Rfi : 19/02/2011 : intervention de Aden M. Abdou.

Libérez jean-Paul NOEL ABDI

 

Lien : http://africa.smol.org/files/lcdh-cpress328.pdf

 

UGUTA TOOSA se joint aux associations humanitaires signataires de l'appel exigeant la libération immédiate du président de la Ligue djiboutienne des droits humains, M. Jean-Paul NOEL ABDI.

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti est solidaire de cet appel.


M. Ali Coubba

__________________

DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE.

33 ANS ET... 7 MOIS DE DICTATURE.

EXIGEONS LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES.

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Egypte : Hosni Moubarak quitte le pouvoir

Après dix-huit jours de protestations, le président égyptien Hosni Moubarak a quitté ses fonctions, transmettant le pouvoir à l'armée. Le vice-président Omar Souleiman a fait cette annoncé, vendredi, provoquant une explosion de joie sur la place Tahrir au Caire.

(Source Le Monde 11/02/2011)

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"L'arrestation de Jean-Paul NOEL ABDI n'arrêtera la contestation populaire. L'incarcération d'un combattant de la liberté comme lui nous montre l'impérieux devenoir que nous avons à ne pas céder devant les gesticulations d'un pouvoir aux abois."

(A.C.)

« Les autorités djiboutiennes doivent stopper immédiatement la répression et libérer les défenseurs des droits de l’Homme, les opposants et tous les jeunes emprisonnés » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. (11/02/2011).

« Le vent de liberté qui souffle en Tunisie et en Égypte porte le message fort que les pouvoirs autoritaires n’ont pas d’avenir. Djibouti doit organiser des élections libres, transparentes, crédibles et pluralistes » a déclaré Me Sidiki Kaba, président d’Honneur de la FIDH (11/02/2011).

 

 

 

"Il n’y a que la liberté d’agir et de penser qui soit capable de produire de grandes choses »
D’Alembert (1717-1783)

 

Video °1 du Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CODED) en soutenance à la "manifestation générale et continue" lancée par l'UAD à partir du 18 fvrier 2011.

Mot du président

Un nouvelle force politique :

Avec la collaboration d'un ensemble de partis politiques non légalisés et d'un réseau d'associations humanitaires, UGUTA-TOOSA a lancé un mouvement appelé COLLECTIF pour la DEMOCRATIE à Djibouti (CODED).

Le Collectif réunit huit (8) organisations luttant pour la démocratie, la défenses des droits de l'homme et la liberté politique à Djibouti. Au-delà de leurs divergences, concernant leur statut et leur trajectoire personnelle, ses membres ont décidé de mettre ensemble leurs énergies et leur réflexion afin de préparer ensemble la riposte contre la dictature djiboutienne. Concrètement, les mots d'ordre général étant le refus du 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh et la transition démocratique pour l'année 2011.

Au lieu et à la place d'élections présidentielles prévues poour le 8 avril 2011, le Collectif milite pour la mise en place d'un gouvernement de réconciliation nationale qui aura la charge de mener la transtion démocratique.

Lire le document qui suit. Nous demandons qu'un vaste réseau internet appelle à la libération des opposants et surtout de notre plus illustre combattant pour les droits humains à Djibouti, j'ai nommé Jean-Paul NOEL Abdi. Le régime tente de faire avorter l'appel à la des manifestations continues lancée par l'UAD à partir du 18 février 2011.

Ali Coubba
Président de UGUTA-TOOSA

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Etouffer la voix de jean-Paul NOEL ABDI
n'arrêtera pas la contestation, bien au contraire...

Lien : http://www.ardhd.org/

A la veille de l'appel à la " manifestation continue" lancé par l'UAD pour le 18 février 2011, la dictature tente d'étouffer dans l'oeuf cette initiative qui a l'appui de toutes les sensibilités de l'opposition djiboutienne. Elle tente de faire avorter le soulèvement populaire en emprisonnant à tour de bras les membres de l'opposition. L'arrestation arbitraire du président (Jean-Paul NOEL ABDI) de la seule organisation humanitaire non affiliée au pouvoir (LDDH), entre dans une stratégie désespérée et suicidaire. A l'approche d'une élection électorale périlleuse, de tels agissements (arrestation arbitraire, privation des libertés publiques, etc.) témoignent bien du caractère dangereux d'un régime aux abois.
Loin de nous décourager, cette violence arbitraire doit permettre à l'opposition djiboutienne de resserrer ses rangs et de coordonner leurs actions de contestation entre ceux qui sont à Djibouti et ceux qui luttent en Europe et au Canada. Ces arrestations arbitraires peuvent être une diversion pour nous dévier de notre principale action : exiger le départ d'Ismail Omar et la fin du système RPP. L'arrestation d'un combattant de la liberté comme NOEL ABDI nous montre l'impérieux devoir que nous avons à faire plus et à ne pas céder aux gesticulations d'un dictateur qui joue avec le feu. Et quelque part aussi avec notre patience.
Dorénavant, l'action de contestation doit primer sur toute autre considération. L'opposition de l'intérieur et de l'extérieur doit être unie.

Le peuple ne doit plus quitter le devant de la scène. Après du 18 février, ne donnons aucun répit au dictateur djiboutien. Uguta-Toosa et le Collectif pour la Démocratie à Djibouti ont fait des déclarations de foi sans ce sens.

A la place d'élections présidentielles prévues pour le 08 avril, le peuple djiboutien doit militer :
- pour le départ immédiat d'Ismail Omar Guelleh qui est devenue une meancé pour l'unité nationale ;
- la transition démocratique immédiate.

Ismail Omar Gulleh est fini. Son régime vacille. S'il n'engage pas le pays, pendant qu'il en a encore le pouvoir, dans un processus de démocratisation négocié et pacifique, il va entraîner avec lui toute sa clique. Soyez en sûrs, nous ne pleurerons pas sur les dépouilles du RPP et de l'UMP.
si Ismail Omar Guelleh tue des manifestants pacifiques, il sera poursuivi en tant que responsable d'homicides volontaires et de crimes contre la nation djiboutienne. Alors ce n'est pas une "affaire Borrel" dont il devra répondre mais "800.000 affaires Borrel" !

Direction d'Uguta-Toosa


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DJIBOUTI :
33 ANS DE DICTATURE


Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CoDeD) est créé en France les 1er et 4 février 2011 à l’initiative des organisations et personnalités politiques, des associations humanitaires, des animateurs de sites internet et de blogs, ainsi que des leaders d’opinion dont l’engagement est de notoriété publique.
Les membres du Collectif pour la Démocratie et à Djibouti ? Les structures associatives qui sont animées par les valeurs de démocratie et de droits de l’homme ainsi que les personnalités politiques connues pour leur probité et l’amour du bien public, ont vocation à rejoindre le Collectif.

Objectifs du Collectif

Conscient que le déficit démocratique et l’entrave aux libertés fondamentales constituent une bombe à retardement qui risque de conduire notre pays dans une seconde guerre civile dont il ne se relèvera pas, le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CoDeD) se donne pour objectifs de :
- dénoncer le caractère anticonstitutionnel de la candidature du président sortant, Ismail Omar Guelleh, pour un 3ème mandat présidentiel ;
- exiger la transition démocratique et pacifique pour l’année 2011 ;
- relayer les manifestations populaires et les appel à l’insurrection populaire lancée par l’opposition démocratique à Djibouti ;
Le collectif pour la Démocratie à Djibouti (CoDeD) ne reconnaît pas le viol constitutionnel opéré au mois d’avril 2010 et juge nulles et non avenues les élections présidentielles à venir.

La république de Djibouti : l’Etat le plus répressif du continent africain

La république de Djibouti est un petit Etat de 23.000km² et de 800.000 habitants, évoluant depuis trente trois ans sous un régime autoritaire. A l’échelle du continent, elle a la triste réputation d’être l’Etat le plus répressif en matière de libertés publiques et le plus fermé en matières de droits politiques.
Il n’y a pas de presse libre dans le pays. Les trois médias nationaux (journal La Nation, Radio et Télévision de Djibouti) diffusent exclusivement les propagandes officielles. L’opposition démocratique n’a jamais eu de représentant au parlement national. Le multipartisme adopté par décret présidentiel en 2002 s’avère une coquille vide. Aussi la majorité présidentielle, en particulier le parti-Etat, RPP (Rassemblement populaire pour le progrès) exercent-elle un monopole absolu sur la vie politique, dans un climat de corruption généralisée de la fonction publique.

Les Trois quarts de la population (75%) sous le seuil de pauvreté relative

Les frustrations économiques et sociales frappent sans distinction toutes les communautés nationales : afar, arabe, gadaboursi, issa et issaq.
Depuis 2006, alors que la croissance économique annuelle se situe autour de 5% et que Le PIB par tête d’habitant s’élève à 980 dollars, équivalent à celui d’un pays comme l’Ukraine, la pauvreté extrême ne recule pas. Les performances économiques, réalisées grâce aux investissements directs étrangers improductifs, aux secteurs de services et de la construction, n’induisent aucune retombée sociale. Un chômage généralisé affecte 75% de la population active, et presque 90% des jeunes de moins de 25 ans.
Malgré leur caractère accablant, ces chiffres ne traduisent que partiellement la désespérance d’une jeunesse livrée à elle-même, privée d’avenir et, de ce fait, prête à toutes les outrances.
Estimés à plusieurs centaines de millions de dollars, la rente stratégique payée par les bases militaires étrangères (américaine, française et japonaise) et les dons financiers fournis par les partenaires extérieurs, sont dilapidés et/ou accumulés sur des comptes bancaires privés par le chef de l’Etat et sa famille.

Les services publics (éducation et santé en particulier), gangrenés par la corruption et le tribalisme, ne sont plus en mesure de remplir leurs fonctions. Le secteur privé subit les contrecoups de la mal-gouvernance et les ministres et hauts fonctionnaires se livrent au vu et au su de toute le monde à des « activités économiques illicites ».

Le régime djiboutien à l’origine de l’insécurité

D’après Amnesty International et la FIDH, par son refus d’ouverture politique, c’est le régime djiboutien qui entretient dans le pays un état d’insécurité permanente. Les traumatismes de la guerre civile de 1990-1994, ayant provoqué la mort de plus de 3 000 personnes, n’ont pas été surmontés. La forte dualité ethnique du pays (Afars et Somalis), instrumentalisée par les autorités djiboutiennes, fait planer sur le pays les risques d’une tragédie à la Somalienne ou à la Rwandaise. En l’absence de libertés et d’alternance politique depuis trente-trois ans, l’appel à la lutte arme exerce une grande fascination sur une jeunesse désœuvrée qui estime que, dans l’état actuel des choses, elle n’a aucune perspective d’avenir. Apparemment, les périls collectifs et les conséquences d’une guerre civile sont dangereusement sousestimés.
Ajoutant une crise à la crise, le 19 avril 2010, alors qu’il a déjà présidé le destin du pays depuis douze ans (1999-2011), le président sortant, Ismail Omar Guelleh, a révisé la Constitution nationale en vue de briguer un 3ème présidentiel.

Fait à Reims (France), le 09 février 2011
Signé au nom du Collectif pour la Démocratie à Djibouti:

 


M. Ali Coubba (responsable de la Coordination)
M. Jean-Loup Schaal (Responsable de la communication)


Les membres fondateurs du Collectif sont (par ordre alphabétique):



1. Association pour le Respect des Droits de l’homme à Djibouti (ARDHD,
France, Jean-Loup Schaal)

2. Djiboutii.net (Blog canadien)

3. Forum pour la Démocratie et la Paix (FDP, Belgique, président : Djilani Ibrahim)

4. Kulanbaded (blog de M. Hassan A. Aden, Ottawa Canada)

5. G.E.D. (Gouvernement en exil, Belgique, parti politique : MM. Ali Iftin et Mohamed
Alhoumekani)
- (Démissionnaire : Le GED n'est plus membre du Collectif).
l
6. Mouvement des Républicains solidaires (parti politique, France, Président : M
Alexis Mohamed)

7. Le blog de Abdoulkader (Canada, responsable d’une association canadienne)

8. La Gazette de Djibouti (Blog djiboutien, M. Bahdon)

9. Uguta-Toosa (parti politique, France, président : M. Ali Coubba)

La mission de coordination est confiée à Monsieur Ali Coubba, président du parti
politique UGUTA-TOOSA (41 rue de Neufchâtel, 51 100 Reims – France) qui sera
assisté par Jean-Loup Schaal (Président de l’ARDHD).

 

Uguta-Toosa, février 2011


Ismail Omar Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 1 : Les membres du Collectif

(Association pour le Respect des Droits de l’homme à Djibouti - ARDHD, France ; Djiboutii.net, Canada ; Forum pour la Démocratie et la Paix - FDP, Belgique ; Kulanbaded, Canada ;Belgique ; Mouvement des Républicains solidaires - M.R.S. France ; Le blog de Abdoulkader, Canada ; La Gazette de Djibouti ; Uguta-Toosa, France; Personnalités : Aïcha Dabalé, etc.)


Comme vous le remarquez, les membres du Collectif sont venus d'horizons différents.
Nous n'avons pas la même histoire, les mêmes trajectoires et les mêmes expériences politiques mais nous voulons nous rassembler, concerter et coordonner nos efforts pour une cause que nous estimons au-dessus de nos intérêts privés et ersonnels.
Au-delà de ces différences qui font d'ailleurs notre force, nous voulons agir ensemble afin de mettre un terme à trois décennies de calvaire de notre peuple.

Combien de fois, les Djiboutiens déçus par nos divisions et querelles stériles ne nous ont pas lancé à la figure : "Abandonner vos rivalités stupides. Mettez-vous d'accord. Et nous allons vous soutenir ".
Nous avons compris, en tout cas les huit organisations qui se sont unies, que la victoire est dans l'unité. Et l'unité, comme on dit, fait la force. De plus, nous partageons le désir sincère de faire le bonheur du peuple djiboutien et l'amour du bien public et de l'intérêt général - ce qui a manqué et manque à la dictature en place depuis trente trois ans.

Libérer 800.000 hommes et femmes du joug d'un dictateur ! Q
uelle noble et exaltante mission ! Un tel combat ne mérite-t-il que l'on lui sacrifie un peu de son temps et de sa réflexion ? Mobilisons-nous ensemble contre le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh. Exigeons la transition démocratique pour 2011.

nous sommes animés d'une inébranlable volonté de défendre la liberté, la démocratie et les droits de l'homme à Djibouti. Pas pour demain ? Pas pour après demain. Pour notre Coalition, aujourd'hui commence la révolution. Pour notre peuple, nous aimerons dire : le siècle commence en 2011.

Direction d'UGUTA-TOOSA


Uguta-Toosa/ janvier 2011

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

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DJIBOUTI :
33 ANS DE DICTATURE

Titre 2 : ARRESTATION ARBITRAIRE DE JEAN-PAUL NOEL ABDI
DJ 001/ 0211 / OBS 016

9 février 2011
www.fidh.org Djibouti

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante à Djibouti.

Description de la situation :

L’Observatoire a été informé de l’arrestation et de la détention de M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH).

Selon les informations reçues, le 9 février 2011 au matin, M. Jean-Paul Noël Abdi a été arrêté par des éléments de la Gendarmerie nationale et conduit dans les locaux de la Direction de la Gendarmerie nationale située à Djibouti-ville dans le lieu dit de « La Fiche ». A l’heure où nous diffusons cet appel urgent, M. Jean-Paul Noël Abdi resterait détenu, et les motifs de son arrestation demeurent encore inconnus.
L’Observatoire craint fortement que cette arrestation ne vise en réalité qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme, et rappelle que ce dernier a fait l’objet de multiples arrestations ces dernières années, et qu’une procédure judiciaire à son encontre est toujours pendante [1]. M. Jean-Paul Noël Abdi a en outre récemment dénoncé la répression par les autorités de Djibouti de manifestations d’étudiants, au cours du mois de décembre 2010.

L’Observatoire demande instamment aux autorités djiboutiennes de libérer de manière immédiate et inconditionnelle M. Jean-Paul Noël Abdi. Dans l’attente, M. Jean-Paul Noël Abdi devrait immédiatement bénéficier de l’assistance d’un avocat de son choix ainsi que d’un accès aux médicaments dont il a besoin pour traiter son diabète.

L’Observatoire souligne par ailleurs que cette arrestation intervient dans un contexte pré-électoral tendu en vue de la prochaine élection présidentielle prévue pour le 8 avril et marqué par les manipulations de la Constitution, en vue de permettre au chef de l’Etat de briguer un troisième mandat. Dans ce contexte, l’Observatoire craint un accroissement du musellement des voix dissidentes.

Actions requises :

L’Observatoire vous prie d’intervenir auprès des autorités de Djibouti et de leur demander de :

1. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Jean-Paul Noël Abdi, et de tous les défenseurs des droits de l’Homme djiboutiens ;

2. Libérer de manière immédiate et inconditionnelle M. Jean Paul Noël Abdi, en ce que son arrestation et sa détention ne semblent viser qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme ;

3. Mettre un terme à toute forme de harcèlement à son encontre, ainsi qu’à celle de tous les défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent exercer leur profession et mener leur activité de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;

4. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son :

* article 1 qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international” ;

* article 6(b), qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances su tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales” ;
*
* article 12.2, qui dispose que “l’État prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la [...] Déclaration” ;

5. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par Djibouti.

Adresses :

· Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais Présidentiel, BP 6, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01.

· Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi, Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme, BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 54 20

· Monsieur Maki Omar Abdoulkader, Procureur de la République, Tel / Fax : 00 253 35 69 90. Email : likmik@caramail.com.

· Monsieur Ali Hassan Bahdon, Ministère de l’Equipement et des Transports, Boulevard Maréchal Joffre, BP 2501, Tel : (253) 35 7913 / Fax : (253) 35 59 79.

· Ambassadeur Mohamed Siad Doualeh, Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève, 19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse, Fax : + 41 22 749 10 91. Email : mission.djibouti@djibouti.ch

· Ambassade de Djibouti à Bruxelles, 204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique, Tel : + 32 2 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ; Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

Notes

[1] Cf. Lettre ouverte de l’Observatoire à Mme Khalija Abeba, Première Présidente de la Cour suprême, 15 janvier 2010. Les audiences dans cette affaire sont régulièrement reportées sine die depuis 2008.


Uguta-Toosa, février 2011

Avril 2011 : la fin de la dictature

Les trois principaux objectifs de notre parti sont :

1) provoquer le départ d'Ismail Omar Guelleh au mois d'avril 2011, voire avant cette date si nous en avons la force ; (le plus important est bien-sûr de chasser le dictateur);
2) Engager une transition démocratique dans notre pays au cours de l'année 2011 avec la participation de tous les partis politiques (le RPP et le FRUD devront changer de noms...);
3) Adopter une nouvelle constitution nationale qui insiste sur les droits et les libertés des citoyens (Etat de droit) et qui établira un partage équilibré des pouvoirs au sein de l'exécutif.

La période de la transition démocratique facilitera le débat sur des questions sensibles. Durant cette période, les hommes politiques qui veulent briguer la magistrature suprême auront largement le temps de se faire connaître. L'espace démocratique facilitera l'échange d'idées et d'opinions contradictoires. Par conséquent, chaque chose en son temps.

Résumé : on chasse d'abord le tyran et, ensuite, nous les démocrates, nous pourrons se chamailler librement, dans un Etat de droit, à coups de mots.

Uguta/toosa, juin 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE


Titre 3 / Communiqué du MRD : Trois autres opposants
arrêtés à Djibouti


Bruxelles, le 8 février 2011

Trois autres opposants arrêtés à Djibouti, ce qui porte le total à huit

Après l'arrestation samedi 5 février 2011 du cadre Farah Abadid Hildid du MRD, après l'interpellation le 7 février 2011 du militant Mahad Fouad du MRD ainsi que du cadre Houssein Robleh Dabar de l'UDJ et des militants Abdi Saïd Dirir et Ali Darar Dirir, également de l'UDJ, trois autres opposants ont été arrêtés aujourd'hui mardi 8 février 2011 à Djibouti-ville. Ils ont eux aussi été interpellés par la Gendarmerie vers 6 heures à leurs domiciles respectifs. Il s'agit de:

-Aden Guedi Dideh et Houssein Ahmed Farah, tous deux membres dirigeants du MRD,
-Abdillahi Aden Ali, membre dirigeant de l'UDJ.

Tous ces huit opposants sont détenus dans des cellules sordides de la section de recherches, dans l'enceinte de la caserne centrale de la Gendarmerie. Ils sont interdits de tout contact avec l'extérieur.
Le MRD et l'UDJ (Union pour la démocratie et la justice) forment avec l'ARD (Alliance républicaine pour le développement) la coalition des partis d'opposition dénommée Union pour l'alternance démocratique (UAD). Celle-ci appelle à une manifestation générale continue contre la dictature à partir du 18 février 2011.

En outre, de nombreux jeunes, majoritairement étudiants et élèves, ont été arrêtés ces jours-ci à Djibouti suite à la protestation ininterrompue de la jeunesse contre le régime.

Nous condamnons fermement ces arrestations arbitraires et exigeons la libération immédiate de ces huit opposants ainsi que de tous les jeunes détenus.

Uguta-Toosa, février 2011

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 4 : Communiqué de l'ARD : La terreur politique s'amplifie

(Alliance Républicaine pour le Développement - ARD)

Djibouti, le 9 février 2011

Le candidat illégal, violeur des accords de paix et de la constitution nationale panique au lendemain de l'annonce des manifestations massives contre son troisième mandat illégal.

Le despote corrompu qui se prévalait récemment encore d'un soutien populaire indu n'a pas hésité à jeter en prison des cadres, militants et dirigeants de l'UAD mais également le président de la Ligue djiboutienne des droits de l'homme, Jean-Paul Noël ABDI, arrêté et placé sous mandat de dépôt à la sinistre prison de Gabode ce soir.

L’Alliance Républicaine pour le Développement condamne vigoureusement l'hystérie répressive ambiante et demande aux autorités djiboutiennes de libérer sans délai le président de la LDDH Jean-Paul Noël ABDI, tous les démocrates opposants membres de l'UAD, ainsi que les étudiants et lycéens injustement incarcérés dans les multiples geôles de la capitale.

La paix sociale sans laquelle il n'y aura ni élections ni développement reste à ce prix.

Le président de l'ARD, Ahmed Youssouf Houmed

 

Uguta-Toosa, février 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 5 : Djiboutii.net : 5 questions à M. Aïnaché
(Posted on 31 January 2011 by Equipe_Recdaction)


M. Aïncahé, personnalité politique

Plusieurs pays du monde arabo-musulman sont aux prises à des soulèvements populaires sans précédant. Ce qui s’est passé en Tunisie, c’est du jamais vu depuis la lutte pour les indépendance… Il n’a fallu pas beaucoup de temps avant que la contagion ne touche l’Égypte et, plus près de nous, le Yémen. Plusieurs pays sont agités par la grogne populaire à différentes échelle. D’autres pays sont sur le qui-vive (comme l’Algérie). Les dictatures tremblent. Un volcan couve sous leurs pieds.
Partout dans le monde, l’on s’interroge sur la suite des événements.
Qui sera le prochain? Où est-ce que cela va-t-il s’arrêter? Comment est-ce que cela va-t-il s’arrêter? Qui pourra arrêter cela? Les stratèges de tous poils buchent sur la question. Il semble qu’ils aient plus de questions que de réponses.
À Djiboutii.net, nous avons décidé d’interroger la classe politique à ce sujet, à grâce une série d’Articles intitulés “5 questions à…”. Le premier à nous répondre est M. Ainaché, 1er directeur de la Radio-Télévision de Djibouti et activiste bien connu dans les milieux de l’opposition djiboutienne. Voici ses réponses:

Question 1: Bonjour/bonsoir M. Ainaché, ici Djiboutii.net “l’autre voix pour les sans-voix” djiboutien. Comment ça va? Pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs?

Réponse 1 M. AÏNACHÉ: Merci de me permettre de m’exprimer dans votre site. Je n’ai pas pour habitude de parler de moi, mais puisque, vous me demandez, je me nomme Mohamed Moussa AÏNACHÉ. Je suis le premier Directeur-Général de la RTD, qui a préférer démissionner de ses fonctions, plutôt que de servir une dictature naissante. Depuis les années 80 j’ai participé à toutes les activités de militantisme pour l’avènement de la démocratie dans notre pays sans relâche et avec abnégation.

Question 2: Quel parallèle faut-il faire, selon vous, entre les événements qui secouent le monde arabo-musulman (et peut être bientôt le reste des pays du monde sous le joug de régimes tyranniques) et Djibouti?

R.2 M. AÏNACHÉ: A lire ou écouter les événements qui se déroulent encore en Tunisie le parallèle avec notre pays est flagrant, il suffirait de remplacer Tunisie par Djibouti. D’ailleurs, tout le monde se souvient que notre Président disait sans complexe dans une interview au journal J.A. du mois février 208, que le président Ben Ali est un modèle pour lui.
Reste à savoir s’il le suivra, comme p ar le passé aveuglement, jusqu’à Djeddah ?
L’heure des tyrans vient de sonner, le peuple Djiboutien ne peut pas et ne doit pas rater l’occasion qui lui est offerte pour enfin accéder à la démocratie.

Question 3: Votre mot sur l’UMP, le RPP et le 3ème madat de monsieur Ismaël Omar Guelleh…

R.3 M.AÏNACHÉ: Pour moi, l’UMP n’est qu’un habillage moderne du RPP qui n’a rien changé de ses méthodes du parti unique. D’ailleurs, ceux qui ont cru à cette mascarade se sont très vite mordu les doigts. Notamment, aux dernières élections régionales.
Pour ce qui concerne le troisième mandat, je reste sur ma position que j’ai exprimée à plusieurs reprises dans mes chroniques ”LA VOIX AU CHAPITRE” depuis le 18.12.09. et lors du Forum de Londres du 2.11.10.
Cette obsession de vouloir se maintenir au pouvoir coûte que coûte nous mènera droit dans le mur.
Mais, depuis la Révolution du Jasmin la donne a changé et j’ai le net espoir que le processus sera forcement perturbé. Reste à savoir comment le tenant du pouvoir arrivera à s’adapter?

Question 4: Votre mot à l’opposition djiboutienne…

R.4 M. AÏNACHÉ: Je ne me permets pas de donner des conseils à quiconque mais l’heure est propice au changement et il nous faut agir sans tarder.

Question 5: Votre message aux djiboutiennes et djiboutiens du pays et de la diaspora et à la classe politique djiboutienne (opposition, RPP/UMP et leur candidat…)

R.5 M.AÏNACHÉ: Il nous reste à être vigilant et ne pas attendre que le salut vienne du ciel, comme d’habitude. Il faut que nous bougions et que nous nous prenions en charge nous même. Il faut que nous soyons adepte de : aide-toi, le ciel t’aidera et non le contraire.
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Uguta-Toosa, février 2011

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 6/ Djiboutii.net : 5 question au dr. Ali Coubba
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Posted on 1 February 2011 by Equipe_Recdaction)

M. Ali Coubba, président de Uguta-Toosa

Plusieurs pays du monde arabo-musulman sont aux prises à des soulèvements populaires sans précédant. Ce qui s’est passé en Tunisie, c’est du jamais vu depuis la lutte pour les indépendance… Il n’a fallu pas beaucoup de temps avant que la contagion ne touche l’Égypte et, plus près de nous, le Yémen. Plusieurs pays sont agités par la grogne populaire à différentes échelles. D’autres pays sont sur le qui-vive (comme l’Algérie). Les dictatures tremblent. Un volcan couve sous leurs pieds.
Partout dans le monde, l’on s’interroge sur la suite des événements. Qui sera le prochain? Où est-ce que cela va-t-il s’arrêter? Comment est-ce que cela va-t-il s’arrêter? Qui pourra arrêter cela? Les stratèges de tous poils buchent sur la question. Il semble qu’ils aient plus de questions que de réponses.
À Djiboutii.net, nous avons décidé d’interroger la classe politique à ce sujet, à grâce une série d’Articles intitulés “5 questions à…”. Voici la réponse sans détours (entretien exclusif) détours du docteur Ali Coubba, un opposant notoire au régime RPPiste en place depuis plus de 33 ans dans notre pays:

Question 1: Bonjour/bonsoir M.Ali Coubba, ici Djiboutii.net “une autre voix pour les sans-voix” djiboutiens. Comment ça va pour vous, votre famille, votre parti..?

M. Ali Coubba. : Je vais très bien cher camarade ainsi que ma famille. En ce début d’année 2011, notre parti politique UGUTA-TOOSA n’a pas à se plaindre. Depuis sa création, en janvier 2005, il a acquis une notoriété suffisante pour être une force politique indispensable faute d’être essentielle. Grâce à un accord politique signé avec l’ARD, le 15 juillet 2010, UGUTA-TOOSA, participe et soutient la mobilisation générale en cours dans notre pays. Il faut savoir que l’ARD est une organisation politique légale qui joue de le rôle de fer de lance dans la lutte contre la dictature à Djibouti aux côtés de l’UDJ et du MRD. Il y a un autre élément qui nous rend optimiste. De nombreux personnalités politiques et réseaux associatifs commencent à voir le jour et lutter à nos côtés. Bientôt, nous allons rentrer à Djibouti et accompagner la mobilisation générale.
Comme nous l’avons écrit dans les colonnes de notre journal (www.uguta.org), la priorité de UGUTA-TOOSA, comme celle de l’UAD, Union pour l’alternance démocratique, est d’empêcher le président sortant de briguer un 3ème mandat. Dans ce scénario, les élections présidentielles sont renvoyées à plus tard.

Question 2: Quel parallèle faut-il faire, selon vous, entre les événements qui secouent le monde arabo-musulman (et peut être bientôt, le reste des pays du monde sous le joug de régimes tyraniques) et la situation à Djibouti?

Le parallèle entre la république de Djibouti et les régimes antidémocratiques arabes est évident sur le plan politique, économique et social.
Comme la Tunisie et l’Egypte, notre pays abrite une oligarchie politique obsédée par le pouvoir et l’argent facile. Un clan, une seule famille, voire un seul homme monopolise les rênes du pouvoir. Les libertés publiques sont censurées. La presse et l’opposition sont muselées. Une fraction très importante de la population vit sous le seuil de la pauvreté. A côté, on observe une minorité qui ne cesse de s’enrichir d’une manière insolente. Dans ces trois pays, la jeunesse est livrée à elle-même, sans espoir et sans avenir. Lorsque la frange la plus dynamique et la plus importante (en pourcentage de la population active) voit son horizon bouché, elle n’a pas d’autre perspective que de vouloir tout casser. Bref, de Tunis à Djibouti, en passant par le Caire, on rencontre les mêmes symptômes : régime liberticide, un dictateur au règne brejnévien, une pauvreté rampante.

Souffrant de mêmes frustrations, il est normal que les Tunisiens et les Egyptiens recourent aux mêmes méthodes: l’insurrection populaire. Les mêmes frustrations créent forcément les mêmes types de riposte de la part d’une population noyée dans un grand désespoir.
Votre journal a déjà relevé que trois obstacles pouvaient entraver une insurrection «à la tunisienne» dans notre pays : l’absence d’une classe moyenne, la consommation excessive du khat qui abrutit les gens et l’existence d’un tribalisme invétéré. Je partage entièrement votre analyse sur ce point. C’est ce que j’affirme dans le commentaire que j’ai fait de votre article « Djibouti n’est pas la Tunisie ». J’ajoutai que « Djibouti n’est pas la Tunisie » parce qu’à la différence de ce qui s’est passé dans ce pays et de ce qui se passe actuellement en Egypte, chez nous l’insurrection est préparée depuis un an par l’UAD. Depuis presque un an, à partir de l’Europe, notre parti UGUTA-TOOSA tente de relayer le message de ralliement de l’opposition : « Ismail Omar Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011 ».
A Djibouti, il est vrai que la contestation du régime n’a pas encore pris l’allure d’une insurrection nationale. Mais elle est organisée et structurée alors qu’en Tunisie, il y a eu une révolution spontanée. En Egypte, les gens sont descendus dans la rue à l’imitation du peuple tunisien et de ce qu’il est convenu d’appeler « la révolution du jasmin ». Pour l’instant, les Djiboutiens attendent les consignes de l’opposition. Cela va avenir. Cette révolte canalisée pourra éviter à notre pays une seconde guerre civile.

Question 3: Si Guelleh quittait le pouvoir en catastrophe (à la Ben Ali) aujourd’hui même, selon vous, qu’est-ce qui se passerait au pays? quel rôle entend jouer Uguta-Toosa et son président?

Pour moi, si ce scénario idéal se réalise, il ne faudra pas mener la chasse aux sorcières contre les caciques du parti unique et autres partisans du dictateur en fuite. L’opposition démocratique, sans écarter brutalement les membres de la coalition présidentielle, doit s’atteler à construite un véritable Etat de droit. Il est certain que notre parti mettra en place, en collaboration avec l’ARD, un document de travail sur la façon à mener la transition démocratique.

Rien ne nous dit qu’ici quelques semaines, UGUTA-TOOSA ne devienne pas membre de l’UAD. Je crois qu’en ce moment, la montée au créneau d’Aden Robleh, homme de main d’Ismail Omar Guelleh, exerce une forte pression sur MM. Ismail Guédi et Ahmed Youssouf à l’intégration rapide de toutes les forces de l’opposition. En tout cas, si j’étais le président de l’UAD, j’allais intégrer tous les partis politiques et front armé (UGUTA-TOOSA, MRD, GED, PRIDE et FRUD), sans oublier les personnalités politiques comme Aïnaché, Abdourahman Booré.

Bref, cela dit, je reviens à votre question. UGUTA-TOOSA et son président n’auront pas des revendications spécifiques par rapport à leurs partenaires politiques. Pendant la transition démocratique, il faudra fournir un travail collectif pour préparer une nouvelle constitution nationale, assurer le rééquilibrage ethnique au sein de la fonction publique, donner la parole au peuple djiboutien, etc.

Sur un point, je crois que notre parti jouera un rôle de premier plan : ancrer définitivement la république de Djibouti dans des institutions démocratiques. Sur ce point, nous avons développé quelques idées que nous aimérions bien mettre en application.

Question 4: Votre mot sur l’UMD, le RPP et le 3ème mandat de monsieur Ismaël Omar Guelleh et sur l’opposition djiboutienne réunie sous la bannière de l’UAD, le FRUD… Et enfin, votre bilan/analyse des déplacements de l’UAD à l’intérieur du pays.

Permettez-moi de faire le premier commentaire sur le RPP. Ce parti-Etat est voué à disparaître de la scène politique djiboutienne. Tout dépendra, bien sûr, de la façon dont la transition démocratique va être appliquée dans notre pays. Mais il faut d’ores et déjà reconnaître que le destin du RPP est indissolublement lié à celui d’Ismail Omar Guelleh. Si celui-ci coule, il n’y aura, je le crains, rien à ramasser du parti unique de Hassan Gouled et de Barkat Gourat.
L’UMD est une coalition téléguidée par le président sortant qui a besoin des challengers pour se présenter seul au scrutin du 8 avril 2011. On voit ici un attelage étrange, baroque. Mohamed Daoud Chehem, président du PDD, membre de l’opposition démocratique fait une alliance avec le parti d’Aden Robleh, PND, qui appartient à la majorité présidentielle. Les deux dirigeants se sont prononcés pour être candidats aux élections présidentielles du 8 avril. Dans ce cas, il est trop tard pour se concerter et choisir un candidat unique dans leurs rangs. Alors quoi ? C’est certainement pour servir d’alibi au président sortant qui a peur d’être, comme aux élections de 2005, le seul candidat en lice. Nous connaissions tous Aden Robleh Awaleh. Personne ne peut croire qu’il est capable de préparer un coup pendable au dictateur qui est son maître.

Il va de soi que l’UAD est pour moi dans le sens de l’histoire. Elle représente les aspirations du peuple djiboutien. L’avenir lui appartient à condition qu’elle sache unir les forces de l’opposition autour d’elle. On peut dire que, pour l’instant, l’unité de l’opposition est inachevée dans sa construction. Tant que l’UAD reste confinée au niveau de deux partis sous prétexte qu’ils sont légaux, au lieu d’intégrer UGUTA-TOOSA, GED, FRUD armé, PRIDE et des personnalités politiques qui le demandent, elle se prive des ressources humaines, d’un soutien populaire et d’un savoir-faire qui pourraient s’avérer décisifs. En ce moment, l’UAD ne vaut pas sur le plan arithmétique plus de poids que l’UMD créée il y a quelques semaines. L’un et l’autre ne se composent que de deux organisations politiques. A part cela, il n’y aucune comparaison entre une coalition (UAD) qui est un projet politique et une coalition qui obéit à un calcul électoraliste.

Il faut noter qu’aucun document officiel de l’UAD n’a levé le doute sur l’appartenance ou non du MRD à la coalition. Depuis la dissolution de ce parti par décret présidentiel du 9 juillet 2008, on est dans la confusion.

L’UAD peut faire la différence à condition qu’elle mobilise, à partir d’une échéance qui reste à déterminer, la rue djiboutienne pour des manifestations continues. Son objectif, comme vous le savez, n’est pas de participer aux élections qui ne feront pas avancer d’un iota la démocratie dans notre pays. Elle doit exiger le départ d’Ismail Omar Guelleh et en gardant toujours le cap. Je vous dis en toute franchise, la faiblesse de l’UAD réside dans son leadership. Sa direction est invisible, ne manifeste pas la hargne qu’il faut à ce niveau de combat. Sa communication est inaudible mais elle demeure la seule coalition légitime qui a, grâce à notre soutien et le vôtre, les moyens de renverser la dictature.
Le FRUD est une organisation politico-militaire qui prône la lutte armée mais elle soutient la mobilisation générale. L’UAD aurait dû dialoguer ouvertement avec ce front armé. Parfois, être plus royaliste que le roi n’est pas une stratégie efficace.

Question 5: Quel message voudriez-vous envoyer aux djiboutiens du pays et de la diaspora… et quel message adresseriez-vous à la classe politique djiboutienne (l’opposition d’une part et le RPP/UMP et leur candidat IOG, d’autre part…).

Je n’ai qu’un seul et unique message à adresser à l’opposition et au peuple djiboutiens: «Ismail Omar Guelleh doit quitter le pouvoir au mois d’avril 2011. S’il ne le fait pas, il faut savoir que nous allons entrer dans un bras de fer avec le régime. Ce sera la guerre civile. Pour que Djibouti soit sauvé, il faut que le dictateur s’en aille.»

Quant à la diaspora, sa mission est de relayer efficacement la lutte menée à l’intérieur du pays par l’UAD. Il faut s’en tenir aux mots d’ordre suivants : Non au 3ème mandat d’Ismail Omar Guelleh. Non aux élections présidentielles avec le candidat IOG. La confrontation avec la dictature est inévitable.

Je n’ai rien à dire à un dictateur qui n’a jamais voulu dialoguer avec l’opposition démocratique. Il y a deux ans, dans mon intervention sur Youtube, je l’avais exhorté à ouvrir le chantier de la démocratisation de la société et de sortir la tête haute de son dernier mandat présidentiel. Mais il n’a rien fait.

Djibouii.net: Merci d’avoir répondu à nos questions, monsieur le président.

Uguta-Toosa, février 2011

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 7/ Notre positionnement politique
(Février 2005)


Notre logo et notre couleur (nek asta) :

Notre logo : des gens (hommes et femmes debout) - cf. Carte de notre parti.
Notre couleur : marron clair - couleur de gundi (afar) ou gundati (somali)

Notre devise : Madqaay, dimokrasi x-xintow, inkittiino

" Lois, Démocratie et Unité "

Notre attitude politique (nek xiiba)

- rester inébranlables dans nos convictions ;
- demeurer unis dans notre engagement politique jusqu'à l'instauration de la démocratie dans notre pays ;
- faire triompher l'Etat de droit pour le bien de tous les Djiboutiens ;

Nos convictions (nek bagi niya/hangi) :

- Seul un régime démocratique pourrait concilier les Djiboutiens avec l'appareil d'Etat discrédité par le tribalisme ;
- la démocratie garantit la liberté d'expression, d'entreprise et respecte les cultures nationales (afare, arabe et somalie) ;
- la clé du succès politique réside dans l'Unité de l'Opposition djiboutienne ; une unité qui repose sur des vraies alliances politiques.

Nos objectifs (nek mala) :

- Combattre et dénoncer l'injustice qui sévit à Djibouti au plan politique, économique, social, ethnique, etc. ;
- Participer à l'éducation politique de nos concitoyens au sujet des notions de démocratie, de multipartisme, d'alternance démocratique ;
- démystifier le régime djiboutien, sa politique tribale et clanique
- Populariser notre combat et celui de l'ensemble de l'Opposition.

Uguta/Toosa, janvier 2010

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Lien avec ALICOUBBA's channel :

http://www.youtube.com/user/ALICOUBBA#p/u

DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 8 /
ISMAIL OMAR GUELLEH : 12 ANS DE POUVOIR ABSOLU


Le dictateur Ismail Omar Guelleh

Le dictateur djiboutien a déjà exercé deux mandats successifs de six ans, soit douze ans de pouvoir que l'on peut qualifier d'absolu parce que le chef d'Etat remplit également la fonction de chef de gouvernement. A ses côtés, les pouvoirs judiciaire et législatif font de la figuration. Précisément, Ismail Omar Guelleh a été élu président de la république de Djibouti de 1999 à 2005, puis de 2005 à 2011. A chaque élection, sa victoire a été entachée de fraudes électorales. C'est moins que l'on puisse dire puisque à la dernière, 100% d'électeurs auraient voté pour lui, seul candidat en lice au scrutin (Cf.www.slate.com : « Le top 10 des dictateurs les mieux « élus » du monde » ).

12 ans de présidence (Politique : 00/20, Economie : 05/20, Social : 00/20

Le bilan politique, économique et social de son gouvernement est catastrophique. Le candidat Ismail Omar Guelleh est recalé.
Sa politique a approfondi les tensions ethniques, aggravé les divisions entre ethnies, tribus et clans, en instaurant un système discriminatoire dans la fonction publique. Sur le plan économique, le chômage des jeunes atteint un niveau délirant de 90%, chiffre en contradiction totale avec la croissance du PIB qui frôle pourtant les 5% par an. Ce décalage signifie que les performances économiques du pays ne profitent qu'à la famille du chef de l'Etat sortant et à ses proches. De surcroît, la rente stratégique que l'Etat djiboutien tire du loyer des bases militaires française, américaine et japonaise, un montant estimé à 100 millions de dollars par an, est détournée par le chef de l'Etat au lieu d'être investi dans la lutte contre la pauvreté.

D'après les chiffres du programme des Nations-Unis, souvent révisés à la baisse, "une pauvreté et une extrême pauvreté [touchent] respectivement 70 % et 42 % de la population" de Djibouti (Cf. PNUD : cpd-Djibouti 2008-2012). Les ministères de la santé, de l'éducation nationale voire toute la fonction publique, vont à la dérive. Nous venons d'apprendre que le gouvernement d'Ismail Omar Guelleh fait partie des quatre Etats africains - les trois autres étant Mali, Zambie et Mauritanie - qui ont détourné au total 34 millions de dollars alloués par le Fond mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Dans la mesure où elle condamne des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants à la mort, la corruption de cette nature s'apparente à un crime impardonnable. Encore un chiffre qui ruine la propagande officielle sur ses prétendus succès. Le taux d’analphabétisme global est de 51 % " qui, se désagrège en 62,4% pour les femmes et 38,1% pour les hommes" (Cf. PNUD : cpd-Djibouti 2008-2012).

Nouvelle règle du jeu au niveau national

Une population tenue dans l'ignorance se laisse plus facilement impressionner par les propagandes officielles. Une population pauvre ou appauvrie, poussée à l’assistanat, est facilement subjuguée par la richesse matérielle. Celle-ci est d'autant plus insupportable qu'elle est exhibée par des hommes et des femmes qui ne l'ont mérité ni par le savoir-faire et ni par leurs compétences.
Le déficit démocratique et les crimes perpétrés contre les civils innocents ne constituent pas le moindre des crimes du président sortant. En voulant briguant un 3ème mandat présidentiel, contre la volonté populaire, Ismail Omar Guelleh donne l'impression de vouloir jouer avec notre patience. Il va très prochainement réaliser, à ses dépens, que notre seuil de tolérance est dépassé. Qu’il ne compte pas trop, pour remporter les prochaines élections présidentielles qui auront lieu le 8 avril 2011, sur ses armes habituelles : tirs sur des manifestants, massacre des civils et emprisonnement de ses opposants.

En refusant d'entrer dans une logique de compétition truquée d'avance, l'opposition djiboutienne change la règle du jeu. Elle a déjà pratiqué cette stratégie en 2005. Mais cette fois-ci, la partie s'annonce ardue pour deux raisons. Premièrement, nous sommes plus aguerris, plus déterminés, plus riches de notre diversité. Les partis politiques, syndicats, associations, personnalités politiques ne jurent que par le départ du président sortant et la démocratie. Pas de 3ème mandat illégal. pour le dictateur. Et nous sommes mieux organisés que ne le croit la dictature. Troisièmement, en quelques mois, disons depuis l'éclatement de la crise ivoirienne (28 novembre 2010) et la révolution tunisienne (14 janvier 2011), les régimes anti-démocratiques ont du souci à se faire.

La démocratie : une nouvelle thématique de la diplomatie internationale ?

Les aspirants à la "présidence à vie" et, au premier chef notre dictateur, feraient mieux de quitter le pouvoir en ne faisant pas trop de vague. La dictature n’a plus bonne presse. Acquise à la démocratie depuis longtemps, l'opinion internationale tente d'imprimer une nouvelle orientation à la diplomatie internationale. En première lige, il y a les éditoriaux de grands journaux d’Europe qui pressent leurs capitales de couper le pont avec des régimes ne respectant pas les droits de l’homme. Cette mutation qui vise à défendre les principes démocratiques, de façon plus visible, gagne les organismes des Nations-Unies, l'Union européenne et, plus surprenant, l'Union africaine, qui sont réputés pour leur attachement à l’orthodoxie.
En 2011, le peuple djiboutien n'est pas seul. Il a des alliés vigilants (Américains, Français et Japonais) qui ne sont ni pour ni contre la démocratie. A dire vrai ils ne demandent qu'à être convaincus par notre désir de changement.
Que faut-il faire pour que personne ne doute du bien-fondé de nos revendications démocratiques ! Il faut que des manifestations populaires et pacifiques embrasent tout le pays.

Vive le peuple djiboutien. Non au 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh.

M. Ali Coubba
Président de UGUTA-TOOSA

 

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

Uguta-Toosa/ janvier 2011

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 Titre 9 / Djiboutii.net : 5 questions à M. Mahdi Ibrahim God, vice-président de l'ARD -Extraits

Lein d'ALICOUBA's channel : http://www.youtube.com/user/ALICOUBBA#p/u

DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

(Posted on 2 February 2011 by Equipe_Recdaction)


M. Madi I. A. God, vice-président de l'ARD

Plusieurs pays du monde arabo-musulman sont aux prises à des soulèvements populaires sans précédant. Ce qui s’est passé en Tunisie, c’est du jamais vu depuis la lutte pour les indépendance… Il n’a fallu pas beaucoup de temps avant que la contagion ne touche l’Égypte et, plus près de nous, le Yémen. Plusieurs pays sont agités par la grogne populaire à différentes échelles. D’autres pays sont sur le qui-vive (comme l’Algérie). Les dictatures tremblent. Un volcan couve sous leurs pieds. À Djiboutii.net, nous avons décidé d’interroger la classe politique à ce sujet.

Notre d’Articles intitulés “5 questions à…” de poursuit. Nous publions toutes les réponses (sans coupures ni corrections et dans l’ordre où nous les recevons). Voici la réponse sans détours (entretien exclusif) détours de M. Mahdi Ibrahim Ahmed God, vice-président de l’A.R.D (Alliance Républicaine pour le Développement) et lui aussi, opposant notoire au régime RPPiste en place dans notre pays:

Question 1: Bonjour/bonsoir M.GOD, ici Djiboutii.net “une autre voix pour les sans-voix” djiboutiens. Comment ça va pour vous, votre famille, votre parti..?

M. MAHDI I. GOD : Avant tout, je remercie Djiboutii.net de m’avoir choisi pour ce premier interview en cette année 2011, année charnière tant pour l’avenir de notre pays que pour l’ensemble des pays sur lesquels règnent des dictatures qui jusqu’ici se croyaient indéboulonnable. Grâce à Allah tout va bien pour moi comme pour ma famille. Concernant mon parti l’ARD, cette nouvelle année et la situation nationale présente lui a donné l’occasion de démontrer sa force et son expérience dans la lutte qu’il mène aux côtés de ses partenaires de l’opposition nationale, à savoir l’UDJ et le MRD, regroupée au sein de l’UAD. Vous ne pouvez pas sans savoir que le pays a connu plusieurs manifestations et meetings ces derniers mois tant dans la Capital que dans les régions de l’intérieur. Ces actions bien que pacifiques ont porté un grand coup à la dictature arrogante et répressive qui, comme dans ses habitudes, a fait encore usage de la force pour enlever, torturer et emprisonner nos militants et responsables. Cependant, ces réactions négatives n’altèrent aucunement la détermination de l’UAD pour l’avènement des Droits du peuple face à l’arbitraire du régime du RPP.

Je suis convaincu que les semaines à venir confirmeront l’aboutissement des vœux de notre population qui a trop souffert des décennies de la mal gestion du pays par la peur et l’appauvrissement. Un peuple qui aspire plus que jamais à tourner la page cauchemardesque de notre Histoire et du Rpp pour un Avenir meilleur.
Incha-Allah, la victoire est à notre portée et 2011 couronnera les vœux de notre population. Amin.

Question 2:
Quel paralelle faut-il faire, selon vous, entre les événements qui secouent le monde arabo-musulman (et peut être bientôt, le reste des pays du monde sous le joug de régimes tyraniques) et la situation à Djibouti?

Vous savez aussi bien que moi que l’Histoire de l’Afrique mais aussi du monde Arabo-musulman n’a pas été marquée par des grands changements depuis fort longtemps. Certes, la fin de la seconde guerre mondiale et les indépendances qui suivirent dans les années 1950 et début 1960 n’ont pas été l’effet de levier attendu par les peuples concernés. Ces pays accusent davantage de maladies, de pauvreté et de dépendance économique que sous le colonialisme. Il est vrai qu’il y a une part de responsabilité du colonialisme et de sa nouvelle politique communément appelé le néo-colonialisme. Cependant, la guerre froide aidant la persistance du néo-colonialisme, les dirigeants issus de ces premières heures de liberté n’ont pas été à la hauteur de leur responsabilité et sont en grande partie coupables de l’état déplorable de leur population à tous les niveaux. Ce délabrement est général et frappe tous les secteurs de la vie socialement, économiquement et surtout politiquement puisque le verrouillage de toute liberté démocratique a semblé autoriser ces régimes à fouler du pied tout respect des droits humains et naturellement réprimer toute idée contraire à celle de la Voix Unique.

Il me semble important de rappeler que Gouled avait été plébiscité lors du référendum pour l’indépendance en 1976, le peuple ayant été appelé à voter à la fois pour l’indépendance et pour la première assemblée. Une fois choisi par ses pairs pour diriger le pays, il passa outre le consensus national convenu et s’accaparant de tous les pouvoirs mit fin au pluralisme politique existant sous le colon. Plutôt que d’éviter le piège de la politique ruineuse et sans avenir en vigueur à cette date dans plusieurs pays de notre continent, indépendants depuis fin 1958 et début 1960, il choisit ce couloir diabolique qu’il laisse en héritage pour en faire de son peuple non pas libre mais esclave de sa création : son œuvre désastreuse de parti-État, le RPP

Ce bref rappel historique nous permet de porter à une appréciation objective du pourquoi de ces bouleversements qui, me semble-t-il, ne sont pas instantanés mais le résultat d’une répulsion générale ayant évolué tous les jours et ce depuis fort longtemps. Vous savez que les dictatures se distinguent par l’absence de toute créativité et donc de l’incroyable permanence d’un état apathique. C’est la principale raison qui explique que les dictateurs ne sont pas capables de voir la mutation idéologique qui s’opère à travers le monde depuis 1990 et la chute du mur de Berlin. C’est un changement d’une importance capitale et surtout incontournable, d’autant plus que son succès est garanti au niveau planétaire par les différents moyens de la technologie de communication et d’information en temps réel.
Comme Hassan Gouled, Ismail Omar a été incapable de s’adapter à la nouvelle donne politique en vigueur dans le monde, raison pour laquelle je ne suis pas étonner de constater sa dictature ne puisse pas mesurer les conditions de vie son peuple. Sa nature arrogante l’en empêche et la portée du mot LIBERTE ne fait pas partie dans son héritage politique. C’est sa nature même qui ne le prédispose pas. Enfin, pour vous dire me semble-t-il qu’une dictature est par essence aveugle et sourde sur les conditions de son peuple, jusqu’à se croire intouchable et éternelle. Seulement le peuple oublié met fin à son règne le jour qu’il décide et quelle que soit l’importance de sa force répressive.

Cette explication que je viens vous livrer est aussi valable pour toute dictature qu’elle soit du monde Arabo-musulman ou d’ailleurs, que Djibouti martyrisée par la force et l’appauvrissement d’un système abject.

Pour conclure ma réponse, j’ajoute que la similitude dans la trajectoire professionnelle comme dans l’accession au pouvoir entre Ben Ali et Ismail Omar est frappante. Je pense que la fin du régime djiboutien respectera cette analogie.

Question 3 : Si Guelleh quittait le pouvoir en catastrophe (à la Ben Ali) aujourd’hui même, selon vous, qu’est-ce qui se passerait au pays?

MIAG : Pourquoi utilisez-vous le conditionnel ? Le SI n’a pas sa place naturellement dans l’état actuel des choses. Légalement Ismail Omar est tout naturellement exclu du jeu politique. Sa modification de la constitution comme ses parades devant ses obligés du parti relèvent du fantasme que nous lui connaissons depuis toujours. La vérité est qu’il doit partir puisque le temps qui lui était imparti par la constitution touche à sa fin.

Le conditionnel ne peut donc prévaloir pour un homme qui bafoue toute légalité et veut se maintenir au pouvoir par le mensonge et la falsification du texte de base de notre pays. Cependant, votre question relève telle quelle d’une possible situation de permanence d’un pouvoir illégal et certainement chassé par le peuple. Dans ce cas, il serait très regrettable d’en arriver là dans notre tout petit pays. Car, dans quelques semaines les deux mandats d’Ismail Omar se terminant, il en va de sa responsabilité personnelle pour endosser ou éviter une situation de crise politique majeure dans un pays mis à mal par sa gestion désastreuse. Alors de deux choses une :

* Il respecte le délai et laisse le peuple djiboutien de choisir librement son remplaçant à la tête du pays, je dis bien librement avec la mise en place d’un cadre électoral garantissant une expression libre et transparente, Ismail Omar a dans ce cas tout à gagner,

* Il veut se maintenir et est prêt à faire face aux aspirations légitimes de son peuple, dans ce cas la confrontation étant inévitable, il doit assumer les conséquences incalculables actuellement d’une crise politique majeure dont il sera le premier grand perdant.

Donc, à votre question relevant de la seconde éventualité, je peux d’ores et déjà affirmer que contrairement à la diabolisation de l’opposition depuis longtemps, les hommes et les femmes qui sont à la tête des partis de l’UAD sont prêts à diriger le pays et lui donner les garanties de liberté indispensables à une nation moderne et toutes les chances de développement pour toutes les régions du territoire national basé sur un réel partage des richesses entre tous les citoyens Djiboutiens sans distinction aucune.

Je vais conclure ma réponse en énonçant que le peuple djiboutien est animé d’une maturité politique sans égale dans la région. Nos mères et nos pères avaient l’habitude des urnes depuis l’époque coloniale contrairement au régime Rpp fébrile à toute expression populaire libre et transparente.

Question 4: Votre mot sur l’UMP, le RPP et le 3ème mandat de monsieur Ismaël Omar Guelleh… Et, un mot sur l’opposition djiboutienne.

La liberté d’expression idéologique se passe d’abord au sein de sa famille politique. Je veux dire par là au sein du parti à qui l’on appartient. C’est dans ce cadre restreint composé de personnes avec lesquelles ont partage une croyance politique que tout un chacun doit avoir son opinion tant sur le choix d’options politiques ponctuelles ou à moyen et long terme ou encore sur la personne que l’on considère apte à diriger. Je ne veux pas rentrer dans les procédures et les moyens statutaires permettant cette liberté primaire mais désire démontrer que le RPP est encore un parti unique, en vigueur en Chine et bien d’autres pays de tous les continents. Il est à l’image de la dictature car Gouled l’avait façonné de cette manière depuis la mise en place du parti unique à Dikhil au mépris de la loi hérité du colon en vigueur à cette époque et autorisant le multipartisme.

A preuve, il avait abrogé cette loi et mis en prison en 1981 les fondateurs du premier parti de l’opposition djiboutienne, le Parti Populaire Djiboutien-PPD (en formation), seulement 3 ans après l’indépendance et dirigé par le père de la lutte anticoloniale avec son parti le PMP, le Président Moussa Ahmed Idriss et l’ensemble de son État-major, nominativement: les regrettés Ahmed Dini, Mohamed Ahmed Issa dit Cheiko, Mohamed Said Saleh ainsi que Omar O. Rabeh, , Abdallah Kamil et Hachi Abdillahi Orah…

C’était tout simplement pour ses intérêts personnels et il n’avait d’ailleurs jamais œuvré pour en faire un parti unique garantissant l’alternance et la démocratie en son sein. Ceci se justifie par l’éviction en 1996 des hauts responsables du parti RPP qui faisaient ombrage à son neveu dauphin Ismail Omar Guelleh. Ceci dit, l’UMP hors RPP n’existe que sur le papier mais n’a aucune consistance physique (humaine et matérielle). Cette coalition à la différence de l’UAD vit sous la domination totale d’un parti-État qui n’a pas changé de nature depuis sa création et ce malgré le semblant de démocratie et du multipartisme intégral consécutif à la signature de l’Accord de paix définitif de 2001. Ce parti dirige le pays sans contrepouvoir aucune depuis 1977. Il ne s’est jamais soucié des désirs profonds du peuple sauf à dresser les composantes nationales les unes contre les autres pour ainsi facilement réprimer par la force brutale de sa police et son armée clanisées. Ce nouvel éclairage que je viens de vous faire complète ma démonstration précédente et ceci à l’adresse de la jeune génération que le régime usurpateur et falsificateur de l’Histoire veut tromper.

Aucune voie alternative n’étant possible au sein même de la pseudo-coalition au pouvoir, il me semble que l’opposition est la seule alternative crédible, nationale et soucieuse des intérêts suprêmes de la nation djiboutienne. Aussi, pour nous UAD, et je réitère ce que j’ai dit dans la réponse à la question trois de votre interview : le 3ème mandat de Ismail Omar n’existe pour nous. Il est anticonstitutionnel et doit quitter le pouvoir pour éviter au pays une crise politique majeure aux conséquences imprévisibles dans l’état actuel des choses.

Enfin, concernant mon analyse sur l’opposition pacifique djiboutienne (le Frud étant armé), je dirais qu’actuellement elle est de trois types. Vous avez la coalition des partis réunis au sein de l’UAD et luttant depuis la fin de 2002, vient ensuite une nouvelle coordination née d’un récent mariage contre nature entre deux petits partis, le PDD et le PND, et enfin Monsieur Abdourahman Boreh, un opposant indépendant.

Même si tous se rejoignent sur le non au 3ème mandat d’Ismail Omar, à part l’UAD les deux partis PDD et PND comme Monsieur Boreh se sont déjà portés candidats à l’élection d’avril 2011. C’est leur droit le plus légitime mais je doute fort des convictions politiques du leader du PND que je connais bien pour être un acrobate hors pair. Il me semble toutefois que le peuple ne veut pas des candidats déclarés perdants avant l’heure et autorisant une fois encore la pérennité d’un régime abject. Après plus de trois décennies d’un pouvoir sans partage du parti-État RPP, le peuple ne veut plus cautionner des mascarades électorales et veut arracher par la rue les réelles réformes démocratiques garantissant une transition pacifique, claire et sans tâches. Seule voie menant à l’instauration d’une République démocratique, unitaire et en paix et c’est la voie jusqu’à ce jour maintenue et défendue par l’Union pour l’Alternance Démocratique qui regroupent l’ARD, l’UDJ et le MRD.

Mon dernier mot pour cette question est la suivante : seule cette position claire et sans détour est la plus salutaire. Elle a fait ses preuves non seulement en permettant de consolider de plus en plus les membres de l’UAD, mais aussi à démontrer tant à l’opinion nationale qu’internationale qu’à Djibouti est une Dictature dangereuse pour son peuple que ceux de l’ensemble de la région.

Question 5 : Votre message aux Djiboutiens du pays et de la diaspora… et enfin, votre message à la classe politique djiboutienne (l’opposition d’une part et le RPP/UMP et leur candidat, d’autre part…).

MIAG : Mon message tout d’abord aux Djiboutiens et à l’opposition est très clair.
Pour moi, il faut que le peuple dans son ensemble sans distinction aucune se range derrière l’UAD qui dans l’état actuel des choses répond favorablement à leurs aspirations légitimes. Car notre coalition malgré l’interdiction illégale du parti MRD reste solide et plus que jamais unie dans sa lutte contre la dictature. C’est pour cela que nous exhortons et invitons les autres formations qui se réclament de l’opposition comme l’ensemble de la société civile de renforcer cette dynamique salutaire pour mettre fin à cette abominable dictature vieille de 33 ans.

Je répète que l’UAD ne veut pas permettre l’organisation d’élections truquées mais ouvrir la voie à l’expression démocratique et libre pour chaque citoyenne et chaque citoyen en créant le cadre institutionnel adéquat pour un avenir meilleur, dans une République unitaire et pacifiée. Pour cela nous avons depuis des mois entamés des actions pacifiques tant dans la Capitale que dans les régions de l’intérieur. J’appelle donc l’ensemble de mes compatriotes à se joindre à cette dynamique car c’est par ces démonstrations de force que nous allons obtenir unis notre droit le plus élémentaire: NOTRE LIBERTE.

Pour le reste de la classe politique timide face à la nouvelle donne, je lui dirais qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser qu’aujourd’hui le régime est dans l’impasse et que la seule voie honorable est celle du peuple. Tout un chacun doit réaliser que l’année 2011 vient de commencer avec l’effondrement de régimes que l’on croyait indéboulonnables. Les jeunes comme les moins jeunes doivent aujourd’hui rester mobilisés face à l’arbitraire et affirmer avec force et vigueur, dans la rue aux côtés de leurs dirigeants de l’UAD, la mise à fin du régime répressif et affameur du RPP.

Ismail Omar n’a ni la carrure politique, ni les moyens militaires et diplomatiques d’un Hosni Moubarak ou d’un Ben Ali, par conséquent j’appelle les forces de police et les forces armées à ne pas se dresser face à l’Histoire et à se ranger aux côtés de leurs femmes, enfants, à la grande famille djiboutienne qui forme notre République.

A la diaspora, l’exil, vous ne l’avez pas choisi mais des conditions générées par la persistance de la dictature ont précipité votre départ de notre très chère patrie. Les raisons diffèrent mais la cause est la même pour tous. Nous ne devons pas croire aux sirènes de quelques personnes que je plains personnellement pour soutenir un régime qu’elles ont fui dans des pays démocratiques qui les ont non seulement accueillis mais dont elles sont aujourd’hui citoyennes à part entière, avec droits et devoirs. Je m’interroge sur ces cas qui ne respectent pas en retour les valeurs historiques des luttes pour la Liberté de ces terres d’accueil. Pour beaucoup d’entre vous, nous nous sommes rencontrés dans différentes occasions tant dans des manifestations que dans des tables rondes. Je crois que nous sommes en quelque sorte les ambassadrices et ambassadeurs de notre peuple en dehors de notre territoire. Notre devoir citoyen nous interpelle en cette période cruciale de notre histoire. Nous devons accompagner et soutenir la lutte pacifique de notre population pour aboutir à faire de notre pays un modèle de Liberté et Démocratie tel que vous le vivez dans vos terres d’exil.

Je termine ma dernière réponse avec ceci: L’heure a maintenant sonné. Les Djiboutiennes et les Djiboutiens doivent démontrer leur maturité et prendre en main leur destin et celui des générations futures.

Djiboutii.net: Merci d’avoir bien voulu répondre à nos questions, M. God

Uguta-Toosa, février 2011

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 10 / Djibouti, la France et la dictature djiboutienne

La Côte française des Somalis a été créée à partir de 1884 par la France coloniale. L'indépendance du pays, en 1977, n'a rien changé dans les relations intimes entre la république de Djibouti et l'ancienne puissance de tutelle. Trente trois ans d'une coopération idyllique, à peine perturbée par la guerre civile de 1991 et l'affaire Borrel, ont émaillé une diplomatie à sens unique dont les règles et le fonctionnement s'inspirent de la Françafrique. En déclarant cela, nous avons tout dit. Cette diplomatie n'est point équilibrée. L'ancienne puissance coloniale y exerce une position dominante. Cette diplomatie revêt un caractère contre-nature, car la France, une grande démocratie, patrie des droits de l'Homme et de la révolution de 1789, nourrit grâce à une coopération bilatérale et multi-latérale un régime liberticide et antidémocratique. Au vu des violations des droits humains perpétrés, le régime djiboutien est infréquentable.
Maintenant qu'un courant démocratique balaie le continent africain et une partie de la péninsule arabique (Yémen), les autorités françaises vont-elles revoir leur politique étrangère vis-à-vis de leurs anciens territoires d'outre-mer où sévissent des autocrates sanguinaires ? Pour faire pression sur le président sortant, combien de morts djiboutiens faudra-t-il comptabiliser ?

La dictature djiboutienne résistera-t-elle aux manifestations populaires ?

La dictature djiboutienne a une bonne maîtrise du systme répressif. Trente trois ans ? C'est un délai plus que suffisant pour parfaire la méthode de tortures physique et morale, acquérir des techniques policières d'encadrement de la la société civile, museler l'opposition démocratique et, chose essentielle, s'enraciner profondément dans la société. L'histoire démontre que tout cela finit par ne plus agir. La force dissuasive de la violence physique, l'appât des gains et la peur distillée de mille façons, a ses limites. Tôt tard, placé au pied du mur, le peuple finit par ne plus craindre les balles. C'est ce qui est arrivé en Tunisie et en Egypte. Malgré son savoir-faire mondialement connu, la dictature tunisienne, régime policier s'il en est un, n'a pas prévu la bourrasque populaire qui, avant de l'emporter, a décapité le système. Le pays des "Pharaons", l'Egypte, traverse des convulsions qui seront fatales à Hosni Moubarack et à son parti politique.

La "manifestation continue"
, lancée à l'appel de l'UAD (Union pour l'Alternance démocratique), peut facilement emporter la dictature djiboutienne. Pour anticiper l'insurrection populaire, le régime a arrêté en quelques jours cinq opposants, parmi lesquels M. Jean-Paul NOEL ABDI, président de la Ligue Djiboutienne des droits humains.
D'abord, le président sortant est un homme violent qui n'a plus de véritables partisans politiques. Son entourage proche, y compris les ministres, hauts fonctionnaires et députés, craigne ses accès de violence. Ensuite, devant une massive insurrection populaire, lui feront défaut les ressources militaires et policières. Le peuple djiboutien est en colère. Les mécontents sont trop nombreux pour pouvoir être canalisés. Ainsi que l'a déclaré Mahdi Ibrahim God :

" Ismail Omar n’a ni la carrure politique, ni les moyens militaires et diplomatiques d’un Hosni Moubarak ou d’un Ben Ali, par conséquent j’appelle les forces de police et les forces armées à ne pas se dresser face à l’Histoire et à se ranger aux côtés de leurs femmes, enfants, à la grande famille djiboutienne qui forme notre République".

La dictature djiboutienne survit surtout grâce à l'apport financier de la France, de l'Union européenne, des Etats-Unis, du Japon et quelques pays du Golfe persique. Nous n'avons pas des critiques à émettre sur le principe qui consiste à aider les pays en dévelopement. En revanche nous dénonçons les aides financières octroyées sans droit de regard sur leurs destinations qui, par ailleurs, sont bien connues. Tout le monde sait que la générosité extérieure ne profite qu'aux dirigeants en place. Pire, tout le monde sait que ces moyens financiers assurent la pérénisation d'une oligarchie clanique, favorise le système néo-patrimonial et dote la dictature des moyens de coercition. Afin de rendre impossible l'alternance démocratique, Ismail Omar Guelleh ne compte pas exclusivement sur les frauches électorales, mais sur une armé et une police nationales, assimilables à des milices privées. La Garde présidentielle de notre dictateur en est un exemple emblématique.

Si l'opposition djiboutienne légale et notre Collectif se concertent pour mener une mobilisation générale durant le mois de février et mars, la dictature va tober comme un fruit pourri.

Uguta-Toosa, février 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 11 / Djibouti, les Etats-Unis et la dictature

(article à venir)

 

Uguta/Toosa, février 2011

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 12/ Djibouti, les Etats-Unis et la dictature

(article à venir)

 

Uguta/Toosa, février 2011


I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 13 : : Décès de l'écrivain Edouard Glissant

L'écrivain martiniquais Edouard Glissant, grande figure de la créolité,
est décédé jeudi matin à Paris à l'âge de 82 ans, a-t-on appris auprès des éditions Galaade

L'écrivain martiniquais Edouard Glissant, grande figure de la créolité, est décédé jeudi matin à Paris à l'âge de 82 ans, a-t-on appris auprès des éditions Galaade.

"Il est mort ce matin. Il était dans un état critique depuis quelque temps mais nous avons travaillé ensemble jusqu'au bout", a déclaré Emmanuelle Collas, directrice des éditions Galaade, qui ont publié une partie de l'oeuvre de l'écrivain.

Auteur d'une oeuvre complexe dans laquelle se mêlent souvenirs, légendes, images poétiques, propos polémiques et réflexions théoriques, Edouard Glissant a ouvert la voie aux écrivains de la créolité, plus jeunes, tels que Patrick Chamoiseau.

Né le 21 septembre en 1928 à Sainte-Marie, dans le nord de la Martinique, enfant d'une famille modeste et élève brillant, il a fait des études de philosophie à la Sorbonne en 1946.

Docteur ès lettres, il a obtenu le prix Renaudot en 1958 pour "La Lézarde". Militant activement contre le système colonial, opposé à la guerre d'Algérie, il fut expulsé des Antilles et assigné à résidence en métropole au début des années 60 par le pouvoir gaulliste.

Il a en particulier enseigné en Louisiane (à Bâton-Rouge) et à la City University de New York, où ses leçons sur William Faulkner ont fait autorité.

Source : http://www.lepoint.fr/culture/deces-de-l-ecrivain-edouard-glissant-03-02-2011-134967_3.php


Uguta/Toosa, février 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 14 / Communiqué du Collectif 1 : Libérez Jean-Paul NOEL ABDI !

(Association pour le Respect des Droits de l’homme à Djibouti - ARDHD, France ; Djiboutii.net, Canada ; Forum pour la Démocratie et la Paix - FDP, Belgique ; Kulanbaded, Canada ; Gouvernement en exil -GED , Belgique ; Mouvement des Républicains solidaires - M.R.S. France ; Le blog de Abdoulkader, Canada ; La Gazette de Djibouti ; Uguta-Toosa, France)


Reims (France), 12 février 2011

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti exige la libération immédiate et sans condition du président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), Jean-Paul NOEL ABDI, dont le régime dictatorial d’Ismail Omar Guelleh tente vainement d’étouffer la voix. Détenu arbitrairement à Gabode depuis le 9 février 2011, le défenseur des droits de l’homme est diabétique.

Son emprisonnement arbitraire pour délit d’opinion donne l’illusion au pouvoir d’avoir décapité la résistance populaire. Mais les choses ne font que commencer…
Le Collectif demande également la libération de tous les prisonniers politiques : Farah Abadid Hildid, Houssein Ahmed Farah, Abdillahi Aden Ali, Moustapha Abdourahman Houssein, Mohamed Ibrahim Waïss, Houssein Robleh Dabar. Depuis le début de l’année 2011, le régime aux abois a incarcéré plus de 100 étudiants, collégiens et opposants pacifiques.

Nous vaincrons parce que nous sommes unis. Nous vaincrons parce que nous sommes déterminés. Nous vaincrons parce que notre cause est juste.


Responsable de la coordination du
« Collectif pour la Démocratie à Djibouti »


 

I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011

 

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ADHEREZ A UGUTA-TOOSA

Carte d'adhésion de Uguta (Toosa)


(verso)

 

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Lien avec ALICOUBBA's channel :

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

15. Communiqué du Collectif 2 : Demain à Djibouti...

(Association pour le Respect des Droits de l’homme à Djibouti - ARDHD, France ; Djiboutii.net, Canada ; Forum pour la Démocratie et la Paix - FDP, Belgique ;, Kulanbaded, Canada ; Gouvernement en exil –GED, Belgique ; Mouvement des Républicains solidaires - M.R.S. France ; Le blog de Abdoulkader, Canada ; La Gazette de Djibouti ; Uguta-Toosa, France)


Reims (France), 12 février 2011

Le dictateur égyptien, Hosni Moubarak, est tombé le 11 février 2011. Un départ déshonorant pour le dernier raïs d’Egypte, lequel n’a pas su sortir la tête haute de trente ans de pouvoir sans partage.

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti salut la ténacité du peuple égyptien et la victoire qu'il a obtenue par sa seule détermination.

La révolte populaire a eu raison de la dictature tunisienne et égyptienne. Il n’y a aucune raison, compte tenu du climat de démocratie qui souffle sur le continent africain et les Etats arabes, que la république de Djibouti et son peuple ne puissent déboulonner le dictateur Ismail Omar Guelleh.

Le Collectif appelle le peuple djiboutien à descendre dans la rue et à exiger le départ du président sortant qui veut briguer un 3ème mandat illégal. La transition démocratique est devenue inévitable à Djibouti.

Le collectif émet les vœux que l’insurrection populaire djiboutienne aboutisse à une transition démocratique sans effusion de sang.

Responsable de la coordination du
« Collectif pour la Démocratie à Djibouti »


 

Uguta/Toosa, février 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 16 / A ALGER, les manifestants entament meur marche
vers la place des Martyrs

A Alger, les manifestants entament leur marche vers la place des Martyrs

(Extraits Le Monde du LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 12.02.11)

"Environ 2 000 manifestants bloqués par un important dispositif des forces de l'ordre sur la place de la Concorde (plus connue sous son ancien nom de place du 1er-Mai), ont forcé le cordon de sécurité, samedi 12 février vers 11 heures, et commencé à marcher en direction de leur point d'arrivée, la place des Martyrs.
Des milliers de policiers anti-émeutes étaient déployés dans le centre d'Alger pour empêcher la tenue de cette manifestation de l'opposition, interdite par les autorités. Au lendemain du renversement du président égyptien Hosni Moubarak, et un mois après celui du dirigeant tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, Abdelaziz Bouteflika a en effet renforcé les mesures de sécurité dans la capitale.
(...)
"

(Source : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/12/echauffourees-a-alger)

Les dictateurs membres de la Ligue arabe tombent l'un après l'autre

Violence hurts everyone = la violence fait souffir tout le monde

Uguta/Toosa, février 2011

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 17 : IOG tremble et transpire à grosses gouttes...

(Caricature transpise par Jeune Djiboutienne Toosa)

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 18 /DJIBOUTI : Répression tous azimuts avant la présidentielle

( 11 février 2011)

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ses organisations membres à Djibouti, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) et en France, la Ligue française des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH), l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD), Survie et l’Association culture et progrès (ACP) appellent à la libération de toutes les personnes arbitrairement emprisonnées à Djibouti ces derniers jours : défenseurs des droits de l’Homme, membres de l’opposition, étudiants et lycéens..

Djibouti : répression tous azimuts avant la présidentielle


Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) a été arrêté le 9 février 2011 à son domicile.
Depuis plusieurs semaines et en particulier depuis le 5 février 2011, des manifestations pacifiques estudiantines et lycéennes agitent la République de Djibouti. La répression brutale, y compris par des tirs à balles réelles, de ces manifestations par les forces de sécurité, en particulier les 5 et 6 février, aurait fait au moins 4 morts dont une femme enceinte, et des dizaines de blessés. Des centaines d’étudiants et de lycéens auraient été arrêtés et seraient toujours détenus dans le centre de rétention de Nagad, les commissariats et les brigades de gendarmerie de Djibouti-ville et de Balbala.

Profitant de cette vague de répression, les autorités ont procédé à des arrestations d’opposants politiques et de défenseurs des droits de l’Homme qui ont été jugés en comparution immédiate et écroués à la prison de Gabode. Ainsi, 7 membres de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) et 2 militants des droits de l’Homme, MM. Farah Abadid Heldid et Jean-Paul Noël Abdi, respectivement membre et président de la LDDH, ont été arrêtés le 5 et le 9 février 2011. Les deux défenseurs des droits de l’Homme ont été inculpés abusivement de « participation à un mouvement insurrectionnel » en référence à leurs déclarations publiques en soutien aux manifestations étudiantes. [1] « Les autorités djiboutiennes doivent stopper immédiatement la répression et libérer les défenseurs des droits de l’Homme, les opposants et tous les jeunes emprisonnés » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Nos organisations craignent une augmentation de la répression alors que les mouvements d’oppositions appellent à une manifestation « générale continue » contre le pouvoir à partir du 18 février 2011. Cette agitation politique et sociale intervient dans un contexte pré-électoral tendu en raison des manipulations constitutionnelles d’avril 2010 du régime pour permettre au président Ismaël Omar Guelleh de briguer un troisième mandat lors de l’élection présidentielle, le 8 avril prochain. « Le vent de liberté qui souffle en Tunisie et en Égypte porte le message fort que les pouvoirs autoritaires n’ont pas d’avenir. Djibouti doit organiser des élections libres, transparentes, crédibles et pluralistes » a déclaré Me Sidiki Kaba, président d’Honneur de la FIDH.

Nos organisations condamnent vivement la répression des manifestations pacifiques, les arrestations et détentions arbitraires des défenseurs des droits de l’Homme, des opposants politiques et des jeunes. La FIDH, la LDDH, la LDH, l’ARDHD, Survie et l’ACP exhortent les autorités djiboutiennes à :

* procéder à leur libération immédiate et inconditionnelle et l’abandon des poursuites à leur encontre ;
* mettre en place une enquête indépendante afin d’établir les faits et les responsabilités des violations des droits de l’Homme qui sont perpétrées depuis plus d’une semaine ;
* garantir l’intégrité physique et morale des personnes arrêtées et notamment des défenseurs des droits de l’Homme, des opposants politiques et des jeunes ; ainsi qu’à respecter les engagements internationaux de Djibouti en matière des droits de l’Homme et en particulier, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, le Pacte international relatif aux droits civils et politique et la Déclaration de l’Assemblée générale des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme ;


Nos organisations appellent l’Union africaine, l’Union européenne et plus largement la communauté internationale à :

* appeler les autorités djiboutiennes à mettre fin à la répression, procéder à la libération immédiate des personnes arrêtées et à abandonner les poursuites à leur encontre ;
* œuvrer pour la mise en place d’une commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’Homme à Djibouti
Uguta-Toosa, février 2011
 
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DJIBOUTI :
33 ANS DE DICTATURE

Titre 19/
: www.ardhd : Caricature de Roger PICON


Uguta/Toosa, janvier 2011

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2010

 
 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 20 : ALGERIE. L'opposition manifestera
"jusqu'à ce que le régime tombe" (Le Monde)

Commentaire d'UGUTA-TOOSA : L'opposition djiboutienne a adopté la même stratégie en la qualifiant de "manifestation générale continue". Avec le soutien du Collectif pour la Démocratie à Djibouti, notre parti politique s'est aloigné depuis longtempts sur le refus du régime et du président sortant.

LEMONDE.FR avec AFP | 13.02.11 | (Extraits)

"Au lendemain d'une manifestation qui a réuni entre 2 000 et 3 000 personnes à Alger, le mouvement d'opposition algérien Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNDC) a appelé à à de nouvelles mobilisations dans la capitale algérienne tous les samedi "jusqu'à ce que le régime tombe", selon un porte-parole du parti d'opposition Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) , Mohsen Belabes. "Chaque samedi, nous maintiendrons la pression", a-t-il expliqué. Peu de temps avant, Moustepha Bouchachi, membre du CNCD, avait déclaré qu'une manifestation aurait lieu le 19 février, sans préciser que le mouvement était appelé à se renouveler toutes les semaines."

(source : Le Monde du 13/02/11)


Uguta-Toosa, février 2011

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 21 / La pauvreté à Djibouti (2010)


Cf. Programme de pays avec le Djibouti (2008-2012) 6 - Extraits - Conseil d’administrationdu Programme des Nations Uniespour le développementet du Fonds des Nations Uniespour la population.

Analyse de la situation (page 2)

4. Avec un indicateur de développement humain de 0.494 en 2006, Djibouti se place au 148ème rang parmi 177 pays et fait partie des pays à faible IDH . Malgré des améliorations notables, la situation du développement humain se caractérise encore par : (i)
Une pauvreté et une extrême pauvreté touchant respectivement 70 % et 42 % de la population ; (ii) une scolarisation brute au primaire de 54,8% encore relativement faible et un fort taux d’analphabétisme de 51 % qui, se désagrège en 62,4% pour les femmes et 38,1% pour les hommes ;
(iii) une espérance de vie en légère augmentation à 52 ans et des taux toujours relativement élevés de mortalité infantile (103 pour 1 000) et maternelle (546 pour 100 000 naissances vivantes) ,
(iv) l’épidémie du VIH/Sida est généralisée à Djibouti avec un taux de prévalence qui est estimé à 2,9 % de la population générale,
(v) un chômage massif qui frappe 60 % de la population active et plus particulièrement les jeunes et les femmes,
(vi) la persistance de la pauvreté parmi les femmes, leur très faible accès aux services sociaux de base et les pesanteurs culturelles sont autant de contraintes qui les empêchent d’être une force dynamique de développement. (Extraits)


D'après la caricature de Roger PICON - www.ardhd.org

Uguta-Toosa, janvier 2011

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011
2011 : L'année de la démocratie

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 22 : Communiqué du FRUD : soutien à la manifestation du 18 février 2011
Djibouti à l'appel de l'UAD


Le FRUD soutient la manifestation du 18 février 2011, organisée par l’UAD, avec la participation de l’UMD et toutes les forces démocratiques djiboutiennes. Le FRUD appelle tous ses sympathisants, ses militants et la population djiboutienne, à participer à cette manifestation pour la liberté, la démocratie, la dignité, contre le troisième mandat d’IOG, contre sa famille mafieuse et prédatrice.

Le FRUD salue la bravoure et le courage des jeunes qui ne cessent de manifester contre le régime d’Ismaël Omar Guelleh.

Le FRUD condamne les conditions de décès dans les locaux de la Gendarmerie d’Abdallah Mohamed Abdallah, et toutes les arrestations arbitraires y compris celle des défenseurs des droits Humains à Djibouti dont le président de la LDDH, Jean- Paul Noël.
Le F.R.U.D attire l’attention de la communauté internationale, sur l’importation massive d’armes de guerre à Djibouti, y compris celles qui sont prélevées sur les armes à destination de la Somalie, en provenance de l’Ouganda, de la Chine etc.

Le F.R.U.D met en garde le couple présidentiel sur une éventuelle utilisation des 500 policiers somaliens en formation, encadrés par des officiers ougandais, (qui dans la nuit de 31 décembre 2010, ont patrouillé dans la ville de Djibouti et continuent à le faire pour
repérer les lieux de manifestation), contre les manifestants pacifiques, parce qu’il n’a confiance ni en sa police, ni en son armée, à l’exception de quelques irréductibles de la Garde
Républicaine.
C’est pour cacher toutes ces basses manœuvres que les autorités Djiboutiennes ont organisé le 9 février une mise en scène ubuesque d’une prétendue découverte d’armes au nord du pays, qui appartiendraient au FRUD et proviendraient d’Érythrée.


Fait à Bruxelles, le 12 février 2011
MOHAMED KADAMY
Président du FRUD

Uguta-Toosa, février 2011

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 23 / Gelez la fortune de Moubarak

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak a été évincé du pouvoir par une puissante vague de manifestations publiques, mais sans une action immédiate de notre part, il pourrait partir avec des milliards d'argent public qu'il a détourné.

D'après des estimations, Moubarak aurait amassé jusqu'à 70 milliards de dollars dans le monde! Les gouvernements n'ont que quelques jours pour geler ses actifs avant que Moubarak, sa famille et le cercle de ses proches ne les cachent. La Suisse a déjà gelé les finances de Moubarak et certains leaders européens se sont engagés à coopérer. Mais seule une mobilisation massive pourra déclencher des actions mondiales décisives pour empêcher la fortune de Moubarak de disparaître.

C'est le moment de donner un soutien critique au combat du peuple égyptien pour une nouvelle ère. Faisons monter la pression sur toutes les nations pour faire en sorte que les actifs de Moubarak soient restitués à leurs propriétaires légitimes: le peuple égyptien. Si nous atteignons 500 000 signatures d'ici vendredi, nous remettrons notre appel à la réunion du G20.

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 24 : Paris 16/02/2011 : Compte rendu du rassemblement face au Quai
d'Orsay et nouvel appel au rassemblement à Paris

En soutien affiché de la manifestation historique programmée le 18 février à Djibouti par la coalition de l’opposition UAD, les mouvements citoyens et proches de l’opposition présents en Europe préparent une série de démonstrations décisives.

Première de la série, un rassemblement a réuni ce mercredi 16 février une cinquantaine de participants face au Ministère des affaires étrangères à Paris, afin de montrer l’importance accordée à une politique de la France s’abstenant de tout soutien au dictateur Guelleh, face à un peuple désormais déterminé à le chasser du pouvoir.

Le rassemblement au Quai d’Orsay fait écho à l’information aujourd’hui officielle selon laquelle les services secrets français (DGSE) mèneraient sérieusement l’enquête sur les relations d’affaires du couple présidentiel.

Des slogans chantés par une foule bigarrée demandaient au président français de ne plus se faire le complice d’une dictature néfaste, à même de s’écraser de tout son poids les jours prochains.

La mobilisation a réuni de nombreux mouvements comprenant deux organisations de l’UAD, notamment le MRD et l’ARD, le FRUD, ainsi que les associations ADD, ORDHD, Femmes Solidaires, l’Intersyndicale UDT/UGTD, et le Collectif pour la démocratie à Djibouti.

Appel est déjà lancé pour deux nouveaux rassemblements :

Vendredi 18 février de 14 h à 18 h sur la place des Halles (alias Fontaine des Innocents), Métro Châtelet-Les-Halles, à Paris 1er arr.

Samedi 19 février de 14 h à 16 h face à l’ambassade de Djibouti, 26 rue Emile Menier, Métro Porte Dauphine, à Paris 16e arr.

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens, et leurs amis démocrates, sont chaleureusement conviés à mettre la dernière main à la libération de Djibouti en ce printemps du monde arabe.

ARD EUROPE, Fait à Paris le 16/02/2011


Uguta-Toosa, février 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 25 / Canada : Soutien de l'ACSAO à la manifestation du 18 février 2011 à Djibouti


À l’appel de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD), une Manifestation pacifique et continue aura lieu le vendredi 18 février 2011 à 14heures à l’Avenue Gamal-Abd-El- Nasser.

Cependant, en dénigrant l’opposition légale officiellement par la bouche du président de la République (entretien avec la bbc en langue somalienne ) et officieusement à travers les sites pro-gouvernementaux, le gouvernement djiboutien semble avoir opté pour la répression plutôt que le dialogue. D’où les arrestations ces dernières semaines de plusieurs leaders de l’opposition et de Jean-Paul Abdi Noël, Président de la ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH).
L’Assocation Culturelle et Sportive des Afars d’Ottawa (ACSAO) exprime sa solidarité avec le peuple djiboutien qui, en vertu des droits et libertés garantis par la constitution, va manifester et exiger une véritable transition démocratique.
L’ACSAO condamne les arrestations arbitraires et éxige la libération immédiate de J-P Abdi Noël et de tous les opposants.
D’autre part, après le prétexte fallacieux de découverte des explosifs à Assarahtou dans la région d’Obock, la communauté afare du Canada craint le retour de la démentielle politique de la terre brûlée dans le Nord et le Sud-Ouest du territoire.
L’ACSAO met en garde le gouvernement djiboutien contre les exécutions arbitraires des nomades et autres ratissages incontrolés commis par les mercenaires incorporés dans l’AND.
Enfin, l’ACSAO se joint à la manifestation du samedi 19 février 2011 sur la Colline Parlementaire organisée par des associations et des mouvements démocrates du Canada.

Fait à Ottawa, le 16 décembre 2011
Abdoulkader Mohamed
Président.

Uguta-Toosa, février 2011

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 26 / Djibouti/ 18 février 2011/ Début de la manifestation générale continue

Premier compte rendu et premières photos
de la mobilisation du 18 février 2011 à Djibouti

Aujourd’hui 18 février 2011 une manifestation d’une ampleur jamais vue de mémoire de Djiboutien a éclaté dans la ville de Djibouti.
Une première foule de 20 000 manifestants se sont rassemblé vers 13 heures locales dans l’avenue Nasser en face du siège de l’UAD, Union pour l’alternance démocratique, la coalition de l’opposition djiboutienne, à l’appel de celle-ci.
La foule a dépassé la capacité de l’avenue Nasser et s’est mouvée tel un serpentin géant vers le grand terrain situé devant le stade Gouled appelé place de l’indépendance, rebaptisée aujourd’hui PLACE DE LA LIBERTE.
Le cortège s’est bien tenu n’a pas débordé son cadre organisationnel conformément à l’esprit de l’action pacifique qui a prévalu à cette manifestation, comme s’y était engagé l’opposition.
Malgré un dispositif policier impressionnant qui a quadrillé la capitale et bloqué toutes les grandes artères de la ville, les militants et les sympathisants ont déferlé de tous les quartiers avec des banderoles et des pancartes faites maison.
Vers 15 h, environ 60.000 personnes avancent sur la route nationale dite Route d'Arta et commencent à tenir un sit-in devant le stade Hassan Gouled. Le parterre est alors noir de monde. Assis ou debout, les manifestants scandent « Ismaël Omar Guelleh dehors ! », « non au 3e mandat », « respect de la constitution bafouée ». Les dirigeants de l’UAD appelaient à un « soulèvement populaire pacifique ».

Un peu avant 16 heures, les manifestants réclament la libération des défenseurs des droits de l'homme et des opposants emprisonnés arbitrairement à la prison de Gabode. Ils sont regroupés sur la place rebaptisée PLACE DE LA LIBERTE à 1 km à vol d’oiseau du palais présidentiel.

A partir de 17 heures, les téléphones portables des opposants ne fonctionnent plus normalement, les appels opérés depuis leurs téléphones ne sont pas reçus à Djibouti et ne sortent pas vers l’étranger.

Tandis tous les téléphones de Djibouti ne peuvent plus appeler l’étranger, les appels vers l’international sont bloqués.

Dès lors, vers 18 heures, les forces de l’ordre ont commencé à charger les manifestants qui campaient déjà et on a déploré au moins une vingtaine de blessés. On témoigne aussi de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Les forces de l’ordre tentent de décourager les manifestants installés à même le sol ou sur les tapis où ils se préparent à s’installer pour y passer la nuit. Des heurs violents s’en sont suivis. (...)
Quelque vingt personnes sont arrêtées et conduits au centre de transit de la police dit Nagad tandis que deux personnes arrêtées ont été conduites au bureau de la SDS (services des renseignements).

On déplorait enfin deux manifestants gravement blessés vers 19 heures locales.
Vers 20 heures locales on parle de balles réelles tirées sur les manifestants par les forces de l’ordre pour tenter de les déloger de la PLACE DE LA LIBERTE.

Nonobstant le refoulement des journalistes à l’aéroport de Djibouti, les journaux du monde n’ont pas manqué d’alerter sur la situation à Djibouti et de se faire l’écho du déroulement de la manifestation qui s’est emparée du pays.Les différents articles sur le soulèvement de Djibouti sont les suivants avec les liens pour les consulter : Article de Figaro à 14h45, nouvel Article du Figaro 18h10, article de Nouvel obs, articles de Tv5 à 18h21, d’Alarabiya, Sify.com , Journal Le Point

ARD, Journal Réalité, édition en Ligne Djibouti le 18/02/2011

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Des heurts avec la police au cours d'une
manifestation contre le régime
(Africa24 - extraits)


Plusieurs milliers de personnes, notamment des étudiants, se sont rassemblés vendredi à Djibouti. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui dénonçaient le régime du président Guelleh.


Par Dépêche (texte)

AFP - De violents affrontements se sont déroulés vendredi soir à Djibouti à l'issue d'une manifestation sans précédent de l'opposition qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes dénonçant le régime du président Ismaël Omar Guelleh.
Les violences ont débuté à la nuit tombée autour du stade Gouled, où étaient rassemblés depuis l'après-midi plusieurs milliers de personnes à l'appel de la principale coalition de l'opposition, l'Union pour l'alternance démocratique (UAD).
Les forces de l'ordre tiraient des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui répondaient par des jets de pierre et harcelaient les forces de l'ordre par petits groupes.
De nombreuses détonations pouvaient être entendues dans ce secteur de la capitale, où des voitures étaient en flammes et les policiers, matraque en main, tentaient d'interpeller les émeutiers.
Dans la soirée, toute la capitale djiboutienne était quadrillée par les forces de l'ordre, qui occupaient notamment la place près du stade Gouled, où ne restaient que quelques groupes isolés de manifestants. Les violences ont progressivement diminué pour cesser vers 22H00 (19H00).

Vendredi soir, la radio et la télévision publiques n'avaient fait aucune mention de la manifestation du jour ou des incidents en cours. (Extraits)

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Djibouti: manifestants pour le départ du président (Extraits)

La Presse CanadiennePar The Associated Press | La Presse Canadienne – ven. 18 févr. 2011 14:54 HNE

NAIROBI, Kenya - Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Djibouti pour demander la démission du président Ismaël Omar Guelleh, dernière en date d'une série de manifestations dans ce petit pays d'Afrique orientale.

Après avoir déjà effectué deux mandats, le président Guelleh, dont la famille est au pouvoir depuis plus de 30 ans, devrait en obtenir un troisième lors de la présidentielle du mois d'avril. Il avait modifié la Constitution l'an dernier pour abroger le limite fixant à deux le nombre de mandats présidentiels.

Cité-État de 750 000 habitants, Djibouti est séparé du Yémen, également secoué par un mouvement de contestation, par le golfe d'Aden.
(...)
Mais au bout de quelques heures, les forces de sécurité ont utilisé des matraques contre la foule et tiré des gaz lacrymogènes, a déclaré à l'Associated Press M. Boreh, qui tient ses informations de personnes basées à Djibouti. Ses déclarations ne pouvaient être vérifiées dans l'immédiat. Aucun journaliste étranger n'est présent dans le pays.

«Après les événements en Tunisie et en Égypte, l'instinct du président le conduira presque sûrement à la violence pour contrer la confiance croissante des manifestants, a déclaré M. Boreh. Ce gouvernement est au pouvoir depuis 34 ans. Les gens veulent du changement(...)

Un représentant de l'organisme à Djibouti, Chris Hennemeyer, a dit que ceux qui espèrent voir une révolte populaire balayer Djibouti comme cela s'est produit en Égypte et Tunisie risquent d'être déçus.

« Je pense que le gouvernement contrôle solidement les leviers du pouvoir et je ne crois pas que vous verrons une insurrection populaire à Djibouti, a-t-il dit. Mais je crois que les membres du gouvernement vont se réveiller si l'opposition est capable de rassembler une foule importante (...)

Djibouti a été le théâtre d'autres manifestations début février, et la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser un rassemblement, selon Human Rights Watch (HRW). Le président de la Ligue djiboutienne des droits de l'homme a été arrêté le 9 février après avoir fait état d'arrestations d'étudiants et de membres de l'opposition, précise HRW.

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Le vent de révolte gagne Djibouti (Extraits)
(
Agence France Presse - http://www.cyberpresse.ca)

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Djibouti pour demander la démission du président Ismaël Omar Guelleh, dernière en date d'une série de manifestations dans ce petit pays d'Afrique orientale.

Après avoir déjà effectué deux mandats, le président Guelleh, dont la famille est au pouvoir depuis plus de 30 ans, devrait en obtenir un troisième lors de la présidentielle du mois d'avril. Il avait modifié la Constitution l'an dernier pour abroger le limite fixant à deux le nombre de mandats présidentiels. (Extraits)

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Et maintenant le tour de Djibouti ?
Par FTV (avec AFP)

Des heurts ont éclaté vendredi soir entre manifestants et policiers qui ont fait usage de grenades lacrymogènes

L'opposition avait organisé un grand rassemblement pour dénoncer le régime du président Ismaël Omar Guelleh.
Les affrontements ont débuté à la nuit tombée autour du stade Gouled, où étaient réunis depuis l'après-midi plusieurs milliers de manifestants.
Les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui ont répondu par des jets de pierre et harcelé les policiers par petits groupes. Des détonations ont été entendues dans ce secteur de la capitale, où au moins deux voitures étaient en flammes et plusieurs véhicules aux vitres brisés ont été endommagés par les protestataires.
Dans la soirée, toute la capitale djiboutienne était quadrillée par les forces de l'ordre, qui occupaient notamment la place près du stade Gouled, où ne restaient que quelques groupes isolés de manifestants. Les violences ont progressivement diminué pour cesser.
Sillonnées par les véhicules de la police, sirène hurlante et passant en trombe, les rues des environs étaient totalement désertées, à l'exception de quelques manifestants en fuite poursuivis par des policiers matraques à la main.
La manifestation, organisée par la principale coalition de l'opposition, l'Union pour l'alternance démocratique (UAD), s'était déroulée toute la journée de vendredi dans le calme. Elle a rassemblé plusieurs milliers de personnes faisant sans cesse référence aux révolutions tunisienne et égyptienne. (Extraits)

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[PAYS PAR PAYS] La révolte des pays arabes vendredi 18 février

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110218.OBS8289

LIBYE / ... Les manifestations contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi ont fait au moins 24 morts et des dizaines de blessés, les forces de sécurité tirant pour disperser des protestations "pacifiques" contre le régime en Libye depuis mardi soir, a affirmé vendredi l'organisation Human Rights Watch. Des rassemblements de partisans du régime sont parallèlement organisés.
Selon un média libyen et des sources médicales, neuf personnes ont été tuées depuis le début de la contestation. (Extraits)

YEMEN/ Trois manifestants ont été tués lors de la dispersion par la police de manifestations réclamant la chute du régime yéménite à Aden (sud) vendredi, alors que deux protestataires trouvaient la mort dans une attaque à la grenade à Taez (sud-ouest). (Extraits)

BAHREIN/ Des dizaines de personnes ont été blessées lorsque les forces de sécurité bahreïnies ont ouvert le feu sur des manifestants vendredi soir à Manama. (...)
"L'armée a tiré à balles réelles contre plus de mille personnes qui voulaient se rendre sur la place de la Perle", à un croisement de rues menant vers cette place, a-t-il affirmé.
Selon des témoins, des tirs ont visé les manifestants qui se trouvaient près de l'hôpital Salmaniya, faisant plusieurs blessés. (Extraits)

EGYPTE/ Plusieurs milliers de personnes agitant des drapeaux égyptiens ont commencé à se rassembler vendredi sur la grande place Tahrir du Caire, épicentre des manifestations qui ont chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak il a une semaine. (Extraits)

JORDANIE/ ... Contrairement à plusieurs autres pays arabes où des révoltes sont réprimées de façon violente, les manifestations dans le royaume s'étaient déroulées jusqu'à présent de façon pacifique.
Près de 400 jeunes selon les organisateurs, 300 selon la police, ont manifesté après la prière du vendredi en faveur de "réformes politiques", d'un "gouvernement élu" et de "la fin de la corruption".

IRAN/...

DJIBOUTI

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Djibouti à l'appel de l'opposition pour dénoncer le régime du président Ismael Omar Guelleh, un rassemblement sans précédent dans ce pays stratégique de la Corne de l'Afrique. "IOG (Ismaël Omar Guelleh) dehors!", proclamaient les banderoles des manifestants, rassemblés devant le grand stade de la capitale, près du ministère de l'Intérieur, sous la surveillance d'un important dispositif policier. La manifestation a débuté vers 14h00 et a été ponctuée de discours de responsables de l'Union pour l'alternance démocratique (UAD), principale coalition de l'opposition à l'origine du rassemblement. (...) Pour Ismail Guedi Hared, ce "soulèvement populaire pacifique traduit la volonté du peuple djiboutien de voir tomber le régime en place" et vise à "dire non au troisième mandat" du président Guelleh. (...°

Ces rassemblements de l'opposition sont rares à Djibouti, petit pays de la Corne de l'Afrique, où le président sortant brigue un troisième mandat à l'élection présidentielle prévue le 8 avril prochain. Des manifestations de lycéens et d'étudiants avaient eu lieu les 5 et 6 février à Djibouti, à l'origine pour protester contre un problème de notation à de récents examens des étudiants en droit. Les manifestants s'étaient alors violemment opposés aux forces de l'ordre, leur rassemblement tournant au fil des heures en une contestation plus globale du régime. Les autorités avaient procédé dans les jours suivant à plusieurs arrestations de militants de l'opposition mais également de défenseurs des droits de l'homme, dont certains ont été inculpés depuis lors de "participation à un mouvement insurrectionnel".
Ancien directeur de cabinet du premier président djiboutien Hassan Gouled Haptidon (1977-1999), Omar Guelleh lui avait succédé en 1999 à la tête du pays. Il été le seul candidat à la présidentielle de 2005, l'opposition ayant appelé au boycott. En avril 2010, le parlement a voté une réforme constitutionnelle lui permettant de se représenter pour un troisième mandat. Ancienne colonie française, Djibouti compte moins de 900.000 habitants et est majoritairement peuplé d'Afar et d'Issas. Les pouvoirs sont répartis entre ces groupes par la Constitution. Petit Etat bénéficiant d'une position stratégique hors pair à l'entrée de la mer Rouge, le long d'une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, Djibouti abrite la principale base militaire française à l'étranger, une importante base militaire américaine, et depuis 2010 une base japonaise. Le pays est devenu la pièce maîtresse de la lutte antiterroriste dans la Corne de l'Afrique depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

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19/02/2011: Reprise des heurts à Djibouti
AFP
Le Figaro 19/02/2011 | Mise à jour : 11:02

Des affrontements ont repris ce matin dans une banlieue populaire de Djibouti entre partisans de l'opposition qui réclament la fin du régime du président Ismaël Omar Guelleh et forces de l'ordre.

Au lendemain d'un grand rassemblement de l'opposition dans la capitale qui avait dégénéré en violences dans la soirée, des heurts ont repris dans la banlieue de Balbala, en périphérie sud-est de la ville. Des petits groupes d'émeutiers harcelaient avec des jets de pierre les policiers qui répliquaient à coup de grenades lacrymogènes.

Ces affrontements se déroulaient en plusieurs carrefours de Balbala, en particulier près de l'hôpital italien où une vingtaine de policiers en tenue anti-émeute étaient déployés. Le nombre de manifestants ne cessaient d'augmenter au cours de la matinée dans ce quartier populaire, malgré l'action de la police.

La situation dans la capitale elle-même, quadrillée par les forces de l'ordre, restait cependant calme en fin de matinée.

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19/02/2011 : DJIBOUTI : Trois dirigeants de l'opposotion arrêtés après une manifestation (Extraits: )
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110219.OBS8357

Commentaire de Uguta-Toosa : Gagné par la fébrilité, le régime djiboutien s'en est pris à deux dirigeants de l'opposition djiboutienne (MM. Ismail Guédi Hared et Mohamed Daoud Chehem) et un (ancien ?) membre de la majorité présidentielle (Aden Robleh Awaleh).
Si Ismail OMar Guelleh a l'intention d'emprisonner tous les Djiboutien(ne)s qui prendront la parole dans la rue, je crains que les 500 policiers somaliens -
dont l'un a fait une victime collatérale dans les rangs de l'armée djiboutienne - et les gendarmes djiboutiens soient insuffisants pour assurer une telle mission. La prison de Gabode est trop vétuste pour le nombre de personnes qu'il faudra incarcérer. En optant pour la stratégie de la confrontation à l'encontre de l'opposition légale et des manifestants pacifiques qui expriment leur ras le bol, la dictature ne fait que renforcer leur détermination. Une telle approche, déjà une victime civile étant à déplorer, ajoutera de nouveaux griefs à une montagne d'accusations (assassinats collectifs, exécution d'opposants, corruption, activités illicites, etc.) qui pèse sur le justiciable Ismail Omar Guelleh.

On veut nous faire croire que subitement certains dirigeants de l'opposition sont devenus "délinquants", "violents" et autres balivernes. Nous savons tous de quel côté se trouvent les vrais délinquants, les bandits de haut vol, les maffiosos et autres malfrats. Ils sont membres du gouvernement. Même foutus de dégotter une accusation plausible !

Direction de UGUTA-TOOSA

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Ils ont été placés en garde à vue suite aux violents heurts survenus vendredi soir entre forces de l'ordre et manifestants.

Trois des principaux dirigeants de l'opposition djiboutienne ont été arrêtés et placés en garde à vue, samedi 19 février, au lendemain d'un grand rassemblement de l'opposition ayant dégénéré en violences, a annoncé le Procureur de la république Djama Souleiman.
"Aden Robleh Awaleh, Ismaël Guedi Hared et Mohamed Daoud Chehem ont été placés samedi en garde à vue suite aux violents heurts survenus vendredi soir à Djibouti entre forces de l'ordre et manifestants", a indiqué Djama Souleiman.
Tous trois sont respectivement présidents du Parti national démocratique (PND), de l'Union pour la justice et la démocratie (UDJ) et du Parti démocratique djiboutien (PDD).
Vendredi soir, au cours des violences ayant éclaté à l'issue d'un grand rassemblement de l'opposition dans la capitale djiboutienne, un policier et un manifestant ont été tuées, selon un bilan officiel donné par le ministère de l'Intérieur.


"Incitation à la violence des jeunes casseurs"

Ismaël Guedi Hared dirige également l'Union pour l'alternance démocratique (UAD), principale coalition de l'opposition à l'origine de la manifestation de vendredi qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes près du stade Gouled.
Aden Robleh Awaleh et Ismaël Guedi Hared "ont forcé samedi en fin de matinée au moyen de leur véhicule le barrage du port de Djibouti, puis le commissariat de police qui se trouve dans l'enceinte du port afin de libérer M. Daoud Chehem retenu depuis la veille pour incitation à la violence des jeunes casseurs", a expliqué le procureur.

Celui-ci s'est dit "outré par l'attitude et l'inconscience d'hommes politiques qui prétendent diriger les partis légaux et osent s'attaquer à un commissariat de police".
"Ce ne sont pas des amis de la démocratie et c'est eux qui tuent la démocratie", a accusé Djama Souleiman, qui a déploré les "dégâts d'une ampleur inadmissible" causés par les manifestants.

(Source : Le Nouvel Observateur)

Uguta-Toosa, février 2011

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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Titre 27 / Alors qu’au Maghreb et dans le reste de l’Afrique
un vent de la libération gronde, la France reste sourde

"
Arrêtons le soutien aux dictateurs, soutenons les peuples africains"

Communiqué de Survie 13 du 17 février 2011


Djibouti le 18 fvrier 2010 (photo "Réalité -Ard")

Le vent de liberté qui souffle sur les pays d’Afrique du Nord est source d’espoir pour des populations qui entendent se débarrasser de leurs régimes autoritaires. En Afrique subsaharienne, ces aspirations sont d’autant plus fortes que de nombreuses dictatures y perdurent avec le soutien de la France.

Au nom de la fumeuse théorie dite « de la stabilité », que la révolution pacifique tunisienne vient d’invalider définitivement, la diplomatie française s’entête depuis des décennies à soutenir des régimes honnis de leur population et prédateurs des ressources de leur pays. Ce soutien est multiforme : validation de coups d’Etat ou d’élections truquées, soutien diplomatique, militaire ou policier, aide publique complaisante, etc.

Pas plus qu’elle n’a vu venir la révolution tunisienne la diplomatie française ne semble prête à entendre les aspirations des peuples qui, un peu partout en Afrique, réclament leur liberté.

Les déclarations de la ministre des Affaires étrangères en faveur d’une aide française au maintien de l’ordre en Tunisie et le scandale soulevé par ses liens avec des dignitaires du régime de Ben Ali, ne sont qu’une illustration parmi des dizaines d’autres de la permissivité et de la complicité des autorités françaises à l’égard des dictatures en Afrique. L’arbre qui cache la forêt, sans doute, car c’est bien dans l’indifférence générale que l’ambassadeur de France au Congo-Brazzaville vient de décorer de la Légion d’honneur, au nom de Nicolas Sarkozy, le bras droit du dictateur Denis Sassou Nguesso , tandis qu’au Gabon, le matériel de maintien de l’ordre fourni par la France sert à réprimer les militants et les étudiants contestant le régime Bongo.

Où se trouve aujourd’hui la « nouvelle Tunisie » que la France ne voit pas ? Où est le « prochain Ben Ali » que la France continuera de soutenir jusqu’au bout ?

* Au Congo-Brazzaville où Denis Sassou Nguesso arrivé au pouvoir en 1977 s’y maintient par la force, la guerre, en dilapidant les richesses du pays ?

* Au Burkina Faso où Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1987 et auteur de graves actes de déstabilisation de la sous-région est présenté par la France comme un homme de paix ?

* Au Tchad, où Idriss Déby, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat et dont le maintien avec l’appui de l’armée française entretient la multiplication des rebellions armées ?

* Au Cameroun où Paul Biya, en place depuis 1982, a modifié la constitution afin de rester au pouvoir, au prix de dizaines de morts parmi ceux qui s’y opposaient ?

* Au Togo, où le fils Eyadema, arrivé au pouvoir dans le sang en 2005 perpétue un régime en place depuis 1967 ?

* Au Gabon, où Ali Bongo a succédé à son père et utilise les mêmes méthodes de corruption et de répression ?

* Au Maroc, où l’armée a ouvert le feu sur des réfugiés sahraouis tandis que la France ne cesse de s’opposer à l’extension de la mission de la MINURSO à la surveillance du respect des droits de l’Homme et à la protection de la population sahraouie ;

* En Libye, en Algérie, à Djibouti (où le président Guelleh a modifié la constitution pour briguer un 3ème mandat), dictatures soutenues par la France où les populations ont commencé à se soulever ?

* En Centrafrique, où le putschiste Bozizé vient de se faire « réélire » au terme d’une mascarade électorale ?

* En Mauritanie et à Madagascar où la France a appuyé des processus de légitimation des récents putschs ?

Cette question a été récurrente dans les débats du Forum Social mondial de Dakar où des dizaines d’intervenants africains ont pu livrer leurs témoignages sur le soutien français apporté à leur régime. Jamais la banderole « Arrêtons le soutien aux dictateurs, soutenons les peuples africains » que Survie déplace à chaque événement depuis une décennie n’aura été aussi pertinente et n’aura suscité autant d’enthousiasme qu’à Dakar, durant ces quelques jours où le vent de révolte venu de Tunisie et d’Egypte a libéré la parole et entretenu l’espoir.

Au Maghreb comme dans le reste de l’Afrique et du monde, il faut en finir avec les dictatures soutenues par la France.

Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque – Chargée de communication - stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org 01 44 61 03 25

Source : http://www.millebabords.org/spip.php?article16566

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84 morts en Libye depuis mardi
La contestation dans le monde arabe

La répression continue en Libye, l'Algérie se prépare à une nouvelle journée de manifestation, toujours pas de dialogue à Bahreïn, un étudiant tué au Yémen... Le point ce samedi.

Source : libération.fr (18/02/2011)

 

233 PERSONNES ONT ETE TUEES...
Monde 21/02/2011 à 10h03 (mise à jour à 11h52)
« C'est un massacre, c'est un massacre, le régime Libyen devient fou »

Au moins 233 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de protestation, dont 60 pour la seule journée de dimanche à Benghazi, selon un nouveau bilan publié lundi par l'ONG Human Rights Watch. Le fils du dictateur Khadafi, Seïf Al-Islam, évoque un risque de «guerre civile».

Source : http://www.liberation.fr/monde/01012321270-un-risque-de-guerre-civile-en-libye

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Deux morts lors des manifestations à Djibouti
samedi 19 février 2011 / 16:36

Un policier et un manifestant auraient trouvé la mort lors d’affrontement pendant les manifestations d’hier à Djibouti. Les échauffourées ont repris ce matin, rapporte Le Figaro, entre des émeutiers et les forces de l’ordre du président Ismaël Omar Guelleh.

(Source : http://www.afrik.com/breve27864.html)

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Intervention de M. Aden Mohamed Abdo sur rfi. 19/02/2011

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Communiqué de Presse
Forum pour la Démocratie et la Paix (FDP-Bruxelles)


Le F.D.P, association engagée pour la défense des droits de l’homme à Djibouti s’insurge sur les atteintes portées à ces droits lors de la manifestation du 18 Février 2011 à Djibouti organisée par l’opposition suite à l’appel de l’U.A.D.
Le F.D.P condamne fermement la manière dont les forces répressives de la dictature ont agi à l’égard de la masse qui ne fait que revendiquer son droit le plus absolu qui est celui de pouvoir manifester pacifiquement contre non seulement le 3ème mandat d’I.O.G et pour l’avènement d’un état de droit à Djibouti. Les nervis du pouvoir n’ont pas hésité à tirer à balles réelles sur une population civile sans défense qui au contraire sont censés défendre.
Nous demandons prestement aux forces armées djiboutiennes de ne pas exécuter les ordres d’un régime aux abois, sans foi ni loi.
Nous sollicitons de la part des forces occidentales (France, U.S.A, U.E) installées à Djibouti d’user de leur moyens de pressions pour que cesse  ce massacre qui se produit sous leurs yeux et qu’ils interviennent avec la rigueur qu’on leur connaît pour l’établissement d’une démocratie.
Le « Printemps Arabe » a atteint la rive Est de l’Afrique et notre Révolution de Khamsin est née.
Le F.D.P s’inquiète du silence des démocraties occidentales au regard de l’arrestation injuste du plus ardent défenseur des droits de l’homme à Djibouti, Mr. Jean-Paul Abdi NOËL, président de L.D.D.H qui croupit dans la sinistre prison de Gabode. Son état de santé nécessite des soins de santé urgente.
Nous demandons sa libération immédiate et sans condition
Le peuple djiboutien, pacifiquement arrivera à se débarrasser du régime honni, despotique et des orviétans qui le dirige.
Le F.D.P, compatit à la souffrance et présente ses condoléances les plus attristées à la famille de la première victime du soulèvement populaire, la » Révolution de Khamsin ».

L’équipe ,
Bruxelles le, 20 Février 2011

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Arhotabba.com dénonce toutes les arrestations arbitraires à Djibouti

Suite à la manifestation de l’opposition unie à Djibouti hier 28 février 2011 et qui a été réprimée dans le sang par la police, on rapporte parmi les centaines d’arrestations celle de Dileita Tourab manager du lable DTE et fervent défenseur des artistes djiboutiens et de la chanson djiboutienne.


M. Dilleyta Tourab


Arhotabba.com dénonce de la manière la plus ferme les arrestations arbitraires des leaders d'opposition, des jeunes qui manifestaient pacifiquement pour un avenir meilleur et demande la libération de tout ce monde.
Arhotabba.com dénonce d'autre part l'arrestation par la police de Dileita Tourab et exige sa libération immédiate.

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IOG A DECLARE LA GUERRE OUVERTEMENT AU PDD EN S'ATTAQUANT A SES SYMBOLES. IL VEUT DECIMER LE BUREAU POLITIQUE DU PDD. IL VEUT SA PETITE GUERRE ,IL L'AURA. QUI S'Y FROTTE A NOUS S'Y PIQUE.

IOG A DECLARE LA GUERRE OUVERTEMENT AU PDD EN S'ATTAQUANT A SES SYMBOLES. IL VEUT DECIMER LE BUREAU POLITIQUE DU PDD. IL VEUT SA PETITE GUERRE ,IL L'AURA. QUI S'Y FROTTE A NOUS S'Y PIQUE.

Comme IOG n'a pas pu garder trop longtemps en détention le président du PDD, Alhadj Mohamed Daoud Chehem, il se venge aveuglement sur les membres du BUREAU POLITIQUE DU PDD.C'est ainsi que 3 de nos dirigeants et plusieurs de nos membres se sont vus arrêter et jeter comme un vulgaire paquet de linge sale dans la voiture de la police politique pour finir leur course dans la sinistre prison du gabode, soit dit en passant menottés et torturés.
Nous demandons leur libération et celle des autres prisonniers politiques des autres formations immédiatement et sans condition avec aucune mention sur leur casier judiciaire qui pourrait leur porter préjudice dans leurs futurs démarches administratives.

Chers amis, chers compatriotes,

L'heure est grave, personne n'est à l'abris de quoi que ce soit à Djibouti tant qu'IOG et sa DICTATURE ont pignon sur rue.
Il semblerait qu’il est le seul à ne pas avoir encore compris qu’il est hors- jeu et hors de jeux politiques qui se dessinent en ce moment dans le pays entre les leaders de l’ opposition et à l’issue desquels les fondements de la 2ème République seront définis.
Entre 2 conversations téléphoniques que j’ai eu avec 2 amis différents, j’ ai cru comprendre, ça reste à vérifier, que le FRUD de Jean Marie chercherait à se rapprocher de l’opposition depuis le succès du manif du 28/02/2011. Je dis et c’est mon opinion personnel : Tout ce qui pourrait affaiblir IOG,son régime et l’Etat RPP ne pourrait que renforcer l’opposition et donc ne pourrait qu’être encourager dans l’intérêt suprême du pays, quel qu’en soient nos à priori envers telle et telle personne . J’aimerais donc un tant soi peu que l’opposition écoute ce que le FRUD de Jean- marie a à proposer et surtout évalue ce qu’il apporte dans le corbeille du futur union. Nous ne devons fermer la porte à personne. IOG n’est pas encore tombé, son régime est encore debout même si le rapport de force nous est favorable.

Je voudrai partager avec vous ci-après, le mail tel quel, que je viens de recevoir du Président du PDD.
Bien entendu la liste des personnes arrêtées n’est pas exhaustive. Nous nous en excusons.

HAMADOU ALI BEN ALI
Représentant du PDD en Europe

Assalam Aleykoum

Comme je te l'ai dit au téléphone, certains cadres de notre parti et ceux du PND et du UDJ ont été transférés aujourd'hui vers 14h à la prison de Gabode. Les noms de certains d'entre eux sont les suivants:
1- Hassan Mohamed Hassan, 1er vice-président du PDD. Il est diabétique et même ce matin il s'est évanoui dans le couloir du tribunal en attendant leur présentation au parquet. Nous avons peur pour lui, connaissant le manque de soins dans cette prison.
2- Abdoulfatah Hassan Ibrahim, secrétaire général du PDD.
3- Hassan Amin Ahmed, membre du Bureau National du PDD.
4- Abdi Elmi dit Germany, membre du PND.
5- Omar Ali, membre du PND.
6- Abdi Osman Nour, membre du bureau exécutif de UDJ.
7- Bogoreh Robleh, membre de l'UDJ.
8- Abdi Samireh, membre de l'UDJ.
9- Hawa Waïss, membre de l'UDJ.

D'autres personnes transférées avec eux:
- Abdo Dabaleh Mohamed
- Mohamed Kabbo Idriss
- Abdo Houssein Ahmed
- Kadir Abdilleh Yassin
et quatre personnes dont je ne connais pas les noms mais appartiennent au PND et UDJ.

Nous allons prendre un avocat djiboutien qui défend déjà JPNA. il faudra donc lancer un appel à nos partisans pour collecter un peu d'argent pour payer les honoraires de cet avocat.
Le pouvoir commence à paniquer.

A bientôt
Mohamed Daoud Chehem
Président du PDD

Message modifié le 21/02/2011 à 07h43 par NUMMA (Source arhotabba.com - forum)

 

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21/02/11 (B592) Les chroniques du Sergent Ariko.
Le récit des manifestations en détail.

LA REVOLUTION KAHMSIN EST EN MARCHE.


Le pouvoir a même annoncé la création d’une commission d’enquête présidée par le premier ministre Dileita.

- Conseil très restreint de sécurité

Ce matin lors d’un conseil restreint de sécurité qui a été retransmis à la TV, on voyait le colonel Hassan Saïd, patron de la sécurité, entouré du colonel Abdillahi Abdi, patron de la police, du colonel Zakaria patron par intérim de la Gendarmerie ainsi que les deux procureurs de la république qui eux visiblement jouaient les larbins devant « leurs patrons ».
Eux sont les premiers à savoir que la justice djiboutienne n’a qu’une fonction : exécuter les ordres donnés par la Présidence.
Etonnant ! Le ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh n’avait pas été convié à ce conseil. (Ni le Général Zakaria ni le Colonel Berger n’y participaient. Comme les lecteurs le découvriront ci-dessous, ils sont en quarantaine pour n’avoir pas accepté tous les ordres).

Yacin Elmi Bouh a reçu l’ordre de ne pas assister à cette réunion qui était pourtant axée sur la sécurité nationale, pourtant son domaine spécifique d’intervention, en qualité de ministre de l’intérieur !

Hassan Saïd le soupçonne d’avoir partie liée avec les jeunes et le dictateur avait préféré la faire présider par ce dernier. Ensuite, sur les ondes de la RTD, il ânonna avec moult difficultés, un speech préfabriqué. Il a menacé ceux qui susciteraient des bagarre des peines les plus lourdes.

(Source : www.ardhd.org)

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'U.A.D du 20/02/2011

Djibouti : l'escalade en mer rouge

DJIBOUTI- (DjibTalk) DIMENCHE 20 Fevrier 2011 — Les F.F.D.J., les forces Américaines, Allemandes, Japonaises... etc. stationnées à Djibouti assistent silencieuses à l'inacceptable ! La répression violente des forces de "l'ordre" contre des manifestants pacifiques qui indique clairement une vaine tentative du dictateur de passer en force... Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont pacifiquement répondu à l'appel de l'U.A.D. pour exprimer leur refus d'un troisième mandat, et la violation illégale de la Constitution limitant à deux les mandatsprésidentiels.... Financés par les Etats-Unis, les forces Somaliennes entrainées à Djibouti auraient de sources concordantes participées à la répression à balles réelles de pacifiques manifestants.
La centaine de prisonniers, la détention pendant une journée d’Ismaël Guedi Hared, Aden Robleh Awaleh et Mohamed Daoud Chehem respectivement présidents de l'U.D.J., P.N.D. et du P.D.D. le 19 février, la mort de sources concordantes d'un policier et de quatre manifestants pacifiques dont une femme, indiquent clairement une escalade imputable au seul régime! L'UAD appelle à la poursuite des manifestations pacifiques sur toute l'étendue du territoire national.

Pour l'UAD, Le Président
AHMED YOUSSOUF HOUMED

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GROGNE SOCIALE: Djibouti, port d’entrée de l’Afrique subsaharienne ?
(
Le Pays 21/02/2011)

Le parfum du Jasmin n’a pas encore fini de se répandre. En effet, le mouvement de révolte, qui a secoué la Tunisie et l’Egypte, a maintenant atteint la cité-Etat de la corne de l’Afrique, Djibouti. Plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées vendredi dernier pour demander la démission du président, Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999.



Manifestation du 18 février 2011 - Djibouti

Après deux mandats, le président djiboutien est vomi par une bonne partie de son peuple, un peuple qui se sent trahi. En effet, quand il est arrivé à la tête de l’Etat, il a limité le nombre de mandats, puis a sauté le verrou de la limitation afin de se représenter aux prochaines échéances électorales. Mais aujourd’hui, le peuple exprime sa désaprobation d’autant que le travail abattu au cours des deux mandats de Omar Guelleh est jugé insatisfaisant.

Il n’est pas parvenu à sortir son pays de l’ornière, et semble préparer un pouvoir à vie. Pour tout dire, Ismaël Omar Guelleh a déçu son peuple qui exige à cor et à cri son départ. Excédés, les Djiboutiens ne demandent pas de réformes, mais la démission pure et simple de leur président. On se demande d’ailleurs si ces manifestations ne traduisent pas le désappointement du peuple vis-à-vis des Occidentaux qui profitent de la position géostratégique du pays.

En tout cas, il ne sera pas étonnant que le peuple djiboutien aille jusqu’à exiger le départ des Français et des Américains qui y ont des bases militaires. La désapprobation des longs règnes constitue le dénominateur commun de toutes ces manifestations en cours dans le monde arabe. A cela s’ajoute la paupérisation continue des populations. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, tous les dictateurs et autres dinausores devraient, à défaut de faire leurs valises tout de suite et maintenant, commencer à renforcer la bonne gouvernance, en assainissant la vie publique, et à se préparer une sortie honorable. Les présidents qui sont aux affaires depuis des lustres, et qui modifient la Constitution, n’ont qu’à bien se tenir ! En tout cas, le vent de la révolte peut gagner finalement l’Afrique sub-saharienne où les populations vivent les mêmes misères et les mêmes injustices. Il est donc temps que tous ceux qui traînent encore les pas en matière de bonne gouvernance entament de sérieuses réformes. Les Africains, de plus en plus, supportent mal les tripatouillages des Constitutions et sont dépités des présidents peu soucieux de leur peuple. Sans oublier ceux qui n’ont pas d’informations vraies sur les conditions de vie réelles de leur peuple. Ben Ali a reconnu, par exemple, avoir été induit en erreur par son entourage. Lequel entourage, du fait de ses privilèges, vivait dans une arrogance extrême. Se croyant intouchable, il aidait ainsi le président non seulement à piller l’Etat, mais aussi à pérenniser son règne. En tout état de cause, Djibouti pourrait, de ce fait, en plus d’être un port naturel, devenir un port d’entrée de la grogne sociale en Afrique subsaharienne.

Boureima DEMBELE
Source : http://www.africatime.com/afrique/nouvelle.asp?no_nouvelle=582310

© Copyright Le Pays

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Une autre facon de voire les choses? la pyramide de nos besoins

Encore cette envie de partager avec vous ces quelques reflexions.

1 Self Actualization Needs
(full potential) on pourra l a nommer la realisation ou le top
2 Esteem Needs comme l adjectif le montre l Estime du milieu et de soi-meme
(self respect, personal worth, autonomy)
3 Love and Belongingness Needs
(love, friendship, comradeship, family) L appartenance a un pay et non a une tribue
4 Safety Needs
(security; protection from harm, argent)
5 Physiological Needs
(food, sleep, stimulation, activity water, sex , foyer, tous lies a la survie de l'humanite)

Voici mes questions:
Dans notre pays avons nous eu la chance de recevoir tout cela ou a t- on ete depuis tout petit sevre de ces besions?
Noter avec moi au passage que sans la reconnaisssance de ces besoins nous viverons dans une societe terriblement tribalise, hautement depressive ( khat, dogue, cigarette) avec des tendances Bi-polaire, et schizophrene ou les Faliso et les Marabous sont les maitres (ses) des lieux.

Je suis inquiete sur notre sort a tous car nous avons tous d' une maniere ou d' une autre ete sevre, tres peu aime, tres peu compris par nos parents, par notre milieu tant et si bien que beaucoup d 'individu qui sont nes et sont djiboutiens se voient peut etre tolere mais jamais accepte.

Comment sera cet individu? incomplet et incongruent, difficile avec les autres et uncertain il / elle transmettra la peur, la confusion manipulera les uns et les autres a ses propres fins. Le chaos s 'installera dans les famille et a l echelle national. L etoufement serra tellement grand que les citoyens erreront a tatant dans l 'obscurite. Le bien etre n existant plus, l egalite des chances aneantit, les personnes hunmaines ne pourront jamais reussir sur tout le territoire.

Qu 'adviendra - t il de cette societe? Helas le disfonctionnement a tous les niveau cela peut -etre explique la raison pour laquelle nous n'avons pas un nombre important de : cherheurs, docteurs, infirmiers(ers) etc etc
Une societe juste avec une visoin claire et ecrite du future a mon avon avis est ce a quoi tout ce peuple doit aspirer si et seulement si nous Djiboutiens nous comprenons que d autres ont discrmine avant nous et ont compris que ca n'en valait pas la peine. Seule le choix conscient de tous nous aidera a sortir de cette impasse basee me semble t-il sur des jeux Eurocentric dangereux pour notre survie dans un monde de plus en plus Rationnel et Strategique.

Merci de me lire
K adiga Abdulkader Abeba

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LDDH : DIFFUSION D’INFORMATION DU 22 FEVRIER 2011

Libération du Défenseur des Droits de L‘Homme
NOEL ABDI


Maintien révoltant en détention Arbitraire de Farah ABADID HELDID

La Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) exige la libération immédiate du Défenseur des Droits de l’Homme FARAH ABADID HELDID, qui a été, durant quatre jours, torturé avec violence par la Gendarmerie sous le commandement du Colonel Zakaria.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains exige la libération immédiate de tous les autres détenus politiques mis en Détention Arbitraire avec un dossier vide le 9 février 2011 en même temps que Jean-Paul NOEL à savoir : HOUSSEIN ROBLEH DABAR, ABDILLAHI ADEN dit Corbeau, HOUSSEIN AHMED FARAH, MOUSTAPHA ABDOURAHMAN, MOHAMED IBRAHIM.

La Ligue Djiboutienne ds Droits Humains (LDDH) exige la libération inconditionnelle de tous les détenus politiques jetés en prison manu militari victime de la manifestation pour la fin du régime dictatorial encore au pouvoir depuis plus de trente ans.
Une centaine de détenus politiques dont des mineurs seraient dans des conditions intolérables dans la sinistre prison de Gabode dirigée par un ancien Capitaine de la Gendarmerie célèbre pour ses sévices inhumains et intolérables.

Le nombre des incarcérations abusives augmentent de jour en jour et tous ces détenus illégaux et arbitraires ont été arrêtés et jetés en prison pour avoir simplement manifesté pacifiquement à l’Appel de l’UAD (Union de l’Opposition Djiboutienne) le vendredi 18 février et exprimé dans la Rue comme en Tunisie et en Egypte, le départ immédiat du Dictateur usurpateur présumé criminel deGuerre et autres Crimes contre l’Humanité passibles de la Cour Pénal. Ismaël Omar Guelleh, qui est inéluctablement membre de la mafia transrégionale.

Hier encore, parmi tant d’autres, Madame HAWA MOUSSA a été arrêtée. Elle est l’épouse de HOUSSEIN ROBLEH DABAR à Gabode depuis le 9/02/11 et son fils MAHAD a été incarcéré le 20 février 2011 dans la Cellule « Continu mitoyenne à la Cellule « Afar » .

NOEL ABDI Jean-Paul
DJIBOUTI

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Le khat une épidemie nationale : La responsabilite politique de tout leader

Il m’ a sembl important d’ écrire sur le khat a Djibouti. Cette herbe verte importée apporte de l'argent et la misere au pays. Arrêter le khat est vu comme impossible mais connaissons–nous cette plante? Nous est–elle benefique ? Certains osent le nommer: “ Sa Mageste le Khat”.

N’ayant plus le même regard sur le Khat car j’ai perdu père, frère, cousin et cousine. il m’arrivait très souvent de vouloir communiquer mon affection àmes proches sans succès et fatiguant. Sans doute que mon approche n’était pas bonne car moi meme j’avais besoin de voir les choses à travers les yeux du khateur ou la khateuse. Le khat s’etait installé chez moi comme une personne à affronter. Je me souviens avoir ete menacée par mes proches, victimes du Khat. Tous les jours, à midi c’etait la bagarre au moment du grand dejeuner dans la maison et dans les ruelles. Tous les adultes etaient drogués par le khat a l’ exception de nous, les enfants mais ces adultes eux vivant l'addiction du khat et autres n’ etaient pas en mesure de donner des conseils sur la vie et sur ma scolarite mais ils affichaient un comportement de parents fiers et responsables. Le Sytème du pays lui-même dirigé par des individus sous l ‘influence du khat etait inattentif et incapable a mon avis a comprendre et a trouver des solutions pour diminuer la souffrance du people. Il en est ainsi depuis. Et les khateurs (euses) incompris, marginalises

La reflexion se base sur Djibouti

Les businessmen continuent souvent a vendre cette herbe dans les Mabrezes. Alors que pour certains c est une entree d’argent pour les autres souvent sans emploi c est une forme de socialisation avec 70% d’hommes et 20% de femmes. Le Khat, un gros business, a touché la classe moyenne de la societe et certaines femmes éduquées.

Les comportements associe au Khat. Le khateur ou la khateuse en general sont des personnes difficiles a vivre avec. Le kaht est utilisé avec des boissons copieuses comme le coca cola et le thé.

Les brouteurs broutent en groupe. Seule une minorite de gens broutent tout seuls. En general après deux heures les brouteurs deviennent :

· irritables
· emotionellement instables
· insomniaques,
· tendus,
· incapables de se concentrer,
· anxieux, bavards, fatigués.

Il est tres souvent difficile de trouver un traitement psychiatrique pour le khat.

Les effets à long terme sont:

· Dépression
· Débit rapide
· Hallucinations
· Hostilite gratuite aux autres
· Agitation
· Agression ( envers les autres et soi-meme)
· Passage constant de la peur à l'euphorie

Les effets sur la famille

· Confusion
· Perte de leadership dans la maison
· ¾ des salaire passent dans le khat
· Comportements inapropries (rire, pleurs, suicide, mutisme, sarcasme, certains sujets cognaient leurs tetes aux murs)
· Prostitution
· divorce

je ne suis pas moi meme khateuse mais je ne suis pas puriste car je comprends que l ‘addiction peut toucher n’importe qui. Je veux seulement partager ma conception de la plante et ses conséquences economiques, physiques, sociales, relationelles et psychologiques.

Mme Kadiga Aboudlkader Abeba

 

Uguta-Toosa, février 2011

Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 28 / DJIBOUTI / info en afar/ La manifestation
du 18 février 2011

18/02/2011 : A saaku (Gabuutil) Yibutil tekke sooloh xaagu

Yibutil a saaku gumqat salaatak lakal, Kamsiinil muggaaqisen kaxxa soolo tekke.

Tamakkel soolo gexsiiseh yan Shaqbi 8000 ilaa 10 000 kinni akkuk yeneenim. Naharak "Avenue Naasir" deqsita aracal gooboweenih sarra "stade Gouledil " yaaxigen koqsoh booxa kinni elle gaabooweenim.
Too sooloh foocat kaadu sadi partih mari edde geytimak yeneeh, tokkel esserak yeneenim Ismaaqil 3ayto addah reedam ma faxximta, kaa kee kay cokoomat taddigillem faxximta axcuk yenen.
Ellacabo carra, Qaskar kee soolo gexisak sugeh yan Shaqbih fanat umaane ugutte. Tokkel Qaskar inti ximoomisa qerti bombi kinni sinaamat hayteemiy, tokkel gaabooweh suge mara fixiixiseenih yene. ...Soolo abak sugeh yan qunxaaneytak mango qunxaaneyta qaskar tibbixem warsan.

Doolat Makaayinik 2 edde carartem warsan. Uxih fanah sinaamak edde rabtem kee edde muddumtem matamixxiga. Ciggiila xaagul nangoorowem fanah muquk raaqay, salaamata.

(Source : Mohammed Ali, afar-network, 18/02/2011)

19/02/2010 - Gabuutî xaahu

Yibutil kimal tekkeh tan uluuluk, sadi partih abowtik sidiica numuy, Dilleyta Tourabay Arhotabba dokonih saqalah yani edde yibbixeenim warsan. Tonnaah, 6 num edde rabteeh 100k amo yakke mari edde biyaakiteeh, yintibixxim qaddoysan. Cabsha Makeenay dagak oobak sugte edde cararet.

(Source : Mohammed Ali, afar-network, 19/02/2011)

20/12/2011 - Libiyah xaagu

Libiyal caalat yassakooteenih inna maliiy, ayyaamah Libiyah Shiqbi gexsiisah yan soololaa kee uluuluka uxih xabactem mali. Tamakkel soolo gexsiisah yan mari esseram 40 karmah baaxoh abbah yan Maqammar Algaddaafi reedak oobam esseran. Shiqbii kee Doolat qandeh fanat kaxxa bood kinni takkemiiy, taham fanah rabe marih loowo 200 takkem warsan. Xaagoqaa kee edde biyaakittemih loowo uxih matamixxiga.

Yamanal kaadu tonnah tanim takkeeh, Yaman abbah yan Qali Qabdalla Saalic reedak oobam esseran. Qali Qabdalla Saalic kimal abeh yan yaabal away, baaxol takkem meqem hinnay, tohuk gexak sadi mara lih baaxo edde tan caalatak tawquh walaluwaamih deeqo tatruse.


(Source : Mohammed Ali, afar-network, 20/02/2011)

 

Uguta-Toosa, février 2011

 

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DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 29/

(Association pour le Respect des Droits de l’homme à Djibouti - ARDHD, France ; Djiboutii.net, Canada ; Forum pour la Démocratie et la Paix - FDP, Belgique ; Kulanbaded, Canada ; Citoyen Djiboutien, Canada ; Mouvement des Républicains solidaires - M.R.S. France ; Le blog de Abdoulkader, Canada ; La Gazette de Djibouti ; Uguta-Toosa, France . Personnalités : Mme Aicha Dabalé, etc.)


COMMUNIQUE N°4 : ISMAIL OMAR GUELLEH DOIT PARTIR (Discours du Video N°1)

Reims (France), 17/18 février 2011

Après avoir supporté pendant trente-trois ans la dictature du parti unique et ses variantes (une constitution « sur mesure » pour le chef de l’Etat, un multipartisme limité en 1992, un multipartisme intégral en 2002, etc.) le peuple djiboutien entamera le 18 février 2011 son processus de libération nationale. Les manifestations dureront jusqu’à ce que le régime tombe. Les deux principales revendications du peuple et de l’opposition djiboutiens sont :

- le départ immédiat et sans condition du président sortant, Ismail Omar Guelleh ;
- la transition démocratique (en lieu et place des élections présidentielles qui sont nulles et non avenues dans le contexte actuel) ;


Cette présidentielle risque de conduire notre pays à une tragédie post-électorale à l’Ivoirienne.
Ayant déjà brigué deux mandats de six ans, conformément à la Constitution nationale, Ismail Omar Guelleh n’a plus le droit de se représenter pour un 3ème mandat. Nous estimons que la révision de la Loi fondamentale entérinée le 19 avril dernier par un parlement croupion est illégale, anticonstitutionnelle. La transition démocratique correspond à l’aspiration légitime du peuple djiboutien. Et il n’y a pas lieu de transiger. La transition démocratique correspond à l’aspiration légitime du peuple djiboutien. Alors il n’y a pas lieu de transiger. Ismail Omar Guelleh doit partir sans effusion de sang. Le temps des dictatures est révolu en Afrique.
Le Collectif a entrepris cette action politique radicale dictée par la nécessité de prévenir les massacres et le bain de sang que n’hésitera pas à commettre un régime aux abois. Les brutalités contre les opposants ont déjà commencé. Entre les 5 et 9 février, sept opposants et défenseurs des droits de l’homme, dont jean-Paul Noël abdi, ont été arrêtés.
Selon la FIDH, « La répression brutale, y compris par des tirs à balles réelles… aurait fait au moins 4 morts dont une femme enceinte, et des dizaines de blessés. Des centaines d’étudiants et de lycéens auraient été arrêtés… » (cf. FIDH/Djibouti – 11/02/2011).
Le Collectif pour la Démocratie a entrepris cette action radicale dans le but de :

- sensibiliser l’Union européenne, l’Union africaine et en particulier les Etats unis, la France et le Japon qui ont une base militaire dans notre pays, sur le risque d’une guerre civile qui se profile à l’horizon.
- apporter une aide psychologique et morale au peuple djiboutien qui est en train de se mobiliser contre la dictature.

Le peuple djiboutien doit savoir qu’il n’est pas seul. L’opposition de l’intérieur doit savoir qu’elle n’est pas seule dans ce combat.
Nous vaincrons parce que nous sommes unis. Nous vaincrons parce que nous sommes déterminés. Nous vaincrons parce que notre cause est juste.
.
M. Ali COUBBA
Responsable de la coordination du
« Collectif pour la Démocratie à Djibouti »


Source : http://www.youtube.com/user/ALICOUBBA

NON A LA DICTATURE TRIBALE

NON AU CULTE DE LA PERSONNALITE

2011 : L'ANNEE DE LA DEMOCRATIE



Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

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(Association pour le Respect des Droits de l’homme à Djibouti - ARDHD, France ; Djiboutii.net, Canada ; Forum pour la Démocratie et la Paix - FDP, Belgique ; Kulanbaded, Canada ;Mouvement « Citoyen djiboutien » Canada ; Mouvement des Républicains solidaires - M.R.S. France ; Le blog de Abdoulkader, Canada ; La Gazette de Djibouti ; Uguta-Toosa, France) . Personnalités : Mme Aicha Dabalé, etc.)

Communiqué du 24 février 2011

Occupation pacifique de l’ambassade de Djibouti

Aujourd’hui le 24 février, le Collectif pour la Démocratie à Djibouti a pris, durant une heure trente, possession de l’ambassade Djibouti en France. L’action s’est déroulée sans incident. Le sit-in a duré de 14h20 à 15h45.

Le Collectif a entrepris cette action pacifique afin de :
- dénoncer les violences commises par le pouvoir en place contre la population civile et les membres de l’opposition qui ont eu le tort de descendre dans la rue le 18 février dernier pour demander le départ immédiat d’Ismail Omar Guellleh ;
- informer l’opinion publique française et internationale sur un drame à huit clos qui se déroule à Djibouti : silence on torture !
- exiger la libération de plus de tous les détenus (plus de 200 manifestants emprisonnés à Gabode ou détenus à Nagade) ;


En investissant l’ambassade de Djibouti, le Collectif avait pour but précis de braquer l’attention de la presse internationale sur la manifestation prévue pour le 25 février. Le pouvoir étant aux abois, il pourrait commettre, en l’absence des médias internationaux, des atrocités supplémentaires contre notre peuple. Lequel aspire, à l’instar du peuple tunisien et égyptien, à recouvrer ses droits.

Le peuple djiboutien doit savoir qu’il n’est pas seul. Sa libération est proche. L’opposition extérieure entreprendra d’autres actions « coup de poing » dans les jours à venir.

Fait à Reims, le 24 février 2011
Responsable de la coordination

 

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L'opposition djiboutienne, celle de l'intérieur et celle de l'extérieur,
a intérêt à réfléchir vite et bien. Pour éviter une tragédie à l'Ivoireinne à notre petit pays, quel type de riposte ou d'action politique pouvons-nous concevoir ensemble ?

Titre 30/Côte d'Ivoire : Laurent Gbagbo - Plus de 500 morts pour
se maintenir au pouvoi


Publié le mercredi 23 fevrier 2011 | Nord-Sud - news abidja.net.

 

Crise post-électorale 2011
Le régime de Laurent Gbagbo s'inscrit inexorablement dans ce schéma, avec la répression violente des manifestations du peuple qui aspire à plus de liberté, à plus de démocratie.


Le président Laurent Gbagbo

Le bilan de la crise post-électorale est de plus en plus lourd pour les Ivoiriens en quête de démocratie. Pas plus tard que lundi, l'armée de Gbagbo a encore fait des morts et des blessés parmi les manifestants qui ont pris d'assaut les rues d'Abidjan. Pour réclamer le départ de celui qui refuse de quitter le pouvoir d'Etat, malgré sa défaite aux dernières échéances électorales. Cette-fois, c'est une véritable guerre que les soi-disant forces de défense et de sécurité leur ont livrée, avec l'utilisation de lance-roquettes, de grenades offensives, etc. Depuis le déclenchement de la crise post-électorale, le 03 décembre 2010, les morts ne se comptent plus que par centaines. En effet, selon le dernier bilan de la cellule médico-sociale du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), la barre de 500 tués a été atteinte, avec la violente répression des manifestations de ces derniers jours : « Les manifestations préparatoires de l'arrivée des chefs d'Etat du panel de haut niveau de l'Union africaine ont fait 19 morts et 65 blessés dont 36 cas graves portant ainsi les dégâts humains à 1191 blessés dont 236 graves, 831 arrestations dont 57 détenus (1 condamné à 20 ans de prison), 515 tués et plus de 100 disparus ». Ainsi, en seulement trois mois, le plus lourd tribut de l'entêtement de Gbagbo est payé par le peuple. Notamment en plein couvre-feu où son armée n'hésite pas à faire des rapts, à attaquer des locaux abritant des permanences de partis de l'ex-opposition, aujourd'hui au pouvoir, à tuer, entre autres, dans les communes d'Abobo, de Koumassi, de Port-Bouët…

La responsabilité de l'Union africaine engagée

Malgré toutes les médiations dépêchées par l'Union africaine et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, les violences contre les anti-Gbagbo n'ont cessé de croître. Pour mettre fin à cette souffrance injustifiée que l'armée de Gbagbo inflige à une partie du peuple, la Cedeao brandissait, en début d'année, la menace d'une intervention armée légitime afin de déloger l'ancien président de la République de Côte d'Ivoire. Mais, il a fallu que l'Union africaine rejette du revers de la main cette option, pour ne se pencher que sur l'option diplomatique qui, jusque-là, n'a essuyé que de cuisants échecs. Aucun, qu'il s'agisse de Raila Odinga, Premier ministre kényan, des présidents du Bénin, Yayi Boni, du Cap-vert, Pedro Pires, et de la Guinée équatoriale, Ernest Baï Koroma, n'a trouvé d'issue pacifique. Le vaincu refusant catégoriquement de reconnaître la victoire du vainqueur. L'Ua peut donc être considérée comme la première responsable des victimes de Laurent Gbagbo depuis ce sommet qui s'est tenu les 30 et 31 janvier 2011. En effet, seulement trois semaines après ce sommet, la barre des 500 morts est franchie et même dépassée. Alors que le dernier bilan faisait état de moins de 300 morts. Sans oublier les autres victimes, blessées ou portées disparues. N'eût été l'intervention de l'Union africaine à Addis-Abeba qui consacra la mise sur pied du panel des chefs d'Etat, Laurent Gbagbo ne serait sûrement plus qu'un mauvais souvenir pour la Côte d'Ivoire. Surtout qu'il est sur le point de rejeter les décisions du panel qui se déroule actuellement sur fond de violences. En effet, Laurent Gbagbo et ses partisans n'envisagent aucune autre décision que celle proclamant la victoire du boulanger d'Abidjan à la présidentielle. Le contraire déchaînera sa colère sur les pauvres populations. Le carnage n'est sûrement pas encore terminé et le pire est donc à craindre.

Anne-Marie Eba

(Source : http://news.abidjan.net/p/59334.html)

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Communiqué de presse de la coalition UAD / UMD : arrestation massive des militants et des sympathisants de l'opposition à Djibouti

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (U.A.D.)
UNION DES MOUVEMENTS DEMOCRATIQUE (U.M.D.)

Djibouti, le 23 février 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE

Depuis la manifestation du 18 février 2011, les pouvoirs publics procèdent à des arrestations massives et arbitraires de jour comme de nuit des militants et sympathisants des partis d’opposition. Elles se sont intensifiées depuis le transfert de tous les pouvoirs au directeur de service de sécurité le dimanche 20 février, qui a créé un état de siège de fait. Ils sont systématiquement soumis à des tortures dans les locaux des forces de l’ordre, notamment de la gendarmerie. A ce jour plus de 500 personnes de tout âge, y compris des mineurs, sont détenues, tant à la prison de Gabode que dans différents centre de détention de Djibouti-ville.

La coalition UADlUMD dénonce et condamne avec vigueur ces arrestations auxquelles n’échappent pas des blessés graves hospitalisés délogés de leurs lits, ce qui constituent une non-assistance à personnes en danger.

ISMAEL GUEDI HARED (pour l'UAD)

ADEN ROBLEH AWALEH (pour l'UMD)

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The Economist : Djibouti's troubles

Feb 24th 2011 | NAIROBI | from the print edition

WITH only 860,000 souls, Djibouti is a miniature state in a big, bad neighbourhood. Yet the country is vital for the arid region around the Horn of Africa. Its port is a lifeline for its giant neighbour, Ethiopia, which is hemmed in by Somalia and lost its access to the sea when Eritrea became independent in 1993. France keeps the 13th demi-brigade of the Foreign Legion there—about 2,600 troops and airmen. And over the past decade, America has set up counter-terrorism and counter-piracy bases with 2,200 men and women.

Most foreigners are warmly welcomed by President Ismail Guelleh, who is conspicuously seeking to model his country on Dubai. He came to power in 1999 and his People’s Rally for Progress has ruled Djibouti since independence from France in 1977. On billboards in the capital, Djibouti Ville, he declares, “nous croyons” (we believe). Increasingly, the president seems to believe in his own abilities. He changed the constitution last year to allow himself at least six more years. Elections are due in April.

Djibouti’s fractured opposition was buoyed by the revolutions in Tunisia and Egypt as well as the protests across the Red Sea in Yemen. On February 18th it demonstrated against the government’s grasping ways, hoping to exert pressure on Mr Guelleh to level the playing field before the election. But a peaceful protest turned nasty after police arrived. At least two people died and opposition leaders were briefly imprisoned.
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If protests got more serious and the port shut down, Ethiopia might be tempted to invade. The French would probably beat them to it though. That would make the small state even more brittle.

Djibouti is ethnically Somali and it serves as a refuge for Somali money, intellectuals and clan leaders fleeing their capital, Mogadishu. Ethiopia is said to run a network of spies. Somaliland, another neighbour, has increasingly close trade links with Djibouti. Relations with Eritrea, on the other side, are tetchy. The two countries have a border dispute. (Heureusement, les Djiboutiens ont compris que la "somalisation" démographique du pays ou bien la propagande distillée dans ce sens dans la presse internationale, relevait d'une diversion des présidents Hassan Gouled et Ismail Omar Guelleh. Pourtant les moyens ne leur ont pas manqué ! Ni le temps. La propagande (Djibouti, pays somali) n' aps une traduction concrète sur le terrain. Depuis 1999, Ismail Omar Guelleh a systématiquement promu les Issas d'Ethiopie et de la Somalie, comme s'il désirait d'une manière inconsciente que son destin (ascension et chute) soit liée à cette diaspora choyée aujourd'hui mais qui, demain, risque d'être la proie de la vindicte populaire. Pourquoi a-t-il fait venir les cadres issa d'Ethiopie pour les exposer, d'une façon ostentatoire, à une inévitable chasse aux sorcières ? Il y a de la provocation et la folie dans cette façon de procéder. Le dictateur djiboutien ne comprenait-il pas que, tôt ou tard, il allait susciter le rejet des Djiboutiens autochtones, y compris de la part des membres de sa tribu ? )

The pressing question on the minds of outsiders is whether they should continue to back Mr Guelleh or allow history to take its course. It is not clear to what extent the events in North African countries are affecting the rest of the continent. But it is perhaps telling that, in addition to Djibouti, Arab-influenced Sudan has had to bow to demands for greater accountability. Its president, Omar al-Bashir, announced this week that he would not stand for re-election. But after more than two decades in power, Mr Bashir might find it all too easy to renege on his pledge.

http://www.economist.com/node/18233712?story_id=18233712

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Côte d'Ivoire : Ban Ki-moon inquiet du risque de guerre civile
2011-02-26 13:31:34 cri

Alors que le HCR s'inquiète de l'arrivée de nouveaux réfugiés ivoiriens au Libéria et du nombre croissant de déplacés internes, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé vendredi « sa plus grave inquiétude face à la dégradation de la situation en Côte d'Ivoire, notamment les affrontements armés à Abidjan, et les combats à l'Ouest du pays entre des éléments des Forces nouvelles et des forces loyales à Laurent Gbagbo ».

Dans un communiqué rendu public par son porte-parole, Martin Nesirky, le chef de l'ONU souligne que « ces événements représentent une escalade inquiétante de la situation qui risque de replonger le pays dans la guerre civile ».

« Le secrétaire général déplore fermement les menaces proférées par le camp de Laurent Gbagbo à l'encontre des Nations Unies, y compris l'appel lancé récemment pour entraver à partir d'aujourd'hui les mouvements des casques bleus déployés à Abidjan. Il exige la cessation immédiate de ces menaces et des obstructions aux activités des casques bleus, notamment leurs efforts visant à protéger la population civile », a ajouté Martin Nesirky.

Ban Ki-moon « réitère son appel à la retenue et exhorte les deux côtés à collaborer avec le Groupe de haut niveau de l'Union africaine ». Il rappelle également « que tous ceux qui incitent ou commettent des actes de violence contre la population civile et les casques bleus seront tenus responsables de leurs actes conformément au droit international ».

Source : http://french.cri.cn/781/2011/02/26/304s238963.htm

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Le 26 février 2011 - Canada (M. Abdoulkader).


Djibouti — Des détenus subissent des tortures

Des témoignages concordants nous rapportent des cas de torture sur des opposants et manifestants arrêtés avant et lors de la grande manifestation du 18 février 2011 dans la capitale Djibouti. Les arrestations arbitraires continuent…
À l’instar de Kadhafi en Libye, le président Ismaël Omar Guelleh recourt à l'usage des « sévices corporels et pratiques humiliantes » pour étouffer la révolution pacifique en cours à Djibouti. Son pouvoir chancelant ne sait plus à quel saint se vouer.
Le modus operandi est toujours le même, précisent ces mêmes témoignages. A l’aube, les gendarmes encerclent un par un les quartiers populaires pour surprendre dans leur sommeil les habitants. Arrêtées hors de tout cadre juridique, ces personnes ont le tort d’être des responsables de l’opposition, des étudiants ou de jeunes chômeurs qui auraient pris part au soulèvement populaire du 18 février. Puis ce sont les services de renseignements qui prennent la relève et torturent les détenus.
Le mot d’ordre ? Leur faire renoncer à tout engagement politique. Farah Abadid Hildid est de ceux-là. Plusieurs défenseurs des Droits de l’homme arrêtés entre les 5 et 21 février 2011 ont subi des sévices corporels et d’autres violences physiques et morales.
MM. Moustapha Abdourahman Houssein, Mohamed Ibrahim Waïss, Mohamed Rirache Miguil présenteraient des séquelles de la violence subie de la part de leurs tortionnaires.
Il s’agit là d’une violation de la Convention de Genève au nez et à la barbe des forces françaises, américaines et japonaises militairement présentes à Djibouti.

Face à ces cas avérés de torture, le Collectif pour la Démocratie à Djibouti exhorte la communauté internationale, plus particulièrement la France et les États-Unis à agir afin de contraindre le gouvernement djiboutien à respecter les droits de l’homme.

Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CODED).

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La paix et la stabilité progressent en Afrique
AvenirAfrique, 3 février 2011 dans Coopération, International

Malgré les révolutions qui secouent l’Afrique du Nord, grâce aux efforts africains et au renforcement du soutien international, le continent est davantage pacifié aujourd'hui qu'il ne l'était il y a une douzaine d'années. En 1998, lorsque l'ONU publiait son premier grand rapport sur les "causes des conflits" en Afrique, 14 pays étaient en guerre. Aujourd'hui, seuls quatre pays le sont.

A travers sa médiation l’Union Africaine (UA) tente également de renforcer la stabilité des pays encore politiquement fragiles. Il s’agit d’instaurer une paix régionale et sociale plus sûres en renforçant les institutions, les économies vulnérables et les pratiques de bonne gouvernance.

L’Afrique prend son destin en main

L'Afrique peut revendiquer l'essentiel des progrès enregistrés au cours de la décennie écoulée. Parmi les initiatives africaines, on compte la création en 2002 de l'UA sur les décombres de l'Organisation de l'unité africaine.

L'UA a mis en place une série d'institutions et de mécanismes visant à prévenir et à gérer les conflits. On peut citer le Conseil de paix et de sécurité, un groupe comprenant de hauts dignitaires et plusieurs opérations de maintien de la paix de l'UA. Une force africaine de réserve de maintien de la paix se met également en place.

L'ONU a mis en route un programme décennal en vue d'aider au développement des capacités de l'UA. En juillet dernier, elle a créé à Addis-Abeba un bureau des Nations Unies auprès de l'UA. En août 2010, l'ONU et l'UA ont tenu la première réunion d'une équipe spéciale conjointe pour une stratégie à long terme favorisant la paix et la sécurité.

De nouveaux défis attendent l’Afrique

En outre, le continent doit faire face à une multitude de défis nouveaux, allant du changement climatique aux crimes transfrontaliers. Ces problèmes, s'ils ne sont pas résolus, peuvent entraîner la reprise d'anciens conflits ou provoquer de nouvelles crises.

Selon l’ONU, afin d'éviter la résurgence des guerres, les pays africains et leurs partenaires étrangers doivent offrir un minimum de conditions pour la subsistance au quotidien, et mener une politique de sécurité axée sur la population, le développement et les questions sociales.

Les dirigeants africains sont du même avis. L'union africaine (UA) avait proclamé 2010, "Année de la paix et de la sécurité", manifestant ainsi la détermination commune de mettre un terme définitif au fléau des conflits et de la violence sur le continent.

Vers une stabilité et une meilleure gouvernance

De manière générale l'Afrique prend en mains les défis auxquels elle est confrontée. Le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), que les dirigeants africains ont adopté en 2001, définit les priorités principales du continent dans les domaines politique, économique, social et de la sécurité et donne plus de voix et de responsabilité à l'Afrique dans le choix de ses politiques économiques et sociales.

En 2010, le secrétariat du NEPAD est devenu l'agence de planification et de coordination du NEPAD, désormais incorporée aux structures centrales de l'UA. Cette transformation devrait faciliter une meilleure coordination des efforts de sécurité et de développement.

Des efforts fructueux puisqu'un nombre croissant de gouvernements africains prend conscience de la nécessité de s'attaquer aux nombreux problèmes qui engendrent les conflits. Il faut combattre en priorité la corruption généralisée, les inégalités économiques et l'exclusion de certains groupes ethniques et sociaux. Lorsque ce n’est pas le cas, la rue n’hésite plus à le faire savoir.

Source : http://www.afriqueavenir.org/2011/02/03/la-paix-et-la-stabilite-progressent-en-afrique/

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Ismail O. Guelleh doit quitter le pouvoir en 2011

 

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