Ali
Coubba
Président de Uguta-Toosa
Cakki
raagah akkalah, ma baya
"La
justice peut tarder mais elle finit toujours par triompher"
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"Il n’y a que la liberté
d’agir et de penser qui soit
capable de produire de grandes choses »
D’Alembert (1717-1783)
Mot
du président
BONNE
ANNEE 2012 - HAPPY NEW YEAR- SANAD
WANAKSAN - QUSBA SANAT NEL YAMAQAY SIINIL YAMAQAY...
Cher(e)s
compatriotes,
Au
nom du parti politique Uguta-Toosa et les membres
du Collectif pour la démocratie à Djibouti (CODED),
je vous présente les meilleurs vœux pour l’année
2012.
Que la nouvelle année apporte la prospérité à
notre pays, le bonheur à notre peuple, la santé à
chacun d'entre nous afin de connaître en famille la joie de
partager l’affection entre les générations.
L’année 2011 a été difficile pour tous.
L’absence de démocratie et de libertés publiques,
la paupérisation de nos concitoyens, la famine dans le Nord
et le Sud-Ouest du pays, en ont été les stigmates les
plus intolérables. Deux évènements ont marqué
l’année qui vient de s’écouler ; deux évènements
qui renforcent notre détermination à nous débarrasser
de la dictature. Le premier, le plus marquant de notre histoire récente,
a été le rassemblement de plus de 30.000 manifestants
sur l’esplanade du Stade Hassan Gouled. Cette démonstration
de force a été un formidable témoignage aux yeux
de monde du rejet massif de la dictature d’Ismail Omar Guelleh.
Le deuxième évènement a trait à l'usurpation
de la présidence par le dictateur qui a réussi à
briguer un 3ème mandat illégal. Ce régime corrompu
et répressif doit partir. Si nous le voulons, nous le pouvons.
En ce début d'année 2012, j'émets trois principaux
vœux.
-
Que le peuple djiboutien se libère
de la dictature qui l’opprime depuis trente quatre ans, en
transformant la révolution sociale en révolution politique.
Les Tunisiens l'ont fait en 21 jours !
-
Que l'opposition djiboutienne, accompagnée de la société
civile organisée (Syndicat, associations humanitaires et
diasporas) retrouve le chemin de l'unité et de l'action concertée,
condition indispensable pour organiser une transition démocratique
pacifique !
-
Que la révolution sociale et politique à venir soit
placée symboliquement dans le prolongement de l'indépendance
nationale ! Qu'elle soit une oeuvre collective tournée vers
l'avenir !
Vive
UGUTA-TOOSA - Vive le peuple djiboutien - Vive la république
de Djibouti
Ali
Coubba
Président de UGUTA-TOOSA
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre
2 : L'année 2011 a été marquée
par la famine à Djibouti
L’année
2011 a été difficile pour notre peuple sur
le plan économique et social. Aussi inconcevable
que cela puisse paraître, la famine a affecté
120.000 de nos compatriotes qui ne sont toujours pas mis
à l’abri de privations. Une bonne partie de
fonds et d’aide alimentaire fournis par les Nations-Unies,
la France et le Japon, a été détournés
par le couple présidentiel. La malnutrition continue
à frapper - ces chiffres étant une approximation
officielle donc sous-évalués - 42% de la population.
D’après les estimations des Nations-Unis, 1
Djiboutien sur 2 vit avec moins de 1,2 euro par jour. Les
chômeurs, les cheminots, les agents de l’Etat,
le personnel du Port et de l’Hôpital Peltier,
les universitaires en quête d’emploi ont souffert
en prime des exactions de l’Etat. Les arrestations
arbitraires, l’emprisonnement sur la base de charges
irrecevables devant un tribal digne de ce nom, les condamnations
de complaisance dans le but d’effrayer les parents
de jeunes collégiens et lycéens, forment autant
d'intimidations que de violence caractérisée.
Au vu de la persistance d'une pauvreté incompréhensible
dans notre pays (23.000km2, 830.000 à 700.000 habitants,
PIB/hab : 1406 dollars USA -FMI 2010) est légitime
de se demander si le dictateur Ismail Omar Guelleh ne planifie
pas intentionnellement les privations physiques au sein
de la société djiboutien. En accentuant la
misère de la masse populaire, celle-ci est condamnée
à courir pour subvenir à ses besoins physiologiques.
En sciences économiques, on parle de besoins primaires
indispensables (se nourrir, se vêtir, s’abriter,
se protéger, etc.) à la survie de l'individu.
Lorsqu’une famille consacre la majeure partie de ses
revenus à l’alimentation, elle est considérée
comme pauvre. En France, les ménages les plus modestes
y consacrent 21% de leurs dépenses.
Afin de gagner quelques misérbales francs, le Djiboutien
investit le plus clair de son temps dans les activités
qui assurent sa survie. Une diversion qui ne lui laisse
pas le temps (ou le luxe) de s'interroger sur la politique,
l'origine de ses maux et le nom du véritable responsable
de sa misère. Et pourtant, il ferait mieux de s’attaquer
à la source du mal : un régime de voleurs
qui pille la richesse nationale.
Les animateurs du réseau social sur facebook et twiter
participent à élargir le nombre de nos concitoyens
éclairés. C’est un travail d’engagement
profitable à tous.
En tant que parti politique, UGUTA-TOOSA n’entend
pas seulement formuler des vœux mais être acteur
des changements qui doivent survenir en république
de Djibouti. "Yalli
yanim aaxaguk, wadar lakat awka ruuban", (Tout
en se fiant à la protection divine, on envoie un
enfant surveiller le troupeau), disent les Afars.
UGUTA-TOOSA,
bilan de l'année 2011
Le
3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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DJBOUTI
: 34 ANS DE DICTATURE
Titre
2 :
En
cas de chute du régime djiboutien,
qu’allons-nous faire ?
Quand
allons-nous faire nous organiser en vue d’assurer
une transition démocratique pacifique dans le pays
?
Les démocrates seront les grands perdants.
La démocratie aussi.
La dictature djiboutienne va tomber un jour ou l'autre.
Notre souhait est que sa chute soit le résultat d'une
action conjuguée de la société civile
et de l’opposition dans toute sa diversité.
Mais ne rêvons pas trop.
Si demain, la dictature djiboutienne tombe et elle va tomber,
les membres de notre famille politique ne seront
pas en mesure d’assumer la direction du pays.
PLus en en raison de leur faiblesse organisationnelle que
l'acharnement des apparatchiks du régime. L’état
actuel de l’opposition ne pousse pas à l’optimisme
: divisés en plusieurs factions (partis légaux,
partis non reconnus officiellement, deux coalitions antagoniques)
ne se faisant pas mutuellement confiance, chaque formation
légalisée nourrissant la prétention
exagérée d’être seule apte à
gérer le pays. Le "légalisme
d'Ismail Omar Guelleh" est la nouvelle maladie
de nos camarades de l’intérieur qui se sont
spécialisés dans le mutisme et le refus de
dialoguer, en adoptant étrangement la même
posture et les mêmes manœuvres dans lesquelles
le dictateur est passée maître. Cette stratégie
mène à l’immobilisme, à l’impuissance,
que nous avons observé tout au long de l’année
avec l’UAD d’Ismail Guédi Hared. Ceux
qui se targuent d'avoir de "milliers de militants"
ne disposent pas d'un leader politique crédible.
Ceux qui ont à leur tête de dirigeants notoirement
connus sont éloignés de la scène politique
locale.
La configuration actuelle de la scène politique (partis
légaux, partis non reconnus, front armé, trois
coalitions) résulte des entraves politiques imposées
par la dictature. Perpétuer ce statu quo comme le
fait l'Opposition légale qui refuse de former une
vaste et unique coalition qui comprendrait toutes les composantes
de notre famille politique, c'est se priver d'une force
de frappe considérable.
Les
Français, les Américains et les Japonais seront
surpris
Si
ce régime tombe et il va tomber tôt ou tard,
les plus surpris seront les Français, les Américains
et les Japonais, qui soutiennent ce régime corrompu
et répressif. Ont-ils l'assurance que leur bases
militaires ne courent aucun risque de démantèlement
? Une preuve évidente que ces pays amis ne croient
pas en la possibilité d'une révolution politique
à Djibouti se manifeste dans l’ostracisme pratiqué
à l'égard des opposants djiboutiens. Rencontrer
publiquement des représentants officiels de ces pays
relève d'un exploit. Mais, n'en doutez pas, ils seront
les plus pressés à nous courir derrière
nous lorsque les premiers signes d'une instabilité
durable menaceront Djibouti.
Qui les empêche aujourd'hui d’œuvrer
dans le pays ou à l'extérieur du pays à
la promotion du dialogue entre les acteurs politiques nationaux,
en incitant par exemple la majorité présidentielle
et l’opposition à se rencontrer ?
La meilleure façon de conjurer une deuxième
guerre civile est de pacifier les relations entre la classe
politique djiboutienne.
Le raisonnement qu'avancent actuellement les officiels français,
américains et japonais, sont d'une simplicité
désarmante. D'après eux, la dictature actuelle
garantirait mieux la stabilité qu’une démocratie
dont le processus d’instauration est parsemé
d'incertitudes. Une transition démocratique, la mise
en place des institutions et les préparatifs électoraux
prendront il est vrai beaucoup de temps. Certainement une
ou deux années au cours desquelles des conflits ouverts
ou larvés entre les partisans du régime déchu
et les démocrates radicaux, pourraient perturber
la stabilité intérieure et régionale.
Riche déjà de foyers de tensions ( nationalismes,
terrorisme international et piraterie), la corne de l'Afrique
n'a pas besoin d'un nouveau bourbier politique.
Pourtant, le régime djiboutien est de plus en plus
fragile
L’Opposition djiboutienne doit exploiter à
court terme et à long terme ces comportements
des Occidentaux qui, par leur attitude méprisante,
nous offrent des opportunités futures. L'ostracisme
que nous subissons de la part des Français, des Américains
et des Japonais, est un handicap pour l'instant. Mais demain,
lorsque nous serons en position de force par rapport à
la dictature djiboutienne, nous aurons en notre poessesion
un formidable levier pour négocier
de nouveaux accords au sujet des bases militaires étrangères.
Elles coûteront très cher à nos amis
!
Le refus du dialogue que l'opposition légale
rencontre de la part de la dictature, le fait que le chef
de l'Etat ne la reconnaisse pas, est un handicap pour l'instant,
mais demain, si nous parvenons à inverser le rapport
de forces, le parti unique, RPP, et ses affidés (Frud
légal et autres satellites) disparaîtront du
paysage politique sans que nous ayons à faire le
moindre geste. Sur ce point, Ismail Omar Guelleh travaille
contre son propre camp.
Ces constations nous conduisent à conclure que l'Opposition
djiboutienne doit s’unir le plus vite possible et
avoir un agenda politique, un agenda serré
vis-à-vis de nos partenaires régionaux et
internationaux. Au-delà de sa diversité, elle
doit mettre en place une stratégie de transition
démocratique destinée, si on se limite à
quelques grandes lignes, l’instauration d’une
véritable démocratie et l’évitement
d’une guerre civile « à la somalienne
» qui ne relève pas que d’une vue de
l’esprit.
Uguta-Toosa,
bilan de l'année 2011
Le
3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
   
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre
3 :
"Communiqué
de l'UMD à propos de la manifestation populaire du
30/12
UNION DES MOUVEMENTS DEMOCRATIQUE
(UMD) (PDD ET PDD)
Djibouti , le 30 Décembre 2011
COMMUNIQUE DE PRESSE
Monsieur
Ismail Omar Guelleh (IOG) qui s’ est toujours opposé
à toute manifestation pacifique organisée
par les partis d’ opposition , s’ est illustré
, une nouvelle fois , à faire la démonstration
de force en déployant dans la capitale les forces
de l’ odre qui ont investi le lieu et ont bouclé
tous les accés conduisant à la place prévue
pour la manifestation du 30 décembre 2011 .
Ainsi
, M. IOG bafoue-t-il les droits des citoyens sous les yeux
des représentants des pays démocratiques .
Vers
16 heures , les manifestants venant de Balbala en traversant
l’ oued d’ Ambouli à l’ ouest du
pont ont été repoussés par d’
importante force de police .
Ils
portaient des banderoles sur lesquelles étaient inscrites
des slogans tels que :
« KIFAYA , stop aux arrestations , aux tortures
, pour la proportionnelle intégrale , non à
la dictature etc … ».
Environ
300 personnes d’ entre elles ont été
arrêtées .
Malgré
cette démonstration de force , le peuple djiboutien
, inquiet pour leur avenir sous le régime d’
IOG est sortit massivement , il a pu se rassembler dans
différentes places de la ville .
Pour
mettre fin démocratiquement et pacifiquement à
ce régime dictatorial , l’Union de Mouvements
Démocratiques (UMD) va continuer à manifester
jusqu’ à obtenir satisfaction de leurs revendications
légitimes reprises ci-dessous :
Création d’ une commission Nationale Indépendante
(CENI) qui organisera les élections du stade initial
jusqu’ à proclamation des résultats
provisoires .
Introduction de la proportionnelle intégrale .
Remise d’ un exemplaire des procés verbaux
des résultats à chacun des délégués
des candidats en compétition .
Accés des médias publics par les partis d’
opposition .
Désignation des assesseurs par les partis en compétition
et non par l’administration qui travaille selon le
bon vouloir du régime .
Tous
ces points sont nécessaires pour la transparence
électorale .
L’
UMD informe ses militants , ses sympathisants et le peuple
djiboutien en général que la date de la prochaine
manifestation leur sera communiquée ultérieurement
.
Aden
Robleh Awaleh .............................Mohamed
Daoud Chehem
Président du PND....................................Président
fu PDD
Uguta/Toosa,
bilan de l'année 2011
Ismail
Omar Guelleh brigue un 3ème mandat illégal
Les trois principaux objectifs de notre parti sont
:
1)
provoquer le départ d'Ismail Omar Guelleh
;
2) Engager une transition démocratique
dans notre pays avec la participation de tous les
partis politiques du pays (y compris le RPP et le
FRUD qui devront changer de noms...);
3) Adopter une nouvelle constitution nationale
insistant sur les droits et les libertés
des citoyens (Etat de droit) et qui établira
un partage équilibré des pouvoirs au
sein de l'exécutif et de la fonction publique
civile et militaire.
La
période de la transition démocratique
facilitera le débat sur des questions sensibles.
Durant cette période, les hommes politiques
qui veulent briguer la magistrature suprême
auront largement le temps de se faire connaître.
L'espace démocratique facilitera l'échange
d'idées et d'opinions contradictoires. Par
conséquent, chaque chose en son temps.
Résumé
: on chasse d'abord le tyran et, ensuite, nous les
démocrates, nous pourrons se chamailler librement,
dans un Etat de droit, à coups de mots.
Uguta/toosa,
avril 2011
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DJBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE
Titre 4
/ "A
tous les djiboutiens et en particulier aux réfugiés
qui sont en Ethiopie, nous adressons tous nos voeux. (Jean-Loup
Schaal et Omar Gabassé)
Nous
souhaitons une très bonne année 2012 à
toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens
qui sont au pays ou à l'extérieur .
-
Que l'année 2012 marque le départ du dictateur
Djiboutien qui affame, emprisonne, torture et exécute
les Djiboutiens .
-
Que l'annee 2012 soulage toutes les peines de nos frères
et de nos soeurs djiboutiens, victimes de la barbarie, de
la tyrannie du régime et de la myopie du monde occidental.
Nous
souhaitons particulièrement, une bonne année
aux réfugiés djiboutiens d'Ethiopie, victimes
du manque d'intérêt du HCR d'Addis Abeba. Nous
souhaitons que l'année 2012 soit celle de la délivrance
et de la réinstallation : nous demanons que le HCR
examine leurs dossiers et les propose aux pays susceptibles
de les acueillir et de leur offrir l'asile.
Nous
appelons en particulier la France à se mobiliser
pour ces malheureux réfugiés, qui ont une
culture francophone, qui facilitera la réinstallation
en France, comme cela a été prouvé
avec les premières familles arrivées en 2010.
Selon une rumeur qui circule,
le HCR menacerait de cesser l'assistance aux réfugies
à partir de février 2012.
Dans
l'hypothèse où ce serait une décision
confirmée, nous lancons un appel pressant aux fonctionnaires
pour qu'ils cessent "de jouer" avec le moral de
ces pauvres gens qui ont fait preuve durant 18 années
de patience et qui ont traversé beaucoup de dangers.
Ils
ont le droit légitime à bénéficier
d'une solution juste et équitable.
Supprimer
la maigre assistance financière serait une honte
pour le HCR et pour la communauté internationale
!
Jean Loup Schaal et Omar Gabasse
(Source
: www.ardhd.org)
Uguta-Toosa,
bilen de l'année 2011
Le
3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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DJBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE
Titre
5: LDDH
: Meilleurs voeux à tous les opprimés d'Afrique
et du monde entier
Djibouti,
VENDREDI 30 DECEMBRE 2011

Le Président
Par
le défenseur des Droits de l’Homme
NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH
Chargé de la Corne d’Afrique
«
Rarement, une année aura été aussi
agitée que l’année 2011 qui s’achève.
Mais celle qui commence nous réserve beaucoup d’évènements
et d’énormes défis à relever
notamment l’organisation d’élections
libres, transparentes et crédibles, la stabilité
sociale, l’effectivité de la bonne gouvernance,
une lutte efficace contre l’impunité, la pauvreté,
la corruption et le strict respect des droits humains, gage
d’un développement durable. »
Brahima Koné
Président de l’UIDH
La
République de Djibouti a connu une année très
tourmentée avec des centaines d’arrestations,
de jeunes torturés, incarcérés suite
à la vaste manifestation lors du « printemps
arabe » pour se débarrasser du dictateur Ismaël
Omar Guelleh présumé membre de la
mafia régionale d’Addis Abeba à Nairobi
sans oublier l’Ouganda avec un point de chute en Afrique
du Sud auprès des sociétés pour le
trafic d’armements vers notre sous région,
notamment la République de Somalie actuellement occupée
par les Forces tueuses Burundaises, Djiboutiennes Ethiopiennes,
Kenyanes et Ougandaises.
La
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne cesse de
dénoncer régulièrement les Crimes de
Génocide, les Crimes de Guerre, les Crimes contre
l’Humanité perpétrés depuis 2006,
après le Printemps Islamiques au Sud de la République
de Somalie.
Dans
le cadre de nos souhaits pour l’année 2012,
nos pensées les plus immédiates sont pour
le Peuple Somali que l’Administration
du Président OBOMA originaire du Kenya a décrété
dans le silence l’extermination de ce vaillant Peuple
de la Corne d’Afrique, notamment ceux des régions
de:
-
la Somalie au Nord du Kenya concédée par
l’Empire Britannique en 1963,
- l’Ogaden colonisé par l’Ethiopie
Chrétienne depuis plus de 60 ans,
- la République de Somalie indépendante
depuis le 26 juin 1960.
Mes
souhaits les plus profonds s’adressent à tous
les Peuples Africains Opprimés sous le joug des régimes
militaires au service des Forces Armées des puissances
Etrangères comme la France et les Etats-Unis qui
continuent à imposer leurs leaders afin de mieux
contrôler leurs intérêts financiers sous
couvert du Faux problème de Géostratégie.
Je
reprends en unisson le message de Maître Brahima Koné
Président de l’UIDH: « Je souhaite
que l’année 2012 vous apporte à toutes
et tous une très bonne santé et beaucoup de
courage dans ce noble combat. »
A
tous nos amis, et à tous mes compatriotes loin de
notre pays mes meilleurs souhaits pour l’année
2012 notamment aux :
-
membres des Organisations Internationales des Droits de
l’Homme avec une pensée particulière
à tous les défenseurs des droits de l’Homme
de par le monde, qui sont victimes de leurs témoignages
et de leur combat contre l’impunité, pour
la liberté et la démocratie ;
-
aux Reporters Sans Frontières (RSF), qui paient
le prix le plus fort, au prix de leur vie dans leur noble
combat d’information et de témoignage avec
une pensée particulière à tous les
Journalistes victimes pour leur noble combat avec des
lourds sacrifices dans la Corne d’Afrique et à
travers le monde.
-
Récemment deux journalistes Scandinaves ont été
condamnés à de très lourdes peines
sans que leur gouvernement ne réagisse vivement.
car ces deux journalistes enquêtaient sur des Sociétés
Suédoises et autres Sociétés dans
l’objectif de bien approfondir la transparence des
opérations financières surtout dans un pays
où la corruption et autres trafics illicites s’étalent,
hélas, dans toute notre sous région d’Afrique.
-
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige
la libération immédiate de ces deux journalistes
d’investigation incarcérés dans une
sinistre prison d’Addis Abeba ;
-
Médecins Sans Frontières (MSF) et à
tous les Humanitaires avec une pensée particulière
à tous les médecins et ses membres victimes
des lâches assassinats comme aujourd’hui encore
de deux membres de l’Organisation des Médecins
Sans Frontières (MSF) assassinés à
Mogadiscio, alors qu’ils étaient là
pour simplement porter assistance aux victimes de la terrible
famine qui s’était abattue en République
de Somalie et en Ogaden.
-
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande
qu’une enquête internationale plus approfondie
établisse la réalité sur les négligences
en matière de sécurité dans une zone
bien contrôlée par les Forces d’occupation
d’Amison.
-
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) partage
la douleur avec toute la famille et tous les membres des
Médecins Sans Frontières et elle présente
ses condoléances attristées aux familles
et aux proches les deux humanitaires assassinées
à Mogadiscio.
NOEL ABDI Jean-Paul
Uguta-Toosa,
bilan de l'année 2011
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre 7 :
Chronique du Sergent Ariko. La prochaine
allocution du super- menteur sur la RTD.
(www.ardhd.org)
2011
: le bilan d’un désastre annoncé
Je
tiens à souhaiter, une très bonne année
2012, à l’ensemble de la nation djiboutienne
(y compris à la diaspora djiboutienne installée
dans les pays occidentaux).
Mes
vœux vont aussi à Jean-Loup Schaal, à
sa famille ainsi qu’aux collaborateurs bénévoles
de l’ARDHD. L’hommage va aussi à Jean-Paul
Noël Abdi, Daher Ahmed Farah, Mahdi Ibrahim God, ina
Andoleh qui vit au canada, Ali Coubba, Kassim Ahmed Dini,
Ahmed Youssouf, Souleiman Farah Lodon, Farah Abadid et Houssein
Farah Dabar.
Ma
pensée va aussi à nos amis qui croupissent
dans les geôles de la prison de Gabode.
Mes
Douas vont aussi aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens en
particulier les malades, victimes de ce régime irresponsable
qui a décidé de les tuer tous sans exception
en les privant des soins appropriés.
Ma
pensée va aussi à cette jeunesse djiboutienne
meurtrie qui se débat dans la misère à
Djibouti.
A
tous Inch Allah la victoire et l’aide de Allah est
proche. Ce n’est qu’une question de temps.
(Extraits, www.ardhd.org).
Uguta-Toosa, bilan de l'année 2011
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre 8/ "MRD
: meilleurs voeux pour l'année 2012
Mise à jour le Mercredi, 28 Décembre
2011
Djiboutiennes et Djiboutiens
Nos chers compatriotes,
A quelques jours de la nouvelle
année 2012, il nous plaît, à moi comme
à mes nombreux camarades et soutiens de lutte, de
vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012.
A vous tous qui souffrez,
à vous que la misère malmène, à
vous que la maladie meurtrit, à vous que l'exil livre
à ses affres, comme à vous qui êtes
épargnés, nous souhaitons une bonne et heureuse
2012.
Puisse Le Tout-Puissant
nous Aider à mettre fin à nos souffrances.
Puisse-t-Il nous Aider à entrer dans une ère
nouvelle et à vibrer à l'unisson. Puisse-t-Il
nous Aider à retrouver notre liberté et le
chemin du progrès dans la fraternité et la
justice.
A toutes et à tous,
bonne année 2012.
Pour
le MRD, le président
Daher Ahmed Farah
Uguta-Toosa,
bilan de l'année 2011
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Titre
7/ Notre positionnement politique
(Février 2005)
Notre logo et
notre couleur (nek asta) :
Notre
logo : des gens (hommes et femmes debout) - cf.
Carte de notre parti.
Notre couleur : marron clair -
couleur de gundi (afar) ou
gundati (somali)
Notre
devise : Madqaay, dimokrasi x-xintow,
inkittiino
"
Lois, Démocratie et Unité "
Notre
attitude politique (nek xiiba)
- rester
inébranlables dans nos convictions ;
- demeurer unis dans notre engagement politique jusqu'à
l'instauration de la démocratie dans notre pays ;
- faire triompher l'Etat de droit pour le bien de tous les
Djiboutiens ;
Nos
convictions (nek bagi niya/hangi)
:
- Seul
un régime démocratique pourrait concilier
les Djiboutiens avec l'appareil d'Etat discrédité
par le tribalisme ;
- la démocratie garantit la liberté d'expression,
d'entreprise et respecte les cultures nationales (afare,
arabe et somalie) ;
- la clé du succès politique réside
dans l'Unité de l'Opposition djiboutienne ; une unité
qui repose sur des vraies alliances politiques.
Nos objectifs (nek mala)
:
- Combattre
et dénoncer l'injustice qui sévit à
Djibouti au plan politique, économique, social, ethnique,
etc. ;
- Participer à l'éducation politique de nos
concitoyens au sujet des notions de démocratie, de
multipartisme, d'alternance démocratique ;
- démystifier le régime djiboutien, sa politique
tribale et clanique
- Populariser notre combat et celui de l'ensemble de l'Opposition.
Uguta/Toosa
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre 8 /
"ANNEE
2011 :
Un Etat fébrile, source principale de l’instabilité
politique
A
Djibouti, nous avons plusieurs types d'opposition. UGUTA-TOOSA
appartient à l'Opposition démocratique
qui ne croit pas en la possibilité de réformer
le régime en place. La nécessité de
son unité organisationnelle et la complexité
des enjeux auxquels elle doit faire face, nous préoccupe
davantage que certains de nos camarades qui sont prêts
à se contenter d'un replâtrage du système.
En 2011, la paupérisation a conduit
les ménages les plus modestes de la ville de Djibouti-ville
à desdencre dans la rue. A l’origine de l'insécurité
et de l'instabilité, il y a un Etat et les forces
de l'ordre, principales facteurs de nuisance.
Le
rassemblement du 18 février, entrepris à l’appel
de l’UAD et motivé par l’absence de libertés
publiques et le chômage, a failli emporter la dictature.
Depuis, le régime d’Ismail Omar Guelleh inflige
à toute la société civile une violence
sans limite, tandis qu’une élite de kleptocartes
pille consciencieusement les biens publics. Entre
février et novembre 2011, des centaines de personnes
(cheminots, personnel du Port de Djibouti, fonctionnaires
et agents de l’Etat, étudiants et défenseurs
de droits de l’homme et opposants politiques) ont
été arrêtées, emprisonnées
et torturées. La dictature montre son vrai
visage.
Principal instrument de dissuasion du régime aux
abois, la répression est censée tuer
dans l’œuf toute contestation intérieure.
En refusant de dialoguer avec l’Opposition et d’instaurer
de véritables élections, le chef de l’Etat
s’est placé dans une impasse, devenant ainsi
la source principale de l’instabilité intérieure.
La crise économique n’a cessé de s’aggraver.
Chaque année, l’Etat perçoit une rente
stratégique supérieure à 100 millions
d’euros – loyers des bases militaires acquittés
par les Français, les Américains et les Japonais
– mais détournée par la famille présidentielle.
Sur une population estimée à 800.000 habitants,
42% vivent dans une pauvreté extrême. Les jeunes
adultes de 18 à 29 ans connaissent un taux de chômage
de 90%. 120.000 de nos concitoyens souffrent de famine,
selon les sources des Nations-unies. D’après
nos sources, l’aide financière et les dons
en nature fournis par les pays amis et les organisations
des nations-unies ont été détournés
par les officiels du régime.
Outre la violence politique et la faillite économique,
cette fuite en avant n’annonce rien de bon pour notre
pays. Avant de mener une campagne de contestation
organisée , face au délitement de l’appareil
de l’Etat, imposons notre image de leaders politiques
responsables, unis et capables d’incarner la relève,
dans le pays et à l'extérieur.

Uguta-Toosa/
bilan de l'année 2011
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Titre
9 / Faiblesses
structurelles ou conjoncturelles ?
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
L’avenir
de l’opposition djiboutienne est, tout le monde partage
ce constat, dans l’unité de ses composantes
incluant aussi bien des organisations et des personnalités
politiques de bonne volonté.
En tant que force politique du progrès et soucieux
d’assurer une transition démocratique et pacifique,
notre mission vise à rallier les mécontents
et les déçus de la dictature. Chacun doit
contribuer au renforcement de notre cause en fonction de
ses capacités et de ses moyens. Les réseaux
sociaux (facebook, twiter) ne doivent être en reste.
Car, il faut bien le rappeler, à certains de nos
camarades : être dans l’opposition ne constitue
point une fin en soi. Jusqu’à présent,
le manque d’ouverture d’esprit nous a fait perdre
beaucoup de temps.
Le premier constat à dresser au sujet de
l'année 2011
L’activisme
des forces de l’Opposition a été remarquable
durant l’élection présidentielle d’avril
2011, mais, en dehors du rassemblement du 18 février
2011, et des déclarations isolées, les résultats
de cette campagne ne sont pas probants. Un fait permet de
le mesurer, à notre désavantage. La
riposte d’une dictature que nous savons vermoulue
et branlante, est venue trop vite et trop aisément
au bout des manifestations lancées par l’UAD.
Pourquoi ? Parce que, avant d’engager une stratégie
de confrontation avec la dictature, il fallait associer
au soulèvement populaire toutes les forces politiques,
les syndicats et associations en présence, sous la
base d’une réflexion collective. Au préalable,
une telle action supposait que l’unité de l’opposition
ait été réalisée. Pour comprendre
l’intérêt d’une large concertation,
il n’y a pas mieux de se pencher sur l’historique
de la L.P.A.I. à la veille de l’indépendance
de Djibouti.
Un deuxième constat s’impose
: exploitons nos points forts
Aucun
mouvement ou aucun parti, actuellement sur la scène,
ne peut recueillir la majorité des suffrages de la
part des Djiboutiens. Ce n’est pas faute de l’avoir
essayé ! La configuration ethnique de notre pays,
ce facteur est en train de perdre de sa virulence, et les
divisions alimentées par les pouvoirs successifs
(de la colonisation au régime du parti unique) favorisent,
à tous les niveaux de la société, les
allégeances cloisonnées. Les intérêts
privés l’emportent sur l’intérêt
général, à l’imitation de ce
qui se passe au sommet de l’Etat par des
responsables politiques corrompus et prêts à
mener le pays à guerre civile. De plus, les mentalités
sociales donnent une image surdimensionnée au président
d’un parti et, malgré lui, son identité
ethnique ou clanique prend le pas sur le programme politique.
Dans le positionnement politique, le fond (le programme)
paraît moins important que la forme (les symboles).
Cette réalité, nous pouvons la mettre à
profit en exploitant l’image de certains leaders pour
l’intérêt général. Actuellement,
de la part du peuple djiboutien, il n’y a pas une
attente, une aspiration plus grande, que celle l’unité
de l’Opposition démocratique (Démocrates
radicaux).
Un troisième constat agréable à nos
oreilles
Un
troisième constat qui, pour être agréable
à nos oreilles, n’en est pas moins porteur
de grands risques, concerne l’avenir du régime
d'Ismaël Omar Guelleh. Quoiqu’il fasse dans la
fuite en avant depuis la manifestation populaire du 18 février
2011 qui a failli l’emporter, l’avenir de la
dictature djiboutienne est, à court terme, scellé.
Uguta-Toosa,
bilan de l'année 2011
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre
10 /
Brèves leçons à tirer du
"Printemps arabe"
Aujourd’hui, après le « Printemps
arabe » inauguré par l’effondrement
des régimes de Ben Ali en Tunisie, de Hosni Moubarack
en Egypte et de Mou’ammar Khadafi en Lybie, la
pression qui s’exerce sur les régimes dictatoriaux
et l’impatience des sociétés civiles
avides de changement nous encouragent à assumer
notre part de responsabilité dans la transition
démocratique de notre pays.
Créer
un espace de dialogue
La meilleure façon de répondre aux défis
multiples qui nous attendent, nous les démocrates
djiboutiens, est de créer d’abord un espace
de dialogue entre nous. L’idéal aurait
été de mettre en place une direction commune.
La concertation, quelle que soit sa forme, est devenue
impérieuse sous la pression des évènements
nationaux et internationaux.
De l’expérience tunisienne, nous pouvons
tirer plusieurs leçons. Lorsque les manifestations
populaires issues de la société civile
renversent un pouvoir dictatorial, ce n’est pas
forcément ceux qui ont procédé
au renversement du régime qui bénéficient
de la transition démocratique. La victoire du
parti islamiste Ennahda nous démontre que l’organisation
la plus structurée politiquement et la mieux
implantée au sein de la société
engrange le plus de suffrages d’électeurs.
D’où la nécessité pour nous
d’anticiper les évolutions à venir
en nous organisant dans le pays et à l’extérieur
d’une façon plus efficace.
Céer
une coalition cohérente et crédible
A
ce niveau, avant même de pouvoir l’analyse,
se pose une question à laquelle il faut répondre
d’une manière objective. Les rencontres
que nous avons initiées, les coalitions que nous
avons formées entre nous et la stratégie
que nous avons adoptée durant l’année
2011, ont-elles fait avancer notre cause ? Ces coalitions,
UAD, UMP et CODED forment des jalons nécessaires
dans le processus unitaire auquel nous aspirons tous.
Mais aucune n’a contribué jusqu’à
présent à instaurer un dialogue entre
nos différentes composantes. Jouer de l’obstruction
n'a rien rapporté à l'UAD.
Les
rapports de force pourraient ne pas être favorables
à l'opposition démocratique
Comme
nous n’avons aucune idée de la façon
dont la transition démocratique pourrait se dérouler
en République de Djibouti, il nous faut imaginer
un scénario de départ qui nous soit défavorable,
par exemple, avec maintien en l’état de
la coalition présidentielle (UMP). Dans la mesure
du possible, il est de notre devoir d’éviter
l’effondrement de l’appareil d’Etat
qui, avec des services publics inefficaces et corrompus,
risque d’entraîner toute la société
dans un processus d’effritement et de désordre.
Dans tous les cas de figure, quel que soit l’angle
sous lequel nous allons nous mettre, l’opposition
djiboutienne est condamnée à réaliser
dans les meilleurs délais une unité, un
rassemblement – peu importe le nom qu’on
va lui donner – qui créé un espace
de dialogue permanent et ouvert entre les partis et
les personnalités politiques engagées
à nos côtés. Même en étant
unis, il n'est pas sûr que notre
famille tire son épingle du jeu à mois
de diposer de tous les ténors de l'opposition
à ses côtés.
Uguta-Toosa,
bilen de l'année 2011
Le
3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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UGUTA-TOOSA
soutient François Hollande
Titre 11 /"FRANCE
: La
retranscription texte des vœux de François Holland
Mes
Chers Concitoyens,
L'année
qui s’achève a été rude. L’économie
s'est ralentie, le chômage a repris sa marche infernale,
la précarité s'est diffusée à
de trop nombreuses familles, le pouvoir d'achat s’est
souvent réduit à une peau de chagrin.
La
crise a sa part dans cette dégradation de la situation.
Mais la responsabilité se situe autour de décisions
insuffisantes, imprudentes, qui ont abouti à laisser
la spéculation et les marchés imposer leurs
rythmes et leurs intérêts.
Il
y a eu aussi depuis près de cinq ans des choix injustes
qui ont allégé les impôts des plus fortunés
et multiplié les prélèvements sur l'immense
majorité des Français. Les inégalités
se creusent. Je les vois tous les jours. Les exemples abondent
: richesse indécente, pauvreté insupportable.
Nous finissons l'année
2011, j’en ai conscience, dans l'incertitude.
La
zone euro, après seize sommets de la dernière
chance, est toujours en crise. La récession menace.
Des entreprises annoncent des plans de suppression d'emplois.
L’Ecole de la République voit ses moyens mis
en cause et les jeunes s'interrogent sur leur propre avenir.
Chacun
sait en plus, même s’il est occulté, qu'un
nouveau plan de rigueur est en préparation. Bref, je
comprends les inquiétudes, j'entends les colères,
je perçois les défiances. Je vois les doutes.
Mais
je connais aussi les attentes. Parce que l'année qui
arrive, l’année 2012, sera celle du choix : choix
d’un nouveau Président, choix d'un nouveau destin
pour la France.
Je
veux que cette échéance se situe au niveau des
défis qui nous attendent : le redressement de la France,
redressement de ses finances publiques, redressement de sa
production, redressement de l'industrie, de l'agriculture,
des services qui concourent au mieux-être de chacun.
Mais aussi le redressement moral, autour des valeurs de la
République qui ont été froissées
ces dernières années.
La
France est un grand pays avec une grande Histoire.
Elle a toujours su se rassembler autour de ses principes.
Le premier, c'est l’égalité.
L'année 2012, si vous
me donnez votre confiance, sera celle de la réforme
fiscale, de la justice sociale - sur les retraites, la santé
- de la justice entre les territoires. La justice, l’égalité
sont les conditions pour que l’effort soit consenti.
Je forme le vœu que l'année
2012 soit celle d'une grande mobilisation autour d'une belle
cause : la jeunesse. Nos enfants doivent vivre mieux que nous.
Nous devons donner à la génération qui
vient des chances nouvelles pour sa formation, son entrée
dans la vie professionnelle, son accès au logement.
2012
c'est l'année du changement. En tournant la
page de 2011, nous devons fermer le quinquennat qui s'achève.
Il a été inconséquent, incohérent,
injuste. Il a divisé, heurté, abimé.
En
2012, je veux réunir les Français autour d'une
belle et possible espérance, donner à
la France toute sa place dans le monde et en Europe. Cette
Europe, que je veux bien sûr stable dans la zone euro,
mais capable de produire une dynamique de croissance, un autre
rapport avec les citoyens.
En
2012 je veux surtout que les Français reprennent
confiance en eux-mêmes et vivent en harmonie, en solidarité,
en sécurité, avec cette fierté commune
de relever, ensemble, notre pays.
Je
souhaite à chacune et chacun d'entre vous une bonne
année.
Le changement, c'est maintenant
!
Vive la République,
Vive
la France
Source
: http://francoishollande.fr/
Uguta/Toosa,
bilan de l'année 2011
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre
12/ "Hommage aux Djiboutiens en
lutte"
par
Abdourahman A. WABERI
"Hommage
aux Djiboutiens en lutte contre la dictature à l'intérieur
et à l'extérieur comme les courageux Jean
Paul Abdi Noël, Farah Abadid, Houssein Farah Dabar
constamment torturés sans oublier les braves Daher
Ahmed Farah, Mahdi Ibrahim God, Mohammed Kadami, Aicha,
Ali Coubba, Cassim Ahmed Dini, Ahmed Youssouf, Souleiman
Farah Lodon, Cheikh Abdourahman Falfalos et tous les anonymes.
A eux respect et honneur !!"
Le 2 janvier
2012.
TITRE
12 (bis) : 12 (bis) : "Honneur
et respect aux Djiboutiens en lutte contre la dictature"
L'Auteur : Abdourahman Waberi
Topics
UGUTA-TOOSA
: L’écrivain et novelliste djiboutien, l'inoubliable
auteur du "Cahier Nomade", n'a pas ursupé
sa renommée internationale. Son œuvre est un
hymne à son pays, hymne d'une beauté âtre
comme l'est la nature de notre pays. L'auteur chérit
la liberté et les grands défis qu'est la défense
de la dignité de l'Homme. On le voit encore une fois
dans le texte ci-dessous. Notre pays a grand besoin d'une
voix forte, d'une voix juste, d'une voix libre. Il rend
ici un hommage vibrant aux opposants djiboutiens qui luttent
contre la dictature d’Ismaël Omar Guelleh. On
en a bien besoin. Admirons ensemble la force du texte, la
concision de la prose et l’économie des moyens.
C'est du pur Abdourahman A. Wabéri. (Ali Coubba).
La politique
n’est pas seulement affaire d’État. Elle
est notre affaire à nous tous. Elle est la
possibilité d’interrompre le cours du temps,
la disponibilité à voir surgir l’espérance
qu’on n’osait plus, sans se l’avouer,
espérer de notre vivant. Hier et demain sont perpétuellement
remis en jeu. A Djibouti comme ailleurs, la multitude
se lève, brave la peur, d’abord en petit nombre,
surgie de Balbala, de Tadjourah, de Gabode ou d’Arhiba,
lieu de mémoire de maints massacres. Jeunes chômeurs
ou vieux nomades, ils sont de plus en plus plus nombreux.
Ils font vague, ils font foule. Déjà plus
forts qu’hier. Et les morts en appellent aux vivants
pour qu’ils réveillent les morts. Modestement,
obstinément les braves Farah, Houssein, Abdi, Houmed
ou Dini, peu importe le nom, prennent leur tour de garde
dans la chaîne solidaire des Djiboutiens unis dans
la lutte contre l’arbitraire, la gabegie et la dictature…
Hommage aux Djiboutiens
qui réclament leur dignité et luttent contre
la dictature d’Ismail Omar Guelleh à l’intérieur
et à l’extérieur du pays. Ils sont plus
nombreux qu’on le croit. Ils ont nom et visage. Ils
ont été piétinés mais font encore
et toujours front. Ils ont gagné notre respect et
notre gratitude – pour l’instant discrètes
et clandestines – à l’instar des très
courageux :
Jean Paul Abdi Noël
(Président de la Ligue djiboutienne des droits de
l’homme (LDDH) souvent encagé et torturé,
notre photo [de ABDI NOEL),
Farah Abadid
(syndicaliste et membre de la LDDH gravement torturé,
notre photo [de Farah Abadid) Houssein
Farah Dabar (journaliste et membre de la LDDH gravement
torturé), constamment emprisonnés sans oublier
les intrépides et inventifs :
Daher Ahmed Farah,
Mahdi Ibrahim God,
Mohammed Kadamy Youssouf
Aicha Dabaleh Ahmed,
Ali Coubba,
Cassim Ahmed Dini,
Abdourahman Boreh
Maki Houmedgaba Maki
Ahmed Youssouf Houmed,
Ismael Guedi Hared
Aden Robleh Awaleh
Souleiman Farah Lodon,
Cheikh Abdourahman Barkhad God dit ‘Falfalos’
Cheikh Bechir et Cheikh Guired
et tous les autres, anonymes
ou non.
A eux, je dis : honneur et respect
!!
Source :http://blog.slateafrique.com/cahier-nomade/2012/01/03/honneur-et-respect-aux-djiboutiens-en-lutte-contre-la-dictature/
Uguta/Toosa,
bilan de l'année 2011
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Titre 13 :
:
LDDH : NOTE DE DIFFUSION DU 1ER JANVIER 2012
(Extraits)
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
La
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) prend
note avec une vive préoccupation du rapport ci-dessous
qui lui a été transmis par M. Cassim Ahmed
Dini et relatif à la situation prévalant dans
les districts du Nord. Régions où, selon les
témoignages des autorités traditionnelles
qui ont sollicité notre organisation pour les dénoncer
ouvertement, exactions contre les civils et sous-développement
volontairement perpétué, sont encore les deux
« mamelles » de la politique gouvernementale.
Malheureusement, pour révoltante qu’elle soit,
cette situation alarmante n’étonne pas la LDDH
: dès sa création en 1999, elle n’a
cessé de dénoncer le calvaire que vivent les
populations rurales de ces districts. Récemment,
dans son communiqué de presse en date du 28 décembre
2011, la LDDH avait dénoncé les emprisonnements
et les tortures perpétrées par les troupes
gouvernementales et dont les civils avaient été
victimes au Mabla.
Les choses prennent aujourd’hui les proportions d’une
industrie de la terreur et cette insécurité
persistante semble répondre à au moins trois
objectifs :
1) Idéologique : l’aggravation de la marginalisation
des populations du Nord (et du Sud-Ouest), par le déni
de citoyenneté, déjà à l’origine
du conflit civil entre 1991 et 2001, fait encore peser un
lourd danger à la fragile stabilité de la
République de Djibouti comme à son Unité;
2) Politique
: la persistance (tolérée) d’une résistance
armée à la dictature sert d’épouvantail
utilisé par le régime pour dissuader les autres
composantes de la communauté nationale de participer
à des formes pacifiques de contestation, en brandissant
la menace d’une « sécession afare »
aux couteaux entre les dents. Lequel régime semble
également utiliser pour cela la thématique
du fédéralisme d’une association bénéficiant
de la visibilité que confèrent les médias
gouvernementaux, dont la RTD.
3) Partisan
: en subordonnant l’aide alimentaire à l’affiliation
partisane au bénéfice du RPP, c’est
le droit constitutionnellement garanti à la liberté
d’opinion qui est bafoué.
La LDDH
s’engage à prendre immédiatement contact
avec ces notables traditionnels et à se faire l’écho
de leur légitime révolte au niveau des instances
internationales, conformément au Pacte international
sur les droits civils et politiques et au Pacte international
sur les droits économiques, sociaux et culturels,
tous deux ratifiés par la République de Djibouti.
NOEL
ABDI Jean-Paul
NOTE D’INFORMATION
A L’INTENTION DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS
HUMAINS SUR LA SITUATION PREVALANT DANS LES DISTRICTS DU
NORD
Présentée
par Cassim Ahmed Dini
Djibouti, le
1er janvier 2012
Sous certaines conditions, un séjour prolongé
à l’étranger peut induire une perception
erronée de la réalité du pays, laquelle
induit à son tour une appréciation déphasée
des urgences, des possibles et des formes de lutte contre
la dictature.
Pour me prémunir contre cette pathologie malheureusement
courante dans certains milieux intoxiqués par la
virtualité de l’Internet, j’ai effectué
du 28 au 31 décembre dernier une tournée dans
les districts du Nord.
(Du 28 au 31 décembre : inutile de trop insister
sur le fait que, contrairement aux allégations d’un
site surnommé Djibintox, spécialisé
dans le dénigrement 24h/24 de l’opposition,
je ne pouvais physiquement pas me trouver à Djibouti-ville
pour participer à une prétendue manifestation
de prétendus opposants censée avoir été
prétendument empêchée le vendredi 30
décembre.)
En marge de mes activités partisanes, l’occasion
m’a été donnée au cours de cette
tournée de discuter avec une délégation
de notables traditionnels qui ont expressément sollicité
mon entremise afin que soient entendues leurs doléances
quant à leurs rôles ainsi que leur révolte
face aux souffrances infligées aux populations rurales
du Nord.
I) L’Etat contre la société
: Les temps nouveaux des notables TIJI
D’une complexité
variables selon les sociétés, l’ordre
politique traditionnel a pour fondement le chef de tribu,
appelé notable ou okal. Sa fonctionnarisation est
un fait colonial : contre rémunération mensuelle,
il était l’intermédiaire entre l’administration
et les administrés. Toute velléité
de résistance de sa part était violemment
réprimée : Ougas marginalisé ou Sultan
déporté à Madagascar l’apprirent
à leurs dépens !
L’Etat postcolonial a reconduit ce rapport de domination
en exacerbant les dysfonctionnements. Dans son entreprise
systématique de destruction de l’ordre traditionnel,
le régime djiboutien, après avoir contraint
un Sultan à l’exil forcé, met actuellement
en œuvre une nouvelle stratégie que dénoncent
les chefs coutumiers : l’imposition et l’usurpation
de nouveaux chefs traditionnels cooptés, tout dévoués
au parti unique. Loin de contribuer à la consolidation
de la paix civile, ces notables TIJI sont, en tant qu’interlocuteurs
privilégiés de l’administration territoriale,
les exécutants serviles d’une politique de
discrimination et de marginalisation à au moins deux
niveaux.
1) ils bloquent systématiquement auprès de
l’état-civil toute démarche pour l’octroi
des actes de naissance et des cartes nationales d’identité.
Or, ce déni de citoyenneté, implacable depuis
1977, participe d’une politique de substitution de
population et d’une falsification de la djiboutianité.
2) Opérant
le plus souvent dans le cadres d’associations sponsorisées
par le régime, ils font bénéficier
des projets de développement (pour les rares qui
voient le jour) et des aides internationales, alimentaires
ou sanitaires, dont ils sont les récipiendaires exclusifs,
à la condition impérative d’être
encarté au parti unique au pouvoir.
L’émergence de ces nouveaux notables TIJI témoigne
d’une volonté délibérée
de condamner les districts du Nord au sous-développement
et leurs populations à la misère. Les notables
traditionnels refusent d’être aujourd’hui
les complices silencieux de cette politique méthodique
d’anéantissement qui se dévoile plus
dramatiquement dans l’insécurité sciemment
entretenue dans ces régions et contre laquelle ces
notables s’insurgent également.
II) Soldats gouvernementaux
et « rebelles » armés : Même combat
contre les civils
Au prétexte
d’éradiquer une rébellion armée,
le régime a multiplié les cantonnements militaires
dans les zones rurales du Nord, en violation de l’accord
de paix du 12 mai 2001. Après Adaylou, Waddi et Gal’Ela
ont vu débarquer un impressionnant contingent qui
reçoit ses ordres directement de l’état-major
de Djibouti-ville. Invoquant cette prétendue résistance
armée, le régime étouffe ces zones
fortement peuplées par un embargo qui ne dit pas
son nom et inflige d’innombrables souffrances aux
populations rurales accusées de la soutenir. Plusieurs
facteurs amènent aujourd’hui les notables traditionnels
à ouvertement accuser le régime de, sinon
entretenir ouvertement, à tout le moins de tolérer
ces éléments armés.
(...)
Uguta/Toosa, bilan de
l'année 2011
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre 14 /
Qafar
Saqoltih ruuba ayyufta !
Afars-networks, 1er janvier 2012
UGUTA-TOOSA
: Qunxa Daabaloh esser maqeh. Niya kaak maqeh.
"Yanna- Culbal" ise
muggaaqisay, hinnay aka bagulle migaq dooritay, fransaawih
afat fiirissi hee mabulwa kaak qidan lafa mali.
Qafar
elle mangoh tan booxal, a esser "oobisaanam maqe mala.
Nanu net celtam kak axce lino.
Ali Coubba (Qali Kubba).
Nagaynà
sin amol tanay,
Fiiruk Qafar Saqolti
kee Qafar xaylok salaamaqle ! Akkel baraay loqo xaagut agaarad
abtaah, Qafar Ayyunta kee Qafar Saqolti ittâ fanah bahta
toobokok inkiih kulsa le gadda geya.
Toohuuk lakal, inni migaq kee yi mablà (vision)
leh tan Qafar xayloh migaaqal anu takkel aytikuma (interpellation)
kah ruubam Qafar Saqoltiy Djiboutî doolatay Debeeno
Abbah kak yanih iyya beytah tanih tan siyaasal saduh tani.
Toh maa Saqoltiiy itteenik, tohuu amo gexak Sadi Bartiitah
afak tan Saqolti (dirigeants), ciggiilak
ken gubal taamittah tan Saqolti (cadres),
ellecaboh too Bartiita beyta hadafal yaamineh yan mara (militants,
partisans, sympathisants).
Rikeek kulli bartih Abbah tama warkat le sandugul (email)
kah ruube weemik sabab, Qafar xayloy Afar-Networkut adoytiitih
ennittah aytil hayu. Axce yab ubulay raaqaay, guma’dde
haay, siinit ceele waytam tenek gaba’dde waasaay, osissaanam
edd’oosisaay, immay abnà yab aaxaguk raaqa.
Ayti gexxo leemik woo bartiita tahinteeti : PDD, FRUD,
UGUTA-TOOSA, ARD. Macaay, kalah kaadu qusubah xissimte
qunxa Bartiita taniih ken kaadu edd’asgalle : toh Qafar
Eglaalii kee Gabqasah afak yaaba maray (kasloytit, fanni mara,
etc.) siyaasa hadaf le. Toh macaay itteenik, num faxe
qaku yaalleeh usuk Qafarah le gar gunnusa num yekkeek wadir
malat kaa yasgalleenimi iyyaanamih mablà.
Taa Bartiitah Abbobtih migaq : 1. PDD, Gifta Mohamed
Daoud Chehem, 2. UGUTA-TOOSA ah Abba Gifta
Ali Coubba, 3. ARD eh Abba Gifta Ahmed Youssouh
Ahmed, 4. FRUD Abba Gifta Mohamed Kaxxaqammi.
Uyxuxxu heeh, ta Saqolti leh tan hadafat bossa axcenno, hoxsek
gacseyoo lon. Ceelalloh ken mablà elle taninna siinih
gabbaaqqa heeyyo :
AC : « nek hadaf Qafar Ummata le Baaxol
le gar geytaah, démocratie xinto saadisaanama. Egla
Sadi Bartiitat linooh, Ard kee ni fanat fantaaxaw yaniih,
kalah kaadu Frudi’lluk fantaaxaw lino. Gabqasa gicloy
xiironuh qande giclo lel naamine. »
MK : « Djiboutil sinaamak amol
tanim Caylah xiina mara. Caylat caylah koositennooh, baaxol
Sadi Bartiita n’aamol tan xukko cayli edd’aane
waa uguugumot kalenno itta tiyal sininnah nanno. »
MDC : « Djiboutil Baaxoh Abba beyam
kaamol ayyo xintooy, nanu tohul saduh nanno. Elle naaminem
démocratie xintooy, tohul ni Barti kee PND Barti gaba
gabat luk too giclol naamine. »
ARD bartik awlaytuh yan Cassim Ahmed Dini
iyyam: « nek hadaf démocratie xinto daabisaanamaay,
Djiboutih Ayyunti inkiih edde yangale xinto. Tohuh nanu Baaxoh
addal elle kah ardennooh, soolak Gabuutî mandarih addal
elle qiy kah axcenno qande kah soolise kal. »
Ta affara Saqalih xagar kah xagam usun lon siyaasa Djiboutih
Ayyunta kee baxsa luk Qafar Ayyuntah tayse iyyaanam hinna,
tohuu siyaasak mariiy isi mablà kak leh yan mara usun.
Ken xagar kah xagamaa, usun ayti gexxoo kee asaaku sadi Bartiitat
Qafarak yanih yan marak sinam ken le kabul fula le iyyaanama
(sur la base du critère du poids numérique des
militants), kaadu dumaak ayti le Saqoltiy siyaasat dumaak
tingicille.
Too waqdi, ken mablà fokkaqqa haynek, ta Saqolti
hadafal tangaleh ! Too hadafaa, - Djiboutih
Ayyunti amobaxxaqqà esseritaah,
- bagul teetik tanih tan
kaamol ayyo baguk isik kalaah,
- Djibouti doolat « démocratie » xinto
tassukuqqeeh,
- Baaxo leh tan cayit sinaam inkim edde takkeeh, inkim edde
geyta hadafa.
Ta Saqolti itta’lle
waytaah, baxsi kak yanim macaay hadaf keenik angaluk ?
Baxsa keenik lem inkiimi : « moyens, méthodologie
» faransaawih afat kak iyyaanaah, Qafar afal gita kak
iyyaanah yaniinimi ceelalloh. Usun inki hadaf (finalité,
but, objectif) le mara, immay mariiy isi gita kak
le mara (moyens). Hadaf kak inkittuuy, giti kak sissini
siyaasa mariiy kabul keenik beyam. Qafar missili hununuh bagul
kak yaamaate siyaasa : « mariiy tu nek yak
yam inki malà ». Tah aaxagukuu
hay, Qafar Saqolti tannah tan ditet haytem macaay, uxih kah
edde yaniinim macaay ?
Faransaawi missilah ittaah « la fin justifie
les moyens », hadafal yengele marak,
gitaa kee malà tangalem tayse. Dumah CAD akkel
neh baahe missilih gurrah « inki kabul gutuqnah
nanii », hadaf kak yengele mari inki kabul kah
gutqe waam macaay ? (principe du jeu du tir à
la corde).
Inki kabul gutqe kal tu bictah matan labhay. Isin litoonuh
tanin barkat kee hangi wokket edde bayà. Mariiy le
dabbak qiy iyyek, isin Djibouti Shaqbih rubtan aytikuma wagay
waaga bahtaah, sinam sin yaabak tabbixe geera mataaxiga. Sinam
baditit beytam tohu, sinam isin abtan yab aabbe mawaytay,
siinik amo’lle bahta deebo wayta sinam. Beedak nee wadirih
haytam Abbâ sinna. Qafar Ayyunti le Saqoltik kaxxa weeqa
lem siinih warsaah, baditit kak nanim nanu amo’lle bahna’kke
manaaxigaay, elle nabbixxeeh inkim kak inn’Abba mannu.
Qafar Ayyunti kak qayxiixitam Abbâ sinna.
Too waqdi labhay,
akkeey
Le
3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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ADHEREZ
A UGUTA-TOOSA
Carte d'adhésion de Uguta (Toosa)

(verso)

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Titre
15 : A
PRESS RELEASE FROM AFAR NEW YEAR GATHERING IN SWEDEN
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Afars
from different parts of Sweden gathered on December 30,
2011 in Uppsala city, Sweden,
to discuss the current situation in the Horn of Africa in
general and in the Afar areas in particular. The gathering
was made possible by the Swedish Afar humanitarian organization
better known as the Afar Friends in Sweden.
Participants would like to take this opportunity to thank
Afar Friends in Sweden for its invaluable contributions
to improve the situation of the Afar people since its foundation
18 years ago. We also wish to thank the executive committee
of this organization for its unforgettable role in getting
out the young Afars who were locked in the dreadful Hodeida
prison in Yemen.
After
deep discussions and analysis of the critical situation
in which the Afar people find themselves, the participants
decided to establish an Afar Community Association
in Sweden (ACAS) with the aim of helping their
countrymen in difficult situations. The participants, in
addition, agreed to release the following statement:
-
We, the participants of the meeting in Uppsala praise
and are grateful to the Swedish government’s unforgettable
generous gesture in 2011 by providing sanctuary for the
Afar refugees from Eritrea who were languishing in a notorious
prison in Yemen.
- The participants would like to thank the Swedish Government
and Swedish people for the long lasting humanitarian and
development efforts in the Horn of African countries and
urge the Swedish government to pay close attention to
the very difficult situation of the Afar people in these
countries.
- While grateful for the past assistance, the participants
appeal to the Swedish authorities to protect more than
200 Afar refugees from Eritrea currently languishing in
prison in the town of Hodeida in Yemen. We appeal to the
Swedish Government once again to demonstrate their solidarity
towards these young refugees who managed to escape the
brutal regime in Eritrean, ending up in the notorious
prison in Yemen.
- We urge the UNHCR to address the Afar refugee situation
in the villages of Asyaita and Barahle in Ethiopia by
working actively to find third countries for resettlement
for these forgotten refugees.
- We urge the Ethiopian Government to cooperate with the
Afar traditional leaders in general and particularly with
the new Afar Sultan Hanfare Ali Mirah especially in matters
related management of natural resources which is vital
for survival of the Afar People.
- We urge the Djibouti Government to take responsibility
for the welfare of its entire population and initiate
a peace talks with FRUD opposition party without delay
in order to ensure peace and stability in the country
- We call upon the Eritrean Government to stop terrorizing
the Afar civilians, ruthless exploitation of Afar natural
resources and re -open borders with neighboring countries
without delay so that people can gain access to food and
other items necessary for survival.
Uppsala, January 3, 2012
Uguta/Toosa,
bilan de l'année 2011
Le
3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre
16 /
Afar People’s Party (APP) wishes you all a Happy New
Year !
APP press release 4th
January, 2012
Afar People’s Party continues to inform the public
and examines the situation in Afar Regional State in Ethiopia.
Our assessment indicates that the magnitude of social
injustice and misery of the Afar people due to bad governance
persists.
- The number of detainees continues to increase and the
Abqaala prison (the new “concentration camp”
for Afar dissidents) is full of innocent civilians who
are either alleged to be relatives of the opposition forces
or who criticize the policy of the Regional Government.
These people are imprisoned for more than two years without
justice and without access to human rights organizations.
Moreover, the humiliation and harassment of those in prison
is getting to unbearable level and many of them are suffering
from diseases and some has lost their lives in the prison.
The number of current detainees in this prison has been
estimated to be more than 300 persons from different parts
of Afar Region.
- The illegal land grabs add to the evacuation of pastoralists
in Zone 1, Zone 2 and Zone 3 has intensified. Those who
opposed the pastoralist eviction have lost their jobs
and some of them are suffering in prison. The so-called
“compensation” fund from the Federal Government
has never reached those who are entitled to the compensation
but continues to enrich the bank accounts of the corrupted
officials. The farmers in Datbacari have given up their
farming due to the lack of water, while the Awash River
has been diverted to the irrigation of Tendaho Sugar plantation.
The Dooco farmer cooperation in Namalefan area has lost
their farming land to Kesem Sugar plantation project and
many of them are displaced from their localities and live
as destitute. The Woyane investors continue to instigate
conflict among different tribes in Baqadu and as a result
many have lost their lives.
- The Afar Regional President and his closest clique have
agreed to give away a big territory of Afar Land to the
Somali region. This has done without public consultation.
APP announces that this agreement as invalid. Ismail Ali
Sirro, Mohamed Kedir (Anbeta), and Siyum Awal are accountable
for this betrayal. The Woyne regime should know that any
attempt to implement the newly drawn administrative map
will lead to a bloody conflict that will damage the social
and economic sector of whole country. Further, the illegal
settlement of Issa in Afar Region continues. In 2011 more
than 80 people have been killed by Issa and the killing
of civilian continues without any intervention from both
the federal and regional governments.
- The Afar area that is annexed by Tigray Regional State
continued to be regarded as no-man’s-land, where
the inhabitants are purposely denied access to education,
health facilities and other administrative services.
- The intolerable act of Woyane to undermine the Afar
traditional leadership continues, as has been observed
during the enthronement of the Awsa Sultan in November
which will have a calamitous consequences in the future.
APP warns both Woyane and its messengers in the Afar Region
that they will pay high prices for the injustice committed
under their minority and hegemonic rule. Hence APP will
intensify its struggle to safeguard the wellbeing of the
Afar people.
We call upon Afar people to join the struggle for justice
and democracy in Ethiopia!
Afar Peoples Party, January 2012
Afar.people@yahoo.com, admin@afarparty.org www.afarparty.org
Uguta/Toosa,
bilan de l'année 2011
Le
3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre 17 : IOG
tremble et transpire à grosses gouttes...

(Caricature transpise par Jeune
Djiboutienne Toosa)
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http://www.youtube.com/user/ALICOUBBA#p/u
DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre 18
/ Egypte: La peine de mort requise
contre Hosni Moubarak
Créé le 05/01/2012
L'ex-président égyptien, chassé
du pouvoir le 11 février 2011
MONDE - L'ex-président est notamment accusé
d'être impliqué dans la mort de manifestants...
Le
procureur a requis ce jeudi la peine capitale contre le
président égyptien déchu Hosni Moubarak,
lors de son procès qui a repris lundi Caire. «
L'accusation réclame la peine maximale contre
Moubarak et les autres accusés, à savoir
la peine de mort par pendaison», a déclaré
le procureur Moustafa Khater.
«
Pour la mort d'une personne, on encourt la peine de
mort, alors que devrait dire le tribunal lorsqu'il est
question de la mort de centaines de personnes ? »,
a-t-il ajouté. Le réquisitoire de Khater
a déclenché applaudissements et acclamations
chez certains hommes de loi présents, qui ont scandé:
« La mort, la mort! Dieu est le plus grand!»
850 morts
Hosni
Moubarak et ses co-accusés sont suspectés
d’être impliqués dans le meurtre
de manifestants lors de la révolte populaire de
janvier et février 2011, qui a fait officiellement
850 morts. Il est également poursuivi pour corruption.
Poussé par la rue, l'ex-rais a quitté le
pouvoir le 11 février 2011.
L'ancien président,
âgé de 83 ans, est arrivé au tribunal
dans une ambulance et a comparu sur une civière.
Il est jugé depuis le 3 août 2011, mais le
procès avait été ajourné en
septembre en raison d'une demande de récusation
du président de la cour, jugé impartial
par les défenseurs des parties civiles.
Le
procès a été ajourné aux 9
et 10 janvier.
Enora Ollivier, avec agences
Source :http://www.20minutes.fr/monde/egypte/853456-egypte-peine-mort-requise-contre-hosni-moubarak
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DJIBOUTI / 35 ANS DE DICTATURE TRIBALE
------

Dessin de M. Picon - www;ardhd.com
Uguta-Toosa,
bilan de l'année 2011
Le
3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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DJIBOUTI : 34
ANS DE DICTATURE
Titre 19/
: Cassim Ahmed Dini (CAD) ou l'ARD
contre tout le monde
par
Ali Coubba (Date : 08/01/2012)
Chers camarades,
UGUTA-TOOSA
ne veut pas prendre part à une polémique
stérile qui détourne l’Opposition
de son objectif : lutter contre la dictature qui
opprime notre peuple et notre pays depuis trente quatre
ans. Cependant, se dissocier des propos d'un
responsable politique, aussi valeureux soit-il, c’est
faire œuvre de salubrité publique tout en
replaçant dans son contexte les dérives
langagières de Cassim Ahmed Dini. La parole ultrasécurisée
nuit à la liberté d’opinions et le
silence complaisant n’a jamais fait avancer la cause
de la démocratie.
Cassim
Ahmed Dini contre UGUTA-TOOSA
Comme, vous
l’avez tous noté : les sorties épistolaires
de Cassim A. Dini n’épargnent aucune formation
politique, aucune association, pour peu que l’idée
exprimée sort de l’ordinaire (Cf
: Réseau afar-network en afar). Ses tentatives
pour minorer le rôle de notre parti politique et
d'autres membres de l'Opposition se ramassent à
la pelle. A notre égard, il est vrai qu'il n’a
pas fait preuve de violence verbale similaire à
ce qu’il pratique à l’égard
du FRUD armé. En Europe, ses commentaires incendiaires
amplifiés par les écrits déférents
de deux ou trois conscrits ont réussi l’exploit
rare de discréditer toute l’ARD auprès
de nombreux internautes, en particulier des étudiants
et universitaires. Ce parti, avec lequel UGUTA-TOOSA a
signé une alliance jamais respectée, regorge
de talents. Mais il ne possède pas un dirigeant
politique à poigne capable d’exercer une
autorité morale sur toute l’équipe.
Cassim
Ahmed Dini contre le FRUD armé de Mohamed Kadami
La rébellion
armée est-elle noyée par les espions envoyés
par la dictature ? Des rumeurs pressantes ont toujours
fait état des recrues au comportement étrange
dans le maquis. Ce n’est pas une nouveauté
si l’on se rappelle les raisons de l’échec
militaire et politique du FRUD n°1.
Cependant, l’analyse approximative et déplacée
de CAD insinue davantage. Sur la base de témoignages
des notables, il réduit les rebelles du FRUD armé
à une bande de malfaiteurs téléguidés
par le pouvoir en place. Or le peuple djiboutien, plus
que jamais, n’aime pas qu’on s’en prenne
aux rebelles qui sont prêts à sacrifier leur
vie. D’autant que la crédibilité des
renseignements livrés par des notables, les agents
les plus corrompus de la dictature djiboutienne, reste
posée. A dire vrai, la campagne critique
à l’encontre du FRUD armé est si bien
orchestrée, si constante, que j’ai du mal
à croire qu’il s’agit d’une opinion
personnelle. La direction de l’ARD participe
à une cabale politique dictée par des considérations
qui nous échappent. Et le moins que l’on
puisse dire est qu’elles nuisent à l’unité
de l’Opposition.
Si la cabale n’est pas collective - ce qui reste
à démontrer – je souhaite à
MM. Ahmed Youssouf, Adan Mohamed Abdou et Mahdi Ibrahim
A. God, d’avoir un estomac bien solide. Chaque sortie
de CAD entame l’image du parti…
Pourquoi
cet acharnement ?
L’objectif
est affichée : l’ARD entend occuper
et le terrain politique et le terrain militaire.
A Djibouti-ville, ce qui justifierait son dénigrement
des autres partis politiques, elle a choisi d’imposer
une nouvelle coalition par la force et l’intimidation.
La nouvelle nous est parvenue par les médias.
A notre avis, ces deux organisations qui se crêpent
les chignons, anciennement membres du FRUD armé
n°2, nourrissent des divergences héritées
de l’époque de leur scission. C’est
l’ARD qui a commencé les hostilités.
On dirait que nous n'en sommes que des victimes collatérales.
En stigmatisant la rébellion armée, cherche-t-on
à rassurer la dictature pour mieux la surprendre
? Cette stratégie ne manque pas de pertinence mais
à condition que, entre temps, on n’ait pas
créé un vide autour de son parti. La politique,
nous le savons, obéit parfois à d’obscures
ambitions, le sentimentalisme est laissé au vestiaire.
Dans le contexte
actuel, le jeu de l’ARD est déplorable. Le
peuple djiboutien réclame la mise en place d’une
Opposition forte et unie, capable d’éradiquer
la dictature. Le spectacle donné est indigne. Il
provoque du ressentiment des victimes et irrite nos concitoyens.
Cependant, une chose est sûre. A force de tirer
tout ce qui bouge, l’ARD s’est créé
des adversaires dans tous les milieux. Où en est-on
des actions de mobilisation solitaire qu’on nous
avait promise : « faire de nouveau parler toutes
les rues de toutes les agglomérations »
(ARD, Communiqué de presse du 21 novembre 2011)
? » Elles tardent à se concrétiser.
Le parti légalisé du défunt Ahmed
Dini ne profite pas de la situation privilégiée
qu’elle occupe à Djibouti-ville. Ses critiques
inconsidérées suscitent, c’est tout
à fait normal, la méfiance justifiée
de ses alliés objectifs.
Alors que la dictature connaît un discrédit
de plus en plus grand dans le pays, l’ARD gaspille
son énergie en provoquant ses alliés à
l’intérieur comme à l’extérieur
du pays.
Aussi paradoxal
que cela puisse paraître, cet homme talentueux sème
cataclysmes et animosités sur son chemin. Sa notoriété
est si grande qu'elle induit deux conséquences
dévastatrices au sein de son parti. D’une
part, elle jette de l'ombre sur tous les membres du bureau
politique et fragilise l’autorité,
voire la légitimité, du président
Ahmed Youssouf (l’imam caché). D’autre
part, elle provoque la castration intellectuelle de ses
camarades qui ne peuvent ni circonvenir les humeurs
de l'"enfant prodige", ni défendre l’indéfendable,
d’où leur silence gêné. Personne
n’ose démentir ses propos les plus excessifs
parce que le parti est déchiré en même
temps par la course au pouvoir. En conclusion, au lieu
d’être un élément moteur pour
son parti et l’Opposition, CAD désorganise
notre famille politique...
Evidemment,
tout le monde s’interroge sur Cassim Ahmed Dini.
Est-il un modèle
pour la jeunesse ? En tout cas, pas avec cette humeur
massacrante qu’il affiche et ses sautes d'humeur.
Il est non seulement son propre ennemi mais son manque
de diplomatie et le laxisme de ses camarades mènent
tout le monde à un repli sur soi que nous voulons
éviter. Car notre division renforce la dictature.
Nous venons d’apprendre que l’ARD a lancé
un appel « pour définir ensemble un cadre
d’action unitaire » (ARD, Note d’information
du 4 anvier 2012). Vient aussitôt à l’esprit
une question logique : après avoir dénigré
tous ses alliés politiques, avec qui ce parti va-t-il
signer des accords et former une coalition unitaire fondée
sur le respect mutuel ?
L’Opposition
djiboutienne exilée ou interdite au pays (MRD,
MRS, FRUD armé, UGUTA-TOOSA, d’autres mouvements
et personnalités politiques) ferait mieux de s’organiser
ici et maintenant, en attendant que l’ARD trouve
le chemin de la responsabilité.
Ali
Coubba
Président de UGUTA-TOOSA
Coordinateur du CODED
Uguta/Toosa,
bilan de l'année 2011
Le
3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre 20 : Hommage
à un grand poète
contemporain, CASAN "MALA" !
par Qunxa Daabalo, 11 janvier 2012,
afar-network.
Nagasseenii,
Inna
lillah wa innaa ilayhi raajiquun. Yalli addunyak tayse akeera
kaah yacaay. Kaak raqte buxáh iimaan kee gadeebó
yacaay !
Il
fut un grand poète aux joutes oratoires inégalées.
Il dénouait avec une facilité déconcertante
des paroles intriquées. Un redoutable adversaire
! En guise d'hommage à ce génie de la langue
afare, je vous envoie une repartie épique qui a eu
lieu entre lui et Ali « Darsá », un autre
grand poète digne de Tolah Canfaxe. L’enregistrement
étant de médiocre qualité, je prie
Mohamed Youssouf Gaddaaqaay de bien vouloir corriger les
éventuelles erreurs et lacunes rencontrées
dans ce texte. Aussi, veuillez me pardonner les éventuelles
fautes d’orthographe et les approximations dans la
transcription dans certains mots. Vous pouvez écouter
cet enregistrement sur le site Arhotabba : http://www.arhotabba.com/tradition.html
Au
passage, je rends un vibrant hommage à Gaddaaqay
et à Hassan « Pilote » pour leur formidable
travail fourni dans le domaine de la littérature
afare. Ils sont sur les traces de leurs illustres ainés.
Nous attendons avec impatience la sortie de leurs travaux.
Bonne
lecture,
Daabalo.
Casan «Mala » kee Qalii « Darsá
» ittal abte kassoowu :
Ali Darsá :
“Oobehik
manoy inkiih assalaamaqle ”
“Casan salaamattá baxse kal macaba”
“Isih salaamaqle oobehik Casanow”
“Sinam nagay raqte kak temeete Kabul”
“Sek Malaw laak cakayni koh nagay raqte”
“Buxah addi koh nagay raaqe Sek Malaw”
“Ku yab dareemaanah, koo dareemaanah”
“Yi yab buruttaanah, yoo buruttaanah”
“Ku yab maduudatta koo le meela Qali”
“Ma dudda yok yaana yoole meela Casan”
“Oobeh an Casan haykal yaabe yoo kalek”
(Dorró)
“Qisí
luk yeneeh nagaahinna kok kaleh”
“Tu wayna kok yeenih killilil Casanow”
“Doroq mameklaana awká l’abba maleh”
“Mataaka yol hayte Qas Cedal Hassanow”
“Qilsi yab widirit yanitte cooma’kkal”
“Faketto faatatytow sarra maagiida nel”
“Kutublá kok toobbem á sifak*
dumí bar” (Dorró)
“Dabán
numut yaaba gacteh iyyaanam”
“Dabán numut mabloh gacteh iyyaanam”
“Wayak faxem takkeeh kalbi niqbah xiqam”
“Kalah Qali hinna qahdi lem Hassana”
“Casan wagittaama yoo yaarreenim”
“Qali wagittaama yaffigiddeenim”
“A ne’dde wagtaanam yabti missila hinna”
“A namma mansayya nelle wagtaanam”
(Dorró)
Casan Mala :
“
Ku salaamatak ma gamtiyyoy ukkuqeh”
“ Sinam nagay raqtee kak temeete Kabul”
“Sinam nagay raqtee kak nemeete Kabul”
“Yok nagay raqte namma gaari…”
“Wohuk wadir takkem maaxiga Qaliyow”
“Qambal leemih num cam’orbissa carra leh”
“Atu umaanet kah taninna manaaxiga”
“Bica’dde yemqeenik haykalah raadiya*…”
(Dorró)
“Qiddí
bar Darsaw qahdí nek mabicinna”
“Racmatak wayneh qahdí nek mabicinna”
“Baxuw garil Qalii Darsah yab magenno”
“mayabta faxxaamah tibbi xaylo maleh”
“Uluqtó muugutta Obnók ugte kalah”
“Nel oobekal Darsáh qahdi wayneh acarra”
“Ellé tayse gub guftee oobehih Duufe”
(Dorró)
“
Abxa dabqa kah xintam soole wa baxak”
“Booxal ankisewaa numuk waday cayyah”
“Wakti nannoh Kutublá n’ahdi taabbeemih”
“Kutubla nek cayteh oobé waa yaabak”
“Oobéh an qaran racmat baahe waytek anú”
“Ellé tayse gub guftee oobehih Duufe”
(Dorró)
“Nek
toobbém le n’ankacissa Kutublá”
“Kutublá yoh maabbo yok yoobbeenim”
“Kutublá yaabaanam kok wagitaanam”
“Dirabli yab takkeh wagta baahaahimil”
“Ellé tayse gub guftee oobehih Duufe”
(Dorró)
“Gexaanamak
fardi nee xiqaw aamanah”
“Gexay yáb inkittoh neh gacis aamanah”
“Yáb inki mansayyah neh gacis Qaliyow”
“Siita dessassém tekkeh ixxica meelá”
“Casa kaxih koo ma deesaasinniyo”
“Adáh inna l’ankacti yekkeh ixxic”
“Ellé tayse gub guftee oobehih Duufe”
(Dorró)
Ali Darsa :
“Bisolloqo’tteenim
taaxige Casanow”
“Naffarem adá yok itte carra kassitaa ?”
“Naffarem adá kak’te yaaba kok fannam”
“Yabtí habbal leeh yabte yab masugussa”
“Sin agbí yáb baysah yáb
bayisseenik” (Dorro)
“Duma
elle sugne’nna naaxigeh Casanow”
“Duma elle sugte’nna taaxigeh Casanow”
“Yi labhak abba isih tekke carra lito”
“Yi meklá yoo ceelak beyte carra lito”
“Doroqta yoo ceelak beyte carra lito”
“Yi barrak awlaytu tekke carra lito”
“Sugte baahoo’mmay laahi kah gexak sugem”
“Yi baahó yoo ceelak beyte carrá lito”
“Madqá koolih abak suge caxál yabnek”
“Meklá koolih abak suge caxál yabnek”
“Tamanna ummatal caalát elle sugem”
“Afak yaarren num hinniyo Casanow”
“Tuggaruq kuumuy tuggaruq anu mayyu”
“Baxsa lem siiniy baxsa lem yoo hinna”
“Ariiqo yok kalte kah sugem ku baxay”
“Sek Malaw foocal obte waqdi kok raaqe”
“Kedoyta yabtaama korrabaamak afat”
(Dorró)
“Tiyat
nabam yabta Sek Malaw baacat”
“Amaatay qerfál baahá bahtaana”
“Amaatay temqól baahá bahtaana”
“Yabawkí kokyaabek baaháh ayró
rabeyyo”
“Yabarrá kok yabtek baaháh ayró
rabeyyo”
“Baxuwwah aytiita xagqad’abteeni”
“Kedoyta yabtaama baaháh im wadirik”
(Dorró)
“Temeete
faataytow farmó koh Qogagak”
“Temeete faataytow farmó kol qiidih”
“Isinni gaantasih Xer Qali baxise”
“Yoh maseecinto ummata’xceh emeete”
“Dalii marak soddom kot kafe Casanow“
“Isin gaca’tten woo marak Casanow”
“Macaay kok iyyen woo tiyak Casanow”
“Ummatey gaca’tteeni kinnim aaxigehik”
“ Gaca exce yok waanam labhay aaxige kal”
“Kok waam mayyuuy koo kedoh faxa itte”
“Sinni yoo katée kalteh kóo katám
faxeh”
“Kedoyta yabtaama baaháh im wadirik”
(Dorró)
“Nanu kasna saaku tubbaxsi yibbixe”
“Woh Qafár baaxol baxsa lem hinna”
“Namma tooboko siitalih maraaqinna”
“Abbáa kee baxa siitalih maraaqinna”
“Marii kabuk siita yoogore qeebil”
“Marii gabak siita yoogore qeebil”
“Matár salaama’xcuk Mabhar oobise num”
“Baxí kak gex’abbá Mabhartu tikkiye”
“Abbá kak gexe xayló Mabharat raqte”
“Kalól saláam kacnuh raqte labhá
tani”
“Kalók Qalii kacnuh tawqe labhá tani”
“Casan Qalii kacnuh tewqe labhá katee”
“Ellé kankacsee Mabharat magaciyyo”
“Ellé kankacsee gexxe labhá katee”
“Koolih elle rabanna hinna yol bahtem”
“Koolih elle qidanna hinna yol bahtem”
“Kataa yok ittam kok ekkele atu yoo”
“Katay maxaccitoy elle tuckume yoo”
“Yo’lle tayxeeruh yok abte faataytow”
“Qafár migaq koros naqbuh ittikiyye”
“Isin yi naqbuh way tittikiyyeni”
“Kól rabám hinnay dahwatiinó
yoh abte” (Dorró)
Hassan Mala :
“An’absumal
raatak koo cabek lafá luk”
“Xaláy kee Qarsák korgiqek Qaliyow”
“Baxi ayró koo wagtek yabsumaw laa gey”
“Ku baxsa lem tayse koo kee yok Qaliyow”
“Waytá labhá sumaaqisay rasul
qaddós” (Dorró)
“Sinaamah
ellé seecenemim woo qaxaay a qaxa”
“Ko’lle seeceenim kóo marak macabinniyo”
“Is’eddé seeceenim akkale Qaliyow”
“Rasul temqem edde temqe num akkale”
“Abúr abak ko’llih dabreh amma’yye
kok”
“Casan Malák raaqék raaqé
weem wagitay” (Dorró)
“Wóo
kabuk dahwát luk yemeete”
“Ummatah seece macxi ceefá faxa’yye”
“Inkiih elle seecenim woo qaxaay a qaxa”
“Yoh edde seeceeniih kóo marak macabiyyo”
“Duma elle sugnenna ekkele Qaliyow”
“seefá yol cinteh seefá kol maaca’tte”
“Seefa yol cinteh yabba hinnito yok’te”
“Yabsumaw isih abte baxsa yok waytam”
(Dorró)
“Siftá
culta’axcuk gaadá rubte”
“Ugutté gaadá yoo gufteh maffagaddoy”
“ Subci radde girá ayró kol radak sugtém”
“Buxá inki xexxaaral nek tene Qaliyow”
“Lác inki kellaaqól nek yene Qaliyow”
“Rasuk madagtoonu yangacallé marah”
“Gacak mananninna toogorek ku silác
“yaysé barka’btem carbí yol rade
carra”
“Sin elle qambissem carbí deesaase cayla”
“Yabsumaw isih abte baxsa yok waytam”
(Dorró)
“Atu’tta
num kaabek yabsumaw kalól”
“Kalól Qudum sarri elle yan l’aafa leeh”
“Tahah Qudum sarri yaaxigeh l’aafa leh”
“Qalii qaddi kok yoobbe lafam faxa”
“Uluqtó kok toobbe biili faatica le”
“Rasul numuk teyni yaaba toomeenik”
“Akak kudam hinna dilli kaalmaamik”
“Wagáb numut tekkem cisrá kol
baahem” (Dorró)
“Abuusa
tom’ayro kaxxá kalmaamí”
“Kaxxá kalmaamí diggá toogor’ayro”
“Kaaxá kalmaamí cayyó toogor’ayro”
“At’absumal umám bahte Ceerék
iyyen”
“Yok iyya koh tekkek ittem anni maraay”
“Baxáy Qalii qaddik diggá kak yen lafam”
“Kaxxá Gaddittek Xer Qalii baxi kak”
“Misli le Uluqtók Qunkubunti baxi’yye”
“Baahé carra gaba’yró
hinna yoh qaddós” (Dorró)
“Temeexegem
kol haa yabsumaw Qaliyow”
“Temeexeg’ayro’kkal kayró qellu
mali”
“Yoh niyatte kiyaamá sin bagul raddem”
“Ummatak hoodo ookome Qalii Darsaw”
“Le ur dabar sugtem qeebí muknuukunó”
“Temeexegem kol haa yabsumaw Qaliyow”
“Temeexegem yol has yabsumaw Qaliyow”
“Qellu sinn’ayró yol hayis Wagáb
ayró” (Dorró)
“Dumak
inki malsi luk sugne yabsumaw”
“Dumak inki baaha luk sugne yabsumaw”
“Ruubán absuma hinnito Qali Darsaw”
“Anu koo cinam at’ankel yok tabbixe”
“Baahé carra gaba’yró
hinna yoh qaddós” (Dorró)
“Wagáb
inná baxsa lem caalak yol hayis” (Dorró)
Ali Darsá :
“Nummá
kók uguta axce‘kal sinam gexxeh”
“Sidiica num gexxe sin fanat Casanow”
“Diicilé edde yan sidoc koolih yok gexe”
“A labhá yoh bahtem maa giraay woo carra”
“A labhá yoh bahtem qarbadi’nnaa bareen”
“Wagáb tiyal gacnáh ankacís Casanow”
“Kedeenu celtaama Qiise diggaak abem”
“Kedoyta sahtaanah arrabal Casanow”
“Digaalá maay kinni kól liyóm
digifih” (Dorró)
“Tiyat
nabam yabta Sek Malaw baacát”
“Kok exce yoo tekkek kol rabeh yaanam”
“Kok exce yoo tekkek kol qideh yaanam”
“Kok exce yoo tekkek kol mudéh yaanam”
“Cinew Casan galmi elle waddiimam”
“Cineh Casan galmaw roocih amaané (aaminé)
kóo” (Dorró)
“A
baaxól ummattá kassí gaddali le”
“A baaxól ummattá lactí gaddali
le”
“Yok waam anu kassí gaddali ekkemi”
“Kedóh macah raqteeh iyya baahemil”
“Qidaanak raaqem akkalew anu koo”
“Yoo kedóh macabinnitoy kasah xiina”
(Dorró)
“
At’aabe wayteemiy ummát abte matan”
“At’axce wayteemiy ummát itte matan”
“Matastura’tteeni Sek Malaw rabe num”
“Ginaadá duyyellih assay itteeni”
“ Dacarté duyye kellaaqóh yok gacisse”
“Dacarté duyyet way xannaba’bteeni”
“Ginaadá xexxertih yok tene Casanow”
“Wacarriyak sugte muslimiin siitah”
“Ma bahta yol bahtem muslimiin siital”
“Casan Malaw manól siitah yadcureenih”
“Casan Malaw rabal siitah seemataanah”
“Matanle yok kah weem ah macaa Yaabisé”
(Dorró)
“Lac
inki kellaqól nek suge Casanow”
“Qari inki xexxaaral nek suge Casanow”
“Booxál ittallih nek suge digír urri”
“Canéh maay qidde qiddé num Casanow”
“Bicah maay qidde qiddé num Casanow”
“Maxacitto naagah num rabah cane kaat”
“Gey geyim yaamen gey geyil maay qiden”
“Daffa teenih uguttu teeni faataytow”
“Inkih elle secteenim woo qaxaay a qaxa”
“Malissi hayteeni ken qidayyaanam”
“Yoh mawinto’mmay yoo yi kás caatemal”
“Garbó kah cultem kaa qidatta temet”
“Garbó kah cultem tukcukem maala wen”
“Yoh mawinto’mmay yoo yi kás
caatemal” (Dorró)
“Meglóh
elle gexan kabul maay gexxe”
“Megló yok buxáh exxál ellé
hayteeni”
“Aydumal caxá cultá megló tublenii
?”
“Garayyu haysitte garból Acmaadat”
“Cató yoh tika’tte Acmaadow num qidek”
“ Qidem korosta’mmay yoo cata’tte away”
“Tessekeekelé labhaá yoh baréh
sugte”
“Ayti kummá hayis kok iyye siftayti”
“Bareen edde tan taban boorul yoh suge”
“Qarbadí ellé tan urru yoh baréh
hayte”
“Karsúf ellé tan urru yoh bareh hayte”
“Kombolá edde tan urru yoh baréh hayte”
“Yoh qiden silác itta nek maceelinna”
“Sinam gabát raaqé nuwwá seelabí
yok“
“Mudum‘li yok casbit gaccayew Casanow”
“Nuwwá seelabuh ittem anníh inteetiy”
(Dorró)
Uguta-Toosa,
bilan de l'année 2011
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre 21 / La
pauvreté à Djibouti (2010)
Cf.
Programme de pays avec le Djibouti (2008-2012) 6 - Extraits
- Conseil d’administrationdu Programme des Nations
Uniespour le développementet du Fonds des Nations Uniespour
la population.
Analyse
de la situation (page 2)
4. Avec un indicateur de développement humain de 0.494
en 2006, Djibouti se place au 148ème rang parmi 177
pays et fait partie des pays à faible IDH . Malgré
des améliorations notables, la situation du développement
humain se caractérise encore par : (i)
Une pauvreté et une extrême pauvreté
touchant respectivement 70 % et 42 % de la population ; (ii)
une scolarisation brute au primaire de 54,8% encore relativement
faible et un fort taux d’analphabétisme de 51
% qui, se désagrège en 62,4% pour les femmes
et 38,1% pour les hommes ;
(iii) une espérance de vie en légère
augmentation à 52 ans et des taux toujours
relativement élevés de mortalité infantile
(103 pour 1 000) et maternelle (546 pour 100 000 naissances
vivantes) ,
(iv) l’épidémie du VIH/Sida est
généralisée à Djibouti
avec un taux de prévalence qui est estimé à
2,9 % de la population générale,
(v) un chômage massif qui frappe 60 % de la
population active et plus particulièrement
les jeunes et les femmes,
(vi) la persistance de la pauvreté parmi les
femmes, leur très faible accès aux
services sociaux de base et les pesanteurs culturelles sont
autant de contraintes qui les empêchent d’être
une force dynamique de développement. (Extraits)
D'après la caricature de Roger PICON -
www.ardhd.org
Uguta-Toosa,
novembre 2011
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre
22 /
Afar Forum
:presse relase
The Afar Forum condemns the killing and injuring
of innocent tourists by unknown gunmen in the Afar regional
state.
This
senseless killing and attacking of innocent civilians is
unacceptable and must be condemned by all peace loving Afar
people. Our heartfelt condolence goes to the families who
lost loved ones and we wish those who are injured a speedy
recovery.
On Monday, January 16, 2012, unknown gunmen killed
five tourists, seriously injured two others and
abducted four in the Afar Regional State of Ethiopia. It
has been reported that the attack on the innocent tourists
took place near Erta Ale (Mount Volcano), Afdera in the
northern part of the Region. Afdera district is actually
the most remote, isolated and backward districts in the
Region. At present the Salt Lake Valley of Afdera, and tourism
in Erta Ale Volcano areas is totally dominated by government
investors and local people are completely excluded from
taking part in the development. A huge army is stationed
in the district to safeguard the investors by all means.
Only last summer a volcanic eruption in Eritrea spewed huge
ask in the area, people were subject its consequences. Although
people lost their livestock and contaminated water and pasture,
the help from the regime or investors were not available.
Despite many injustices committed to the Afar people by
governments of Ethiopia, Eritrea, and Djibouti, the people
of this region at no time attacked and killed innocent civilians.
The Afar Forum in the past has called upon the regions governments
and the international community to pay attention to the
suffering of Afar people to ensure safety, stability and
security of the people and the region. The continued bad
governance and exclusion of the Afar people on major decisions
on their livelihood has been a contentious reason between
the Afar people and the federal government of Ethiopia.
Rampant corruption, diseases, thirst, lack of security and
safety are root causes of the dissatisfaction. The governments
of the regions are oppressive and dictatorial. There is
no room for dissention.
Many Afars who call for democratic process and the
rule of law are put in jail in all the three countries :
Ethiopia, Eritrean and Djibouti. The Afars
in all these three countries are marginalized in all aspect
of the countries affair and are in the way for extinction
and are among endanger group of people.
Many Afars who call for democratic process and the rule
of law are put in jail in all the three countries; Ethiopia,
Eritrean and Djibouti. The Afars in all these three countries
are marginalized in all aspects of the countries affair
and are in the way for extinction and are among endanger
group of people.
While Afar Forum condemns this tragic and senseless
killing of innocent tourist, however, cautions
the government of Ethiopia to act prudently and not to use
collective punishment and not harass innocent Afar civilians.
Afar Forum calls for immediate release of those
who are kidnapped!
Afar Forum calls upon the international community
that peace, safety and security in the Horn of Africa
cannot be achieved without addressing the suffering
and marginalization of the Afar people.
Stuttgart Germany, January 19, 2012
AFAR FORUM, P.O. Box 2119,
Seeheim-Jugenheim, Germany
e-mail address: afar_forum@yahoo.com
Uguta-Toosa,
bilan de l'année 2011
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre
22 / Attack
on group travel in Ethiopia
fear to the Afar
21/01/2012, 18:18
Behind
the kidnapping of tourists in Ethiopia could put nomads
who are fighting to preserve their culture. But the self-styled
"revolutionaries" of the Afar people have a
problem: The central government has so far not taken very
seriously as an opponent, she denies the existence of
which even decreased. Does this have the attackers in
a particularly brazen act incited?
About the people of Afar to keep the wildest stories,
like this: If a man is courting a woman, he must first
bring the bride's father, the dried genitals of an enemy.
"One should not believe everything that circulates
through the Afar," says Simone Rettberg, geographer
at the University of Bayreuth. "It may be that
this practice once was, but not safe today."
(La légende a toujours
cours sur les Afars)
(Photo : Permanent conflict: The Afar nomads
feel cheated by the Ethiopian government)
The recent attack on a group of tourists has brought the
people of the Afar in the light of the media, but the
death of five foreigners in the distant desert has hardly
anything to do with the perceived archaic "savagery"
to this man who has become a cliché . It is rather
complicated political situation.
At least according to the understanding of some Ethiopian
connoisseurs of the territory it is not very likely that
the attack is on a volcano "apolitical banditry ',
although it alone is the money. Rather, they have drawn
attention to the continuous conflict between Eritrea and
Ethiopia to the light, and also a growing fear of the
Afar, the Ethiopian government takes more and more nomads
living room and destroyed their culture.
The government denies the existence of the ground-fighter
The mystery of its perpetrators continues, as long as
nobody claims responsibility for the attack. But one name
is mentioned again and again: "Uguugumo" - meaning
in the language of the Afar nomads "revolution."
Uguugumo, so call the underground fighters in the north
eastern Ethiopia, but the self-styled "revolutionaries"
have a problem: The central government has so far not
taken very seriously as an opponent, she denies the existence
of which even decreased. Perhaps it was that which has
incited the attackers in a particularly brazen act.
Afar, it was the rebellious far at any rate difficult
to be heard, and beyond the limits anyway, very few people
have heard of a people or a group called the Afar Uguugumo.
It would not be surprising if the militants were looking
for ways to draw attention to her solitary struggle -
for example through a spectacular kidnapping. 2007 Uguugumo
has already done so: They abducted five British diplomats
for twelve days and thus catapulted into the headlines.
At that time, the drama ended without bloodshed, but on
Tuesday it was quite different. Five people died, four
are still missing, including two German, which might in
neighboring Eritrea have been abducted. Was that planned?
Afar among the educated is to know that almost everything
in the attack must be next to go, if there really was
a matter with a kidnapping of foreigners to generate attention.
Perhaps the attacker under fire from Ethiopian security
forces were taken, and the defenseless tourists died in
a hail of bullets. The survivors remain silent, the Foreign
Office will not comment, because it fears this could complicate
negotiations over the release of the abductees.
Ethiopian sources say that the overriding suspicion must
fall on Uguugomo. "No other group can mobilize fighters
there for such an attack," said a local man with
the best knowledge of the circumstances of the SZ. Among
the Afar, nobody wants to be quoted by name because the
regime has an extensive surveillance apparatus of state
repression and the fear is great.
New
political formations make the situation confusing
The neighboring country Eritrea has assured that it had
nothing to do with the incident. But in this version there
is doubt, especially when one observes how the warring
states Ethiopia and Eritrea are always trying to weaken
each other. This is done on the principle that my enemy's
enemy is my friend. Therefore, Asmara supports the opposition
against Ethiopia and help opponents of the government
in Addis Ababa.
The nomadic Afar people live on both sides of the border,
and so it is very likely that the fighters actually Uguugumo
support in Eritrea find. But no matter how bloody, how
the attack has passed, it is no use in political disputes
rather Ethiopia, which is now pointing the finger at the
evil neighbors. As the Eritrean regime could hit capital
from the incident is not currently visible, although the
government in Asmara could at least fight against his
own isolation, if it helps to free the hostages.
Protest against the "Landgrabbing"
The situation is confusing, partly because there are newer
political formations, which are linked more or less with
the older militant Uguugumo. They are called Afar People's
Party (APP) or Ginbot 7, which classifies Ethiopia as
a terrorist group.
What is certain is that almost all of the Afar nomads
of the government in Addis meet with great suspicion.
They feel discriminated against and threatened in their
culture, while the government says that they wanted to
develop the region. The conflict often manifests itself
in the dispute over land. Since the late 50's already
driving the rulers extensive irrigation of agricultural
land in front, from the Awash River, vast fields supplied
- land that was formerly used by the cattle nomads as
a refuge during the dry season.
An explanation of the Afar People's Party of 4 January
castigates this "Landgrabbing", and the conflicts
are likely to deteriorate further. For the Afar fear that
now many people from the highlands in their areas and
migrate to displace. The government in Addis has shown
little willingness to involve the nomads in their plans.
Although there are isolated from the Afar elite who benefit,
but this is what stirs new tensions among the nomads.
Who deserves to develop regarded there as a traitor or
greedy "hyena".
Source : http://www.sueddeutsche.de/politik/ueberfall-auf-reisegruppe-in-aethiopien-angst-der-afar-1.1263550
Uguta-Toosa,
bilan de l'année 2011
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre 23 / La
LDDH
: COMMUNIQUE DE PRESSE DU 13 DECEMBRE 2011
La
Juge de la Cour Suprême va-t-elle continuer à
entendre les victimes de la dictature dont les faux délits
changent constamment de motifs et sans des avocats ?
Hier la juge d’instruction
de la Cour Suprême a entendu le Juge MOHAMED
CHEICK SOULEIMAN CHEICK MOUSSA sans avocat, qui a
été radié par le ministre de la justice
et consorts jeudi dernier alors qu’il était déjà
incarcéré à la sinistre prison de Gabode,
sans que son immunité de juge du siège soit
levée.
Faut-il rappeler que dès son incarcération le
Juge MOHAMED CHEICK SOULEIMAN avait demandé
à Maître Fadouma et aux membres du Barreau, l’assistance
de deux avocats commis d’office.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce
avec vigueur ce refus aux colorations politiques, dicté
au Barreau par le ministère public
Aujourd’hui 13 décembre 2011,
vont comparaître à la Cour Suprême les
deux défenseurs des droits de l’Homme, membre
de la LDDH et journalistes et correspondants de « La
Voix de Djibouti ».
HOUSSEIN ROBLEH DABAR et FARAH ABADID HILDID sont
aussi des personnalités politiques membres de l’UAD
qui militent depuis plus de vingt (20) ans contre les deux
régimes dictatoriaux qui se sont succédés
et qui règnent par la force et la terreur en République
de Djibouti, tout en violant allégrement la Constitution
et constamment le Code des procédures pénales,
tout en détournant les fonds publics et sociaux, sans
oublier les tortures et autres Crimes Organisés.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très
préoccupée des risques de voir Houssein Robleh
et Farah Abadid sans avocats car la Juge d’instruction
de la Cour Suprême qui les a mis en liberté contrôlé
jusqu’à présent n’aurait pas remis
à leurs deux avocats la totalité des dossiers.
Difficile
à plaider et défendre ses clients dans ces conditions
en violation du Code de Procédure Pénale.
NOEL ABDI Jean-Paul
Président
de la LDDH
Uguta-Toosa,
décembre 2011
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre
23 / Qafar Afih Maybalaalaqah
Ayyufta
(Qafar Afar Newsletter)
11
hayto bilo. Loowo 11. Liggidak 2011, (November) Ximoli,
Bicissaah Xayyossam : Gifta. Macammad Qali
- mail : sidiicaamo1@yahoo.com.
----------------------------------------------------------------------------
MAYSAXXAGA
!
Ah
alsal inki adda tawqe, Qafar afih Maybalaalaqa.
Ta Maybalaalaqa,ahak tayse gidah, kulli num gabah assagolla
edde yaallem esserna. Ahim dadaltuh, anni yayse itta malaa
kee fayu siinik qamballa. Wohûkalah kaadu, esser kee
taaxigeenim faxxaanam teelleenik ahak gubal yan. Emeelih
sigmal neh rubtaanam siinil esserna.
-----------------------------------------------------------------------------------------
GALATO
(= GALTO)
Dumah
iyyan saaku, Gumay tuuy, Dananaay,
Abeesaay, Seehadaytu sittaluk gexsoh ugutte iyyen.
Wadar gaddali, laahi gaddali, gaali gaddali
Gital
kaxxa qulul kee satqa ken tibbixe iyyen. Wadar gaddalih
yan-numuy, inki baxa lel yemeeteeni’yyen. "Yi
toobokoytaw, gexentah kinninooh, kaxxa qulul-lino",
kaak iyyeeni’yyen.
Woo numuu, ken cineh, iyyen. Kaak elle gexen ikkel, laahi
gaddalih yan-num keenih suge’yyen. Woo num kaadu ken
cineh’yyen.
(Gaali
gaddalih yan-num ken kaadu mataakiseh iyyen).
Inki
saga le num
Gexak
raageeniik lakal inki saga le numuy, barra lel yemeeteen’yyen.
Ta numuuy, ken oggoleh iyyen.
Kay barra kaak inteemih : "qibina macah oggoltee".
Woh
kaak akah intem, saga saaku barrah axaggaluk yeneeh, bar
isih axaggalluk yeneemih taaga. Kaadu barra kaat qagitteeh,
saaki yiidu kinni waqdi maca keenih abtuuy, kaak itte’yyen.
Ta numuuy, sagak can ixiggilli heeh, misgilil (afeynal)
korissi heek lakal midirih inkittoh assacabbuk suge saga
yusguudeh iyyen. Qabal akak, Abeesah yeceeh, xulle akak
Dananah yeceeh, ulqii kee garba’kak Gumaytuh yeceeh,
raqteh tan cado is kee barraay, num akkuk yokmeeni’yyen.
Abeesa barak-gude ugutta inteh, yi toobokoytaw anu gexo
faxaamih taagah koo farriimeh-cabam faxa kaak, itte’yyen.
Farrimtu teetik ankacse waqdi, Abeesa kaak inteemihii :
- Ali galto koh gacso innaa Adam-baxih galto koh gacsoo
?
Tokkel num teetik iyyeemii :
- Adam-baxih galto yoh gacis.
Ali
galto
Woh
Abeesa kaak cinteeh, ali galto kaah abte’yyen. Abeesa
galtoh kaah abteh-cabtemii, ali-daylih caxa kaah teceeh-cabteeh,
woo caxak abaamih fayuh kaak intemii :
- Tama caxa ali edde arinnan marak, gaala le marak sugtek,
10 ala edde keenik beyaay. Wadar-le marak sugtek, wadarak
10 keenik edde beet.
Saaku
maaci maacise waqdii, gaali-gaddali baxaay, laahi gaddalih
baxaay, wadar gaddalih baxa inkih, Abeesa keenit hayteh
maaciisse’yyen. Abeesa caxa akah teceeh cabte num,
woo marih daylal kulli numuk lacak taban-taban beeteeh wohuk
wadir, akak, kaxxa gaddali yekke iyyen.
Gersi alluwweey, kaak intem nanu tawak koh abnam linoh mananaay,
atu neh abte galto kok ma naagima, kaak inteeh, gexxeh iyyen.
Adam
baxih galto
Numukuuy
atu yollih ukumaay, uquub, anu galtoh kok faxam mayyuk iyyeeh,
isilih kaa daffeyse iyyen.
Danan, gersi aracal, num kaal heeh yan
dahab lih kudeeh, tama num fanah baahe iyyen. Num, anu ta
saaku galato koh gaqsam faxxinta kaak iyye-yen. Buxa le
num kaak iyyem anu ku galatoh faxam mayyuk atu yollih buxa-num
tik kaak yexce iyyen.
Too numuuy, anu alluwwe koh gacisse galto, koh gacsam yok
faxximta iyyeeh, kaxxa booloy, amol akak walalak sugeenik,
kaa qide iyyen.
Gumayti,
galato kaah, gacse kalah sugeey yen.
Gumaytiiy kaa yeexegeh qaran kee baaxok fanat kaa matreeh,
caalih booxal kaa oobiseyyen. Gumayti yoo taaxigee kaak
iyyeeh kaa essereh iyyen. Num ka aaxige cineh. Gumayti kaak
iyyem :
- Anu, inki sagay buxal dubuk luk sugte akah qidde, qibinak
numuk tiya kinniyo.
Buxa
le num, too waqdi kaa yeexegeh iyyen. Gumayti kaak iyyem
:
- Anu inni galto koh gacsem akkale.
Seehadaytuy,
buxal is lih raaqisey, boolok kaa qideh cabee, buxal kaak
raqte barral yuduureeh :
- Ku baqli boolok radeeh rabeh teetik yexce iyyen.
Woo
num buxal yan gaddaa kee barra nagram faxak kaak sugeyyen.
Buxa liy, usug boolok qideh cabee, isi buxâ fan yamaate
waqdi allak kaat radeyyen. Qibnayti wiriggiteeh kudak suge
waqdi Abeesa, gital kaah sugga inteh, kaat arteeh, rabeh
iyyen. Buxa le num kaay rabeh yanil yemeeteh iyyen.
Abeesa
kaak intemii :
- Yi kataysaw, ali galto taysenna, Adam baxih galato
tayse ?
Macammad
Qali
(Qafar afih aybalaalaqa)
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Titre
24 / Les
Afars ont un nouveau Grand Sultan et font la fête.
Le
22/12/11 par La lettre du sud
Pendant
que la planète se bat et que le monde s’agite,
il est des coins de terre presque oubliés, hors du
temps et qui ressemble à un récit de Joseph
Conrad. La Lettre du Sud, qui ne néglige pas ces petits
mondes, avait un œil spécial lors de l’intronisation
du nouveau Grand Sultan des Afars. L’occasion d’une
belle assemblée celle aussi pour nos lecteurs de se
rafraichir la mémoire sur un conflit larvé,
et triangulaire, qui oppose les Afars aussi bien à
Djibouti qu’à L’Erythrée.
L’intronisation
du sultan d’Awsa, grand sultan reconnu des Afars (Amoyta),
a eu lieu jeudi 10 novembre 2011. Le programme était
prévu pour commencer à 8 heures, mais une inorganisation
quasi absolue va régner. Pagaïe à l’extérieur,
pagaïe à l’intérieur. Les sièges
prévus pour la manifestation sont en faible quantité,
et de qualité médiocre pour une cérémonie
de cette ampleur historique. Les participants sauront par
la suite le fin mot de l’histoire : l’État
Régional Afar, qui devait fournir les fonds et la logistique,
a saboté l’organisation en conservant les fonds
alloués jusqu’à l’avant-veille,
en mettant sous clé les 4000 chaises prévues,
les barrières et tout le reste…
Le
résultat fut un gigantesque désordre. En effet,
un très important afflux de gens de toutes les parties
du pays Afar afflua dans la mosquée en construction
qui avait été choisie pour servir de cadre.
De toute la terre afar éthiopienne, de Djibouti et
même du sud de l’Érythrée, bravant
les interdits et les frontières, à pied pour
une grande part, des simples gens comme des personnalités
traditionnelles s’étaient déplacés.
À eux s’étaient joints les représentants
des nations et organisations qui rendent au peuple Afar l’hommage
de leur reconnaissance. Au gré des arrivées,
on notait là les frères du sultan impétrant,
les sultans de Tadjoura et d’Obock, l’ambassadeur
de France, celui d’Égypte, le premier ministre
de Djibouti accompagné de plusieurs ministres, le président
et le vice-président de l’État Régional
Afar d’Éthiopie, et une multitude de chefs de
villages, de tribus, de fiqmas afars. Tout ce monde se pressait
en cherchant des sièges introuvables.
Bref, 2 ou 3000 personnes à l’intérieur
pour les 400 chaises amenées par des militants afars
individuels et autant à l’extérieur, massés
autour de l’édifice.
Le programme a commencé avec l’arrivée
du sultan avec quelque retard. Et cette arrivée, saluée
par des applaudissements rythmés et des youyous, a
ajouté, à la bousculade des personnalités,
la cohue des photographes et caméramans de tous horizons.
Plusieurs chaînes de télévision, des radios,
des journalistes accrédités avaient fait le
déplacement. Pour la plupart des assistants, ce fut
une déception car ils n’ont absolument rien vu
de ce qui se passait.
Ils ont cependant entendu les formules rituelles annonçant
que le sultan était intronisé et chargeant les
assistants de propager la nouvelle : « vous avez
vu, vous êtes présents, allez dire à tout
le pays, et au monde entier, que le nouveau sultan des afars
est intronisé ».
Suivaient la lecture de versets du Coran et les interventions
des diverses personnalités de premier plan, toujours
cachés à la vue par un mur humain plus ou moins
mouvant. Les salutations en forme de reconnaissance et d’hommage
se sont ainsi succédé, les unes fort amicales
comme celle du représentant du corps diplomatique,
d’autres plus ampoulées voire comminatoires comme
celles du premier ministre djiboutien ou président
de l’État Régional.
La
réponse conclusive du nouveau sultan fut incisive.
Son analyse de la situation faite au peuple Afar fut
sans ambiguïté critique vis-à-vis des autorités
en place. Son engagement à tout faire pour
en améliorer significativement les conditions de vie
et d’existence sur son territoire ancestral fut ainsi
solennellement proclamé.
À
l’extérieur, patientant dans l’air surchauffé
de la mi-journée, l’ambiance était recueillie
de tous ces gens assemblés. Il était clair qu’ils
communiaient dans leur cœur, dans une même solennité,
autour, non pas tellement d’une personne, fut-elle exceptionnelle
(ce que tout le monde ignore au moment de son intronisation),
mais de ce qu’elle représente.
Une fois de plus l’évidence était là
: le peuple afar ne se sent représenté ni par
les gouvernements de Djibouti ou d’Érythrée,
ni encore moins par les dirigeants de l’État
Régional, placés là essentiellement pour
leur allégeance absolue au gouvernement fédéral
éthiopien.
Or
si l’on veut bien regarder les choses en face il faut
bien accepter l’évidence : au delà
des frontières héritées des guerres et
des aventures coloniales, le peuple Afar constitue une Nation.
Il faut en effet se rappeler que la nation se définit
comme une communauté stable, historiquement constituée,
de langue, de territoire, de vie économique et de formation
psychique, qui se traduit dans la communauté de culture.
Communauté
stable, historiquement constituée, de langue et de
territoire :
Quel
peuple peut rivaliser avec le peuple afar pour la
stabilité au long des siècles, probablement
des millénaires si l’on en juge par les bas-reliefs
égyptiens qui montrent, venant du sud, des guerriers
à la coiffure et au costume tels que l’on peut
les rencontrer aujourd’hui au détour d’un
chemin du désert sur tout le territoire afar et ce,
malgré les aléas religieux, militaires et coloniaux.
Quel peuple peut aligner une pareille communauté
de langue alors même que l’accès
à l’écriture, qui constitue toujours historiquement
un mode de fixation des spécificités linguistiques,
n’a pas plus de 30 années d’âge.
Quel peuple peut délimiter aussi remarquablement
un territoire non-étatique aussi bien que
le peuple afar. Et ce d’autant que la propriété
privée de la terre n’existe pas chez ce peuple
et que le territoire commun à la nation a une valeur
économique qui lui est intimement liée : c’est
celui de la vie semi-nomade de ces pasteurs, le semi- étant
directement lié à l’existence d’un
territoire parfaitement déterminé.
Communauté
de vie économique et de formation psychique, qui se
traduit dans la communauté de culture : pasteurs-guerriers
des premiers âges, avec une économie uniquement
basée sur l’élevage
extensif, leur mode de vie économique est tellement
ancré dans la formation psychique que les progrès
économiques exigeant une autre activité sont
pour le moment voués à une lenteur désespérante.
Du fait justement de cette communauté de formation
psychique qui confine les afars dans leur système ancestral
de production, elle les met à la merci de tous les
autres peuples environnants pour leurs approvisionnements
et la commercialisation de leurs productions. La tradition
afar -Afar qaadà- a quasiment force
de loi non écrite et s’impose à tous,
constituant même dans certains domaines, particulièrement
médical, un obstacle à l’évolution
avec lequel il faut compter. Ajoutons à cela une religion
musulmane très particulièrement adaptée
depuis le premier siècle de l’Hégire et
la pratique (catastrophique) du khat, et nous avons une communauté
de culture difficilement discutable.
Ce qui caractérise ainsi ce peuple partagé entre
3 entités étatiques, c’est son unité.
Ce qui cimente cette unité c’est le sentiment
d’appartenir à une nation au sens le plus noble
du terme (territoire commun, langue et culture commune, histoire
commune).
Et ce qui représente à ses yeux cette nation,
ce sont les structures traditionnelles de pouvoir politique
comme le sultanat, actuellement obsolètes comme pouvoir
temporel, mais plus que jamais investies comme pouvoir spirituel
et espoir politique. Et il est tout à fait remarquable
que cet ensemble national se reconnaisse à la fois
dans des structures de pouvoir surannées pour leur
valeur symbolique actuelle, et dans la lutte armée
populaire menée par une organisation comme le FRUD
contre la dictature djiboutienne. Et, ce qui semble encore
plus paradoxal, que les structures traditionnelles se sentent
tout à fait concernées par cette lutte populaire
vécue par tous comme porteuse d’avenir.
Pas
surprenant du coup que les structures administratives mises
en place par l’état fédéral éthiopien
se sentent remises en cause par l’intronisation d’un
sultan dont le pouvoir est inexistant, mais dont le caractère
symbolique et fédérateur apparaît au grand
jour à cette occasion.
La
participation à la célébration collective
de cet événement apparaît ainsi comme
ce qu’elle est :
·
affichage au grand jour de la communauté
nationale afar habituellement confinée dans
une clandestinité entretenue par un véritable
rideau de fer idéologique et médiatique. Les
afars, objet d’une détestation craintive des
autres ethnies dominantes en Éthiopie sont présentés
comme de dangereux individus aux réactions imprévisibles,
au point de prescrire soit d’éviter leur territoire,
soit de ne s’y aventurer qu’avec une escorte
armée (cf les guides dits touristiques). Et ce alors
que l’expérience montre leur comportement accueillant
pour tous ceux qui les visitent.
· contestation des spoliations de territoires
mis à l’encan sur Internet#, bien
entendu les seuls irrigables, déjà concédés
pour la plupart à des compagnies étrangères
qui y cultivent le coton, la canne à sucre pour faire
du carburant, mais en aucun cas les cultures vivrières
qui font si cruellement défaut à ce peuple
où le taux de malnutrition avoisine les 98 %.
· contestation du détournement de
la seule ressource aquifère des afars, le
fleuve Awash (weqayto) par des pompages excessifs ou l’évaporation
induite par un invraisemblable barrage sur son cours inférieur.
· contestation de la concession de circonscriptions
administratives entières à des ethnies concurrentes
(Ahmaras, Oromos, Issas) qui réduit d’autant
le territoire ancestral
· revendication d’une retombée
économique minimum de la route Addis-Abeba Djibouti,
à 80% située en territoire afar, et qui ne
rapporte absolument rien aux afars.
Et tant d’autres revendications habituellement étouffées
dans leur expression démocratique par une organisation
administrative rigide et lorsque l’exaspération
est à son comble, par la poudre et les canons.
Ce
qui prouve encore une fois que le sentiment national est bien
un des moteurs de la mobilisation des peuples opprimés
par le système capitaliste dans tous ses avatars politiques,
y compris impérialiste et néo-colonial. Et que
c’est une trahison permanente de la lutte de ces peuples
que de nier cette réalité au profit d’illusions
qui ne profitent qu’au système.
Et le peuple Afar a continué à fêter,
à travers l’intronisation de son sultan, son
unité et sa fierté d’être, pendant
les 3 jours de festivités prévues.
Pas
étonnant que, en date du 16/11/2011 La Lettre de
l'Ocean Indien N°1320 écrive :
« Le choix d'Hanfareh Ali Mirah comme nouveau sultan
d’Awsa a été soutenu par Meles Zenawi,
de préférence à son frère cadet
Habib Ali Mirah, pourtant plus consensuel puisqu'il est le
gestionnaire des fertiles terres du sultanat en accord avec
les autorités éthiopiennes de l'Afar Regional
State. Fidèle à sa réputation d'homme
qui ne mâche pas ses mots, Hanfareh Ali Mirah a prononcé
un discours musclé lors de son sacre, fustigeant la
politique des autorités régionales éthiopiennes,
mélange selon lui de négligence sociale et de
prédation économique. Il faisait ainsi allusion
à la mise en œuvre d’un vaste programme
d’irrigation de 100 000 ha à partir de la rivière
Awash pour produire de la canne à sucre destinée
à la fabrication d’éthanol. Cet accaparement
des ressources naturelles est une grosse menace pour les nomades
afars, et le sultan a rappelé que leurs ancêtres
"étaient morts et avaient tué pour ces
terres". Le président de l'Afar Regional State,
Ismail Ali Siro, a semblé particulièrement mal
à l’aise à l'écoute de ce discours.
Il n'avait pas tort. Car dès le 12 novembre, Meles
Zenawi lui a téléphoné pour lui reprocher,
en termes vifs, ses maladresses dans la gestion de cette cérémonie.
»
Caled Ismaïl Makki
Agriculture
investment opportunities in Ethiopia. Sur Internet
Source
: http://www.lalettredusud.fr/documents/general/22/12/2011/les-afars-ont-un-nouveau-grand-sultan-et-font-la-fete
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DJIBOUTI
: 34
ANS DE DICTATURE
Titre
25 / Commémoration
de la tuerie d'Arhiba (18 décembre 1991- 18 décembre
2011)
Commentaire
de UGUTA-TOOSA : Peuple martyr de Djibouti, les Afars
ont une histoire de sang et de mort avec la dictature djiboutienne.
C’est pourquoi la vue des ministres et députés
afar qui collaborent, avec une servilité innommable
avec ce régime criminel, nous fait honte et jette
l’opprobre sur les valeurs, la solidarité et
les références culturelles qui gouvernent
nos sultanats.
Notre patience, flegmatique, se nourrit de l'idée
qu'un jour les responsables de ces crimes (dirigeants politiques
et officiers supérieurs), qui sont bien connus, seront
châtiés d'une manière exemplaire. La
justice rendue au nom du peuple djiboutien contribuera à
fermer ces pages sanglantes de notre histoire pour bâtir
ensemble une société où régneront
la justice et la fraternité. Ce ne sera pas facile.
Sans une réconciliation nationale et, tant qu'Ismail
Omar Guelleh et ses complices ne seront pas punis, un fossé
de sang séparera à tout jamais la classe politique
issa et la communauté afare. (...)
Or,
sous nos yeux, cette façon passionnelle de présenter
les choses est en train d’évoluer.
Le
peuple djiboutien dessille les yeux et commence à
voir plus loin que le bout de son nez. La Classe politique
somalie (Jean-Paul NOEL ABDI y est pour quelque chose) a
décidé d'assumer ses responsabilités
en rejetant la dictature ! Depuis 2006, faisant l'objet
d'une commémoration aussi bien de la part des Afars,
des Somalis et des Arabes de l'Opposition, les anniversaires
du massacre d'Arhiba offrent une belle démonstration
de la solidarité nationale.
La tuerie d'Arhiba n’est plus une affaire de deuil
d'un groupe ethnique national ; ce n’est plus un crime
perpétré pour des motifs de "vengeance
et de haine tribale".
La tuerie d’Arhiba a été commise contre
des citoyens djiboutiens innocents par des commanditaires
que nous connaissons. Le discours officiel qui nous divise,
quand cela répond à son intérêt,
en "trois groupes ethniques" ou en "cinq
communautés nationales", est mis en échec.
Quels que soient les motifs invoqués pour tromper
les gens, ce sont des hommes qui ont commis ce crime et
ces hommes doivent être punis. Le raisonnement s’arrête
là.
D'autres
évènements mériteraient que nous les
célébrions à l'échelle nationale.
Pourquoi ne pas consacrer une journée de célébration
à la mémoire de Mahmoud
Harbi et d'Ahmed Dini ?
Plus fort encore : pourquoi ne pas décider de fêter
ensemble une journée de "Démocratie et
de Droits de l'homme" à Djibouti pour signifier
que nous sommes à la fois acteurs de notre histoire
présente, capables de nous souvenir de notre passé
et de bâtir ensemble un avenir fondé sur l'unité
et la concorde nationale ?
Si nous voulons, nous pouvons écrire et faire l'histoire
nationale à notre image.
Si nous voulons, nous pouvons réhabiliter les noms
véritables héros qui ont lutté pour
la libération nationale. Uguta-Toosa
a commencé dès sa création à
faire cette œuvre de salubrité publique en donnant
une place de choix à Mahmoud Harbi et Ahmed Dini
pour des raisons historiques et non idéologiques.
Nous pouvons célébrer les évènements
historiques qui ont forgé la nation djiboutienne,
en transcendant les considérations partisanes
Uguta-Toosa,
décembre 2011.
--------------
Hommages
aux victimes d'Arhiba et à toutes les victimes des
brutalités et des crimes commis par des assassins
aux ordres de Guelleh. Contribution d'Omar Gabasse à
la mémoire de toutes les victimes civiles innocentes
pour la Journée nationale de mémoire aux victimes
de la dictature.
A
l'occasion du 20ème anniversaire du massacre d'Arhiba
à Djibouti ville, il m'a semblé très
important de publier la liste la plus complète possible
des victimes de l'horreur et de la barbarie.
En
soumettant mon projet à l'ARDHD, je soutiens que
nous avons à la fois un devoir de mémoire
et d'hommage envers eux.
Dénoncer
ce massacre, c'est aussi informer tous nos concitoyens des
faits qui se sont déroulés non seulement à
Arhiba mais dans d'autres villes du pays : c'est dire aussi
que cela ne doit plus jamais arriver.
En
novembre 1991, l'armee gouvernementale avait subi de lourds
revers dans le nord du pays. En particulier certains éléments
étaient tombés dans une embuscade tendue par
les résistants du FRUD. Combats qui auraient fait
plus de 50 morts et permis la capture de plusieurs prisoniers.
Le
gouvernement Djiboutien avait décidé de se
venger sur les populations civiles d'Arhiba .Mercredi 18
decembre 1991 à 7 h00 du matin.
Arhiba, le quartier peuplé par les Afars
a été encerclé conjointement par la
police, la gendarmerie et l'armée.
Sorti manu militari des maisons, les habitants ont été
regroupés sur un terrain vague et les forces sanguinaires
ont commence a tirer sur eux.
1)
ARHIBA liste des victimes : prénom et nom.
1-Hamad Ibrahim Said
2-Yasso kate Ali
3-Ali Ibrahim Mourha
4-Nibaleh Aden Mohamed
5-Daoud Mohamed Ali
6-Abdallah Hamad Omar
7.-Said Hamadou Gaas
8-Ali Adam Ahmed
9-Ahmed Moumin Baguila
10-Habile Moumin Baguila
11-Ganibo Ibrahim Yasso
12-Ali Mohamed Weo
13-Adam Dihibo Moussa
14-Mohamed Ali Omar
15-Ali Alelou Assowe
16-Bero Daoud Angade
17-Omar Mohamed Kadabe
18-Abdallah Yayo Ibrahim
19-Hassan Ali Aboubaker
20-Malik Ali Mohamed
21-Hassan Abdou Aboubaker
22-Ali Abdallah Gourate
23-Saboli Abdallah Gaas
24-Ali Kabir Mandeitou
25-Noumane Mohamed Abdallah
26-Ali Said Mohamed
27-Mohamed Moussa Waaye
28-Ali Houssein Harssou
29-Ali Cheiko Hamad
30-Adam Cheiko Hamad
31-Mohamed Ali Houssein
32-Hassan Filadero Hassan
33-Idriss Lale Ali
34-Mohamed Osman Ibro
35-Osman Mohamed Ibro
36-Saada Ahmed
37-Ali Arero Ali
38-Misera Bouchra Chouna
39-Saliha Mohamed Ali
40 -Ali Adam Ali
41-Houssein Ibrahim Mohamed
42-Kilo Yassin Ali
43-Mahameisse Dinbihisse
44-Ali Hamad Doula
45-Here Ali Yasso
46-Fosseya Mohamed Osman
47-Hasna Said Mohamed
48-Hassan Hamid
49-Osman Youssouf
50 -Abdoulkader Mohamed Issa
51-Arisso Onde Arisso
52-Mohamed Moussa Mohamed
53 -Mohamed Ali Ahmed
54-Mohamed Houmed Mohamed .
2°) District de Dikhil (Massacre de KARTA :19
decembre 1991)
1-Gohar
Hamadou Med
2-Moumina Mohamed Barkat
3-Alboli Gohar
4-Assia Hammadou Ali
6-Saida Ahmed Cheiko
7-Aicha Houmed Ahmed .
3°) District de Tadjoura (Juillet 93 -septembre
1993)
1-Hamadou
Abdallah
2-Hassan Mohamed Ali
3-Mohamed Ahmed
4-Abyaazid Youssouf
5-Fatouma Dileita
6-Houmed Gouda Hera
7-Mohamed Isse Youssuf
8-Ali Hassan Daoud
9-MohameAli Gueda
10-Mohamed Ali Ahmed
11--Adlao Med Bolok
12 -Ali Abdallah
13-Ali Dimbio
14-Kamil Houmed Soule
15-Abakri Gadito Ali
16-Hamadou Daoud Ali
17-Ali Dabale Hamad
18-Moussa Ali Hamadou
19-Mohamed Chehem
20-Ali Adab
21-Adlao Awal
22-Moussa Ibrahim
23-Ali Ahmed Ali
24-Mohamed brahim
25-Ahmed Abdallah Mohamed
26-Mohamed Dimbio
27 -Ahmed Abdallah Otban
28-Mohamed Ali Mohamed
29-Abdo Mohamed
30-Ali Hamadou Ali Hida
31-Houmed Ibrahim Ali
32-Otban Ayra Moussa
33-Mohamed Cheik Borris
34 -Ali Mhamed Hamadou
35-Houmed Ibrahim Ali
36-Ali Kamil Horoodo
37-Hamad Mohamed Ali
38-Daoud Ibrahim Afada
39-Mohamed Hamid Hamadou
40-Hawi Rouffa Afsiiro
41-kamil Mohamed Ali
4°) Massacre de Yoboki : février 1992
1-Abdallah Oudoum Hamadou (okal general)
2-Ahmed Moussa Ahmed (Cadi)
3-Mohamed Araita Hamadou
4-Mohamed Adou Roble dit Hali Hali -commercant.
5-Hamadou Ali Hamadou dit Herma
6-Hassan Farah Meeko
7-Abdo bolok Hamad dit kaxxa Abdo
8-Mohamed Bolok Hamad
10-Lako Kabir Houmed
11-Hamad Abakari Said okal de oulouto modayto
12-Halima Med Hassan
13-Moussa Hebano
14-Abdo Hamad , muezin et maitre de l 'ecole coranique
15-Mohamed Hamadou Said
16-Mohamed Goura dit Asbaraytou .
5°) Massacre de Gouroubous -fevrier 1992
1-Ambaro
Assowo
2-Abdallah Hamad Mohamed
3-Obakar Mohamed Farah
4-Mohamed Houmed Ali
5-Ali Adrouh Boreto
6-Obakar Ali Araita
7-Abdo Ibrahim
8-Mohamed Ahmed Moussouba
9-Mohamed Houmed Ali dit HARSA
10-Mohamed Ali Hera
11-Gohar Moussa
12-Roble kiou Abdallah
6°) Massacre de Gagade -Allouli septembre 93
.
1-Ali
Houmed dit Arkahidaytou
2-Fatouma Ali Hmed
3-Moumina Oudoum Gohar
4-Koudous Moussa dit Ibaado
5 -Ibid Mohamed Adou
6-Madina Moussa Hared .
7°) Massacre de Hanle Aout 92
1-Iyye
Ahmed Ali
2-Abdoulkader Ibrahim Moussa
3-Ibrahim Abdoulkader Ibrahim
4-Med Adrouh Borita
5-Borita Adrouh Borita
6-Basoora Ali
7-Wais Halale Hamad Adou
8-Ali Hoobo Guinili
9-Abdalah Ahmed Sabboum
10 Abdo Ibrahim Ibiro
11-Farah Mohamed
12-Mohamed Houmed Golba
8°) District d'Obock
1-Mariam
Ebo Mohamed
2-Mariam Houmed Yacin
3-Saleh Ahmed Kassim
4-Abdo Ibrahim Kassim
5-Ali Hamadou Ibrahim
6-Ali Mohamed Ibrahim
7-Fatouma Ali Mohamed
8-Bourhan Gazar Mohamed
9-Mola Omar Mola
10-Mohamed Bourhan
11-Ali Mohamed Ali
12 -Hamadou Kadafo Ali
13-Hasna Mohamed Ali
14 -Mohamed Chehem Ali
15 -Kassim Bourhan Ali
Ces listes avaient été publiées dans
le journal Le Combat daté du 26 decembre
1993.
Ces listes sont incomplètes, car depuis l'accension
au pouvoir d'Ismaël Omar Guelleh, les massacres des
civils n'ont jamais cessé dans le nord et le sud
du pays.
N'oublions
pas nos morts !
N'oublions
pas les noms ni les visages des auteurs de ces massacres.
Certains vivent tranquillement à Djibouiti ville
et ils ont pris du galon.... !
Omar
Gabasse
(Article paru dans ardhd.org)
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