrès
LPAI. Ligue populaire africaine pour l’indépendance
IGLF. Issa Gurgura Liberation Front (créé pour revendiquer la région de Diré-Daoua en cas d’effondrement de l’Éthiopie après la chute de Mengistu)
USF. United Somali Front (créé pour revendiquer la région de l’Awdal en cas d’effondrement de la Somalie après la chute de Siad Barré).

Uguta-Toosa, avril 2010

D'après la onstitution, Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 27 / ETHIOPIA'S ELECTIONS
May 20th 2010 | ADDIS ABABA | From The Economist print edition


Five more years.
The results are not in doubt, only the prospects of millions
of impoverished and hungry Ethiopians

PRESIDENT Meles Zenawi and his ruling Ethiopian People’s Revolutionary Democratic Front (EPRDF) expect a landslide victory in the general election due on May 23rd, and are likely to get one. The bigger question is whether another five years of EPRDF rule will help ordinary Ethiopians, who are among the poorest and hungriest people in the world. (...)
The EPRDF made much in the election campaign of the country’s high levels of economic growth, averaging 8% or so a year. But that hides the puniness of the economy. Exports of $1.4 billion in the past financial year compare to $5 billion in neighbouring Kenya, which has half of Ethiopia’s population. Construction has boomed, but manufacturing continues to falter. Ethiopia has a cheap and disciplined workforce, but not the mulch of managers, accountants and commercial lawyers that investors want to see, and which they can find plentifully elsewhere in Africa.
(read more : http://www.economist.com/world/middle-east/displaystory.cfm?story_id=16168394)

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(Extrait : version française Uguta-Toosa - Extraits)

Cinq ans de plus.
Les résultats ne sont pas en doute, seulement les perspectives
des millions d'Éthiopiens pauvres et affamés

"Meles Zenawi PRESIDENT et son parti au pouvoir, Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF) s'attendent à une victoire écrasante lors des élections générales prévues le 23 mai, et sont susceptibles d'en obtenir un. La grande question est de savoir si un autre cinq ans de règne EPRDF aidera les Ethiopiens ordinaires, qui sont parmi les plus pauvres et les plus affamés des personnes dans le monde. (...)
L'EPRDF a fait beaucoup dans la campagne électorale en vantant le taux élevé de la croissance économique du pays, aux alentours de 8% par an. Mais cela cache la chétivité de l'économie. Les exportations de 1,4 milliards de dollars au dernier exercice sont à comparer aux 5 milliards de dollars du Kenya voisin, qui a la moitié de la population de l'Éthiopie. La construction a connu un essor, mais l'industrie manufacturière continue à faiblir. L'Ethiopie a une main-d'œuvre bon marché et disciplinée, mais pas le genre de gérants, comptables et avocats d'affaires que les investisseurs veulent avoir, et qu'ils peuvent trouver en abondance partout ailleurs en Afrique.
"

(Source : http://www.economist.com/world/middle-east/displaystory.cfm?story_id=16168394)


Uguta-Toosa, mars 2010

D'après notre constitution, Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 28 /DJIBOUTI : Les combattants du FRUD affrontent l'Armée djiboutienne au Nord du pays

(Dabio .net) - Jeudi 20 Mai 2010


Cet affrontement fait suite à une série de ratissages et d’exactions
contre les civils (tortures, arrestations, expulsions et
bannissements des quelques 300 citoyens et de nombreuses
violences à l’encontre des femmes de cette région).


(Mohamed Kadami (président) et Hassan Mokbel, responsable
des relations extérieures du FRUD)

MARGOÏTA (Djibouti) - Suite à l’incursion des éléments de l’Armée Gouvernementale stationnée à Margoïta (Nord Ouest du District de Tadjourah) vers des zones contrôlées par le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (F.R.U.D), les combattants ont repoussé les assaillants jusque dans leur camp qu’ils ont par la suite attaqué durant 3 heures, le 19 mai 2010.
Bilan : perte importante de l’Armée (3 morts et une douzaine de blessés). Une partie du camp de l’armée a été détruit. Le F.R.U.D ne déplore aucune victime, mais l’Armée comme à son habitude s’est vengée sur les civils innocents d'après un communiqué officiel parvenu à Alwihda.

Cet affrontement fait suite à une série de ratissages et d’exactions contre les civils (tortures, arrestations, expulsions et bannissements des quelques 300 citoyens et de nombreuses violences à l’encontre des femmes de cette région) selon Hassan Mokbel, Responsable des relations extérieures du FRUD.

C’est d’ailleurs en intervenant contre 3 soldats qui tentaient de violer une femme enceinte que le combattant Mohamed Ahmed a été encerclé et arrêté le 1er Mai 2010 en compagnie de deux autres personnes.
Une section spéciale de l’Armée en partie composée des mercenaires, originaires de la Somalie (entraînés et financés par la Communauté Internationale pour soutenir Cheik Cherif Cheik Ahmed, Président du Gouvernement de Transition de la Somalie)
est chargée de sévir contre les civils de cette partie de la République de Djibouti.


http://www.dabio.net/Djibouti-Les-combattants-du-FRUD-affrontent-l-Armee-djiboutienne-au-Nord-du-pays_a6255.html

Uguta-Toosa, avril 2010


 

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Titre 29/

NON A LA DICTATURE TRIBALE

NON AU CULTE DE LA PERSONNALITE

2011 : L'ANNEE DE LA DEMOCRATIE





Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

 
 

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Titre 30/

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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