DJIBOUTI
- 10/07/10. Mohamed Ahmed dit Jabha a été
arrêté par les éléments de l'armée
nationale djiboutienne et est détenu, depuis plusieurs
mois, dans la caserne de Tadjoura.
Torturé, il crache aujourd hui
du sang. Malgré son état moribond, les
autorités djiboutiennes refusent de lui fournir tout
soin, le laissant mourir à petits feux.
Combattant de longue date, il fut garde corps de Ugré
Kiflé, actuel ministre de la Défense quand celui-ci
jouait le résistant à la dictature de Hassan
Gouled.
Nous tenons à informer le Croissant Rouge djiboutien
et le président de la LDHD
et les prenons pour témoins sur cette flagrante tentative
de meurtre et de non assistance à personne en danger.
Direction
de Uguta-Toosa.
|
1.
Slogans de notre parti pour 2011 :
( somali)
Ismaacil Qomar Geelle ma donneyno
Abbanimaddiisi ma dooneyno
Cukumaddiisi ma dooneyno
(afar)
Ismaaqil
Qumar Geelle ma fanna,
kay abootannu ma fanna
kay xinto ma fanna
(français)
Non
à Ismail Omar Guelleh
Non au culte de la personalité
Non à son régime
-----------------------------
Les
videos de la manifestation et de la "Table ronde" de l'UAD
seront diffusées prochainement
----------------------------
|
"Il n’y a que la liberté d’agir
et de penser qui soit capable de produire de grandes choses »
D’Alembert (1717-1783)
Mot
du président
BRUXELLES
(26/06/2010) : L'EBAUCHE DE L'UNITE
Le 26 juin
dernier à Bruxelles, nous avons assisté à une accélération
de l'histoire, vers une plus grande transparence de l'entité
fantomatique que nous appelons l'Opposition djiboutienne.
Dans le contexte djiboutien, la confusion entre majorité présidentielle
(dictature) et l’opposition (démocratie)
est levée depuis longtemps. Ce que j'avais nommé ailleurs
deux idéologies radicalement opposées. D'après
Mohamed Kadami, «une contradiction fondamentale »
sépare les deux camps irréductibles sur le plan idéologique
(cf. Intreview sur la radio La Voix de Djibouti). Alors qu’est-ce
qui a empêché, après une prise de conscience aussi
profonde, Mohamed Kadami à oeuvrer pour l’unité
de l’opposition ? (Lire la suite dans le
journal)
Le coup d'Etat constitutionnel du 19 avril 2010, autorisant le 3ème
mandat au président sortant, a approfondi cette contradiction
- si l’on peut se permettre cette redondance. La rupture est consommée
puisque, après le coup de force du président sortant,
le compromis est devenu impossible.
L’un
des camps doit disparaître pour que l’autre existe ! Pour
nous, cela ne fait aucun doute : la démocratie doit prospérer
sur les décombres du parti unique (RPP) et de son chef.
Il suffit d’observer l’évolution du monde qui conforte
notre analyse. Les régimes autoritaires sont condamnés
par l’histoire. Le mieux est de précipiter leur disparition
par une action politique organisée : une transition démocratique.
A
Djibouti, le plus fort doit l'emporter en sachant que la victoire d'IOG
condamnera le pays au pire à une GUERRE CIVILE
au mieux à une instabilité chronique ! En l’absence
d’un interlocuteur crédible susceptible d’arbitrer
ce conflit djibouto-djiboutien - inutile de lorgner du côté
de la France et des Etats-Unis ou de l’Union européenne
et de l’Union africaine, qui soutiennent le statu quo - les deux
protagonistes seront livrés à eux-mêmes. Tout dialogue
autre que la logique des rapports de force étant exclu, le chaos
s’installera dans une portion du territoire national, sinon à
Djibouti-ville si la société civile s’insurge.
|
AUDIO
Ecouter la cassette audio n°2
(en langue afar) présentée par Ali Coubba
Lien
____________________
Ecouter la cassette audio n°1 (en langue afar) présentée
par Ali Coubba.
Lien
_______________________
Sommaire
N° 55
2010
Mot
du Président:
Bruxelles
(26/06/2010) : l'ébauche d'une unité
1.
Bruxelles (26.06/2010) : une heureuse surprise
2.Bruxeles
(26/06/2010) ; la table ronde de l'UAD
3.
Opposition : Fonction d'un responsable politique
?
4.
Opposition
: L'UAD est-elle capable de rassembler tous les partis de l'opposition
? Quelle UAD ?
5.Opposition
: Le refus de dialogue : un péché bien partagé
6.
EDITO : "Nul n'est au-dessus de la loi" (La Nation)
7.
Notre positionnement politique
8.
ARD : Communiqué du 26 juin 2010 : Intégration
de Uguta-Toosa à
8
(bis) Communiqué de Uguta-Toosa du 26 juin 2010
9.
Bruxelles (26 juin 2010 )- Table ronde de l'UAD : Discours de Idriss Houlay
10.
Bruxelles : table ronde de l'UAD Discours de Omar Dabalé
11.
Message de remerciement de M. Mahdi I. God
12.
Que fait l'armée française en Afrique ?
Adhérez
à UGUTA-TOOSA
13.
Bruxelles - Table ronde de l'UAD: CDS
: congrès djiboutien pour la soidarité
14.
28/06/10
(B558) : ardhd : Courrier des lecteurs :
Vers
une union de l'opposition djiboutienne ? Mais quelle union?
15.
Djibouti : une série de faits divers inquiétants à
Djibouti (LOI du 15.05. 2010.
16.
Cassim A. Dini a réagi par rapport à la conférence
de presse de Maitre Morice..
17.
Mise au point de Mohamed Daoud Chehem (PDD)
18.
Réalité : Note de synthèse
de la Table ronde de l'UAD - Bruxelles le 26 juin 2010 )
19.
Afar
: Kassaow par Wade
20.
DJIBOUTI
10/07/2010 : Rafles des civils nomades dans la région d'Obook
(LDDH).
21
ORDHD
: Un militant du FRUD dans un état grave à la prison de
Gabod
22.
DJIBOUTI : les enfants
dans une pauvreté "abjecte" selon l'UNICEF
23.
Appel à la manifestation : 13 juillet 2010 à Paris
24.
Les Djiboutiens entre Colère et peur par Ina Geelle
25.
LDHD : Note d'information du 4 juillet 2010
2( (bis) : Note d'information du 6 juillet 2010 (par JP
NOEL ABDI)
26.
Djibouti : "Pour ne pas attendre le
boycott en 2011" par Cassim Ahmed Dini
27.
Ethiopia's election (The Economist)
28.Djibouti
:
les combattants du FRUD affrontent l'armée au nord de Djibouti
29.
Débats (25- 26-
27-28 - 29)
30. 25ème conférence
ministérielle de la Francophonie (La Nation n° 199) |
A
la une
: UGUTA-TOOSA est devenu membre de l'ARD |
Aucun démocrate djiboutien ne conçoit que la république
de Djibouti puisse survivre au 3ème mandat d’IOG
! C'est pourquoi le régime illégitime et illégal
doit combattu par tous les moyens. Il doit partir en 2011 !
UGUTA/TOOSA
a rejoint officiellement les rangs de l'ARD
L’ébauche de l’unité de l’opposition
esquissée lors de la manifestation du 26 juin dernier à
Bruxelles est-elle le signe avant-coureur du renouveau de notre
famille politique ? De l'action politique peut jaillir
une solide unité. Le week-en dernier, nous avons eu deux
heureuses surprises.
La première a été de rencontrer à
cette manifestation du 26 juin 2010 les leaders ou les délégués
de tous les partis de l’opposition djiboutienne : FRUD,
MRD, Uguta-Toosa, ARD et GED.
Le deuxième exploit a été la concrétisation
du rapprochement ARD-UGUTA/TOOSA. Un communiqué a été
paraphé le soir même par M. Mahdi I. God, le vice-président
de l'ARD.
Ces
deux exploits apparaîtront bien minces, j’en conviens,
auprès de ceux qui réclament l'unité de toutes
les composantes de notre famille. La plus-value tirée d'un
tel événement sera considérable pour chaque
partenaire. Au-delà de la solidarité entre les membres
de l'opposition, une opposition unie soude la société
civile autour de l'idée démocratique. Une alternance
paraît possible pour avril 2011. Pour l'instant, vu l'état
de dispersion de l'opposition, c'est loin d'être le cas.
(Lire la suite du Journal)
Ali
Coubba
Uguta-Toosa, juin 2010
Ismail
Omar Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
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A
la une
: UGUTA-TOOSA est devenu membre de l'ARD |
Titre 1 : Bruxelles
le 26/06/2010 (12h00-14h00) :
une heureuse surprise
La
manifestation a lieu devant la Commission européenne dans
le cadre de l'appel à manifester lancé par le FRUD
et le MRD. Notre parti n'a pas été invité
mais, mettant les questions d'amour propre de côté,
nous nous sommes rendus à la manifestation. A peu près
une centaine de personnes ont répondu à l’appel.
Compte tenu du nombre de la diapora présente en Belgique,
ce chiffre est décevant. (Je vous fait une confidence :
la diaspora d'origine afare, qui devrait être la fortement
représentée, a boudé la manifestation). Il
ne reflète pas la réelle capacité de mobilisation
de l'opposition. Rassembler plus de 300 personnes à Bruxelles
me paraît possible.
En
tout cas, des raisons de se réjouir ne manquent pas pour
autant. Toute l'opposition djiboutienne était là.
Peut-être un pas timide vers l'unité. Les
manifestants comprenant des hommes et des femmes, venus de toute
l'Europe, ont scandé des slogans exigeants : «
la démocratie à Djibouti" ; «
le départ d'IOG et le refus du 3ème mandat
présidentiel »; « l'impunité
pour les tortionnaires et les violeurs des femmes ».
Il y avait aussi la présence d'une grande chanteuse comorienne
venue spécialement soutenir notre cause.
........
Hoummado
(FRUD), M. Reyaleh, Idris et Omar..................DAF
(MRD), Kadami (FRUD), Ali Coubba
Omar (Uguta-Toosa).
Vers
14h00, à la fin de la manifestation, on pouvait dresser
un premier constat très encourageant. Toutes les formations
politiques de l'opposition avaient délégué
soit leurs chefs ou leurs membres à la manifesation.
Outre le FRUD de Mohamed Kadami,
accompagné de son épouse Aicha Dabalé,
le MRD de Daher Ahmed Daher (ainsi que son
épouse), l'UDJ de Ismail Guédi
Hared représenté par M. Ismail, Uguta-Toosa
(Idriss Houlay, Omar Dabalé
et moi-même), le GED et l'ARD
qui avait dépêché sur le lieu Docteur
Hamad Daoud. Enfin, tout le monde a répondu
présent en mettant de côté leurs "rivalités
de personnes" et "divergences idéologiquess".
Il est vrai que c'est dans l'action que les partis politiques
peuvent réaliser de réelles et durables convergences.
Espérons
qu'une réunion au sommet viendra donner forme prochainement
à l'unité observée au cours de la manifestation
du 26 juin 2010 à Bruxelles.
Uguta-Toosa - juin 2010
I.O.G
doit quitter le pouvoir en 2011
   
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A
la une
: UGUTA-TOOSA est devenu membre de l'ARD
Titre
2 : Bruxelles (26/06/2010) : la Table ronde de l'UAD
La
Table ronde de l'UAD, organisée au nom de plusieurs partis
et associations, a attiré encore moins que la manifestation.
Moins de 50 personnes sont venues écouter et éventuellement
poser des questions aux différents intervenants (Ali
Iftine du GED, Jean-Loup Schaal de l'ARDHD/LDDH, Mahdi I. A. God
de l'ARD, Maki Houmed-Gaba (ARD), Ali Coubba (Uguta-Toosa), Ismail
Bouh (CDS), Ahmed Reyaleh, etc. N'étant
pas membre de l'UAD, notre parti répondait à l'appel
de M. Mahdi I. God, souvieux de donner un peu de visibilité
à une "coalition invisible". (Lire
la suite dans le journal : Titre 4).
Chaque
intervenant a présenté le sujet annoncé par
le programme sous la surveillance de la modératrice, Laurence
Dawidowic de Survie-France. Ali Iftine a rappelé
le positionnement de son parti qui ne reconnaît pas le gouvernement
d'I.O.G. Il a regretté que les Djiboutiens donnent davantage
d’importance à son origine clanique que ses idées
politiques. Jean-Loup Schaal a fait l'historique
de l'ARDHD en exposant les raisons de la naissance et les différents
causes et évènements qui ont jalonné le combat
de l'association dont le journal est consulté par plus de
3000 internautes par jour. Faisant preuve d'une grande clarté,
Maki Houmed-Gaba a exposé la lutte de l'ARD,
un cheminement qui a conduit cette oragnisation de la lutte armée
vers la légalisation. Ali Coubba (Uguta-Toosa)
a présenté son programme politique (Etat de droit,
transition démocratique, recouvrer l'indépendance
nationale, créer une nouvelle république, un nouveau
"hymne national " et un nouveau "drapeau
national", fruits d'un large consensus national). Cassim
A. Dini a présentée une analyse assez pertinente
en évoquant la coalition initiée par Aden Roblé,
dont le parti est toujours membre de l'UMP. La manoeuvre, menée
de Djibouti, consistait à casser l'UAD et à débaucher
le FRUD armé et le MRD, au profit de Aden Robleh Awaleh et
de Abdourahman Booré.
De
nombreuses questions ont été soulevées par
les intervenants ou l'auditoire : la nécessité de
combattre le tribalisme (Ismail Bouh, CDS), l'intégration
de la femme à la lutte politique, la lutte contre le khat
et les mutilations génitales. "Pourquoi l'opposition
est-elle toujours divisée".
Uguta-Toosa,
juin 2010
Avril
2011 : la fin de la dictature
Les
trois principaux objectifs de notre parti sont :
1)
provoquer le départ d'Ismail Omar Guelleh
au mois d'avril 2011, voire avant cette date si nous
en avons la force ; (le
plus important est bien-sûr de chasser le dictateur);
2) Engager une transition démocratique
dans notre pays au cours de l'année 2011 avec
la participation de tous les partis politiques (le RPP
et le FRUD devront changer de noms...);
3) Adopter une nouvelle constitution nationale
qui insiste sur les droits et les libertés
des citoyens (Etat de droit) et qui établira
un partage équilibré des pouvoirs au sein
de l'exécutif.
La
période de la transition démocraique faciltera
le débat sur des questions sensibles. Durant
cette période, les hommes politiques qui veulent
briguer la magistrature suprême auront largement
le temps de se faire connaître. L'espace démocratique
facillitera l'échange d'idées et d'opinions
contradictoires. Par conséquent, chaque chose
en son temps.
Résumé
: on chasse d'abord le tyran et, ensuite, nous les démocrates,
nous pourrons se chamailler librement, dans un Etat
de droit, à coups de mots.
Uguta/toosa,
juin 2010
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I.O.G
doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 3
/ Fonctions d'un responsable politique
?
La
fonction d'un leader est d'expliquer le programme de son parti politique.
L'un de ses missions est de critiquer la politique du gouvernement
et de proposer un projet économique alternatif. Sa critique
englobe à la fois ses alliés politiques qui veulent
journer double-jeu, les partis aux convictions mal asurées
qui sont dans l'opposition et dans la majorité le soir, ou
son adversaire politique.
La
récente sortie de Cassim A. Dini participe au dégel
d’une atmosphère rendue stalinienne par trente-trois
ans d’une auto-censure qui n’a pas lieu d’être.
Ligotés par des contraintes extérieures, certains
resposnables confondent critiques et insultes.
Dans une dictature, Djibouti nous en donne de multiples illustrations,
la fonction d'un politcien est de se taire. De
toute manière, la plupart du temps, il est politicien par
défaut ou par cooptation. En cas de besoin, on fait appel
à lui afin qu'il émette des louanges à son
maître. Celui-ci exerce une magistère de droit absolu
sur la parole. Les déclarations dogmatiques passent après
de ses partisans (forcément intéressés) pour
parole d'évangile ou du Coran ! Les fortes têtes, qui
ont depuis lontemps piétinés leurs principes, commettent
des bourdes. Début de l'année 2010, Aden Roblé
a essuyé les foudres du pouvoir pour avoir dénoncer
le 3ème mandat d'IOG. Pourtant le président du PND
demeure membre de l'UMP. On veut nous faire croire qu'il se cherche
une porte de sortie honorable alors que la manoeuvre vise à
créer une opposition factice au sein de l'UMP. En 2009, Jean-Marie,
président du FRUD légal, avait été copieusement
tancé par le Premier ministre pour n'avoir pas contresigné
le "bilan globalement positif" du régime.
Il est temps que l'opposition djiboutienne sort de cette atmosphère
de mutisme. Elle annihile la liberté d'expression et la créativité
politique. Entre nous, une critique constructive est nécessaire.
C'est pourquoi nous nous interrogeons sur les manquements de l'UAD
?
A l'UAD a été confiée la tâche de rassembler
l'unité de l'opposition.
Où en est-elle de cette mission ?
Une autre formation politique a-t-elle vocatoon à jouer le
"faiseur d'unité" ?
Qui, du FRUD à l'ARD, en passant par le MRD, est capable
fédérer l'esnemble de l'opposition djboutienne (plus
les personnalités politiques) ?
En
ce début de juillet 2010, il est devenu urgent de lancer
une réflexion sur les obstacles qui empêchent l'opposition
d'avancer. Surtout, il est devenu urgent de passer des alliances
et monter au "front" de la mobilisation en étant
unis comme les doigts d'une main.
Uguta-Toosa,
juin 2010
I.O.G
doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 4 : L'UAD
est-elle capable de rassembler
tous les partis de l'opposition ? Quelle UAD ?
Dans
un pays soumis depuis trente-trois ans (1977-2010) à la
muerta dictatoriale, il n'est pas facile de rompre avec
le climat stalinien qui imprègne la vie politique. L'auto-censure
est partout. Critiquer un leader politique et on dira que vous
risquez de nuire à l'unité de l'opposition. Quelle
unité de l'opposition ? Dénoncer l'immobilisme de
l'UAD et on vous accusera de provoquer des susceptibilités
qui risquent de se muer en rancunes tenaces. Après cinq
ans d'existence, notre parti politique a acquis la maturité
néecssaire pour porter des jugements sur nos alliés.
L'UAD
n'a rien entrepris pendant cinq ans (2005-mai 2010)
Après
presque cinq ans de silence (2005-2010), l'UAD est entrée
dans sa phase d'activité. Trois meetings ont été
programmés récemmeent à Djibouti et, d'après
les témoignages, ils ont attiré de nombreux Djiboutiens.
Cette mobilisation mérite d'être soutenue
par la diaspora et les partis résident à l'extérieur.
C'est un fait. Le 26 juin dernier, l'UAD a aussi organsiée
une table ronde sous l'initiative de Mahdi I. God. En dix ans,
c'est la seule initiative notable à mettre au compte de
cette coalition. Elle a été bien menée par
les organisateurs.
les manquements sont nombreux.
Uguta-Toosa a adressé lété dernier
un communiqué public au président de l'UAD. Celui-ci
n'a jamais daigné nous répondre. Pourtant, au scrutin
présidentiel de 2005, nous avions soutenu sa ligne politique.
Personnellement, je n'ai jamais rencontré le président
de cette coalition. Récemment, après le
mutisme prolongé de l'ARD au sujet de notre projet
d'alliance avec elle, nous avons contacté
l'UAD afin d'en devenir membre. Sur ce point aussi, notre requête
n'a obtenu aucune réponse. Le doute est permis : peut-on
compter pour renverser la dictature sur une organisation aussi
amorphe. "Oui, nous déclarent nos contacts à
Djibouti. Il n'y a pas de la mauvaise volonté. C'est le
rythme djiboutien qui veut cette lenteur." Certes ne
pas rencontrer le président de Uguta-Toosa n'est pas un
critère suffisant pour qualifier l'UAD de refus de dialogue,
mais on se rend compte que la coalition n'a pas non plus concrétisé
la moindre action politique avec d'autres partis.
Un
bilan très négatif
Durant
cinq ans, L'UAD a raté de multiples occasions
de prendre langue avec l'opposition. Elle a été
été incapable de nouer le moindre contact avec les
membres de l'opposition de l'extérieur et de l'intérieur.
On ne fait pas allusion ici à des "propos de table"
ou autres rencontres amicales. Elle n'a pas concrétisé
le moindre rapprochement avec le PDD, avec le GED, avec Uguta-Toosa,
avec le FRUD armé. L'un de ses membres, l'ARD,
a mis un an pour concrétiser une alliance acquise de longue
date. L'autre membre de la coalition, UDJ, a un palmarès
encore plus mince. Pourtant, sur l'échiquier politique,
l'opposition extérieure n'est pas quantité négligeable.
La légalité n'étant pas une panacée,
l'opposition est logée à la même enseigne.
On a besoin de tout le monde : des Davids et des Goliath. A Djibouti,
le droit à la parole de l'opposition est limitée.
Jusqu'à présent, aucun d'entre eux n'a été
mandaté par le peuple.
Enfin, en revenant à nos moutons, on remarque que les responsables
de l'UAD ont échoué dans leur mission de rassembler
leurs alliés. Ils ont montré leur incapacité
de dialoguer avec leurs alliés. Méritent-ils qu'on
les appelle encore des rassembleurs ? S'ils ont montré
une grande incompétence à dialoguer avec leurs alliés,
comment feront-ils pour mener à la bataille une dizaine
de leaders aux tempéraments très différents
?
Faut-il
créer une nouvelle UAD ?
A
notre avis, sans remettre en question l'optimisme des membres
de l'UAD, il est permis de poser quelques questions.
N'est-il pas nécessaire d'engager une réflexion
sur l'utilité d'une coalition réduite à deux
formations (ARD et UDJ) et qui a refusé, durant cinq ans,
tout contact politique avec les autres formations de l'opposition
? Il est quand même incroyable qu'une coalition ayant pour
mission de rassembler joue ainsi à l'Arlésienne.
Le minimum aurait été d'essayer de fédérer
les partis, les associations et les
personnalités politiques autour d'elle.
En même temps, ne serait-il pas suicidaire de créer
quelque chose de nouveau alors qu'il existe une structure qui
a déjà fait ses preuves ? En effet, dans le respect
du mot d'ordre donné, l'UAD a prouvé une grande
fidélité en boycotant le scrutin présidentiel
de 2005. La raison nous ordonne de compter sur l'expérience
des Ismail Guédi Hared, Ahmed Youssouf, Ismail Lodon.
La
réonse urgente à apporter à cette situation
serait de renforcer la coalition existante tout réformant
de fond en comble son leadership qui doit être collégial.
(Cf. Compte rendu de l'UAD ci-dessous)
D'après
ce que j'ai retenu et l'évolution survenue au sein de cette
organisation, l'ARD est en mesure de compenser les faiblesses
de l'UAD dans le domaine de la communication. Ce parti,
rappelons-le, souffrait du même mal que l'UAD mais il a
su cependant évoluer ces derniers mois. La preuve : notre
intégration passe pour une douloureuse nécessité.
D'après ce que j'ai crompris l'ARD est mûre pour
aller plus loin dans sa politique d'ouverture. Elle n'aura aucun
mal à accuilleir les partis d'opposition qui ne veulent
pas être légalisés (GED),
ceux qui ont besoin d'une couverture légale (MRD),
les personnalités politiques confirmées (docteur
Ali Dahan, M. Handooleh, M. Aïnache) et
les nouveaux opposants en quête de notoriété
politique (Abdourahman Booré).
Il
ne faut pas attendre la fin de l'année pour forger une
véritable unité de l'opposition (interview
de Ahmed Youssouf sur "Réalité").
Une seule réunion suffirait à donner une vie à
l'UAD.
La
direction de Uguta-Toosa
I.O.G
doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 5 : Le refus
de dialogue : un péché bien partagé
Savez-vous
pourquoi notre parti a décidé de se sacrifier ?
Le
mot sacrifice n'est pas vraiment le terme convenable mais il est
de circonstance. Notre parti considère que l'UNITE
est la meilleure stratégie à entreprendre.
Lorsque les partis politiques signent une alliance, ils ne le
font pas pour la même raison et ne le font sans arrière-pensée.
A moins que les deux formations soient de force égale et
tablent dès l'origine sur la stratégie "gagnant-gagnant",
chacun peut croire qu'il va rouler l'autre dans la farine. Dans
notre cas, il n'y a pas maldonne. L'ARD détient plus d'atouts
que nous. Uguta-Toosa en est conscient et met en avant la solidarité
en vue de défendre la cause commune. Nous
n'avons pas rejoint l'ARD par pure généoristé
mais pour défendre une cause. Nos forces, une fois additionnées,
auront des effets exponentiels.
En
tout cas, avant que l'ARD ne change, le refus de dialogue était
un mal partagé par tous les partis d'opposition hormis
le cas notoire de notre parti et du GED. Ici, nous portons des
jugements que par rapport à ce que nous connaissons de
ces partis. Il convient donc de ne pas généraliser
notre analyse. Avril 2011 est une opportunité qui
se renouvelera pas de si tôt.
Le
MRD de Daher Ahmed Farah
En cinq ans, je n'ai croisé son président qu'à
trois reprises : à la manifestation unitaire de l'opposition
devant l'ambassade de Djibouti en 2005, au "Forum Afar"
de Bruxelles (2008) et à la manifestation contre le 3ème
mandat d'IOG à Bruxelles le week-end dernier - le 26 juin
2010. Il semble que notre ami DAF oeuvre aussi pour l'unité
de l'opposition. Au moins, son rapprochement avec le FRUD armé
n'est pas passé inaperçu. Il nous a déclaré
que l'été 2010 sera propice pour finaliser une plateforme
commune de travail. Espérons qu'il y a une "intense
concertation secrète" qui réunit les grands
partis (sic) et de laquelle nous sommes tenus éloignés.
Le
PDD de Mohamed Daoud Chehem
LE PDD n'a pas estimé nécessaire que nous rédigions
des communiqués communs dans le but de renforcer notre
notoriété. Il faut dire que par le biais de Hamadou
Ali ben Ali, ce parti a de nombreux sympathisants dans
nos rangs. On n'aurait pu faire beaucoup de choses ensemble...
Formation politique trop modeste pour jouer le rassembleur.
Le
GED (Ali Iftine)
Le
GED a été le parti le plus ouvert politiquement
et avec lequel nous avons gardé des liens suivis sans aller
plus loin que de signer un communiqué commun, sous le parrainage
de l'ardhd, dans lequel nous rejetions énergiquement le
projet du projet du 3ème mandat d'IOG. Il y a une forte
probabilité que ce parti rejoindre rapidement l'UAD ou
l'ARD. Tout dépendra de la stratégie mise en avant
par sa direction. A notre avis, les partis politiques coalisés
devront bénéficier d'une large autonomie d'action.
Formation politique trop modeste pour jouer le rassembleur.
Le
FRUD de Mohamed Kadami
C'est
l'organisation politique avec laquelle Uguta-Toosa partage beaucoup
de valeurs. Pour l'instant, notre divergence se situe au niveau
de la stratégie : tandis que nous prônons la lutte
pacifique, le FRUD affirme que seule la lutte armée peut
venir à bout de la dictature djiboutienne.
Personnellement, je considère que c'est l'organisation
la plus sourde et la plus fermée aux projets de dialogue
qui animent notre famille. Quoique son alliance avec le MRD indique
qu'il n'y a pas un total refus de coopérer avec les autres.
Il semble que les choses bougent également au sein
du front armé. Mohamed Kadami est optimiste au sujet d'une
palteforme commune de l'oposition. Dès cet été,
à condition que tout le monde y mette un peu du sien, y
compris le président de l'ARD et celui de l'UAD, on pourrait
aboutir à une rencontre informelle entre nous.
Uguta-Toosa,
Juin 2010
I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 6/ Edito : Nul n'est au dessus de
la loi ?
La Nation - N° 112 du Jeudi 24 Juin
2010
Commentaire
de Uguta-Toosa : Même si Abdourahman Booré a commis
ou commmandité les crimes dont on l'accuse, la justice djiboutienne
n'est pas habilitée à le juger. C'est une justice
partisane, dictée par un hommes poursuivi dans l'"affaire
Borrel" pour avoir organisé l'assassinat d'un magistrat
français. Le viol constitutionnel opéré en
avril 2010 n'est-t-il le plus grand des crimes qu'un responsable
politique peut commettre à l'éagrd de son pays et
de son peuple ? Qui est criminel ? Qui juge qui ? Peut-on être
partie et juge ? Qui s'est approprié les entreprises de A.
Booré ?
«
Nul n’est au dessus de la Loi », cette maxime vient
de prendre tout son sens au cours du procès du sieur BOREH.
(Cette maxime fait référence
à quoi ? A Ismail Omar Guelleh pardi ! L'allusion fait mouche
tout de suite. Les journalistes de La Nation sont de drôles
d'oiseaux qui semblent jouer double-jeu. Au détrour de leurs
articles élogieux, ils se moquant gentiment du dictateur
ou bien, sous l’effet du khat, ils usent sans discernement
des maximes, mises bout à bout, correspondent à une
critique voilée du dictateur en place).
Abdourahman-Charles Boreh, qui n'a jamais voulu répondre
aux convocations de la justice de son pays (Justice
qui est incarnée par Ismail Omar Guelleh)
et qui a été jugé par contumace et reconnu
coupable d'instigation d’actes terroristes et d’association
des malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste par la
Cour Criminelle de Djibouti ce mercredi 23 juin 2010 au Palais de
Justice. (Après l’accusation
émise par A. Booré, il fallait trouver une riposte
équivalente contre lui. C’est trop gros comme accusation
! Qu’aucun Djiboutien censé ne peut croire à
ces balivernes.)
La cour criminelle a, après une bonne heure de délibéré
rendu son verdict en fin de matinée à l’encontre
de M Abdourahman M Boreh et de Mohamed Ahmed Abdillahi alias Boss,
qui ont été condamnés respectivement à
une peine de réclusion criminelle de 15 et 5 ans d'emprisonnement
fermes. Cette condamnation est en effet l'aboutissement d'une instruction
criminelle consécutive aux attentats aux grenades commis
sur le Supermarché Nougaprix le 04 mars 2009 et sur la Brigade
de Gendarmerie de Cheick Moussa le 8 mars 2009. Ces deux attentas
à la grenade n'avaient heureusement fait que des blessés
légers mais des dégats matériels considérables.
(…)
(D’après le gouvernement,
A. Booré a fomenté deux attentats. Un proverbe afar
illustre parfaitement cette grossière et affligeante accusation.
« Garqi, garqiino kol haa » iyyan. Le voleur a la manie
d’accuser tout le monde de « voleur ». Le criminel
agit de la même manière.)
Le contenu de ces conversations ont véritablement stupéfait
les membres de la Cour et les nombreuses personnes venues assister
au procès. On entendait la voix de Abdourahman Boreh qui
avait téléphoné (le soir même du 4 mars
après l'explosion au Supermarché Nougaprix) à
Mohamed Boss et à son frère Mahdi pour insister auprès
de ces derniers sur la nécessité "d'intensifier
et d'augmenter la cadence des attentats pour que leurs échos
arrivent jusqu'à la place Ménélik et jusqu'aux
blancs ! Lorsque les attentats feront beaucoup d'échos alors
j'augmenterai aussi mon soutien financier" insistait Abdourahman-Charles
au téléphone !Et pourtant c'est ce pays et le peuple
Djiboutien qu'il a décidé de détruire qui ont
permis à Abdourahman-Charles d'accumuler les milliards qui
lui ont finalement fait tourner la tête... (Des
milliards oui, mais avec la complicité de quoi ? Jusquà
la preuve du contraire, A. Booré était hier l’associé
en affaires abvec le plus grand affairiste du pays, à savoir
IOG.) Le Procureur Général de Djibouti
a insisté sur la spécificité de l'acte terroriste,
"c'est l'emploi délibéré de la violence
(destructions, explosions, attentats, assassinats, enlèvements...)
de telle sorte que leur retentissement psychologique (terreur, peur)
dépasse largement les cercles des victimes directes pour
frapper massivement l'opinion concernée". (C’est
exactement la description qui correspond aux agissements du régime
djiboutien.)L'acte de terrorisme a rappelé le procureur
"c'est un acte criminel particulier en ce qu'il vise à
détruire l'homme dans ce qu'il a d'humain, c'est un acte
destiné à détruire l'humanité ! (….)
Il n'y a que maître Morice (Le
procureur est-il un ignare ? Ne sait-il pas qu’un avocat défend
l’accusé et non le crime – si éventuellement,
on apporte la preuve qu’il y a crime. De la part du régime,
on est fondé de croire qu’il est mal placé pour
accuser d’autres de commettre de crime.) pour
imaginer qu'un individu qui refuse de payer ses impôts mais
qui dépense sans hésiter des millions pour commettre
des attentats terroristes sur un supermarché à une
heure de grande affluence ou sur une brigade de gendarmerie peut
être candidat à une élection présidentielle
; c'est contraire à l'histoire de l'humanité, c'est
contraire à l'histoire de ce pays et c'est contraire à
la mentalité du peuple Djiboutien... " (Si,
si, on peut candidat pour la 3ème fois après avoir
été le commanditaire des tortures pendant vingt ans
! C’est le cas d’IOG, ancien directeur du SDS et des
brigades de torture). La Cour a aussi rappelé
la préparation de ces attentats qui a commencé dès
janvier 2009, les rôles que Boreh avait assigné à
chacun de ses terroristes, la promesse qu'il avait également
fait à ces derniers qu'ils deviendraient tous milliardaires
comme lui, une fois réalisée le chaos à Djibouti
et renversée le gouvernement en place.Nous reviendrons plus
longuement sur ce procès dans notre prochaine édition!
(Ce procès s'apparente davantage
à un conciliabule de mabraze qu'une affaire de justice !
Le dossier, totalement décousu, rempli d'accusations à
l'emporte-pièce, ne tient pas debout. De janvier 2009 à
juin 2010 : le régime a eu le temps de fabriquer tout un
faisceau d’insinuations, symétrique aux accusations
portées par Booré contre IOG, qui ne reposent sur
rien. Dans le cas où il y aurait eu des preuves tangibles
et irréfutables contre A. Booré, attestant qu'il ait
organisé deux attentats, téléphoné à
ces exécutants pour les inciter à multiplier ces prétendues
« actions terroristes », l’affaire étant
mal partie pour lui, pourquoi le régime a-t-il empêché
son avocat de plaider pour son client à Djibouti-ville ?
Cette interdiction publique ne prouve-t-elle pas que le dossier
d’accusation est vide ? Un tissu de mensonges et d’affabulations
que maître Morice aurait tôt fait de ridiculiser. Si
le gouvernement souhaitait faire la lumière sur les malversations
présumées de A. Booré, et disposait réellement
d’authentiques preuves l’inculpant, Maître Morice
aurait été invité deux fois plutôt qu’une
par les autorités djiboutiennes. Nus ne serions pas étonné
que celui-ci aurait séjourné aux frais de la princesse,
s’il le fallait. Il s’agit là des pratiques bien
connues du réseau françafrique !)
Uguta-Toosa,
juin 2010
I.O.G
doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre
7/ Notre positionnement politique
(Février 2005)
Notre logo et notre couleur (nek
asta) :
Notre
logo : des gens (hommes et femmes debout) - cf. Carte
de notre parti.
Notre couleur : marron clair - couleur
de gundi (afar) ou gundati
(somali)
Notre
devise : Madqaay, dimokrasi x-xintow, inkittiino
"
Lois, Démocratie et Unité "
Notre
attitude politique (nek xiiba)
-
rester inébranlables dans nos convictions ;
- demeurer unis dans notre engagement politique jusqu'à l'instauration
de la démocratie dans notre pays ;
- faire triompher l'Etat de droit pour le bien de tous les Djiboutiens
;
Nos
convictions (nek bagi niya/hangi) :
-
Seul un régime démocratique pourrait concilier les
Djiboutiens avec l'appareil d'Etat discrédité par
le tribalisme ;
- la démocratie garantit la liberté d'expression,
d'entreprise et respecte les cultures nationales (afare, arabe et
somalie) ;
- la clé du succès politique réside dans l'Unité
de l'Opposition djiboutienne ; une unité qui repose sur des
vraies alliances politiques.
Nos objectifs (nek mala) :
-
Combattre et dénoncer l'injustice qui sévit à
Djibouti au plan politique, économique, social, ethnique,
etc. ;
- Participer à l'éducation politique de nos concitoyens
au sujet des notions de démocratie, de multipartisme, d'alternance
démocratique ;
- démystifier le régime djiboutien, sa politique tribale
et clanique
- Populariser notre combat et celui de l'ensemble de l'Opposition.
Uguta/Toosa, janvier 2010
I.O.G
doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 8 / ARD : Communiqué
du 26 juin 2010
Bruxelles,
le 26 juin 2010
Après
contact téléphonique avec notre président
Ahmed Youssouf, puis par voie du courrier du 26 juin 2009 adressé
au vice-président Aden Mohamed Abdou, le Président
d’Uguta -Toosa Ali Coubba et les membres du bureau politique
ont formulé le souhait de voir leur organisation intégrer
les structures de l’ARD afin de rassembler nos forces.
En
réponse, le délégué plénipotentiaire
de l’ARD, Cassim Ahmed Dini s’en est félicité
et a assuré le Président d’Uguta-Toosa qu’il
allait transmettre ce vœu au reste de la direction à
Djibouti.
Lors
des dernières assises l’ARD, une recommandation ad
hoc a été adoptée en ce sens, invitant les
responsables des deux formations à concrétiser ce
rapprochement dans les plus brefs délais.
Ainsi,
en marge de la table ronde de l’UAD tenue à Bruxelles
le 26 juin 2010, les responsables de ces deux formations se sont
retrouvés pour donner un contenu formel à ce projet.
Il en est sorti une officialisation de l’intégration
d’Uguta-Toosa au sein de l’ARD.
Il
a été convenu de mettre en place une structure commune
du travail afin d’amplifier l’action pacifique que
l’ARD à l’intérieur du pays dans le
cadre de l’UAD.
Mahdi
Ibrahim A. GOD
Vice-président de l’ARD
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
La
rencontre Uguta-Toosa/ARD a eu lieu chez les Iftine
qui nous ont prêté une chambre. Information que
nous donnons pour l'histoire et qui, espérons-le, sera
de bon augure pour tout le monde.
.....
MM. Omar, Cassim, Maki, A.C., Mahdi, Idriss
et Hamad .........
......................MM. Mahdi I. God (ARD)
et Ali Coubba (Uguta-Toosa)
-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Titre
8 (bis) : Communiqué
de
Uguta-Toosa
Bruxelles, 26 juin 2010
Notre
parti politique Uguta-Toosa se félicite
de l'heureux dénouement de notre projet d'intégration
à l'ARD.
Au soir du 26 juin 2010, en marge de la Table Ronde de l'UAD,
nous sommes parvenus à un accord définitif. Dorénavant,
UGUTA-TOOSA fait partie intégrante de l'ARD (Alliance républicaine
pour la démocratie).
Profitant
de cette occasion, notre parti invite les formations politiques
non légalisées, les personnalités politiques
non encartées et les associations à rejoindre
les rangs de l'ARD.
Sans
faire double emploi avec la mission assignée à
l'UAD, ce parti entend offrir un cadre légal et un relais
efficace à tous ceux qui veulent participer à
la mobilisation en cours dans le pays.
M.
Ali Coubba
Président de Uguta-Toosa
I.O.G
doit quitter le pouvoir en 2011
Uguta-Toosa,
juin 2010
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Titre 9 / Table Ronde de l'UAD : Bruxelles
le 26/06/2010
Discours de Idriss HOULAYE (Uguta-Toosa)
"Avant
tout, permettez-moi chers camarades de me présenter à
vous. Je m’appelle Idriss HOULAY et suis étudiant
en master « Droit et sciences po. » Je fais de la
politique depuis que j’ai l’âge de 14 ans.
Pour vous donner un repère, j’ai milité aux
côtés de l’ARD où j’ai eu la chance
de côtoyer de nombreuses personnalités comme Ahmed
Dini, Mahdi Ibrahim, Ali Mahammadé, et Cassim Ahmed, ici
présent.
Aujourd’hui, je suis membre du parti politique UGUTA-TOOSA
dont je partage les idées et les valeurs.
A
mon avis, la première réunion organisée par
l’UAD en Europe aurait dû traiter d’abord la
question de « l’unité de l’opposition
djiboutienne». Je dis cela parce que je constate que l’unité
de l’opposition djiboutienne reste encore à faire.
Un devoir qui reste encore inachevée dans la mesure où
la coalition djiboutienne n’a pas réussi encore à
unir toutes les forces politiques en mesure de la rejoindre.
Pour illustrer mes propos, je vous donne quelques exemples :
- le PDD de Mohamed Daoud Chehem doit être réintégré
à la coalition ;
- il est logique d’associer Uguta-Toosa à la lutte
menée sur le terrain à Djibouti-ville ;
- Le GED doit trouver une place au sein de la coalition.
- Il faut également entamer des discussions formelles ou
informelles avec le FRUD armé.
A
l’heure actuelle, le débat doit se focaliser sur
l’unité la plus large possible de notre famille politique.
L’heure n’est pas aux chamailleries et aux enfantillages,
sachant que personne n’est en mesure de décider pour
l’autre partie, ni plus légitime que d’autres.
Il n’y a aucun décideur politique en mesure de promouvoir
certains et punir d’autres.
L’opposition
djiboutienne a un adversaire commun à abattre. Elle n’a
pas à singer le dictateur dans une stérile compétition.
Vive
la démocratie
Vive le peuple djiboutien
Vive UGUTA-TOOSA"
Uguta-Toosa,
juin 2010
I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 10 / Table
Ronde de l'UAD : Bruxelles le 26/06/2010
Discours
de Omar DABALE (Uguta-Toosa)

"Bonjour tout le monde,
Je m’appelle Omar Dabalé, étudiant en master
« Droit public ». Jusqu’à présent,
je n’avais pas trouvé l’opportunité et
le cadre dans lequel je pouvais m’exprimer librement et militer
sur le plan politique.
Les études universitaires exigent une disponibilité
de tous les instants mais la lecture des articles d’Uguta-Toosa
et les discours d’Ali Coubba m’ont permis de m’engager
plus en avant à l’activité politique. Je dois
vous dire que je me suis vraiment éveiller à la politique
en lisant « Djibouti, une nation en otage »
Je vous parle ici en tant que simple étudiant
inexpérimenté. En me basant sur bon sens, j’aimerais
partager les questions suivantes avec vous :
Premièrement, est-ce que tous les partis
de l’opposition désirent la démocratie ?
Deuxièmement, pour éradiquer la dictature, est-ce
qu’il ne serait pas plus sage d’unir nos moyens et nos
forces d’une manière sincère ?
Troisièmement, est-ce qu’il n’est pas urgent
de renforcer le plus vite possible une coalition qui existe déjà
sur le terrain et ayan déjà fait ses preuves ?
Je dis « oui » à ces TROIS
questions.
Il faut aussi se demander si l’Union pour l’alternance
démocratique (UAD) désire rassembler toutes les formations
politiques de l’opposition autour d’elle. A mon humble
avis, avant de mobiliser la diaspora djiboutienne qui n’est
pas organisée en tant que telle, ne serait-il plus avisé
d’ouvrir des discussions avec les autres politiques. Lesquelles
sont organisées et prêtes à lutter aux côtés
de l’UAD ?
Mon souhait est que l’UAD devienne une véritable
coalition qui soit représentative de toutes les forces politiques
de l’opposition djiboutienne.
Vive la démocratie
Vive le peuple djiboutien.
Vive Uguta-Toosa"
Uguta-Toosa,
juin 2010
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Titre 11 / Message
de remerciements de M. MAHDI IBRAHIM A. GOD au Comité d'organisation
de la table ronde de Bruxelles et aux différents intervenants
qui ont pris la parole

La table ronde de l’UAD qui s’est tenue à Bruxelles
le 26 juin a été un franc succès.
J’adresse
mes plus vives félicitations au comité d’organisation
et mes plus sincères remerciements à l’ensemble
des participants, auditoire et intervenants.
La
qualité des débats et la modération des propos
ont démontré que nul, malgré l’éloignement
de l’exil, ne perdait de vue l’essentiel : la diaspora
doit assumer ses responsabilités en accompa- gnant concrètement
la mobilisation populaire qui se déroule actuellement dans
le pays.
Un
appel en ce sens a été lancé par l’ensemble
des organisations djiboutiennes présentes à cette
table ronde, ce qui témoigne d’une réelle
volonté d’union.
Cette
inéluctable unité est plus que nécessaire
aujourd’hui lorsque sous la bannière de l’UAD
notre peuple défie le régime répressif et
assassin du Rpp qui tente encore se maintenir au pouvoir. Il en
va de notre responsabilité à tout un chacun pour
appuyer ce bras de fer entre un peuple meurtri mais courageux
et déterminé et un régime dont tous les paramètres
de sa gestion du pays sont une catastrophe et une calamité
national.
Cette
analyse de la situation nationale maintes fois évoquée
par les participants à cette table ronde revêt un
caractère d’urgence à laquelle la diaspora
djiboutienne doit méditer en s’attelant à
la mise en place d’un cadre unitaire en vue de soutenir,
tant moralement que matériellement, nos compatriotes en
lutte pacifique contre la dictature. Sur ce je lance un appel
solennel à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens vivant
à l’étranger.
En
remerciant encore une fois l’assistance aussi nombreuse
que déterminée, je ne peux conclure ce message sans
réitérer mes vives félicitations à
:
-
Madame Laurence DAWIDOWICZ de l’Association SURVIE ;
-
Madame Samia YOUSSOUF, Présidente de l’Association
LîDjibouti, dont l’intervention en faveur de la représentation
et de la place en politique des femmes a été un
point important dans ce débat. Nous lui souhaitons un grand
courage et lui promettons de rester en contact ;
-
Monsieur Jean-Loup SCHAAL, Président de l’ARDHD qui
contribue fortement à la lutte du peuple djiboutien et
continue d’apporter son aide aux réfugiés
;
-
Mon grand frère et Président de la LDDH, Jean-Paul
ABDI NOEL, dont le texte émouvant écrit spécialement
pour cette table ronde et lu par Monsieur SCHAAL nous a tous réconfortés
à cet instant où l’unité de l’opposition
semble battre de l’aile ;
-
Mon ami et bientôt compagnon de lutte et camarade de parti
Ali Coubba, dont la patience et la détermination forcent
notre respect ;
-
Ali Iftin qui vient de s’engager résolument dans
la voie d’une action unitaire ;
-
Monsieur Ismail BOUH, Président du CDS, nouvelle association
djiboutienne de droit belge. Je vous souhaite de tout mon cœur
la réussite de votre association et surtout un grand courage
pour impulser davantage nos compatriotes de Belgique vers un engagement
infaillible aux côtés des manifestants pour la démocratie
à Djibouti et contre le troisième mandat de l’usurpateur
Guelleh ;
-
Aux responsables de l’ARD en Europe qui ont su avec honneur
et dévouement répondu au nom de l’UAD les
questions des intervenants en expliquant clairement les tenants
et les aboutissants d’une telle rencontre ;
-
Enfin, je lance un grand Bravo au comité d’organisation
de cette rencontre et félicite les nombreux autres compatriotes
qui ont participé et contribuer à la réussite
et au succès certain de cette table ronde du 26 Juin 2010
à Bruxelles.
Mahdi IBRAHIM A. GOD
Vice-Président de l’ARD
Membre du Bureau de l’UAD
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Uguta/Toosa,
mai 2010
I.O.G
doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre
12/
QUE FAIT L'ARMEE
FRANCAISE EN AFRIQUE ? (Extraits)
Survie
210, rue Saint-Martin
75 003 PARIS
http://survie.org
01 44 61 03 25
contact@survie.org
Présentée
comme un gage de sécurité et de stabilité,
la présence militaire de la France en Afrique constitue
depuis 50 ans un des piliers de la domination politique, économique
et la marque de l’ingérence de la France en Héritage
d’un passé colonial proche. La France joue
encore aujourd’hui un rôle de puissance militaire
en Afrique. Elle a d’ailleurs été longtemps
la seule puissance à posséder sur ce continent des
bases militaires permanentes et à y maintenir près
de 10 000 soldats cantonnés ou en opération.
La France est en outre liée avec plusieurs États
africains par des accords militaires de coopération ou
de défense, ces derniers justifiant au plan juridique les
interventions armées de la France dans ses anciennes colonies.
Le
bras armé du néocolonialisme français en
Afrique
Cette « spécificité française »
constitue l’une des facettes d’une politique mise
en place lors des indépendances africaines autour de 1960,
visant à maintenir les pays nouvellement indépendants
dans le giron de la France. L’objectif était de préserver
les intérêts économiques de l’ancienne
métropole (pétrole, uranium, bois, etc.) et de permettre
à celle-ci de conserver un rang de puissance mondiale tout
en maintenant les pays africains dans la sphère d’influence
occidentale dans un contexte de Guerre froide.
A cette stratégie, il faut ajouter une forte tradition
coloniale de l’armée et d’une partie de la
classe politique française, soucieuse de défendre
l’ « Empire » et parfois teintée d’idéologie
paternaliste, voire raciste. Cette défense est liée
à l'obsession de voire la France « tenir son rang
» dans le monde. Le « complexe de Fachoda »,
du nom de la bataille perdue par l’armée française
en 1898 face aux Anglais, en est une bonne illustration. Il se
caractérise par la peur de voir tomber des pays françafricains
dans le giron anglophone. Depuis 50 ans, la France maintient ainsi,
à des degrés divers, sous tutelle militaire (mais
aussi politique et économique) une quinzaine de pays censés
être indépendants et souverains. Elle a pris pour
habitude d’intervenir militairement dans des conflits internes
et lorsque ses intérêts sont menacés (Cameroun,
Tchad, Centrafrique, Comores, Zaïre, Côte d’Ivoire…),
d’encadrer et d’équiper des armées
et gardes présidentielles au seul service de dictateurs
corrompus mais fidèles aux intérêts français,
allant même jusqu’à se rendre complice
de crimes contre l’humanité comme au Congo
Brazzaville en 1997 voire complice de génocide comme au
Rwanda en 1994.
La
« nouvelle » politique militaire de la France en Afrique
repose essentiellement sur 3 axes :
- La volonté d’obtenir un mandat de l’ONU
pour légitimer les interventions françaises.
Mais force est de reconnaître que les opérations
« coup de poing » sans mandat, au Tchad ou en Centrafrique,
n’ont pas cessé et que des massacres de civils peuvent
être commis même sous couvert d’un mandat de
l’ONU, comme en Côte d’Ivoire en novembre 2004.
- Des tentatives pour « multilatéraliser
» les interventions françaises, c’est-à-dire
y associer des partenaires européens. Il s’agit à
la fois de partager les coûts, de camoufler les intérêts
tricolores derrière le drapeau européen, et de jouer
un rôle de leadership de la Politique européenne
de sécurité et de défense (PESD) appliquée
à l’Afrique.
La France a réussi a obtenir des participations significatives
lorsque existent des intérêts économiques
communs (en RD Congo en 2005, dans le golfe d’Aden depuis
2009), mais peine à entraîner ses partenaires dans
des bourbiers purement françafricains comme au Tchad et
en Centrafrique.
- Le prétexte du « renforcement des capacités
africaines de maintien de la paix » (Dispositif
RECAMP). Depuis 1997, la France prétend placer sa présence
en Afrique sous l’égide de l’aide à
l’autonomie militaire de l’Afrique pour régler
ses conflits.
Mais l’aide véritable en ce domaine
reste très faible, et il s’agit
surtout de conférer une nouvelle légitimité
à la présence française, voire de
camoufler des ingérences françaises par armées
africaines interposées, comme en Guinée Bissau en
1999 ou en Centrafrique après 2002.
Le Dossier Noir de Survie décortique dans le détail
l’application concrète de cette « nouvelle
» doctrine, et montre qu’à ce jour, la plupart
des promesses de réformes de la politique militaire de
la France en Afrique, jusqu’à celles du candidat
Sarkozy, sont restées lettre morte ou superficielles. Il
montre également comment l’impunité continue
de caractériser la trop longue tradition criminelle de
l’armée française en Afrique et invite à
une prise de conscience
Des
bases militaires
Le dispositif militaire français en Afrique est encore
constitué de 3 bases militaires permanentes au
Sénégal (1150 hommes), au Gabon (800) et à
Djibouti (2900), depuis la fermeture en 1998 de celle de Centrafrique
et le passage, en 2007, de celle de Côte d’Ivoire
au statut d’opération extérieure (Opex). Il
faut y ajouter le dispositif Epervier, au Tchad (environ 1200
hommes), qui n’a pas le statut officiel de base permanente
mais celui d’opération extérieure provisoire
depuis... 1986 !
Ce dispositif est complété par une base à
la Réunion (en France donc) qui a également
compétence en matière de coopération militaire
avec l’Afrique.
Au
total, environ 6000 soldats français sont prépositionnés
dans les bases permanentes auxquels il faut ajouter de 3000 à
5000 soldats présents dans le cadre d’opérations
extérieures ainsi qu’une présence maritime
permanente dans le Golfe de Guinée affectée à
la protection des sites pétroliers off-shore. Si le nombre
de soldats français présents de manière permanente
sur le sol africain a fortement diminué depuis les années
1960, il faut noter que cette réduction s’est accompagnée
d’un accroissement constant des moyens de projection de
forces depuis la métropole…
Des
accords de coopération militaire et de défense
En
vertu d’accords d’assistance technique et de coopération
militaire signés pour la plupart dès les indépendances,
la France forme, encadre et équipe en armes et matériels
militaires bon nombre d’armées africaines. Ses conseillers
militaires font parfois office de chefs d’état major
officieux. Cette coopération peut également s’étendre
à la coopération policière et au maintien
de l’ordre.
Il
existait, également jusqu’à récemment,
8 accords de défense incluant des clauses secrètes,
visant à protéger les régimes signataires
contre des menaces extérieures ou intérieures (ex:
mobilisations populaires contre une dictature) en échange
d’un droit « d’approvisionnement préférentiel
» pour la France.
Les
principales interventions militaires en Afrique ....
• Des interventions militaires officielles et officieuses
Depuis 1960, l’armée française a officiellement
effectué plus de 50 interventions militaires. Sous couvert
de protection ou d’évacuation de ressortissants français,
il s’est agi plus fréquemment de s’ingérer
dans les affaires intérieures d’un pays (protection
ou destitution d’un chef d’Etat) que de protéger
un pays contre une agression extérieure. Il faut ajouter
les interventions secrètes, clandestines ou officieuses,
sous-traitées à des mercenaires (Bob Denard, Paul
Barril…) ou à des sociétés militaires
privées, parfois créés par des hauts gradés
de l’armée française.dernières années.
(...)
DJIBOUTI
1992 : opération Iskoutir.
Prétexte : opération humanitaire.
Objectif : sauver la dictature de Hassan Gouled Aptidon de la
rébellion Afar.
Source : http://survie.org/publications/4-pages/article/4-pages-que-fait-l-armee-francaise
Uguta/toosa,
mai 2010
I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 13 : (Bruxelles : Table ronde)-
CDS = Congrès djiboutien pour la Solidariré |

Présentation de l'Association et de ses objectifs,
par son Président., Idriss Bouh Robleh
Invité à la table ronde de l'UAD, Ismaïl Bouh
Robleh a présenté son association qui a été
enregistrée par l'Administration belge sous le numéro
826.266.883, le 31 avril 2010.
CONGRES DJIBOUTIEN POUR LA SOLIDARITE
CDS
Nous avons le plaisir de porter à la connaissance de la
diaspora djiboutienne qu'une nouvelle ASBE, dénommée
Congrés djiboutien pour la Solidarité (CDS) a vu le
jour, le 31 avril 2010.
Cette nouvelle structure se donne pour objectif de travailler dans
le sens d'une plus grande solidarité entre les membres de
la communauté djiboutienne installés en Belgique.
Le CDS ambitionne de faire vivre et faire reconnaître la
richesse du patrimoine culturel, artisitique, social et sportif
de notre communauté souvent méconnue ou mal connue.
Aussi, l'organisation souhaite travailer dans la lutte contre le
fléau de la drogue et notamment le Khat qui constitue le
principal handicap pour bon nombre de jeunes de notre communauté.
L'Association compte, d'autre part, mettre l'accent sur la prévention
et la sensibilisation des jeunes afin de les conscientiser contre
les risques et les conséquences incalculables de cette drogue.
Elle se donne également pour mission d'informer les revendeurs
sur le caractère répréhensible de leurs trafics
et leur propose de les accompagner (pour ceux qui le souhaitent)
dans leur reconversion licite et rentable.
Parallèlement aux activités sociales et compte-tenu
des dérives dictatoriales du régime de Guelleh et
le déni de démocratie manifeste de l'oligarchie au
pouvoir, le Congrés djboutien pour la Solidarité prend
ses responsabilités en militant pour un renouveau de la démocratie
à Djibouti.
Face au projet de présidence à vie, face à
la répression sauvage qui s'abat sur les militants de la
démocratie, face à la misère généralisée
dans notre pays : deux enfants sur trois sont privés d'au
moins un droit fondamental, celui d'avoir un abri, accès
à l'eau, à l'alimentation, à l'éducation
et à la santé (selon un rapport récent de l'UNICEF),
le CDS appelle tous les Djiboutiens à un sursaut salutaire
en militant aux côtés de l'opposition.
Le Congrés djiboutien pour la Solidarité se tient
ouvert à toutes les personnes souhaitant adhérer à
ses valeurs.
Le combat est une fête
Contacts :
Ismaïl Bouh Robleh : 04 86 36 31 10
bouhismail@yahoo.fr
Mohamed Robleh Bouraleh : 04 86 35 58 27
roblehbourale@yahoo.fr
Moustapha Kaire Dara : 04 86 18 62 64
moustaphakaire@gmail.com
Uguta/Toosa,
JUIN 2010
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Titre 14 / 28/06/10 (B558) : ardhd : Courrier
des lecteurs :
Vers
une union de l'opposition djiboutienne ? Mais quelle union ?
Commentaire
de Uguta-Toosa : Pour notre part, nous déplorons
bien entendu l'éparpillement de l'opposition djiboutienne
en petits groupsucules, isolés dans leurs coins et sans buts
apparents. Mais nous considérons que l'UAD doit être
renforcée, rénovée et élargie en terme
de ses composantes politiques, lesquelles doivent intégrer
aussi bien les partis politiques que les personnalités politiques.
Il faut reconnaître que le leadership confié à
Jean-Paul Noel Abdi serait autrement plus dynamique
que l'actuelle direction. Cela ne serait pas rentable dans la mesure
où on affaiblirait dangereusement les actions menées
par la société civile (LDHD) pour renforcer l'aile
politique, alors que la mise en place d'une direction collégiale
à la tête de l'UAD résoudrait nos problèmes.
Réunir tous les partis politiques, les associations et les
hommes de valeur nous semble la solution la plus efficace et la
plus réaliste. Car il faut tenir compte de la différence
des personnalités et des tempéraments de l'opposition
acteulle. Un
mélange de générations sera nécessaire.
L'expérience (Ismail Guédi Hared,
Ahmed Youssouf, M. London, Mohamed Kadami, JPN Abdi, etc.) et la
compétence (Mahdi Ibrahim God, Cassim Ahmed Dini,
DAF, Ali Iftine, Abdourahman Booré, etc.) doivent se donner
la main.
Abdourahman Booré se veut opposant au régime. Il faut
en prendre acte et personne n'est en mesure de lui contester cette
étiquette. Il faut dire qu'il s'est placé, à
l'occasion de son conflit avec IOG, sur un terrain laissé
vide par les responsables des partis légaux. Cependant, je
remarque qu'en voulant se présenter aux élections
présidentielles, au même titre qu'Aden Robleh awaleh,
il s'inscrit dans un courant politique plus proche de la tradition
RPP que le nôtre. Comme le disait Cassim A. Dini à
la "Table Ronde", il veut devenir "calife à
l aplace du Calife". Nous nous opposons à toute
tentative de reconduction de la dictature contre laquelle nous nous
battons, pour certains, depuis 1977 !
En affirmant que l'ARD peut relayer efficacement l'UAD, nous pensons
surtout à des partis non légalisés mais qui
aimeraient prendre part à la mobilisation de la population
sur le terrain. Une personnalité politique a intérêt
d'être membre d'un parti légalisé que de rejoindre
une instance de concertation (UAD) dont la structure reste à
définir. AC
Aujourd’hui,
on voit une partie de l’opposition djiboutienne s’unir
autour de la personne de M.A.Boreh … Une chose normale en
politique, me vous, surtout si on se réfère au fameux
adage « l’ennemi de mon ennemi est mon ami. ».
Certes,
cela est vrai d’autant plus que M. A.Boreh ne semble pas manquer
d’arguments financiers pour faire plier la maison IOG et lui
faire mal, mais ce que je trouve sincèrement désolant,
c’est que que ce ralliement soit un peu comme l’arbre
qui cache la forêt.
En
effet, il va de soi que l’affaire Boreh relève plus
de l’anecdote judiciaire dont nous sommes coutumiers à
Djibouti que d’un véritable événement
politique en soi… cet imbroglio juridico-financier rejoindra
bientôt la rubrique des faits divers comme le fut à
une certaine époque l’affaire des farines de M.Aref,
l’emprisonnement pour conspiration de Gabayo, de Moumin ou
encore le coup d’état de Yabeh … après
avoir fait les manchettes dans les mabrazes, toutes ces affaires
ont été reléguées aux oubliettes de
l’histoire… Pourquoi ?
Parce
que cela ne présentait aucun intérêt pour le
peuple, je veux dire le petit peuple qui attend autre chose que
des chroniques insipides et infantiles…
Et
même si parfois le peuple ne pouvait que se réjouir
de ces règlements de comptes entre ceux qui étaient
complices, hier, aux dépens de ce petit peuple qu’ils
disent défendre une fois qu’ils sont tombés
en disgrâce auprès du prince si généreux
mais aussi si sévère avec ses courtisans… Et
ce ne sont pas les travailleurs du port, licenciés injustement
en 2005 par un certain ? qui diront le contraire...
Donc,
on peut se demander aujourd’hui si une union de l’opposition
autour de l’affaire Boreh n’est pas, en réalité,
le signe d’une absence d’un véritable programme
d’alternance démocratique pour contrecarrer les ambitions
affichées du prince-manitou qui fait fi de la constitution
et de ses courtisans comme du reste du monde.
L’opposition,
va-t-elle, encore une fois, nous rejouer cette mascarade grotesque
qui a permis la pérennité du régime de Hassan
Gouled et de son corollaire tribal alors que tous les facteurs étaient
réunis pour un changement profond de notre société
en 1993 ?
N’est
ce pas messieurs Aden Robleh, Elabeh , Dini et consorts ? Ah des
regrets, que des regrets !!!
Notre
opposition, est-elle si indigente en idées et en hommes au
point d’être incapable de trouver une seule plateforme
commune pour sauver ce peuple en détresse ?
Peut-elle
faire taire ses discordes intestines au nom de l’intérêt
supérieur de la nation ?
Peut-elle
avoir le courage de constituer un seul bloc de salut public autour
d’un homme intègre comme M.Abdi Noel alliant expérience,
éthique et engagement ?
On
a vu en la personne de M.Obama le premier président noir
des Etats-Unis, qu’est ce qui empêcherait de faire pareil
avec M. Noel à Djibouti ?
Le
voulons-nous ? Le pouvons-nous ? Est–ce anti-démocratique
un tel geste ?
Alors,
chers messieurs de l’opposition, voulez-vous une vraie démocratie
à Djibouti, où utilité publique et égalité
des citoyens seraient érigées en valeur suprême
? Ou bien préférez-vous une démocratie biaisée,
à la sauce djiboutienne au parfum de Eychaha ou de Hanleh,
préservant du coup ce fameux droit préhistorique de
la primauté de la naissance et la survie de la tribu en prenant
soin de ne jamais « casser la colonne vertébrale »
même si elle peut faire le lit d’un tyran et la misère
du peuple entier sans distinction ?
A
quand un passage réussi dans une véritable ère
démocratique ?
Bref,
autant de questions que je me pose, que les gens sensés se
demandent… Il est grand temps de tourner la page des faits
divers, du tragi-comique et de crever l’abcès pour
éviter la gangrène (déjà entamée
?)… et un scenario à la somalienne ou à la rwandaise…
Tabula rasa ou statut quo ?
Des choix s’imposent aujourd’hui et dans l’urgence.
Pour cela, on a besoin d’hommes de bonne volonté…
Pas
de remue-méninges stériles ni de ballet scénique
ni de danse du ventre repu…
A bon entendeur salut.
Uguta-Toosa,
avril 2010
I.O.G
doit quitter le pouvoir en 2011
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ADHEREZ
A UGUTA-TOOSA
Carte d'adhésion de Uguta (Toosa)

(verso)

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15.
28/06/10
(B558) Cassim Dini : la réaction de M. Mohamed Daoud Chehem,
président d'un PDD exclu de l'UAD en 2005, avec qui j'ai
les rapports les plus cordiaux, n'est pas pour m'étonner
:
Commentaire
de Uguta-Toosa : Pour
nous le fait que les membres de l'opposition se critiquent
constituent un prOgrès immense dans la campagne de communication
que nous menons. Il s'agit de monopoliser l'attention du public
d'une manière ou d'une autre. Parlons de l'opposition pour
mieux informer nos militants et occuper le terrain médiatique.
1)
il est effectivement un ami personnel de M. Boreh qui est, soit
dit en passant, une de mes connaissances d'adolescence ;
2)
M. Mohamed Daoud, quand bien même son parti a été
exclu de l'UAD, a gardé de bons rapports avec Mahdi Ibrahim
et moi en Europe : je ne saurais te dire quelles ont été
ses démarches pour réintégrer une UAD qui,
de mon point de vue et dès son premier meeting, lui a donné
la parole au cours d'un fameux meeting en mai 2005 ;
3)
considérant les nombreuses discussions entre lui et moi,
je le crois volontiers lorsqu'il m'assure qu'il a maintes fois mis
en garde M. Boreh, de s'engager dans une alliance qui excluerait,
sinon toute l'UAD, du moins l'ARD ;
4)
au vu de tout ce qui précède, il me semble, et c'est
ce en quoi vous n'avez pas tout à fait tort, que la coalition
telle que mise en scène par Maître Morice ne correspond
pas exactement au positionnement de M. Mohamed Daoud Chehem : c'est
un "carrosse à cinq roues" dans lequel Daf et Kadamy
ont, depuis 2005, une alliance visant à l'affaiblissement
de l' UAD. Les deux gagnants dans cette affaire étant Abdourahman
Boreh (utilisant Kadamy comme faire-valoir afar (un Dilleyta mis
à jour pour l'évincer au profit d'un Agaba) et Aden
Robleh dont l'ancien collabo, après maints clonages, a justement
rejoint les rangs des Agaba et qui accueille favoralement la "demande
d'embauche" de mon ami Mohamed Daoud.
Cher
ARDHD, la chorégraphie de cette conférence de presse
vous donne raison : qu'il le veuille ou non, M. Mohamed Daoud a,
de facto, cautionné une alliance dans laquelle il ne se reconnaît
pas du tout.
Peut-être
parce que sa réelle sincérité le rend aveugle
à l'alliance fondatrice de cette usurpation prétendant,
sinon affaiblir toute l'UAD (que Daf et Kadamy combattent depuis
2005) du moins isoler l'ARD : se joue ici une lutte pour la représentation
politique del'ethnie afar au sein de l'opposition, lutte dans laquelle
les intérêts de Kadamy rejoignent fondamentalement
ceux des Agaba de Jean-Marie et d'Ismael Ibrahim, mais qui ne sont
nullement ceux de Mohamed Daoud.
Espérant
avoir modestement contribué à l'obectivation des véritables
enjeux de cette mascarade, et j'autorise l'ARDHD à publier
mon point de vue pour engager un débat constructif,
Cassim Ahmed Dini
Délégué plénipotentiaire de l'ARD
Uguta/Toosa,
juin 2010
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Titre
16 / Mise au point de Mohamed Chehem Daoud,
président du PDD à l'ardhd
mardi 29 juin 2010
Commentaire
de Uguta-Toosa : Pour
nous le fait que les membres de l'opposition se critiquent
constituent un prOgrès immense dans la campagne de communication
que nous menons. Il s'agit de monopoliser l'attention du public
d'une manière ou d'une autre. Parlons de l'opposition pour
mieux informer nos militants et occuper le terrain médiatique.
Il est temps que le PDD et le GED rejoignent soit l'ARD (pour en
devenir un allié), soit la coalition UAD. Comme Mohamed
Daoud Chehem n'est pas du "genre de personne qui essaie de
diviser l'opposition djiboutienne", il est à
même d'oeuvrer pour l'unité de l'opposition !
Mohamed
Chehem Daoud, Président du PDD, nous écrit pour confirmer
que contrairement à ce que nous avions écrit à
propos de la conférence de presse du 24 juin 2010, il
n'a jamais fait d'alliance ni avec le FRUD-Armée ni avec
le MRD. Il est seulement un ami de longue date de M. Boreh.
Dans votre article numero B557 du 24 juin 2010, vous avez ecrit
qu'il y a une alliance de fait entre DAF, KADAMY et MOHAMED DAOUD,
concurrente de celle de l'UAD, c'est une affirmation gratuite.
J'ai
assiste a cette conference de presse sur l'invitation personnelle
de mon ami Abdourahman BORREH, auquel le pouvoir avait refuse la
presence d'un avocat de son choix, lors de son proces comme notre
constitution le prevoit. Il ne s'agissait pas de faire alliance
avec une opposition qui a choisi la voix armee.
Quant
a l'UAD, nous avons un tres bon rapport aussi bien a l'interieur
qu' l'exterieur.
Je
ne suis pas de genre de personne qui essaie de diviser l'opposition
djiboutienne, au contraire.
Uguta/Toosa,
juin 2010
Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 17 :
Réalité - Note de synthèse
de la Table ronde de l'UAD
(Bruxelles le 26 juin 2010)
La
table ronde organisée par l’Union pour l’Alternance
Démocratique (UAD) à Bruxelles samedi 26 juin 2010
s’inscrivait dans un contexte particulier. Alors que la
mobilisation populaire s’amplifie dans le pays, sous l’impulsion
d’une opposition plus unie que jamais, la capitale française
avait été l’avant-veille le théâtre
d’un événement pour le moins saugrenu : un
avocat français annonçant la constitution d’une
nouvelle coalition politique djiboutienne. Le thème de
la table ronde (comment la diaspora peut-elle accompagner
la mobilisation populaire en cours ?) revêtait
une urgence particulière qu’intervenants et auditoire
n’ont pas manqué de soulever.
La
nouvelle configuration ainsi définie imposait un choix
évident : soit soutenir la marche de notre Peuple
vers son émancipation dans le combat unitaire mené
par l’UAD, soit se couper du véritable terrain de
lutte qu’est le pays et suivre l’aventurisme
d’une opposition exilée ignorant les sacrifices de
ses concitoyens au nom desquels elle prétend pourtant lutter.
La
réponse n’a pas été difficile à
trouver : prétendre lutter de l’extérieur
sans aucune coordination avec l’intérieur constitue
une inacceptable usurpation. C’est pourquoi les
organisations qui ont répondu à notre invitation
ont réaffirmé leur soutien à l’UAD
et se sont engagées à le concrétiser au sein
d’une structure unitaire travaillant depuis l’étranger
mais totalement solidaire des mots d’ordre et des stratégies
de lutte pacifique définis à Djibouti.
Nombreux
furent également les membres de notre diaspora qui, à
titre personnel, ont adhéré à cette démarche
de bon sens tout en souhaitant qu’un débat s’instaure
afin de restaurer l’indispensable unité de l’opposition
djiboutienne.
ARD
- "Réalité"
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Titre 18
/Réalité
- Nouvel interview du président de l'ARD, Ahmed Youssouf
(deuxième et dernière partie)
(Deuxième partie de
l’interview qui a trait aux situations politiques nationale
et régionale).
«
…Le noyau dur du R.P.P., afin de perdurer au pouvoir et
s’enrichir, n’a aucun intérêt à
la Paix et la bonne gouvernance…» « …Injustice
et répression, c’est les ingrédients et les
facteurs déclenchant de toutes les insurrections ! »
Réalité : Pouvez-vous à
présent nous faire une brève analyse de la situation
à Djibouti qui a motivé cette Mobilisation Générale
?
Ahmed Youssouf Houmed : Je ne serai peut-être
pas bref mais elle se caractérise par les points suivants
:
-
Sur le plan politique : une impasse totale essentiellement due
à la violation unilatérale par la partie gouvernementale
de l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001 ! Sa
dénonciation par nous en septembre 2005 faute de partenaire
responsable a conduit à cette situation de ni guerre ni
paix qui favorise le chaos que la Mobilisation Générale
vise précisément à éviter et qui est
pour l’instant le dernier recours légal et démocratique
pour soigner la surdité et l’autisme politique dont
souffre le gouvernement ! Il faut d’urgence mettre fin au
cavalier seul et à la nuisance du R.P.P. car l’Union
pour la Majorité Présidentielle n’est qu’un
confetti de courants opportunistes du R.P.P., sans militants.
sans objectif politique autre…que le soutien à un
homme, le président, comme l’indique si bien sa dénomination
! Ce qui est vraiment court comme programme politique pour solliciter
le soutien d’un peuple dont l’avis sur le plébiscite
est connu d’avance : un NON massif !!!
Les
blocages au processus démocratique (dissolution par décret
d’un parti légal, le M.R.D. sous un prétexte
fallacieux, et refus de pacifier, clarifier et équilibrer
les règles de la compétition électorale)
viennent aggraver la reconduction des causes qui ont conduit au
conflit civil dont le déni de citoyenneté, qui sert
de justification à toutes les manipulations des statistiques
démographiques, est le plus intolérable ! Il est
devenu clair pour tout le monde aujourd’hui, que le noyau
dur du R.P.P. afin de perdurer au pouvoir et s’enrichir,
n’a aucun intérêt à la Paix ni à
la bonne gouvernance…. Conscient qu’il est le plus
grand perdant de cette situation, notre peuple est désormais
mûr, prêt, déterminé et mobilisé
pour y mettre pacifiquement et légalement fin !
-
Sur le plan économique : le succès dont se gargarise
le président est localisé et conjoncturel : seule
la capitale et ses deux ports ont profité de la fulgurante
progression du transit des marchandises vers l’Ethiopie
voisine consécutive à la guerre entre l’Ethiopie
et l’Erythrée et non au savoir-faire émirati
que nous ne contestons pas, mais qui n’explique pas le boom
des activités portuaires comme tente maladroitement de
le faire croire le gouvernement.
Ce que par contre nous contestons, c’est l’opportunité
de confier la gestion du port à un opérateur étranger
: si l’Etat-RPP a été incapable de gérer
ce levier de développement économique, on aurait
très bien pu en confier la gestion à notre chambre
de commerce à l’instar d’autres pays ; mais
ce que nous trouvons inadmissible c’est l’opacité
du contrat de gestion, qui lui, explique sans doute en grande
partie, le fulgurant enrichissement sans cause du président
et de ses proches…
Quant
à la manne financière générée
par la présence des troupes militaires américaines,
françaises, japonaises…son impact sur le développement
humain est quasi nul comme l’indique la couleur rouge des
indicateurs du développement humain, la dangereuse progression
de la pauvreté extrême et le poids chaque mois plus
lourd du chômage…
-
C’est sur le plan social que la situation est devenue aujourd’hui,
conjuguée aux effets néfastes de l’impasse
politique et l’injuste redistribution des richesses nationales,
insurrectionnelle ! Il n’y a plus de classe moyenne, il
y a de plus en plus de pauvres qui s’appauvrissent, et une
extrême minorité de riches qui s’enrichit de
plus en plus !
Ajoutez à cela l’honteux état d’abandon
des trois-quarts du territoire national après trente trois
ans d’indépendance que la réhabilitation et
la décentralisation visaient à corriger. D'autre
part, ce n’est plus d’une fracture sociale dont parlait
le président il y a deux ans qu’il s’agit aujourd'hui,
mais on est en présence de deux sociétés
qui ne peuvent plus dans ces conditions coexister pacifiquement
: une oligarchie excluant l’écrasante majorité,
du pouvoir, des richesses nationales et d’accès aux
soins et à l’éducation surtout dans les régions
de l’intérieur !
Les
droits syndicaux sont bafoués au grand jour et vaut à
notre pays les condamnations récurrentes du B.I.T. et de
la Confédération Syndicale Internationale…Injustice
et répression, c’est les ingrédients et les
facteurs déclenchant de toutes les insurrections !
Réalité
: Passons si vous le voulez bien à la situation régionale,
avec un Accord de Paix en cours au nord avec l’Erythrée
et une situation qui s’aggrave en Somalie…
A.Y.H.
: Nous l’appellerons Accord de Paix quand il sera concrétisé
! Pour nous cela signifie que les belligérants identifient
les causes du conflit, et œuvrent de concert à en
traiter les causes et conséquences. Nous n’en sommes
pas là, il s’agit pour le moment d’une initiative
heureuse de médiation de l’émir du Qatar que
l’A.R.D. accueille favorablement ! Mais quand on connait
la propension du gouvernement djiboutien à fouler aux pieds
tous ses engagements nationaux et internationaux, la prudence
reste de mise… !
Quant
à la Somalie, il est grand temps que la communauté
internationale tire une bonne fois pour toutes, les leçons
de ses échecs successifs ! Nul besoin d’être
expert de la question, ce que je ne suis d’ailleurs pas,
pour conclure que la solution à ce drame qui nous attriste,
ne peut venir que des seuls Somaliens et non de députés
« élus » nommant un gouvernement, à
Djibouti, Nairobi ou ailleurs, pour régner sur un vaste
territoire contrôlé par des milices armées
à ce jour inexpugnables… Il serait d’ailleurs
plus convenable de parler de Somalies au pluriel…
Notre
position sur ce sujet est restée inchangée depuis
1992. L’A.R.D. qui est la transformation en parti politique
d’une résistance armée et civile (F.U.O.D.),
continue, comme les regrettés Cheiko et mon prédécesseur,
à plaider pour une reconnaissance et un renforcement des
entités somaliennes existantes et vivant en paix comme
un début de solution : Le Somaliland pour ne citer que
cet exemple, connait une paix et un développement que ne
connait malheureusement pas notre pays en trente trois ans d’indépendance
!
La
prévention du terrorisme et une lutte efficace contre la
piraterie ainsi que la stabilité régionale passe
à nos yeux par là ! La politique régionale
du R.P.P. et du gouvernement djiboutien, par ses ingérences
récurrentes dans les affaires intérieures de tous
ses voisins, constitue un facteur évident de déstabilisation
régionale…
Réalité
: Quel rôle jouent les puissances militairement présentes
sur le sol national pour la Paix civile à Djibouti et la
stabilité politique dans la région ?
A.Y.H.
: Pour le moment leur rôle en faveur d’une paix civile
à Djibouti est insignifiant, le constat fait par un journaliste
indépendant de « the London Times » est accablant
: « La C.I.A. se livre à partir de Djibouti à
une guerre secrète contre El-Quaeda…La présence
de tant d’Américains aux côtés de Français,
Allemands, Japonais…génère des revenus substantiels
dilapidés, les rues de Djibouti sont bondés de chômeurs
mâchant le khat… » ; Pire, leur silence complaisant
fonctionne pour le pouvoir comme une incitation à poursuivre
une politique nuisible à tous points de vue à la
paix… et donc à leurs intérêts ! Mais
elles ne sauraient garder plus longtemps ce silence dès
lors que le peuple se lève pour reconquérir ses
droits, malgré l’inévitable répression.
Djibouti
entrerait alors dans un engrenage difficilement maitrisable de
violences politiques qui mettrait directement en cause leurs intérêts
et elles ne pourront sauf à les mettre en péril,
soutenir une dictature contre un peuple déterminé
et pacifique…Nous les invitons donc à prendre leurs
dispositions pour jouer dès la rentrée, un rôle
à la mesure de leur rang et de leurs missions de paix et
de développement, car en 2011…il sera trop tard !!!
Dans
la région, il semblerait qu’elles privilégient
la guerre contre le terrorisme à une prévention
efficace qui serait pourtant financièrement et militairement
moins coûteuse, mais il ne faut pas désespérer
de les voir corriger leurs erreurs…
Uguta/Toosa,
mai 2010
Ismail
O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
2011
: l'année de la démocratie
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Titre 19/ afar
: QAFAR XAYLOL INKI MISSILA BAAHAHAN
(par Wade, chanteur de Kassow)
Away,
warsam fayla kicna numih kasaay
Nagatal duma fayla kicna num yeneeh
Is’abba celta kaak yeenik, can cinak yen
Kok abba gaddali’yyeenik, farcitak yen
Can inki waqdi futta yaah cayyeh iyyaah
Isih leemik too numuh raaqak yeneeh
Sidiica’bar ligàh xiinaah, fayla kicna
Kaa faylisak kay aftoh yan num yeneeh
Nammayak bodi Laat duwah yeneeni’yyen
Fayla kicna numuk, saga ukuwuk sugteeh,
Too sagah canat angaluk yeneeni’yyen
At’abba celtah ah geera yol cab iyyek,
Can inki waqdi fùttu yaah, cayyeh iyya.
Ana’a wakti, woo numih qamal ableh an.
Is’abba celta kot-koole, y’awlà tekkeeh,
Beera beeca lakal le qilsa nee geyteeh
Faylisak le canak qiden duqur nekkeeh,
Yok biso able kalah, migaq le barrà’bteeh.
(T’able-way, cedi koo mahaak mareyta ekkeeh),
Kuraani qarsi yeyyeeqe wakri ekkeeh.
(Gadda gey MOHAMMED ALI MOHAMMED)
Uguta/Toosa,
juin 2010
Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2010
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Titre 20/ DJIBOUTI 10/07/2010 : Rafle
dans la région d'Obock
NOTE
D’INFORMATION DU 10 JUILLET 2010
par
LDDH
Rafles
de civils nomades dans la région d'Obock : comme
en mai 2006 ? L'armée Djiboutienne aurait arrêté
depuis hier des dizaines de civils nomades dans l'ouest d'Obock,
les personnes arrêtées seraient actuellement internées
dans la caserne militaire de la ville d'Obock.
Selon
plusieurs sources concordantes, les opérations
de ratissage et de répressions à l'encontre des
civils seraient dirigées par le colonel ABDO ABDI DEMBIL;
cet officier supérieur avait déclenché en
mai 2006 une répression sans précédent contre
les populations rurales des deux districts du nord, que les autorités
avaient présenté à l'époque comme
étant une lutte à grande échelle contre le
banditisme et la criminalité sévissant dans le nord;
on connait la suite...
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains(LDDH) dénonce
vigoureusement les arrestations arbitraires et les détentions
abusives dont sont victimes les civils nomades de l'arrière
pays d'Obock déjà gravement affectés par
la sécheresse, la soif et la malnutrition; selon les informations
reçues, plus d'une centaine de personnes raflées
à GALI DABBA, localité située
à l'ouest d'Obock seraient toujours détenues par
l'armée malgré les protestations des notables et
de la population devant les autorités administratives de
ce district.
Face
à ces exactions contre les civils qui prennent une nouvelle
ampleur, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) interpelle
la communauté internationale, les organisations de défense
des droits de l'homme, et les grandes puissances militairement
présentes à Djibouti sur les dangers de cette hystérie
répressive pour la stabilité de notre pays.
NOEL ABDI Jean-Paul
Président de la LDDH
Uguta-Toosa,
juin 2010
Ismail
O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 21 / Communiqué
de l'Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti
(ORDHD)
17 rue Hoche 93 100 Montreuil-sous-Bois
Courriel : ordhd@hotmail.com
Un
militant du FRUD, dans un état grave, à la prison
de Gabode
Mohamed
Ahmed dit Jabha, militant de longue date du Front pour
la Restauration de l’Unité et la Démocratie
(FRUD) a été arrêté le 1er mai 2010,
près du Moussa Ali (Nord Ouest de district de Tadjourah)
par des éléments de l’Armée. Il a été
arrêté alors qu’il aurait essayé de défendre
une femme enceinte victime de tentative de viol de la part des soldats.
Porté
disparu dans un premier temps, Il a été sauvagement
torturé dans les locaux des Services de Sécurité.
Il a été transféré ensuite à
la brigade du Nord de la gendarmerie où il a passé
10 jours dans des conditions difficiles (privé de nourriture).
Il sera conduit par la suite à la prison de Gabode où
il est détenu depuis le 30 juin, sans aucun soin.
Il
souffre des contusions multiples, côtes cassées, tympan
éclaté, il crache du sang et a énormément
de difficultés pour se déplacer.
Le
président Ismael Omar Guelleh a cité cet homme dans
son discours au Conseil de sécurité de l’ONU
le 29 mai dernier en le qualifiant de chef de bandes à la
solde de l’Érythrée.
L’ORDHD
–
Condamne les tortures systématiques infligées
à toutes les personnes arrêtées (les militants
politiques et les civils)
– Dénonce les sévices corporels et les
traitements inhumains et dégradants qu’a subit Mohamed
Ahmed Jabha dans les locaux de la Sécurité et de la
Gendarmerie,
– Lance un appel à la Croix Rouge Internationale,
pour qu’elle s’intéresse aux conditions de détention
et à l’état de santé de Mohamed Ahmed
Jabha.
– Exige le jugement des tortionnaires, et la fin de
l’impunité.
Fait
à Montreuil, le 3 juillet 2010
pour l’Observatoire, Renée Avignon
L’Observatoire
pour le respect des droits humains à Djibouti, crée
en France en février 2002 est issu du Comité pour
le respect des droits de l’homme à Djibouti. Il regroupe
des citoyens d’Europe et de Djibouti.
Uguta-Toosa,
mai 2010
Ismail
O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
2011 : L'année de la démocratie
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(Information
partagée avec nous par Afar-Network)
Titre 22 : Djibouti
: les enfants dans une
pauvreté "abjecte" seon l'UNICEF
Commentaire
de Uguta-Toosa : Découverte de taille
apparemment ! Après des décennies de présence
à Djibouti, l'UNICEF découvre subitement que les enfants
vivent dans des conditions misérables dans la capitale et
le milieu rural. "Deux enfants sur trois sont privés"
d'abri, d'accès à l'eau, à l'alimentation,
à l'éducation ou à la santé ! Ce lamento
tardif est-il sincère ou vise-t-il à apporter quelques
fonds supplémentaires à la campagne présidentielle
du chef de l'Etat sortant ? Enfin, il n'est jamais trop tard pour
changer le fusil d'épaule...
Les responsables de l'UNICEF, y compris la direction du PNUD - entretenant
des liens privilégiés avec nos gouvernants corrompus,
finissent par acquérir des réflexes et des habitudes
d'expatriés. Après un bref séjour, leur mission
se réduit à cultiver leurs relations mondaines. Cela
s'appelle "s'adapter à l'environnement local".
Le mimétisme peut aller très loin, jusqu'à
la complicité. Quant aux fonds et matériels alloués
à des projets humanitaires, ils ont tendance à se
volatiliser... Pas pour tout le monde. Un autre péché
des organismes des nations-unies : les critères à
partir desquels ils apprécient une crise humanitaire manquent
de lisibilité pour le commun des mortels. Comme leurs zônes
d'intervention sont déterminées par les autorités
nationales, leur analyse présente toujours un caractère
partial et partiel. Certains rapports du HCR
prétendent que, le pays étant stable, il n'y a pas
de réfugiés djiboutiens dans le monde !
Il suffit de se reporter, par exemple, aux régions affectées
par la sécheresse et les populations menacées par
la famine en république de Djibouti (cf.
Titre 13 : Djibouti : la moitié
de la population rurale a besoin d'aide alimentaire, irin).
Qu'est-ce
qu'on remarque ? La région la plus menacée, nous dit-on,
est le sud de Djibouti-ville et les zones avoisinantes. Une telle
présentation des choses surprendra plus d'un Djiboutien !
Nous savons tous que la plus forte concentration de la population
nomade, donc la population la plus vulnérable de notre pays,
on la localise dans les régions de Dikhil, de Tadjoura et
d'Obock. N'importe qui le sait. Alors quel crédit faut-il
accordé à un tel diagnostic ? Qui ignore que le sud
de Djibouti bénéficie d'une couverture humanitaire
cent fois plus importante que le nord de Djibouti, où l'accès
des ONG est réglementé. Sans évoquer la discrimination
que leur inflige l'Etat, l'enclavement et leur éloignement
par rapport à la capitale rendent la précarité
de ces nomades encore plus grande. Disons
que les nomades afars de Djibouti vivent le même calvaire
et la même discrimination de la part des missions humanitaires
que les Somalis d'Ogaden ! Il est vrai avec moins de violences et
d'exactions de la part du pouvoir central. (Les Djiboutiens doivent
être renseignés sur ce point : Addis-Abeba mène
un véritable génocide contre les Ogadéni.)
L'UNICEF est, à Djibouti, à l'image de l'Etat : corrumpue
et intégré au réseau mafieux qui alimente en
dons et en argent l'entourage du chef de l'Etat.
Direction de Uguta-Toosa
15
juin 2010 – L'UNICEF et le Ministère djiboutien
de la Promotion des femmes et des Affaires sociales ont rendu public
mardi un rapport sur la pauvreté infantile qui révèle
que la majorité des enfants de Djibouti vivent dans une pauvreté
« abjecte » qui les expose à des menaces
de mort.
«
L'intensité de la pauvreté à Djibouti nous
montre dans quel type d'environnement dangereux vivent les enfants
et leur exposition à l'exploitation et aux abus »,
a indiqué la Représentante de l'UNICEF à Djibouti,
Josefa Marraton, en présentant le rapport.
Selon
le document, deux enfants sur trois sont privés d'au moins
un droit fondamental, celui d'avoir un abri, celui d'avoir accès
à l'eau, à l'alimentation, à l'éducation
ou à la santé.
L'absence
d'abri est le problème le plus répandu, avec plus
de la moitié des enfants de Djibouti qui ne disposent
pas d'un vrai domicile. Les chiffres sont encore plus alarmants
dans les milieux ruraux où 9 enfants sur 10 n'ont
pas de maison.
Le
rapport souligne aussi que si les enfants qui vivent dans les zones
urbaines sont plus exposés aux risques d'exploitation et
d'abus, ceux qui vivent dans les zones rurales sont deux fois plus
nombreux à ne pas avoir accès aux services
de base.
En
dépit des progrès significatifs réalisés
ces dernières années pour offrir des services sociaux
basiques aux enfants, comme la gestion intégrée des
maladies infantiles, le développement de la scolarisation
et l'assistance aux orphelins, l'UNICEF craint que les avancées
réalisées soient anéanties par le haut niveau
de pauvreté.
Seule
manière de l'éviter pour l'agence onusienne, mettre
l'aide aux enfants au sommet des priorités des politiques
publiques, des prises de décisions et de critères
d'allocation de ressources.
Déjà
délicate, la situation est compliquée par le problème
de la forte malnutrition. Selon le rapport de l'UNICEF et du gouvernement
djiboutien, 28.8% des enfants de moins de cinq ans font face à
une malnutrition aigüe et 5,2% de ceux-ci « sont sévèrement
mal nourris et risquent de mourir ».
Face
à cette situation, l'UNICEF va intensifier ses actions et
continuer son programme « Survie et développement
de l'enfant » qui inclut notamment des campagnes de vaccinations,
des distributions de compléments alimentaires à base
de vitamine A et de la sensibilisation à la santé
au sein des collectivités locales.
En
conclusion, le rapport propose un certain nombre de recommandations
destinées à renverser la situation : placer les enfants
au cœur des politiques de développement et de réduction
de la pauvreté, s'assurer de la mise en œuvre immédiate
des politiques de lutte contre la malnutrition, accroître
la sécurité alimentaire, promouvoir la liberté,
adopter des actions à l'impact plus fort pour réduire
la pauvreté des enfants.
«
Il est temps d'agir pour remplir nos engagements pour les enfants
de Djibouti. La clé de leur futur repose sur notre capacité
à changer la réalité faite de privation dans
laquelle ils vivent », a finalement souhaité la
Représentante de l'UNICEF à Djibouti, Josefa Marraton.
Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22185&Cr=Djibouti&Cr1=
Uguta-Toosa,
mai 2010
Ismail
O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre
23 / Appel
à la manifestation du
13 Juillet 2010
18H Place de la République
(angle bd Magenta)
50 ans de Françafrique, ça suffit !
Arrêtons le soutien aux dictateurs !
Soutenons les peuples africains !
Le
14 juillet à Paris, des unités militaires de 14 pays
africains défileront sur les Champs - Elysées, au
côté des troupes françaises. Convoqués
par Nicolas Sarkozy, les chefs d'État, amis
de toujours de la France et des réseaux de la Françafrique
: les Gnassingbé (Togo), Bongo (Gabon), Compaoré
(Burkina Faso), Déby (Tchad), Sassou Nguesso (Congo Brazzaville),
Biya (Cameroun) seront présents dans la tribune
présidentielle.
Ceux-là, ainsi que d'autres dictateurs et putschistes, responsables
pour certains du massacre d’une partie de leur population
et du maintien de celle-ci dans la pauvreté, viendront s'assurer
du soutien politique, économique et militaire et de leur
enrichissement personnel auprès de leur ancienne puissance
coloniale.
La France qui, durant la colonisation, avait abondamment pillé
les ressources et utilisé les peuples comme réservoir
de main d’œuvre, poursuit depuis 50 ans sa politique
par tous les moyens, au détriment du développement
des pays concernés, ce qui amène de nombreux africains
à migrer pour nourrir leurs familles.
Dans la plupart des pays concernés, les gouvernements de
la France ont éliminé ou se sont rendus complices
des assassinats de leaders qui ont combattu pour l’indépendance
de leur pays comme Patrice Lumumba, Medhi Ben Barka, Félix
Moumié, Ruben Um Nyobé, Ernest Ouandié, Thomas
Sankara, Sylvanus Olympio, Farhat Hached…
(à ajouter Mahmoud Harbi de Djibouti).
Les autorités françaises ont mis en place des dictateurs,
intégrés dans les réseaux de la Françafrique
où ils côtoient l’Etat major de l’Armée,
l’Elysée et des grandes entreprises comme Total, Bouygues,
Bolloré, ou Areva. De l’Afrique de l’Ouest au
Maghreb où Ben Ali et Mohamed VI prospèrent sur le
dos de leurs peuples, l’héritage du colonialisme est
toujours présent.
Aujourd’hui encore, la plupart des élections dans ces
pays sont truquées, les opposants souvent emprisonnés,
parfois torturés ou assassinés, par ceux là
même qui défileront le 14 juillet , avec la complicité
des autorités françaises.
A cette politique françafricaine s’ajoute une agriculture
exportatrice européenne et la recolonisation des terres qui
détruisent les productions locales, accélèrent
le réchauffement climatique et contraignent les paysans africains
à fuir les campagnes ou à migrer vers l’Europe.
Cette « Europe Forteresse » qui fabrique des sans papiers,
les exploite et les expulse sous couvert d'accords de réadmission
codifiés dans la Directive Européenne de la Honte,
au mépris de la Convention Européenne des Droits de
l’Homme.
CONTRE
:
· Le soutien de la France aux dictateurs qui vivent impunément
des rapports néocoloniaux au détriment du développement
de leurs pays et du bien-être des populations ;
· La torture, les massacres, les assassinats politiques,
les trafics d'armes, et l'impunité de leurs auteurs et de
leurs complices ;
· La vie chère et la hausse des produits de première
nécessité en Afrique ;
· Le pillage du continent par les pays riches par le biais
de leurs multinationales, de la Banque Mondiale et du FMI ;
· L'impunité, la criminalité financière
et les paradis fiscaux et judiciaires ;
· La politique africaine de la France menée par Nicolas
Sarkozy et ses prédécesseurs.
POUR
:
· La démocratie et des élections libres et
transparentes ;
· Le respect des droits humains ;
· L'annulation de la dette illégitime payée
par les peuples africains ;
· L'accès de tous à l'alimentation, à
l’eau, à la santé, à l'éducation,
à l'emploi, à l'habitat, et à la justice ;
· Une vraie mobilisation contre le Sida et le paludisme ;
· La régularisation de tous les Sans Papiers : Grévistes
en lutte depuis 8 mois et Marcheurs partis de Paris le 1er Mai pour
aller interpeller les dictateurs africains réunis à
Nice le 31 mai, tous ensemble unis et déterminés dans
un combat commun ;
· La fermeture des bases militaires françaises en
Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et policière
française aux dictateurs sous couvert d’Aide Publique
au développement.
Nous,
organisations françaises et africaines, exigeons un partenariat
entre l’Europe et l’Afrique pour le développement
et l'émancipation de l'Afrique hors de la tutelle du gouvernement
français.
Manifestons
contre la Françafrique ! Place de la République, Paris,
le 13 juillet, à 18 h.
Bal anticolonial, 20h30, au Ministère de la régularisation
de Tous les Sans papiers, 14 rue Baudelique, 18ème, Métro
Simplon, (ligne 4).
Premiers
signataires :
Union des Populations du Cameroun, CODE (Collectif des Organisations
Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise),
CNR-MUN (Conseil National pour la Résistance - Mouvement
Umnyobiste Cameroun/Allemagne), Mouvement panafricaniste de Munich
( AK Panafrikanismus München), Fédération Congolaise
de la Diaspora, CAAC Comores, Attac Gabon, FTCR (Tunisie), La Voie
Démocratique (Maroc), Sortir du Colonialisme, Survie, AFASPA,
MRAP, Droits Devant, CEDETIM, IPAM, Afriques en lutte, Respaix Conscience
Musulmane (RCM), Réveil des Consciences, « 93 au cœur
de la République » (Aubervilliers) L'Association Culturelle
des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT), Ministère
de la Régularisation de Tous les Sans papiers, CNT, Union
Syndicale Solidaires, Les Alternatifs, NPA, la FASE, PCF, Les Verts,
( à ajouter UGUTA-TOOSA
(Djibouti).
UGUTA-TOOSA
signe l'appel et prendra part à la manifestation mais il
souhaite que le nom de Mahmoud Harbi (martyr djiboutien assassiné
en 1960 par les servicse de renseignements français) soit
ajouté à la liste des martyrs africains célébrés.
Ismail
O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 24 : les Djiboutiens entre colère et peur
(Par
Ina Geelle)
UGUTA-TOOSA
: Chaque fois, le régime crée
des animosités entre les communutés djiboutiennnes
pour faire diversion et ainsi les empêche-t-il de se focaliser
trop sur l'origine de leur malheur qui n'est autre que le régime.
Ismail OMar Guelleh est le seul responsable de notre malheur.
L’actualité
djiboutienne est rythmée par deux évènements
majeurs dictés bien sûr par le régime liberticide
de Guelleh :
- La première tient en effet au spectre
de l’assassinat du Colonel Chef d’Etat-major de la Gendarmerie,
le défunt Abdi Bogoreh Hassan. Une disparition qui est encore
fraîche dans tous les esprits. Tout le monde a peur puisque
chacun dispose désormais de la preuve irréfutable
que le crime d’Etat n’épargne aucun Djiboutien.
Les partisans ne sont donc pas à l'abri de la violence de
leur maître. En commettant cet acte, Guelleh et son régime
ont atteint - temporairement atteint - leur objectif : vaincre par
la peur et la terreur toute velléité d’opposition
émanant de l’intérieur, une manière de
s’assurer de l’emprise totale à la fois sur les
corps et sur les esprits.
Ont-ils oublié que la force ne fait ni le droit ni
la légitimité et que celle-ci (la force) est toujours
instable en tant qu’elle est toujours susceptible d’être
renversée par une autre force ?
- La deuxième tient dans la colère exprimée
par la majorité des Djiboutiens, en particulier de l’
« intellengsia issa", (j’en fais partie et vous
l’avez compris depuis longtemps) à l’égard
du comportement jugé « inadmissible
» de la première Dame, Odette Haïd ou
Kadra Haïd.
En effet, depuis plusieurs mois, celle qu’il est désormais
convenu d’appeler « Madame la Présidente »
se fait de plus en plus visible sur la scène publique par
des initiatives malheureuses qu’elle ne cesse d’entreprendre
sans avoir des comptes à rendre à personne. La bénédiction
de son cher et tendre mari la protège.
Que
fait-elle qui suscite tant d’angoisses, d’inquiétudes
et d’interrogations au sein de la communauté issa ?
« Elle remplace automatiquement chaque cadre issa évincé
par un Issak, un membre de sa tribu et cette situation prend des
proportions considérables. Nous sommes chaque jour colonisé
par des Issacks » nous affirme Robleh, un jeune Djiboutien
issa, cadre en marketing à Djibouti.
Cette déclaration sortie de la bouche de ce jeune homme traduit
un aveu d’échec, de déceptions et de frustrations
et témoigne d’une ironie de l’histoire : l’ostracisme
ne frappe plus uniquement les Afars qui le subissent bien entendu
toujours mais également les Issas, jadis
utilisés comme une carapace pour contrecarrer la menace supposée
mortelle de la communauté Afar à l’encontre
du prétendu « régime issa ». Deux
illusions qui ont perdu de leur efficacité.
Pour nous, il est urgent de tirer les leçons de cette situation
qui ne fait que confirmer nos précédentes analyses
et observations des articles publiées sur notre site d’Uguta-Toosa
: "Ismaël Omar Guelleh n’est ni bon pour
les Issas ni bon pour les Afars".
Nous ne pouvons donc qu’affirmer avec force et conviction
ce mot de notre Président Ali Coubba :
ISMAEL
OMAR GUELLEH doit quitter le pouvoir en 2011.
Uguta-Toosa, mai 2010
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Titre 25 /
LDHD : NOTE D’INFORMATION DU 4 JUILLET
2010
« NON
AU 3ème MANDAT
car : IOG est Incompétent, et c’est un criminel avec
ses négligences…
sa politique délibérée face aux calamités
provoquées,
les détournements des sommes d’argent inimaginables.
IOG GET OUT scandent les Jeunes chômeurs ».
Mardi dernier 29 juin 2010, les Travailleurs du secteur paramédical
des Hôpitaux : Peltier, Dar El Hanan, Italien de Balbala auraient
mis fin à la grève qu’ils avaient déclenché
le 10 juin 2010 car ils auraient perçu les primes et espérons
que les autres engagements seront respectés.
Toutefois, par Note du 15 juin 2010, la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) avait souligné et réitère les
points suivants :
- dénonce d’une manière générale,
tous les Détournements des Fonds Publics, des Biens Sociaux,
pire encore les dons en médicament et autre assistance financière
à divers échelon ministériel ;
- encourage l’ouverture d’Enquête Indépendante
et une Expertise Internationale sur les Détournements en
particulier pour les Départements ministériels aux
objectifs essentiellement sociaux tels que la Santé, l’Education,
l’Intérieur dans la lutte contre la sécheresse
et les calamités naturelles ;
- d’autres secteurs comme l’EDD qui endettent et hypothèquent
à outrance l’avenir et à la viabilité
de notre pays nécessite d’urgence un Audit International
Indépendant et dont leur Rapport devra être public
et médiatisé.
Conscients que pour des raisons, soit disant, Géostratégiques
et en cette période où les Forces pré positionnées
en République de Djibouti se seraient engagées sans
commune mesure, à soutenir le maintien par la Force du «
minable Dictateur »Ismaël Omar Guelleh ;
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est inquiète
des tentatives de classer Secret d’Etat les plaintes des Organisations
Internationales Humanitaires ainsi que celles des Bailleurs de Fonds
pour les grosses sommes vertigineuses empochées à
divers niveaux de l’Etat, y compris le candidat au 3ème
mandat illégal et ce en tant que Premier Argentier de l’Etat.
NOEL ABDI Jean-Paul
PS
:
Depuis février 2010, le choléra fait des victimes
d’Obock à Djibouti, le nombre de morts est un Secret
d’Etat, malgré l’aide Internationale, qui «
s’évapore rapidement » (non pas sous l’effet
de la canicule), il est temps de comprendre que cette aide précieuse
ne sert à rien car immédiatement placée dans
des paradis fiscaux comme les îles Caïman.
L’aide pour la lutte contre la Tuberculose empochée,
pour l’aide en milliards contre le Sida totalement disparue.
Depuis une semaine les quartiers 7 et 7bis les victimes enfants
se comptent par centaines et dorment par terre jusque dans les halls
de l’Hôpital Peltier, souvent sans perfusion.
La seule aide que le Peuple Djiboutien accueillerait avec reconnaissance
est celui de voir une mobilisation nationale et internationale pour
déloger à jamais cette Equipe de Mafieux imposée
par les Forces Etrangères.
_________________________________
Titre
25 (bis) : NOTE D’INFORMATION DU 6 JUILLET
2010
L'IGAD
: auteur principal du Génocide du Peuple Somali.
Il est temps à la Communauté Internationale d’éradiquer
le cancer de l’IGAD…
A quand la fin des mensonges onusiennes ?
Presque deux ans auparavant, une Intellectuelle Somalie réfugiée
au Kenya, par téléphone nous avait demandé
d’entamer des démarches afin de dénoncer ce
qu’elle considérait comme un fléau à
éradiquer, le « Fléau du Cancer de l’IGAD
».
D’autres personnes nous ont téléphoné
de Johar, de Belweeyn, de Kismayo.
C’est dans cet esprit, que nous avons, dès le début
2009, dénoncé le tandem OULD-IOG sous couvert de l’IGAD,
nous avons dénoncé le Gouvernement fantoche créé
dans un Hôtel à Djibouti avec cinq cents personnes
venues en grande majorité des Etats-Unis et de l’Europe,
tout en s’appuyant sur les Forces tueuses du Burundi et de
l’Ouganda qui sont responsables des carnages à Mogadiscio
depuis le départ des trois Divisions (36 000 soldats) de
l’Armée coloniale Ethiopienne, nous avons dénoncé
toutes ces Forces Etrangères qui sont chargées de
l’extermination systématique des populations ciblées
de la Somalie en particulier celles de la capitale Mogadiscio.
Ces Exterminations systématiques et ciblées resteront
Impunies car cautionnées par les Etats-Unis, la « France
Européenne » ainsi que le Conseil de Sécurité
des Nations Unies.
A l’heure actuelle, alors que la quasi-totalité du
Territoire Somali est bel et bien libéré des Forces
Etrangères, alors que le Peuple Somali commence à
respirer l’air de la Dignité, alors qu’il ne
reste plus que quelques PAQUETS DE MAISONS encore occupées
par les Forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda, les Mensonges
Onusiennes fusent d’Addis Abeba, les mensonges Onusiennes
continuent à tuer afin de justifier les dépenses débloquées,
mais jamais contrôlées, aux frais des contribuables
des pays solvables.
L’Intellectuelle réfugiée avait raison, car
le cancer de l’IGAD tue des dizaines et des dizaines de milliers
des populations fragilisées Somalies.
Au lieu de s’acquitter de sa mission première, à
savoir : le Développement et la lutte contre la Désertification,
c’est la Logique de l’absurde de certains dirigeants
Africains de l’IGAD, logique illogique qui prédomine
et consister à « la désertification des populations
Somalies » par Extermination : Crimes de Guerre, Crimes de
Génocide.
C’est dans cette logique absurde, que certains dirigeants
du cancer de l’IGAD viennent encore à récidiver
tout en amplifiant les Massacres et les Exterminations par le feu
des bombardements et maintenant depuis la dernière Conférence
de l’IGAD qui vient de se terminer en augmentant le nombre
des soldats mercenaires aux couleurs africaines.
Au Peuple Somali qui souffre, votre Devoir est celui de continuer
à vous mobiliser à vous défendre et libérer
totalement votre pays et votre Peuple, de continuer votre combat
afin de mettre en échec les projets macabres que le cancer
de l’IGAD veut mettre en application en affectant 2 000 autres
soldats peut-être des éléments de la France
ou autres troupes en provenance de Djibouti.
Il est temps à la Communauté Internationale de tout
mettre en œuvre afin d’éradiquer l’IGAD,
afin d’éradiquer la politique cautionnée par
le Conseil de Sécurité des Nations Unies portant «
Extermination du Peuple de la Somalie du Sud et de l’Ogaden
», il est temps à la Communauté Internationale
à mettre fin aux Crimes de Guerre et Crimes de Génocide
sur les populations civiles dans notre région de la Corne
d’Afrique.
Le Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) devrait
se saisir pour Enquêter sur les Crimes de Guerre, Crimes de
Génocide, Crimes contre l’Humanité en République
de Somalie en particulier à Mogadiscio et en Somalie Occidentale
(Ogaden).
NOEL ABDI Jean-Paul
Uguta-Toosa,
juin 2010
Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 26
/
Djibouti, «Pour ne pas attendre
le boycott en 2011» (partie I)
par M. Cassim Ahmed Dini
(représentant plénipotentiaire
de l'ARD)
LNA
: Nous publions des extraits d’un article en deux parties
de Cassim Ahmed Dini, lisible intégralement sur notre site
internet. Cette contribution au débat djiboutien ne reflète
pas nécessairement le point de vue de la Rédaction.
– LNA (Les Nouvelles d'Addis)
Commentaire de Uguta-Toosa
: C'est avec des critiques raisonnées
du régime et l'autocritique que l'opposition pourra avancer.
La nature et la qualité de l'analyse présentées
ici par Cassim Ahmed Dini traduisent mine de rien la force de
frappe que possède notre famille politique brimée
depuis trente trois ans. Si l'opposition veut acquérir
"crédibilité" et "sérieux"
qui lui font défaut, elle doit nouer un dialogue et un
débat entre ses membres. L'échange d'idées
et d'articles, arguments et contre-arguments, ne peut en aucun
nuire à notre lutte, bien au contraire. En se taisant,
on laisse la rumeur prendre en otage l'opinion publique; la rumeur
finit par se substituer dangereusement à l'information
et à l'analyse.
(La direction UT)
I.
– UN ROITELET SOURD À TOUT DIALOGUE
La
situation qui prévaut actuellement à Djibouti est
la résultante de la neutralisation réciproque de
deux forces d’inertie. D’un
côté, le régime de parti unique camouflé,
se maintient par la fraude, le tribalisme et le chantage au salaire
[…] [et] réprime par la force toute velléité
démocratique. Avec ses législatives de février
2008, il a clairement démontré qu’il préférait
se discréditer par une seule liste en lice plutôt
que de garantir un scrutin libre et transparent. De l’autre,
une opposition qui, par son boycott tacitement reconduit, s’est
de facto mise hors champ de la compétition politique
et, parce qu’elle est incapable de faire advenir quelque
alternance politique que ce soit étant donné que
son terrain de lutte est celui d’une “légalité”
sujette à caution, est jugée inoffensive et peu
prise au sérieux. Effectivement, en l’absence d’un
syndicalisme libre et d’une société civile
organisée, la contestation est réduite au strict
minimum : celui d’une façade démocratique
dont se satisfont les bailleurs de fonds pour décerner
leur label de respectabilité, indispensable à la
coopération tous azimuts.
La
question qui se pose à l’UAD est : que faire pour
éviter d’être condamnée au boycott lors
de la présidentielle de 2011 ? Avant d’établir
une stratégie de combat ou d’évaluer les chances
de dialogue, il faut définir l’ennemi puis saisir
les fondements de sa domination.
Parler
de régime à propos du RPP et de ses satellites est
une facilité de langage qui ne doit pas masquer une donnée
fondamentale : l’ennemi à abattre est un seul homme
autour duquel une cour s’est structurée en cercles
concentriques. Ismaël Omar Guelleh est un spécialiste
du clientélisme (symptôme du tribalisme, maladie
infantile des États post-coloniaux) qui redistribue à
ses courtisans les bénéfices d’une entreprise
qu’il a perfectionnée après en avoir hérité
de son oncle. Cet usurpateur n’ayant aucune qualité
intrinsèque à exhiber ni aucune action remarquable
à son actif, doit impérativement contrôler
toutes les ressources coercitives ainsi que les opinions en se
médiatisant en permanence. [ ]
Deux
interviews, deux versions
Au
fait, Ismaël Omar Guelleh a-t-il oui ou non reconnu que le
président Chirac lui ait suggéré
de
saisir la Cour internationale de justice contre la France pour
demander la transmission du dossier Borrel ? […] Voici deux
réponses contradictoires de Guelleh à Jeune Afrique
; petite illustration de sa propension au double langage.
Juin
2007.
–
Jeune Afrique : « Des pièces saisies lors des
perquisitions du mois d’avril aux ministères de la
Justice et des Affaires étrangères indiqueraient
que les autorités françaises vous auraient suggéré
de déposer un recours contre la France devant la Cour internationale
de justice, afin de contraindre la juge Sophie Clément
à transmettre le dossier d’instruction à la
justice djiboutienne… »
–
Ismaël Omar Guelleh: «Comme si nous étions des
enfants ou des mineurs qui avions besoin qu’un Blanc nous
tienne par la main ! Trente ou cinquante ans après les
indépendances, on continue à considérer les
Africains comme de grands enfants. Il est vraiment malheureux
que les Européens n’arrivent pas à se défaire
de leur complexe de colonisateurs. »
Février
2008.
–Jeune
Afrique : « Il se dit que c’est Jacques Chirac,
alors chef de l’État, qui vous aurait suggéré
de porter plainte devant la CIJ pour avoir accès au dossier
de l’affaire Borrel. Est-ce exact ? »
–
Ismaël Omar Guelleh : « C’est exact. Au cours
d’un entretien que j’ai eu avec Jacques Chirac en
2005, je lui ai posé cette question : “Vous me dites
que vous n’avez aucun pouvoir sur votre justice et que vous
ne pouvez rien faire pour moi. Or, moi, j’ai à me
plaindre de votre justice. Je me sens trahi, je me sens sali.
Que dois-je faire ? Je ne vais tout de même pas aller agresser
madame Borrel ?” Il m’a alors répondu : “Vous
n’avez qu’à aller attaquer l’État
français devant la Cour de La Haye, elle est faite pour
ça. Moi, je suis impuissant…” C’est ce
que nous avons fait. »
Le
mensonge est flagrant. Discuter avec un tel individu doit être
pénible. […] Cependant, on aurait tort de croire
que c’est uniquement par manque de gratitude qu’il
assassine ainsi un
Chirac
tout juste incapable d’arrêter la machine judiciaire.
Ismaël Omar veut peut-être plus plaire à Sarkozy
qui ne porte pas particulièrement son prédécesseur
dans son coeur […]. En fait, nul n’ignore ici tout
ce qu’il doit aux Renseignements français qui l’ont
choisi et adoubé
en
1999 […]. Et si l’opposition n’a jamais cherché
à instrumentaliser l’affaire Borrel, c’est
surtout parce que la France a perdu le respect des Djiboutiens,
du fait de son soutien à IOG.
Des
larmes de crocodile
Il
est impossible que le roitelet Ismaël Omar dialogue avec
les dirigeants de l’UAD puisque, pour lui, ils n’en
sont pas dignes :
–
Jeune Afrique : « L’opposition, qui a boycotté
l’élection présidentielle de 2005, s’apprête
à récidiver le 8 février à l’occasion
des législatives. C’est embêtant pour votre
image de marque. »
–
Ismaël Omar Guelleh : « Oui, je le regrette. Mais
à qui la faute ? Nous avons tout fait pour qu’elle
participe, offert toutes les garanties. Français et Américains
lui ont conseillé d’y aller, quitte
à examiner ensuite les éventuels contentieux. Rien
n’y a fait, En réalité, cette opposition n’a
plus de leader depuis la disparition d’Ahmed Dini et le
ralliement de ses principaux chefs à l’Union pour
la majorité présidentielle.
»
Contrairement
à Ismaël Omar, la pudeur s’impose à nous
lorsqu’il s’agit de parler d’un défunt.
[…] Et ce qu’il dit à propos de l’opposition
montre que celle-ci n’a rien à espérer de
lui :
a)
Il n’a répondu à aucune des correspondances
que l’opposition lui a adressées afin que soit garanti
un minimum de transparence électorale. Bien au contraire,
l’intimidation des électeurs (dont certains avaient
poussé le 10 janvier2003 la naïveté jusqu’à
croire possible une alternance par les urnes) est venue renforcer
la panoplie de la fraude.
b)
Prétendre qu’Américains et Français
auraient “conseillé” à l’UAD de
participer est non seulement malhonnête (on a l’habitude)
mais surtout malhabile car cela reviendrait à cautionner
une ingérence dans les affaires intérieures de Djibouti
!
c)
Se présentant lui-même comme un leader providentiel,
il impose cette illusion héroïque en enterrant l’opposition
avec Ahmed Dini ; et un mort ne revenant pas…
d)
Certains opposants ont effectivement viré leur cuti et
rejoint lors des législatives du 10 janvier 2003 la mouvance
au pouvoir. Dire d’eux qu’ils sont les « principaux
chefs » de l’opposition est pour le moins excessif.
Question : lequel de ces reconvertis a dit un jour, alors qu’il
était ministre : « Afar et Issa ne peuvent pas
vivre en paix à Djibouti. Le pays devra appartenir en exclusivité
à un seul de ces deux groupes » ? Idéologie
raciste qui pourrait expliquer bien des errances et demande que
l’on s’intéresse aux fondements de ce régime.
Après
la psychopathologie d’un président omniscient et
omnipotent, pour se contenter d’une terminologie polie,
il faut comprendre comment “le fou s’est échappé
de l’asile”.
II.
– UNE IDENTITÉ DJIBOUTIENNE À CONSTRUIRE
[…]
Zorro arrive trop tard. Il n’en a pas toujours été
ainsi, et pour cause, Ismaël Omar Guelleh tente depuis peu
de s’inventer des faits d’armes anticoloniaux. Les
langues les plus méchantes se contentent ici de rappeler
qu’il a commencé sa carrière dans la police
coloniale, à la brigade des Moeurs […]. Hélas,
le policier Ismaël Omar Guelleh n’était nullement
prédestiné à l’héroïsme
indépendantiste. Mais lisons d’abord sa version des
faits :
–
Jeune Afrique : « Vous avez été membre
de la police française de Djibouti pendant dix ans, avant
d’en être évincé en 1974, trois ans
avant l’indépendance. Pour quelles raisons ?
»
–
Ismaël Omar Guelleh : « Pour des raisons politiques.
À l’instar de beaucoup de Djiboutiens, je considérais
comme nocif le gouvernement local d’Ali Aref, manipulé
depuis Paris par Jacques Foccart puis René Journiac et
qui s’appuyait sur des milices afares afin de faire régner
la terreur. Persuadé que je complotais contre lui, Ali
Aref a ordonné mon limogeage. »
–
JA : « À raison, puisque vous complotiez effectivement.
»
–
IOG : « Exact. Ali Aref représentait un danger
pour l’avenir de Djibouti. »
Dans
ses deux questions, le journaliste a présenté deux
contrevérités par complaisance et, dans ses deux
réponses, Ismaël Omar Guelleh a menti au moins quatre
fois.
Pour
le journaliste :
–
1) Ismaël Omar ne s’est exilé à Mogadiscio
qu’en septembre 1976, alors que la vocation de Djibouti
a l’indépendance avait été reconnue
par le président Giscard d’Estaing dès janvier
1976 : le flic de choc est donc arrivé après la
bataille ;
–
2) de ce fait, il n’a jamais eu à «comploter»
contre qui que ce soit. D’ailleurs, le journal Réalité
avait rapporté une anecdote croustillante : Ismaël
Omar Guelleh se présentant à un meeting indépendantiste
avec caméra et micro pour rendre compte à son patron
de l’époque, un certain Ali Aref ! En vérité,
c’est à peine dix mois avant le 27 juin 1977 qu’un
dénommé Ismaël Omar Guelleh a quitté
Djibouti pour se prétendre farouche combattant anticolonialiste
de l’ombre […].
Autant
de raisons pour lesquelles IOG a été obligé
de mentir quatre fois dans les deux réponses :
–
1) Ce n’est pas pour des raisons anticoloniales qu’il
a quitté la police coloniale : le temps lui semblait venu
de préparer l’après indépendance en
profitant de ses cousins et tantes bien placés au sein
de la LPAI. Conversion facilitée par la concurrence qui
s’annonçait pour la conquête de l’État
postcolonial.
–
2) Dire que le représentant local du pouvoir colonial était
manipulé est un contresens absolu : Aref n’avait
pas à être manipulé puisqu’il était
l’omnipotent représentant local de la puissance coloniale
et celle-ci avait déjà contrefait l’Histoire
en prétendant que des chefs locaux Afar, Gadaboursi ou
Issa lui avaient donné leurs territoires respectifs.
–
3) Ali Aref chef de milices afars faisant régner la terreur
? Il fallait vraiment que le journaliste soit aussi complaisant
qu’ignorant pour laisser passer cela ! Pitoyable parce que
les Afar
de Djibouti n’ont jamais eu de milice : ce que l’on
peut nommer ainsi (à image des Gulwadé de Siad Barré)
est une création de la LPAI, rapidement constituée
comme vecteur d’une tectonique des peuples à l’œuvre
(jusqu’à aujourd’hui) sur l’ensemble
de la corne de l’Afrique.
Tous ceux qui se souviennent des différentes confrontations
intercommunautaires avant
l’indépendance savent qu’il n’a jamais
existé une quelconque « milice afar » et inutile
d’enfoncer ici des portes ouvertes en parlant de l’IGLF(4)
ou de l’USF, cette dernière étant directement
liée à l’attentat du Café de Paris
en septembre 1990.
–
4) Aref, un danger pour l’avenir de Djibouti ? alors qu’il
est aujourd’hui membre du bureau politique du RPP et que
dès 1978, le régime clanique l’avait contacté
pour remplacer un Ahmed Dini démissionnaire, ce qu’il
refusa, contrairement à d’autres. Plus gravement,
lui imputer une telle capacité de nuisance, c’est
uniquement pour dire, dans une logique de revanche communautaire
(leitmotiv de l’ancien petit flic des Moeurs) que les Afar
sont « une minorité outrageusement favorisée
par le colonialisme ». Venant d’un immigré
de la première génération, chouchouté
par la puissance coloniale, c’est osé ! Bref, toute
cette interview sonne comme un rappel des troupes et renvoie aux
fondements de cette dictature. […] À l’opposition
d’incarner cette indispensable promesse de justice et d’égalité
sans lesquelles aucune paix civile n’est possible ! […]
En acceptant de survivre dans leurs ghettos-tribus respectifs,
les Djiboutiens ne se donnent objectivement pas plus de raisons
de vivre ensemble que n’en avaient les Somaliens du temps
de Siad Barré. Et, en l’espèce, il n’existe
aucune détermination ontologique. […]
– CAD
UAD. Union pour l’alternance démocratique
RPP. Rassemblement populaire pour le progrès
LPAI. Ligue populaire africaine pour l’indépendance
IGLF. Issa Gurgura Liberation Front (créé
pour revendiquer la région de Diré-Daoua en cas
d’effondrement de l’Éthiopie après la
chute de Mengistu)
USF. United Somali Front (créé
pour revendiquer la région de l’Awdal en cas d’effondrement
de la Somalie après la chute de Siad Barré).
Uguta-Toosa,
avril 2010
D'après
la onstitution, Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre 27 / ETHIOPIA'S
ELECTIONS
May 20th 2010 | ADDIS ABABA | From The Economist
print edition
Five more
years.
The results are not in doubt, only the prospects of millions
of impoverished and hungry Ethiopians
PRESIDENT Meles Zenawi and his ruling Ethiopian People’s
Revolutionary Democratic Front (EPRDF) expect a landslide victory
in the general election due on May 23rd, and are likely to get one.
The bigger question is whether another five years of EPRDF rule will
help ordinary Ethiopians, who are among the poorest and hungriest
people in the world. (...)
The EPRDF made much in the election campaign of the country’s
high levels of economic growth, averaging 8% or so a year. But that
hides the puniness of the economy. Exports of $1.4 billion in the
past financial year compare to $5 billion in neighbouring Kenya, which
has half of Ethiopia’s population. Construction has boomed,
but manufacturing continues to falter. Ethiopia has a cheap and disciplined
workforce, but not the mulch of managers, accountants and commercial
lawyers that investors want to see, and which they can find plentifully
elsewhere in Africa.
(read more : http://www.economist.com/world/middle-east/displaystory.cfm?story_id=16168394)
-------------------------------------------
(Extrait : version française
Uguta-Toosa - Extraits)
Cinq
ans de plus.
Les résultats ne sont pas en doute, seulement les perspectives
des millions d'Éthiopiens pauvres et affamés
"Meles
Zenawi PRESIDENT et son parti au pouvoir, Front démocratique
révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF) s'attendent
à une victoire écrasante lors des élections générales
prévues le 23 mai, et sont susceptibles d'en obtenir un. La
grande question est de savoir si un autre cinq ans de règne
EPRDF aidera les Ethiopiens ordinaires, qui sont parmi les plus pauvres
et les plus affamés des personnes dans le monde. (...)
L'EPRDF a fait beaucoup dans la campagne électorale en vantant
le taux élevé de la croissance économique du
pays, aux alentours de 8% par an. Mais cela cache la chétivité
de l'économie. Les exportations de 1,4 milliards de dollars
au dernier exercice sont à comparer aux 5 milliards de dollars
du Kenya voisin, qui a la moitié de la population de l'Éthiopie.
La construction a connu un essor, mais l'industrie manufacturière
continue à faiblir. L'Ethiopie a une main-d'œuvre bon
marché et disciplinée, mais pas le genre de gérants,
comptables et avocats d'affaires que les investisseurs veulent avoir,
et qu'ils peuvent trouver en abondance partout ailleurs en Afrique."
(Source
: http://www.economist.com/world/middle-east/displaystory.cfm?story_id=16168394)
Uguta-Toosa, mars 2010
D'après notre constitution, Ismail O. Guelleh doit quitter le
pouvoir en 2011
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Titre
28 /DJIBOUTI
: Les
combattants du FRUD affrontent l'Armée djiboutienne au Nord du
pays
(Dabio
.net) - Jeudi 20 Mai 2010
Cet
affrontement fait suite à une série de ratissages et
d’exactions
contre les civils (tortures, arrestations, expulsions et
bannissements des quelques 300 citoyens et de nombreuses
violences à l’encontre des femmes de cette région).

(Mohamed
Kadami (président) et Hassan Mokbel, responsable
des relations extérieures du FRUD)
MARGOÏTA
(Djibouti) - Suite à l’incursion des éléments
de l’Armée Gouvernementale stationnée à
Margoïta (Nord Ouest du District de Tadjourah) vers des zones
contrôlées par le Front pour la Restauration de l’Unité
et la Démocratie (F.R.U.D), les combattants ont repoussé
les assaillants jusque dans leur camp qu’ils ont par la suite
attaqué durant 3 heures, le 19 mai 2010.
Bilan : perte importante de l’Armée (3 morts et une douzaine
de blessés). Une partie du camp de l’armée a été
détruit. Le F.R.U.D ne déplore aucune victime, mais
l’Armée comme à son habitude s’est vengée
sur les civils innocents d'après un communiqué officiel
parvenu à Alwihda.
Cet affrontement fait suite à une série de ratissages
et d’exactions contre les civils (tortures, arrestations, expulsions
et bannissements des quelques 300 citoyens et de nombreuses violences
à l’encontre des femmes de cette région) selon
Hassan Mokbel, Responsable des relations extérieures du FRUD.
C’est d’ailleurs en intervenant contre 3 soldats qui tentaient
de violer une femme enceinte que le combattant Mohamed Ahmed a été
encerclé et arrêté le 1er Mai 2010 en compagnie
de deux autres personnes.
Une section spéciale
de l’Armée en partie composée des mercenaires,
originaires de la Somalie
(entraînés et financés par la Communauté
Internationale pour soutenir Cheik Cherif Cheik Ahmed, Président
du Gouvernement de Transition de la Somalie) est
chargée de sévir contre les civils de cette partie de
la République de Djibouti.
http://www.dabio.net/Djibouti-Les-combattants-du-FRUD-affrontent-l-Armee-djiboutienne-au-Nord-du-pays_a6255.html
Uguta-Toosa,
avril 2010
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Titre 29/
NON
A LA DICTATURE TRIBALE
NON
AU CULTE DE LA PERSONNALITE
2011 : L'ANNEE DE LA DEMOCRATIE
 
Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
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Titre
30/

Ismail
O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
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test |