Toute l'équiqpe de Uguta-Toosa vous souhaite :

Une bonne fête
de l'aid-el fitr

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Joyeuses fêtes de l'Aid-el-fitr
( en afar)

Unkaq meqe toobokow, qid siinil yamqay

T a qiidiiy soom'qid kinni edde nan wargut baxsa le temqo yaallem faxximta. toh kah faxximtam soom cagay-waysuk ellecabot net yemeeteeh, qafar'baaxok mango bagi inkih niqnàh uma baaxo kinnuk, soom Qafar'xaylol gidibuk sugeemih ixxigà.

Tohuk gexak qafar'xayloh inkih meqe qiidiiy barkat elle ciggiila yakkem qaagita.

Qiidik qiidih nee sugusaay, sin sugusay meqe goyti.
Qiid siinil yamqay qafar'xaylok.

salaamata

Saalic M. C - Djibouti

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1. Slogans de notre parti pour 2011 :


( somali)
Ismaacil Qomar Geelle ma donneyno
Abbanimaddiisi ma dooneyno
Cukumaddiisi ma dooneyno

(afar)
Ismaaqil Qumar Geelle ma fanna,
kay abootannu ma fanna
kay xinto ma fanna


(français)
Non à Ismail Omar Guelleh
Non au culte de la personalité
Non à son régime

"Il n’y a que la liberté d’agir et de penser qui soit capable de produire de grandes choses »
D’Alembert (1717-1783)

Mot du président

Djibouti : une classe politique pacifique ? (I)

Durant les mois de juillet et août 2010, notre journal est reste silencieux en raison des obligations personnelles et professionnelles du webmaster. Nous demandons à nos lecteurs et militants de nous excuser de ce contre-temps. Assurément, c'est pour mieux revenir avec des mots d'ordre plus ciblés et plus consensuels que d'habitude que nous voulons commencer cette rentrée.

Il y a une constante dans l'histoire de notre pays. Les grands tournants historiques, de la sortie hasardeuse de Mahmoud Harbi en 1958 à l'indépendance de Djibouti en 1977, les transitions d'un régime à un autre, se sont toujours déroulées dans un climat pacifique. Certes, la France (1) a joué le rôle de soupape de sécurité, en veillant au déroulement de la cérémonie des passations du pouvoir, elle a octroyé une indépendance fictive, conjuguée à une souveraineté nationale limitée, tout cela est connu. Mais en quoi et sur quel plan la contribution des Ahmed Dini, Hassan Gouled, Barkat Gourat et Farah Abbané, a-t-elle été déterminante ?

Nos certitudes pour l'année 2011

C'est bien de rappeler l'histoire mais la priorité est pour nous de chasser le dictateur.
Notre parti, rejoint sur ces points par l'ARD et d'autres partis de l'opposition djiboutienne, milite pour le départ d'Ismail Omar Guelleh au mois d'avril 2011 et l'éradication du régime politique actuel, fondé sur la prévarication et le tribalisme depuis trente trois ans. L'un ne doit pas survivre à l'autre.
Quelle que soit notre appétence, notre amour pour la paix civile, il existe des revendications fondamentales sur lesquelles nous ne pouvons pas lésiner, comme il y a des exigences d'ordre politique et moral sur lesquelles il serait criminel de transiger pour sauver une apparence de stabilité et un consensus national, battu en brèche par une poignée d'irresponsables politiques. A l’irresponsabilité, ils ajoutent le crime d'Etat et la misère collective.

De gré ou de force, Ismail Omar Guelleh doit quitter la présidence de la république de Djibouti en 2011. Date à partir de laquelle sa présence à la tête de l'Etat aura, pour nous, un caractère illégal. Bien sûr, sans consentir des sacrifices et en premier lieu sans la détermination des leaders les plus en vue de l'opposition, il sera difficile de parvenir à ces deux objectifs.

Comme nous l'avions annoncé, à partir du 12 septembre 2011 nous consacrerons un numéro spécial de notre journal à Ahmed Dini.
Le mois d'octobre, nous célébrerons la mémoire de Mahmoud Harbi, notre grand martyr national.
Les articles en afar, somali et anglais sont les bievenus.

 

AUDIO
Ecouter la cassette audio n°2 (en langue afar) présentée par Ali Coubba
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Ecouter la cassette audio n°1 (en langue afar) présentée par Ali Coubba.

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Sommaire N° 56
2010

Mot du Président:
Djibouti : une classe politique pacifique ?'

1.UGUTA-TOOSA et ARD : Document de travail

2. Communiqué de l'UAD (6 septembre 2010)

3. DJIBOUTI ? Origine du mot. (M. Iffoysé)

4.The Afar Forum annual conference - 22- 24 october - Brussels.

5.Ethiopian Federal Police Arrests Afar Kilill Official in Dessie.

6. En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire des décolonisations françaises (1) par Odile Tobner

7. Notre positionnement politique

8. ARD : Communiqué du 26 juin 2010 : Intégration de Uguta-Toosa à

8 Visite de Kassim Ali Dini, secrétaire général de l'ARD à la rédaction de Réalité

9.En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire des décolonisations françaises (2) par Odile Tobner

10. En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire des décolonisations françaises (3) par Odile Tobner

11. En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire des décolonisations françaises (4) par Odile Tobner

12.En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire des décolonisations françaises (5) par Odile Tobner

Adhérez à UGUTA-TOOSA

13. En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire des décolonisations françaises (6) par Odile Tobner

14. Abdourahman Booreh : un opposan tmalgré lui. (M. Iyyamli)

15. L'accès à l'eau potable : un droit inaliénable confronté à la question du financement - 29 juillet 2009 (Nations-Unies )

16. Un livre "Le temps de l'Afrique" de Jean-Michel Severino et Olivier Ray (www. c.durable .info)

17.Résumé des points forts du meeting de la Fête
la fin du Ramadan

18.Le Livre du Docteur HASHIM GAMAL A-SHAMI
" HISTOIRE DES AFARS dans la CORNE DE L'AFRIQUE"(Abdallah Deberklé)

19. Afar : Kassaow par Wade

20. DJIBOUTI 10/07/2010 : Rafles des civils nomades dans la région d'Obook (LDDH).

21 ORDHD : Un militant du FRUD dans un état grave à la prison de Gabod

22. DJIBOUTI : les enfants dans une pauvreté "abjecte" selon l'UNICEF

23. Appel à la manifestation : 13 juillet 2010 à Paris

24. Les Djiboutiens entre Colère et peur par Ina Geelle

25. LDHD : Note d'information du 4 juillet 2010
2( (bis) : Note d'information du 6 juillet 2010 (par JP NOEL ABDI)

26. Djibouti : "Pour ne pas attendre le boycott en 2011" par Cassim Ahmed Dini

27. Ethiopia's election (The Economist)

28.Djibouti : les combattants du FRUD affrontent l'armée au nord de Djibouti

29. Débats (25- 26- 27-28 - 29)

30. 25ème conférence ministérielle de la Francophonie (La Nation n° 199)


Notre parti entend non seulement dénoncer la dictature mais aussi partager avec notre peuple les grands moments de notre brève histoire nationale. Ce retour sur l'histoire est nécessaire car les origines de nos maux se trouvent dans le passé colonial. Réfléchir sur le passé peut donner les clés de notre libération. Celle-ci pouvant être physique et psychologique. (Aujourd'hui, n'oubliez pas, le contexte politique favorise l'opposition djiboutienne.)

LES LECONS DE L'HISTOIRE NATIONALE

L'indépendance de notre pays a exigé son lot de sacrifices en vies humaines. La colonisation n'a pas un côté positif et un côté négatif. Elle forme un tout qui, par essence, repose sur le déni des droits du colonisé. Nous y reviendrons. Dans cet article, nous voulons démontrer que la détermination populaire, voire la détermination d'un seul individu, peut changer le cours de l'histoire. Le 27 juin 1977, lorsque le drapeau djiboutien commence à flotter sur la place située à proximité de la cité d'Arhiba, c'est la fin d'une domination coloniale vieille de plus de 120 ans qui s'achève. Quel que soit le nombre de martyrs ayant perdu la vie au nom de l'indépendance nationale, la longue marche vers la décolonisation fut, à partir de 1975, un processus pacifique, programmé, contrôlé et maîtrisé par la puissance de tutelle. Inutile d'entrer dans les détails. Ce qui importe de dire, c'est que l'aspiration commune affichée par les partis politiques (LPAI, le FLCS, l'UNI et le MPL) et la pression internationale ont forcé la main des autorités françaises. Le reste ne fut qu'une affaire franco-française. Une affaire entre Paris et ses anciens alliés, à commencer par la substitution d'Ali Aref Bourhan par un Hassan Gouled en 1977. Le premier n'a pas cherché, quoiqu'il ait affiché quelques velléités d'organiser une rébellion dans les monts Mabla, à s'accrocher au pouvoir. Par-dessus tout, le passage d'un régime colonial à un Etat indépendant s'effectua sans que le pays ne passe par une guerre de libération nationale ou d'une guerre fratricide entre les différentes communautés nationales. Cette indépendance pacifique, il faut la mettre au crédit de la classe politique djiboutienne de l'époque, la moins éduquée de toute l'histoire de notre pays, la moins armée à saisir les grands enjeux internationaux, la plus improbable à assurer la "souveraineté nationale", et la moins habilitée à comprendre ce qu'on nomme une "nation". Quel miracle (1) ? L'indépendance s'est déroulée sans effusion de sang. La suite (tribalisme, dictature tribale, guerre civile, etc.) a prouvé qu'elle avait atteint "ses limites d'incompétence" (Principe de Peter).

Alors le défi qui se pose aujourd'hui à Ismail Omar Guelleh est le suivant. Cet homme, décrit comme un dirigeant intelligent, ayant déjà brigué deux mandats présidentiels (12 ans) saura-t-il, en cas d'un vaste discrédit populaire, abandonner le pouvoir sans effusion de sang ?

Au préalable, cela va de soi, l'opposition doit créer les conditions d'une crise politique et prouver le caractère minoritaire du RPP.

LA LUTTE PACIFIQUE DE MAHMOUD HARBI (1958-1959)

Notre parti, Uguta-Toosa, considère que la transition pacifique réussie en 2011, sera un examen de passage pour notre pays, sur sa viabilité en tant que nation moderne. Pour faire des démonstrations, nul besoin d'aller dans les exemples tirés des livres, des films hollywoodiens du genre du petit Hobbit, Frondon Sacquet) dans "Le Seigneur des anneaux". Plus que n'importe quel responsable djiboutien, Mahmoud Harbi a montré la voie. Avant de se radicaliser, à partir de 1959, il avait pris la précaution d'user de tous les moyens pacifiques à sa disposition. Pour faire triompher son combat, il avait eu recours à deux méthodes : la campagne électorale et la création d'une opposition parlementaire.

Septembre 1958 : L'utilisation de la voie référendaire

Au référendum de 1958, Mahmoud Harbi a fait campagne pour le NON, en respectant scrupuleusement les règles démocratiques, alors que ses adversaires (administrateurs et la majorité d'élus locaux) employèrent des méthodes déloyales. Les propagandes les plus abjectes, les plus sournoises sont lancées contre lui, dans le but de le discréditer auprès des communautés afare, arabe et française. Alors que, politicien habile et méthodique, son but était de jouer une partition régionale, certes au nom du peuple somali, mais dans l'intérêt de son pays. Surtout, et c'est ce point qui nous intéresse, il fait campagne en mobilisant ses compatriotes en disant : " Celui qui n'est pas prêt à libérer son pays par un simple bulletin de vote, sans effusion de sang, ne sera jamais capable de le faire par les armes."(2) Il a perdu le scrutin référendaire parce que toutes les forces politiques de la colonie, tous les notables (afars, somalis et arabes) étaient contre lui.

Octobre 1958 : créer une opposition parlementaire

Lorsque les autorités françaises décrètent la dissolution du Conseil de gouvernement parce qu'elles ne tolèrent pas le maintien à la tête du territoire un vice-président, désavoué par les urnes, Mahmoud Harbi ne s'est pas découragé. Il n'a pas appelé le peuple à l'insurrection générale. Pourtant, comte tenu de sa notoriété et de sa longue carrière de syndicaliste de 1950 à 1957, son mot d'ordre aurait mobilisé une importante fraction de la population de Djibouti-vielle. Il n'a pas non plus tenu des discours enflammés appelant à la guerre contre l'oppresseur français. Non, il n'a rien entrepris de ce genre. Il ne voulait en aucune façon perturber l'ordre public.
Toujours respectueux des lois, il décide de reprendre la lutte politique au sein de l'Assemblée territoriale. Son projet est alors de créer une opposition parlementaire. De plus, ses camarades siègent, à partir de 1959, l'Assemblée locale.

Décembre 1959 : "Nous devons répondre à la force par la force à la menace par la menace" (Mahmoud Harbi)

En 1959, après sa condamnation par contumace à dix ans d'exil, Mahmoud Harbi fait la navette entre Le Caire et Mogadiscio. Au mois de décembre, il invite le peuple djiboutien à arracher par la force l'indépendance de la Côte française des Somalis (CFS). Ses mots sont les suivants : "Nous devons nous insurger contre le colonialisme et revendiquer nos droits sacro-saints. Nous devons mourir pour la liberté de nos frères que la France opprime sans pitié" . A ce moment-là, l'ancien député est au courant de la position du général de Gaulle qui est contre l'indépendance ou l'octroi d'une autonomie à la CFS, allant au-delà de la loi-cadre. La partie s'annonce très ardue, même pour l'habile Mahmoud Harbi. Combattre le général de Gaulle en 1960, c'est comme la souris essayant de se battre contre la montagne.
Ses propos, son activisme, ses voyages dans les capitales du monde progressiste - certains voyages qu'on lui impute étant des prétextes pour lui faire endosser la responsabilité d' avour ouvert les hostilités - lui prévaudront l'exécution par les services de renseignements français. Auparavant, avant d'appeler ses compatriotes à une sorte d'"insurrection populaire", Mahmoud Harbi a tenté, en vain, les voies pacifiques.

L'échec de l'ancien vice-président du Conseil de gouvernement n'est pas imputable à sa mauvaise stratégie. Il est dû à un contexte politique dans lequel ses chances de réussite étaient quasi nulles. A Mogadiscio même, il est victime d'une jalousie morbide de ses amis de la Somalia ! On retiendra ici, ce qui est l'objet de notre démonstration, Mahmoud Harbi a été assassiné parce qu'il remettait en question la diplomatie internationale concotée par le général de Gaulle. Le peuple djiboutien, quant à lui, perdait du coup un leader hors du commun qui n'avait pas trempé dans des affaires d'assassinat de ses compatriotes. De son vivant, lors de sa vice-présidence très courte, on ne pouvait lui reprocher d'avoir emprisonné ses compatriotes ou favoriser une ethnie contre une autre. Ses idées politiques ? C'est un autre chapitre sur lequel nous reviendrons au mois d'octobre prochain. En militant pour l'indépendance en 1958, Mahmoud Harbi a radicalement changé le cours de l'histoire de Djibouti. Grâce à une seule idée, il a rendu caduc l'agenda secret de la métropole. Ses successeurs ont honteusement dilapidé son capital.

L'opposition djiboutienne, à l'instar de Mahmoud Harbi, va-t-elle radicalisé sa position à partir d'avril 2011 ? C'est plus que probable.

(2) Houssein Méraneh Mahamoud, "Testament d'un nomade revenu des mers", Editions Menaibuc, 184 p., 2004. (Traduit et transcrit par Ali Moussa Iyé). C'est un récit très intéressant. Le titre lui-même, Dardaaran, renferme tout un programme. On y repère la griffe de l'auteur du "Xer Qiisa".

Ali Coubba
Uguta-Toosa, juillet/août 2010


Ismail Omar Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 


Titre 1 : DOCUMENT DE TRAVAIL : ARD/UGUTA-TOOSA

 

UGUTA-TOOSA
41 rue de Neufchâtel – 5110 Reims


ARD
Alliance Républicaine pour le Développement

Document de travail du 15 juillet 2010


En application du communiqué commun, nous avons convenu de mettre en place un document de travail ci-dessus :

La notion d’intégration, employée dans le-dit communiqué du 26 juin 2010, implique la disparition d’une partie absorbée par l’autre partie. Or, il se trouve que Uguta-Toosa se compose autant de militants que de cadres. Les cadres ont vocation d’être responsabilisés au niveau de structures en instances de l’ARD.

L’ARD s’engage à responsabiliser tous ceux qui peuvent l’être dès à présent. Pour les autres, il conviendra de passer par la tenue d’un congrès seul habilité à désigner les membres du Comité central qui eux même éliront les membres du bureau politique (exécutif).

Dans cette attente, Uguta-Toosa et l’ARD mettront en commun leurs ressources humaines, techniques et financières, en coordonnant leurs activités et leur campagne de sensibilisation à l’extérieur, visant autant la diaspora djiboutienne, l’opinion publique européenne que les instances internationales.

Dans le contexte actuel, cette solution permet de préserver l’autonomie d’Uguta-Toosa pour des raisons d’efficacité tout en préparant son intégration future dans l’ARD. En même temps, elle contribuera avec son savoir-faire à l’unité d’action de l’opposition.

Cette stratégie répond également à la nécessité de faire de l’ARD, grâce à ses atouts particuliers dans le pays (parti de masse, organisation politique légalisée, forte représentativité nationale) un espace de rassemblement de pour toutes les sensibilités (personnalité politique et mouvements) partageant les mêmes valeurs démocratiques et oeuvrant pour l’unité nationale. L’objectif étant de mettre en place une instance commune de coordination et d’action, tout en préservant la spécificité de chacun.

Concrètement, les grandes lignes de ce rapprochement vont se traduire par :

- une tournée d’explication et de sensibilisation de cette démarche unitaire ;
- un engagement effectif de la diaspora djiboutienne au service d’une mobilisation populaire actuellement en cours au pays ;
- l’élaboration d’une structure de travail commune entre les deux partis ;
- la responsabilisation de jeunes militants et universitaires en leur confiant des fonctions précises.

 

M. Mahdi Ibrahim A. God
Vice-Président de l'ARD
(Alliance républicaine pour le développement)

M. Ali Coubba
Président de UGUTA/TOOSA

 

 


Uguta-Toosa/ juillet-Août 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

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Cet appel a l'appui de notre parti mais nous ne savons toujours rien sur le programme de rassemblement que l'Union pour l'Alternance démocratique (UAD) propose aux organisations politiques comme la nôtre. La fusion UGUTA-TOOSA/ARD est en bonne voie. Elle pourrait aboutir à la fin de l'année 2010.
En revnache nous regrettons le silence de la direction de l'UAD. En son temps, en matière d'intégration des personnalités de l'opposition et des partenaires indépendantistes, dans une atmosphère politique moins urgente, la LPAI avait fait preuve de plus d'audace que l'actuelle direction de l'UAD. "Pour sauver la paix à Djibouti", on a besoin de la Mobilisation générale mais aussi, des forces organisées telles que UGUTA-TOOSA, le PRD, le GED et le FRUD armé.

La Direction de Uguta-Toosa.

 

Titre 2 : Communiqué de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD) :
(Djibouti le 6 septembre 2010)

Union pour l’Alternance Démocratique (U.A.D.)

Préparons le sursaut national !


Préparons le Sursaut National !

Le peuple djiboutien fêtera cette année, sur le plan socio-économique, l’Aïd-El-Fitr le plus morose de son histoire. Mais il s’apprête aussi à fêter comme il se doit, en cette année préélectorale, l’un des plus importants de son histoire sur le plan politique !

Malgré les incessants appels au dialogue de l’Opposition démocrate, les avertissements du corps électoral à chacune des consultations post guerre civile et les pressions multiformes de la communauté internationale, le R.P.P continue son cavalier seul qui conduit le pays à sa désintégration : à la violation de l’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001, la concession opaque de la gestion des ports et aéroport à des opérateurs privés étrangers, les holdups électoraux, l’impunité des crimes de guerre et détournements des fonds publics est venue s’ajouter, la violation de la constitution ouvrant la voie à une présidence à vie …C’en est trop !!!

Tranquillement pourtant, l’U.M.P. qui n’a pas de programme politique autre que le soutien à un homme et la poursuite de cette descente aux enfers, se prépare à reconduire l’actuel président à un troisième mandat illégal. Il serait synonyme s’il a lieu de disparition de Djibouti en tant qu’Etat !

C’est afin d’éviter à notre cher pays la violence politique qui se profile en 2011 et la Somalisation qui le menace que l’U.A.D a décrété et renouvelle pour le trimestre à venir son appel à la Mobilisation Générale pour sauver la Paix et Djibouti !

Au-delà des clivages partisans, les enjeux de cette Mobilisation nécessitent l’investissement de chacun et de tous !

L’U.A.D. souhaite bonne fête au peuple djiboutien et appelle tous ses militants et sympathisants, ainsi que les démocrates soucieux de sauvegarder la Paix à venir nombreux assister à l’Aïd-El-Fitr de l’U.A.D. à l’avenue Gamal abd el Nasser à partir de 9 heures, pour écouter ses dirigeants exposer le programme de lutte.


Pour l’U.A.D.

Ahmed Youssouf Houmed
Président de l'ARD

 

Uguta-Toosa, juillet/Aout 2010

Avril 2011 : la fin de la dictature

Les trois principaux objectifs de notre parti sont :

1) provoquer le départ d'Ismail Omar Guelleh au mois d'avril 2011, voire avant cette date si nous en avons la force ; (le plus important est bien-sûr de chasser le dictateur);
2) Engager une transition démocratique dans notre pays au cours de l'année 2011 avec la participation de tous les partis politiques (le RPP et le FRUD devront changer de noms...);
3) Adopter une nouvelle constitution nationale qui insiste sur les droits et les libertés des citoyens (Etat de droit) et qui établira un partage équilibré des pouvoirs au sein de l'exécutif.

La période de la transition démocratique facilitera le débat sur des questions sensibles. Durant cette période, les hommes politiques qui veulent briguer la magistrature suprême auront largement le temps de se faire connaître. L'espace démocratique facilitera l'échange d'idées et d'opinions contradictoires. Par conséquent, chaque chose en son temps.

Résumé : on chasse d'abord le tyran et, ensuite, nous les démocrates, nous pourrons se chamailler librement, dans un Etat de droit, à coups de mots.

Uguta/toosa, juin 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 3 / DJIBOUTI : origine du mot

 

Djibouti a une éthymologie afar, corroborée par des réalités physiques et matérielles, L’origine afar du terme ne prête le flanc à aucune controverse.

Ville éponyme du pays, Gabuti dont la transcription souffre une épenthèse (Djibouti), tire son origine de Gabod, pluriel de gabdo. Il s'agit d'un ustensile ménager confectionné à partir de fibres du palmier doum, gabdo est communément utilisé chez les pasteurs Afars pour servir des galettes épaisses à base de dourah (ga’ambo, gaqambo), su pop-corn et des dattes. Par analogie à la forme de ce récipient que les Afars appelaient Gabood les îlôts madréporiques groupés dans des terrains à l'poque marécageux (plateaux de Serpents, Marabout, Héron, Waramous) qui se trouvaient à l’emplacement de la ville actuelle. (1).
Le lieu-dit Gabood était par ailleurs connu pour son puits où les plaisanciers, yéménites notamment, venaient s’abreuver en eau douce. Gabuti signifie en Arabe le puits de Gabod.
Gabuti, est donc un terme afar arabisé, comme l’a écrit le célèbre journaliste du Monde, Albert Londres en 1932, (2)
Quand à la version « Djab-bouti » inventée en 1997 (la revue noire n°24) par un intellectuel issa, d’origine éthiopienne, il s’agit bien évidemment d’un "calambour fantaisiste" tardif comme l'a qualifié Didier Morin. Et pour la petite histoire, le jargon « Bouti » qui n’appartient à aucune des langues locales n’a été utilisé pour la première fois à Djibouti-ville qu’en décembre 1942 à l’endroit du contingent kenyan de bataillon britannique, identifié comme Bantou. Ce n’est rien de plus qu’une distorsion du mot Bantou. Hommes robustes et forts, les « Boutis » ont été aussitôt perçus comme des combattants sanguinaires. Et c’est par extension que le terme a pris le sens de « mangeurs d’hommes » dans le langage populaire.

M. IFFOYSE


(1) : Voir l’ouvrage, Djibouti L’ignoré, de Marie-Christine Aubry. Notes(11) Page 173
(2) : pour une approche plus exhaustive, je vous renvoie à Didier MORIN, dictionnaire historique Afar (1288-1982). Page 154-158 (voir le terme Gabûti)
.

Uguta-Toosa, juillet/Août 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 4 : Afar Forum


THE AFAR FORUM ANNUAL CONFERENCE
22. - 24. OCTOBER 2010, BRUSSELS


CURRENT DEVELOPMENT CHALLENGES OF THE AFAR PEOPLE IN THE HORN OF AFRICA: REFLECTIONS ON THE PAST AND THE WAY FORWARD

The Afar people populate large dryland areas of Ethiopia, Eritrea and Djibouti, where they are systematically excluded from decision making processes. In the above mentioned states, the majority of the Afar people lack basic access to water, health and education and depend on the provision of food aid. The hardening socio-political and environmental situation is marked by chronic violent conflicts, increasing governmental interventions and environmental degradation. In Ethiopia, loss of extensive grazing areas as well as political and economic marginalization has resulted in a severe impoverishment and chronic food insecurity for large parts of the pastoral population. In Djibouti, the Afar live under constant military siege, where arbitrary killings, imprisonment and torture are increasing. Equally in Eritrea, they are under immense pressure by the totalitarian government of Eritrea. The displacement of the Afar population from the coastal area, forced conscription, extrajudicial killings and lack of basic government services threaten the very existence of these indigenous people.

The objectives of the conference are :

• to highlight the current critical socio-political and environmental changes

• to discuss options for alternative livelihood strategies that will strengthen the adaptive capacities of the Afar and foster sustainable development

• to identify key activities for sustainable development and good governance

• to discuss the role and future activities of the Afar Diaspora and other stakeholders in development The Afar Forum will host this year’s annual conference in Brussels, Belgium, from October 22-24, 2010. In gathering scholars, Diaspora Afar, policy makers and representatives of development organizations the conference anticipates to facilitate knowledge transfer, and further to explore a joint strategy for sustainable development within the Afar Triangle.

CALL FOR PAPERS

The Afar Forum invites scholars and interested organizations to present a paper on current development challenges among the Afar in the Horn of Africa. Especially welcome are contributions concerning violent inter- and intra-ethnic conflict and conflict management, the role of the state in development and empirical case studies on changing livelihoods of the Afar. Other papers will be accommodated as well. The paper must be written in English or French and presented in English within 30 minutes. Please submit the abstract of your paper (250 words max.) via E-Mail to Info@afarforum.com by August 30, 2010. Details of the program and the conference venue will be announced in early August 2010 on www.afarforum.com.

AFAR FORUM, P.O. Box 2119, Seeheim-Jugenheim, Germany
Bank Account, AF e.V., Commerzbank , Stuttgart, Acct Nr. 5511084, Bank Routing Nr. 60040071
www.afarforum.com, e-mail address: info@afarforum.com

La direction de Uguta-Toosa

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 5 : Ethiopian Federal Police Arrests Afar Kilill Official in Dessie.

(La police fédérale éthiopienne a arrêté un responsable officiel de la région Afar à Dessie)

Le 2 septembre 2010, Gifta Yayyo Maace, responsable du bureau de Commerce, de l'Industrie et de l'investissement, de la Région Afar, a fait l'objet d'une arrestation de la part de la police fédérale de la ville de Dessie. C'est un simple différend sur le transport public entre la Région Amhara et la capitale de l'Etat Afar, Samara, qui a entraîné son emprisonnement. Il y a un an, Gifta Adem Abdu Cuseen, un responsable au sein du bureau de développement urbain et du travail, a connu les mêmes déboires. Il se trouve encore dans les geoles éthiopiennes. Pourquoi les autorités fédérales s'acharnent-elles sur les responsable de la Région et Etat Afar ? Ces responsables n'ont-ils pas, c'est le cas de Yayyo Maace en tout cas, rend d'un ministre ? Décidément la nationalité afar, depuis un siècle, ne parvient pas à s'affranhir de la domination étrangère. Si la corruption de ces hauts responsables afars sont avérés, que pourront-ils dire des responsables fédéraux qui, à la corruption ajoutent des exactions et des répressions qui frisent le crime contre l'humanité.

On 2nd September 2010, Yayyo Mahie, trade, industry and investment bureau head of the Afar regional state has being arrested by the federal police in Dessie town. According to our sources, Yayyo had some misunderstandings with the public transportations that work between the neighboring Amhara towns and the Afar capital, Samara. Due to this disagreement, the transportation services mainly between Dessie and Samara have been hampered for about a week time. Hence, Yayyo has decided to travel to Dessie town to discuss the matter with the responsible body. However, the federal police stationed around Bati wereda put him under arrest and no one knows his whereabouts yet. The federal police action against the Afar regional state officials is not the first of its kind. A year ago the federal police have detained Adem Abdu Hussien, head of engineering department of the regional works and urban development bureau in Addis Ababa and charged him with corruption. Adem is yet imprisoned in Kaliti jail.

Uguta-Toosa, Juillet/Août 2010

 

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Dossier tiré du site de l'association SURVIE.org.

Titre 6/ En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire
des décolonisations françaises (1)
par Odile Tobner²

 

Commentaire de Uguta-Toosa : Savez-vous que les sultans afars n'ont cédé, d'après les traités de 1862 que la rade d'Obock et octroyé la possibilité de mouillage aux navires français jusqu'à Raysali ? Le reste du pays afar a été colonisé de force à partir de 1927-30. Et de 1927 à 1944, la principale obsession de l'administration, adossée à l'archipel de Djibouti, fut de soumettre, humilier et écraser une fois pour toute les sultanats afars, incarnation d'une autorité concurrente à la puissance coloniale. (Au début du XXème siècle, il faut le rappeler les dardar afars avaient "des couilles". Rien à voir avec les notables actuels et autres prétendus sultans qui ne sont que des poltrons. Non pas des poltrons des complices de ceux qui assassinent leur peuple).
Contrairement à ce qu'on racconte, ce sont les notables issas et gadaboursis, d'après le traité 1885, qui ont placé leurs territoires sous le protectorat français. L'Ogass Houssein se plaindra en 1932 à l'administration fraçaise du sort fait à ses sujets. En 1945, ce sera le tour de l'Ogass Hassan d'émettre les mêmes griefs contre les autorités françaises.
La puissance coloniale n'a pas respecté l'accord signé avec les chefs de la tribu issa qui lui confièrent la totalité de leurs territoires. Elle a préféré cédér une partie à l'Ethiopie et une autre aux Britanniques. Les Gadaboursis n'obtinrent pas non plus que leur pays soit placé sous mandat français. Jusqu'en 1950, les autochtones (afars et issas) subirent une discrimination multiforme. Le marché de travail fut fermé aux Issas jusqu'en 1950 et aux Afars jusqu'en 1960. Tandis que les populations immigrées, en provenance du Yémen et du Somaliland, étaient reçus à bras ouverts.
Durant plus de 70 ans, les ressortissants afars devaient se munir d'une autorisation administrative pour se rendre à Djibouti. Le procès que se font les Djiboutiens est absurde. Ni les Afars ni les Somalis ont profité de la colonisation française. Car la logique coloniale mettait tout ce beau monde dans le même sac. Lorsqu'elle privilégiait une communauté plutôt qu'une autre, c'était dans le seul but de consolider ses intérêts et de faire souffrir la majorité.
En 1977, Paris nourrissait une seule crainte : voire l'unité afaro-somalie perdurer après l'indépendance. Une telle entente, ne serait-ce qu'à Djibouti, pouvait induire des conséquences politiques, économiques, diplomatiques, diffciles à concevoir dans une corne d'Afrique dominée par les autres. La région en aurait été ébranlée. Rapidement, l'emprise de la France sur notre pays aurait diminué. Avec l'augmentation du niveau intellectuel, la conscience nationale aurait trouvé de nouveaux défis à relever au lieu de s'abîmer, comme aujourd'hui, dans des querelles byzantines, des guerres tribales absurdes, des antagonismes barbares. Du côté des autorités éthiopiennes, ça aurait été le réveil d'une hantise ancienne jamais mise en berne que l'on appelle l'"émpire Adal". C'est le spectre, non pas d'un ennemi mortel, mais d'un voisin conscient de son identité, de son histoire et de sa valeur. Un voisin qui ne veut ni dominer ni être dominé. Quand on voit ce qui se passe en Ethiopie fédérale, l'hégémonisme amhara substitué à l'hégmonisme tigréen, la nationalité afare maintenue dans la pauvreté, les Somalis pourchassés dans l'Ogaden, la persistance d'une guerre afaro-issa alimentée par Addis-Abeba, il y a de quoi réfléchir sur certaines constantes de l'histoire.

Il faut bien se dire la vérité. Les Afars et les Somalis, deux peuples jamais dominés dans leur histoire ancienne et moderne, ont perdu la liberté avec l'avènement de la colonisation. Depuis la fin du XIXème siècle, ils sont comme enfermés dans une réalité qui n'est pas la leur. Ils n'ont pas encore joué la partition essentielle de leur destin régional. Les premiers, je le regrette, ont un retard considérable à combler... (
AC).

A partir du XVIe siècle l’Europe occidentale lance à son profit la mondialisation. Ses vaisseaux sillonnent bientôt toutes les mers du globe. Elle s’empare de l’Amérique, puise des esclaves en Afrique pendant quatre siècles, avant de s’emparer des territoires africains à la fin du XIXe siècle. Cette histoire de l’Afrique est encore aujourd’hui enseignée à partir de la vision du seul conquérant, présenté comme donnant naissance à « toute une partie de la planète qui n’existait pas jusque là », simplement parce qu’elle n’existait pas pour les Européens. L’histoire précolombienne en Amérique, l’histoire précoloniale en Afrique, sont des appendices de la préhistoire, traitées par les anthropologues et les ethnologues avec une suffisance paternaliste.

Au XXe siècle, au faîte de sa puissance, l’Europe se dévore elle-même en deux guerres mondiales abominables qui sonneront le glas de sa prééminence. La colonie anglo-américaine, qui s’était précocement détachée de la métropole à la fin du XVIIIe siècle, prend au XXe siècle le relais de la puissance européenne dans la domination mondiale, tandis que l’appendice eurasiatique des empires russe et chinois résiste à l’abri du socialisme.

À l’issue de la deuxième guerre mondiale les grands empires coloniaux sont ébranlés. L’implosion de l’Europe autour du noyau dur allemand a été à l’origine de la grande recomposition de la seconde moitié du XXe siècle. L’émancipation des colonies se fait sur fond d’affrontement idéologique et impérialiste Est Ouest. Le feu des guerres coloniales embrasse ce qu’on appelle désormais le Tiers Monde.

En France, au mythe de la colonisation civilisatrice succède celui de la décolonisation pacifique

L’exaltation et l’orgueil nationaux survivent à l’échec de l’une et de l’autre, dans un effort de dissimulation pathétique, qui nous vaut à l’heure actuelle des débats aussi anachroniques que celui sur l’identité française, au lieu d’effectuer une radicale et salutaire clarification de l’histoire entre vainqueurs et vaincus destinés, paraît-il, à cohabiter dans l’égalité. Nous en sommes loin. Le geste magistral et profanatoire de Cheikh Anta Diop, reprenant possession de l’histoire de son continent, dès les années cinquante, a été puni d’un ostracisme résolu et persistant. L’histoire doit toujours être faite par les anciens maîtres, qui entendent le rester coûte que coûte.

Le fameux discours de Brazzaville du général de Gaulle, le 30 janvier 1944, s’en tient seulement à proposer une adaptation de la domination. Avec la conviction d’une grande magnanimité il préconise d’admettre l’indigène à partager son propre gouvernement. Après la deuxième guerre mondiale, le gouvernement provisoire de la France, par une ordonnance du 22 août 1945, établit que les élections auront lieu dans l’Empire français au double collège, celui des citoyens, français métropolitains, et celui des autochtones. En avril 1946 l’assemblée constituante abolit le code de l’indigénat avec le travail forcé et la justice indigène spéciale. La loi Lamine Gueye accorde théoriquement la citoyenneté aux habitants des colonies. La constitution de la IVe république, ratifiée le 27 octobre 1946, institue l’Union Française, qui remplace l’Empire français. Les anciennes colonies deviennent des territoires ou des départements d’Outre Mer. Les anciennes colonies allemandes sous mandat de l’ONU, Togo et Cameroun, sont intégrées à l’Union française. Mais les massacres de Sétif le 8 mai 1945, le jour même de la capitulation de l’Allemagne, la répression de l’insurrection de Madagascar en 1947 puis le déchaînement des terribles conflits indochinois, de 1946 à 1954, et algérien, de 1954 à 1962, montrent la réalité et la détermination de l’ambition impériale qui subsiste intacte sur le fond.

²Odile Tobner, veuve de Mongo Beti, est la présidence de Survie France. Notre parti a présenté un bref encouragement de sa part sur la video : youtube. alicoubba.

Uguta-Toosa, juin 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 7/ Notre positionnement politique
(Février 2005)


Notre logo et notre couleur (nek asta) :

Notre logo : des gens (hommes et femmes debout) - cf. Carte de notre parti.
Notre couleur : marron clair - couleur de gundi (afar) ou gundati (somali)

Notre devise : Madqaay, dimokrasi x-xintow, inkittiino

" Lois, Démocratie et Unité "

Notre attitude politique (nek xiiba)

- rester inébranlables dans nos convictions ;
- demeurer unis dans notre engagement politique jusqu'à l'instauration de la démocratie dans notre pays ;
- faire triompher l'Etat de droit pour le bien de tous les Djiboutiens ;

Nos convictions (nek bagi niya/hangi) :

- Seul un régime démocratique pourrait concilier les Djiboutiens avec l'appareil d'Etat discrédité par le tribalisme ;
- la démocratie garantit la liberté d'expression, d'entreprise et respecte les cultures nationales (afare, arabe et somalie) ;
- la clé du succès politique réside dans l'Unité de l'Opposition djiboutienne ; une unité qui repose sur des vraies alliances politiques.

Nos objectifs (nek mala) :

- Combattre et dénoncer l'injustice qui sévit à Djibouti au plan politique, économique, social, ethnique, etc. ;
- Participer à l'éducation politique de nos concitoyens au sujet des notions de démocratie, de multipartisme, d'alternance démocratique ;
- démystifier le régime djiboutien, sa politique tribale et clanique
- Populariser notre combat et celui de l'ensemble de l'Opposition.

Uguta/Toosa, janvier 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 8 / ARD :Visite de Kassim Ali Dini, Secrétaire général de l'ARD
à la rédaction de Réalité

Le Secrétaire Général de l’A.R.D nous rend visite !
De passage à Paris, le secrétaire général de l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD), Kassim Ali Dini, a bien voulu faire avec nous le point de la situation sur le front de la mobilisation programmée après l’Aid el Fitr. Kassim Ali Dini est secrétaire général de L’A.R.D. depuis décembre 2006, il a été un dirigeant du FRUD de 1992 à 2001 et membre du comité de rédaction de « Réalité » de 2002 à 2005.

« …l’ARD est aujourd’hui le porte-drapeau de l’opposition nationale! »

« La Mobilisation Générale reste plus que jamais d’actualité ! »

Réalité : Bonjour Mr Kassim Ali, bienvenue en France et merci de répondre à nos questions ! Pouvez-vous nous faire un bref bilan des activités du parti depuis que vous en êtes le secrétaire Général ?

Kassim Ali Dini : C’est moi qui vous remercie ! C’est difficile de le faire en quelques lignes…Le bilan détaillé est consigné dans le rapport moral que j’ai adressé aux congressistes le 25 février 2010. J’ai été élu à ce poste à l’issue des assises des 1ers et 2 décembre 2006 en remplacement de M. Adan Mohamed Abdou, élu vice-président et à qui je tiens à rendre hommage. Sa profonde connaissance du milieu culturel, politique et social djiboutien nous a été précieuse pour bâtir un parti structuré, moderne et démocratique.

L’ARD a surfé dès sa création en Octobre 2002 jusqu’à 2005, sur une déferlante créée par la dynamique de l’Accord de Paix qu’elle venait de signer et entendait appliquer et sa triomphale participation aux législatives 2003, déferlante qui a culminé lors du boycott des présidentielles de 2005. Mais en Décembre 2006, les congressistes ont décidé l’intensification de la lutte politique sans participer aux mascarades électorales du pouvoir…

Quand on sait que nos concitoyens ne se mobilisent que lors des campagnes électorales, la tâche qui m’était confiée relevait de la quadrature du cercle ! Mon expérience de dirigeant de la résistance armée dont j’ai aussi vécu les hauts et les bas et que je partage avec quelques anciens de la résistance armée, m’a été d’un grand secours pour d’abord conserver l’acquis et dans un deuxième temps fortifier le parti.

Si l’ARD a effectivement connu, comme tous les partis politiques, la dépolitisation résignée du citoyen consécutive à la violation de l’Accord de Paix et aux hold-up électoraux, les cellules que nous avons crées dans les différentes annexes au lendemain du congrès pour entretenir la flamme de la résistance civique ainsi que le patient travail d’explication et de persuasion du bien-fondé de notre démarche ont porté leurs fruits, comme suffisent à le démontrer la mobilisation estivale des Djiboutiens ainsi que les récentes ramifications et audience du parti à l’étranger !

Non seulement notre parti a survécu en huit ans d’existence, aux départs vers un monde meilleur de son fondateur et de poids lourds du parti comme les regrettés Ali Mahammadé et Ahmed Hassan et de quelques sages de notre annexe d’Arhiba, ainsi qu’à la répression politique du pouvoir, parmi d’autres obstacles, mais il a pu se renforcer en militants, cadres et dirigeants crédibles à Djibouti comme à l’étranger, à la faveur de l’intensification de la lutte, au point que l’ARD est aujourd’hui encore le porte drapeau de l’opposition malgré le peu de moyens financiers que comblent un usage optimum de l’outil communication et une symbiose avec le peuple !

Réalité : 2011 se profile à l’horizon et plusieurs candidats se sont déjà déclarés. Quelle est la position du parti ?

KAD : Elle reste cohérente depuis le congrès de 2006 ! Les conditions pour une compétition électorale loyale n’étant pas réunies, nous avons boycotté les élections depuis 2005. Pour l’ARD, la priorité des priorités reste de sauver la paix civile gravement menacée ainsi que le règlement urgent des problèmes politiques. Une compétition pour le pouvoir en l’état actuel des choses est inconcevable. Pour l’ARD, il ne peut y avoir d’élections ni de développement sans une paix civile!

Réalité : Comment se présente la situation politique à la veille de la reprise de la Mobilisation Générale après l’Aïd ?

KAD : La situation s’aggrave chaque jour ! Le mouvement de contestation pacifique se propage actuellement de la capitale aux régions de l’intérieur les plus durement touchées par la crise politique, économique et sociale. Le démontrent les récentes protestations des jeunes à Ali-Sabieh brutalement réprimées par les forces de l’ordre ou encore le siège de la mairie d’Obock par les notables de la région exigeant l’arrêt des exactions contre les civils dans le nord, tandis que la situation reste tendue dans le port où aux légitimes revendications des dockers, le pouvoir répond par des arrestations massives et leur remplacement par des journaliers clandestins. Il est évident que cette réponse n’est pas acceptable et que la situation va empirer ! Après les grèves à la santé qui se poursuivent, c’est le secteur de l’éducation qui prévoit de donner de la voix à la rentrée au sujet des multiples revendications ignorées du corps enseignant et des étudiants…Par qui alors le pouvoir compte t-il les remplacer ?

Sur le plan politique, contrairement à la propagande du pouvoir, l’Accord signé avec le gouvernement américain n’est pas un satisfecit des U.S.A. à la « démocratie » version RPP. Bien au contraire ! Il faut rappeler que ce projet qui date de 2008 a été volontairement retardé par la Présidence pour auparavant, modifier la constitution et mettre le peuple et nos partenaires devant le fait accompli…Mais la teneur de ce projet démontre s’il en était besoin, le grave déficit de Djibouti en la matière et la nécessité d’y mettre fin comme cela avait fait l’objet d’un volet entier de l’Accord de Paix violé par le gouvernement. L’ARD entend peser de tout son poids pour la réussite de ce projet qui ne sera vraisemblablement pas concrétisé pour les prochaines échéances électorales. C’est la raison pour laquelle la Mobilisation Générale reste plus que jamais d’actualité !

Réalité : Où en êtes-vous actuellement dans les préparatifs ?

KAD : A l’ARD, nous sommes prêts depuis longtemps ! Les cellules de coordination de l’UAD mises en place l’hiver dernier sont réactivées et travailleront durant toutes les nuits du ramadan pour donner dans les mois à venir à cette Mobilisation Générale, le caractère de sursaut national salvateur que nous appelons de nos vœux !

Propos recueillis par Maki Houmedgaba (Réalité - n° septembre 2010- ARD)

 

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

Uguta-Toosa/ juillet-Août 2010

 

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Titre 9 / En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire
des décolonisations françaises (2)

Les aspirations des colonisés à une légitime émancipation ont toujours été considérées comme des agressions injustifiées contre la puissance française

Traque des syndicalistes, poursuites contre les nationalistes autochtones, interdictions des partis et des publications anticolonialistes sont le pain quotidien des futures ex-colonies. Les concessions sont accordées chichement. En 1956 la loi Defferre, du nom du ministre de l’Outre-Mer, dite aussi loi-cadre parce qu’elle n’édicte rien mais laisse toute latitude au gouvernement de légiférer par décrets, met en place, un semblant d’autonomie.

De Gaulle, arrivé au pouvoir en mai 1958, propose au référendum, en octobre 1958, la constitution de la Ve république prévoyant, dans son titre XIII, une structure rassemblant la France et ses anciennes colonies dans une Communauté qui se substitue à l’Union française. Seule la Guinée, sous l’impulsion de Sékou Touré, répond « non » à ce référendum et accède immédiatement à l’indépendance. La communauté sera éphémère. En 1960 la nécessité d’une indépendance nominale pour les anciennes colonies s’impose. Le tour de passe-passe gaulliste consiste à prendre la tête d’un mouvement inévitable et à instituer des indépendances telles que la souveraineté politique, économique et militaire de la France demeure sur ses anciennes colonies. Les conseillers français sont présents partout. Le Franc de la Communauté Française d’Afrique est géré par le Trésor français, l’armée française est garante de l’ordre dans les nouveaux Etats. La nouvelle situation présente même bien des avantages en faisant faire à la France l’économie de l’administration coloniale tandis que les instruments de l’exploitation restent intacts. L’accès aux matières premières et l’alignement diplomatique sont garantis. Tous les contrevenants seront punis par des coups d’État ou des assassinats, alors que les fidèles seront défendus contre les mouvements populaires. L’histoire de la Françafrique à la Foccart s’ouvre pour un demi-siècle.

Un simple rappel des faits permet de réfuter le tableau officiel idyllique de l’accès à l’indépendance des pays subsahariens, tel qu’il est peint par Jacques Toubon : « Une décolonisation réussie, parce que c’est une décolonisation qui s’est faite par consentement mutuel, la volonté de ces pays de ces territoires, après la loi cadre de 1957, après la marche vers l’autonomie de 1958, après la constitution que le général de Gaulle a fait adopter en 1958, d’accéder à l’indépendance pleine et entière d’états souverains, secondés par la France, à ce moment-là, et soutenus par elle tout au long de ces 50 années ». La réalité est tout autre et le résultat de cette collaboration est hélas très visible.

Odile Tobner (suite)

Uguta-Toosa, juillet/août 2010


I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 10 / En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire
des décolonisations françaises (3)

1er janvier 1960, l’indépendance du Cameroun est proclamée

Le premier président est Ahmadou Ahidjo, qui avait été ministre de l’intérieur puis premier ministre sous le régime d’autonomie interne instauré en 1956. Installé au pouvoir par le gouverneur Jean Ramadier, il conduisit la répression contre l’UPC, parti indépendantiste, traduite par une guerre féroce, avant et après l’indépendance, avec un corps expéditionnaire français, de 1956 à 1971, qui fit plusieurs centaines de milliers de morts. Ahidjo quitte le pouvoir en 1982 en faveur de son premier ministre Paul Biya qui s’est succédé à lui-même depuis en réprimant dans le sang une tentative de coup d’Etat militaire, en 1984, et plusieurs mouvements de revendications populaires, en 1992 et en 2008.

27 avril 1960, le Togo accède à l’indépendance

En 1958 le parti indépendantiste avait remporté les élections. Son leader Sylvanus Olympio devient le premier président. Il est renversé et assassiné dans un coup d’Etat le 13 janvier 1963. Nicolas Grunitzky lui succède, sera lui-même chassé en 1967 et mourra dans un accident à Paris en 1969. L’artisan des coups d’Etat de 63 et 67, l’ex sergent de l’armée française Gnassingbé Eyadema prend le pouvoir, instaure un parti unique le RPT et réprime toute opposition. Il reste au pouvoir jusqu’à sa mort le 5 février 2005. Son fils Faure Gnassingbé lui a succédé lors d’une élection contestée qui a provoqué des dizaines de morts.

26 juin 1960, la république de Madagascar est instaurée

La grande révolte de mars 1947, écrasée dans le sang de dizaines de milliers de Malgaches, a durablement marqué les esprits. Le premier président Philibert Tsiranana, protégé de la France ne surmontera pas l’hostilité de la population et quitte le pouvoir en 1972 en faveur d’un militaire chargé de faire l’Union nationale. En 1975, après l’assassinat du populaire général Rasimandrava, le capitaine de corvette Didier Ratsiraka instaure un régime autoritaire se disant révolutionnaire, à la fois pro soviétique et non aligné. Il se maintient jusqu’en 1993. Après un intermède parlementaire jusqu’en 1996, Ratsiraka est réélu. En décembre 2001 Marc Ravalomanana l’emporte mais ne peut faire reconnaître sa victoire qu’en juillet 2002, après six mois de manifestations populaires. Réélu en décembre 2006, Ravalomanana se heurte en 2008 à l’opposition du maire de Tananarive. Il est contraint à quitter le pouvoir qui est confié à un comité militaire.

Odile Tobner (suite)

Uguta-Toosa, juillet/Août 2010

 

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Titre 11 / En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire des décolonisations françaises (4)


1er août 1960 : Le Dahomey devient indépendant

Hubert Maga est son premier président. Il est poussé à démissionner en 1963 par le colonel Christophe Soglo, qui le remplace d’abord par Sourou Migan Apithy et prend le pouvoir lui-même en 1965 jusqu’en 1967. Alphonse Amadou Alley, Emile Derlin Zinsou, Paul-Emile De Souza se succèdent au pouvoir. Hubert Maga revient de 1970 à 1972. Le capitaine Mathieu Kérékou prend alors le pouvoir et engage le régime dans la voie marxiste. En 1975 le Dahomey devient le Bénin. Kérékou échappe à plusieurs tentatives de coup d’Etat mais ne tombe jamais dans la répression. En 1977 un débarquement de mercenaires menés par Bob Dénard, parti du Gabon pour renverser le régime échoue. En 1990 le Bénin est le premier pays à organiser une conférence nationale. En 1991 Nicéphore Soglo est élu président. Mathieu Kérékou revient au pouvoir en 1996, est réélu en 2001. En 2006 c’est l’économiste Yayi Boni qui gagne l’élection présidentielle. Le Bénin, pauvre en ressources, a, semble-t-il évolué de façon relativement autonome.

3 août 1960 : Le Niger devient indépendant

Il est présidé de 1960 à 1974 par Hamani Diori, un des fondateurs de la francophonie. En 1970 on découvre l’importance des gisements d’uranium au Niger. La COGEMA française, devenue AREVA les exploite à partir de 1971. En 1974 Hamani Diori veut indexer le cours de l’uranium sur celui du pétrole. Un ancien sergent de l’armée française Seyni Kountché, le chasse par un coup d’Etat le 15 avril 1974 et demeure au pouvoir jusqu’à sa mort en 1987. Après des progrès démocratiques dans les années 90, l’actuel président Mamadou Tanja vient de créer une crise politique en changeant les institutions pour se maintenir au pouvoir.
5 août 1960 : La Haute Volta, cette région qui avait fait partie de la Côte d’Ivoire puis en avait été séparée, accède à l’indépendance.

(Le Dahomey ou La Haute Volta)

Le premier président Maurice Ouédraogo s’associe, dans le Conseil de l’Entente, à la Côte d’Ivoire au Dahomey et au Niger. En 1966 le colonel Sangoulé Laminaza prend le pouvoir et s’y installe comme président jusqu’au coup d’Etat du colonel Saye Zerbo en novembre 1980. En septembre 81 le capitaine Thomas Sankara devient secrétaire d’Etat chargé de l’information. Il démissionne en 82. Le 7 novembre 82 le médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo prend le pouvoir. Le très populaire Sankara devient premier ministre en janvier 83. Il est arrêté en mai. Libéré sous la pression populaire il proclame le CNR (Conseil National de la Révolution le 4 août 1983. Le 4 août 84 le pays devient le Burkina Faso. Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné. Blaise Compaoré prend le pouvoir, qu’il détient toujours. Le pays est avant-dernier mondial à l’indice de développement humain.

7 août 1960 : La Côte d’Ivoire devient indépendante

Son histoire est marquée, avant et après l’indépendance, par la personnalité de Félix Houphouët Boigny. Anticolonialiste dans sa jeunesse militante, Houphouët devint le plus francophile des dirigeants africains. Sa longue présidence de la Côte d’Ivoire, de 60 jusqu’à sa mort en 1993, ne fut pas tout à fait paisible. Il réprima de nombreuses contestations intérieures, ourdit plusieurs complots contre des dirigeants africains, tels que Sékou Touré, Kwame N’krumah et passe pour avoir fomenté l’assassinat de Thomas sankara. Il soutint la sécession désastreuse du Biafra, le coup de force raté contre le Bénin progressiste et entretint des relations avec l’Afrique du sud raciste dont il reçut les dirigeants. Le fameux « miracle ivoirien » de l’explosion économique se révéla un trompe l’œil, avec une croissance sans développement, profitable aux seuls capitaux étrangers. Le règne de ce partisan de l’ordre se termina dans le scandale et le chaos. Il laissa une fortune personnelle colossale et un État fragile. Son successeur Konan Bédié fut chassé par le général Robert Gueï. Les élections qui suivirent mirent au pouvoir l’opposant Laurent Gbagbo. La crise politico-militaire de 2002, avec la tentative de coup d’État, la partition de la Côte d’ivoire et l’intervention de l’ONU, n’est toujours pas résolue. Le pari sur l’avenir qu’on dit avoir été lancé par Houphouët à N’krumah en 1958 – l’un choisissant une pleine indépendance, l’autre la coopération avec la France – a été largement gagné par le Ghana. Dans le dernier classement selon l’indice de développement humain fait par l’ONU, la Côte d’Ivoire est 166e sur 177 et le Ghana 135e.

Odile Tobner (suite)

Uguta/Toosa, juillet-août 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 12/ En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire des décolonisations françaises (5)

11 août 1960 : Le Tchad accède à l’indépendance sous la présidence de François Tombalbaye, cornaqué par le Commandant français Gourvenec qui s’occupe de sa sécurité

Le Dr Outel Bono, opposant, sera assassiné en France en août 1973. Tombalbaye sera lui-même assassiné en 1975. Le général Malloum lui succède avant que le rebelle nordiste Goukouni Oueddei ne prenne le pouvoir en 1979 avec l’aide des Libyens. Ce dernier est renversé à son tour en 1982 par l’ex-rebelle Hissène Habré aidé par les Français. En 1990 Idriss Déby, adjoint de Hissène Habré, le supplante au pouvoir, qu’il a gardé depuis. La France a toujours été militairement présente au Tchad, où elle possède une base à l’aéroport de Ndjaména, anciennement Fort-Lamy. Peu peuplé, avec moins de 10 habitants au km2, le Tchad bénéficie depuis 2003 d’une rente pétrolière considérable. Il n’en reste pas moins placé 170e sur 177 à l’indice de développement humain en 2008.

13 août 1960 : La République Centrafricaine, ancien Oubangui Chari à l’époque coloniale devient indépendante

Un an avant l’homme politique exceptionnel qu’était Barthélémy Boganda, qui conduisait le pays, était mort dans un accident d’avion. David Dacko lui succède. Il est renversé en 1965 par le capitaine Jean-Bedel Bokassa, ancien officier de l’armée française qui imposera un régime extravagant et sanguinaire jusqu’en 1979, où il est évincé par les services français eux-mêmes, qui ramènent David Dacko. En 1982 ce dernier est chassé du pouvoir par le général André Kolingba. En 1993 Ange-Félix Patassé remporte la première élection multipartite. Il est renversé par un coup d’Etat du général Bozizé en 2003. Comme au Tchad la présence militaire française a été constante et reste déterminante. L’État centrafricain est lui en totale déréliction.

15 août 1960 : Le Congo-Brazzaville devient indépendant, sous la présidence de l’abbé Fulbert Youlou, soutenu par le colonat local et par l’armée française

Les 13, 14 et 15 août 1963 des manifestations populaires, protestant contre la corruption du régime, le poussent à la démission. De Gaulle n’ayant guère de sympathie pour ce prêtre défroqué et polygame la France n’intervient pas. Alphonse Massamba Debat, réputé pour son intégrité est élu président. Il gouverne jusqu’en septembre 1968 où il est renversé par le commandant Marien Ngouabi qui établit un régime marxiste et un parti unique le PCT (Parti Congolais du Travail) jusqu’à son assassinat en 1977. Peu après l’ancien président Massamba Debat est arrêté et exécuté. La présidence du comité militaire est assurée par le général Yhombi Opango. Le 8 février 1979 le comité central du PCT dissout le comité militaire et nomme le colonel Denis Sassou Nguesso président du parti et du pays. En 1990 le pays prend le tournant du multipartisme. L’élection présidentielle qui suit, en 1992, est remportée par Pascal Lissouba. Mais le pays est livré aux milices. La guerre civile fait rage en 1997 et Sassou Nguesso remporte la victoire par les armes contre l’État légal. Il se proclame président le 25 octobre 1997. Il a depuis conservé le pouvoir. La politique congolaise est dominée par l’exploitation du pétrole, découvert en 1970, exploité depuis 1972, essentiel depuis 1974. L’ascension de Denis Sassou Nguesso, dans l’ombre de Marien Ngouabi, suit la même courbe.

17 août 1960 : Le Gabon accède à l’indépendance présidé par Léon Mba, mis en place par les forestiers français

L’armée française le rétablit au pouvoir lorsqu’en 1964 il est chassé par Jean-Hilaire Aubame. Aucun pays n’a été aussi directement lié à Paris qui en a fait sa base africaine d’intervention. Second du pouvoir dès 1965, Albert Bongo succède à Léon Mba en 1967 et conserve le pouvoir jusqu’à sa mort à Barcelone le 8 juin 2009. Il a su corrompre ses opposants mais le plus valeureux, Germain Mba, a été assassiné en 1971. Le fils de Bongo, Ali Bongo, vient de lui succéder dans une élection douteuse. Depuis les années 70 le pétrole représente l’essentiel de l’économie gabonaise. La rente pétrolière n’a pas servi au développement du pays qui est resté sans infrastructures ni équipements, mais à l’enrichissement du clan Bongo et des ses alliés français, hommes politiques et hommes d’affaires.

20 août 1960 : Le Sénégal proclame son indépendance

La fédération du Mali, formée du Sénégal, du Soudan français, n’aura duré que quelques mois, après que la Haute-Volta et le Dahomey l’ont quittée dès ses premiers jours, sabotée, dit-on, par Houphouët Boigny. Le président est Léopold Sédar Senghor, écrivain, très attaché à la France, père de l’institution de la francophonie. Il réprimera durement des mouvements étudiants et syndicaux. L’assassinat du brillant Omar Diop Blondin en prison entache son pouvoir. Senghor démissionne en 1980 au profit de son premier ministre Abdou Diouf. Ce dernier est président jusqu’en 2000, où il est battu à l’élection présidentielle par Abdoulaye Wade.

Uguta/toosa, juillet-Août 2010


I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 13 : En attendant l’indépendance : retour sur l’histoire des décolonisations françaises (6)

22 septembre 1960 : L’ancien Soudan français devient indépendant
sous le nom de l’ancien empire du Mali

Il est dirigé par Modibo Keita, homme politique progressiste et panafricain, un des pères de l’OUA en 1963. Celui-ci est renversé par un coup d’Etat militaire en 1968, par le général Moussa Traoré qui impose une dictature féroce. En 1977 Modibo Keita meurt en détention de façon suspecte. En 1992 après la répression sanglante de la revendication de démocratisation, un coup d’Etat militaire mené par le colonel Amadou Toumani Touré le chasse et organise la première élection multipartite remportée par Alpha Oumar Konaré, réélu en 2007. Amadou Toumani Touré lui succède en 2002 et est réélu en 2007.


28 novembre 1960 : La Mauritanie accède à l’indépendance

Le premier président est l’avocat Moktar Ould Daddah. Il mène une politique d’indépendance nationale, créant une monnaie, l’ouguiya, dénonçant les accords avec la France, nationalisant la Miferma société d’exploitation des mines de fer. La guerre contre le front Polisario, qui revendique l’indépendance du Sahara occidental, mine le régime qui est renversé en 1978 par un coup d’Etat militaire. Le comité militaire qui lui succède prend fin en 1984 avec la prise de pouvoir du colonel Ould Taya. En 1989 les violences contre les négro-mauritaniens se déchaînent. Plus de 120 000 sont déportés au Sénégal. En 2005 Ould Taya est chassé du pouvoir par un putsch militaire mené par le colonel Ely Ould Vall. L’élection présidentielle de 2007 est remportée par Ould Cheikh Abdallahi. Le 6 août 2008 un coup d’Etat porte au pouvoir le général Ould Abdel Aziz.

Sur ces 14 pays, 5 figurent dans les dix derniers au classement mondial de l’indice de développement humain. Ce sont le Tchad, la Centrafrique, le Mali, le Niger et le Burkina-Faso. Pour la Centrafrique et le Niger cette place est scandaleuse au regard des immenses richesses qui ont été exploitées sur leur territoire. Les pays qui comparativement sont mieux classés sont ceux qui se sont le plus affranchis, économiquement et politiquement, du lien néocolonial. La Mauritanie, pays désertique est 137e sur 177. Le Bénin, sans autre ressource que le coton est 163e.

Le mythe de la tranquillité est contredit par les répressions et les assassinats qui ont sévi dans des pays dits stables ; celui de la croissance est contredit par l’absence générale de développement qui frappe plus particulièrement les pays d’Afrique sahélienne et équatoriale francophones. Politiquement le respect de la démocratie est un échec presque partout et surtout dans les pays riches en ressources, où chaque élection constitue un scandale par un mépris absolu des règles élémentaires d’un scrutin honnête. Pour la plupart de ces pays le cinquantenaire de l’indépendance peut se résumer en cinquante ans pour rien, sinon l’enfoncement dans la misère. Il n’y a pas là de quoi pavoiser.

L’Afrique du XXIe siècle reste ce qu’elle a toujours été pour l’Europe – sauf qu’elle l’est aussi maintenant en plus pour le reste de la planète : Etats-Unis, Etats émergents, Chine – un réservoir de richesses. Ce qui est convoité ce sont les matières premières, mais aussi les terres et les hommes pour les travailler. Le sort de l’Afrique, comme au temps de la conférence de Berlin, est décidé dans les institutions internationales, financières et commerciales, avec leurs puissants acteurs. Le même dépeçage est fait par les multinationales qui se répartissent l’exploitation des ressources et la gestion des équipements. On ne voit pas pour l’instant où pourrait bien être le point d’appui pour le levier qui soulèverait le poids de d’une oppression aux multiples chaînes, idéologiques, religieuses, économiques et libérerait le géant ligoté. On sent seulement comme une fermentation sourde qui court souterrainement et éclate ça et là en révoltes sans lendemain ou en luttes fratricides. Un jour, qu’on espère proche, l’indépendance ne sera plus un vain mot mais une décision des peuples d’exercer enfin leur puissance et leur souveraineté.

Odile Tobner (fin)

http://survie.org/francafrique/article/en-attendant-l-independance-retour
Uguta/Toosa, Juillet-août 2010

 

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Titre 14 / Abdourahman Booreh : un opposant malgré lui

Voilà un opposant peu ordinaire. Un homme d’affaires qui a des
comptes personnels à régler avec ses anciens amis, l’inassouvissable couple présidentiel qui tient le pays sous son joug.

Tombé en disgrâce auprès du dictateur Djiboutien, M. Boreh quitte précipitamment le pays, se jette dans l’arène politique et se lie avec une partie de l’opposition. L’entente est immédiate sur l’essentiel : bouter le dictateur hors du palais présidentiel. Du reste personne n’est dupe. A l’exception de ce point, Abdourahman Boreh et l’opposition n’ont ni les mêmes objectifs, ni les mêmes convictions.
Si le nouvel opposant semble s’accommoder des revendications de l’opposition qui gravitent grosso-modo autour des thèmes de démocratie, respect des droits de l’homme, rééquilibrage ethnique, restauration de l’unité et de la cohésion nationale, ses véritables préoccupations sont ailleurs. Il ne jure que par business. Une fois son objectif atteint, nul ne peut parier qu’on n’assistera pas à une mainmise sur tout un secteur de l’économie du pays de la part de Ravalomanana djiboutien mais ceci est une autre histoire. Pour l’heure, c’est la lune de miel entre M. Borreh et ses nouveaux compagnons.
De son côté Le dictateur Guelleh qui a l’habitude de minimiser l’opposition et la communauté afar frappée d’exclusion se méfie beaucoup de ce bougre qui, à la différence des autres dispose de l’arme fatale (les moyens financiers qui font cruellement défait à l’opposition démocratique) et aiguise de surcroît ses propres armes.
En effet, l’homme d’affaires-opposant n’hésite pas à user de ses excellentes relations avec les investisseurs de pays du golfe pour faire pression sur le régime en place et susciter à son égard l’intérêt de l’Erythrée et de l’Ethiopie.
M. Guelleh craint particulièrement cette catégorie d’opposants et leur stratégie. Tout son plan consiste actuellement à ramener Boreh au bercail. Des rumeurs persistantes font état d’une série de propositions que le dictateur entend soumettre à son ancien ami. Celle-ci comprendrait entre autres la restitution de tous les biens avec dommages et intérêts et la vente de l’électricité de Djibouti à la famille Boreh en sus.
Que deviendrait alors le pauvre cousin Djama Ali Guelleh qui se voit depuis toujours comme l’acquéreur naturel de cette centrale électrique ? Pourquoi le dictateur abandonnerait-il ce trésor entre les mains d’une personne qui pourrait utiliser à tout moment sa puissance financière contre lui et le clan présidentiel ? En effet, les quelque Mamassane repus qui gravitent autour de Guelleh rsiquent de payer cher les propositions de leur chef. Si elles sont réelles, ces allégations ont tout l’air d’un guet-apens plus qu’autre chose.
Mais pour le moment, cette rumeur fait des vagues. Comme il n’y a pas de fumée sans feu, on a quelque raison de croire que ces tractions ont eu lieu.

Et puis, combien de prétendus opposants, après des années d’exil et de déclarations enflammées contre la « dictature tribale », ne se sont-ils pas vendus pour une bouchée de pain ?

M. Iyyamli

Uguta-Toosa, juillet-août 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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15. 28/06/10 L'accès à l'eau potable : un droit inaliénable confronté à la question du financement - 29 juillet 2009

Par Fabien Dupuis, diplômé de l’IPRIS, doctorant spécialisé sur la géopolitique de l’eau

(Commentaire de Uguta-Toosa : La république de Djibouti, à l'imitation de l'Uruguay, ne devrait-elle pas décréter l'accès à l'eau potable comme étant un droit constitutionnel ? C'est une idée très intéressante. L'analyse ci-dessous offre une étude globale sur le rapport entre population globale et l'accès à l'eau potable. De notre point de vue, elle n'est pas en mesure d'expliquer combien de milliards de FD le régime djiboutien - en l'occurence tous les Etats africains déficitiares dans ce domaine - a gaspillé au prétexte de mener la guerre d'eau dans les régions assoiffées.
Savez-vous qu'à Assa-Eyla, le dernier château d'eau qui est en ruine ac tuellement date de 1973-1974 ?
Savez-vous que depuis trente trois ans, le régime djiboutien n'a construit que des puits ou des points d'eau dont la durée de vie n'a pas excédé une année parce que leur élaboration et finition ont été baclées, la moitié d'investissemnts consacrées au projet ayant été détournés par Hassan Gouled et ses ministres. La plupart du temps, cette eau n'était pas suffisante en quantité et sa qualité laissait à désirer.
Comment pourrons-nous faire confiance à un régime qui est incapable de nourrir et de fournir de l'eau potable à son peuple depuis trente trois ans ? Un père qui a tous les moyens financiers et qui est incapable de subvenir aux besoins de ses enfants et de sa famille, mérite-t-il la considération de son entourage. Une bonne punition (= digaala) lui remettrait des idées en place ou bien il ferait mieux de divorcer...

La direction de Uguta-Toosa).

Selon l’OMS, 1,1 milliard d’individus soit 17 % de la population mondiale n’avaient pas accès à l’eau potable en 2002. Chaque année 1,8 million d’enfants meurent des suites d’une pathologie liée à la consommation d’une eau insalubre. Pour y remédier, l’exigence définie dans les Objectifs du Millénaire (ODM) consiste en la réduction de moitié du nombre de personnes n’ayant pas accès à une eau potable d’ici à 2015. Cela représente 900 millions de personnes.

Dans son rapport mondial sur le développement humain en 2006, le PNUD estime que les ODM en matière d’eau sont sur le point d’être réalisés. Ce constat très global cache de grandes disparités. L’Afrique subsaharienne n’atteindrait l’objectif qu’en 2040. Dans cette région le nombre d’habitants privés d’accès à l’eau potable a augmenté de 60 millions depuis 1990.
Le droit à l’eau est clairement implicite dans le droit à un niveau de vie suffisant et le droit de toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale susceptible d’être atteint. Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels en 1966 est garant de ce droit (6).
[ …]

L’eau, pour chaque personne, doit être accessible en qualité et en quantité suffisante pour les « usages personnels et domestiques » (la consommation, l’assainissement individuel, le lavage du linge, la préparation des aliments ainsi que l’hygiène personnelle et domestique).
L’eau nécessaire pour chaque « usage personnel et domestique » doit être salubre et donc exempte de risque pour la santé. En outre, l’eau doit avoir une couleur, une odeur et un goût acceptables.

L’accessibilité comporte deux dimensions principales. L’eau ainsi que les installations et services adéquats doivent être physiquement accessibles sans danger pour toutes les couches de la population. Chacun doit avoir accès à une eau salubre, de qualité acceptable et en quantité suffisante au foyer ou à proximité immédiate, dans les établissements d’enseignement et sur le lieu de
travail, ou à proximité immédiate. L’eau, les installations et les services doivent être d’un coût abordable pour tous.
(…)
Selon Ricardo Petrella, 24 pays d’Afrique sont incapables de fournir de l’eau potable à l’ensemble de la population (8). Outre des questions de volonté politique, se pose par conséquent la question du financement des infrastructures.
(…)

Certains Etats, comme c’est le cas en Uruguay, garantissent le droit à l’accès à une eau salubre en quantité et en qualité suffisante comme un droit constitutionnel (article 47).

(…)

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article1727

(8) Il s’agit de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Sierra Leone, de Sao Tomé et Principe, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Cameroun, du Congo, de la République Démocratique du Congo, de l’Angola, du Lesotho, du Swaziland, du Burundi, du Mozambique, de Madagascar, de l’Ouganda, de la Somalie, de Djibouti, du Burundi, de la Namibie, de l’Ethiopie, de l’Algérie et du Maroc.

Uguta/Toosa, juillet-août 2010

 

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Titre 16 / Un livre "Le temps de l'Afrique"
de Jean-Michel Severino et Olivier Ray


vendredi 19 mars 2010
Posté par David Naulin

On la croyait vide, rurale, animiste, pauvre, oubliée du monde. Or, cinquante ans après les indépendances, la voici pleine à craquer, urbaine, monothéiste. Si la misère et la violence y sévissent encore, la croissance économique y a repris ; les classes moyennes s’y développent à grande vitesse. Elle est désormais au centre de nouveaux grands enjeux mondiaux. Bref, elle était « mal partie » ; la voilà de retour – à grande vitesse.
L’Europe a raté le virage d’un continent qui ne nous attend plus. Comment mieux le comprendre ? Démographie, économie, politique, diplomatie, cultures et religions : Le Temps de l’Afrique présente différentes facettes de cette nouvelle Afrique, bientôt milliardaire, à mi-chemin du processus de peuplement le plus fulgurant qu’ait connu l’humanité. Sans passer sous silence les risques de sa métamorphose, il fait ressortir les forces et les espoirs qu’elle recèle.
En s’autorisant une pensée prospective et personnelle sur les risques et les opportunités de la métamorphose africaine, cet ouvrage vise à faire évoluer les regards portés sur le continent, encore largement perçu comme une terre figée, à la marge de l’histoire. L’ouvrage, généraliste, s’adresse à un lectorat intéressé par les grandes évolutions du monde mais non expert des questions internationales ou de l’économie. Le style se rapproche de l’essai, laissant une large place aux anecdotes et aux « messages forts », qui défient les idées reçues.


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Le XXIe siècle sera celui de l’Afrique


Par Jean-Michel Severino et Olivier Ray, extrait du livre "Le Temps de l’Afrique" :

"Ce livre est né d’une stupéfaction et d’une rencontre.
La stupéfaction, c’est de s’apercevoir que nous ne comprenons pas l’Afrique, et que nous sommes aveugles au formidable jeu de forces qui l’animent.
L’arrivée de la Chine sur le continent est-elle une bonne ou mauvaise nouvelle pour ses habitants ? L’Afrique sub-saharienne est-elle trop ou trop peu peuplée ? Sera-t-elle en mesure de nourrir sa population en forte croissance ? Quels seront les effets du changement climatique au Sud du Sahara ? Doit-on s’attendre à la multiplication de guerres civiles et génocides de grande ampleur, comme celui qui a meurtri le Rwanda en 1994 ? Ou la tendance à l’apaisement engagée au tournant du siècle a-t-elle des chances de se poursuivre ? L’Afrique est-elle mûre pour la démocratie ? Faut-il craindre des vagues de migrants africains ? La croissance économique de ces dernières années est-elle au contraire appelée à durer, faisant de l’Afrique la prochaine puissance émergente ? L’Afrique a-t-elle sa place dans un monde multipolaire ?
D’innombrables ouvrages traitent de l’Afrique. Mais ils parlent d’une autre Afrique – celle de l’histoire. Nos clés de lecture sont aujourd’hui dépassées. Nous ne parvenons pas à déchiffrer les événements qui secouent le sous-continent et le transforment sous nos yeux. Deux Subsahariens sur trois ont moins de vingt-cinq ans. A l’opposé de nos sociétés européennes engourdies, le dynamisme démographique africain impose une cadence effrénée aux mutations du sous-continent. Il y avait seulement onze habitants par kilomètre carré en Côte d’Ivoire en 1960. Il y en a près de soixante dix aujourd’hui, et il y en aura cent dix en 2050. Si la France avait connu la même croissance démographique que la Côte d’Ivoire entre 1960 et 2005, elle compterait aujourd’hui deux cent cinquante millions d’habitants – dont soixante millions d’étrangers !
L’Afrique change donc précipitamment d’échelle et de cap. Compte tenu de la vitesse et de l’ampleur de la métamorphose en cours, nous devrions scruter la route plusieurs kilomètres en avant. Or nous regardons ce bolide africain s’élancer à toute allure… à travers un rétroviseur. Comment s’étonner que nous ne parvenions pas à penser sa trajectoire ? Le décalage est frappant entre le regard que nous portons sur l’Afrique, restée comme figée au siècle dernier, et ses réalités contemporaines.
Dans le contingent des aveugles, le peloton européen figure au premier rang. Au fil des débats publics, l’espace au Sud du Sahara est présenté comme une terre maudite, marginalisée, à l’écart de la mondialisation. L’Afrique est perçue comme un objet de compassion, qui appelle – au mieux – la charité. Au pire, l’endiguement. Ses habitants sont promis à un avenir funeste dont la solidarité internationale, telle une perfusion d’antalgiques, devrait atténuer les souffrances ou réduire les convulsions. La charité a été largement sous-traitée à des organisations humanitaires et philanthropiques ; l’endiguement confié aux organisations onusiennes et aux Etats africains eux-mêmes. Ce regard, qu’il se veuille charitable ou « lucide », n’est certes pas sans rapport avec les réalités d’une Afrique qui émerge péniblement de plusieurs décennies de crises. Mais il ignore les bouleversements à l’œuvre sur le continent. Sans surprise, ce sont les acteurs les plus « jeunes » de notre société mondiale – Chinois, Indiens, Brésiliens – qui saisissent les opportunités de cette aventure inouïe. Savons-nous que les économies africaines connaissent, depuis le tournant du XXIème siècle, une croissance économique annuelle bien supérieure à celles des Etats-Unis ou de l’Europe ?
L’époque n’est pourtant pas si lointaine où nous avions l’impression de « connaître » l’Afrique, où nos pays y décelaient des « intérêts ». Depuis la fin de la guerre froide cependant, l’Europe s’en est détournée : plombé par une histoire pesante et aveuglante, son grand voisin du Sud est tombé en bas de la pile de ses politiques publiques. En ce début de XXIème siècle, tandis que des acteurs émergents des relations internationales s’intéressent aux évolutions de l’Afrique et à leurs relations avec ce continent, l’Europe semble abdiquer. La société de la rive Nord de la Méditerranée, et en premier lieu ses acteurs économiques, lui tournent le dos. Elle n’a plus de pensée publique réfléchie, cohérente, prospective sur l’Afrique.
Il est maintenant temps de reconnaître l’Afrique.
Ce livre est une tentative de penser une matière complexe et mouvante, qui défie nos grilles de lecture traditionnelles. Cette pensée part du refus de se laisser piéger par les évidences du passé. Elle repose sur l’observation des changements qui se déroulent sous nos yeux. Elle s’arrime, enfin, aux quelques points de repère que nous avons dans l’avenir. Nous savons d’ores et déjà que la population du sous-continent doublera en l’espace de seulement quelques décennies. Nous savons aussi qu’elle sera alors majoritairement urbaine. Or la façon dont les Africains vivront, se déplaceront, se définiront et interagiront avec leur environnement déterminera la trajectoire de leurs sociétés – mais aussi des nôtres.
Il ne s’agit pas ici de prédire si l’Afrique de demain ira « bien » ou ira « mal », ni de déterminer qui il conviendra alors de louer ou de blâmer. Les pages qui suivent ne se situent pas dans les débats stériles entre « afro-optimistes » et « afro-pessimistes », qui ont longtemps monopolisé les discussions sur le sujet. Le moment est venu de penser les conséquences de ces mutations d’intensité sismique sur l’Afrique, sur ses voisins et sur le monde. Ce que nous percevons, en interrogeant le présent et l’avenir, est la réémergence stratégique de l’Afrique – dans les risques comme dans les opportunités qui y sont liés.
L’Afrique est complexe. Jamais, peut-être, ne l’a-t-elle autant été qu’à l’heure de sa métamorphose. Toute analyse prospective d’un sujet en mouvement est condamnée à livrer des diagnostics frustes et des prévisions erronées. Nous assumons ces imprécisions et ces erreurs, convaincus que la complexité ne doit pas paralyser la réflexion. Il importe d’être en phase avec ce moment de l’histoire auquel nous nous situons, sans quoi nous risquons le chaos à nos portes – qu’aucune perfusion humanitaire ne saurait endiguer. L’Afrique du milliard et demi d’habitants s’imposera rapidement dans la mondialisation. Faute de s’engager dans des politiques cohérentes et adaptées, nous risquons de la voir s’inviter brusquement dans nos politiques intérieures. Le grand chambardement africain implique des choix radicaux de politique publique.
Nous avons rencontré Ibrahim dans un taxi à Johannesburg. La route était longue et encombrée pour arriver au centre-ville depuis l’aéroport. Nous avons sympathisé avec ce chauffeur, un Malien d’une trentaine d’années. Interrogé sur les raisons de son immigration en Afrique du Sud, il nous a raconté son périple. Le départ de son village natal, dans le Nord-est du pays. Après plusieurs saisons de mauvaises pluies, les céréales s’étaient faites rares sur le marché. Les spéculateurs quadruplaient les prix à la saison de « soudure ». Son père avait beau être l’un des hommes les plus riches du village, les portions avaient tout de même commencé à diminuer pour Ibrahim et ses six frères et sœurs. Ibrahim avait refusé de partir, comme ses cousins, se battre aux côtés de la rébellion. Par manque de rage contre son gouvernement. « Que voulez-vous qu’il fasse, le gouvernement ? Il n’a pas un franc dans ses tiroirs, il n’est même pas capable de payer l’instituteur du village. » Le récit d’Ibrahim collait : le Mali traversait à cette époque les années noires des ajustements structurels, et prenait la crise du coton de plein fouet.
Alors Ibrahim a préféré partir. Commença pour lui une période d’errance à travers des grandes villes d’Afrique de l’Ouest. Il était à Abidjan quand la crise ivoirienne éclata. Il ne faisait pas bon y être étranger. Mais alors que la plupart de ses compagnons de route décidaient de se lancer dans le long périple en direction de Paris ou Londres, lui a préféré faire cap vers le Sud. On lui avait parlé de la nouvelle Afrique de Mandela, en plein décollage après l’Apartheid. Ce ne fut pas facile tout de suite : installé dans un Township, il traversa une nouvelle période de galère et de petits boulots. Voyant que nous regardions le petit chapelet qui pendait au rétroviseur, Ibrahim nous expliqua qu’il s’était converti. Une petite communauté évangéliste du township l’avait beaucoup aidé à son arrivée. Grâce à de l’argent emprunté à des fidèles et à une organisation caritative américaine, il a pu lancer son business. Il avait aujourd’hui cinq taxis à lui, reliés par un système radio dernier cri. Il prévoyait d’acheter un mini-van, pour relier les aéroports aux hôtels. « Comme les Chinois », qui ont aussi investi ce secteur. Encore quelques mois et il devrait pouvoir arrêter de conduire, pour se concentrer sur la gestion de son entreprise. Un petit bureau tout équipé l’attend. Et après ? Ibrahim a de grands projets. Il voudrait se marier et avoir des enfants. Mais d’abord changer de quartier : sa priorité est de sortir du township pour acheter un appartement en centre ville. Rentrer au pays ? Non : « mon pays c’est l’Afrique. Je suis chez moi ici. Et puis, business is good in South Africa. » Interrogé sur les violences anti-immigrés qui ont ensanglanté les townships à l’hiver 2008, il préféra changer de sujet.
Il nous est apparu que l’histoire d’Ibrahim était celle d’une Afrique en marche – tout sauf statique ou en marge du monde. Peut-être, aussi, de l’Afrique qui marche. L’histoire d’une grande migration, unique dans l’histoire de l’humanité. Ce livre s’attache à conter cette mutation africaine, riche d’opportunités et de défis d’un nouvel ordre. Une métamorphose qui marquera la planète dans son ensemble – et ne saurait laisser aucun de ses habitants indifférent
".


(extraits de Le temps de l'Afrique)
http://www.cdurable.info/Le-Temps-de-l-Afrique,2427.html

Uguta/Toosa, juillet-Août 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 17 : résumé des points forts du meeting de la Fête
la fin du Ramadan

Présenté par Farah Abadid Heldid

Précision. Les dirigeants qui ont pris la parole ont été nombreux et le Président Ahmed Youssouf a clôturé le Meeting

La manifestation préparée par l’UAD s’est très bien passée.

Comme d’habitude elle a eu lieu devant les sièges des Partis de l’Opposition de l’UAD le vendredi 10 septembre 2010. Une foule de militants et sympathisants de l’UAD tous décidés, ainsi que d’autres habitants des quartiers avoisinants ont participé avec enthousiasme.
Les discours ont débuté à 9H30 jusqu’à 11heures.

Voici un résumé des discours des dirigeants de l’UAD.

Le Dirigeant Abdi Osman dit Indha Bur a d’emblée demandé si les Djiboutiens veulent que l’on soit, et, que l’on se batte comme en Somalie ? La foule a répondu en même temps « Non ! »
Il ensuite demandé si IOG ne se retire pas, ce sera alors comme en Somalie n’est-ce pas ?
La foule a répondu « Oui ! ».
Il a rappelé que durant 11 ans ils ont attendu pour éviter un conflit interne, mais que maintenant les limites sont atteintes, que le Peuple ne restera pas les bras croisés, nous ne resterons pas toute notre vie à regarder le pays être dépouillé, nous ne resterons pas sans réagir vivement.

Le Dirigeant Farah Abadid Heldid a répondu au discours d’IOG du 27 juin 2010, qui avait dit : « Dieu qui l’avait choisi et que Dieu avait banni les Opposants ».

Toutefois, a-t-il précisé, en disant : je tiens à rappeler, que l’Islam prévoit la démocratie en ouvrant la porte aux changements des responsables. Il a dénoncé les basses publicités pour avoir de l’argent en exploitant la mendicité, en faisant de l’aumône au nom d’hommes politiques insatiables et en même temps exiger des pauvres à ce qu’ils s’installent sur les quelques sacs de nourriture face à la caméra de la télévision de Djibouti, puis ces images sont diffusées sur les antennes en prenant aussi le soin de les distribuer aux bailleurs de fonds pour demander encore plus.

Farah Abadid a pris le soin de dire, que si le gros cachalot a échoué à marée basse sur la plage d’Haramous, alors il ne fait plus peur, cet énorme poisson, qui est rapidement infecté par les vermines et les vers. IOG et son commandement, qui faisaient peur, ont échoué et ils commencent à puer car les vers l’ont envahi. Tous ensembles débarrassons nous de cet animal qui ne fait plus peur.

Le Dirigeant Mohamed Ali Abdou a dit en substance :

« Chers frères compatriotes, Nous vous souhaitons ainsi qu’à tous les démocrates Djiboutiens et musulmans, une bonne fête de rupture de jeûne en formant le souhait particulier qu’elle soit la dernière sous la houlette du RPP. Mais ce vœu pour être réalisé nécessite du travail, une vigilance et un investissement permanent de tous !

Je souhaite vous entretenir aujourd’hui de deux sujets qui me tiennent à cœur. Il s’agit en premier lieu du décasement programmé des populations d’Arhiba vers un site qui ne serait pas encore viabilisé du P.K.23.Ce programme, au prétexte d’une lutte contre l’insalubrité (dont on se demande pourquoi il a attendu une année pré-électorale trente trois ans après l’Indépendance…) vise d’abord à rayer de la visibilité citadine et citoyenne, les populations y vivant. La raison suffisante pour les autorités pour réaliser ce projet est l’extension du dry port déjà congestionné, au profit d’une société dont ils n’annoncent pas encore le nom…Parce qu’il est porteur de discorde nationale, nous voulons dire officiellement l’irréductible opposition de l’UAD à ce projet et lançons un avertissement solennel au RPP : « Ne t’avises pas de réaliser ce projet…Tu t’y brûleras les doigts ! », mais le seul avertissement ne suffisant pas à convaincre ce sourd, nous formulons le souhait public de voir la relance prochaine de la Mobilisation Générale débuter à la place de l’Indépendance d’Arhiba afin de faire barrage, unis, à la discorde nationale délibérément créée par le RPP pour perdurer en divisant mais aussi lui rappeler son devoir d’assainissement d’Arhiba sans expropriation ni concession de ce terrain à qui ou quoi que ce soi Il en va de l’Unité Nationale et de la salubrité publique !!!…Vous serez tenus au courant, après concertation, des suites de cette proposition…

Le second sujet est également à l’ordre du jour puisqu’il s’agit de la Mobilisation Générale en cours. Rappelons qu’elle nous a été imposée par le RPP qui a dépassé toutes les bornes du tolérable pour un peuple portant patient. Pour nous en tenir au récent, le RPP a d’abord violé un Accord de Paix qu’il a cosigné avec Nous et ayant mis fin à ’une guerre civile qu’il a déclenché et prolongé pendant 10 ans. Il a ensuite violé une constitution que sur sa proposition pourtant, nos compatriotes ont été en 1992, les plus nombreux à adopter dans cette capitale.
Et tout récemment encore, quoique non écrit, l’engagement tacite qui autorisait l’offre de services multiples à l’empotage et dépotage des marchandises charriées par la mer rouge en en concédant le monopole à une société dont ses dirigeants sont actionnaires, précarisant le quotidien de centaines de familles et déclenchant au passage un litige commercial avec notre voisin Ethiopien et principal débouché qui a parfaitement raison de crier à la violation du droit international commercial de la libre concurrence...C’est désormais acquis et compris par tout le Monde, l e RPP est indigne de confiance ! Plus gravement il est aussi insatiable !!! : Import-export, Assurances Travaux Publics..;
rien n’échappe à la mainmise de ses dirigeants ou la convoitise des plus rapprochés de ses fidèles transgressant au grand jour comme un ministre en exercice, les frontières universelles séparant l’exercice du pouvoir d’avec l’activité lucrative ! Comment dès lors vivre en Paix et plus longtemps avec un pouvoir indigne de confiance et insatiable ? Il n’y a pas à nos yeux, trente six façons : soit on s’exile, soit on l’affronte ! Or il n’y a pas dans l’histoire de précédent d’un peuple entier qui se soit exilé et nous ne créerons pas ce précédent ! Et le moyen le plus approprié pour les démocrates que nous sommes est, tant que cela est encore possible, de l’affronter pacifiquement dans la rue ! Dans la capitale et cette année pour des raisons que nous avons déjà évoquées et ce, afin d’atteindre trois objectifs immédiats ;
-
soigner si possible la surdité du RPP par notre visibilité,
- sensibiliser les puissances occidentales militairement présentes à Djibouti, pour qu’elles fassent pression sur ce pouvoir qui met en danger la préservation de leurs intérêts chez nous et enfin,
- mériter la miséricorde de celui qui a dit « N’EUT-ETE LE REJET PAR ALLAH DE LA CORRUPTION PAR HUMAINS INTERPOSES, LA TERRE ENTIERE SERAIT CORROMPUE
… » (Le saint Coran).

Si, et ce serait impie, nous n’avons jamais désespéré de la miséricorde divine et être la main droite pacifique de Dieu pour mettre fin à la corruption généralisée à Djibouti que nous impose le RPP, il nous reste un trimestre pour lui crever les tympans, et atteindre le second objectif !!!Nous nous y employons sans relâche !!!

Aujourd’hui vous maintenez le RPP dans une posture d’étranglement pour utiliser le vocabulaire approprié de la lutte traditionnelle…La pression de l’étranglement est telle que le RPP hurle dans ses médias des contrevérités à qui veut bien l’écouter : « Cette portion de la mer rouge m’appartient, je concèderais la gestion de ses ports à qui il me plaira, Djibouti m’appartient, je vendrai ses terres à qui il me plaira, c’est Moi qui détient la Puissance, c’est Moi qui détient la Fortune, c’est Moi, c’est Moi, c’est Moi… »…Ce sont là des insanités qu’Allah abhorre !

Le Dirigeant Souleiman Farah Lodon a dit en substance sur le plan politique :

La suppression du mandat de 2 présidences de la République est remplacée par des mandats illimités. L’Histoire nous révèle que les Etats-Unis depuis 234 ans n’ont pas modifié la limitation du mandat présidentiel à 2 mandats de 4 ans. C’est grâce à cette disposition stable et inchangée que les Etats-Unis sont devenus la 1ère puissance du monde.
Depuis plus de 2 siècles les Etats-Unis n’ont jamais eu un seul dictateur. Actuellement, c’est le sens vers laquelle la plupart des Etats du monde se dirige, pour que chaque président pense qu’il se retrouvera dans un laps de temps limité comme un simple citoyen parmi son peuple.

Ce phénomène de s’accrocher au pouvoir est la cause de toutes les guerres civiles en Afrique. Ici à Djibouti, on constate :

- 1er que le premier Parti d’Opposition a été rayé par un simple décret présidentiel en violation des droits fondamentaux ;
- 2ème tous les médias publics sont au service du RPP parti au pouvoir. Je peux vous certifier que ce soir pas une ligne de notre Meeting ne sera diffusée par la Radio Télévision de Djibouti ( RTD) pourtant financée par les deniers publics.
- 3ème aucun opposant ni les membres de sa famille ne peuvent trouver du travail à Djibouti ;
- 4ème Djibouti est l’un des rare pays au monde où aucun opposant dans l’Assemblée nationale et l’Assemblée Régionale, aucun opposant ne figure dans ces Instances depuis l’Indépendance contrairement à la période coloniale. Par contre, juste à côté au Somalilland et au Putland l’opposition à des élus au sein de l’Assemblée nationale et à l’Assemblée régionale. ;
- 5ème les syndicats et les ONG appartiennent au Gouvernement, de même que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Le dirigeant Souleiman Farah Lodon a aussi soulevé d’autres points économiques et sociaux et à terminer en faisant les propositions suivantes :
Il faut mettre fin à la mauvaise gouvernance et donc procéder à l’établissement de la démocratie.
Pour y arriver nous devons structurer nos partis politique notre force et notre volonté de changement.
Il nous faudra amplifier la conscientisation du peuple, que tous ensembles nous disions Non à la Corruption, Non à la Gabedgie, Non au Népotisme, etc…

ARD - "Réalité"

 

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M. Abdallah Deberkalé fait la promotion et la commercialisation du livre bien connu du Docteur Hashim Gamal A-Shami, que les chercheurs ont l'habitude d'appeler tout simplement "Al-Manhal". Une version en langue amhara est disponible dans les bonnes librairies d'Addis-Abeba.
M. Deberkalé vient de re-éditer cet ouvrage à son propre compte.
Ceux qui souhaitent le commander peuvent le faire en se reportant en bas de page où ils trouveront les adresses des agences de transfert d'argent à l'étranger ainsi que les coordonnées de la société de Abdallah Deberkalé (achats sans frontières).


Titre 18 /
LE LIVRE DU Docteur HASHIM GAMAL A-SHAMI
" HISTOIRE DES AFARS dans la CORNE DE L'AFRIQUE"

 

Author of the book :

NAME : HASHIM GAMAL A-SHAMI
Contact by C/O: achats_sans_frontieres@yahoo.com

PERSONAL INFORMATION

EDUCATION:
Ph.D. 9/75 – 10/79 DEVELOPMENT ECONOMICS and Agricultural Economics, 1979, UNIVERSITY of Wisconsin – Madison, Wisconsin, USA. Study included formal training in Energy Economics (1977/1978 by attending Seminars and workshops for OAPEC Postgraduate students at University of Wisconsin – Madison).

PhD programme – advanced courses = 72 credit hours in development economics development planning-concepts & techniques, macroeconomics, micro, econometrics, agricultural economics and sociology.

Major qualifying exams for Ph.D. candidacy:
a) Macroeconomics
b) Development economics

PhD Dissertation on: Economic Development:
See page 2, publications.

M.Sc. 9/73 -5/74: Agricultural Economics (Agribusiness Mgt. & Economics), 1974, Arizona State University, Tempt Arizona, USA. After Master degree, advanced courses in International Economics and Mathematics at Arizona State University, Tempe, Arizona (1/75 – 5/75).
B.Sc. 9/66 – 6/70: Agricultural Economics & Agronomy, 1970, Cairo, High Polytechnical Institute, Cairo, Egypt.

CO-AUTHOR OF A BOOK:
ARABIC TITLE OF THE BOOK: AL-MANHAL FI TARIKH WA AKHBAR AL AFAR (AL-DANAKIL) : By Gamal A-Shami (father) and Hashim A-Shami (son- myself), published in 1997, (744 pages), Cairo-Egypt. Registration no. in Cairo 103338/7, International No. L.S.B.N. 977/19/4208/5.

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Résumé du livre en anglais

ENGLISH TRANSLATION OF THE BOOK TITLE:
"The source on History and Narrative of the Afar (Al-Danakil)"
.

The Book covers Afar history from 3110 BC to 1960 AD with provision of significant accounts of the afar political history for the period 1960 – 1994. It presents analytical and documentary accounts of the Afar relations with neighbouring peoples in the region (such as in Ethiopia, Yemen, Egypt, Arab peninsula, Somalia and Beja people in the Sudan).

It includes 29 colored maps and copies of 19 Key conventions, protocols, treaties and pacts between the Afar Sultanates and colonial powers (Italy and France) and 40 colors photos in Afar people from : Ethiopia – Djibouti – Eritrea .

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VOICI LA LISTE DES AWALAH SOMALIEN A DUBAI ( SOMALI TRANSFER MONEY IN DUBAI ) et de WESTERN UNION ou MONEYGRAMM :

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2)- AMAL
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Contact a Dubai : 00 971 4 2279 996
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Dubai : 04 2265 553
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Contact a Dubai : 00 971 4 2292 771 www.olympicmoneytransfer.com

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11)- Tawakal Money Transfer
Dubai : 04 2284 913
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12)- Western Union
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13)- Moneygram Transfer Money
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Mr. Abdallah DEBERKALEH

Contact Tél : 00 88 216 444 25 80 8 ( International Call Center)
00 971 50 70 55 109 or 00 971 55 610 1955
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WWW.ASF-DUBAISHOP.COM
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Titre 19/
afar : QAFAR XAYLOL INKI MISSILA BAAHAHAN
(par Wade, chanteur de Kassow)

Away, warsam fayla kicna numih kasaay
Nagatal duma fayla kicna num yeneeh
Is’abba celta kaak yeenik, can cinak yen
Kok abba gaddali’yyeenik, farcitak yen
Can inki waqdi futta yaah cayyeh iyyaah
Isih leemik too numuh raaqak yeneeh
Sidiica’bar ligàh xiinaah, fayla kicna
Kaa faylisak kay aftoh yan num yeneeh
Nammayak bodi Laat duwah yeneeni’yyen
Fayla kicna numuk, saga ukuwuk sugteeh,
Too sagah canat angaluk yeneeni’yyen
At’abba celtah ah geera yol cab iyyek,
Can inki waqdi fùttu yaah, cayyeh iyya.
Ana’a wakti, woo numih qamal ableh an.
Is’abba celta kot-koole, y’awlà tekkeeh,
Beera beeca lakal le qilsa nee geyteeh
Faylisak le canak qiden duqur nekkeeh,
Yok biso able kalah, migaq le barrà’bteeh.
(T’able-way, cedi koo mahaak mareyta ekkeeh),
Kuraani qarsi yeyyeeqe wakri ekkeeh.



(Gadda gey MOHAMMED ALI MOHAMMED)

Uguta/Toosa, juin 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2010

 
 

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Titre 20/ DJIBOUTI 10/07/2010 : Rafle dans la région d'Obock

 

NOTE D’INFORMATION DU 10 JUILLET 2010

par LDDH

 

Rafles de civils nomades dans la région d'Obock : comme en mai 2006 ? L'armée Djiboutienne aurait arrêté depuis hier des dizaines de civils nomades dans l'ouest d'Obock, les personnes arrêtées seraient actuellement internées dans la caserne militaire de la ville d'Obock.

Selon plusieurs sources concordantes, les opérations de ratissage et de répressions à l'encontre des civils seraient dirigées par le colonel ABDO ABDI DEMBIL; cet officier supérieur avait déclenché en mai 2006 une répression sans précédent contre les populations rurales des deux districts du nord, que les autorités avaient présenté à l'époque comme étant une lutte à grande échelle contre le banditisme et la criminalité sévissant dans le nord; on connait la suite...

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains(LDDH)
dénonce vigoureusement les arrestations arbitraires et les détentions abusives dont sont victimes les civils nomades de l'arrière pays d'Obock déjà gravement affectés par la sécheresse, la soif et la malnutrition; selon les informations reçues, plus d'une centaine de personnes raflées à GALI DABBA, localité située à l'ouest d'Obock seraient toujours détenues par l'armée malgré les protestations des notables et de la population devant les autorités administratives de ce district.

Face à ces exactions contre les civils qui prennent une nouvelle ampleur, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) interpelle la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l'homme, et les grandes puissances militairement présentes à Djibouti sur les dangers de cette hystérie répressive pour la stabilité de notre pays.

NOEL ABDI Jean-Paul
Président de la LDDH


Uguta-Toosa, juin 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 21 / Communiqué de l'Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti
(ORDHD)

17 rue Hoche 93 100 Montreuil-sous-Bois
Courriel : ordhd@hotmail.com

Un militant du FRUD, dans un état grave, à la prison de Gabode

Mohamed Ahmed dit Jabha, militant de longue date du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD) a été arrêté le 1er mai 2010, près du Moussa Ali (Nord Ouest de district de Tadjourah) par des éléments de l’Armée. Il a été arrêté alors qu’il aurait essayé de défendre une femme enceinte victime de tentative de viol de la part des soldats.

Porté disparu dans un premier temps, Il a été sauvagement torturé dans les locaux des Services de Sécurité. Il a été transféré ensuite à la brigade du Nord de la gendarmerie où il a passé 10 jours dans des conditions difficiles (privé de nourriture). Il sera conduit par la suite à la prison de Gabode où il est détenu depuis le 30 juin, sans aucun soin.

Il souffre des contusions multiples, côtes cassées, tympan éclaté, il crache du sang et a énormément de difficultés pour se déplacer.

Le président Ismael Omar Guelleh a cité cet homme dans son discours au Conseil de sécurité de l’ONU le 29 mai dernier en le qualifiant de chef de bandes à la solde de l’Érythrée.

L’ORDHD

Condamne les tortures systématiques infligées à toutes les personnes arrêtées (les militants politiques et les civils)
Dénonce les sévices corporels et les traitements inhumains et dégradants qu’a subit Mohamed Ahmed Jabha dans les locaux de la Sécurité et de la Gendarmerie,
Lance un appel à la Croix Rouge Internationale, pour qu’elle s’intéresse aux conditions de détention et à l’état de santé de Mohamed Ahmed Jabha.
Exige le jugement des tortionnaires, et la fin de l’impunité.

Fait à Montreuil, le 3 juillet 2010
pour l’Observatoire, Renée Avignon

L’Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti, crée en France en février 2002 est issu du Comité pour le respect des droits de l’homme à Djibouti. Il regroupe des citoyens d’Europe et de Djibouti.

Uguta-Toosa, mai 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
2011 : L'année de la démocratie

 

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(Information partagée avec nous par Afar-Network)

Titre 22 : Djibouti : les enfants dans une pauvreté "abjecte" seon l'UNICEF

Commentaire de Uguta-Toosa : Découverte de taille apparemment ! Après des décennies de présence à Djibouti, l'UNICEF découvre subitement que les enfants vivent dans des conditions misérables dans la capitale et le milieu rural. "Deux enfants sur trois sont privés" d'abri, d'accès à l'eau, à l'alimentation, à l'éducation ou à la santé ! Ce lamento tardif est-il sincère ou vise-t-il à apporter quelques fonds supplémentaires à la campagne présidentielle du chef de l'Etat sortant ? Enfin, il n'est jamais trop tard pour changer le fusil d'épaule...
Les responsables de l'UNICEF, y compris la direction du PNUD - entretenant des liens privilégiés avec nos gouvernants corrompus, finissent par acquérir des réflexes et des habitudes d'expatriés. Après un bref séjour, leur mission se réduit à cultiver leurs relations mondaines. Cela s'appelle "s'adapter à l'environnement local". Le mimétisme peut aller très loin, jusqu'à la complicité. Quant aux fonds et matériels alloués à des projets humanitaires, ils ont tendance à se volatiliser... Pas pour tout le monde. Un autre péché des organismes des nations-unies : les critères à partir desquels ils apprécient une crise humanitaire manquent de lisibilité pour le commun des mortels. Comme leurs zônes d'intervention sont déterminées par les autorités nationales, leur analyse présente toujours un caractère partial et partiel. Certains rapports du HCR prétendent que, le pays étant stable, il n'y a pas de réfugiés djiboutiens dans le monde !
Il suffit de se reporter, par exemple, aux régions affectées par la sécheresse et les populations menacées par la famine en république de Djibouti (cf.
Titre 13 : Djibouti : la moitié de la population rurale a besoin d'aide alimentaire, irin). Qu'est-ce qu'on remarque ? La région la plus menacée, nous dit-on, est le sud de Djibouti-ville et les zones avoisinantes. Une telle présentation des choses surprendra plus d'un Djiboutien ! Nous savons tous que la plus forte concentration de la population nomade, donc la population la plus vulnérable de notre pays, on la localise dans les régions de Dikhil, de Tadjoura et d'Obock. N'importe qui le sait. Alors quel crédit faut-il accordé à un tel diagnostic ? Qui ignore que le sud de Djibouti bénéficie d'une couverture humanitaire cent fois plus importante que le nord de Djibouti, où l'accès des ONG est réglementé. Sans évoquer la discrimination que leur inflige l'Etat, l'enclavement et leur éloignement par rapport à la capitale rendent la précarité de ces nomades encore plus grande. Disons que les nomades afars de Djibouti vivent le même calvaire et la même discrimination de la part des missions humanitaires que les Somalis d'Ogaden ! Il est vrai avec moins de violences et d'exactions de la part du pouvoir central. (Les Djiboutiens doivent être renseignés sur ce point : Addis-Abeba mène un véritable génocide contre les Ogadéni.)
L'UNICEF est, à Djibouti, à l'image de l'Etat : corrumpue et intégré au réseau mafieux qui alimente en dons et en argent l'entourage du chef de l'Etat.

Direction de Uguta-Toosa

 

15 juin 2010 – L'UNICEF et le Ministère djiboutien de la Promotion des femmes et des Affaires sociales ont rendu public mardi un rapport sur la pauvreté infantile qui révèle que la majorité des enfants de Djibouti vivent dans une pauvreté « abjecte » qui les expose à des menaces de mort.

« L'intensité de la pauvreté à Djibouti nous montre dans quel type d'environnement dangereux vivent les enfants et leur exposition à l'exploitation et aux abus », a indiqué la Représentante de l'UNICEF à Djibouti, Josefa Marraton, en présentant le rapport.
Selon le document, deux enfants sur trois sont privés d'au moins un droit fondamental, celui d'avoir un abri, celui d'avoir accès à l'eau, à l'alimentation, à l'éducation ou à la santé.

L'absence d'abri est le problème le plus répandu, avec plus de la moitié des enfants de Djibouti qui ne disposent pas d'un vrai domicile. Les chiffres sont encore plus alarmants dans les milieux ruraux où 9 enfants sur 10 n'ont pas de maison.

Le rapport souligne aussi que si les enfants qui vivent dans les zones urbaines sont plus exposés aux risques d'exploitation et d'abus, ceux qui vivent dans les zones rurales sont deux fois plus nombreux à ne pas avoir accès aux services de base.

En dépit des progrès significatifs réalisés ces dernières années pour offrir des services sociaux basiques aux enfants, comme la gestion intégrée des maladies infantiles, le développement de la scolarisation et l'assistance aux orphelins, l'UNICEF craint que les avancées réalisées soient anéanties par le haut niveau de pauvreté.

Seule manière de l'éviter pour l'agence onusienne, mettre l'aide aux enfants au sommet des priorités des politiques publiques, des prises de décisions et de critères d'allocation de ressources.

Déjà délicate, la situation est compliquée par le problème de la forte malnutrition. Selon le rapport de l'UNICEF et du gouvernement djiboutien, 28.8% des enfants de moins de cinq ans font face à une malnutrition aigüe et 5,2% de ceux-ci « sont sévèrement mal nourris et risquent de mourir ».

Face à cette situation, l'UNICEF va intensifier ses actions et continuer son programme « Survie et développement de l'enfant » qui inclut notamment des campagnes de vaccinations, des distributions de compléments alimentaires à base de vitamine A et de la sensibilisation à la santé au sein des collectivités locales.

En conclusion, le rapport propose un certain nombre de recommandations destinées à renverser la situation : placer les enfants au cœur des politiques de développement et de réduction de la pauvreté, s'assurer de la mise en œuvre immédiate des politiques de lutte contre la malnutrition, accroître la sécurité alimentaire, promouvoir la liberté, adopter des actions à l'impact plus fort pour réduire la pauvreté des enfants.

« Il est temps d'agir pour remplir nos engagements pour les enfants de Djibouti. La clé de leur futur repose sur notre capacité à changer la réalité faite de privation dans laquelle ils vivent », a finalement souhaité la Représentante de l'UNICEF à Djibouti, Josefa Marraton.

Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22185&Cr=Djibouti&Cr1=

Uguta-Toosa, mai 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 23 / Appel à la manifestation du
13 Juillet 2010

18H Place de la République (angle bd Magenta)
50 ans de Françafrique, ça suffit !
Arrêtons le soutien aux dictateurs !
Soutenons les peuples africains !

Le 14 juillet à Paris, des unités militaires de 14 pays africains défileront sur les Champs - Elysées, au côté des troupes françaises. Convoqués par Nicolas Sarkozy, les chefs d'État, amis de toujours de la France et des réseaux de la Françafrique : les Gnassingbé (Togo), Bongo (Gabon), Compaoré (Burkina Faso), Déby (Tchad), Sassou Nguesso (Congo Brazzaville), Biya (Cameroun) seront présents dans la tribune présidentielle.
Ceux-là, ainsi que d'autres dictateurs et putschistes, responsables pour certains du massacre d’une partie de leur population et du maintien de celle-ci dans la pauvreté, viendront s'assurer du soutien politique, économique et militaire et de leur enrichissement personnel auprès de leur ancienne puissance coloniale.
La France qui, durant la colonisation, avait abondamment pillé les ressources et utilisé les peuples comme réservoir de main d’œuvre, poursuit depuis 50 ans sa politique par tous les moyens, au détriment du développement des pays concernés, ce qui amène de nombreux africains à migrer pour nourrir leurs familles.
Dans la plupart des pays concernés, les gouvernements de la France ont éliminé ou se sont rendus complices des assassinats de leaders qui ont combattu pour l’indépendance de leur pays comme Patrice Lumumba, Medhi Ben Barka, Félix Moumié, Ruben Um Nyobé, Ernest Ouandié, Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, Farhat Hached… (à ajouter Mahmoud Harbi de Djibouti).
Les autorités françaises ont mis en place des dictateurs, intégrés dans les réseaux de la Françafrique où ils côtoient l’Etat major de l’Armée, l’Elysée et des grandes entreprises comme Total, Bouygues, Bolloré, ou Areva. De l’Afrique de l’Ouest au Maghreb où Ben Ali et Mohamed VI prospèrent sur le dos de leurs peuples, l’héritage du colonialisme est toujours présent.
Aujourd’hui encore, la plupart des élections dans ces pays sont truquées, les opposants souvent emprisonnés, parfois torturés ou assassinés, par ceux là même qui défileront le 14 juillet , avec la complicité des autorités françaises.
A cette politique françafricaine s’ajoute une agriculture exportatrice européenne et la recolonisation des terres qui détruisent les productions locales, accélèrent le réchauffement climatique et contraignent les paysans africains à fuir les campagnes ou à migrer vers l’Europe. Cette « Europe Forteresse » qui fabrique des sans papiers, les exploite et les expulse sous couvert d'accords de réadmission codifiés dans la Directive Européenne de la Honte, au mépris de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

CONTRE :

· Le soutien de la France aux dictateurs qui vivent impunément des rapports néocoloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations ;
· La torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d'armes, et l'impunité de leurs auteurs et de leurs complices ;
· La vie chère et la hausse des produits de première nécessité en Afrique ;
· Le pillage du continent par les pays riches par le biais de leurs multinationales, de la Banque Mondiale et du FMI ;
· L'impunité, la criminalité financière et les paradis fiscaux et judiciaires ;
· La politique africaine de la France menée par Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs.

POUR :

· La démocratie et des élections libres et transparentes ;
· Le respect des droits humains ;
· L'annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains ;
· L'accès de tous à l'alimentation, à l’eau, à la santé, à l'éducation, à l'emploi, à l'habitat, et à la justice ;
· Une vraie mobilisation contre le Sida et le paludisme ;
· La régularisation de tous les Sans Papiers : Grévistes en lutte depuis 8 mois et Marcheurs partis de Paris le 1er Mai pour aller interpeller les dictateurs africains réunis à Nice le 31 mai, tous ensemble unis et déterminés dans un combat commun ;
· La fermeture des bases militaires françaises en Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et policière française aux dictateurs sous couvert d’Aide Publique au développement.

Nous, organisations françaises et africaines, exigeons un partenariat entre l’Europe et l’Afrique pour le développement et l'émancipation de l'Afrique hors de la tutelle du gouvernement français.

Manifestons contre la Françafrique ! Place de la République, Paris, le 13 juillet, à 18 h.
Bal anticolonial, 20h30, au Ministère de la régularisation de Tous les Sans papiers, 14 rue Baudelique, 18ème, Métro Simplon, (ligne 4).

Premiers signataires :

Union des Populations du Cameroun, CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise), CNR-MUN (Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste Cameroun/Allemagne), Mouvement panafricaniste de Munich ( AK Panafrikanismus München), Fédération Congolaise de la Diaspora, CAAC Comores, Attac Gabon, FTCR (Tunisie), La Voie Démocratique (Maroc), Sortir du Colonialisme, Survie, AFASPA, MRAP, Droits Devant, CEDETIM, IPAM, Afriques en lutte, Respaix Conscience Musulmane (RCM), Réveil des Consciences, « 93 au cœur de la République » (Aubervilliers) L'Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT), Ministère de la Régularisation de Tous les Sans papiers, CNT, Union Syndicale Solidaires, Les Alternatifs, NPA, la FASE, PCF, Les Verts,
( à ajouter UGUTA-TOOSA (Djibouti).


UGUTA-TOOSA signe l'appel et prendra part à la manifestation mais il souhaite que le nom de Mahmoud Harbi (martyr djiboutien assassiné en 1960 par les servicse de renseignements français) soit ajouté à la liste des martyrs africains célébrés.

 

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 24 : les Djiboutiens entre colère et peur
(Par Ina Geelle)

UGUTA-TOOSA : Chaque fois, le régime crée des animosités entre les communutés djiboutiennnes pour faire diversion et ainsi les empêche-t-il de se focaliser trop sur l'origine de leur malheur qui n'est autre que le régime. Ismail OMar Guelleh est le seul responsable de notre malheur.

L’actualité djiboutienne est rythmée par deux évènements majeurs dictés bien sûr par le régime liberticide de Guelleh :
- La première tient en effet au spectre de l’assassinat du Colonel Chef d’Etat-major de la Gendarmerie, le défunt Abdi Bogoreh Hassan. Une disparition qui est encore fraîche dans tous les esprits. Tout le monde a peur puisque chacun dispose désormais de la preuve irréfutable que le crime d’Etat n’épargne aucun Djiboutien. Les partisans ne sont donc pas à l'abri de la violence de leur maître. En commettant cet acte, Guelleh et son régime ont atteint - temporairement atteint - leur objectif : vaincre par la peur et la terreur toute velléité d’opposition émanant de l’intérieur, une manière de s’assurer de l’emprise totale à la fois sur les corps et sur les esprits.
Ont-ils oublié que la force ne fait ni le droit ni la légitimité et que celle-ci (la force) est toujours instable en tant qu’elle est toujours susceptible d’être renversée par une autre force ?

- La deuxième tient dans la colère exprimée par la majorité des Djiboutiens, en particulier de l’ « intellengsia issa", (j’en fais partie et vous l’avez compris depuis longtemps) à l’égard du comportement jugé « inadmissible » de la première Dame, Odette Haïd ou Kadra Haïd.
En effet, depuis plusieurs mois, celle qu’il est désormais convenu d’appeler « Madame la Présidente » se fait de plus en plus visible sur la scène publique par des initiatives malheureuses qu’elle ne cesse d’entreprendre sans avoir des comptes à rendre à personne. La bénédiction de son cher et tendre mari la protège.
Que fait-elle qui suscite tant d’angoisses, d’inquiétudes et d’interrogations au sein de la communauté issa ?
« Elle remplace automatiquement chaque cadre issa évincé par un Issak, un membre de sa tribu et cette situation prend des proportions considérables. Nous sommes chaque jour colonisé par des Issacks » nous affirme Robleh, un jeune Djiboutien issa, cadre en marketing à Djibouti.
Cette déclaration sortie de la bouche de ce jeune homme traduit un aveu d’échec, de déceptions et de frustrations et témoigne d’une ironie de l’histoire : l’ostracisme ne frappe plus uniquement les Afars qui le subissent bien entendu toujours mais également les Issas, jadis utilisés comme une carapace pour contrecarrer la menace supposée mortelle de la communauté Afar à l’encontre du prétendu « régime issa ». Deux illusions qui ont perdu de leur efficacité.

Pour nous, il est urgent de tirer les leçons de cette situation qui ne fait que confirmer nos précédentes analyses et observations des articles publiées sur notre site d’Uguta-Toosa : "Ismaël Omar Guelleh n’est ni bon pour les Issas ni bon pour les Afars".

Nous ne pouvons donc qu’affirmer avec force et conviction ce mot de notre Président Ali Coubba :

ISMAEL OMAR GUELLEH doit quitter le pouvoir en 2011.


Uguta-Toosa, mai 2010

 

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Titre 25 / LDHD : NOTE D’INFORMATION DU 4 JUILLET 2010


« NON AU 3ème MANDAT
car : IOG est Incompétent, et c’est un criminel avec ses négligences…
sa politique délibérée face aux calamités provoquées,
les détournements des sommes d’argent inimaginables.
IOG GET OUT scandent les Jeunes chômeurs
».


Mardi dernier 29 juin 2010, les Travailleurs du secteur paramédical des Hôpitaux : Peltier, Dar El Hanan, Italien de Balbala auraient mis fin à la grève qu’ils avaient déclenché le 10 juin 2010 car ils auraient perçu les primes et espérons que les autres engagements seront respectés.

Toutefois, par Note du 15 juin 2010, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait souligné et réitère les points suivants :
- dénonce d’une manière générale, tous les Détournements des Fonds Publics, des Biens Sociaux, pire encore les dons en médicament et autre assistance financière à divers échelon ministériel ;
- encourage l’ouverture d’Enquête Indépendante et une Expertise Internationale sur les Détournements en particulier pour les Départements ministériels aux objectifs essentiellement sociaux tels que la Santé, l’Education, l’Intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les calamités naturelles ;
- d’autres secteurs comme l’EDD qui endettent et hypothèquent à outrance l’avenir et à la viabilité de notre pays nécessite d’urgence un Audit International Indépendant et dont leur Rapport devra être public et médiatisé.
Conscients que pour des raisons, soit disant, Géostratégiques et en cette période où les Forces pré positionnées en République de Djibouti se seraient engagées sans commune mesure, à soutenir le maintien par la Force du « minable Dictateur »Ismaël Omar Guelleh ;
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est inquiète des tentatives de classer Secret d’Etat les plaintes des Organisations Internationales Humanitaires ainsi que celles des Bailleurs de Fonds pour les grosses sommes vertigineuses empochées à divers niveaux de l’Etat, y compris le candidat au 3ème mandat illégal et ce en tant que Premier Argentier de l’Etat.

NOEL ABDI Jean-Paul

PS :
Depuis février 2010, le choléra fait des victimes d’Obock à Djibouti, le nombre de morts est un Secret d’Etat, malgré l’aide Internationale, qui « s’évapore rapidement » (non pas sous l’effet de la canicule), il est temps de comprendre que cette aide précieuse ne sert à rien car immédiatement placée dans des paradis fiscaux comme les îles Caïman.
L’aide pour la lutte contre la Tuberculose empochée, pour l’aide en milliards contre le Sida totalement disparue.
Depuis une semaine les quartiers 7 et 7bis les victimes enfants se comptent par centaines et dorment par terre jusque dans les halls de l’Hôpital Peltier, souvent sans perfusion.
La seule aide que le Peuple Djiboutien accueillerait avec reconnaissance est celui de voir une mobilisation nationale et internationale pour déloger à jamais cette Equipe de Mafieux imposée par les Forces Etrangères.

_________________________________

Titre 25 (bis) : NOTE D’INFORMATION DU 6 JUILLET 2010
L'IGAD : auteur principal du Génocide du Peuple Somali.
Il est temps à la Communauté Internationale d’éradiquer le cancer de l’IGAD…

A quand la fin des mensonges onusiennes ?

Presque deux ans auparavant, une Intellectuelle Somalie réfugiée au Kenya, par téléphone nous avait demandé d’entamer des démarches afin de dénoncer ce qu’elle considérait comme un fléau à éradiquer, le « Fléau du Cancer de l’IGAD ».

D’autres personnes nous ont téléphoné de Johar, de Belweeyn, de Kismayo.
C’est dans cet esprit, que nous avons, dès le début 2009, dénoncé le tandem OULD-IOG sous couvert de l’IGAD, nous avons dénoncé le Gouvernement fantoche créé dans un Hôtel à Djibouti avec cinq cents personnes venues en grande majorité des Etats-Unis et de l’Europe, tout en s’appuyant sur les Forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda qui sont responsables des carnages à Mogadiscio depuis le départ des trois Divisions (36 000 soldats) de l’Armée coloniale Ethiopienne, nous avons dénoncé toutes ces Forces Etrangères qui sont chargées de l’extermination systématique des populations ciblées de la Somalie en particulier celles de la capitale Mogadiscio.

Ces Exterminations systématiques et ciblées resteront Impunies car cautionnées par les Etats-Unis, la « France Européenne » ainsi que le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

A l’heure actuelle, alors que la quasi-totalité du Territoire Somali est bel et bien libéré des Forces Etrangères, alors que le Peuple Somali commence à respirer l’air de la Dignité, alors qu’il ne reste plus que quelques PAQUETS DE MAISONS encore occupées par les Forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda, les Mensonges Onusiennes fusent d’Addis Abeba, les mensonges Onusiennes continuent à tuer afin de justifier les dépenses débloquées, mais jamais contrôlées, aux frais des contribuables des pays solvables.

L’Intellectuelle réfugiée avait raison, car le cancer de l’IGAD tue des dizaines et des dizaines de milliers des populations fragilisées Somalies.

Au lieu de s’acquitter de sa mission première, à savoir : le Développement et la lutte contre la Désertification, c’est la Logique de l’absurde de certains dirigeants Africains de l’IGAD, logique illogique qui prédomine et consister à « la désertification des populations Somalies » par Extermination : Crimes de Guerre, Crimes de Génocide.

C’est dans cette logique absurde, que certains dirigeants du cancer de l’IGAD viennent encore à récidiver tout en amplifiant les Massacres et les Exterminations par le feu des bombardements et maintenant depuis la dernière Conférence de l’IGAD qui vient de se terminer en augmentant le nombre des soldats mercenaires aux couleurs africaines.

Au Peuple Somali qui souffre, votre Devoir est celui de continuer à vous mobiliser à vous défendre et libérer totalement votre pays et votre Peuple, de continuer votre combat afin de mettre en échec les projets macabres que le cancer de l’IGAD veut mettre en application en affectant 2 000 autres soldats peut-être des éléments de la France ou autres troupes en provenance de Djibouti.

Il est temps à la Communauté Internationale de tout mettre en œuvre afin d’éradiquer l’IGAD, afin d’éradiquer la politique cautionnée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies portant « Extermination du Peuple de la Somalie du Sud et de l’Ogaden », il est temps à la Communauté Internationale à mettre fin aux Crimes de Guerre et Crimes de Génocide sur les populations civiles dans notre région de la Corne d’Afrique.
Le Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) devrait se saisir pour Enquêter sur les Crimes de Guerre, Crimes de Génocide, Crimes contre l’Humanité en République de Somalie en particulier à Mogadiscio et en Somalie Occidentale (Ogaden).


NOEL ABDI Jean-Paul


Uguta-Toosa, juin 2010

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 26 / Djibouti, «Pour ne pas attendre le boycott en 2011» (partie I)
par M. Cassim Ahmed Dini
(représentant plénipotentiaire de l'ARD)

LNA : Nous publions des extraits d’un article en deux parties de Cassim Ahmed Dini, lisible intégralement sur notre site internet. Cette contribution au débat djiboutien ne reflète pas nécessairement le point de vue de la Rédaction. – LNA (Les Nouvelles d'Addis)

Commentaire de Uguta-Toosa : C'est avec des critiques raisonnées du régime et l'autocritique que l'opposition pourra avancer. La nature et la qualité de l'analyse présentées ici par Cassim Ahmed Dini traduisent mine de rien la force de frappe que possède notre famille politique brimée depuis trente trois ans. Si l'opposition veut acquérir "crédibilité" et "sérieux" qui lui font défaut, elle doit nouer un dialogue et un débat entre ses membres. L'échange d'idées et d'articles, arguments et contre-arguments, ne peut en aucun nuire à notre lutte, bien au contraire. En se taisant, on laisse la rumeur prendre en otage l'opinion publique; la rumeur finit par se substituer dangereusement à l'information et à l'analyse.
(La direction UT)

I. – UN ROITELET SOURD À TOUT DIALOGUE

La situation qui prévaut actuellement à Djibouti est la résultante de la neutralisation réciproque de deux forces d’inertie. D’un côté, le régime de parti unique camouflé, se maintient par la fraude, le tribalisme et le chantage au salaire […] [et] réprime par la force toute velléité démocratique. Avec ses législatives de février 2008, il a clairement démontré qu’il préférait se discréditer par une seule liste en lice plutôt que de garantir un scrutin libre et transparent. De l’autre, une opposition qui, par son boycott tacitement reconduit, s’est de facto mise hors champ de la compétition politique et, parce qu’elle est incapable de faire advenir quelque alternance politique que ce soit étant donné que son terrain de lutte est celui d’une “légalité” sujette à caution, est jugée inoffensive et peu prise au sérieux. Effectivement, en l’absence d’un syndicalisme libre et d’une société civile organisée, la contestation est réduite au strict minimum : celui d’une façade démocratique dont se satisfont les bailleurs de fonds pour décerner leur label de respectabilité, indispensable à la coopération tous azimuts.

La question qui se pose à l’UAD est : que faire pour éviter d’être condamnée au boycott lors de la présidentielle de 2011 ? Avant d’établir une stratégie de combat ou d’évaluer les chances de dialogue, il faut définir l’ennemi puis saisir les fondements de sa domination.

Parler de régime à propos du RPP et de ses satellites est une facilité de langage qui ne doit pas masquer une donnée fondamentale : l’ennemi à abattre est un seul homme autour duquel une cour s’est structurée en cercles concentriques. Ismaël Omar Guelleh est un spécialiste du clientélisme (symptôme du tribalisme, maladie infantile des États post-coloniaux) qui redistribue à ses courtisans les bénéfices d’une entreprise qu’il a perfectionnée après en avoir hérité de son oncle. Cet usurpateur n’ayant aucune qualité intrinsèque à exhiber ni aucune action remarquable à son actif, doit impérativement contrôler toutes les ressources coercitives ainsi que les opinions en se médiatisant en permanence. [ ]

Deux interviews, deux versions

Au fait, Ismaël Omar Guelleh a-t-il oui ou non reconnu que le président Chirac lui ait suggéré

de saisir la Cour internationale de justice contre la France pour demander la transmission du dossier Borrel ? […] Voici deux réponses contradictoires de Guelleh à Jeune Afrique ; petite illustration de sa propension au double langage.

Juin 2007.

– Jeune Afrique : « Des pièces saisies lors des perquisitions du mois d’avril aux ministères de la Justice et des Affaires étrangères indiqueraient que les autorités françaises vous auraient suggéré de déposer un recours contre la France devant la Cour internationale de justice, afin de contraindre la juge Sophie Clément à transmettre le dossier d’instruction à la justice djiboutienne… »

– Ismaël Omar Guelleh: «Comme si nous étions des enfants ou des mineurs qui avions besoin qu’un Blanc nous tienne par la main ! Trente ou cinquante ans après les indépendances, on continue à considérer les Africains comme de grands enfants. Il est vraiment malheureux que les Européens n’arrivent pas à se défaire de leur complexe de colonisateurs. »

Février 2008.

–Jeune Afrique : « Il se dit que c’est Jacques Chirac, alors chef de l’État, qui vous aurait suggéré de porter plainte devant la CIJ pour avoir accès au dossier de l’affaire Borrel. Est-ce exact ? »

– Ismaël Omar Guelleh : « C’est exact. Au cours d’un entretien que j’ai eu avec Jacques Chirac en 2005, je lui ai posé cette question : “Vous me dites que vous n’avez aucun pouvoir sur votre justice et que vous ne pouvez rien faire pour moi. Or, moi, j’ai à me plaindre de votre justice. Je me sens trahi, je me sens sali. Que dois-je faire ? Je ne vais tout de même pas aller agresser madame Borrel ?” Il m’a alors répondu : “Vous n’avez qu’à aller attaquer l’État français devant la Cour de La Haye, elle est faite pour ça. Moi, je suis impuissant…” C’est ce que nous avons fait. »

Le mensonge est flagrant. Discuter avec un tel individu doit être pénible. […] Cependant, on aurait tort de croire que c’est uniquement par manque de gratitude qu’il assassine ainsi un

Chirac tout juste incapable d’arrêter la machine judiciaire. Ismaël Omar veut peut-être plus plaire à Sarkozy qui ne porte pas particulièrement son prédécesseur dans son coeur […]. En fait, nul n’ignore ici tout ce qu’il doit aux Renseignements français qui l’ont choisi et adoubé

en 1999 […]. Et si l’opposition n’a jamais cherché à instrumentaliser l’affaire Borrel, c’est surtout parce que la France a perdu le respect des Djiboutiens, du fait de son soutien à IOG.

Des larmes de crocodile

Il est impossible que le roitelet Ismaël Omar dialogue avec les dirigeants de l’UAD puisque, pour lui, ils n’en sont pas dignes :

– Jeune Afrique : « L’opposition, qui a boycotté l’élection présidentielle de 2005, s’apprête à récidiver le 8 février à l’occasion des législatives. C’est embêtant pour votre image de marque. »

– Ismaël Omar Guelleh : « Oui, je le regrette. Mais à qui la faute ? Nous avons tout fait pour qu’elle participe, offert toutes les garanties. Français et Américains lui ont conseillé d’y aller, quitte à examiner ensuite les éventuels contentieux. Rien n’y a fait, En réalité, cette opposition n’a plus de leader depuis la disparition d’Ahmed Dini et le ralliement de ses principaux chefs à l’Union pour la majorité présidentielle. »

Contrairement à Ismaël Omar, la pudeur s’impose à nous lorsqu’il s’agit de parler d’un défunt. […] Et ce qu’il dit à propos de l’opposition montre que celle-ci n’a rien à espérer de lui :

a) Il n’a répondu à aucune des correspondances que l’opposition lui a adressées afin que soit garanti un minimum de transparence électorale. Bien au contraire, l’intimidation des électeurs (dont certains avaient poussé le 10 janvier2003 la naïveté jusqu’à croire possible une alternance par les urnes) est venue renforcer la panoplie de la fraude.

b) Prétendre qu’Américains et Français auraient “conseillé” à l’UAD de participer est non seulement malhonnête (on a l’habitude) mais surtout malhabile car cela reviendrait à cautionner une ingérence dans les affaires intérieures de Djibouti !

c) Se présentant lui-même comme un leader providentiel, il impose cette illusion héroïque en enterrant l’opposition avec Ahmed Dini ; et un mort ne revenant pas…

d) Certains opposants ont effectivement viré leur cuti et rejoint lors des législatives du 10 janvier 2003 la mouvance au pouvoir. Dire d’eux qu’ils sont les « principaux chefs » de l’opposition est pour le moins excessif. Question : lequel de ces reconvertis a dit un jour, alors qu’il était ministre : « Afar et Issa ne peuvent pas vivre en paix à Djibouti. Le pays devra appartenir en exclusivité à un seul de ces deux groupes » ? Idéologie raciste qui pourrait expliquer bien des errances et demande que l’on s’intéresse aux fondements de ce régime.

Après la psychopathologie d’un président omniscient et omnipotent, pour se contenter d’une terminologie polie, il faut comprendre comment “le fou s’est échappé de l’asile”.

II. – UNE IDENTITÉ DJIBOUTIENNE À CONSTRUIRE

[…] Zorro arrive trop tard. Il n’en a pas toujours été ainsi, et pour cause, Ismaël Omar Guelleh tente depuis peu de s’inventer des faits d’armes anticoloniaux. Les langues les plus méchantes se contentent ici de rappeler qu’il a commencé sa carrière dans la police coloniale, à la brigade des Moeurs […]. Hélas, le policier Ismaël Omar Guelleh n’était nullement prédestiné à l’héroïsme indépendantiste. Mais lisons d’abord sa version des faits :

– Jeune Afrique : « Vous avez été membre de la police française de Djibouti pendant dix ans, avant d’en être évincé en 1974, trois ans avant l’indépendance. Pour quelles raisons ? »

– Ismaël Omar Guelleh : « Pour des raisons politiques. À l’instar de beaucoup de Djiboutiens, je considérais comme nocif le gouvernement local d’Ali Aref, manipulé depuis Paris par Jacques Foccart puis René Journiac et qui s’appuyait sur des milices afares afin de faire régner la terreur. Persuadé que je complotais contre lui, Ali Aref a ordonné mon limogeage. »

– JA : « À raison, puisque vous complotiez effectivement. »

– IOG : « Exact. Ali Aref représentait un danger pour l’avenir de Djibouti. »

Dans ses deux questions, le journaliste a présenté deux contrevérités par complaisance et, dans ses deux réponses, Ismaël Omar Guelleh a menti au moins quatre fois.

Pour le journaliste :

– 1) Ismaël Omar ne s’est exilé à Mogadiscio qu’en septembre 1976, alors que la vocation de Djibouti a l’indépendance avait été reconnue par le président Giscard d’Estaing dès janvier 1976 : le flic de choc est donc arrivé après la bataille ;

– 2) de ce fait, il n’a jamais eu à «comploter» contre qui que ce soit. D’ailleurs, le journal Réalité avait rapporté une anecdote croustillante : Ismaël Omar Guelleh se présentant à un meeting indépendantiste avec caméra et micro pour rendre compte à son patron de l’époque, un certain Ali Aref ! En vérité, c’est à peine dix mois avant le 27 juin 1977 qu’un dénommé Ismaël Omar Guelleh a quitté Djibouti pour se prétendre farouche combattant anticolonialiste de l’ombre […].

Autant de raisons pour lesquelles IOG a été obligé de mentir quatre fois dans les deux réponses :

– 1) Ce n’est pas pour des raisons anticoloniales qu’il a quitté la police coloniale : le temps lui semblait venu de préparer l’après indépendance en profitant de ses cousins et tantes bien placés au sein de la LPAI. Conversion facilitée par la concurrence qui s’annonçait pour la conquête de l’État postcolonial.

– 2) Dire que le représentant local du pouvoir colonial était manipulé est un contresens absolu : Aref n’avait pas à être manipulé puisqu’il était l’omnipotent représentant local de la puissance coloniale et celle-ci avait déjà contrefait l’Histoire en prétendant que des chefs locaux Afar, Gadaboursi ou Issa lui avaient donné leurs territoires respectifs.

– 3) Ali Aref chef de milices afars faisant régner la terreur ? Il fallait vraiment que le journaliste soit aussi complaisant qu’ignorant pour laisser passer cela ! Pitoyable parce que les Afar de Djibouti n’ont jamais eu de milice : ce que l’on peut nommer ainsi (à image des Gulwadé de Siad Barré) est une création de la LPAI, rapidement constituée comme vecteur d’une tectonique des peuples à l’œuvre (jusqu’à aujourd’hui) sur l’ensemble de la corne de l’Afrique. Tous ceux qui se souviennent des différentes confrontations intercommunautaires avant l’indépendance savent qu’il n’a jamais existé une quelconque « milice afar » et inutile d’enfoncer ici des portes ouvertes en parlant de l’IGLF(4) ou de l’USF, cette dernière étant directement liée à l’attentat du Café de Paris en septembre 1990.

– 4) Aref, un danger pour l’avenir de Djibouti ? alors qu’il est aujourd’hui membre du bureau politique du RPP et que dès 1978, le régime clanique l’avait contacté pour remplacer un Ahmed Dini démissionnaire, ce qu’il refusa, contrairement à d’autres. Plus gravement, lui imputer une telle capacité de nuisance, c’est uniquement pour dire, dans une logique de revanche communautaire (leitmotiv de l’ancien petit flic des Moeurs) que les Afar sont « une minorité outrageusement favorisée par le colonialisme ». Venant d’un immigré de la première génération, chouchouté par la puissance coloniale, c’est osé ! Bref, toute cette interview sonne comme un rappel des troupes et renvoie aux fondements de cette dictature. […] À l’opposition d’incarner cette indispensable promesse de justice et d’égalité sans lesquelles aucune paix civile n’est possible ! […] En acceptant de survivre dans leurs ghettos-tribus respectifs, les Djiboutiens ne se donnent objectivement pas plus de raisons de vivre ensemble que n’en avaient les Somaliens du temps de Siad Barré. Et, en l’espèce, il n’existe aucune détermination ontologique. […]

– CAD
UAD. Union pour l’alternance démocratique
RPP. Rassemblement populaire pour le progrès
LPAI. Ligue populaire africaine pour l’indépendance
IGLF. Issa Gurgura Liberation Front (créé pour revendiquer la région de Diré-Daoua en cas d’effondrement de l’Éthiopie après la chute de Mengistu)
USF. United Somali Front (créé pour revendiquer la région de l’Awdal en cas d’effondrement de la Somalie après la chute de Siad Barré).

 

Uguta-Toosa, avril 2010

D'après la onstitution, Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 27 / ETHIOPIA'S ELECTIONS
May 20th 2010 | ADDIS ABABA | From The Economist print edition


Five more years.
The results are not in doubt, only the prospects of millions
of impoverished and hungry Ethiopians

PRESIDENT Meles Zenawi and his ruling Ethiopian People’s Revolutionary Democratic Front (EPRDF) expect a landslide victory in the general election due on May 23rd, and are likely to get one. The bigger question is whether another five years of EPRDF rule will help ordinary Ethiopians, who are among the poorest and hungriest people in the world. (...)
The EPRDF made much in the election campaign of the country’s high levels of economic growth, averaging 8% or so a year. But that hides the puniness of the economy. Exports of $1.4 billion in the past financial year compare to $5 billion in neighbouring Kenya, which has half of Ethiopia’s population. Construction has boomed, but manufacturing continues to falter. Ethiopia has a cheap and disciplined workforce, but not the mulch of managers, accountants and commercial lawyers that investors want to see, and which they can find plentifully elsewhere in Africa.
(read more : http://www.economist.com/world/middle-east/displaystory.cfm?story_id=16168394)

-------------------------------------------

(Extrait : version française Uguta-Toosa - Extraits)

Cinq ans de plus.
Les résultats ne sont pas en doute, seulement les perspectives
des millions d'Éthiopiens pauvres et affamés

"Meles Zenawi PRESIDENT et son parti au pouvoir, Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF) s'attendent à une victoire écrasante lors des élections générales prévues le 23 mai, et sont susceptibles d'en obtenir un. La grande question est de savoir si un autre cinq ans de règne EPRDF aidera les Ethiopiens ordinaires, qui sont parmi les plus pauvres et les plus affamés des personnes dans le monde. (...)
L'EPRDF a fait beaucoup dans la campagne électorale en vantant le taux élevé de la croissance économique du pays, aux alentours de 8% par an. Mais cela cache la chétivité de l'économie. Les exportations de 1,4 milliards de dollars au dernier exercice sont à comparer aux 5 milliards de dollars du Kenya voisin, qui a la moitié de la population de l'Éthiopie. La construction a connu un essor, mais l'industrie manufacturière continue à faiblir. L'Ethiopie a une main-d'œuvre bon marché et disciplinée, mais pas le genre de gérants, comptables et avocats d'affaires que les investisseurs veulent avoir, et qu'ils peuvent trouver en abondance partout ailleurs en Afrique.
"

(Source : http://www.economist.com/world/middle-east/displaystory.cfm?story_id=16168394)


Uguta-Toosa, mars 2010

D'après notre constitution, Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 28 /DJIBOUTI : Les combattants du FRUD affrontent l'Armée djiboutienne au Nord du pays

(Dabio .net) - Jeudi 20 Mai 2010


Cet affrontement fait suite à une série de ratissages et d’exactions
contre les civils (tortures, arrestations, expulsions et
bannissements des quelques 300 citoyens et de nombreuses
violences à l’encontre des femmes de cette région).


(Mohamed Kadami (président) et Hassan Mokbel, responsable
des relations extérieures du FRUD)

MARGOÏTA (Djibouti) - Suite à l’incursion des éléments de l’Armée Gouvernementale stationnée à Margoïta (Nord Ouest du District de Tadjourah) vers des zones contrôlées par le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (F.R.U.D), les combattants ont repoussé les assaillants jusque dans leur camp qu’ils ont par la suite attaqué durant 3 heures, le 19 mai 2010.
Bilan : perte importante de l’Armée (3 morts et une douzaine de blessés). Une partie du camp de l’armée a été détruit. Le F.R.U.D ne déplore aucune victime, mais l’Armée comme à son habitude s’est vengée sur les civils innocents d'après un communiqué officiel parvenu à Alwihda.

Cet affrontement fait suite à une série de ratissages et d’exactions contre les civils (tortures, arrestations, expulsions et bannissements des quelques 300 citoyens et de nombreuses violences à l’encontre des femmes de cette région) selon Hassan Mokbel, Responsable des relations extérieures du FRUD.

C’est d’ailleurs en intervenant contre 3 soldats qui tentaient de violer une femme enceinte que le combattant Mohamed Ahmed a été encerclé et arrêté le 1er Mai 2010 en compagnie de deux autres personnes.
Une section spéciale de l’Armée en partie composée des mercenaires, originaires de la Somalie (entraînés et financés par la Communauté Internationale pour soutenir Cheik Cherif Cheik Ahmed, Président du Gouvernement de Transition de la Somalie)
est chargée de sévir contre les civils de cette partie de la République de Djibouti.


http://www.dabio.net/Djibouti-Les-combattants-du-FRUD-affrontent-l-Armee-djiboutienne-au-Nord-du-pays_a6255.html

Uguta-Toosa, avril 2010


 

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Titre 29/

NON A LA DICTATURE TRIBALE

NON AU CULTE DE LA PERSONNALITE

2011 : L'ANNEE DE LA DEMOCRATIE





Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

 
 

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Titre 30/

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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