Ali Coubba
Président de Uguta-Toosa

Cakki raagah akkalah, ma baya

"La justice peut tarder mais elle finit toujours par triompher"

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"Il n’y a que la liberté d’agir et de penser qui soit
capable de produire de grandes choses
»

D’Alembert (1717-1783)


Mot du président

BONNE ANNEE 2012 - HAPPY NEW YEAR- SANAD WANAKSAN - QUSBA SANAT NEL YAMAQAY SIINIL YAMAQAY...

Cher(e)s compatriotes,

Au nom du parti politique Uguta-Toosa et les membres du Collectif pour la démocratie à Djibouti (CODED), je vous présente les meilleurs vœux pour l’année 2012.
Que la nouvelle année apporte la prospérité à notre pays, le bonheur à notre peuple, la santé à chacun d'entre nous afin de connaître en famille la joie de partager l’affection entre les générations.

L’année 2011 a été difficile pour tous. L’absence de démocratie et de libertés publiques, la paupérisation de nos concitoyens, la famine dans le Nord et le Sud-Ouest du pays, en ont été les stigmates les plus intolérables. Deux évènements ont marqué l’année qui vient de s’écouler ; deux évènements qui renforcent notre détermination à nous débarrasser de la dictature. Le premier, le plus marquant de notre histoire récente, a été le rassemblement de plus de 30.000 manifestants sur l’esplanade du Stade Hassan Gouled. Cette démonstration de force a été un formidable témoignage aux yeux de monde du rejet massif de la dictature d’Ismail Omar Guelleh. Le deuxième évènement a trait à l'usurpation de la présidence par le dictateur qui a réussi à briguer un 3ème mandat illégal. Ce régime corrompu et répressif doit partir. Si nous le voulons, nous le pouvons.


En ce début d'année 2012, j'émets trois principaux vœux.

- Que le peuple djiboutien se libère de la dictature qui l’opprime depuis trente quatre ans, en transformant la révolution sociale en révolution politique. Les Tunisiens l'ont fait en 21 jours !

- Que l'opposition djiboutienne, accompagnée de la société civile organisée (Syndicat, associations humanitaires et diasporas) retrouve le chemin de l'unité et de l'action concertée, condition indispensable pour organiser une transition démocratique pacifique !

- Que la révolution sociale et politique à venir soit placée symboliquement dans le prolongement de l'indépendance nationale ! Qu'elle soit une oeuvre collective tournée vers l'avenir !

Vive UGUTA-TOOSA - Vive le peuple djiboutien - Vive la république de Djibouti

 

Ali Coubba
Président de UGUTA-TOOSA

 

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 2 : L'année 2011 a été marquée par la famine à Djibouti

L’année 2011 a été difficile pour notre peuple sur le plan économique et social. Aussi inconcevable que cela puisse paraître, la famine a affecté 120.000 de nos compatriotes qui ne sont toujours pas mis à l’abri de privations. Une bonne partie de fonds et d’aide alimentaire fournis par les Nations-Unies, la France et le Japon, a été détournés par le couple présidentiel. La malnutrition continue à frapper - ces chiffres étant une approximation officielle donc sous-évalués - 42% de la population. D’après les estimations des Nations-Unis, 1 Djiboutien sur 2 vit avec moins de 1,2 euro par jour. Les chômeurs, les cheminots, les agents de l’Etat, le personnel du Port et de l’Hôpital Peltier, les universitaires en quête d’emploi ont souffert en prime des exactions de l’Etat. Les arrestations arbitraires, l’emprisonnement sur la base de charges irrecevables devant un tribal digne de ce nom, les condamnations de complaisance dans le but d’effrayer les parents de jeunes collégiens et lycéens, forment autant d'intimidations que de violence caractérisée.
Au vu de la persistance d'une pauvreté incompréhensible dans notre pays (23.000km2, 830.000 à 700.000 habitants, PIB/hab : 1406 dollars USA -FMI 2010) est légitime de se demander si le dictateur Ismail Omar Guelleh ne planifie pas intentionnellement les privations physiques au sein de la société djiboutien. En accentuant la misère de la masse populaire, celle-ci est condamnée à courir pour subvenir à ses besoins physiologiques. En sciences économiques, on parle de besoins primaires indispensables (se nourrir, se vêtir, s’abriter, se protéger, etc.) à la survie de l'individu. Lorsqu’une famille consacre la majeure partie de ses revenus à l’alimentation, elle est considérée comme pauvre. En France, les ménages les plus modestes y consacrent 21% de leurs dépenses.

Afin de gagner quelques misérbales francs, le Djiboutien investit le plus clair de son temps dans les activités qui assurent sa survie. Une diversion qui ne lui laisse pas le temps (ou le luxe) de s'interroger sur la politique, l'origine de ses maux et le nom du véritable responsable de sa misère. Et pourtant, il ferait mieux de s’attaquer à la source du mal : un régime de voleurs qui pille la richesse nationale.

Les animateurs du réseau social sur facebook et twiter participent à élargir le nombre de nos concitoyens éclairés. C’est un travail d’engagement profitable à tous.

En tant que parti politique, UGUTA-TOOSA n’entend pas seulement formuler des vœux mais être acteur des changements qui doivent survenir en république de Djibouti
. "Yalli yanim aaxaguk, wadar lakat awka ruuban", (Tout en se fiant à la protection divine, on envoie un enfant surveiller le troupeau), disent les Afars.

UGUTA-TOOSA, bilan de l'année 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

 

DJBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 2 : En cas de chute du régime djiboutien,
qu’allons-nous faire ?

Quand allons-nous faire nous organiser en vue d’assurer une transition démocratique pacifique dans le pays ?

Les démocrates seront les grands perdants. La démocratie aussi.

La dictature djiboutienne va tomber un jour ou l'autre. Notre souhait est que sa chute soit le résultat d'une action conjuguée de la société civile et de l’opposition dans toute sa diversité. Mais ne rêvons pas trop.
Si demain, la dictature djiboutienne tombe et elle va tomber, les membres de notre famille politique ne seront pas en mesure d’assumer la direction du pays. PLus en en raison de leur faiblesse organisationnelle que l'acharnement des apparatchiks du régime. L’état actuel de l’opposition ne pousse pas à l’optimisme : divisés en plusieurs factions (partis légaux, partis non reconnus officiellement, deux coalitions antagoniques) ne se faisant pas mutuellement confiance, chaque formation légalisée nourrissant la prétention exagérée d’être seule apte à gérer le pays. Le "légalisme d'Ismail Omar Guelleh" est la nouvelle maladie de nos camarades de l’intérieur qui se sont spécialisés dans le mutisme et le refus de dialoguer, en adoptant étrangement la même posture et les mêmes manœuvres dans lesquelles le dictateur est passée maître. Cette stratégie mène à l’immobilisme, à l’impuissance, que nous avons observé tout au long de l’année avec l’UAD d’Ismail Guédi Hared. Ceux qui se targuent d'avoir de "milliers de militants" ne disposent pas d'un leader politique crédible. Ceux qui ont à leur tête de dirigeants notoirement connus sont éloignés de la scène politique locale.

La configuration actuelle de la scène politique (partis légaux, partis non reconnus, front armé, trois coalitions) résulte des entraves politiques imposées par la dictature. Perpétuer ce statu quo comme le fait l'Opposition légale qui refuse de former une vaste et unique coalition qui comprendrait toutes les composantes de notre famille politique, c'est se priver d'une force de frappe considérable.

Les Français, les Américains et les Japonais seront surpris

Si ce régime tombe et il va tomber tôt ou tard, les plus surpris seront les Français, les Américains et les Japonais, qui soutiennent ce régime corrompu et répressif. Ont-ils l'assurance que leur bases militaires ne courent aucun risque de démantèlement ? Une preuve évidente que ces pays amis ne croient pas en la possibilité d'une révolution politique à Djibouti se manifeste dans l’ostracisme pratiqué à l'égard des opposants djiboutiens. Rencontrer publiquement des représentants officiels de ces pays relève d'un exploit. Mais, n'en doutez pas, ils seront les plus pressés à nous courir derrière nous lorsque les premiers signes d'une instabilité durable menaceront Djibouti.
Qui les empêche aujourd'hui d’œuvrer dans le pays ou à l'extérieur du pays à la promotion du dialogue entre les acteurs politiques nationaux, en incitant par exemple la majorité présidentielle et l’opposition à se rencontrer ? La meilleure façon de conjurer une deuxième guerre civile est de pacifier les relations entre la classe politique djiboutienne.
Le raisonnement qu'avancent actuellement les officiels français, américains et japonais, sont d'une simplicité désarmante. D'après eux, la dictature actuelle garantirait mieux la stabilité qu’une démocratie dont le processus d’instauration est parsemé d'incertitudes. Une transition démocratique, la mise en place des institutions et les préparatifs électoraux prendront il est vrai beaucoup de temps. Certainement une ou deux années au cours desquelles des conflits ouverts ou larvés entre les partisans du régime déchu et les démocrates radicaux, pourraient perturber la stabilité intérieure et régionale. Riche déjà de foyers de tensions ( nationalismes, terrorisme international et piraterie), la corne de l'Afrique n'a pas besoin d'un nouveau bourbier politique.

Pourtant, le régime djiboutien est de plus en plus fragile


L’Opposition djiboutienne doit exploiter à court terme et à long terme ces comportements des Occidentaux qui, par leur attitude méprisante, nous offrent des opportunités futures. L'ostracisme que nous subissons de la part des Français, des Américains et des Japonais, est un handicap pour l'instant. Mais demain, lorsque nous serons en position de force par rapport à la dictature djiboutienne, nous aurons en notre poessesion un formidable levier pour négocier de nouveaux accords au sujet des bases militaires étrangères. Elles coûteront très cher à nos amis !
Le refus du dialogue que l'opposition légale rencontre de la part de la dictature, le fait que le chef de l'Etat ne la reconnaisse pas, est un handicap pour l'instant, mais demain, si nous parvenons à inverser le rapport de forces, le parti unique, RPP, et ses affidés (Frud légal et autres satellites) disparaîtront du paysage politique sans que nous ayons à faire le moindre geste. Sur ce point, Ismail Omar Guelleh travaille contre son propre camp.

Ces constations nous conduisent à conclure que l'Opposition djiboutienne doit s’unir le plus vite possible et avoir un agenda politique, un agenda serré vis-à-vis de nos partenaires régionaux et internationaux. Au-delà de sa diversité, elle doit mettre en place une stratégie de transition démocratique destinée, si on se limite à quelques grandes lignes, l’instauration d’une véritable démocratie et l’évitement d’une guerre civile « à la somalienne » qui ne relève pas que d’une vue de l’esprit.

Uguta-Toosa, bilan de l'année 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 3 : "Communiqué de l'UMD à propos de la manifestation populaire du 30/12

UNION DES MOUVEMENTS DEMOCRATIQUE
(UMD) (PDD ET PDD)

Djibouti , le 30 Décembre 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE

Monsieur Ismail Omar Guelleh (IOG) qui s’ est toujours opposé à toute manifestation pacifique organisée par les partis d’ opposition , s’ est illustré , une nouvelle fois , à faire la démonstration de force en déployant dans la capitale les forces de l’ odre qui ont investi le lieu et ont bouclé tous les accés conduisant à la place prévue pour la manifestation du 30 décembre 2011 .

Ainsi , M. IOG bafoue-t-il les droits des citoyens sous les yeux des représentants des pays démocratiques .

Vers 16 heures , les manifestants venant de Balbala en traversant l’ oued d’ Ambouli à l’ ouest du pont ont été repoussés par d’ importante force de police .

Ils portaient des banderoles sur lesquelles étaient inscrites des slogans tels que :
« KIFAYA , stop aux arrestations , aux tortures , pour la proportionnelle intégrale , non à la dictature etc … ».

Environ 300 personnes d’ entre elles ont été arrêtées .

Malgré cette démonstration de force , le peuple djiboutien , inquiet pour leur avenir sous le régime d’ IOG est sortit massivement , il a pu se rassembler dans différentes places de la ville .

Pour mettre fin démocratiquement et pacifiquement à ce régime dictatorial , l’Union de Mouvements Démocratiques (UMD) va continuer à manifester jusqu’ à obtenir satisfaction de leurs revendications légitimes reprises ci-dessous :

Création d’ une commission Nationale Indépendante (CENI) qui organisera les élections du stade initial jusqu’ à proclamation des résultats provisoires .
Introduction de la proportionnelle intégrale .
Remise d’ un exemplaire des procés verbaux des résultats à chacun des délégués des candidats en compétition .
Accés des médias publics par les partis d’ opposition .
Désignation des assesseurs par les partis en compétition et non par l’administration qui travaille selon le bon vouloir du régime .

Tous ces points sont nécessaires pour la transparence électorale .

L’ UMD informe ses militants , ses sympathisants et le peuple djiboutien en général que la date de la prochaine manifestation leur sera communiquée ultérieurement .

Aden Robleh Awaleh .............................Mohamed Daoud Chehem
Président du PND....................................Président fu PDD


Uguta/Toosa, bilan de l'année 2011

Ismail Omar Guelleh brigue un 3ème mandat illégal


Les trois principaux objectifs de notre parti sont :

1) provoquer le départ d'Ismail Omar Guelleh ;
2) Engager une transition démocratique dans notre pays avec la participation de tous les partis politiques du pays (y compris le RPP et le FRUD qui devront changer de noms...);
3) Adopter une nouvelle constitution nationale insistant sur les droits et les libertés des citoyens (Etat de droit) et qui établira un partage équilibré des pouvoirs au sein de l'exécutif et de la fonction publique civile et militaire.

La période de la transition démocratique facilitera le débat sur des questions sensibles. Durant cette période, les hommes politiques qui veulent briguer la magistrature suprême auront largement le temps de se faire connaître. L'espace démocratique facilitera l'échange d'idées et d'opinions contradictoires. Par conséquent, chaque chose en son temps.

Résumé : on chasse d'abord le tyran et, ensuite, nous les démocrates, nous pourrons se chamailler librement, dans un Etat de droit, à coups de mots.

Uguta/toosa, avril 2011

 

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DJBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE


Titre 4 / "A tous les djiboutiens et en particulier aux réfugiés qui sont en Ethiopie, nous adressons tous nos voeux. (Jean-Loup Schaal et Omar Gabassé)

Nous souhaitons une très bonne année 2012 à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens qui sont au pays ou à l'extérieur .

- Que l'année 2012 marque le départ du dictateur Djiboutien qui affame, emprisonne, torture et exécute les Djiboutiens .

- Que l'annee 2012 soulage toutes les peines de nos frères et de nos soeurs djiboutiens, victimes de la barbarie, de la tyrannie du régime et de la myopie du monde occidental.

Nous souhaitons particulièrement, une bonne année aux réfugiés djiboutiens d'Ethiopie, victimes du manque d'intérêt du HCR d'Addis Abeba. Nous souhaitons que l'année 2012 soit celle de la délivrance et de la réinstallation : nous demanons que le HCR examine leurs dossiers et les propose aux pays susceptibles de les acueillir et de leur offrir l'asile.

Nous appelons en particulier la France à se mobiliser pour ces malheureux réfugiés, qui ont une culture francophone, qui facilitera la réinstallation en France, comme cela a été prouvé avec les premières familles arrivées en 2010.

Selon une rumeur qui circule, le HCR menacerait de cesser l'assistance aux réfugies à partir de février 2012.

Dans l'hypothèse où ce serait une décision confirmée, nous lancons un appel pressant aux fonctionnaires pour qu'ils cessent "de jouer" avec le moral de ces pauvres gens qui ont fait preuve durant 18 années de patience et qui ont traversé beaucoup de dangers.
Ils ont le droit légitime à bénéficier d'une solution juste et équitable.

Supprimer la maigre assistance financière serait une honte pour le HCR et pour la communauté internationale !

Jean Loup Schaal et Omar Gabasse

(Source : www.ardhd.org)

Uguta-Toosa, bilen de l'année 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

 

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DJBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 5: LDDH : Meilleurs voeux à tous les opprimés d'Afrique et du monde entier
Djibouti, VENDREDI 30 DECEMBRE 2011



Le Président

Par le défenseur des Droits de l’Homme
NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH
Chargé de la Corne d’Afrique

« Rarement, une année aura été aussi agitée que l’année 2011 qui s’achève. Mais celle qui commence nous réserve beaucoup d’évènements et d’énormes défis à relever notamment l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles, la stabilité sociale, l’effectivité de la bonne gouvernance, une lutte efficace contre l’impunité, la pauvreté, la corruption et le strict respect des droits humains, gage d’un développement durable. »

Brahima Koné
Président de l’UIDH

La République de Djibouti a connu une année très tourmentée avec des centaines d’arrestations, de jeunes torturés, incarcérés suite à la vaste manifestation lors du « printemps arabe » pour se débarrasser du dictateur Ismaël Omar Guelleh présumé membre de la mafia régionale d’Addis Abeba à Nairobi sans oublier l’Ouganda avec un point de chute en Afrique du Sud auprès des sociétés pour le trafic d’armements vers notre sous région, notamment la République de Somalie actuellement occupée par les Forces tueuses Burundaises, Djiboutiennes Ethiopiennes, Kenyanes et Ougandaises.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne cesse de dénoncer régulièrement les Crimes de Génocide, les Crimes de Guerre, les Crimes contre l’Humanité perpétrés depuis 2006, après le Printemps Islamiques au Sud de la République de Somalie.
Dans le cadre de nos souhaits pour l’année 2012, nos pensées les plus immédiates sont pour le Peuple Somali que l’Administration du Président OBOMA originaire du Kenya a décrété dans le silence l’extermination de ce vaillant Peuple de la Corne d’Afrique, notamment ceux des régions de:

- la Somalie au Nord du Kenya concédée par l’Empire Britannique en 1963,
- l’Ogaden colonisé par l’Ethiopie Chrétienne depuis plus de 60 ans,
- la République de Somalie indépendante depuis le 26 juin 1960.

Mes souhaits les plus profonds s’adressent à tous les Peuples Africains Opprimés sous le joug des régimes militaires au service des Forces Armées des puissances Etrangères comme la France et les Etats-Unis qui continuent à imposer leurs leaders afin de mieux contrôler leurs intérêts financiers sous couvert du Faux problème de Géostratégie.
Je reprends en unisson le message de Maître Brahima Koné Président de l’UIDH: « Je souhaite que l’année 2012 vous apporte à toutes et tous une très bonne santé et beaucoup de courage dans ce noble combat. »

A tous nos amis, et à tous mes compatriotes loin de notre pays mes meilleurs souhaits pour l’année 2012 notamment aux :

- membres des Organisations Internationales des Droits de l’Homme avec une pensée particulière à tous les défenseurs des droits de l’Homme de par le monde, qui sont victimes de leurs témoignages et de leur combat contre l’impunité, pour la liberté et la démocratie ;

- aux Reporters Sans Frontières (RSF), qui paient le prix le plus fort, au prix de leur vie dans leur noble combat d’information et de témoignage avec une pensée particulière à tous les Journalistes victimes pour leur noble combat avec des lourds sacrifices dans la Corne d’Afrique et à travers le monde.

- Récemment deux journalistes Scandinaves ont été condamnés à de très lourdes peines sans que leur gouvernement ne réagisse vivement. car ces deux journalistes enquêtaient sur des Sociétés Suédoises et autres Sociétés dans l’objectif de bien approfondir la transparence des opérations financières surtout dans un pays où la corruption et autres trafics illicites s’étalent, hélas, dans toute notre sous région d’Afrique.

- La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de ces deux journalistes d’investigation incarcérés dans une sinistre prison d’Addis Abeba ;

- Médecins Sans Frontières (MSF) et à tous les Humanitaires avec une pensée particulière à tous les médecins et ses membres victimes des lâches assassinats comme aujourd’hui encore de deux membres de l’Organisation des Médecins Sans Frontières (MSF) assassinés à Mogadiscio, alors qu’ils étaient là pour simplement porter assistance aux victimes de la terrible famine qui s’était abattue en République de Somalie et en Ogaden.

- La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande qu’une enquête internationale plus approfondie établisse la réalité sur les négligences en matière de sécurité dans une zone bien contrôlée par les Forces d’occupation d’Amison.

- La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) partage la douleur avec toute la famille et tous les membres des Médecins Sans Frontières et elle présente ses condoléances attristées aux familles et aux proches les deux humanitaires assassinées à Mogadiscio.

NOEL ABDI Jean-Paul

Uguta-Toosa, bilan de l'année 2011

 

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 7 : Chronique du Sergent Ariko. La prochaine allocution du super- menteur sur la RTD. (www.ardhd.org)

2011 : le bilan d’un désastre annoncé

Je tiens à souhaiter, une très bonne année 2012, à l’ensemble de la nation djiboutienne (y compris à la diaspora djiboutienne installée dans les pays occidentaux).

Mes vœux vont aussi à Jean-Loup Schaal, à sa famille ainsi qu’aux collaborateurs bénévoles de l’ARDHD. L’hommage va aussi à Jean-Paul Noël Abdi, Daher Ahmed Farah, Mahdi Ibrahim God, ina Andoleh qui vit au canada, Ali Coubba, Kassim Ahmed Dini, Ahmed Youssouf, Souleiman Farah Lodon, Farah Abadid et Houssein Farah Dabar.

Ma pensée va aussi à nos amis qui croupissent dans les geôles de la prison de Gabode.

Mes Douas vont aussi aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens en particulier les malades, victimes de ce régime irresponsable qui a décidé de les tuer tous sans exception en les privant des soins appropriés.

Ma pensée va aussi à cette jeunesse djiboutienne meurtrie qui se débat dans la misère à Djibouti.

A tous Inch Allah la victoire et l’aide de Allah est proche. Ce n’est qu’une question de temps.

(Extraits, www.ardhd.org).


Uguta-Toosa, bilan de l'année 2011

 

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 8/ "MRD : meilleurs voeux pour l'année 2012
Mise à jour le Mercredi, 28 Décembre 2011

Djiboutiennes et Djiboutiens

Nos chers compatriotes,

A quelques jours de la nouvelle année 2012, il nous plaît, à moi comme à mes nombreux camarades et soutiens de lutte, de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012.

A vous tous qui souffrez, à vous que la misère malmène, à vous que la maladie meurtrit, à vous que l'exil livre à ses affres, comme à vous qui êtes épargnés, nous souhaitons une bonne et heureuse 2012.

Puisse Le Tout-Puissant nous Aider à mettre fin à nos souffrances. Puisse-t-Il nous Aider à entrer dans une ère nouvelle et à vibrer à l'unisson. Puisse-t-Il nous Aider à retrouver notre liberté et le chemin du progrès dans la fraternité et la justice.

A toutes et à tous, bonne année 2012.

Pour le MRD, le président
Daher Ahmed Farah

Uguta-Toosa, bilan de l'année 2011

 

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Titre 7/ Notre positionnement politique
(Février 2005)


Notre logo et notre couleur (nek asta) :

Notre logo : des gens (hommes et femmes debout) - cf. Carte de notre parti.
Notre couleur : marron clair - couleur de gundi (afar) ou gundati (somali)

Notre devise : Madqaay, dimokrasi x-xintow, inkittiino

" Lois, Démocratie et Unité "

Notre attitude politique (nek xiiba)

- rester inébranlables dans nos convictions ;
- demeurer unis dans notre engagement politique jusqu'à l'instauration de la démocratie dans notre pays ;
- faire triompher l'Etat de droit pour le bien de tous les Djiboutiens ;

Nos convictions (nek bagi niya/hangi) :

- Seul un régime démocratique pourrait concilier les Djiboutiens avec l'appareil d'Etat discrédité par le tribalisme ;
- la démocratie garantit la liberté d'expression, d'entreprise et respecte les cultures nationales (afare, arabe et somalie) ;
- la clé du succès politique réside dans l'Unité de l'Opposition djiboutienne ; une unité qui repose sur des vraies alliances politiques.

Nos objectifs (nek mala) :

- Combattre et dénoncer l'injustice qui sévit à Djibouti au plan politique, économique, social, ethnique, etc. ;
- Participer à l'éducation politique de nos concitoyens au sujet des notions de démocratie, de multipartisme, d'alternance démocratique ;
- démystifier le régime djiboutien, sa politique tribale et clanique
- Populariser notre combat et celui de l'ensemble de l'Opposition.

Uguta/Toosa


 

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 8 /
"ANNEE 2011 : Un Etat fébrile, source principale de l’instabilité politique


A Djibouti, nous avons plusieurs types d'opposition. UGUTA-TOOSA appartient à l'Opposition démocratique qui ne croit pas en la possibilité de réformer le régime en place. La nécessité de son unité organisationnelle et la complexité des enjeux auxquels elle doit faire face, nous préoccupe davantage que certains de nos camarades qui sont prêts à se contenter d'un replâtrage du système.

En 2011, la paupérisation a conduit les ménages les plus modestes de la ville de Djibouti-ville à desdencre dans la rue. A l’origine de l'insécurité et de l'instabilité, il y a un Etat et les forces de l'ordre, principales facteurs de nuisance.

Le rassemblement du 18 février, entrepris à l’appel de l’UAD et motivé par l’absence de libertés publiques et le chômage, a failli emporter la dictature. Depuis, le régime d’Ismail Omar Guelleh inflige à toute la société civile une violence sans limite, tandis qu’une élite de kleptocartes pille consciencieusement les biens publics. Entre février et novembre 2011, des centaines de personnes (cheminots, personnel du Port de Djibouti, fonctionnaires et agents de l’Etat, étudiants et défenseurs de droits de l’homme et opposants politiques) ont été arrêtées, emprisonnées et torturées. La dictature montre son vrai visage.
Principal instrument de dissuasion du régime aux abois, la répression est censée tuer dans l’œuf toute contestation intérieure. En refusant de dialoguer avec l’Opposition et d’instaurer de véritables élections, le chef de l’Etat s’est placé dans une impasse, devenant ainsi la source principale de l’instabilité intérieure.
La crise économique n’a cessé de s’aggraver. Chaque année, l’Etat perçoit une rente stratégique supérieure à 100 millions d’euros – loyers des bases militaires acquittés par les Français, les Américains et les Japonais – mais détournée par la famille présidentielle. Sur une population estimée à 800.000 habitants, 42% vivent dans une pauvreté extrême. Les jeunes adultes de 18 à 29 ans connaissent un taux de chômage de 90%. 120.000 de nos concitoyens souffrent de famine, selon les sources des Nations-unies. D’après nos sources, l’aide financière et les dons en nature fournis par les pays amis et les organisations des nations-unies ont été détournés par les officiels du régime.

Outre la violence politique et la faillite économique, cette fuite en avant n’annonce rien de bon pour notre pays. Avant de mener une campagne de contestation organisée , face au délitement de l’appareil de l’Etat, imposons notre image de leaders politiques responsables, unis et capables d’incarner la relève, dans le pays et à l'extérieur.

Uguta-Toosa/ bilan de l'année 2011

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 Titre 9 / Faiblesses structurelles ou conjoncturelles ?

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE


L’avenir de l’opposition djiboutienne est, tout le monde partage ce constat, dans l’unité de ses composantes incluant aussi bien des organisations et des personnalités politiques de bonne volonté.

En tant que force politique du progrès et soucieux d’assurer une transition démocratique et pacifique, notre mission vise à rallier les mécontents et les déçus de la dictature. Chacun doit contribuer au renforcement de notre cause en fonction de ses capacités et de ses moyens. Les réseaux sociaux (facebook, twiter) ne doivent être en reste. Car, il faut bien le rappeler, à certains de nos camarades : être dans l’opposition ne constitue point une fin en soi. Jusqu’à présent, le manque d’ouverture d’esprit nous a fait perdre beaucoup de temps.

Le premier constat à dresser au sujet de l'année 2011

L’activisme des forces de l’Opposition a été remarquable durant l’élection présidentielle d’avril 2011, mais, en dehors du rassemblement du 18 février 2011, et des déclarations isolées, les résultats de cette campagne ne sont pas probants. Un fait permet de le mesurer, à notre désavantage. La riposte d’une dictature que nous savons vermoulue et branlante, est venue trop vite et trop aisément au bout des manifestations lancées par l’UAD. Pourquoi ? Parce que, avant d’engager une stratégie de confrontation avec la dictature, il fallait associer au soulèvement populaire toutes les forces politiques, les syndicats et associations en présence, sous la base d’une réflexion collective. Au préalable, une telle action supposait que l’unité de l’opposition ait été réalisée. Pour comprendre l’intérêt d’une large concertation, il n’y a pas mieux de se pencher sur l’historique de la L.P.A.I. à la veille de l’indépendance de Djibouti.

Un deuxième constat s’impose : exploitons nos points forts

Aucun mouvement ou aucun parti, actuellement sur la scène, ne peut recueillir la majorité des suffrages de la part des Djiboutiens. Ce n’est pas faute de l’avoir essayé ! La configuration ethnique de notre pays, ce facteur est en train de perdre de sa virulence, et les divisions alimentées par les pouvoirs successifs (de la colonisation au régime du parti unique) favorisent, à tous les niveaux de la société, les allégeances cloisonnées. Les intérêts privés l’emportent sur l’intérêt général, à l’imitation de ce qui se passe au sommet de l’Etat par des responsables politiques corrompus et prêts à mener le pays à guerre civile. De plus, les mentalités sociales donnent une image surdimensionnée au président d’un parti et, malgré lui, son identité ethnique ou clanique prend le pas sur le programme politique. Dans le positionnement politique, le fond (le programme) paraît moins important que la forme (les symboles). Cette réalité, nous pouvons la mettre à profit en exploitant l’image de certains leaders pour l’intérêt général. Actuellement, de la part du peuple djiboutien, il n’y a pas une attente, une aspiration plus grande, que celle l’unité de l’Opposition démocratique (Démocrates radicaux).

Un troisième constat agréable à nos oreilles

Un troisième constat qui, pour être agréable à nos oreilles, n’en est pas moins porteur de grands risques, concerne l’avenir du régime d'Ismaël Omar Guelleh. Quoiqu’il fasse dans la fuite en avant depuis la manifestation populaire du 18 février 2011 qui a failli l’emporter, l’avenir de la dictature djiboutienne est, à court terme, scellé.

Uguta-Toosa, bilan de l'année 2011

 

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 10 / Brèves leçons à tirer du "Printemps arabe"


Aujourd’hui, après le « Printemps arabe » inauguré par l’effondrement des régimes de Ben Ali en Tunisie, de Hosni Moubarack en Egypte et de Mou’ammar Khadafi en Lybie, la pression qui s’exerce sur les régimes dictatoriaux et l’impatience des sociétés civiles avides de changement nous encouragent à assumer notre part de responsabilité dans la transition démocratique de notre pays.

Créer un espace de dialogue

La meilleure façon de répondre aux défis multiples qui nous attendent, nous les démocrates djiboutiens, est de créer d’abord un espace de dialogue entre nous. L’idéal aurait été de mettre en place une direction commune. La concertation, quelle que soit sa forme, est devenue impérieuse sous la pression des évènements nationaux et internationaux.
De l’expérience tunisienne, nous pouvons tirer plusieurs leçons. Lorsque les manifestations populaires issues de la société civile renversent un pouvoir dictatorial, ce n’est pas forcément ceux qui ont procédé au renversement du régime qui bénéficient de la transition démocratique. La victoire du parti islamiste Ennahda nous démontre que l’organisation la plus structurée politiquement et la mieux implantée au sein de la société engrange le plus de suffrages d’électeurs. D’où la nécessité pour nous d’anticiper les évolutions à venir en nous organisant dans le pays et à l’extérieur d’une façon plus efficace.

Céer une coalition cohérente et crédible

A ce niveau, avant même de pouvoir l’analyse, se pose une question à laquelle il faut répondre d’une manière objective. Les rencontres que nous avons initiées, les coalitions que nous avons formées entre nous et la stratégie que nous avons adoptée durant l’année 2011, ont-elles fait avancer notre cause ? Ces coalitions, UAD, UMP et CODED forment des jalons nécessaires dans le processus unitaire auquel nous aspirons tous. Mais aucune n’a contribué jusqu’à présent à instaurer un dialogue entre nos différentes composantes. Jouer de l’obstruction n'a rien rapporté à l'UAD.

Les rapports de force pourraient ne pas être favorables à l'opposition démocratique

Comme nous n’avons aucune idée de la façon dont la transition démocratique pourrait se dérouler en République de Djibouti, il nous faut imaginer un scénario de départ qui nous soit défavorable, par exemple, avec maintien en l’état de la coalition présidentielle (UMP). Dans la mesure du possible, il est de notre devoir d’éviter l’effondrement de l’appareil d’Etat qui, avec des services publics inefficaces et corrompus, risque d’entraîner toute la société dans un processus d’effritement et de désordre. Dans tous les cas de figure, quel que soit l’angle sous lequel nous allons nous mettre, l’opposition djiboutienne est condamnée à réaliser dans les meilleurs délais une unité, un rassemblement – peu importe le nom qu’on va lui donner – qui créé un espace de dialogue permanent et ouvert entre les partis et les personnalités politiques engagées à nos côtés. Même en étant unis, il n'est pas sûr que notre famille tire son épingle du jeu à mois de diposer de tous les ténors de l'opposition à ses côtés.

Uguta-Toosa, bilen de l'année 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

 

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UGUTA-TOOSA soutient François Hollande

Titre 11 /"FRANCE : La retranscription texte des vœux de François Holland

Mes Chers Concitoyens,

L'année qui s’achève a été rude. L’économie s'est ralentie, le chômage a repris sa marche infernale, la précarité s'est diffusée à de trop nombreuses familles, le pouvoir d'achat s’est souvent réduit à une peau de chagrin.
La crise a sa part dans cette dégradation de la situation. Mais la responsabilité se situe autour de décisions insuffisantes, imprudentes, qui ont abouti à laisser la spéculation et les marchés imposer leurs rythmes et leurs intérêts.
Il y a eu aussi depuis près de cinq ans des choix injustes qui ont allégé les impôts des plus fortunés et multiplié les prélèvements sur l'immense majorité des Français. Les inégalités se creusent. Je les vois tous les jours. Les exemples abondent : richesse indécente, pauvreté insupportable.

Nous finissons l'année 2011, j’en ai conscience, dans l'incertitude.

La zone euro, après seize sommets de la dernière chance, est toujours en crise. La récession menace. Des entreprises annoncent des plans de suppression d'emplois. L’Ecole de la République voit ses moyens mis en cause et les jeunes s'interrogent sur leur propre avenir.
Chacun sait en plus, même s’il est occulté, qu'un nouveau plan de rigueur est en préparation. Bref, je comprends les inquiétudes, j'entends les colères, je perçois les défiances. Je vois les doutes.
Mais je connais aussi les attentes. Parce que l'année qui arrive, l’année 2012, sera celle du choix : choix d’un nouveau Président, choix d'un nouveau destin pour la France.

Je veux que cette échéance se situe au niveau des défis qui nous attendent : le redressement de la France, redressement de ses finances publiques, redressement de sa production, redressement de l'industrie, de l'agriculture, des services qui concourent au mieux-être de chacun. Mais aussi le redressement moral, autour des valeurs de la République qui ont été froissées ces dernières années.
La France est un grand pays avec une grande Histoire. Elle a toujours su se rassembler autour de ses principes. Le premier, c'est l’égalité.

L'année 2012, si vous me donnez votre confiance, sera celle de la réforme fiscale, de la justice sociale - sur les retraites, la santé - de la justice entre les territoires. La justice, l’égalité sont les conditions pour que l’effort soit consenti.

Je forme le vœu que l'année 2012 soit celle d'une grande mobilisation autour d'une belle cause : la jeunesse. Nos enfants doivent vivre mieux que nous. Nous devons donner à la génération qui vient des chances nouvelles pour sa formation, son entrée dans la vie professionnelle, son accès au logement.

2012 c'est l'année du changement. En tournant la page de 2011, nous devons fermer le quinquennat qui s'achève. Il a été inconséquent, incohérent, injuste. Il a divisé, heurté, abimé.

En 2012, je veux réunir les Français autour d'une belle et possible espérance, donner à la France toute sa place dans le monde et en Europe. Cette Europe, que je veux bien sûr stable dans la zone euro, mais capable de produire une dynamique de croissance, un autre rapport avec les citoyens.

En 2012 je veux surtout que les Français reprennent confiance en eux-mêmes et vivent en harmonie, en solidarité, en sécurité, avec cette fierté commune de relever, ensemble, notre pays.

Je souhaite à chacune et chacun d'entre vous une bonne année.

Le changement, c'est maintenant !

Vive la République,

Vive la France

Source : http://francoishollande.fr/

Uguta/Toosa, bilan de l'année 2011

 

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 12/ "Hommage aux Djiboutiens en lutte"
par Abdourahman A. WABERI

"Hommage aux Djiboutiens en lutte contre la dictature à l'intérieur et à l'extérieur comme les courageux Jean Paul Abdi Noël, Farah Abadid, Houssein Farah Dabar constamment torturés sans oublier les braves Daher Ahmed Farah, Mahdi Ibrahim God, Mohammed Kadami, Aicha, Ali Coubba, Cassim Ahmed Dini, Ahmed Youssouf, Souleiman Farah Lodon, Cheikh Abdourahman Falfalos et tous les anonymes. A eux respect et honneur !!"

Le 2 janvier 2012.

TITRE 12 (bis) : 12 (bis) : "Honneur et respect aux Djiboutiens en lutte contre la dictature"
L'Auteur : Abdourahman Waberi
Topics

UGUTA-TOOSA : L’écrivain et novelliste djiboutien, l'inoubliable auteur du "Cahier Nomade", n'a pas ursupé sa renommée internationale. Son œuvre est un hymne à son pays, hymne d'une beauté âtre comme l'est la nature de notre pays. L'auteur chérit la liberté et les grands défis qu'est la défense de la dignité de l'Homme. On le voit encore une fois dans le texte ci-dessous. Notre pays a grand besoin d'une voix forte, d'une voix juste, d'une voix libre. Il rend ici un hommage vibrant aux opposants djiboutiens qui luttent contre la dictature d’Ismaël Omar Guelleh. On en a bien besoin. Admirons ensemble la force du texte, la concision de la prose et l’économie des moyens. C'est du pur Abdourahman A. Wabéri. (Ali Coubba).

La politique n’est pas seulement affaire d’État. Elle est notre affaire à nous tous. Elle est la possibilité d’interrompre le cours du temps, la disponibilité à voir surgir l’espérance qu’on n’osait plus, sans se l’avouer, espérer de notre vivant. Hier et demain sont perpétuellement remis en jeu. A Djibouti comme ailleurs, la multitude se lève, brave la peur, d’abord en petit nombre, surgie de Balbala, de Tadjourah, de Gabode ou d’Arhiba, lieu de mémoire de maints massacres. Jeunes chômeurs ou vieux nomades, ils sont de plus en plus plus nombreux. Ils font vague, ils font foule. Déjà plus forts qu’hier. Et les morts en appellent aux vivants pour qu’ils réveillent les morts. Modestement, obstinément les braves Farah, Houssein, Abdi, Houmed ou Dini, peu importe le nom, prennent leur tour de garde dans la chaîne solidaire des Djiboutiens unis dans la lutte contre l’arbitraire, la gabegie et la dictature…

Hommage aux Djiboutiens qui réclament leur dignité et luttent contre la dictature d’Ismail Omar Guelleh à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Ils sont plus nombreux qu’on le croit. Ils ont nom et visage. Ils ont été piétinés mais font encore et toujours front. Ils ont gagné notre respect et notre gratitude – pour l’instant discrètes et clandestines – à l’instar des très courageux :

Jean Paul Abdi Noël (Président de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme (LDDH) souvent encagé et torturé, notre photo [de ABDI NOEL),

Farah Abadid (syndicaliste et membre de la LDDH gravement torturé, notre photo [de Farah Abadid) Houssein Farah Dabar (journaliste et membre de la LDDH gravement torturé), constamment emprisonnés sans oublier les intrépides et inventifs :

Daher Ahmed Farah,
Mahdi Ibrahim God,
Mohammed Kadamy Youssouf
Aicha Dabaleh Ahmed,
Ali Coubba,
Cassim Ahmed Dini,
Abdourahman Boreh
Maki Houmedgaba Maki
Ahmed Youssouf Houmed,
Ismael Guedi Hared
Aden Robleh Awaleh
Souleiman Farah Lodon,
Cheikh Abdourahman Barkhad God dit ‘Falfalos’
Cheikh Bechir et Cheikh Guired

et tous les autres, anonymes ou non.

A eux, je dis : honneur et respect !!

Source :http://blog.slateafrique.com/cahier-nomade/2012/01/03/honneur-et-respect-aux-djiboutiens-en-lutte-contre-la-dictature/

Uguta/Toosa, bilan de l'année 2011

 

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Titre 13 : : LDDH : NOTE DE DIFFUSION DU 1ER JANVIER 2012
(Extraits)

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) prend note avec une vive préoccupation du rapport ci-dessous qui lui a été transmis par M. Cassim Ahmed Dini et relatif à la situation prévalant dans les districts du Nord. Régions où, selon les témoignages des autorités traditionnelles qui ont sollicité notre organisation pour les dénoncer ouvertement, exactions contre les civils et sous-développement volontairement perpétué, sont encore les deux « mamelles » de la politique gouvernementale.
Malheureusement, pour révoltante qu’elle soit, cette situation alarmante n’étonne pas la LDDH : dès sa création en 1999, elle n’a cessé de dénoncer le calvaire que vivent les populations rurales de ces districts. Récemment, dans son communiqué de presse en date du 28 décembre 2011, la LDDH avait dénoncé les emprisonnements et les tortures perpétrées par les troupes gouvernementales et dont les civils avaient été victimes au Mabla.
Les choses prennent aujourd’hui les proportions d’une industrie de la terreur et cette insécurité persistante semble répondre à au moins trois objectifs :
1) Idéologique : l’aggravation de la marginalisation des populations du Nord (et du Sud-Ouest), par le déni de citoyenneté, déjà à l’origine du conflit civil entre 1991 et 2001, fait encore peser un lourd danger à la fragile stabilité de la République de Djibouti comme à son Unité;

2) Politique : la persistance (tolérée) d’une résistance armée à la dictature sert d’épouvantail utilisé par le régime pour dissuader les autres composantes de la communauté nationale de participer à des formes pacifiques de contestation, en brandissant la menace d’une « sécession afare » aux couteaux entre les dents. Lequel régime semble également utiliser pour cela la thématique du fédéralisme d’une association bénéficiant de la visibilité que confèrent les médias gouvernementaux, dont la RTD.

3) Partisan : en subordonnant l’aide alimentaire à l’affiliation partisane au bénéfice du RPP, c’est le droit constitutionnellement garanti à la liberté d’opinion qui est bafoué.

La LDDH s’engage à prendre immédiatement contact avec ces notables traditionnels et à se faire l’écho de leur légitime révolte au niveau des instances internationales, conformément au Pacte international sur les droits civils et politiques et au Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels, tous deux ratifiés par la République de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul


NOTE D’INFORMATION
A L’INTENTION DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS SUR LA SITUATION PREVALANT DANS LES DISTRICTS DU NORD

Présentée par Cassim Ahmed Dini

Djibouti, le 1er janvier 2012

Sous certaines conditions, un séjour prolongé à l’étranger peut induire une perception erronée de la réalité du pays, laquelle induit à son tour une appréciation déphasée des urgences, des possibles et des formes de lutte contre la dictature.
Pour me prémunir contre cette pathologie malheureusement courante dans certains milieux intoxiqués par la virtualité de l’Internet, j’ai effectué du 28 au 31 décembre dernier une tournée dans les districts du Nord.
(Du 28 au 31 décembre : inutile de trop insister sur le fait que, contrairement aux allégations d’un site surnommé Djibintox, spécialisé dans le dénigrement 24h/24 de l’opposition, je ne pouvais physiquement pas me trouver à Djibouti-ville pour participer à une prétendue manifestation de prétendus opposants censée avoir été prétendument empêchée le vendredi 30 décembre.)
En marge de mes activités partisanes, l’occasion m’a été donnée au cours de cette tournée de discuter avec une délégation de notables traditionnels qui ont expressément sollicité mon entremise afin que soient entendues leurs doléances quant à leurs rôles ainsi que leur révolte face aux souffrances infligées aux populations rurales du Nord.

I) L’Etat contre la société : Les temps nouveaux des notables TIJI

D’une complexité variables selon les sociétés, l’ordre politique traditionnel a pour fondement le chef de tribu, appelé notable ou okal. Sa fonctionnarisation est un fait colonial : contre rémunération mensuelle, il était l’intermédiaire entre l’administration et les administrés. Toute velléité de résistance de sa part était violemment réprimée : Ougas marginalisé ou Sultan déporté à Madagascar l’apprirent à leurs dépens !
L’Etat postcolonial a reconduit ce rapport de domination en exacerbant les dysfonctionnements. Dans son entreprise systématique de destruction de l’ordre traditionnel, le régime djiboutien, après avoir contraint un Sultan à l’exil forcé, met actuellement en œuvre une nouvelle stratégie que dénoncent les chefs coutumiers : l’imposition et l’usurpation de nouveaux chefs traditionnels cooptés, tout dévoués au parti unique. Loin de contribuer à la consolidation de la paix civile, ces notables TIJI sont, en tant qu’interlocuteurs privilégiés de l’administration territoriale, les exécutants serviles d’une politique de discrimination et de marginalisation à au moins deux niveaux.

1) ils bloquent systématiquement auprès de l’état-civil toute démarche pour l’octroi des actes de naissance et des cartes nationales d’identité. Or, ce déni de citoyenneté, implacable depuis 1977, participe d’une politique de substitution de population et d’une falsification de la djiboutianité.

2) Opérant le plus souvent dans le cadres d’associations sponsorisées par le régime, ils font bénéficier des projets de développement (pour les rares qui voient le jour) et des aides internationales, alimentaires ou sanitaires, dont ils sont les récipiendaires exclusifs, à la condition impérative d’être encarté au parti unique au pouvoir.

L’émergence de ces nouveaux notables TIJI témoigne d’une volonté délibérée de condamner les districts du Nord au sous-développement et leurs populations à la misère. Les notables traditionnels refusent d’être aujourd’hui les complices silencieux de cette politique méthodique d’anéantissement qui se dévoile plus dramatiquement dans l’insécurité sciemment entretenue dans ces régions et contre laquelle ces notables s’insurgent également.


II) Soldats gouvernementaux et « rebelles » armés : Même combat contre les civils

Au prétexte d’éradiquer une rébellion armée, le régime a multiplié les cantonnements militaires dans les zones rurales du Nord, en violation de l’accord de paix du 12 mai 2001. Après Adaylou, Waddi et Gal’Ela ont vu débarquer un impressionnant contingent qui reçoit ses ordres directement de l’état-major de Djibouti-ville. Invoquant cette prétendue résistance armée, le régime étouffe ces zones fortement peuplées par un embargo qui ne dit pas son nom et inflige d’innombrables souffrances aux populations rurales accusées de la soutenir. Plusieurs facteurs amènent aujourd’hui les notables traditionnels à ouvertement accuser le régime de, sinon entretenir ouvertement, à tout le moins de tolérer ces éléments armés.

(...)


Uguta/Toosa, bilan de l'année 2011

 

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 14 / Qafar Saqoltih ruuba ayyufta !
Afars-networks, 1er janvier 2012

UGUTA-TOOSA : Qunxa Daabaloh esser maqeh. Niya kaak maqeh. "Yanna- Culbal" ise muggaaqisay, hinnay aka bagulle migaq dooritay, fransaawih afat fiirissi hee mabulwa kaak qidan lafa mali.
Qafar elle mangoh tan booxal, a esser "oobisaanam maqe mala. Nanu net celtam kak axce lino.

Ali Coubba (Qali Kubba).

Nagaynà sin amol tanay,

Fiiruk Qafar Saqolti kee Qafar xaylok salaamaqle ! Akkel baraay loqo xaagut agaarad abtaah, Qafar Ayyunta kee Qafar Saqolti ittâ fanah bahta toobokok inkiih kulsa le gadda geya.
Toohuuk lakal, inni migaq kee yi mablà (vision) leh tan Qafar xayloh migaaqal anu takkel aytikuma (interpellation) kah ruubam Qafar Saqoltiy Djiboutî doolatay Debeeno Abbah kak yanih iyya beytah tanih tan siyaasal saduh tani. Toh maa Saqoltiiy itteenik, tohuu amo gexak Sadi Bartiitah afak tan Saqolti (dirigeants), ciggiilak ken gubal taamittah tan Saqolti (cadres), ellecaboh too Bartiita beyta hadafal yaamineh yan mara (militants, partisans, sympathisants).
Rikeek kulli bartih Abbah tama warkat le sandugul (email) kah ruube weemik sabab, Qafar xayloy Afar-Networkut adoytiitih ennittah aytil hayu. Axce yab ubulay raaqaay, guma’dde haay, siinit ceele waytam tenek gaba’dde waasaay, osissaanam edd’oosisaay, immay abnà yab aaxaguk raaqa.

Ayti gexxo leemik woo bartiita tahinteeti : PDD, FRUD, UGUTA-TOOSA, ARD. Macaay, kalah kaadu qusubah xissimte qunxa Bartiita taniih ken kaadu edd’asgalle : toh Qafar Eglaalii kee Gabqasah afak yaaba maray (kasloytit, fanni mara, etc.) siyaasa hadaf le. Toh macaay itteenik, num faxe qaku yaalleeh usuk Qafarah le gar gunnusa num yekkeek wadir malat kaa yasgalleenimi iyyaanamih mablà. Taa Bartiitah Abbobtih migaq : 1. PDD, Gifta Mohamed Daoud Chehem, 2. UGUTA-TOOSA ah Abba Gifta Ali Coubba, 3. ARD eh Abba Gifta Ahmed Youssouh Ahmed, 4. FRUD Abba Gifta Mohamed Kaxxaqammi.
Uyxuxxu heeh, ta Saqolti leh tan hadafat bossa axcenno, hoxsek gacseyoo lon. Ceelalloh ken mablà elle taninna siinih gabbaaqqa heeyyo :

AC
: « nek hadaf Qafar Ummata le Baaxol le gar geytaah, démocratie xinto saadisaanama. Egla Sadi Bartiitat linooh, Ard kee ni fanat fantaaxaw yaniih, kalah kaadu Frudi’lluk fantaaxaw lino. Gabqasa gicloy xiironuh qande giclo lel naamine. »
MK : « Djiboutil sinaamak amol tanim Caylah xiina mara. Caylat caylah koositennooh, baaxol Sadi Bartiita n’aamol tan xukko cayli edd’aane waa uguugumot kalenno itta tiyal sininnah nanno. »
MDC : « Djiboutil Baaxoh Abba beyam kaamol ayyo xintooy, nanu tohul saduh nanno. Elle naaminem démocratie xintooy, tohul ni Barti kee PND Barti gaba gabat luk too giclol naamine. »
ARD bartik awlaytuh yan Cassim Ahmed Dini iyyam: « nek hadaf démocratie xinto daabisaanamaay, Djiboutih Ayyunti inkiih edde yangale xinto. Tohuh nanu Baaxoh addal elle kah ardennooh, soolak Gabuutî mandarih addal elle qiy kah axcenno qande kah soolise kal. »

Ta affara Saqalih xagar kah xagam usun lon siyaasa Djiboutih Ayyunta kee baxsa luk Qafar Ayyuntah tayse iyyaanam hinna, tohuu siyaasak mariiy isi mablà kak leh yan mara usun. Ken xagar kah xagamaa, usun ayti gexxoo kee asaaku sadi Bartiitat Qafarak yanih yan marak sinam ken le kabul fula le iyyaanama (sur la base du critère du poids numérique des militants), kaadu dumaak ayti le Saqoltiy siyaasat dumaak tingicille.
Too waqdi, ken mablà fokkaqqa haynek, ta Saqolti hadafal tangaleh ! Too hadafaa, - Djiboutih Ayyunti amobaxxaqqà esseritaah,
- bagul teetik tanih tan kaamol ayyo baguk isik kalaah,
- Djibouti doolat « démocratie » xinto tassukuqqeeh,
- Baaxo leh tan cayit sinaam inkim edde takkeeh, inkim edde geyta hadafa.

Ta Saqolti itta’lle waytaah, baxsi kak yanim macaay hadaf keenik angaluk ?
Baxsa keenik lem inkiimi : « moyens, méthodologie » faransaawih afat kak iyyaanaah, Qafar afal gita kak iyyaanah yaniinimi ceelalloh. Usun inki hadaf (finalité, but, objectif) le mara, immay mariiy isi gita kak le mara (moyens). Hadaf kak inkittuuy, giti kak sissini siyaasa mariiy kabul keenik beyam. Qafar missili hununuh bagul kak yaamaate siyaasa : « mariiy tu nek yak yam inki malà ». Tah aaxagukuu hay, Qafar Saqolti tannah tan ditet haytem macaay, uxih kah edde yaniinim macaay ?
Faransaawi missilah ittaah « la fin justifie les moyens », hadafal yengele marak, gitaa kee malà tangalem tayse. Dumah CAD akkel neh baahe missilih gurrah « inki kabul gutuqnah nanii », hadaf kak yengele mari inki kabul kah gutqe waam macaay ? (principe du jeu du tir à la corde).

Inki kabul gutqe kal tu bictah matan labhay. Isin litoonuh tanin barkat kee hangi wokket edde bayà. Mariiy le dabbak qiy iyyek, isin Djibouti Shaqbih rubtan aytikuma wagay waaga bahtaah, sinam sin yaabak tabbixe geera mataaxiga. Sinam baditit beytam tohu, sinam isin abtan yab aabbe mawaytay, siinik amo’lle bahta deebo wayta sinam. Beedak nee wadirih haytam Abbâ sinna. Qafar Ayyunti le Saqoltik kaxxa weeqa lem siinih warsaah, baditit kak nanim nanu amo’lle bahna’kke manaaxigaay, elle nabbixxeeh inkim kak inn’Abba mannu. Qafar Ayyunti kak qayxiixitam Abbâ sinna.

Too waqdi labhay, akkeey

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

 

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ADHEREZ A UGUTA-TOOSA

Carte d'adhésion de Uguta (Toosa)


(verso)

 

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Titre 15 : A PRESS RELEASE FROM AFAR NEW YEAR GATHERING IN SWEDEN

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Afars from different parts of Sweden gathered on December 30, 2011 in Uppsala city, Sweden, to discuss the current situation in the Horn of Africa in general and in the Afar areas in particular. The gathering was made possible by the Swedish Afar humanitarian organization better known as the Afar Friends in Sweden. Participants would like to take this opportunity to thank Afar Friends in Sweden for its invaluable contributions to improve the situation of the Afar people since its foundation 18 years ago. We also wish to thank the executive committee of this organization for its unforgettable role in getting out the young Afars who were locked in the dreadful Hodeida prison in Yemen.

After deep discussions and analysis of the critical situation in which the Afar people find themselves, the participants decided to establish an Afar Community Association in Sweden (ACAS) with the aim of helping their countrymen in difficult situations. The participants, in addition, agreed to release the following statement:

- We, the participants of the meeting in Uppsala praise and are grateful to the Swedish government’s unforgettable generous gesture in 2011 by providing sanctuary for the Afar refugees from Eritrea who were languishing in a notorious prison in Yemen.
- The participants would like to thank the Swedish Government and Swedish people for the long lasting humanitarian and development efforts in the Horn of African countries and urge the Swedish government to pay close attention to the very difficult situation of the Afar people in these countries.
- While grateful for the past assistance, the participants appeal to the Swedish authorities to protect more than 200 Afar refugees from Eritrea currently languishing in prison in the town of Hodeida in Yemen. We appeal to the Swedish Government once again to demonstrate their solidarity towards these young refugees who managed to escape the brutal regime in Eritrean, ending up in the notorious prison in Yemen.
- We urge the UNHCR to address the Afar refugee situation in the villages of Asyaita and Barahle in Ethiopia by working actively to find third countries for resettlement for these forgotten refugees.
- We urge the Ethiopian Government to cooperate with the Afar traditional leaders in general and particularly with the new Afar Sultan Hanfare Ali Mirah especially in matters related management of natural resources which is vital for survival of the Afar People.
- We urge the Djibouti Government to take responsibility for the welfare of its entire population and initiate a peace talks with FRUD opposition party without delay in order to ensure peace and stability in the country
- We call upon the Eritrean Government to stop terrorizing the Afar civilians, ruthless exploitation of Afar natural resources and re -open borders with neighboring countries without delay so that people can gain access to food and other items necessary for survival.


Uppsala, January 3, 2012

Uguta/Toosa, bilan de l'année 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

 

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 16 / Afar People’s Party (APP) wishes you all a Happy New Year !

APP press release 4th January, 2012

Afar People’s Party continues to inform the public and examines the situation in Afar Regional State in Ethiopia. Our assessment indicates that the magnitude of social injustice and misery of the Afar people due to bad governance persists.

- The number of detainees continues to increase and the Abqaala prison (the new “concentration camp” for Afar dissidents) is full of innocent civilians who are either alleged to be relatives of the opposition forces or who criticize the policy of the Regional Government. These people are imprisoned for more than two years without justice and without access to human rights organizations. Moreover, the humiliation and harassment of those in prison is getting to unbearable level and many of them are suffering from diseases and some has lost their lives in the prison. The number of current detainees in this prison has been estimated to be more than 300 persons from different parts of Afar Region.

- The illegal land grabs add to the evacuation of pastoralists in Zone 1, Zone 2 and Zone 3 has intensified. Those who opposed the pastoralist eviction have lost their jobs and some of them are suffering in prison. The so-called “compensation” fund from the Federal Government has never reached those who are entitled to the compensation but continues to enrich the bank accounts of the corrupted officials. The farmers in Datbacari have given up their farming due to the lack of water, while the Awash River has been diverted to the irrigation of Tendaho Sugar plantation. The Dooco farmer cooperation in Namalefan area has lost their farming land to Kesem Sugar plantation project and many of them are displaced from their localities and live as destitute. The Woyane investors continue to instigate conflict among different tribes in Baqadu and as a result many have lost their lives.

- The Afar Regional President and his closest clique have agreed to give away a big territory of Afar Land to the Somali region. This has done without public consultation. APP announces that this agreement as invalid. Ismail Ali Sirro, Mohamed Kedir (Anbeta), and Siyum Awal are accountable for this betrayal. The Woyne regime should know that any attempt to implement the newly drawn administrative map will lead to a bloody conflict that will damage the social and economic sector of whole country. Further, the illegal settlement of Issa in Afar Region continues. In 2011 more than 80 people have been killed by Issa and the killing of civilian continues without any intervention from both the federal and regional governments.

- The Afar area that is annexed by Tigray Regional State continued to be regarded as no-man’s-land, where the inhabitants are purposely denied access to education, health facilities and other administrative services.

- The intolerable act of Woyane to undermine the Afar traditional leadership continues, as has been observed during the enthronement of the Awsa Sultan in November which will have a calamitous consequences in the future.
APP warns both Woyane and its messengers in the Afar Region that they will pay high prices for the injustice committed under their minority and hegemonic rule. Hence APP will intensify its struggle to safeguard the wellbeing of the Afar people.
We call upon Afar people to join the struggle for justice and democracy in Ethiopia!

Afar Peoples Party, January 2012

Afar.people@yahoo.com, admin@afarparty.org www.afarparty.org

Uguta/Toosa, bilan de l'année 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

 

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 17 : IOG tremble et transpire à grosses gouttes...

(Caricature transpise par Jeune Djiboutienne Toosa)

 

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http://www.youtube.com/user/ALICOUBBA#p/u

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 18 / Egypte: La peine de mort requise contre Hosni Moubarak
Créé le 05/01/2012


L'ex-président égyptien, chassé du pouvoir le 11 février 2011

MONDE - L'ex-président est notamment accusé d'être impliqué dans la mort de manifestants...

Le procureur a requis ce jeudi la peine capitale contre le président égyptien déchu Hosni Moubarak, lors de son procès qui a repris lundi Caire. « L'accusation réclame la peine maximale contre Moubarak et les autres accusés, à savoir la peine de mort par pendaison», a déclaré le procureur Moustafa Khater.

« Pour la mort d'une personne, on encourt la peine de mort, alors que devrait dire le tribunal lorsqu'il est question de la mort de centaines de personnes ? », a-t-il ajouté. Le réquisitoire de Khater a déclenché applaudissements et acclamations chez certains hommes de loi présents, qui ont scandé: « La mort, la mort! Dieu est le plus grand!»

850 morts

Hosni Moubarak et ses co-accusés sont suspectés d’être impliqués dans le meurtre de manifestants lors de la révolte populaire de janvier et février 2011, qui a fait officiellement 850 morts. Il est également poursuivi pour corruption. Poussé par la rue, l'ex-rais a quitté le pouvoir le 11 février 2011.

L'ancien président, âgé de 83 ans, est arrivé au tribunal dans une ambulance et a comparu sur une civière. Il est jugé depuis le 3 août 2011, mais le procès avait été ajourné en septembre en raison d'une demande de récusation du président de la cour, jugé impartial par les défenseurs des parties civiles.

Le procès a été ajourné aux 9 et 10 janvier.

Enora Ollivier, avec agences
Source :http://www.20minutes.fr/monde/egypte/853456-egypte-peine-mort-requise-contre-hosni-moubarak

-------- DJIBOUTI / 35 ANS DE DICTATURE TRIBALE ------

Dessin de M. Picon - www;ardhd.com

Uguta-Toosa, bilan de l'année 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

 
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DJIBOUTI :
34 ANS DE DICTATURE

Titre 19/
: Cassim Ahmed Dini (CAD) ou l'ARD
contre tout le monde
par Ali Coubba (Date : 08/01/2012)


Chers camarades,

UGUTA-TOOSA ne veut pas prendre part à une polémique stérile qui détourne l’Opposition de son objectif : lutter contre la dictature qui opprime notre peuple et notre pays depuis trente quatre ans. Cependant, se dissocier des propos d'un responsable politique, aussi valeureux soit-il, c’est faire œuvre de salubrité publique tout en replaçant dans son contexte les dérives langagières de Cassim Ahmed Dini. La parole ultrasécurisée nuit à la liberté d’opinions et le silence complaisant n’a jamais fait avancer la cause de la démocratie.

Cassim Ahmed Dini contre UGUTA-TOOSA

Comme, vous l’avez tous noté : les sorties épistolaires de Cassim A. Dini n’épargnent aucune formation politique, aucune association, pour peu que l’idée exprimée sort de l’ordinaire (Cf : Réseau afar-network en afar). Ses tentatives pour minorer le rôle de notre parti politique et d'autres membres de l'Opposition se ramassent à la pelle. A notre égard, il est vrai qu'il n’a pas fait preuve de violence verbale similaire à ce qu’il pratique à l’égard du FRUD armé. En Europe, ses commentaires incendiaires amplifiés par les écrits déférents de deux ou trois conscrits ont réussi l’exploit rare de discréditer toute l’ARD auprès de nombreux internautes, en particulier des étudiants et universitaires. Ce parti, avec lequel UGUTA-TOOSA a signé une alliance jamais respectée, regorge de talents. Mais il ne possède pas un dirigeant politique à poigne capable d’exercer une autorité morale sur toute l’équipe.

Cassim Ahmed Dini contre le FRUD armé de Mohamed Kadami

La rébellion armée est-elle noyée par les espions envoyés par la dictature ? Des rumeurs pressantes ont toujours fait état des recrues au comportement étrange dans le maquis. Ce n’est pas une nouveauté si l’on se rappelle les raisons de l’échec militaire et politique du FRUD n°1. Cependant, l’analyse approximative et déplacée de CAD insinue davantage. Sur la base de témoignages des notables, il réduit les rebelles du FRUD armé à une bande de malfaiteurs téléguidés par le pouvoir en place. Or le peuple djiboutien, plus que jamais, n’aime pas qu’on s’en prenne aux rebelles qui sont prêts à sacrifier leur vie. D’autant que la crédibilité des renseignements livrés par des notables, les agents les plus corrompus de la dictature djiboutienne, reste posée. A dire vrai, la campagne critique à l’encontre du FRUD armé est si bien orchestrée, si constante, que j’ai du mal à croire qu’il s’agit d’une opinion personnelle. La direction de l’ARD participe à une cabale politique dictée par des considérations qui nous échappent. Et le moins que l’on puisse dire est qu’elles nuisent à l’unité de l’Opposition.
Si la cabale n’est pas collective - ce qui reste à démontrer – je souhaite à MM. Ahmed Youssouf, Adan Mohamed Abdou et Mahdi Ibrahim A. God, d’avoir un estomac bien solide. Chaque sortie de CAD entame l’image du parti…

Pourquoi cet acharnement ?

L’objectif est affichée : l’ARD entend occuper et le terrain politique et le terrain militaire. A Djibouti-ville, ce qui justifierait son dénigrement des autres partis politiques, elle a choisi d’imposer une nouvelle coalition par la force et l’intimidation. La nouvelle nous est parvenue par les médias.
A notre avis, ces deux organisations qui se crêpent les chignons, anciennement membres du FRUD armé n°2, nourrissent des divergences héritées de l’époque de leur scission. C’est l’ARD qui a commencé les hostilités. On dirait que nous n'en sommes que des victimes collatérales.
En stigmatisant la rébellion armée, cherche-t-on à rassurer la dictature pour mieux la surprendre ? Cette stratégie ne manque pas de pertinence mais à condition que, entre temps, on n’ait pas créé un vide autour de son parti. La politique, nous le savons, obéit parfois à d’obscures ambitions, le sentimentalisme est laissé au vestiaire.

Dans le contexte actuel, le jeu de l’ARD est déplorable. Le peuple djiboutien réclame la mise en place d’une Opposition forte et unie, capable d’éradiquer la dictature. Le spectacle donné est indigne. Il provoque du ressentiment des victimes et irrite nos concitoyens.
Cependant, une chose est sûre. A force de tirer tout ce qui bouge, l’ARD s’est créé des adversaires dans tous les milieux. Où en est-on des actions de mobilisation solitaire qu’on nous avait promise : « faire de nouveau parler toutes les rues de toutes les agglomérations » (ARD, Communiqué de presse du 21 novembre 2011) ? » Elles tardent à se concrétiser. Le parti légalisé du défunt Ahmed Dini ne profite pas de la situation privilégiée qu’elle occupe à Djibouti-ville. Ses critiques inconsidérées suscitent, c’est tout à fait normal, la méfiance justifiée de ses alliés objectifs.

Alors que la dictature connaît un discrédit de plus en plus grand dans le pays, l’ARD gaspille son énergie en provoquant ses alliés à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cet homme talentueux sème cataclysmes et animosités sur son chemin. Sa notoriété est si grande qu'elle induit deux conséquences dévastatrices au sein de son parti. D’une part, elle jette de l'ombre sur tous les membres du bureau politique et fragilise l’autorité, voire la légitimité, du président Ahmed Youssouf (l’imam caché). D’autre part, elle provoque la castration intellectuelle de ses camarades qui ne peuvent ni circonvenir les humeurs de l'"enfant prodige", ni défendre l’indéfendable, d’où leur silence gêné. Personne n’ose démentir ses propos les plus excessifs parce que le parti est déchiré en même temps par la course au pouvoir. En conclusion, au lieu d’être un élément moteur pour son parti et l’Opposition, CAD désorganise notre famille politique...

Evidemment, tout le monde s’interroge sur Cassim Ahmed Dini.

Est-il un modèle pour la jeunesse ? En tout cas, pas avec cette humeur massacrante qu’il affiche et ses sautes d'humeur. Il est non seulement son propre ennemi mais son manque de diplomatie et le laxisme de ses camarades mènent tout le monde à un repli sur soi que nous voulons éviter. Car notre division renforce la dictature. Nous venons d’apprendre que l’ARD a lancé un appel « pour définir ensemble un cadre d’action unitaire » (ARD, Note d’information du 4 anvier 2012). Vient aussitôt à l’esprit une question logique : après avoir dénigré tous ses alliés politiques, avec qui ce parti va-t-il signer des accords et former une coalition unitaire fondée sur le respect mutuel ?

L’Opposition djiboutienne exilée ou interdite au pays (MRD, MRS, FRUD armé, UGUTA-TOOSA, d’autres mouvements et personnalités politiques) ferait mieux de s’organiser ici et maintenant, en attendant que l’ARD trouve le chemin de la responsabilité.

Ali Coubba
Président de UGUTA-TOOSA

Coordinateur du CODED

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Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

 
 
 
DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 20 : Hommage à un grand poète
contemporain, CASAN "MALA" !
par Qunxa Daabalo, 11 janvier 2012, afar-network.

Nagasseenii,

Inna lillah wa innaa ilayhi raajiquun. Yalli addunyak tayse akeera kaah yacaay. Kaak raqte buxáh iimaan kee gadeebó yacaay !

Il fut un grand poète aux joutes oratoires inégalées. Il dénouait avec une facilité déconcertante des paroles intriquées. Un redoutable adversaire ! En guise d'hommage à ce génie de la langue afare, je vous envoie une repartie épique qui a eu lieu entre lui et Ali « Darsá », un autre grand poète digne de Tolah Canfaxe. L’enregistrement étant de médiocre qualité, je prie Mohamed Youssouf Gaddaaqaay de bien vouloir corriger les éventuelles erreurs et lacunes rencontrées dans ce texte. Aussi, veuillez me pardonner les éventuelles fautes d’orthographe et les approximations dans la transcription dans certains mots. Vous pouvez écouter cet enregistrement sur le site Arhotabba : http://www.arhotabba.com/tradition.html

Au passage, je rends un vibrant hommage à Gaddaaqay et à Hassan « Pilote » pour leur formidable travail fourni dans le domaine de la littérature afare. Ils sont sur les traces de leurs illustres ainés. Nous attendons avec impatience la sortie de leurs travaux.

Bonne lecture,
Daabalo.


Casan «Mala » kee Qalii « Darsá » ittal abte kassoowu :


Ali Darsá :

“Oobehik manoy inkiih assalaamaqle ”
“Casan salaamattá baxse kal macaba”
“Isih salaamaqle oobehik Casanow”
“Sinam nagay raqte kak temeete Kabul”
“Sek Malaw laak cakayni koh nagay raqte”
“Buxah addi koh nagay raaqe Sek Malaw”
“Ku yab dareemaanah, koo dareemaanah”
“Yi yab buruttaanah, yoo buruttaanah”
“Ku yab maduudatta koo le meela Qali”
“Ma dudda yok yaana yoole meela Casan”
“Oobeh an Casan haykal yaabe yoo kalek” (Dorró)

“Qisí luk yeneeh nagaahinna kok kaleh”
“Tu wayna kok yeenih killilil Casanow”
“Doroq mameklaana awká l’abba maleh”
“Mataaka yol hayte Qas Cedal Hassanow”
“Qilsi yab widirit yanitte cooma’kkal”
“Faketto faatatytow sarra maagiida nel”
“Kutublá kok toobbem á sifak* dumí bar” (Dorró)

“Dabán numut yaaba gacteh iyyaanam”
“Dabán numut mabloh gacteh iyyaanam”
“Wayak faxem takkeeh kalbi niqbah xiqam”
“Kalah Qali hinna qahdi lem Hassana”
“Casan wagittaama yoo yaarreenim”
“Qali wagittaama yaffigiddeenim”
“A ne’dde wagtaanam yabti missila hinna”
“A namma mansayya nelle wagtaanam” (Dorró)


Casan Mala :

“ Ku salaamatak ma gamtiyyoy ukkuqeh”
“ Sinam nagay raqtee kak temeete Kabul”
“Sinam nagay raqtee kak nemeete Kabul”
“Yok nagay raqte namma gaari…”
“Wohuk wadir takkem maaxiga Qaliyow”
“Qambal leemih num cam’orbissa carra leh”
“Atu umaanet kah taninna manaaxiga”
“Bica’dde yemqeenik haykalah raadiya*…” (Dorró)

“Qiddí bar Darsaw qahdí nek mabicinna”
“Racmatak wayneh qahdí nek mabicinna”
“Baxuw garil Qalii Darsah yab magenno”
“mayabta faxxaamah tibbi xaylo maleh”
“Uluqtó muugutta Obnók ugte kalah”
“Nel oobekal Darsáh qahdi wayneh acarra”
“Ellé tayse gub guftee oobehih Duufe” (Dorró)

“ Abxa dabqa kah xintam soole wa baxak”
“Booxal ankisewaa numuk waday cayyah”
“Wakti nannoh Kutublá n’ahdi taabbeemih”
“Kutubla nek cayteh oobé waa yaabak”
“Oobéh an qaran racmat baahe waytek anú”
“Ellé tayse gub guftee oobehih Duufe” (Dorró)

“Nek toobbém le n’ankacissa Kutublá”
“Kutublá yoh maabbo yok yoobbeenim”
“Kutublá yaabaanam kok wagitaanam”
“Dirabli yab takkeh wagta baahaahimil”
“Ellé tayse gub guftee oobehih Duufe” (Dorró)

“Gexaanamak fardi nee xiqaw aamanah”
“Gexay yáb inkittoh neh gacis aamanah”
“Yáb inki mansayyah neh gacis Qaliyow”
“Siita dessassém tekkeh ixxica meelá”
“Casa kaxih koo ma deesaasinniyo”
“Adáh inna l’ankacti yekkeh ixxic”
“Ellé tayse gub guftee oobehih Duufe” (Dorró)


Ali Darsa :

“Bisolloqo’tteenim taaxige Casanow”
“Naffarem adá yok itte carra kassitaa ?”
“Naffarem adá kak’te yaaba kok fannam”
“Yabtí habbal leeh yabte yab masugussa”
“Sin agbí yáb baysah yáb bayisseenik” (Dorro)

“Duma elle sugne’nna naaxigeh Casanow”
“Duma elle sugte’nna taaxigeh Casanow”
“Yi labhak abba isih tekke carra lito”
“Yi meklá yoo ceelak beyte carra lito”
“Doroqta yoo ceelak beyte carra lito”
“Yi barrak awlaytu tekke carra lito”
“Sugte baahoo’mmay laahi kah gexak sugem”
“Yi baahó yoo ceelak beyte carrá lito”
“Madqá koolih abak suge caxál yabnek”
“Meklá koolih abak suge caxál yabnek”
“Tamanna ummatal caalát elle sugem”
“Afak yaarren num hinniyo Casanow”
“Tuggaruq kuumuy tuggaruq anu mayyu”
“Baxsa lem siiniy baxsa lem yoo hinna”
“Ariiqo yok kalte kah sugem ku baxay”
“Sek Malaw foocal obte waqdi kok raaqe”
“Kedoyta yabtaama korrabaamak afat” (Dorró)

“Tiyat nabam yabta Sek Malaw baacat”
“Amaatay qerfál baahá bahtaana”
“Amaatay temqól baahá bahtaana”
“Yabawkí kokyaabek baaháh ayró rabeyyo”
“Yabarrá kok yabtek baaháh ayró rabeyyo”
“Baxuwwah aytiita xagqad’abteeni”
“Kedoyta yabtaama baaháh im wadirik” (Dorró)

“Temeete faataytow farmó koh Qogagak”
“Temeete faataytow farmó kol qiidih”
“Isinni gaantasih Xer Qali baxise”
“Yoh maseecinto ummata’xceh emeete”
“Dalii marak soddom kot kafe Casanow“
“Isin gaca’tten woo marak Casanow”
“Macaay kok iyyen woo tiyak Casanow”
“Ummatey gaca’tteeni kinnim aaxigehik”
“ Gaca exce yok waanam labhay aaxige kal”
“Kok waam mayyuuy koo kedoh faxa itte”
“Sinni yoo katée kalteh kóo katám faxeh”
“Kedoyta yabtaama baaháh im wadirik” (Dorró)

“Nanu kasna saaku tubbaxsi yibbixe”
“Woh Qafár baaxol baxsa lem hinna”
“Namma tooboko siitalih maraaqinna”
“Abbáa kee baxa siitalih maraaqinna”
“Marii kabuk siita yoogore qeebil”
“Marii gabak siita yoogore qeebil”
“Matár salaama’xcuk Mabhar oobise num”
“Baxí kak gex’abbá Mabhartu tikkiye”
“Abbá kak gexe xayló Mabharat raqte”
“Kalól saláam kacnuh raqte labhá tani”
“Kalók Qalii kacnuh tawqe labhá tani”
“Casan Qalii kacnuh tewqe labhá katee”
“Ellé kankacsee Mabharat magaciyyo”
“Ellé kankacsee gexxe labhá katee”
“Koolih elle rabanna hinna yol bahtem”
“Koolih elle qidanna hinna yol bahtem”
“Kataa yok ittam kok ekkele atu yoo”
“Katay maxaccitoy elle tuckume yoo”
“Yo’lle tayxeeruh yok abte faataytow”
“Qafár migaq koros naqbuh ittikiyye”
“Isin yi naqbuh way tittikiyyeni”
“Kól rabám hinnay dahwatiinó yoh abte” (Dorró)


Hassan Mala :

“An’absumal raatak koo cabek lafá luk”
“Xaláy kee Qarsák korgiqek Qaliyow”
“Baxi ayró koo wagtek yabsumaw laa gey”
“Ku baxsa lem tayse koo kee yok Qaliyow”
“Waytá labhá sumaaqisay rasul qaddós” (Dorró)

“Sinaamah ellé seecenemim woo qaxaay a qaxa”
“Ko’lle seeceenim kóo marak macabinniyo”
“Is’eddé seeceenim akkale Qaliyow”
“Rasul temqem edde temqe num akkale”
“Abúr abak ko’llih dabreh amma’yye kok”
“Casan Malák raaqék raaqé weem wagitay” (Dorró)

“Wóo kabuk dahwát luk yemeete”
“Ummatah seece macxi ceefá faxa’yye”
“Inkiih elle seecenim woo qaxaay a qaxa”
“Yoh edde seeceeniih kóo marak macabiyyo”
“Duma elle sugnenna ekkele Qaliyow”
“seefá yol cinteh seefá kol maaca’tte”
“Seefa yol cinteh yabba hinnito yok’te”
“Yabsumaw isih abte baxsa yok waytam” (Dorró)

“Siftá culta’axcuk gaadá rubte”
“Ugutté gaadá yoo gufteh maffagaddoy”
“ Subci radde girá ayró kol radak sugtém”
“Buxá inki xexxaaral nek tene Qaliyow”
“Lác inki kellaaqól nek yene Qaliyow”
“Rasuk madagtoonu yangacallé marah”
“Gacak mananninna toogorek ku silác
“yaysé barka’btem carbí yol rade carra”
“Sin elle qambissem carbí deesaase cayla”
“Yabsumaw isih abte baxsa yok waytam” (Dorró)

“Atu’tta num kaabek yabsumaw kalól”
“Kalól Qudum sarri elle yan l’aafa leeh”
“Tahah Qudum sarri yaaxigeh l’aafa leh”
“Qalii qaddi kok yoobbe lafam faxa”
“Uluqtó kok toobbe biili faatica le”
“Rasul numuk teyni yaaba toomeenik”
“Akak kudam hinna dilli kaalmaamik”
“Wagáb numut tekkem cisrá kol baahem” (Dorró)

“Abuusa tom’ayro kaxxá kalmaamí”
“Kaxxá kalmaamí diggá toogor’ayro”
“Kaaxá kalmaamí cayyó toogor’ayro”
“At’absumal umám bahte Ceerék iyyen”
“Yok iyya koh tekkek ittem anni maraay”
“Baxáy Qalii qaddik diggá kak yen lafam”
“Kaxxá Gaddittek Xer Qalii baxi kak”
“Misli le Uluqtók Qunkubunti baxi’yye”
“Baahé carra gaba’yró hinna yoh qaddós” (Dorró)

“Temeexegem kol haa yabsumaw Qaliyow”
“Temeexeg’ayro’kkal kayró qellu mali”
“Yoh niyatte kiyaamá sin bagul raddem”
“Ummatak hoodo ookome Qalii Darsaw”
“Le ur dabar sugtem qeebí muknuukunó”
“Temeexegem kol haa yabsumaw Qaliyow”
“Temeexegem yol has yabsumaw Qaliyow”
“Qellu sinn’ayró yol hayis Wagáb ayró” (Dorró)

“Dumak inki malsi luk sugne yabsumaw”
“Dumak inki baaha luk sugne yabsumaw”
“Ruubán absuma hinnito Qali Darsaw”
“Anu koo cinam at’ankel yok tabbixe”
“Baahé carra gaba’yró hinna yoh qaddós” (Dorró)

“Wagáb inná baxsa lem caalak yol hayis” (Dorró)


Ali Darsá :

“Nummá kók uguta axce‘kal sinam gexxeh”
“Sidiica num gexxe sin fanat Casanow”
“Diicilé edde yan sidoc koolih yok gexe”
“A labhá yoh bahtem maa giraay woo carra”
“A labhá yoh bahtem qarbadi’nnaa bareen”
“Wagáb tiyal gacnáh ankacís Casanow”
“Kedeenu celtaama Qiise diggaak abem”
“Kedoyta sahtaanah arrabal Casanow”
Digaalá maay kinni kól liyóm digifih” (Dorró)

“Tiyat nabam yabta Sek Malaw baacát”
“Kok exce yoo tekkek kol rabeh yaanam”
“Kok exce yoo tekkek kol qideh yaanam”
“Kok exce yoo tekkek kol mudéh yaanam”
“Cinew Casan galmi elle waddiimam”
“Cineh Casan galmaw roocih amaané (aaminé) kóo” (Dorró)

“A baaxól ummattá kassí gaddali le”
“A baaxól ummattá lactí gaddali le”
“Yok waam anu kassí gaddali ekkemi”
“Kedóh macah raqteeh iyya baahemil”
“Qidaanak raaqem akkalew anu koo”
“Yoo kedóh macabinnitoy kasah xiina” (Dorró)

“ At’aabe wayteemiy ummát abte matan”
“At’axce wayteemiy ummát itte matan”
“Matastura’tteeni Sek Malaw rabe num”
“Ginaadá duyyellih assay itteeni”
“ Dacarté duyye kellaaqóh yok gacisse”
“Dacarté duyyet way xannaba’bteeni”
“Ginaadá xexxertih yok tene Casanow”
“Wacarriyak sugte muslimiin siitah”
“Ma bahta yol bahtem muslimiin siital”
“Casan Malaw manól siitah yadcureenih”
“Casan Malaw rabal siitah seemataanah”
“Matanle yok kah weem ah macaa Yaabisé” (Dorró)

“Lac inki kellaqól nek suge Casanow”
“Qari inki xexxaaral nek suge Casanow”
“Booxál ittallih nek suge digír urri”
“Canéh maay qidde qiddé num Casanow”
“Bicah maay qidde qiddé num Casanow”
“Maxacitto naagah num rabah cane kaat”
“Gey geyim yaamen gey geyil maay qiden”
“Daffa teenih uguttu teeni faataytow”
“Inkih elle secteenim woo qaxaay a qaxa”
“Malissi hayteeni ken qidayyaanam”
“Yoh mawinto’mmay yoo yi kás caatemal”
“Garbó kah cultem kaa qidatta temet”
“Garbó kah cultem tukcukem maala wen”
“Yoh mawinto’mmay yoo yi kás caatemal” (Dorró)

“Meglóh elle gexan kabul maay gexxe”
“Megló yok buxáh exxál ellé hayteeni”
“Aydumal caxá cultá megló tublenii ?”
“Garayyu haysitte garból Acmaadat”
“Cató yoh tika’tte Acmaadow num qidek”
“ Qidem korosta’mmay yoo cata’tte away”
“Tessekeekelé labhaá yoh baréh sugte”
“Ayti kummá hayis kok iyye siftayti”
“Bareen edde tan taban boorul yoh suge”
“Qarbadí ellé tan urru yoh baréh hayte”
“Karsúf ellé tan urru yoh bareh hayte”
“Kombolá edde tan urru yoh baréh hayte”
“Yoh qiden silác itta nek maceelinna”
“Sinam gabát raaqé nuwwá seelabí yok“
“Mudum‘li yok casbit gaccayew Casanow”
“Nuwwá seelabuh ittem anníh inteetiy” (Dorró
)


Uguta-Toosa, bilan de l'année 2011

 

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 21 / La pauvreté à Djibouti (2010)


Cf. Programme de pays avec le Djibouti (2008-2012) 6 - Extraits - Conseil d’administrationdu Programme des Nations Uniespour le développementet du Fonds des Nations Uniespour la population.

Analyse de la situation (page 2)

4. Avec un indicateur de développement humain de 0.494 en 2006, Djibouti se place au 148ème rang parmi 177 pays et fait partie des pays à faible IDH . Malgré des améliorations notables, la situation du développement humain se caractérise encore par : (i)
Une pauvreté et une extrême pauvreté touchant respectivement 70 % et 42 % de la population ; (ii) une scolarisation brute au primaire de 54,8% encore relativement faible et un fort taux d’analphabétisme de 51 % qui, se désagrège en 62,4% pour les femmes et 38,1% pour les hommes ;
(iii) une espérance de vie en légère augmentation à 52 ans et des taux toujours relativement élevés de mortalité infantile (103 pour 1 000) et maternelle (546 pour 100 000 naissances vivantes) ,
(iv) l’épidémie du VIH/Sida est généralisée à Djibouti avec un taux de prévalence qui est estimé à 2,9 % de la population générale,
(v) un chômage massif qui frappe 60 % de la population active et plus particulièrement les jeunes et les femmes,
(vi) la persistance de la pauvreté parmi les femmes, leur très faible accès aux services sociaux de base et les pesanteurs culturelles sont autant de contraintes qui les empêchent d’être une force dynamique de développement. (Extraits)


D'après la caricature de Roger PICON - www.ardhd.org

Uguta-Toosa, novembre 2011

 

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 22 / Afar Forum :presse relase


The Afar Forum condemns the killing and injuring of innocent tourists by unknown gunmen in the Afar regional state.
This senseless killing and attacking of innocent civilians is unacceptable and must be condemned by all peace loving Afar people. Our heartfelt condolence goes to the families who lost loved ones and we wish those who are injured a speedy recovery.

On Monday, January 16, 2012, unknown gunmen killed five tourists, seriously injured two others and abducted four in the Afar Regional State of Ethiopia. It has been reported that the attack on the innocent tourists took place near Erta Ale (Mount Volcano), Afdera in the northern part of the Region. Afdera district is actually the most remote, isolated and backward districts in the Region. At present the Salt Lake Valley of Afdera, and tourism in Erta Ale Volcano areas is totally dominated by government investors and local people are completely excluded from taking part in the development. A huge army is stationed in the district to safeguard the investors by all means. Only last summer a volcanic eruption in Eritrea spewed huge ask in the area, people were subject its consequences. Although people lost their livestock and contaminated water and pasture, the help from the regime or investors were not available.

Despite many injustices committed to the Afar people by governments of Ethiopia, Eritrea, and Djibouti, the people of this region at no time attacked and killed innocent civilians. The Afar Forum in the past has called upon the regions governments and the international community to pay attention to the suffering of Afar people to ensure safety, stability and security of the people and the region. The continued bad governance and exclusion of the Afar people on major decisions on their livelihood has been a contentious reason between the Afar people and the federal government of Ethiopia. Rampant corruption, diseases, thirst, lack of security and safety are root causes of the dissatisfaction. The governments of the regions are oppressive and dictatorial. There is no room for dissention.

Many Afars who call for democratic process and the rule of law are put in jail in all the three countries : Ethiopia, Eritrean and Djibouti. The Afars in all these three countries are marginalized in all aspect of the countries affair and are in the way for extinction and are among endanger group of people.
Many Afars who call for democratic process and the rule of law are put in jail in all the three countries; Ethiopia, Eritrean and Djibouti. The Afars in all these three countries are marginalized in all aspects of the countries affair and are in the way for extinction and are among endanger group of people.

While Afar Forum condemns this tragic and senseless killing of innocent tourist, however, cautions the government of Ethiopia to act prudently and not to use collective punishment and not harass innocent Afar civilians.

Afar Forum calls for immediate release of those who are kidnapped!

Afar Forum calls upon the international community that peace, safety and security in the Horn of Africa cannot be achieved without addressing the suffering and marginalization of the Afar people.

Stuttgart Germany, January 19, 2012

AFAR FORUM, P.O. Box 2119, Seeheim-Jugenheim, Germany
e-mail address: afar_forum@yahoo.com

Uguta-Toosa, bilan de l'année 2011

    
 

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 22 / Attack on group travel in Ethiopia
fear to the Afar

21/01/2012, 18:18

Arne Perras, Kampala

Behind the kidnapping of tourists in Ethiopia could put nomads who are fighting to preserve their culture. But the self-styled "revolutionaries" of the Afar people have a problem: The central government has so far not taken very seriously as an opponent, she denies the existence of which even decreased. Does this have the attackers in a particularly brazen act incited?
About the people of Afar to keep the wildest stories, like this: If a man is courting a woman, he must first bring the bride's father, the dried genitals of an enemy. "One should not believe everything that circulates through the Afar," says Simone Rettberg, geographer at the University of Bayreuth. "It may be that this practice once was, but not safe today." (La légende a toujours cours sur les Afars)

(Photo : Permanent conflict: The Afar nomads feel cheated by the Ethiopian government)

The recent attack on a group of tourists has brought the people of the Afar in the light of the media, but the death of five foreigners in the distant desert has hardly anything to do with the perceived archaic "savagery" to this man who has become a cliché . It is rather complicated political situation.
At least according to the understanding of some Ethiopian connoisseurs of the territory it is not very likely that the attack is on a volcano "apolitical banditry ', although it alone is the money. Rather, they have drawn attention to the continuous conflict between Eritrea and Ethiopia to the light, and also a growing fear of the Afar, the Ethiopian government takes more and more nomads living room and destroyed their culture.

The government denies the existence of the ground-fighter

The mystery of its perpetrators continues, as long as nobody claims responsibility for the attack. But one name is mentioned again and again: "Uguugumo" - meaning in the language of the Afar nomads "revolution." Uguugumo, so call the underground fighters in the north eastern Ethiopia, but the self-styled "revolutionaries" have a problem: The central government has so far not taken very seriously as an opponent, she denies the existence of which even decreased. Perhaps it was that which has incited the attackers in a particularly brazen act.
Afar, it was the rebellious far at any rate difficult to be heard, and beyond the limits anyway, very few people have heard of a people or a group called the Afar Uguugumo. It would not be surprising if the militants were looking for ways to draw attention to her solitary struggle - for example through a spectacular kidnapping. 2007 Uguugumo has already done so: They abducted five British diplomats for twelve days and thus catapulted into the headlines.
At that time, the drama ended without bloodshed, but on Tuesday it was quite different. Five people died, four are still missing, including two German, which might in neighboring Eritrea have been abducted. Was that planned? Afar among the educated is to know that almost everything in the attack must be next to go, if there really was a matter with a kidnapping of foreigners to generate attention.
Perhaps the attacker under fire from Ethiopian security forces were taken, and the defenseless tourists died in a hail of bullets. The survivors remain silent, the Foreign Office will not comment, because it fears this could complicate negotiations over the release of the abductees.
Ethiopian sources say that the overriding suspicion must fall on Uguugomo. "No other group can mobilize fighters there for such an attack," said a local man with the best knowledge of the circumstances of the SZ. Among the Afar, nobody wants to be quoted by name because the regime has an extensive surveillance apparatus of state repression and the fear is great.

New political formations make the situation confusing

The neighboring country Eritrea has assured that it had nothing to do with the incident. But in this version there is doubt, especially when one observes how the warring states Ethiopia and Eritrea are always trying to weaken each other. This is done on the principle that my enemy's enemy is my friend. Therefore, Asmara supports the opposition against Ethiopia and help opponents of the government in Addis Ababa.
The nomadic Afar people live on both sides of the border, and so it is very likely that the fighters actually Uguugumo support in Eritrea find. But no matter how bloody, how the attack has passed, it is no use in political disputes rather Ethiopia, which is now pointing the finger at the evil neighbors. As the Eritrean regime could hit capital from the incident is not currently visible, although the government in Asmara could at least fight against his own isolation, if it helps to free the hostages.

Protest against the "Landgrabbing"

The situation is confusing, partly because there are newer political formations, which are linked more or less with the older militant Uguugumo. They are called Afar People's Party (APP) or Ginbot 7, which classifies Ethiopia as a terrorist group.
What is certain is that almost all of the Afar nomads of the government in Addis meet with great suspicion. They feel discriminated against and threatened in their culture, while the government says that they wanted to develop the region. The conflict often manifests itself in the dispute over land. Since the late 50's already driving the rulers extensive irrigation of agricultural land in front, from the Awash River, vast fields supplied - land that was formerly used by the cattle nomads as a refuge during the dry season.
An explanation of the Afar People's Party of 4 January castigates this "Landgrabbing", and the conflicts are likely to deteriorate further. For the Afar fear that now many people from the highlands in their areas and migrate to displace. The government in Addis has shown little willingness to involve the nomads in their plans. Although there are isolated from the Afar elite who benefit, but this is what stirs new tensions among the nomads. Who deserves to develop regarded there as a traitor or greedy "hyena".

Source :
http://www.sueddeutsche.de/politik/ueberfall-auf-reisegruppe-in-aethiopien-angst-der-afar-1.1263550

Uguta-Toosa, bilan de l'année 2011

 

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 23 /
La LDDH : COMMUNIQUE DE PRESSE DU 13 DECEMBRE 2011

La Juge de la Cour Suprême va-t-elle continuer à entendre les victimes de la dictature dont les faux délits changent constamment de motifs et sans des avocats ?

Hier la juge d’instruction de la Cour Suprême a entendu le Juge MOHAMED CHEICK SOULEIMAN CHEICK MOUSSA sans avocat, qui a été radié par le ministre de la justice et consorts jeudi dernier alors qu’il était déjà incarcéré à la sinistre prison de Gabode, sans que son immunité de juge du siège soit levée.

Faut-il rappeler que dès son incarcération le Juge MOHAMED CHEICK SOULEIMAN avait demandé à Maître Fadouma et aux membres du Barreau, l’assistance de deux avocats commis d’office.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec vigueur ce refus aux colorations politiques, dicté au Barreau par le ministère public

Aujourd’hui 13 décembre 2011, vont comparaître à la Cour Suprême les deux défenseurs des droits de l’Homme, membre de la LDDH et journalistes et correspondants de « La Voix de Djibouti ».
HOUSSEIN ROBLEH DABAR et FARAH ABADID HILDID sont aussi des personnalités politiques membres de l’UAD qui militent depuis plus de vingt (20) ans contre les deux régimes dictatoriaux qui se sont succédés et qui règnent par la force et la terreur en République de Djibouti, tout en violant allégrement la Constitution et constamment le Code des procédures pénales, tout en détournant les fonds publics et sociaux, sans oublier les tortures et autres Crimes Organisés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée des risques de voir Houssein Robleh et Farah Abadid sans avocats car la Juge d’instruction de la Cour Suprême qui les a mis en liberté contrôlé jusqu’à présent n’aurait pas remis à leurs deux avocats la totalité des dossiers.

Difficile à plaider et défendre ses clients dans ces conditions en violation du Code de Procédure Pénale.

NOEL ABDI Jean-Paul

Président de la LDDH

Uguta-Toosa, décembre 2011


DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 23 / Qafar Afih Maybalaalaqah Ayyufta
(Qafar Afar Newsletter)

11 hayto bilo. Loowo 11. Liggidak 2011, (November) Ximoli, Bicissaah Xayyossam : Gifta. Macammad Qali - mail : sidiicaamo1@yahoo.com.

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MAYSAXXAGA !

Ah alsal inki adda tawqe, Qafar afih Maybalaalaqa.
Ta Maybalaalaqa,ahak tayse gidah, kulli num gabah assagolla edde yaallem esserna. Ahim dadaltuh, anni yayse itta malaa kee fayu siinik qamballa. Wohûkalah kaadu, esser kee taaxigeenim faxxaanam teelleenik ahak gubal yan. Emeelih sigmal neh rubtaanam siinil esserna.

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GALATO (= GALTO)

Dumah iyyan saaku, Gumay tuuy, Dananaay, Abeesaay, Seehadaytu sittaluk gexsoh ugutte iyyen.

Wadar gaddali, laahi gaddali, gaali gaddali

Gital kaxxa qulul kee satqa ken tibbixe iyyen. Wadar gaddalih yan-numuy, inki baxa lel yemeeteeni’yyen. "Yi toobokoytaw, gexentah kinninooh, kaxxa qulul-lino", kaak iyyeeni’yyen.
Woo numuu, ken cineh, iyyen. Kaak elle gexen ikkel, laahi gaddalih yan-num keenih suge’yyen. Woo num kaadu ken cineh’yyen.
(Gaali gaddalih yan-num ken kaadu mataakiseh iyyen).

Inki saga le num

Gexak raageeniik lakal inki saga le numuy, barra lel yemeeteen’yyen. Ta numuuy, ken oggoleh iyyen.
Kay barra kaak inteemih : "qibina macah oggoltee".
Woh kaak akah intem, saga saaku barrah axaggaluk yeneeh, bar isih axaggalluk yeneemih taaga. Kaadu barra kaat qagitteeh, saaki yiidu kinni waqdi maca keenih abtuuy, kaak itte’yyen.
Ta numuuy, sagak can ixiggilli heeh, misgilil (afeynal) korissi heek lakal midirih inkittoh assacabbuk suge saga yusguudeh iyyen. Qabal akak, Abeesah yeceeh, xulle akak Dananah yeceeh, ulqii kee garba’kak Gumaytuh yeceeh, raqteh tan cado is kee barraay, num akkuk yokmeeni’yyen.
Abeesa barak-gude ugutta inteh, yi toobokoytaw anu gexo faxaamih taagah koo farriimeh-cabam faxa kaak, itte’yyen. Farrimtu teetik ankacse waqdi, Abeesa kaak inteemihii :
- Ali galto koh gacso innaa Adam-baxih galto koh gacsoo ?
Tokkel num teetik iyyeemii :
- Adam-baxih galto yoh gacis.

Ali galto

Woh Abeesa kaak cinteeh, ali galto kaah abte’yyen. Abeesa galtoh kaah abteh-cabtemii, ali-daylih caxa kaah teceeh-cabteeh, woo caxak abaamih fayuh kaak intemii :
- Tama caxa ali edde arinnan marak, gaala le marak sugtek, 10 ala edde keenik beyaay. Wadar-le marak sugtek, wadarak 10 keenik edde beet.

Saaku maaci maacise waqdii, gaali-gaddali baxaay, laahi gaddalih baxaay, wadar gaddalih baxa inkih, Abeesa keenit hayteh maaciisse’yyen. Abeesa caxa akah teceeh cabte num, woo marih daylal kulli numuk lacak taban-taban beeteeh wohuk wadir, akak, kaxxa gaddali yekke iyyen.
Gersi alluwweey, kaak intem nanu tawak koh abnam linoh mananaay, atu neh abte galto kok ma naagima, kaak inteeh, gexxeh iyyen.

Adam baxih galto

Numukuuy atu yollih ukumaay, uquub, anu galtoh kok faxam mayyuk iyyeeh, isilih kaa daffeyse iyyen.
Danan, gersi aracal, num kaal heeh yan dahab lih kudeeh, tama num fanah baahe iyyen. Num, anu ta saaku galato koh gaqsam faxxinta kaak iyye-yen. Buxa le num kaak iyyem anu ku galatoh faxam mayyuk atu yollih buxa-num tik kaak yexce iyyen.
Too numuuy, anu alluwwe koh gacisse galto, koh gacsam yok faxximta iyyeeh, kaxxa booloy, amol akak walalak sugeenik, kaa qide iyyen.
Gumayti, galato kaah, gacse kalah sugeey yen.
Gumaytiiy kaa yeexegeh qaran kee baaxok fanat kaa matreeh, caalih booxal kaa oobiseyyen. Gumayti yoo taaxigee kaak iyyeeh kaa essereh iyyen. Num ka aaxige cineh. Gumayti kaak iyyem :
- Anu, inki sagay buxal dubuk luk sugte akah qidde, qibinak numuk tiya kinniyo.
Buxa le num, too waqdi kaa yeexegeh iyyen. Gumayti kaak iyyem :
- Anu inni galto koh gacsem akkale.
Seehadaytuy, buxal is lih raaqisey, boolok kaa qideh cabee, buxal kaak raqte barral yuduureeh :
- Ku baqli boolok radeeh rabeh teetik yexce iyyen.

Woo num buxal yan gaddaa kee barra nagram faxak kaak sugeyyen. Buxa liy, usug boolok qideh cabee, isi buxâ fan yamaate waqdi allak kaat radeyyen. Qibnayti wiriggiteeh kudak suge waqdi Abeesa, gital kaah sugga inteh, kaat arteeh, rabeh iyyen. Buxa le num kaay rabeh yanil yemeeteh iyyen.

Abeesa kaak intemii :
- Yi kataysaw, ali galto taysenna, Adam baxih galato tayse ?

Macammad Qali
(Qafar afih aybalaalaqa)


Titre 24 / Les Afars ont un nouveau Grand Sultan et font la fête.

Le 22/12/11 par La lettre du sud

Pendant que la planète se bat et que le monde s’agite, il est des coins de terre presque oubliés, hors du temps et qui ressemble à un récit de Joseph Conrad. La Lettre du Sud, qui ne néglige pas ces petits mondes, avait un œil spécial lors de l’intronisation du nouveau Grand Sultan des Afars. L’occasion d’une belle assemblée celle aussi pour nos lecteurs de se rafraichir la mémoire sur un conflit larvé, et triangulaire, qui oppose les Afars aussi bien à Djibouti qu’à L’Erythrée.

L’intronisation du sultan d’Awsa, grand sultan reconnu des Afars (Amoyta), a eu lieu jeudi 10 novembre 2011. Le programme était prévu pour commencer à 8 heures, mais une inorganisation quasi absolue va régner. Pagaïe à l’extérieur, pagaïe à l’intérieur. Les sièges prévus pour la manifestation sont en faible quantité, et de qualité médiocre pour une cérémonie de cette ampleur historique. Les participants sauront par la suite le fin mot de l’histoire : l’État Régional Afar, qui devait fournir les fonds et la logistique, a saboté l’organisation en conservant les fonds alloués jusqu’à l’avant-veille, en mettant sous clé les 4000 chaises prévues, les barrières et tout le reste…

Le résultat fut un gigantesque désordre. En effet, un très important afflux de gens de toutes les parties du pays Afar afflua dans la mosquée en construction qui avait été choisie pour servir de cadre. De toute la terre afar éthiopienne, de Djibouti et même du sud de l’Érythrée, bravant les interdits et les frontières, à pied pour une grande part, des simples gens comme des personnalités traditionnelles s’étaient déplacés. À eux s’étaient joints les représentants des nations et organisations qui rendent au peuple Afar l’hommage de leur reconnaissance. Au gré des arrivées, on notait là les frères du sultan impétrant, les sultans de Tadjoura et d’Obock, l’ambassadeur de France, celui d’Égypte, le premier ministre de Djibouti accompagné de plusieurs ministres, le président et le vice-président de l’État Régional Afar d’Éthiopie, et une multitude de chefs de villages, de tribus, de fiqmas afars. Tout ce monde se pressait en cherchant des sièges introuvables.
Bref, 2 ou 3000 personnes à l’intérieur pour les 400 chaises amenées par des militants afars individuels et autant à l’extérieur, massés autour de l’édifice.
Le programme a commencé avec l’arrivée du sultan avec quelque retard. Et cette arrivée, saluée par des applaudissements rythmés et des youyous, a ajouté, à la bousculade des personnalités, la cohue des photographes et caméramans de tous horizons. Plusieurs chaînes de télévision, des radios, des journalistes accrédités avaient fait le déplacement. Pour la plupart des assistants, ce fut une déception car ils n’ont absolument rien vu de ce qui se passait.
Ils ont cependant entendu les formules rituelles annonçant que le sultan était intronisé et chargeant les assistants de propager la nouvelle : « vous avez vu, vous êtes présents, allez dire à tout le pays, et au monde entier, que le nouveau sultan des afars est intronisé ».
Suivaient la lecture de versets du Coran et les interventions des diverses personnalités de premier plan, toujours cachés à la vue par un mur humain plus ou moins mouvant. Les salutations en forme de reconnaissance et d’hommage se sont ainsi succédé, les unes fort amicales comme celle du représentant du corps diplomatique, d’autres plus ampoulées voire comminatoires comme celles du premier ministre djiboutien ou président de l’État Régional.

La réponse conclusive du nouveau sultan fut incisive. Son analyse de la situation faite au peuple Afar fut sans ambiguïté critique vis-à-vis des autorités en place. Son engagement à tout faire pour en améliorer significativement les conditions de vie et d’existence sur son territoire ancestral fut ainsi solennellement proclamé.

À l’extérieur, patientant dans l’air surchauffé de la mi-journée, l’ambiance était recueillie de tous ces gens assemblés. Il était clair qu’ils communiaient dans leur cœur, dans une même solennité, autour, non pas tellement d’une personne, fut-elle exceptionnelle (ce que tout le monde ignore au moment de son intronisation), mais de ce qu’elle représente.
Une fois de plus l’évidence était là : le peuple afar ne se sent représenté ni par les gouvernements de Djibouti ou d’Érythrée, ni encore moins par les dirigeants de l’État Régional, placés là essentiellement pour leur allégeance absolue au gouvernement fédéral éthiopien.

Or si l’on veut bien regarder les choses en face il faut bien accepter l’évidence : au delà des frontières héritées des guerres et des aventures coloniales, le peuple Afar constitue une Nation. Il faut en effet se rappeler que la nation se définit comme une communauté stable, historiquement constituée, de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique, qui se traduit dans la communauté de culture.

Communauté stable, historiquement constituée, de langue et de territoire :

Quel peuple peut rivaliser avec le peuple afar pour la stabilité au long des siècles, probablement des millénaires si l’on en juge par les bas-reliefs égyptiens qui montrent, venant du sud, des guerriers à la coiffure et au costume tels que l’on peut les rencontrer aujourd’hui au détour d’un chemin du désert sur tout le territoire afar et ce, malgré les aléas religieux, militaires et coloniaux.
Quel peuple peut aligner une pareille communauté de langue alors même que l’accès à l’écriture, qui constitue toujours historiquement un mode de fixation des spécificités linguistiques, n’a pas plus de 30 années d’âge.
Quel peuple peut délimiter aussi remarquablement un territoire non-étatique aussi bien que le peuple afar. Et ce d’autant que la propriété privée de la terre n’existe pas chez ce peuple et que le territoire commun à la nation a une valeur économique qui lui est intimement liée : c’est celui de la vie semi-nomade de ces pasteurs, le semi- étant directement lié à l’existence d’un territoire parfaitement déterminé.

Communauté de vie économique et de formation psychique, qui se traduit dans la communauté de culture : pasteurs-guerriers des premiers âges, avec une économie uniquement basée sur l’élevage extensif, leur mode de vie économique est tellement ancré dans la formation psychique que les progrès économiques exigeant une autre activité sont pour le moment voués à une lenteur désespérante. Du fait justement de cette communauté de formation psychique qui confine les afars dans leur système ancestral de production, elle les met à la merci de tous les autres peuples environnants pour leurs approvisionnements et la commercialisation de leurs productions. La tradition afar -Afar qaadà- a quasiment force de loi non écrite et s’impose à tous, constituant même dans certains domaines, particulièrement médical, un obstacle à l’évolution avec lequel il faut compter. Ajoutons à cela une religion musulmane très particulièrement adaptée depuis le premier siècle de l’Hégire et la pratique (catastrophique) du khat, et nous avons une communauté de culture difficilement discutable.
Ce qui caractérise ainsi ce peuple partagé entre 3 entités étatiques, c’est son unité.
Ce qui cimente cette unité c’est le sentiment d’appartenir à une nation au sens le plus noble du terme (territoire commun, langue et culture commune, histoire commune).
Et ce qui représente à ses yeux cette nation, ce sont les structures traditionnelles de pouvoir politique comme le sultanat, actuellement obsolètes comme pouvoir temporel, mais plus que jamais investies comme pouvoir spirituel et espoir politique. Et il est tout à fait remarquable que cet ensemble national se reconnaisse à la fois dans des structures de pouvoir surannées pour leur valeur symbolique actuelle, et dans la lutte armée populaire menée par une organisation comme le FRUD contre la dictature djiboutienne. Et, ce qui semble encore plus paradoxal, que les structures traditionnelles se sentent tout à fait concernées par cette lutte populaire vécue par tous comme porteuse d’avenir.

Pas surprenant du coup que les structures administratives mises en place par l’état fédéral éthiopien se sentent remises en cause par l’intronisation d’un sultan dont le pouvoir est inexistant, mais dont le caractère symbolique et fédérateur apparaît au grand jour à cette occasion.

La participation à la célébration collective de cet événement apparaît ainsi comme ce qu’elle est :

· affichage au grand jour de la communauté nationale afar habituellement confinée dans une clandestinité entretenue par un véritable rideau de fer idéologique et médiatique. Les afars, objet d’une détestation craintive des autres ethnies dominantes en Éthiopie sont présentés comme de dangereux individus aux réactions imprévisibles, au point de prescrire soit d’éviter leur territoire, soit de ne s’y aventurer qu’avec une escorte armée (cf les guides dits touristiques). Et ce alors que l’expérience montre leur comportement accueillant pour tous ceux qui les visitent.
· contestation des spoliations de territoires mis à l’encan sur Internet#, bien entendu les seuls irrigables, déjà concédés pour la plupart à des compagnies étrangères qui y cultivent le coton, la canne à sucre pour faire du carburant, mais en aucun cas les cultures vivrières qui font si cruellement défaut à ce peuple où le taux de malnutrition avoisine les 98 %.
· contestation du détournement de la seule ressource aquifère des afars, le fleuve Awash (weqayto) par des pompages excessifs ou l’évaporation induite par un invraisemblable barrage sur son cours inférieur.
· contestation de la concession de circonscriptions administratives entières à des ethnies concurrentes (Ahmaras, Oromos, Issas) qui réduit d’autant le territoire ancestral
· revendication d’une retombée économique minimum de la route Addis-Abeba Djibouti, à 80% située en territoire afar, et qui ne rapporte absolument rien aux afars.

Et tant d’autres revendications habituellement étouffées dans leur expression démocratique par une organisation administrative rigide et lorsque l’exaspération est à son comble, par la poudre et les canons.

Ce qui prouve encore une fois que le sentiment national est bien un des moteurs de la mobilisation des peuples opprimés par le système capitaliste dans tous ses avatars politiques, y compris impérialiste et néo-colonial. Et que c’est une trahison permanente de la lutte de ces peuples que de nier cette réalité au profit d’illusions qui ne profitent qu’au système.
Et le peuple Afar a continué à fêter, à travers l’intronisation de son sultan, son unité et sa fierté d’être, pendant les 3 jours de festivités prévues.

Pas étonnant que, en date du 16/11/2011 La Lettre de l'Ocean Indien N°1320 écrive :
« Le choix d'Hanfareh Ali Mirah comme nouveau sultan d’Awsa a été soutenu par Meles Zenawi, de préférence à son frère cadet Habib Ali Mirah, pourtant plus consensuel puisqu'il est le gestionnaire des fertiles terres du sultanat en accord avec les autorités éthiopiennes de l'Afar Regional State. Fidèle à sa réputation d'homme qui ne mâche pas ses mots, Hanfareh Ali Mirah a prononcé un discours musclé lors de son sacre, fustigeant la politique des autorités régionales éthiopiennes, mélange selon lui de négligence sociale et de prédation économique. Il faisait ainsi allusion à la mise en œuvre d’un vaste programme d’irrigation de 100 000 ha à partir de la rivière Awash pour produire de la canne à sucre destinée à la fabrication d’éthanol. Cet accaparement des ressources naturelles est une grosse menace pour les nomades afars, et le sultan a rappelé que leurs ancêtres "étaient morts et avaient tué pour ces terres". Le président de l'Afar Regional State, Ismail Ali Siro, a semblé particulièrement mal à l’aise à l'écoute de ce discours. Il n'avait pas tort. Car dès le 12 novembre, Meles Zenawi lui a téléphoné pour lui reprocher, en termes vifs, ses maladresses dans la gestion de cette cérémonie. »


Caled Ismaïl Makki

Agriculture investment opportunities in Ethiopia. Sur Internet

Source : http://www.lalettredusud.fr/documents/general/22/12/2011/les-afars-ont-un-nouveau-grand-sultan-et-font-la-fete

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 25 / Commémoration de la tuerie d'Arhiba (18 décembre 1991- 18 décembre 2011)

Commentaire de UGUTA-TOOSA : Peuple martyr de Djibouti, les Afars ont une histoire de sang et de mort avec la dictature djiboutienne. C’est pourquoi la vue des ministres et députés afar qui collaborent, avec une servilité innommable avec ce régime criminel, nous fait honte et jette l’opprobre sur les valeurs, la solidarité et les références culturelles qui gouvernent nos sultanats.
Notre patience, flegmatique, se nourrit de l'idée qu'un jour les responsables de ces crimes (dirigeants politiques et officiers supérieurs), qui sont bien connus, seront châtiés d'une manière exemplaire. La justice rendue au nom du peuple djiboutien contribuera à fermer ces pages sanglantes de notre histoire pour bâtir ensemble une société où régneront la justice et la fraternité. Ce ne sera pas facile. Sans une réconciliation nationale et, tant qu'Ismail Omar Guelleh et ses complices ne seront pas punis, un fossé de sang séparera à tout jamais la classe politique issa et la communauté afare. (...)

Or, sous nos yeux, cette façon passionnelle de présenter les choses est en train d’évoluer.

Le peuple djiboutien dessille les yeux et commence à voir plus loin que le bout de son nez. La Classe politique somalie (Jean-Paul NOEL ABDI y est pour quelque chose) a décidé d'assumer ses responsabilités en rejetant la dictature ! Depuis 2006, faisant l'objet d'une commémoration aussi bien de la part des Afars, des Somalis et des Arabes de l'Opposition, les anniversaires du massacre d'Arhiba offrent une belle démonstration de la solidarité nationale.
La tuerie d'Arhiba n’est plus une affaire de deuil d'un groupe ethnique national ; ce n’est plus un crime perpétré pour des motifs de "vengeance et de haine tribale".
La tuerie d’Arhiba a été commise contre des citoyens djiboutiens innocents par des commanditaires que nous connaissons. Le discours officiel qui nous divise, quand cela répond à son intérêt, en "trois groupes ethniques" ou en "cinq communautés nationales", est mis en échec. Quels que soient les motifs invoqués pour tromper les gens, ce sont des hommes qui ont commis ce crime et ces hommes doivent être punis. Le raisonnement s’arrête là.

D'autres évènements mériteraient que nous les célébrions à l'échelle nationale.
Pourquoi ne pas consacrer une journée de célébration à la mémoire de Mahmoud Harbi et d'Ahmed Dini ?
Plus fort encore : pourquoi ne pas décider de fêter ensemble une journée de "Démocratie et de Droits de l'homme" à Djibouti pour signifier que nous sommes à la fois acteurs de notre histoire présente, capables de nous souvenir de notre passé et de bâtir ensemble un avenir fondé sur l'unité et la concorde nationale ?
Si nous voulons, nous pouvons écrire et faire l'histoire nationale à notre image.
Si nous voulons, nous pouvons réhabiliter les noms véritables héros qui ont lutté pour la libération nationale. Uguta-Toosa a commencé dès sa création à faire cette œuvre de salubrité publique en donnant une place de choix à Mahmoud Harbi et Ahmed Dini pour des raisons historiques et non idéologiques.
Nous pouvons célébrer les évènements historiques qui ont forgé la nation djiboutienne, en transcendant les considérations partisanes


Uguta-Toosa, décembre 2011.

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Hommages aux victimes d'Arhiba et à toutes les victimes des brutalités et des crimes commis par des assassins aux ordres de Guelleh. Contribution d'Omar Gabasse à la mémoire de toutes les victimes civiles innocentes pour la Journée nationale de mémoire aux victimes de la dictature.

A l'occasion du 20ème anniversaire du massacre d'Arhiba à Djibouti ville, il m'a semblé très important de publier la liste la plus complète possible des victimes de l'horreur et de la barbarie.
En soumettant mon projet à l'ARDHD, je soutiens que nous avons à la fois un devoir de mémoire et d'hommage envers eux.
Dénoncer ce massacre, c'est aussi informer tous nos concitoyens des faits qui se sont déroulés non seulement à Arhiba mais dans d'autres villes du pays : c'est dire aussi que cela ne doit plus jamais arriver.
En novembre 1991, l'armee gouvernementale avait subi de lourds revers dans le nord du pays. En particulier certains éléments étaient tombés dans une embuscade tendue par les résistants du FRUD. Combats qui auraient fait plus de 50 morts et permis la capture de plusieurs prisoniers.
Le gouvernement Djiboutien avait décidé de se venger sur les populations civiles d'Arhiba .Mercredi 18 decembre 1991 à 7 h00 du matin.
Arhiba, le quartier peuplé par les Afars a été encerclé conjointement par la police, la gendarmerie et l'armée.
Sorti manu militari des maisons, les habitants ont été regroupés sur un terrain vague et les forces sanguinaires ont commence a tirer sur eux.

1) ARHIBA liste des victimes : prénom et nom.

1-Hamad Ibrahim Said
2-Yasso kate Ali
3-Ali Ibrahim Mourha
4-Nibaleh Aden Mohamed
5-Daoud Mohamed Ali
6-Abdallah Hamad Omar
7.-Said Hamadou Gaas
8-Ali Adam Ahmed
9-Ahmed Moumin Baguila
10-Habile Moumin Baguila
11-Ganibo Ibrahim Yasso
12-Ali Mohamed Weo
13-Adam Dihibo Moussa
14-Mohamed Ali Omar
15-Ali Alelou Assowe
16-Bero Daoud Angade
17-Omar Mohamed Kadabe
18-Abdallah Yayo Ibrahim
19-Hassan Ali Aboubaker
20-Malik Ali Mohamed
21-Hassan Abdou Aboubaker
22-Ali Abdallah Gourate
23-Saboli Abdallah Gaas
24-Ali Kabir Mandeitou
25-Noumane Mohamed Abdallah
26-Ali Said Mohamed
27-Mohamed Moussa Waaye
28-Ali Houssein Harssou
29-Ali Cheiko Hamad
30-Adam Cheiko Hamad
31-Mohamed Ali Houssein
32-Hassan Filadero Hassan
33-Idriss Lale Ali
34-Mohamed Osman Ibro
35-Osman Mohamed Ibro
36-Saada Ahmed
37-Ali Arero Ali
38-Misera Bouchra Chouna
39-Saliha Mohamed Ali
40 -Ali Adam Ali
41-Houssein Ibrahim Mohamed
42-Kilo Yassin Ali
43-Mahameisse Dinbihisse
44-Ali Hamad Doula
45-Here Ali Yasso
46-Fosseya Mohamed Osman
47-Hasna Said Mohamed
48-Hassan Hamid
49-Osman Youssouf
50 -Abdoulkader Mohamed Issa
51-Arisso Onde Arisso
52-Mohamed Moussa Mohamed
53 -Mohamed Ali Ahmed
54-Mohamed Houmed Mohamed .

2°) District de Dikhil (Massacre de KARTA :19 decembre 1991)

1-Gohar Hamadou Med
2-Moumina Mohamed Barkat
3-Alboli Gohar
4-Assia Hammadou Ali
6-Saida Ahmed Cheiko
7-Aicha Houmed Ahmed .


3°) District de Tadjoura (Juillet 93 -septembre 1993)

1-Hamadou Abdallah
2-Hassan Mohamed Ali
3-Mohamed Ahmed
4-Abyaazid Youssouf
5-Fatouma Dileita
6-Houmed Gouda Hera
7-Mohamed Isse Youssuf
8-Ali Hassan Daoud
9-MohameAli Gueda
10-Mohamed Ali Ahmed
11--Adlao Med Bolok
12 -Ali Abdallah
13-Ali Dimbio
14-Kamil Houmed Soule
15-Abakri Gadito Ali
16-Hamadou Daoud Ali
17-Ali Dabale Hamad
18-Moussa Ali Hamadou
19-Mohamed Chehem
20-Ali Adab
21-Adlao Awal
22-Moussa Ibrahim
23-Ali Ahmed Ali
24-Mohamed brahim
25-Ahmed Abdallah Mohamed
26-Mohamed Dimbio
27 -Ahmed Abdallah Otban
28-Mohamed Ali Mohamed
29-Abdo Mohamed
30-Ali Hamadou Ali Hida
31-Houmed Ibrahim Ali
32-Otban Ayra Moussa
33-Mohamed Cheik Borris
34 -Ali Mhamed Hamadou
35-Houmed Ibrahim Ali
36-Ali Kamil Horoodo
37-Hamad Mohamed Ali
38-Daoud Ibrahim Afada
39-Mohamed Hamid Hamadou
40-Hawi Rouffa Afsiiro
41-kamil Mohamed Ali


4°) Massacre de Yoboki : février 1992

1-Abdallah Oudoum Hamadou (okal general)
2-Ahmed Moussa Ahmed (Cadi)
3-Mohamed Araita Hamadou
4-Mohamed Adou Roble dit Hali Hali -commercant.
5-Hamadou Ali Hamadou dit Herma
6-Hassan Farah Meeko
7-Abdo bolok Hamad dit kaxxa Abdo
8-Mohamed Bolok Hamad
10-Lako Kabir Houmed
11-Hamad Abakari Said okal de oulouto modayto
12-Halima Med Hassan
13-Moussa Hebano
14-Abdo Hamad , muezin et maitre de l 'ecole coranique
15-Mohamed Hamadou Said
16-Mohamed Goura dit Asbaraytou .

5°) Massacre de Gouroubous -fevrier 1992

1-Ambaro Assowo
2-Abdallah Hamad Mohamed
3-Obakar Mohamed Farah
4-Mohamed Houmed Ali
5-Ali Adrouh Boreto
6-Obakar Ali Araita
7-Abdo Ibrahim
8-Mohamed Ahmed Moussouba
9-Mohamed Houmed Ali dit HARSA
10-Mohamed Ali Hera
11-Gohar Moussa
12-Roble kiou Abdallah

6°) Massacre de Gagade -Allouli septembre 93 .

1-Ali Houmed dit Arkahidaytou
2-Fatouma Ali Hmed
3-Moumina Oudoum Gohar
4-Koudous Moussa dit Ibaado
5 -Ibid Mohamed Adou
6-Madina Moussa Hared .


7°) Massacre de Hanle Aout 92

1-Iyye Ahmed Ali
2-Abdoulkader Ibrahim Moussa
3-Ibrahim Abdoulkader Ibrahim
4-Med Adrouh Borita
5-Borita Adrouh Borita
6-Basoora Ali
7-Wais Halale Hamad Adou
8-Ali Hoobo Guinili
9-Abdalah Ahmed Sabboum
10 Abdo Ibrahim Ibiro
11-Farah Mohamed
12-Mohamed Houmed Golba

8°) District d'Obock

1-Mariam Ebo Mohamed
2-Mariam Houmed Yacin
3-Saleh Ahmed Kassim
4-Abdo Ibrahim Kassim
5-Ali Hamadou Ibrahim
6-Ali Mohamed Ibrahim
7-Fatouma Ali Mohamed
8-Bourhan Gazar Mohamed
9-Mola Omar Mola
10-Mohamed Bourhan
11-Ali Mohamed Ali
12 -Hamadou Kadafo Ali
13-Hasna Mohamed Ali
14 -Mohamed Chehem Ali
15 -Kassim Bourhan Ali


Ces listes avaient été publiées dans le journal Le Combat daté du 26 decembre 1993.
Ces listes sont incomplètes, car depuis l'accension au pouvoir d'Ismaël Omar Guelleh, les massacres des civils n'ont jamais cessé dans le nord et le sud du pays.

N'oublions pas nos morts !

N'oublions pas les noms ni les visages des auteurs de ces massacres. Certains vivent tranquillement à Djibouiti ville et ils ont pris du galon.... !

Omar Gabasse

(Article paru dans ardhd.org)

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